Société

Un enfant est un perroquet : c’est une bombe en puissance d’où la necessité de lui donner une bonne éducation.

 

Un enfant est un perroquet : c'est une bombe en puissance d'où la necessité de lui donner une bonne éducation.
Apologie du terrorisme: un enfant de 8 ans et son père entendus par la police
Par LEXPRESS.fr,
A Nice, un garçon âgé de huit ans a été convoqué au commissariat ce mercredi. Il aurait proféré dans l'enceinte de son école des propos radicaux de solidarité envers les terroristes, indique une source policière.
L'avocat assurait ce mercredi qu'un garçon de 8 ans, prénommé Ahmed, "a été entendu ce jour dans le cadre d'une audition libre" au commissariat de Nice pour "apologie d'acte de terrorisme «Une information confirmée dans la soirée de source policière.
"Je ne suis pas Charlie, je suis avec les terroristes"

On ne peut pas laisser passer ce genre de dérive. S'il est vrai que l'enfant est un enfant de 8 ans on doit pouvoir l'interroger pour comprendre. Dans une période de tension maximale il ne faut tolérer absolument rien d'où que ça vienne.
Au fond quelle réflexion nous invite ce fait divers ?
Quand les parents sont immatures, quand les parents se disent libres de dire ce qu'ils veulent devant les enfants, quand la parole n'est plus secrète, quand les enfants sont témoins de tout au nom de la liberté qui n'est rien d'autre que de la licence, c'est la dérive et le débordement alors que nous voulons vivre ensemble dans le respect.
Un enfant est un «perroquet » il ne dit que ce qu'il a entendu sans avoir compris. Il reproduit sans avoir assimilé l'information. C'est pourquoi il est demandé aux parents d'accompagner les enfants dans leur développement. Le développement c'est l'éducation, il faut apprendre à l'enfant à se tenir, se comporter, à tenir sa langue quand il faut, à ne pas répondre à un inconnu, etc.

En 1968 on disait qu'il était interdit d'interdire alors à table, partout les gens se lâchent, ils sont grossiers, mal polis, parlent fort, crient et tapent. L'autre est indexé, pointé du doigt comme étant la cause.
Cet enfant qui revient à l'école et qui voit un petit noir, un petit arabe dans son école que fait-il ? Il dit haut ce qu'il a entendu lors des discussions ou réflexions de ses parents. Dans les autres familles aussi c'est pareil, il ne s'agit pas de culpabiliser uniquement les familles blanches ou jaunes ou vertes. Il faut entendre mon propos au sujet de tous les enfants qui grandissent dans des familles ou le langage est relâché et où la critique et les insultes sont monnaies courantes.
On a vu à travers l'histoire comment les enfants répètent et c'est pourquoi on dit qu'ils sont perroquets » et il faut faire attention au langage. Eduquer un enfant c'est le préparer à vivre dans un groupe en respectant les autres si différents soient-ils.
Dans les traditions africaines ou autres, les enfants ne devaient pas assister ou participer aux discussions des adultes, pour éviter le colportage.
C'est d'ailleurs une façon de protéger l'enfant. Que fait-on aujourd'hui pour la télévision, le cinéma, on met des clignotants pour autoriser ou pas les enfants : interdit aux moins de....
Bref en Afrique on « dit que quand l'enfant a les mains propres il peut manger dans l'assiette des grands » C'est dire qu'il aura assimilé des règles et modes de comportements pour vivre avec les autres dans un respect total.
Dans nos formations nous disons toujours aux parents de protéger les enfants, de ne pas tout dire aux enfants, il y a un âge pour chaque choses et ne pas respecter cela expose l'enfant à des situations que l'adulte devra assumer comme responsable.
Un collègue me disait ' D P ; qu'il ne comprend pas et c'est paradoxal d'ailleurs que quand dans une cour d'école il y a une diversité d'enfants, tous jouent ensemble et c'est en grandissant que ses identités respectives s'éloignent avec des préjugés et clichés. Il faut vraiment que ce jeune soit fort, avec une éducation saine de ses parents pour que cet enfant ne soit pollué par les préjugés et clichés.
Le même collègue me disait que son neveu avait sorti une expression inconnue par les parents et illico le père l'appelle pour demander de répéter ce qu'il vient de dire. Il reprend son fils et lui dit : un enfant bien éduqué parle bien. Il n'est pas question de ressembler aux copains, parce que les éducations des familles sont différentes et chacun fait ce qu'il veut. La vérité c'est que l'éducation de base c'est se respecter et respecter les autres, ne pas faire ou dire à autrui ce que tu ne voudras pas entendre.
Une autre amie N. BEYE cadre dans le privé, me disait qu'il faut dresser les enfants et elle n'a pas tort. Elle constate que les enfants sont gâtés et pourris, ils se croient maître du roi ne dit-on pas en ces jours « l'enfant roi » ?
Dresser n'est pas réserver aux animaux, c'est rendre droit comme le tuteur qu'on attache à la plante pour lui donner une direction, l'empêchant ainsi de se tordre sous l'effet de l'environnement. Un enfant qui n'est pas éduquer à la base peut prendre tous les sens, c'est un bandit en puissance sans loi ni foi. C'est la rue ou la police qui lui réservera un sort.
C'est Alain le Philosophe dans son traité d'éducation qui utilisa cette expression «dressage» des enfants pour leur éviter de tout dire sans tenir compte du contexte, un enfant doit recevoir une éducation.
Aujourd'hui dans les cités les pompiers, les médecins , les urgentistes sont persécutés, il faut qu'ils soient escortés pour porter secours. Le monde change et les parents sont en cause il faut dire et leur dire que faire des enfants est un projet, il faut être prêt à accompagner son enfant jusqu'à son émancipation. Un parent doit être le premier responsable de ses enfants et la société prendra le relai ainsi que l'école, etc.
Un enfant est un perroquet , on peut l'aimer sans tout lui dire.
Pape CISSOKO

