Société

Sénégal: la deuxième université de Dakar sur les rails

Le président sénégalais Macky Sall a posé la première pierre du nouveau pôle universitaire, à Diaminadio en banlieue de Dakar. Ce campus flambant neuf, qui s’inscrit dans le Plan Sénégal Emergent, un plan qui vise le développement économique du pays à l’horizon 2035, verra le jour dans 24 mois.

Les portes devraient ouvrir en octobre 2016 avec 40 hectares dédiés aux matières scientifiques et professionnelles : de l’économie, de l’aéronautique, de l’architecture. Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, les disciplines seront alignées sur les besoins de l’économie du pays.

A terme, la deuxième université de Dakar accueillera 30 000 étudiants. Un nouveau campus qui permettra de désengorger celui du centre-ville. Car aujourd’hui, les amphithéâtres de l’Ucad sont saturés. Ils accueillent plus de 70 000 étudiants, l’équivalent d’une ville moyenne au Sénégal.

Diaminadio n’est pas le seul campus qui sortira de terre. Dans quelques semaines, Macky Sall a prévu de lancer les travaux d’une autre l’université, celle du Sine Saloum. Cette université sera dédiée, avant tout, à l’agriculture, et décentralisée dans une région rurale du Sénégal. Cet emplacement pose d'ailleurs question : certaines associations s’inquiètent du manque d’infrastructures telles que des routes ou des logements, nécessaires au bon fonctionnement d’un campus universitaire.

Habiter ici tout en vivant là-bas…Dilemme de l’appartenance citoyenne : Par Ly Abdoulaye

 

Ly Abdoulaye

Cette contribution, une énième certes, propose un éclairage (un paradigme)
sur l'actualité du débat dont l'immigration, l'intégration voire l'assimilation sont l'objet. Elle n'envisage pas d'embrasser l'ensemble des questions que soulève ce problème, tant celui-ci englobe des situations différentes pour des raisons philosophique, politique, économique et culturelle. C'est pourquoi il sera question, dans cette réflexion, d'un regard posé sur l'immigration des populations des pays au sud du Sahara, en France et, notamment, celle en provenance du Sénégal.

La raison culturelle fondera l'argumentaire permettant de dégager une problématique du compromis face à ce qui peut être perçu, comme un dilemme de l'appartenance citoyenne. Autrement dit, comment le migrant peut-il concilier la nécessité de s'exiler donc de se transplanter et d'adopter des modes de fonctionnement du pays qui l'accueille et le devoir « sacré » de conserver (préserver) les valeurs et les principes qui l'identifient à son pays d'origine.

Aussi devrait-on évoquer les représentations socioculturelles des motivations de l'émigration, d'abord à l'intérieur de ces pays (exode rural)
du village à la ville, avant d'insister sur les chemins de l'Europe et enfin proposer une lecture des heurts et lueurs de l'adaptation de l'immigré, dans la société qui le reçoit.

Car se pose, pour nombre de familles africaines, la difficulté de s'insérer et de sauvegarder leur identité culturelle, dans la société française.
En effet les responsables de ces familles, issus de l'immigration, sont partagés dans le choix des valeurs, communautaires et/ou républicaines, à transmettre à leurs enfants nés en France et devenus français, pour la plupart. En outre, pour certains d'entre eux, il s'agit de limites objectives : insuffisances des savoirs de base (linguistique) pour appréhender les codes républicains ; d'où l'impréparation de leur progéniture à tirer le meilleur profit du système éducatif français. Pour d'autres, l'atavisme est tel qu'il empêche le dialogue culturel nécessaire au biculturalisme qui s'est instauré, de fait, tout au long des années où la France a fait massivement appel à la main-d'oeuvre africaine, en général et, subsaharienne, en particulier.

Endiguer le communautarisme, c'est construire une passerelle citoyenne, comme a su le réussir l'école républicaine, par le passé...

Aujourd'hui, il s'agit de trouver de trouver des ressorts qui préviennent les logiques de confrontation et d'affrontement, en trouvant des réponses à des interrogations du type :

Comment convenir de l'exercice d'une responsabilité parentale qui ne marginalise pas les convictions du parent en situation d'immigré ?

Quelle médiation, culturelle, doit-on entreprendre sans saper les fondements de la laïcité de l'Etat républicain ?

Comment transmettre et veiller sur une citoyenneté du compromis ?

