Société

Des penseurs qui comptent au Sénégal et dans le monde : Pr D SAMB, PR S B DIAGNE, Pr  T NDIAYE ;  Pr Ibrahima SOW et A R WANE
Tidiane Ndiaye Abdoulaye Rokhaya WANE Pr Ibrahima SOW Pr Djibril SAMB Pr Souleymane Béchir DIAGNE Il est des personnes, des intellectuels qui méritent d’être connus et reconnus. Il est des gens qui méritent d’être écoutés et suivis. Mr Tidiane NDIAYE a été reconnu pour ses travaux sur l’esclavage et la communauté scientifique a trouvé juste ses apports pour l’évolution de la pensée. T NDIAYE a su débusquer les chaînons manquants avec une rigueur scientifique qui ne la laisse à aucun hasard. Tidiane N'Diaye a mené une carrière de chargé d'études à l'INSEE, de professeur d'économie descriptive et directeur de recherches à Sup de Co Caraïbes. Il est l'auteur de plusieurs études économiques et sociales de l'INSEE sur les Départements français d'Outremer (DOM). Également chercheur spécialisé dans l'histoire et l'anthropologie des civilisations négro-africaines et de leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise), il a publié de nombreux travaux et articles scientifiques sur le sujet. Tidiane N'Diaye est le premier chercheur africain dont les travaux (Traite négrière arabo-musulmane, Le génocide voilé, à propos de la traite arabe) ont été nominés au Prix Renaudot de l'essai en 2008. La plupart des travaux de Tidiane N'Diaye figurent au Centre National de Documentation Pédagogique du ministère de l'éducation nationale et dans le Système Universitaire de Documentation et de Recherches, à la disposition des enseignants, chercheurs et étudiants. L'Afrique a reconnu très tardivement Cheikh Anta DIOP, le monde scientifique lui a fermé certaines portes, avec T. NDIAYE les chaînons manquants sont dévoilés et il faut le suivre et le protéger; les ed Gallimard s'en chargent à leurs façons. T NDIAYE est depuis dans le gotha noir T2/ P.B. CISSOKO Abdoulaye Rokhaya WANE stratégiste nous vient du Canada après avoir été formé au Sénégal. Face à la complexité, face aux multiples, il trouvera le meilleur choix possible pour nous guider malgré les survivances, les préjugés, les habitudes, il trouve toujours le bon axe ou le bon angle, la bonne stratégie pour agir. Des élites qui se passent le pouvoir, des dirigeants légaux, non légitimes, des sacrifices absolument nécessaires, des responsabilités à prendre maintenant, des ruptures indispensables, des défis incontournables, des valeurs sûres de chez nous, ce technicien de l’action efficace investit tous les secteurs de la société. Président de Leadership Afrique, Abdoulaye Rokhaya Wane a accompagné tout le processus qui a abouti à la mise en place de la Coalition du Secteur Privé contre la Corruption (CSPC). Il explique les péripéties et l’intérêt de cette coalition. Pour lui, il est aussi bien de la responsabilité de l’Etat que des acteurs économiques de lutter ensemble et efficacement contre la corruption. A. R. WANE nous dis ceci : L’Afrique, c’est connu, est le continent qui enregistre les statistiques les plus alarmants sur la pauvreté, les maladies et le sous développement. Les crises alimentaires qui y sévissent, les guerres qui s’y déroulent et les injustices exacerbées qui la déstabilise, ont fini de cantonner l’Afrique dans une forme d’impuissance définitive à maîtriser son destin. Des élites qui se passent le pouvoir. Le Sénégal fonctionne comme si, d’un régime à un autre, chaque équipe confie à la suivante, la charge de résoudre l’équation du développement. Pendant ce temps, le peuple trinque et la démocratie se résume en un jeu dont la seule règle est la conservation du pouvoir. Il est connu pour être l’auteur de cette tribune dans un journal sénégalais : PRESIDENT SALL, SI VOUS PERMETTEZ… Parlons à la classe politique Le Pr Ibrahima SOW est le nouveau sénégalais, qui malgré le temps passé dans le monde universitaire, nous révèle ce qui caractérisent les sénégalais. Il tente de nous montrer ce qui freinerait le sénégalais dans sa façon d’agir et de penser, en cela il rend service à la communauté. « Il est grand temps de sonner l’alerte, car cette plaie gangrène actuellement tous les milieux où les médiocres, sans vergogne, s’approprient les idées et créations d’autrui, comme il en est peut-être de l’auteur de cet article qui ne daigne même pas citer ses sources ». L’homme de la rupture, le philosophe actif, ose secouer le joug et propose au Sénégal, aux sénégalais et aux africains une vraie politique de progrès. Voilà une partie de mon texte : 'Ma position, quant à moi, qui ne suis d’aucun parti politique, est tout autre, car moi je théorise une vraie rupture qui consisterait à adopter dans la Constitution un mandat unique de 6 voire de 7ans. Donc, pour