Société

Le « tchip » : une pratique qui exaspère les professeurs - par lefigaro.fr  pratique courante au Sénégal et ailleurs

 

Le « tchip » : une pratique qui exaspère les professeurs - par lefigaro.fr pratique courante au Sénégal et ailleurs
On pouvait entendre de nombreux «tchips» dans le film «Entre les murs» Crédits: © Haut et Court
Dans certains établissements, ce bruit de succion d'origine africaine signifiant le mépris ou la désapprobation a été interdit.
Entre l'onomatopée et le sifflement, il se fait les dents serrées, sans qu'on puisse toujours identifier son auteur. Le «tchipage», son d'origine africaine se répand dans les classes de collèges et lycées, ce qui exaspère les professeurs. Certains n'en peuvent plus d'entendre ce bruit de succion désapprobateur dès qu'ils dont une remarque ou tournent le dos à leurs classes. Les exclusions pour «tchip» sont de plus en plus fréquentes dans les classes.

Eric Bongo, proviseur adjoint du lycée des métiers Charles Baudelaire à Evry (Essonne) a décidé de bannir ce son de mépris de son établissement: «Le tchip est interdit au lycée, comme toute insulte, car c'est une insulte», explique ce béninois d'origine au Parisien.
«80% des élèves, dans certaines classes, sont noirs. Il faut qu'ils se débarrassent de certains codes culturels qui sont inappropriés au monde scolaire et au monde de l'entreprise» explique encore le responsable d'établissement. A la rentrée prochaine, un autre collège d'Evry appliquera cette mesure.
«Un concentré de dédain»
Le «Tchip» a gagné les cours de classe ces dernières années, à la vitesse du «wesh-wesh» d'antan. Dans une chronique consacrée à ce «phénomène de société» dans l'émission Karambolage d'Arte de la réalisatrice Elsa Perry, Yaotcha d'Almeida expliquait qu'il s'agit d'une «production buccale sonore typiquement afro, partagée par la majorité des cultures noires, qu'elles soient africaines, caribéennes ou noire-américaines». Les noirs-américains emploient l'expression «to suck you teeth» , littéralement «sucer ses dents». Il y des multitudes de façons de «tchiper»: il peut être court, long, agrémenté d'un claquement de langue ou d'un rictus de mépris.

Ce tic de langage, souvent employée par les mères pour recadrer leur progéniture, peut exprimer l'agacement, le mépris, la désapprobation. Pour Christiane Taubira, qui l'avait employé pour répondre à des détracteurs du Front National, il s'agit d'un «concentré de dédain». «Il y a quelque chose que l'on fait dans les sociétés créoles, en Guyane et ailleurs. C'est un langage très féminin, et c'est ce que ça m'inspirerait: ça s'appelle un 'tchip', et c'est un concentré de dédain», avait-elle répondu lors d'une interview à I-télé alors qu'on l'interrogeait sur le Front National.

«On peut se tchiper entre pairs, ou tchiper un subordonné, mais il ne me viendra jamais à l'idée de tchiper un aîné ou un employeur», peut-on encore entendre dans cette chronique d'Arte consacrée au «Tchip». Yaotcha d'Almeida y annonçait «bientôt, toute la France va tchiper».

« Qu'on se le dise le chip en France une transmisson mal faite mal comprise. Dans la transmission il faut choisir ce qui est bon et laisser ce qui est mauvais. Le chip est impoli, on peut le faire entre potes mais jamais aux parents, aux adultes, etc . Nos enfants dans les écoles françaises parce qu'ils ont du mal quelque fois de s'expliquer oralement de façon claire et compréhensible utilisent cette onomatopée insensée pour répondre. C'est en 2010 que j'ai entendu dans les Yvelines, alors que je formais des enseignants, des travailleurs sociaux ; médecins scolaires et personnel de l'éducation nationale et on m'a demandé ce que voulait dire ce phénomène nouveau : le tchip.
J'ai dit ce que ça voulait dire et qu'un élève n'a pas à être vulgaire avec les adultes. Le tchip c'est dans la rue. Même si le tchip n'est pas une insulte méchante, c'est l'expression du dégoût, du refus, une toiserie, etc, on ne doit pas en user quand on est bien éduquer Les parents doivent être sensibilisé sur cette question. On doit apprendre aux enfants à bien parler, répondre et leur signifier ce qui n'est pas correct. Je constate que blancs, noirs, jaunes etc «tchip» à présent comme effet de mode, mais il faut noter que c'est une attitude impolie qui mérite en tout cas dans la classe.