Abdoulaye LY est un Intellectuel sénégalais vivant en France,
Formateur et Educateur, ex CODESRIA centre de recherche

Au premier rang pour saluer, -lors de la marche suite aux attentats- par Uri Avnery, journaliste et pacifiste israélien

 

Article proposé par ce journaliste, citoyen du monde éclairé et pacifiste israélien- article partagé par modou du Luxembourg que nous remercions beaucoup en cette période où la réflexion, le combat des idées pour éclairer les gens doit continuer. Pape Cissoko ichrono
Les trois terroristes islamiques auraient été très fiers d'eux s'ils avaient vécu pour le voir.
En commettant deux attaques (assez banales selon les normes israéliennes) ils ont semé la panique dans toute la France, jeté des millions de personnes dans les rues, réuni plus de 40 chefs d'États à Paris. Ils ont modifié le paysage de la capitale française et d'autres villes de France en mobilisant des milliers de militaires et de policiers pour protéger des cibles potentielles juives et autres. Pendant plusieurs jours ils ont dominé les informations du monde entier.
Trois terroristes, agissant probablement seuls. Trois !!!
Pour d'autres terroristes islamiques potentiels d'Europe et d'Amérique, cela doit représenter un énorme succès. C'est une invitation pour des individus et des groupuscules à refaire la même chose, partout.
Le terrorisme signifie répandre la peur. Les trois de Paris ont à coup sûr réussi à le faire. Ils ont terrorisé la population française. Et si trois jeunes sans aucune compétence peuvent faire cela, imaginez ce que pourraient faire 30, ou 300 !
Franchement, je n'aime pas les énormes manifestations. J'ai participé dans ma vie à beaucoup de manifestations, peut-être plus de 500, mais toujours contre les pouvoirs en place. Je n'ai jamais participé à une manifestation à l'appel du gouvernement, même pour une bonne cause. Cela me rappelle trop l'ancienne Union soviétique, l'Italie fasciste et pire. Pas pour moi, merci.
Mais cette manifestation particulière fut aussi contre-productive. Non seulement elle a prouvé que le terrorisme est efficace, non seulement elle incite à des attaques similaires, mais elle porte aussi atteinte au vrai combat contre les fanatiques.
Pour mener un combat efficace, on doit se mettre dans la peau des fanatiques pour tenter de comprendre la dynamique qui pousse de jeunes musulmans nés sur place à commettre de tels actes. Qui sont-ils ? À quoi pensent-ils ? Quels sont leurs sentiments ? Dans quel environnement ont-ils grandi ? Que peut-on faire pour les faire changer ?
Après des décennies de désintérêt, c'est une rude tâche. Cela demande du temps et du travail, sans garantie de résultats. Il est beaucoup plus facile pour les politiques de défiler dans la rue devant les caméras.
Et qui marchait au premier rang, rayonnant comme un vainqueur ?
Notre irremplaçable Bibi.
Comment a-t-il fait pour arriver là ? Les faits se sont déroulés en un temps record. Il semble qu'il n'était absolument pas invité. Au contraire, le président François Hollande lui avait adressé un message explicite : je vous en prie, je vous en prie, ne venez pas. Cela ferait de la manifestation une expression de solidarité avec les Juifs, au lieu d'une protestation publique en faveur de la liberté de la presse et d'autres "valeurs républicaines". Nétanyahou vint malgré tout, escorté de deux ministres d'extrême droite.
Placé au second rang, il fit ce que font les Israéliens : il s'est poussé à côté d'un président noir placé devant lui pour se mettre au premier rang.
Une fois là, il se mit à adresser des signes aux gens des balcons le long du parcours. Il était rayonnant, comme un général romain à son défilé triomphal. On peut imaginer les sentiments de Hollande et des autres chefs d'États – qui affichaient une attitude solennelle et triste de circonstance – face à cette manifestation de culot.
Nétanyahou est venu à Paris dans le cadre de sa campagne électorale. En vétéran chevronné, il savait que trois jours à Paris, avec la visite de synagogues et des discours de fierté juive, valaient plus que trois semaines à domicile, à polémiquer.
Le sang des quatre Juifs assassinés dans le supermarché kascher n'était pas encore sec, que les dirigeants israéliens appelaient les Juifs de France à faire leurs bagages pour venir en Israël. Israël est, comme chacun sait, l'endroit le plus sûr au monde.
C'était là une réaction sioniste instinctive, presque automatique. Les Juifs sont en danger. Leur seul refuge sûr est Israël. Hâtez-vous de venir. Le jour suivant, les journaux israéliens annonçaient joyeusement qu'en 2015 plus de 10.000 Juifs français étaient près à venir vivre ici, poussés par un antisémitisme croissant.
Apparemment, il y a beaucoup d'antisémitisme en France et dans les autres pays d'Europe, mais probablement beaucoup moins que d'islamophobie. Mais la lutte entre Juifs et Arabes sur le sol français à peu de rapports avec l'antisémitisme. C'est un combat importé d'Afrique du Nord.
Quand la guerre de libération algérienne éclata en 1954, les Juifs de là-bas durent choisir leur camp. Presque tous choisirent de soutenir la puissance coloniale, la France, contre le peuple algérien.
Il y avait à cela des antécédents historiques. En 1870, le ministre français de la justice, Adolphe Crémieux, qui se trouvait être juif, accorda la citoyenneté française à tous les Juifs algériens, les mettant à part de leurs voisins musulmans.
Le Front de libération algérien (FLN) fit de gros efforts pour amener les Juifs locaux à prendre parti pour lui. Je le sais parce que j'étais quelque peu concerné. Leur organisation clandestine en France me demanda de créer un groupe de soutien israélien, afin de convaincre nos coreligionnaires algériens. Je fondai le "Comité israélien pour une Algérie libre" et éditai des documents qui furent utilisés par le FLN pour gagner les Juifs à leur cause.