respecter la logique de ma proposition, je serais assez d’accord pour que vous accomplissiez les 7 ans prévus par la Constitution, mais ni moins ni plus. Il vous resterait alors encore 5 ans à faire, ce qui permettra à votre gouvernement d’aller au travail pour réussir les grands projets du Pse (quelques-uns au moins du Plan Sénégal émergent seront certainement réalisés). Ce professeur infatigable, dans sa grande posture de penseur, regarde notre société, l’analyse et lui révèle tellement de choses qui conditionnent son existence et probablement l’affectent et la retiennent plus ou moins au lieu d’être maître de son destin. Dire notre société traditionnellement habituée au « maasla » à cette sorte de bienveillance fausse et hypocrite est un courage que seul le Philosophe à l’image de Socrate ou Sénèque ose se permettre et c’est ce qu’il faut dans nos pays englués dans la paraître et l’artifice voué à l’échec. L’IFAN ce haut lieu de la pensée nous gratifie toujours d’intellectuels de hauts rangs qui méritent d’être écoutés avec la raison et non le cœur. Le Pr Djibril SAMB l’un des plus grands universitaires d’Afrique , il a dirigé l’IFAN, Le Pr D SAMB est le Luc BRISSON africain. Luc BRISSON est un québécois né en le 10 mars 1946 à ST-ESPRIT vivant en France directeur de recherches au CNRS et spécialiste de Platon et des religions grecques. Quand je commençais mes études de philosophie au Département de philosophie de l’UCAD, le Pr D SAMB nous avait initié à la pensée des Pères de l’Eglise, Clément d’Alexandrie et Origène. Les Stromates ( corpus d’ouvrages) étaient bien référencés à la bibliothèque mais étaient physiquement absents. Le Pr revenu de France de la Sorbonne pose la question au responsable de la bibliothèque et ce dernier lui répond que personne ne pouvait utiliser ces ouvrages et c’est ainsi que les prêtres avaient emprunté le corpus. Le PR répond à présent je suis là et j’en ai besoin. Aujourd’hui, en France, à Tahiti, dans mes café-philo ou à des séminaires ou colloques je peux convoquer à la surprise générale, Clément d’Alexandrie qui définissait la philosophie comme une servante de la religion. Pr infatigable qui passe plus de temps que tous dans les artères de la bibliothèque de l’UCAD avec s’il vous plaît son nœud papillon bien noué et sa loupe. Le professeur Djibril Samb quitte la direction de l’IFAN mardi, par Aboubacar Demba Cissokho « Le professeur Djibril Samb a annoncé dimanche sur les ondes de la Radio Futurs médias (privée) qu’il quittera la direction de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN Cheikh Anta Diop) le 28 décembre 2004 lors du conseil d’administration de l’institution ‘’J’ai décidé, au prochain conseil d’administration que je vais convoquer pour le 28 décembre, de ne pas demander le renouvellement de mon mandat’’, a notamment déclaré M. Samb invité de l’émission ‘’Grand Jury’’, estimant avoir ‘’terminé’’ la mission qui lui avait été confiée à l’IFAN en 1995. ( Il donne raison au Pr I SOW qui invite à la révolution politique et le mandat unique). Il a rappelé qu’en allant à l’IFAN, il s’est vu fixer par Souleymane Niang alors recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, trois missions : la relance de toutes les catégories de publication, la remise en état de fonctionnement du laboratoire de Carbone 14 et l’inventaire du musée d’art africain. ‘’Depuis mon arrivée à l’IFAN en 1995, c’est-à-dire en neuf ans, j’ai fait quelque 35 publications soit 3,88 publications par an. En comparaison, les 10 dernières années avant mon arrivée, il n’y avait eu que huit publications’’, a indiqué Djibril Samb spécialiste reconnu du philosophe grec Platon. Selon lui, le laboratoire de Carbone 14 — mis en place par le professeur Cheikh Anta Diop — a été remis en état de fonctionnement. ‘’Il est même doté d’un liquéfacteur d’azote parce que (l’azote) coûte cher. C’est 11.000 le litre, et vous ne pouvez pas acheter moins de 50 litres. Chaque fois que vous achetez de l’azote, vous déboursez quelques 550.000 francs. Un institut comme l’IFAN ne peut pas soutenir de telles dépenses. C’est pourquoi, j’ai doté le laboratoire Carbone 14 d’un liquéfacteur d’azote acheté aux Etats-Unis’’, a ajouté le professeur Samb. Il a affirmé avoir terminé l’inventaire du musée d’art africain de l’IFAN, précisant qu’il y a aujourd’hui 9272 objets. ‘’On ne savait pas combien d’objets il y avait là-bas. Maintenant on sait. Il y a 9272 objets’’. ‘’Donc mission terminée pour le professeur Djibril Samb’’, a-t-il poursuivi, soulignant que ‘’ne serait-ce que par dignité, lorsqu’on a fait une dizaine d’années à la tête d’une institution, on doit partir et laisser la possibilité à quelqu’un d’autre de prouver ce