Société

Gestion urbaine, patrimoines et identités culturelles : Le trou de mémoire

Que serait Rome sans le Colysée et tous ces petits monuments et vestiges du moyen âge et de la renaissance européenne ? New York plus loin de l’autre côté de l’Atlantique sans l’Empire state building, serait-ce toujours New York ? Et Paris alors, sans sa Tour la plus connue ? Les questions liées au patrimoine et à l’identité culturelle de nos espaces et sociétés, surgissent partout dans le monde, mais au Sénégal, malgré l’érection de ces deux notions en Direction nationale, il semble que bientôt, Kermel, Sandaga, les vieilles mosquées omariennes, les vieilles églises et marchés des villes de l’intérieur, ne seront plus qu’un mauvais souvenir dans notre mémoire et celle des enfants d’aujourd’hui.
 
Un monde qui change dans le mauvais sens : les villes et les campagnes. Souvent méconnu ou simplement bafoué, le patrimoine et l’identité culturelle sont un concept presque devenu creux dans les sociétés africaines, tellement, tout semble devenu banal face aux crises en tout genre et la mal gouvernance. Sine Ngayène et ses mégalithes ne seraient pas des vestiges du passé qu’on fait visiter aux touristes s’ils n’existaient pas encore dans le Saloum. Tout comme les amacoquillers du delta dans la même région du coté de Toubacouta, Missira, dans le Diomboss qui conservent les traces de la préhistoire sénégalaise…
 
Comprendre les enjeux de notre monde et accompagner les différentes mutations qui les accompagnent ou les provoquent sont devenus une nécessité pour la presse et les médias en général. Quand le tout politique et ses scandales finissent, de quoi parle-t-on  en général ? De tout et de rien, et pourtant que de sujets importants à explorer pour le public. Parmi eux, cette question liée au patrimoine et aux différentes menaces qui pèsent sur nos identités culturelles.
 
Que reste-t-il de ce qui a fait il y a un siècle ou avant des espaces urbains et les grands villages sénégalais ? Du patrimoine matériel, on peut en dire un peu ; du patrimoine immatériel bien moins, en dehors de quelque symboles comme les croyances populaires, les ordres et les organisations nées des premiers traits de civilisation. Le reste est à l’histoire qu’il faudrait secouer encore et davantage pour poser les bonnes questions sur la signification du patrimoine.
 
Le mérite du collège d’architecture de Dakar, maître d’œuvre de cette belle initiative, est d’avoir mis le doigt sur une question majeure de notre temps : celle d’une nouvelle appropriation de notre propre histoire dans le temps et dans l’espace. Pour un établissement de ce type, ceux qui ne connaissent pas grand-chose aux métiers des architectes, se demandent encore pourquoi cette question de l’identité et du patrimoine à l’intérieur de ce monde où les mots essentiels  sont la conception, la construction, le design extérieur et intérieur, le choix des matériaux, etc. Mais, en ayant choisi le quartier Mbot dans le centre de Dakar pour son histoire, l’école a fait comprendre que le regard sur la ville devrait changer en devenant plus précis, plus adapté et plus orienté vers l’avenir.
 
Le fief du Ndèyedjirew est un coin vivant du Cap vert et de la collectivité léboue et l’accueil coloré que les femmes du quartier ont réservé à la délégation venue d’Afrique invité par l’école de Dakar montrent la vivacité de cette histoire laissée par les sociétés indigènes depuis la création de la médina. Preuve que la mémoire ici est restée intacte. A voir cet homme à l’accoutrement d’un autre âge, rouge dans sa toge avec les excroissances volontaires donnés à son ventre proéminent, on est déjà dans cette histoire.
 
Le grand fromager presque bicentenaire, au centre de cette maison a sans nul doute été le témoin de la vie de cette société d’hier qui voulait marquer son appartenance à un pays d’Afrique fier de ses us et coutumes ; les maisons en baraques, les rues étroites, le caractère sommaire de l’habitat sont aussi les signes de certains traits de caractère de cette civilisation.