En vain. Les Juifs locaux, fiers de leur citoyenneté française, apportèrent loyalement leur soutien aux colonialistes. À la fin, les Juifs jouèrent un rôle important dans l'OAS, le mouvement français extrémiste clandestin qui mena une lutte sanglante contre ceux qui combattaient pour la liberté. Il en résulta que tous les Juifs fuirent l'Algérie avec les Français lorsqu'arriva le jour du choix. Ils n'allèrent pas en Israël. Ils allèrent presque tous en France. (À la différence des Juifs marocains et tunisiens, dont beaucoup vinrent en Israël. En général, les plus pauvres et les moins éduqués choisirent Israël, tandis que l'élite d'éducation française alla en France et au Canada.)
Ce à quoi nous assistons maintenant est la poursuite de cette guerre sur le sol français entre Musulmans et Juifs algériens. Les Juifs "français" tués lors de l'attaque avaient tous les quatre des noms nord-africains et ils ont été enterrés en Israël.
Pas sans difficultés. Le gouvernement israélien a exercé de fortes pressions sur les quatre familles pour enterrer leurs fils ici. Elles voulaient les enterrer en France, près de chez eux. Après beaucoup de marchandage sur le prix des tombes, les familles ont fini par donner leur accord.
On a dit que les Israéliens aiment l'immigration mais qu'ils n'aiment pas les immigrants. Cela vaut certainement pour les nouveaux immigrants "français". Ces dernières années, des touristes "français" sont venus ici en grand nombre. Ils n'étaient souvent pas aimés. En particulier lorsqu'ils se mirent à rafler des appartements sur le front de mer de Tel Aviv en les laissant vides, comme une sorte d'assurance, tandis que les jeunes locaux ne pouvaient ni trouver ni se payer des appartements dans la région métropolitaine. Pratiquement tous ces touristes et immigrants "français" sont d'origine nord-africaine.
Quand on leur demande ce qui les pousse à venir en Israël, ils répondent de façon unanime : l'antisémitisme. Ce n'est pas un phénomène nouveau. En réalité, la grande majorité des Israéliens, eux-mêmes ou leurs parents ou leurs grand-parents, ont été conduits à venir ici par l'antisémitisme
Les deux termes – antisémitisme et sionisme – sont apparus à peu près en même temps, vers la fin du 19e siècle. Theodor Hertzl, le fondateur du mouvement sioniste, en a conçu l'idée lorsqu'il travaillait en France comme correspondant étranger d'un journal de Vienne pendant l'affaire Dreyfus, lorsqu'un antisémitisme virulent en France atteignit de nouveaux sommets. (Antisémitisme, cela va de soi, n'est pas le mot qui convient. Les Arabes sont des sémites, eux aussi. Mais le mot est en général employé pour désigner seulement ceux qui ont la haine des Juifs.)
Plus tard, Herzl courtisa les dirigeants ouvertement antisémites de Russie et d'ailleurs, les appelant à l'aide et promettant de les délivrer des Juifs. C'est aussi ce qu'ont fait ses successeurs. En 1939, l'Irgoun clandestin projeta une invasion de la Palestine avec l'aide de généraux profondément antisémites de l'armée polonaise. On peut se demander si l'État d'Israël aurait pu voir le jour en 1948 s'il n'y avait pas eu l'Holocauste. Récemment, un million et demi de Juifs russes ont été poussés en Israël par l'antisémitisme.
Le sionisme est né à la fin du 19e siècle en réponse directe au défi de l'antisémitisme. Après la révolution française, la nouvelle idée nationale s'est emparée de toutes les nations européennes, grandes et petites, et les mouvements nationaux étaient dans leur ensemble plus ou moins anti-sémites.
La croyance fondamentale du sionisme est que les Juifs ne peuvent vivre nulle part ailleurs que dans un État juif, parce que la victoire de l'antisémitisme est partout inéluctable. Laissez les Juifs d'Amérique se réjouir de leur liberté et de leur prospérité – tôt ou tard cela aura une fin. Ils sont condamnés comme les Juifs de partout en dehors d'Israël.
La nouvelle atrocité de Paris ne fait que confirmer cette croyance fondamentale. Il y a eu très peu de commisération en Israël. Plutôt, un sentiment inavoué de triomphe. La réaction instinctive des Israéliens ordinaires est : "On vous l'avait dit !" et aussi : "Venez vite, avant qu'il ne soit trop tard !"
J'ai souvent tenté d'expliquer à mes amis arabes : les antisémites sont les plus grands ennemis du peuple palestinien. Les antisémites ont aidé à pousser les Juifs vers la Palestine, et ils sont aujourd'hui en train refaire la même chose. Et certains des nouveaux immigrants vont à coup sûr s'installer au-delà de la Ligne Verte dans les territoires palestiniens occupés, sur des terres arabes spoliées.
Le fait qu'Israël tire profit de l'attentat de Paris a conduit des médias arabes à penser que toute l'affaire n'est en réalité qu'une opération "sous fausse bannière" ("false flag" en anglais). Donc, dans le cas présent, les auteurs arabes étaient en réalité manipulés par le Mossad israélien.
Après un crime, la première question qui vient à l'esprit est "cui bono", à qui ça profite ? Il est évident que le seul à sortir vainqueur de cette atrocité est Israël. Mais en tirer la conclusion qu'Israël est derrière les Jihadistes est une pure absurdité.
Il est simplement de fait que l'ensemble du Jihadisme islamique sur le territoire européen ne nuit qu'aux Musulmans. Les fanatiques de toute espèce viennent généralement en aide à leurs pires ennemis. Les trois musulmans qui ont perpétré les atrocités de Paris ont certainement rendu un grand service à Benjamin Nétanyahou.
Article écrit en hébreu et en anglais, publié sur le site de Gush Shalom le 17 janvier 2014 – Traduit de l'anglais « Waving in the first Row » pour l'AFPS : FL/SW