qu’il sait faire. Djibril Samb, 63 ans (il est né le 29 avril 1951 à Saint-Louis au nord du Sénégal), est membre de la Société hellénique des études de philosophie (1983), membre associé de la société française de philosophie (1984), docteur en lettres (Paris Sorbonne, 1985), maître de conférences (1992). Aujourd’hui Titulaire de chaire et Pr émérite des Universités. M. Samb est aussi diplômé de l’Institut français de journalisme et de sciences de l’information (1984), professeur titulaire de classe ordinaire depuis 1993. Il a rédigé 164 ouvrages et articles». Le PR Djibril SAMB nous invite toujours à le retrouver sur des sujets difficiles, non réglées qui font couler beaucoup d’encre, grâce à sa rigueur intellectuelle, ses connaissances précises et encyclopédiques, il règle les apories de façon définitive. Le vocabulaire des philosophes africains, Djibril Samb Etudes du lexique des stoïciens ; L’harmattan, Djibril Samb L’Afrique dans le temps du monde, l’Harmattan, 2010 DU Pr D SAMB Etude du lexique des stoïciens, l’Harmattan 2009 L’interprétation des rêves en Afrique noire ( La Sénégambie) Prix NOMA NEAS 1998 Comprendre la laïcité, Dakar NEAS, 2005 Cheikh Anta DIOP, NEAS , Dakar 1992 Les premiers dialogues de Platon : Structure dialectique NEAS 1997 MANUEL DE MÉTHODOLOGIE ET DE RÉDACTION BIBLIOGRAPHIQUE Initiation à la recherche, à la rédaction et à la présentation des thèses, des mémoires, des rapports scientifiques et techniques, des articles et autres travaux académiques A l'usage des étudiants, des auteurs, des rédacteurs, des éditeurs et des secrétaires - Seconde édition revue et augmentée. PR D SAMB Oui la question de la philosophie africaine a fait couler beaucoup d’encre et c’est grâce à l’Université de Ouagadougou que le Professeur Djibril SAMB meilleur platonisant et platonicien d’Afrique noire s’est intéressé à cette question essentielle dans le choc des cultures, chaque « monde » s’appropriant la paternité de la chose tout en niant son existence chez les autres Il faut se rappeler les noms de Tempels, Alassane NDAW, Kocc Barma, Hountondji, Kagame, Foté au sujet de l’existence ou non de la philosophie africaine ou de la pensée africaine. Les propos de Hegel sur l’Afrique ainsi que ceux de Gobineau etc ont conduit nos intellectuels à s’approprier un champ d’investigation laissé en friche. Le Pr Djibril SAMB a sauvé l’Institut Fondamental d’Afrique Noire IFAN, Ce site de recherche dirigé par Théodore MONOD puis Cheikh Anta DIOP en dépoussiérant le mammouth et en relançant les publications ou en les revitalisant. Beaucoup d’intellectuels et chercheurs et étudiants reconnaissent au Pr D SAMB de leur ouvrir un chemin avec des outils qu’il a fabriqué sur des bases scientifiques et solides et c’est pourquoi je vous invite à le suivre et à le lire. Le Pr Souleymane Béchir DIAGNE universitaire faisant partie de 20 personnalités les plus écoutées, un logicien agrégé de philo il travaille pour la rencontre des cultures et les questions interculturelles. L’auteur de Boole , l’oiseau de nuit en plein jour est un des intellectuels les plus écoutés du monde. Un conférencier que le Paris des savants courent. Les grands centres de recherches et de cultures ( Le MAC de paris) se l’arrachent. Souleymane Bachir Diagne, professeur de langue française à Columbia University, spécialiste de l'histoire des sciences et de la philosophie islamique. Philosopher en islam, c'est soumettre aux exigences de la raison les textes et récits transmis par la tradition musulmane. Souleymane Bachir Diagne rappelle dans cet essai limpide que l'univers culturel musulman, à travers des figures comme Avicenne, Averroès et Ghazali, a établi depuis très longtemps ce dialogue exigeant entre les données d'une Parole révélée et une raison invitée à l'interpréter librement. À l'heure des crispations et des tentations de clôture, tandis que s'intensifient les risques de conflit, cet ouvrage est une puissante invitation à renouer le fil de cette ancienne tradition, en l'investissant des questions contemporaines. Une leçon de raison et d'espérance. Dans l’encre des savants le PR « Partant de ce fait que la philosophie africaine connaît aujourd'hui un important développement et fait l'objet de nombreuses publications, l'auteur examine le champ de questions et l'espace de débat que constitue l'activité philosophique en Afrique pour présenter ici à la fois un «précis» de cette activité et un exposé de ses propres réflexions sur les thèmes les plus importants autour desquels elle s'organise. L'on peut considérer en effet, constate-t-il, que pour l'essentiel quatre grandes questions constituent les enjeux majeurs de la réflexion philosophique africaine : premièrement celle