Parcours migratoire de Maka TOURE-du Sénégal en Mauritanie, puis de Las Palmas à Paris.

 

Parcours migratoire de Maka TOURE -du Sénégal en Mauritanie, puis de Las Palmas à Paris
Mr Touré Maka qui êtes-vous ?
C'est difficile de se présenter mais je dirai que je suis né à et j'ai vécu à Tivaoune la ville sainte de mes 7 ans à mes 21 ans. J'y ai appris le coran. J'ai ensuite appris un métier, c'est très très important, « tailleur » Je suis né dans une famille joyeuse et pilleuse, avec une base éducationnelle religieuse.
Ce que je vous dis là, c'est ce qui m'a conduit ici aujourd'hui et j'en suis fier.
On voit en vous entendant que votre éducation religieuse, votre parcours étant jeune au Sénégal vous a ouvert comme une voie royale.
Oui parce que comme je le disais après ma formation de tailleur j'ai voulu quitter le pays pour aller chercher du travail ailleurs. Mes parents ont accepté et ont prié pour moi. J'étais alors prêt, ça veut dire quoi ; j'ai appris et compris le coran, j'ai écouté les conseils de mes parents sur la bases des vertus de l'islam, j'au un métier donc j'avais la licence pour partir. C'est en Mauritanie que commence mon périple, très jeune. Trois mois après mon arrivée, l'armée mauritanienne organisait un concours de recrutement de tailleurs. Je dis à mes amis moi je vais tenter ma chance. Quand je suis arrivé, les chefs militaires me voient et sont étonnés qu'un si petit bonhomme compétisse face à des adultes ; Qu'à cela ne tienne les militaire acceptent que je postule et sur 45 reçus j'étais le 10 ème à finir la tâche. Je ressentais l'étonnement et la fierté chez les chefs militaires face à mon courage et ma ténacité et ma détermination.
J'ai été formé à bonne école par maître tailleur que je respecterai toujours El Hadji Babacar Mbaye. Recruté dans cette armée mauritanienne, comme civil, j'ai travaillé pendant 2 ans ½ sur des tenues offertes par Le guide Mohamed Kadhafi, il fallait retoucher les tenues. Comme le temps passait dans l'armée on nous demande de prendre la nationalité, je refuse et je quitte les lieux.
J'ai préféré gardé ma nationalité sénégalaise et en plus la Mauritanie c'était le début de mon parcours.
Je me fais faire un passeport pour l'Espagne « LAS PALMAS » et je m'envole.
Après LAS PALMAS en 1984 et autres c'était la destination des sénégalais. Puis comme mon objectif c'était Paris, bien entendu me voici dans la Ville des VILLES PARIS
C'est une histoire, ce sont des pages de ma vie.
J'ai vécu 44 ans en France, j'y ai fondé ma famille et dieu merci. Mes enfants et ma femme sont formidables et je remercie dieu.
Mr CISSOKO, pendant 44 ans je n'ai jamais dormi ailleurs que chez moi, est ce que tu comprends ça ?
Je réponds oui, c'est qu'il n'a jamais eu affaire avec la justice.
Maka me dit, qu'en France si tu n'as pas de foi et de l'éducation tu peux faire de grosses bêtises, moi je suis resté réglo, je mange ce que je travaille avec ma famille.
Maka qu'avez-vous fait comme travail en France ?
Pape, l'été j'allais faire le modou-modou à ST Malo, sur les côtes pour vendre des objets africains.
Je suis allé en Allemagne en Mayenne pour faire de la couture.
Après cette période de fluctuations j'ai décidé d'être à mon compte dans le 18 ème.
C'était difficile mais j'ai pu avoir 7 employés. La gestion et les paperasses étaient difficiles, et j'ai choisi d'être modéliste chez des fabricants. Ce sont des gens qui ont des ateliers de couture du prêt à porter.