Ebola: l'Union africaine lance sa première collecte de dons via SMS

C'est une première. L'Union africaine a lancé le 3 décembre un partenariat avec une série d'opérateurs téléphoniques privés. L'objectif est de lutter contre Ebola à travers un vaste système de SMS payants valables dans 44 pays du continent africain.

La lutte contre Ebola passe aussi par le SMS. Les clients souhaitant apporter une contribution financière devront composer le numéro 79.79. Ils n'auront ensuite qu'à envoyer le message «Stop Ebola » puis choisir un montant. Pour Olawale Maiyegun, directeur des Affaires sociales à l'Union africaine, l'appel au secteur privé était logique.

« Ebola touche gravement les économies et la main-d'œuvre. Donc il semblait indispensable de solliciter les entreprises pour qu'elles s'engagent dans la bataille. Je ne sais pas combien d'argent nous récolterons. Mais vu le boom des télécommunications en Afrique, le potentiel est énorme. »

Le système de SMS s'étendra jusqu'à fin février. Les dons s'ajouteront aux 36 millions de dollars de dons récoltés ces derniers mois dans le secteur privé par l'Union africaine. Olawale Maiyegun explique que l'initiative SMS servira d'abord à l'envoi de personnel médical dans les pays touchés.

« La communauté internationale a fourni beaucoup d'infrastructures et d'équipement. Mais il y a un manque criant de main-d'œuvre formée. Nous avons déjà envoyé des volontaires. Mais nous voulons monter en puissance. Ces gens aideront auprès des malades, mais certains seront aussi chargés de renforcer les systèmes de santé qui se sont en grande partie effondrés. Pour que, lorsqu'Ebola sera vaincu, ces pays soient mieux préparés à l'arrivée des prochaines épidémies. »

L'Union africaine compte envoyer un millier de médecins, infirmiers ou encore laborantins d'ici les prochaines semaines en Guinée, Liberia et Sierra Leone.

Le taurin Ndama : Une petite reine du sud qui fascine les chercheurs

Le président Macky Sall a découvert lors de sa dernière visite à Brazzaville, la ferme du Président Congolais, où étaient élevées des vaches de la race Taurin ndama ramenées du Sénégal et introduites dans cette belle demeure par un homme passionné d’élevage et de curiosité pour cette espèce dite trypanotolérante. Denis Sassou Nguesso a sans doute émerveillé le président sénégalais en lui faisant visiter ce ranch. Mais sûr qu’il lui aussi donné des idées. Car l’amélioration des races n’est pas une donnée nouvelle au Sénégal. Mais, qui le savait en dehors des spécialistes et des gens comme Pape Seck, cet éleveur qui travaille du coté de Bargny et tous ces anonymes qui se battent seuls dans leur domaine sans l’aide d’un mécène du privé, d’une banque ou de l’Etat.
 
Et pourtant,  ici, au Sénégal, il a été mis sur pied depuis le début de la décennie 1970-80, un programme de sélection du taurin Ndama (né exactement en 1972) avec la constitution entre mars 1972 et octobre 1974 du noyau de fondation composé de 123 génisses et 8 taureaux. Ces animaux ont été achetés auprès des éleveurs traditionnels de la région de Casamance et du Sénégal oriental. A la fin de l’année 1980, ce troupeau comportait 362 têtes. Le critère de sélection était représenté par la croissance pondérale. Les veaux sont sevrés à l’âge de 6 mois et sont ensuite séparés suivant le sexe.
 
Les femelles rejoignent le lot de génisses jusqu’à l’âge de 18-23 mois où la sélection est faite pour les génisses devant entrer en reproduction. Les animaux non retenus sont réformés. Pour les mâles, ils sont mis dans un lot de pré-testage collectif jusqu’à 18 mois où la sélection est faite. Les meilleurs sujets (une dizaine environ) sont choisis pour subir le pré-testage individuel jusqu’à l’âge de 24 mois, âge auquel la sélection des futurs géniteurs est faite. Les sujets les plus performants (2 à 3) sont retenus comme géniteurs de remplacement pour le noyau du Centre de recherches zootechniques et les autres sont mis en cession pour les troupeaux villageois.
 