de l'ontologie en relation avec les religions et l'esthétique, deuxièmement celle du temps - plus particulièrement de l'avenir et de la prospective -, troisièmement celle de l'oralité et des implications de sa transcription traduction, quatrièmement enfin celle, politique, des socialismes. Ces grandes questions posent aussi celle, fondamentale, et qui les traverse, des langues et de la traduction. » Dans son essai : «Léopold Sédar Senghor, l'art africain comme philosophie : essai » S. Senghor a cherché à exprimer quelle philosophie se lit dans les arts plastiques, les chants et danses africains. C'est cette attitude, d'abord herméneutique, de déchiffrage, qui est la vérité de sa philosophie. Afin de relire Senghor, aujourd'hui, il ne faut pas se donner la Négritude trop vite, affronter tout de suite les formules trop bien connues à quoi on résume sa pensée. Il faut savoir d'abord retrouver l'attitude première, la posture herméneutique que Senghor a adoptée dès ses premiers écrits pour répondre à la question qui fut aussi celle de Picasso : que veulent dire les masques africains ? Que disent ces objets que l'on a appelés des fétiches lorsque les dieux en sont partis ? Panant de cette question, Senghor, avec beaucoup de bonheur, a mis à jour une ontologie dans laquelle l'être est rythme et qui se trouve au fondement des religions africaines anciennes. De cette ontologie il a montré que les arts africains constituaient le langage privilégié. -4ème de couverture- On a trop souvent oublié que Le Pr Souleymane Béchir DIAGNE est aussi un mathématicien qui a enseigné la logique à l’UCAD et j’étais un de ses étudiants. Il a publié un ouvrage dont on parle peu mais qui a fait progresser la difficile pensée de Boole : Alors que l'on voudrait si souvent se référer à l'oeuvre de G. Boole dès que l'on prétend "raisonner rigoureusement", on ne pouvait jusqu'ici accéder aisément au texte original de "l'investigation des lois de la pensée" (1854) : l'oeuvre, au titre si ambitieux, qui fonde l'algèbre de boole et par elle, toutes les logiques formelles (ou mathématiques) contemporaines. Accéder au texte, et à son contexte, celui de l'école analytique anglaise au XlXème siècle, étrangement peu familière aux cultures scientifique francophones contemporaines (Hamilton, de Morgan, Jevons, Venn... et L. Caroll !). Toute réflexion sur "les opérations" de la pensée complexe s'exerçant sur des représentations complexes ne nous conduit-elle pas pourtant sans cesse à nous interroger sur les conditions de la rigueur - ou de la légitimité - des enchaînements de ces opérations ? Enchaînements dont depuis Aristote on voudrait assurer "la logique". C'est cette irritation qui conduit à repérer ce remarquable et passionnant essai d'un professeur de philosophie à l'Université de Dakar. Par le jeu d'une biographie richement documentée et illustrée, il nous permet d'accéder à l'essentiel de l'oeuvre de Boole... et à ses "remords" de l'avoir écrite "en étant bien trop sous la dénomination des idées mathématiques" ("remords" qui ne furent publiés qu'en 1952, un siècle plus tard !). On est frappé, en étudiant cette extraordinaire aventure de l'esprit (qui n'était pas, dans le contexte, une aventure solitaire) par l'extrême attention des logiciens du siècle passé aux enjeux épistémologiques des questions qu'ils étudiaient, attention qui contraste avec l'indifférence apparente de tant de logiciens contemporains : tout à la satisfaction de traiter des problèmes techniques, ils oublient de remonter aux sources et de travailler Aristote, en ignorant la question naïve que Paul Valéry posait déjà en 1900 dans le cahier "Mars 00" : "Qu'est-ce qui nous force à tirer la conclusion d'un syllogisme ? Rien dans la logique ne répond. Et nous ne la tirons pas toujours". Attention qui ne permit pourtant pas aux logiciens du XIXème siècle, semble-t-il, de percevoir l'ambiguïté perverse de la réduction de la "contradiction" au complémentaire universel défini par la "négation formelle" (que signifie nier une proposition ?). Il reste que cette intelligence de l'oeuvre de Georges Boole s'avère très enrichissante pour notre intelligence du raisonnement en situation complexe, tant par l'élucidation des limites du raisonnement syllogistique que par la pertinence des questions épistémologiques que suggère toute entreprise de symbolisation de la pensée ». Boole, l'oiseau de nuit en plein jour ; DIAGNE Souleymane Bachir ; Ed. Belin, Paris, 1989 - 264 p Epistémologie de la Complexité - Ingegno Rationalité et Heuristiques. Aujourd’hui le Pr S B DIAGNE travaille beaucoup sur la refonte des universités africaines et sénégalaises en particulier, le dialogue islamo-chrétien et le dialogue des cultures.