J'ai travaillé avec des Juifs pendant des années et j'avais fait du bon travail. Je peux d te dire qu'il y a un autre homme d'affaire-fabricant qui a demandé à mon patron d'accepter que je vienne chez lui. J'ai pu me former aussi pendant des mois et finalement l'école a trouvé que je connaissais bien la coupe et que ce n'était pas nécessaire de continuer.
Bref j'ai travaillé dans la coupe dans des ateliers de coutures et les produits étaient un peu dangereux et j'ai décidé d'arrêter pour recréer une autre affaire à St Ouen. J'avais une boutique d'objet d'art et c'est dans cette activité que j'ai pris ma retraite avec joie et bonheur.
Ichrono Mr Maka vous avez rencontré un jeune qui vous a reconnu lors d'une transaction, racontez nous
Maka : Mr CISSOKO, c'est toujours bon de faire du Bien.
Nous africains on connaît l'entraide. Moi j'avais une adresse et quand quelqu'un vient du Sénégal, pour la préfecture il a besoin d'un certificat d'hébergement. Moi je donnais mon adresse jusqu'à ce que la préfecture a fait une enquête et un policier est venu me demander est-ce que tous ces africains habitent ici ?
Je réponds non, mais je lui ai expliqué comment on fait pour aider c'est la solidarité. Le policier comprend et depuis, si quelqu'un présentait cette adresse on rejetait sa demande.
Un jour je rencontre dans une transaction un jeune homme qui me regarde, me regarde. Quand on a fini, il me dit moi je vous reconnais et il dit à son épouse c'est le Mr dont je te parlais.
Je lui dis qu'est-ce que tu disais sur moi à ton épouse ?
Il me rappelle l'aide que je lui ai apportée à l'époque alors que moi j'avais oublié.
Il a refusé que je paie, il me demande est-ce qu'il a autre chose que tu veux envoyer au Sénégal, c'est moi qui vais me charger de tout faire et tu le mérites.
Il me dit je t'ai recherché partout pour te remercier, et voilà qu'on se rencontre sur un business, comme le monde est petit. Cissoko, attention tout le monde n'est pas reconnaissant mais moi ce que je fais, je le fais pour Dieu, c'est mon éducation.
Ichrono
Mr Touré maka, à présent on va aborder un sujet épineux, la religion musulmane et les tidjanes.
Tu connais bien cette confrérie, de Tivaoune à Paris.
Mr TOURE : Mr Cissoko je connais bien. Vous m'avais parlé de Moustapha SY des moustarchidines.
A Paris j'étais le premier président de la daira.
Le Sénégal commençait à se perdre, les parents ne s'occupaient pas bien de leurs enfants, le Gouvernement non plus, il y avait une sorte de débauche, les sorties, les bals, etc.
Deux personnages Sérigne Cheikh et Sérigne Abdou décident de créer des Dairas à Tivaoune pour éduquer, initier les enfants à la religion.
Puis Sergine Moustapha SY prend la tête du mouvement des Dairas et il y avait 2000 adhérents à Tivaoune. Dans ces Dairas les enfants étaient encadrés, instruits et ils pouvaient même apprendre à certains parents les préceptes de la religion.
Les adhérents devaient cotiser et cet argent serait redistribué à travers des actions sociales, dans les hôpitaux et ailleurs.
Après ces belles réussites modestes, Sérigne Moustapha a commencé d'organiser les conférences.
Il a organisé une grande conférence à la Foire de Dakar le CICES et avait convié tout le monde, le gouvernement et le Président Abdou DIOUF. Il ya avait une longue queue jusqu'à l'entrée de la Foire sous 35°. Les enfants étaient vêtus de blancs en ordre et disciplinés. Le chef de l'Etat avait salué l'organisation et la discipline inculquée à ces jeunes.
Mais Sérigne Moustapha comme vous savez ; il dit ce qu'il pense, il critique le gouvernement sur ses manquements face à ses obligations.