 Ce schéma de sélection a fonctionné juste qu’en 1992 où un schéma avec ouverture du noyau de sélection du centre à des gènes extérieurs venant des troupeaux villageois a été testé. Les raisons de ce changement venaient du fait que la base de sélection du noyau était trop faible pour assurer un progrès génétique et éviter la consanguinité au niveau du troupeau. L’introduction d’animaux venant des troupeaux villageois permettait d’augmenter la base de sélection et ainsi de réduire l’accumulation de la consanguinité. Le test conduit en 1992-1993 a permis, après un dépistage de vaches ‘’exceptionnelles’’ sur la base de la production laitière, de transférer une cinquantaine de vaches au niveau Crz. Ces vaches ont été inséminées avec de la semence récoltée au niveau des taureaux du centre et retournées dans leur troupeau d’origine. Les produits issus de ces vaches devraient être transférés au Centre de recherche pour un test de croissance. Les résultats et enseignements obtenus de ce test indiquent que le dépistage des vaches au niveau de troupeaux villageois et sur une large échelle était possible ; mais le recrutement de vaches ‘’exceptionnelles’’ et le transfert au noyau du Crz était plus problématique. Les éleveurs  n’étant pas disposés à mettre à la disposition du centre leurs meilleures femelles. Les dépistages de vaches ont continué jusqu’en 1996 avec transfert de vaches pour être saillies au niveau du centre et retour dans les troupeaux villageois. Le nombre de produits issus de ces vaches n’est pas connu et il n’y a jamais eu de transfert des produits mâles pour testage.
 
Ainsi, le système de sélection à noyau ouvert n’a en fait jamais été opérationnalisé puisqu’il n’y a jamais eu de transfert d’animaux ayant contribué à la reproduction du noyau de sélection.
 
Au début, il y a eu le Progebe
 
Le Projet de gestion durable du bétail ruminant endémique en Afrique de l’Ouest (Progebe)  est né de la volonté des pays de la sous-région (Gambie, Guinée, Mali et Sénégal) de conserver le bétail trypanotolérant qui vit dans les zones subhumides et humides de ces pays.  Ce bétail composé de bovins Ndama, de moutons Djallonké et de chèvres naines, est adapté à cet écosystème particulier où sévit la mouche Tsé tsé vecteur de la trypanosomose animale qui empêche les races de ruminants sahéliens de se développer dans ces zones. La stratégie de conservation du bétail trypanotolérant repose sur deux piliers : la préservation de l’habitat naturel de ce bétail et l’amélioration de sa production et de sa productivité accompagnée d’un meilleur accès au marché.
 
La préservation de l’habitat naturel du bétail trypanotolérant est réalisée grâce à des efforts de lutte contre les feux de brousse qui constituent un fléau majeur de dégradation des ressources naturelles et de perte de biodiversité, les déboisements abusifs pour la recherche de terres de cultures et l’exploitation du bois de chauffe ou d’œuvre.  La mise en œuvre de ces actions de  contre les péjorations de l’environnement implique un engagement et une implication active des communautés pour asseoir un modèle de gestion durable des ressources naturelles. Ainsi, des plans d’occupation et d’affectation des sols (Poas) ont été  élaborés et mis en place au niveau des communautés rurales où intervenait le projet.   
 
La préservation des écosystèmes par une meilleure gestion des ressources naturelles devrait aussi assurer au bétail une disponibilité alimentaire moins aléatoire surtout durant la saison sèche. L’élevage du bétail trypanotolérant a été longtemps dominé par un mode de production extensive où l’exploitation des parcours naturels constitue la base de l’alimentation. Ces systèmes de production animale plus ou moins intégrés à l’agriculture, ont été essentiellement fondés sur l’exploitation de l’adaptation des animaux à ces écosystèmes. En plus de la trypanotolérance, le bétail présente également à des degrés divers des résistances contre les endoparasites (moutons Djallonké), la dermatophilose (bovins Ndama) et dispose de capacités à valoriser des fourrages grossiers et pauvres. La taille réduite de son format constitue également un atout en cas de rareté des ressources alimentaires.
 