Ma collègue, Mme SOUVERAIN qui refuse les amalgames nous invite à voir aussi d'autres comportements tout aussi répréhensibles, cet enfant qui tourne le dos quand on lui parle, l'autre enfant qui lève les yeux au ciel quand on lui parle, etc, imaginez 20 tchips dans une classe.... » Pape Cissoko

Vers un renforcement de la collaboration entre Jovago.com et le ministère du tourisme du Sénégal  par Ismael Cabral Kambell

 

Vers un renforcement de la collaboration entre Jovago.com et le ministère du tourisme du Sénégal par Ismael Cabral Kambell
Le Ministre du Tourisme et des Transports aériens, Abdoulaye Diouf Sarr a reçu le jeudi dernier Xavier Starkloff, le Directeur Afrique de l'ouest de jovago.com, site de réservation d'hôtel en ligne, présent au Sénégal depuis plus d'un an. Cette rencontre a été l'occasion pour le responsable de la plateforme de présenter officiellement au ministère les services offerts par cet acteur de l'hôtellerie présent dans plus de 40 pays africains.
« C'est pour nous un plaisir d'avoir été reçu par Monsieur le Ministre, cela témoigne de l'intérêt qu'il accorde à notre entreprise qui œuvre à promouvoir davantage la destination Sénégal », a laissé entendre Xavier Starkloff, Directeur régional de jovago.com. Cette rencontre revêt un caractère important, car les deux entités ont un objectif commun, celle d'améliorer le secteur touristique dans le pays
Le Ministre Abdoulaye Diouf Sarr, qui s'est réjoui de la présence au Sénégal de Jovago.com et de son implication dans la relance du tourisme au Sénégal. « Ce genre de service nous intéresse au plus haut plan. Nous ne pouvons pas développer le tourisme sans s'aligner sur les standards internationaux », a indiqué le Ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Conscient que toute contribution visant à promouvoir la destination Sénégal est la bienvenue, le Ministre a instruis ses services a initié un cadre de travail avec les responsables de la plateforme, afin d'asseoir une politique commune et mener des actions concrétes dans le domaine touristique
Jovago qui a fait du Sénégal son hub régional, compte plus de 1 000 hôtels partenaires dans les 14 régions du pays et 20 000 au niveau continental. Ainsi la plateforme n'enttend ménagé aucun effort envers les autorités, notamment dans la diffusion d'information d'analyse qui pourrait mieux aider à comprendre l'activité touristique dans le pays.
Ismael Cabral Kambell Jovago.com

Boubacar Joseph Ndiaye ancien conservateur de l’ile de Gorée du Sénégal, un esclave libéré par Ismael Cabral Kambell de jovago

 

L'annonce de son décès le 6 Février 2009 a fait le tour de la planète, car le personnage emblématique de l'ile de Gorée avait fini par se faire des amis à travers le monde. Boubacar Joseph Ndiaye et Gorée, c'était plus qu'un travail, l'homme en avait fait le combat de sa vie, durant 40 ans. Cette semaine, le site de réservation d'hôtels numéro un en Afrique jovago.com et votre site d'information ont tenu à rendre un hommage à un homme de valeurs au service de l'histoire de l'humanité.

Sa notoriété, Boubacar Joseph Ndiaye l'a acquise par son attachement à l'histoire de Gorée. C'est en 1962 que nait cette passionnante histoire, lorsqu'il est nommé conservateur de la Maison des esclaves après son rachat par l'Etat en 1958. Dès lors, il consacrera sa vie à cette île qui a vu transiter des millions d'Africains exportés vers des cieux inconnus. Celui qui avait fini par être la voix des chaînes des esclaves de Gorée racontait avec passion aux milliers de visiteurs, l'histoire de ces hommes, femmes et enfants arrachés à l'Afrique. Grâce à Boubacar Joseph Ndiaye, la maison des esclaves est devenue mondialement célèbre. Son dévouement et son combat quotidien de valoriser ce lieu, lui ont valu de nombreuses distinctions dont celle de l'UNESCO. En quatre décennies, le charisme, non dépourvu d'humour à l'occasion, de Boubacar Joseph Ndiaye n'a laissé aucun visiteur indifférent, car le maitre des lieux savait captiver l'attention de ses hôtes. En juin 2006, il a été désigné officiellement « trésor humain vivant », car à travers sa personne ce lieu d'histoire a survécu au temps.