Les dairas fonctionnaient le jeudi mais en 1998 comme Serigne Moustapha critiquait le gouvernement et avait décidé d'être du côté de Wade, celui-ci a interdit les manifestations religieuses du jeudi soir.
Ichrono Parlez-nous de votre dairas en France
Mr Touré, j'arrive. Je connais bien Sérigne Moustapha, je vous ai dit que j'ai étudié le coran dans la ville religieuse de Tivaoune et je connais bien la famille Sy.
Sérigne Moustapha décide de me confier la daira de France ( Paris) et quand on faisait des rencontres les fidèles et adhérents venaient de partout, Bordeaux, Lyon, Marseilles, et des pays limitrophes. La daira marchait tellement bien que la police a diligenté une enquête sur moi pour savoir ce que je fais avec tout ce monde et c'est normal.
Le compte rendu a montré que la daira ne faisait que du bien ; parler de l'islam. C'était trop de travail et il commençait à y avoir des tensions et de la politique, et moi je n'aime pas mélanger les genres. Ces querelles politiques et familliales des familles religieuses ont exacerbé les animosités au sein de la daïra de Paris.
Je ne voulais pas qu'on dise que je défends une famille et je laisse l'autre, je l'ai connaissais tous, donc je ne peux pas prendre partie.
Ichrono Que pensez-vous de mouvement moustarchidine.
C'est une bonne chose, les conférences, l'université d'été, toutes les familles Sy sont tombées d'accord que c'est une excellente chose pour l'éducation islamique Le mouvement faisait l'unanimité partout.
Ichrono, C'est quoi une daïra et depuis quand ça existe ?
C'est à St LOUIS que El Hadj Malick Sy a crée sa première école coranique et la mosquée pour transmettre l'islam. Puis il en a crée à Rufisque, Tivaoune, Dakar. A l'époque il ya avait beaucoup de tchedo à Tivaoune ( non croyants). Il a pu former ainsi des intellectuels capables de prendre la main pour continuer la mission religieuse.
Ces moukhadams, ces élèves devenus maîtres ont demandé à El Hadji Malick de les envoyer dans les grandes villes pour enseigner, celui accepta.
Ces professeurs une fois par an se réunissaient a Tivaoune pour honorer El Hadji Malick le maître
( 1940-1950).
Les plus jeunes élèves aussi ont demandé à retrouver à Tivaoune pour honorer el hadj Malick SY
Les enfants dans ce regroupement devaient être habillés en Blanc et Sérigne Babacar quand il a vu ces jeunes si bien apprêtés, il était content et a compris que sa mission avait porté des fruits
Ichrono ; Je profite de nos conversations pour poser diverses questions à Mr TOURE MAKA qui connaît bien le coran et la confrérie tidjiane
Je lui dis quand on prend le wird normalement on ne doit par faire du mal ?
Mr Touré ; Mr CISSOKO l'islam enseigne le Bien, on ne ment pas, l'inceste est interdit, s'accoupler hors mariage est interdit, le vol est interdit, etc.
L'islam enseigne la fraternité entre les gens sans avoir de mauvaises pensées.
Un grand marabout de Tivaoune disait une chose, lui il ne comprend pas que 80% de la population est musulmane et 60% font le contraire de ce dit l'islam. Quand tu vis ou tu les observes en 48 h, tu ne trouveras rien chez eux qui a rapport avec l'islam.
Ichrono, J'enfonce le clou je lui parle de cette histoire d'une belle drianké aux jolies fesses avec son marabout : la dame dit que sa relation avec le marabout c'est une histoire de fesse.
Et elle ne veut pas ça et celui là ne lui parle que de sa beauté et de ses fesses quand ils ont seuls.
Mr Toure ; Il ya beaucoup de gens et de marabout, l'islam est un manteau qui cache la vérité et il y en a beaucoup au Sénégal. Si une femme rencontre un marabout qui lui parle de tout sauf la religion, il faut le quitter, il ne faut pas le suivre, comme quoi il y a des gens qu'on doit écouter et des gens qu'on doit suivre.
Ichrono ; Mr Touré je vois à Paris des musulmans qui s'habillent de façon un peu bizarre avec une longue barbe alors qu'au Sénégal les marabouts sont bien habillés et très élégants
Les salafistes veulent faire comme dans le temps du prophète.
Mais il fallait comprendre qu'à l'époque il y avait beaucoup de mécréants qui buvaient, vomissaient et ne respectaient pas l'hygiène, ils faisaient pipi partout, pour éviter de ramasser avec ses habits ces souillures il fallait porter des habits courts qui ne tombent pas aux pieds. Mr CISSOKO aujourd'hui les rues sont propres et si c'est sale tu peux changer de route en plus les gens n'avaient pas la possibilité de changer les habits pour porter des habits propres à chaque fois donc il fallait porter courts ; C'est ça l'explication, cette façon de s'habiller n'a pas de raison aujourd'hui ou du moins on ne doit pas l'imposer. En islam on ne doit rien imposer d'ailleurs ces gens vous diront que vous n'êtes pas musulmans parce que tu ne t habilles pas comme eux ou tu ne fais pas comme eux
Ichrono, Mr TOURE pourquoi il y a trop d'esprit au Sénégal, il ya beaucoup de femmes qui souffrent des «andandor».
Les esprits sont partout sur la terre il y a des bons et des mauvais
C'est quand une femme est découverte qu'il entre en contact, c'est pourquoi on dit aux femmes mais aussi aux hommes de s habiller correctement et décemment
Mais il y a des versets du coran pour éloigner les mauvais esprits parce qu'il y a des femmes qui ne peuvent pas trouver de mari ou avoir des enfants ou ils vous font souffrir par jalousie etc.
La prière peut aider à soulager les personnes en éloignant les esprits malveillants.
Mr Touré on a fait un grand tour de discussion et je suis content d'avoir fait votre connaissance