L’amélioration de la production et de la productivité de l’espèce est réalisée à travers un meilleur accès aux services de santé animale, aux pâturages et à l’eau et à des géniteurs améliorés. La qualité génétique du bétail et l’amélioration de ses conditions d’élevage constituent les fondements d’une meilleure attractivité et valorisation du bétail pour assurer sa conservation.  Ainsi, le Progebe en partenariat avec l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) à travers le Centre de recherches zootechniques de Kolda (Crz-K) a entrepris des actions visant la revitalisation du programme de sélection du taurin Ndama.
 
Ce programme de relance initié en fin 2009 avec le repeuplement du noyau de sélection du Crz a nécessité la participation des éleveurs de la zone d’emprise du Crz (villages situés sur une rayon de 10 à 15 km autour du centre) qui ont apporté leur concours en acceptant de mettre à la disposition du Crz des vaches.
 
L’AMÉLIORATION GÉNÉTIQUE - UN SUCCES ACQUIS GRACE A LA RECHERCHE
 
On l’oublie souvent, mais on fait encore de la recherche en Afrique et au Sénégal. Les activités développées pour reconstituer le noyau de sélection et sa gestion ont permis :
• à travers des visites d’échanges au niveau du Crz-K, d’informer et de sensibiliser les éleveurs de la zone d’emprise et ceux des sites d’intervention du Progebe, sur le programme de sélection ;
• de redémarrer un contrôle de performances et d’identifier sur les animaux mâles qui étaient dans le centre avant le programme de relance, des géniteurs à diffuser. Quatorze jeunes géniteurs ont été ainsi disséminés dans les troupeaux de la zone d’emprise et dans les sites du projet;
• un lot de 24 jeunes taurillons nés depuis la relance est actuellement en phase de testage sur la croissance pour produire de futurs géniteurs. Le principal défi est la consolidation et la pérennisation des premiers résultats et acquis du programme de sélection.
 
En effet, le Progebe qui a accompagné et appuyé l’Isra et les éleveurs dans cette phase de relance, devrait finir en octobre 2014. L’amélioration génétique étant une opération qui doit se faire dans la durée, il s’agira alors que l’Isra, le service de l’élevage et les éleveurs avec éventuellement d’autres partenaires prennent le relai.
L’implication des éleveurs dans la gestion du programme de sélection devra s’affirmer davantage pour une meilleure appropriation et pilotage du programme. Le renforcement des capacités organisationnelles de la Coopérative des sélectionneurs de Ndama devra être poursuivi afin qu’elle puisse assumer pleinement la prise en charge à terme de la gestion du noyau de sélection avec l’appui technique de l’Isra et des services de l’élevage.
 
LIGNES DE FORCES  - CELEBRONS LE GENIE SENEGALAIS DE L’ALIMENTATION
 
La Sillicon Valley, une invention humaine que les extraterrestres n’ont pas laissée à l’Amérique pour les beaux yeux de ses hommes et de ses femmes. Pour la génération d’avant, actuelle et d’après, il aura fallu inventer cet espace. Aujourd’hui, tout le monde en parle et l’imite. Que devons-nous faire pour sortir notre agriculture et l’élevage de la situation d’abandon sinon de résignation dans laquelle on les a laissés. Depuis quelques années, les mots à la mode : l’émergence et le développement.
 
Or, en fouillant dans les textes, dans les archives nationales de l’agriculture et de l’élevage et en allant regarder dans les vieilles bibliothèques des institutions de recherche, on se sera encore étonné de ne trouver que de la vieille paperasse qui ne demande qu’à être réactualisée.  Alors qu’on aurait pu le faire depuis longtemps en remettant au goût du jour, grâce à la magie de l’informatique, certaines de nos trouvailles scientifiques, techniques et technologiques tout comme tous les projets porteurs des années 50-60-70 jusqu’au début de la décennie 2000.  La Sillicon Valley, mon exemple du jour, n’est pas une invention tombée ex. Nihilo, du ciel. Ces hommes et femmes qui l’ont conçue et aménagé dans la forêt californienne, en ont fait l’espace le plus adapté aux innovations en tout genre, d’un monde devenu fou et avide de progrès.
 