Né le 15 Octobre 1922 à Rufisque, Boubacar Joseph Ndiaye est présenté comme l'une des personnalités sénégalaises les plus connues dans le monde, au même titre que le poète président Léopold Sédar Senghor, notamment des historiens, des amis de la culture et des touristes. Celui qui est devenu en 1968 le premier conservateur de la Maison des esclaves de Gorée a fait ses études primaires à Gorée, puis a rejoint l'Ecole professionnelle Pinet-Laprade de Dakar. Avant sa nomination comme conservateur, il a travaillé comme typographe, puis a servi sous le drapeau dans l'armée française en 1943. Boubacar Joseph Ndiaye était le patrimoine vivant de Gorée et son ouvrage « Il fut un jour à Gorée : un devoir de mémoire», paru en 2006 ou encore « La Maison des Esclaves de Gorée», , paru plus tôt la même année sont un témoignage poignant d'un homme qui a consacré sa vie entière à lutter contre l'oubli et à briser le silence sur l'une des plus grandes tragédies de l'histoire humaine. Son décès le 6 février 2009 a plongé de nombreux amis de Gorée dans le « noir », heureusement qu'avant son rappel à Dieu vers la « porte du non-retour », le conservateur a su léguer son héritage à la nouvelle génération qui a aujourd'hui le devoir de faire vivre à jamais l'histoire de l'île dans la mémoire collective.
Ismael Cabral Kambell de jovago Jovago.com

Sénégal: l'ONU estime le procès de Karim Wade inéquitable

«La détention de Karim Wade est arbitraire», estime le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire. La décision date du 7 mai mais elle n'a été notifiée officiellement que lundi 1er juin aux avocats de la défense de Karim Wade, condamné à six ans de prison ferme en mars dernier pour enrichissement illicite. Le groupe de travail des Nations unies demande donc au Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour remédier au préjudice subi, en prévoyant une réparation intégrale.
 

Pour le gouvernement, le groupe de travail de l'ONU n'a rendu qu'un simple avis. Le pourvoi en cassation de Karim Wade n'est pas encore vidé. Seule compte la décision des juridictions sénégalaises. Maître Aly Fall, avocat de l'Etat sénéglais, conteste les conclusions du rapport. « Cette affaire a été jugée régulièrement par des juridictions sénégalaises régulièrement composées et qui fonctionnent normalement. C'est pas à un groupe d'experts d'ordonner ou de faire une quelconque injonction au pouvoir judiciaire au Sénégal. Cela me semble ahurissant. »

Pour les avocats de Karim Wade, c'est la confirmation de ce qu'ils ont toujours dénoncé. Maître Mohamed Seydou Diagne salue la position de l'ONU : « le groupe de travail des Nations unies rend enfin justice à M. Karim Wade. C'est la victoire du droit sur l'arbitraire, c'est la victoire du droit sur la force d'un Etat ». Et il appelle les autorités à « appliquer les avis et recommandations de l'ONU », à « libérer immédiatement » le fils de l'ancien président et à « l'indemniser à hauteur de son préjudice ».

Il s'agit d'un document de neuf pages dans lequel les experts listent plusieurs manquements constitutifs de violations des lois nationales et du droit international. Les membres du groupe de travail décrivent la Crei, la Cour de répression de l'enrichissement illicite, comme une juridiction d'exception. Une juridiction incompétente pour juger Karim Wade, ministre en exercice au moment des faits incriminés.

Selon le groupe de travail des Nations unies, la détention de Karim Wade est arbitraire, parce que le prolongement de sa détention préventive n'avait pas de base légale. Ensuite parce que les délais des procédures n'ont pas été respectés : selon les textes qui régissent la Cour de répression de l'enrichissement illicite, Karim Wade devait être fixé sur son sort dans les neufs mois, or la procédure a duré le double : 18 mois en tout.

Le groupe de travail dénonce d'autres manquements à la Déclaration universelle des droits de l'homme et au pacte international relatif aux droits civils et politiques, comme la différence de traitement entre les prévenus puisque certains ont bénéficié d'une liberté provisoire quand Karim Wade était maintenu en prison.

C'est une violation du droit à un procès équitable, selon l'institution onusienne. En fait, cette liste de griefs a été soumise au groupe de travail par la défense de Karim Wade. Les arguments de l'accusation n'ont pas été pris en compte dans la rédaction de cet avis, précise par ailleurs le groupe de travail. L'Etat sénégalais n'a pas respecté les délais et a rendu sa réponse un jour trop tard

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