Platon sur la jeunesse, l'excès de liberté et le laxisme de la société

 

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux l'autorité de personne, alors c'est là en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)

Nous pouvons constater que ce que le Grand Platon écrivait il y a 2500 ans est toujours d'actualité. A méditer
Platon sur la jeunesse et l'excès de liberté
Plusieurs personnes m'ont demandé la référence exacte d'une citation souvent attribuée à Socrate et qui circule dans les milieux de l'éducation sous une forme plus ou moins libre, concernant les méfaits attribués à des enfants qui ne respectent plus leurs parents ni leurs professeurs et à l'excès de liberté.
Cette citation n'est pas de Socrate, qui n'a rien écrit, mais est mise dans la bouche de Socrate par Platon dans un dialogue appelé La République. En fait, c'est toute une partie d'un dialogue entre Socrate et un nommé Adimante (l'un des frères de Platon) sur les origines de la tyrannie, qui fait elle-même partie d'une discussion plus large sur la dégénérescence des régimes politiques et des hommes depuis l'« aristocratie » (prise ici en son sens étymologique de « gouvernement des meilleurs ») jusqu'à la tyrannie en passant par la « timocratie » (le « gouvernement de ceux qui recherchent les honneurs »), l'« oligarchie » (le « gouvernement de la minorité puissante, en général les riches ») et la « démocratie » (le « gouvernement du peuple »). Les références exactes selon l'édition Estienne (voir la page consacrée à cette manière de citer Platon) pour la section contenant la partie généralement citée sont République, VIII, 562b-563e. En fait, cette référence couvre une partie plus large que ce qui est le plus souvent cité ou paraphrasé pour permettre une mise en perspective. La citation se limite souvent à la partie que j'ai mise en rouge dans la traduction ci-dessous, souvent simplement paraphrasée pour se débarasser des réponses d'Adimante et des traces de style indirect qui figurent dans le texte de Platon, dans la mesure où toute la République n'est en fait qu'un long monologue de Socrate racontant à un interlocuteur anonyme, le lendemain du jour ou elle est censée avoir eu lieu, une converstation à laquelle il a pris part la veille au soir (d'où les « dis-je », « répondis-je », etc. qui émaillent le texte), et adaptée à notre temps en supprimant les allusions par trop spécifiques à l'Athènes du temps de Platon (comme par exemple la mention de « métèques », c'est-à-dire d'étrangers résidents, ou d'esclaves). Quoi qu'il en soit, voici la traduction que je propose de ce passage, que j'ai essayé de conserver aussi proche que possible du grec original (les références dans le cours du texte sont des liens au texte grec original au site Perseus) :
[562b] [Socrate] Le bien mis en avant, dis-je, et par lequel l'oligarchie s'était établie, c'était bien l'excès de richesse, n'est-ce pas ?
[Adimante]Oui.
Et c'est ce même désir insatiable de la richesse et l'indifférence à l'égard de tout le reste induite par le souci de gagner de l'argent qui l'ont conduite à sa perte.
C'est vrai, dit-il.
Eh bien, ce que la démocratie définit comme bien, n'est-ce pas un désir insatiable à son égard qui la détruit ?
Mais dis-moi ce qu'elle définit ainsi.
La liberté, répondis-je. Cela en effet probablement, dans une cité gouvernée démocratiquement [562c], tu l'entendrais : que c'est ce qu'il y a de plus beau et que, pour cette raison, c'est seulement dans une telle cité qu'il convient qu'habite quiconque est par nature libre.
On entend en effet, dit-il, ce mot répété à tous bouts de champs.
Eh bien, dis-je, comme j'allais le dire à l'instant, ce désir insatiable d'elle et l'indifférence à l'égard de tout le reste, c'est cela qui fait changer ce régime et le prépare à avoir besoin de la tyrannie.
Comment ? dit-il.