Alors, ne pourrait-on pas, pendant qu’on s’époumone derrière des milliards volés par les uns et cachés par les autres, mettre tout cet argent au service d’un certain désir d’avenir pour le Sénégal ? Question de fond ! Question de vie ! Des milliards qui fuient, un président qui dit en disposer au moment où l’Isra qui vient de finir ses journées scientifiques pour l’année 2014, a un mal fou à répondre à nos besoins d’alimentation. Le débat de fond du mandat de Macky Sall est aussi autour de ces questions.
 
Dire qu’il existe un génie sénégalais ne servirait à rien. On le sait. Ce génie, il existe depuis toujours, mais, c’est notre peur à affronter l’avenir, ce fatalisme des faux devins qui voient ou non, la pluie, qui pose problème. Produire du riz en quantité est devenu une expression politique. Mais, pourquoi ne parle-t-on pas de produire du bétail en qualité et en quantité ? Les foires se multiplient et celles de Dakar, même ramenée à un an d’intervalle, n’est qu’un espace de vente de produits qu’on connaît. On doit réinventer ce grand marché avec plus d’ambition et de créations.
 
Le génie sénégalais a besoin d’autre chose à créer et à offrir. C'est-à-dire, la promotion des initiatives destinées à booster la qualité de ce que nous produisons et exposons tous les jours dans les marchés pour notre nourriture. En la matière, le Président de Slow Food international, Carlo Petrini qui a promis une prochaine visite au Sénégal, a donné le ton sur l’incapacité du monde à recycler et explorer toutes les productions que la terre lui offre. Selon lui, il existerait 7000 espèces végétales dans le monde ; or, à l’en croire, l’humanité ne consommerait que quelque 700 unités de ce vaste ensemble. Voilà un défi de taille que la recherche de la promotion du savoir indigène et du savoir faire des chercheurs, devrait aider à exhumer des tiroirs cachés de la science.
 
Le travail devrait commencer très tôt si on veut aider la prochaine génération à garder le fil de la pensée de l’émergence et du développement du pays que les actuels décideurs cherchent à promouvoir. Cela passe par ce petit chemin qu’il faudra quoiqu’il arrive, emprunter un jour. Et très vite…
 
LES PAGES INITIATIVES
 
Cette rubrique « Initiatives » a été conçue pour aller à la rencontre de ceux qui osent.  Elle devrait encourager également une nouvelle manière de voir la vie des gens qui travaillent loin des turpitudes politiques qui ne résument pas, à elles seules, ce qui passe dans le pays.
 
La rubrique voudrait être perçue comme un cadre d’innovations qui va faire la synthèse de ce qui se fait réellement en matière d’efforts de développement au Sénégal. De la recherche dans tous les domaines aux petites inventions, elle abordera toutes les questions liées au design, à la couture, la mécanique, la petite agriculture, l’élevage avec l’embouche ovine, bovine et caprine, la reconversion des séniors, la formation, l’encadrement des jeunes, les Petites et moyennes industries,  etc.) La question est pour nous, d’accompagner le progrès où qu’il se trouve.
 
Loin des pages classiques, la rubrique « Initiatives » sera aussi un espace de débat sur les résultats concrets et visibles obtenus en matière de recherche. Elle sera composée de petits reportages partout où l’on trouvera des pratiques innovantes avec de temps à autre, l’éclairage d’un spécialiste.

Etude - 83% des jeunes de 15 à 19 ans consomment de la marijuana, de la cocaïne,... : Les HLM de la drogue

L’info fait tressaillir de peur : Les Hlm hébergent le plus grand nombre  de drogués dans la capitale. Les statistiques, fournies par la Coalition communautaire antidrogue des Hlm (Cocan), appuyée par les autorités sénégalaises et une Ong américaine spécialisée dans ce domaine, montrent que le mal est très profond : 83 % des jeunes âgés entre 15 et 19 ans touchent à la marijuana ou à la cocaïne. Sidérées par la situation, les populations s’engagent à inverser la tendance. Surtout que le quartier a été mis sur la liste rouge du ministère de l’Intérieur.