Acte 3 : Vers la fermeture de plusieurs structures médicales à Dakar

Les usagers des centres de santé de Dakar peuvent d’ores et déjà nourrir des inquiétudes. Beaucoup d’entre ces centres peinent en effet, à prendre en charge leurs factures d’eau et d’électricité, antérieurement gérées par la ville de Dakar. Ce qui laisse entrevoir des difficultés majeures pouvant même aboutir à la fermeture de ces structures médicales.

«L’Acte 3 de la Décentralisation et ses dégâts collatéraux.» L’on serait tenté de résumer ainsi les frustrations des travailleurs des collectivités locales, mais également les conséquences sanitaires que cette réforme peut avoir sur l’offre de soins à Dakar. Déjà, des médecins du Samu municipal étaient en grève depuis lundi, conformément au mot d’ordre de grève générale des travailleurs des collectivités locales, sur l’ensemble du territoire national, pour réclamer l’application des textes régissant la Fonction publique locale, mais ce mouvement d’humeur des médecins n’est rien par rapport à ce qui risque d’arriver aux centres de santé de Dakar. Du moins certains d’entre eux qui dépendaient en grande partie du soutien de la mairie de Dakar. En effet, les factures d’eau et d’électricité de plusieurs centres de santé étaient réglées à partir de la mairie de Dakar.

Mais avec la nouvelle réforme, Khalifa Sall n’a plus les moyens de le faire. Du coup, ces factures reviennent aux mairies qui abritent les centres de santé concernés dans leur circonscription. Seulement, voilà deux ou trois mois que ces maires se plaignent de factures élevées au point même de les rejeter entre les mains des centres de santé, demandant aux comités de santé de trouver les moyens de les payer.
Une source médicale contactée par Le Quotidien a estimé ces factures entre 1 et 2 millions de francs, pour des centres de santé qui n’arrivent pas à faire des recettes au-delà de 3 millions par mois. Et c’est avec ces mêmes recettes que les Agents de santé communautaires (Asc) sont payés. Ce qui explique l’étonnement et surtout l’inquiétude de notre interlocuteur : «Comment voulez-vous que les centres de santé paient des factures d’eau et d’électricité de 1 ou 2 millions de francs ? A coup sûr, ces centres vont vers des difficultés majeures, parce que les mairies se sont désengagées.»
En réalité, affirme Dr Mbaye Paye, secrétaire général du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (Sames), les conditions sont réunies aujourd’hui, pour que ces centres de santé disparaissent. Il ne met pas de gants et rappelle que cette situation était connue par les concepteurs de la réforme, qui n’ont pas voulu, malgré tout, anticiper pour trouver des solutions à ce «gros problème».
Les maires, eux, se sont signalés dès le début, en estimant n’avoir pas les moyens de prendre en charge les factures d’eau et d’électricité des centres de santé de leur circonscription. Certains d’entre eux ont même demandé à ce que ces centres de santé soient redéployés à la ville de Dakar qui pourrait trouver des solutions.

lequotidien.sn

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Calendrier

« Août 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    

Video galleries

logotwitterFacebook