Quand, me semble-t-il, une cité démocratique assoiffée de liberté [562d] a le malheur d'être dirigée par de mauvais échansons, et qu'elle s'enivre plus que de mesure d'elle à l'état pur, alors, si ses dirigeants refusent de filer doux et de lui laisser une totale liberté, elle châtie ceux qu'elle tient pour responsables, comme des meurtriers et des tenants de l'oligarchie.
Ils agissent en effet, dit-il, ainsi.
Et ceux, repris-je, qui obéissent aux dirigeants, elle les couvre de boue, les accusant de se livrer eux-même à l'esclavage et d'être des moins que rien, alors que les dirigeants qui se laissent diriger et les dirigés qui dirigent, aussi bien dans les affaires privées que publiques, elle les loue et les honore. N'est il pas alors inévitable que dans une telle [562e] cité la soif de liberté vienne à tous ?
Comment en serait-il autrement ?
Et qu'elle s'insinue, dis-je, mon très cher, jusqu'au plus profond des maisons et qu'en fin de compte il n'y ait jusqu'aux animaux en qui l'anarchie se développe ?
Que veux-tu dire ? demanda-t-il.
Que, répondis-je, le père s'habitue à devoir traiter son fils d'égal à égal et à craindre ses enfants, le fils s'égale à son père, n'a plus honte de rien et ne craint plus ses parents, parce qu'il veut être libre ; le métèque [563a] s'égale au citoyen et le citoyen au métèque, et la même chose pour l'étranger.
C'est bien ce qui se passe, dit-il.
À tout cela, dis-je, s'ajoutent encore ces petits inconvénients : le professeur, dans un tel cas, craint ses élèves et les flatte, les élèves n'ont cure de leurs professeurs, pas plus que de tous ceux qui s'occupent d'eux ; et, pour tout dire, les jeunes imitent les anciens et s'opposent violemment à eux en paroles et en actes, tandis que les anciens, s'abaissant au niveau des jeunes, se gavent de bouffoneries [563b] et de plaisanteries, imitant les jeunes pour ne pas paraître désagréables et despotiques.
C'est tout à fait ça ! dit-il.
Mais en fait, dis-je, le comble, mon très cher, de l'excès de liberté, tel qu'il apparaît dans une telle cité, c'est quand ceux et celles qui ont été achetés ne sont en rien moins libres que ceux qui les ont achetés. Et dans les relations des hommes avec les femmes et des femmes avec les hommes, le point où en arrivent l'égalité des droits et la liberté, nous étions près de n'en quasiment rien dire !
[563c] Pourquoi pas, pour citer Eschyle, dit-il, « dire ce qui nous est venu à la bouche à l'instant » ?
Bien sûr ! repris-je. Et c'est ainsi que je parle. À quel point les animaux qui sont au service de l'homme sont beaucoup plus libres dans une telle cité qu'ailleurs, c'est incroyable pour qui n'en a pas eu l'expérience. Car sans mentir, les chiennes, comme dit le proverbe, deviennent en tous points semblables à leur maîtresses, et les chevaux et les ânes, habitués à aller en tout librement et fièrement, heurtent à tout instant dans la rue les passants qui ne s'écartent pas ; et tout [563d] devient ainsi gavé de liberté.
C'est, dit-il, mon propre rêve que tu me racontes là ! Car je subis bien souvent de telles mésaventures quand je vais à la campagne.
Et le résultat, dis-je, de tous ces abus accumulés, tu le conçois, c'est qu'ils rendent l'âme des citoyens si délicate qu'à l'approche de la moindre apparence de servitude, ils s'irritent et ne peuvent le supporter. Et tu sais bien qu'au bout du compte, ils n'ont plus cure des lois écrites ou non écrites afin de n'avoir jamais [563e] nulle part à supporter de maître.
O combien, dit-il, je le sais !
Eh bien, dis-je, mon très cher, tel est le beau et vigoureux commencement duquel naît la tyrannie, ce me semble.
République, VIII, 562b-563e
Comme le montre le contexte, la critique de Platon ne se limite pas aux jeunes, mais vise la société tout entière, jeunes et vieux, hommes et femmes, citoyens et étrangers, maîtres et esclaves, et s'étend même jusqu'aux animaux, quand trop de liberté est laissée à tous.
Pape cissoko
Il faut rééduquer les parents. La famille doit éduquer, l'école doit instruire, la société devra recevoir tout cet arsenal de bonnes manières pour un meilleur vivre ensemble.
On ne doit pas laisser le hasard gérer nos vies, faire des enfants est un projet.