Cela relève presque de l’improbable : Les Hlm ont le taux le plus élevé de drogués dans la capitale. Depuis quelques temps, cette commune est mise sur la liste rouge par le ministère de l’Intérieur qui fait le classement des zones les plus exposées à la consommation des stupéfiants. Les statistiques font froid dans le dos : 83 % des jeunes de cette localité, situés dans la tranche d’âge comprise entre 15 et 19 ans, s’adonnent à la drogue. Si les 10% des jeunes fument la marijuana, les 5% se livrent à la cocaïne. Et les autres touchent à d’autres stupéfiants. Cette situation est surtout favorisée par la proximité avec les trafiquants qui ont élu domicile dans ce quartier situé dans le ventre mou de la capitale. L’information est contenue dans un rapport qui a fait l’objet d’une restitution mercredi et jeudi à l’église des Hlm, organisée par la Coalition communautaire antidrogue des Hlm (Cocan) dont le président est Ab­dou­laye Guèye en partenariat avec l’Ong américaine, la Communauté antidrogue des coalitions américaines (Cocad) avec à sa tête Benoît Dagadu. «Hlm est sur la liste rouge au niveau du ministère de l’Intérieur. La plaie est profonde. A chaque coin de rue, on retrouve des trafiquants», témoigne Ama­dou Jean Guèye, chef de quartier des Hlm 2 et 3.

Hlm sur la liste rouge du ministère de l’Intérieur
Mais, les trafiquants sont traqués de jour et de nuit : Selon la police des Hlm, citée par le rapport, «10 consommateurs de cannabis et 4 trafiquants ont été arrêtés au cours des 30 derniers jours et 30 consommateurs et 6 trafiquants dans les 12 derniers jours». Ce n’est pas seulement les garçons qui usent de la drogue. La consommation se féminise avec les filles qui s’en enivrent à cœur joie au niveau de la commune des Hlm. «Des filles fumant du chanvre indien ont été arrêtées la fois passée», raconte Abdoulaye Guèye, le président du Cocad Hlm. Elle est favorisée toujours, selon l’enquête par le chômage, la promiscuité et la mauvaise fréquentation des jeunes, si l’on  s’en tient aux informations issues de l’enquête réalisée par les relais formés par le Cocan en partenariat avec l’Ong américaine.
Abdoulaye Guèye juge que l’heure est venue pour réagir face à ce fléau. «Nous ne devons pas croiser les bras, si la consommation de la drogue a pris des proportions chez les jeunes aux Hlm, c’est que les gens ont fait de la drogue un sujet tabou. Catastrophique ! Il ne faut pas se voiler la face. Si tu veux régler un problème, il faut le régler à la racine. J’ai été sidéré. J’ai eu honte. J’ai eu des frissons», constate, avec force,  le président de Cocad Hlm. «Nous voulons amener les personnes responsables à parler de la drogue. Parce que si on n’en parle pas, nous n’allons pas trouver des solutions. Tous ceux qui sont dans les foyers sont confrontés à ce fléau. Nous le vivons au plus profond de nous-mêmes», ajoute Abdoulaye Guèye. «Aujourd’hui, les gens se droguent sans gêne. C’est là où ça devient dangereux. A ce moment, nous sommes plus nombreux que ceux qui fument. Mais imaginons s’ils deviennent plus nombreux que nous. Ce serait dans ce cas catastrophique. Il faut prendre le taureau par les cornes», renchérit-il.
Fatoumata Diouf Guèye, 2e adjoint au maire des Hlm, souligne que la drogue est un fléau  qui est loin de se ralentir au niveau des Hlm. La mairie de la localité compte appuyer le Cocad Hlm dans la lutte contre la drogue en apportant son soutien sur tous les plans, si on se fie aux assurances de la 2e adjointe au maire. Un plan d’action sera déroulé par l’association pour réduire le taux de l’usage de la drogue chez les jeunes. C’est ce que compte faire en 2015 la Cocan Hlm. S’activant depuis 1992 dans la lutte contre la drogue, l’Ong américaine, la communauté antidrogue des coalitions américaines (Cocad) et la coalition communautaire antidrogue des Hlm (Cocan) ont du pain sur la planche.

lequotidien.sn

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