Religion comme opium du peuple par pape B CISSOKO

 

La religion est importante dans nos sociétés, point n'est besoin d'en discuter.
Marx disait que la religion « est l'opium du peuple» cette assertion n'est pas de cet auteur, on la retrouve chez Kant, chez Ludwig BORNE, chez HESS etc. je remercie Mansour SY Djamil ( qui cite Mireille BERTRAND in « Le statut de la religion chez MARX et ENGELS » qui en faisant l'éloge posthume de son ami Sémou Pathé GUEYE nous racontait les sujets de débats.
La citation peut être comprise de façons ; d'une part et c'est la moins connue, le rôle narcotique de la religion, c'est dire que c'est positif, c'est une bonne chose des lors qu'elle permet d'alléger les souffrances de la personne.
HESS dira d'ailleurs « la religion peut rendre supportable... la conscience malheureuse de la servitude... de la même façon que l'opium est d'une grande aide dans les maladies douloureuses ». Comparer l'opium à la religion c'est évoquer autrement les vertus apaisantes et les consolations apportées par les représentations religieuses aux peines humaines, argument dont l'apologétique chrétienne a largement usé.
D'autre part le religion est facteur de soumission et d'aliénation de l'homme. Autrui pense pour nous et dirige notre conscience comme il l'entend. L'être est ainsi possédé et s'interdit de conduire sa vie autrement que ce que dit cet homme.
Dans certaines universités, Tunisie, Sénégal , on assiste à une instrumentalisation de la jeunesse. Le fait religieux envahit l'espace universitaire et chaque confrérie crée son ordre et ses lieux de prières ce qui engendre des conflits voire des violences.

Religion sans conscience n'est que ruine de l'âme

S'il est vrai que la religion nous sert et rend un service inouï on ne peut manquer de voir certains méfaits non de la religion en tant que telle mais des fidèles interprétants de façon insensée et usurpatrice les préceptes.
Il faut savoir aujourd'hui pour beaucoup que la religion selon beaucoup réfère à l'aliénation, à la soumission, à l'oppression, à l'inachèvement de l'homme, à la rigidité et à l'aveuglement voire au fanatisme. Elle refuserait l'innovation, les mutations alors que certains exégètes disent le contraire.
Cheikh Ahmad Tidjani dans son enseignement montre que le fidèle doit s'élever, l'âme perdant toute sensibilité et compréhension, il ne lui reste plus que la contemplation de Vérité dans la Vérité venant de la Vérité. C'est ce que les Tidjanes appellent le FANA : l'extinction de l'extinction. On retrouve dans le Mouridisme un enseignement similaire qui est à saluer.

Bien souvent le Savoir et la Religion, etc.., ont été utilisés par certains pour manipuler la grande masse du peuple, qui cherche tel un ignorant son guide, pour oublier sa misère quotidienne.
La méthode d'analyse macro sociale que nous n'utiliserons pas ici permet d'expliquer les mécanismes des manipulations des fidèles.
Au Nigeria, le viol collectif en Inde en décembre 2012, certains groupuscules religieux dans les pays de l'ouest africain, au Mali, on voit à quel point les fidèles sont manipulés au point de tuer, de détériorer les vestiges de l'humanité.
Le manque d'éducation associée à une détresse font que les gens se laissent entraîner vers des chemins obscurantistes et obéissent sans raison comme des moutons de panurges.
Chaque jour est une occasion de rendre hommage à un haut dignitaire mort, ou à ses prédécesseurs et cela freine tout développement contrairement aux USA. Les américains sont très attachés aux religions mais tellement conscients de la nécessité de travailler pour réussir. Ils associent d'ailleurs selon les penseurs deux termes antinomiques : la foi et la révolution ( la création, l'innovation, le travail. Ne nous méprenons pas sur le sens de la révolution ici elle veut dire l'aspiration universelle de l'homme à la Liberté, c'est dire qu'il y a un refus de la domination et de la soumission.
Dans certains pays phares en Afrique la religion joue un rôle éminent pour que les fidèles aient une certaine éthique, un comportement exemplaire mais au sortir des dahiras,églises, et autres lieux de prières, le message est perdu ou vite oublié et les vices reprennent le dessus. Il est vrai que la crise et la foi ne font pas bon ménage et dans ce cas chacun essaie de tirer son épingle du jeu pour subvenir à ses besoins. Dérives, déviances, sont le lot quotidien de certains pays avec une forte religiosité. La Religion au sens fort est vertu et incite au travail, la solidarité et
Les femmes, les enfants, les jeunes chômeurs sont souvent les victimes de ces marabouts, ces religieux. Ils abusent de leur prestige, de leur rang pour asservir le peuple inculte en promettant le paradis. Je voudrai terminer par un récit vrai : « Il y avait une grande rencontre religieuse et une très jolie femme ( la chair) retrouve son marabout et protecteur, quelle joie. Cette dame était hébergée par une amie qui vivait en famille. Elle partageait la chambre avec la petite fille de l'hôte. Notre belle dame vient voir son hébergeuse pour lui dire que le grand marabout voudrait passer la nuit dans la ville et elle a pensé l'inviter chez elle et de surcroît la petite fille devait découcher ce jour pour leur laisser la chambre. L'hébergeuse demande à son amie de réitérer sa demande pour bien comprendre et c'est ainsi qu'elle lui dit ; tu m'as bien dit que c'est ton guide ton marabout, pour ma part ce type n'est pas un guide spirituel, c'est un faux dévot et je vais te demander de quitter illico ma demeure et d'aller chercher un hôtel pour vous retrouver et faire ce qui vous convient, mais certainement pas sous mon toi »
Je terminerai ce propos policé pour éviter de heurter qui que ce soit mais j'ai juste voulu montrer qu'en matière de religion il y a deux espèces ; celui qu'on doit écouter ( le vrai homme de Dieu , le spirituel) et celui qu'on doit suivre ( l'exemplaire, le modèle de vertu par les faits).
Ensuite la laïcité ne doit pas être un simple mot mais une réalité, l'éducation des enfants, des femmes et des jeunes doit être un impératif catégorique pour se prendre en main pour éveiller les consciences.
Kant dans Réflexion sur l'éducation disait ceci « La Religion sans la conscience morale n'est qu'un culte superstitieux On croit servir Dieu lorsque par exemple on loue ou célèbre sa puissance, sa sagesse, sans penser à la manière d'obéir aux lois divines, sans même connaître et étudier cette sagesse et cette puissance. Pour certaines gens, les cantiques sont un opium pour la conscience et un oreiller sur lequel on peut tranquillement dormir »
La foi est une discipline elle est plus dans le cœur que dans la démonstration.
Pape cissoko

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