Une femme bien faite dans une tête bien faite pour un parcours migratoire du Sénégal aux Amériques : voici Mme Mariama SARR
Une femme bien faite dans une tête bien faite pour un parcours migratoire du Sénégal aux Amériques : voici Mme Mariama SARR La vie n’est pas un fleuve tranquille ou disons que cela dépend de chacun, mais chaque personne peut donner un sens , une orientation au cours de sa vie envers et malgré tout, la volonté et la ténacité, l’expérience et la baraka( la chance) peuvent y contribuer« Il y a dans la vie deux sortes de destins. Ceux qui ouvrent les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes de la vie. Les premiers affrontent les obstacles, l’inconnu. Ils sont toujours le matin trempés par la rosée parce qu’ils sont les premiers à écarter les herbes qui étaient entremêlées. Les seconds suivent des initiateurs, des maîtres. Ils ne connaissent pas les rosées matinales qui trempent, les obstacles qui défient, l’inconnu des nuits noires, l’inconnu des espaces infinis. Leur problème dans la vie c’est de trouver leur homme de destin. Leur homme de destin est celui qu’ils doivent suivre pour se réaliser pleinement, pour être définitivement heureux. Ce n’est jamais facile de trouver son homme de destin, on n’est jamais sûr de l’avoir rencontré. » A Kourouma :En attendant le vote des bêtes sauvages, Paris , Seuil , 1998, p 60 Mariama SARR est une femme claire, aux yeux en amande comme une asiatique, et pas très grande, mais attention, il faut pouvoir la suivre, elle ne cesse de courir, courir, bouger, bouger, voici un aspect de son parcours passionnant. De sa région natale Ziguinchor au Sénégal où elle a été à l’école puis au lycée Djignabo. Pendant sa jeunesse en Casamance, elle a fait du basket-ball, elle faisait de la course à pied de Niafoulène à l’aéroport de ziguinchor. Insatisfaite Mariama décide de faire du théâtre avec Bamba Thiobane, puis de la musique avec l’orchestre du lycée Djignabo puis encore notre bonne fille s’attaque au récital avec le ballet théâtre de Fassana qui se produisait à l’Hôtel Néma Kadior Et les études dans tout ça ? Mariama SARR combinait toutes ces activités avec ses études qui n’étaient pas faciles à cause d’une existence pas simple. Le système scolaire sénégalais était trop sélectif il fallait réussir la première partie du Bac pour accéder à la terminale. Mariama ne réussit pas cette étape, elle demande une mutation dans une autre région à Louga au Lycée Malick Sall et ouf elle décroche le sésame qui lui permet de passer le grand baccalauréat Vous pensez qu’elle va rester dans cette ville du nord, non elle se déplace jusqu’à Tambacounda au lycée Mame Cheikh Mbaye mais un problème freine la grande volonté de Mariama SARR, elle est tombée malade à la suite d’une grossesse. Oui Vous ne saviez pas, Mariama SARR était déjà mariée depuis l’école élémentaire, le mariage forcé ou arrangé qui frappait beaucoup de très jeunes filles. Elle était belle, gentille et sociable, au sourire toujours affiché malgré sa vie pas simple. Elle disait toujours aux amis Naké mouné bé diaring, comment ça va ? Au lycée elle était souvent avec les garçons, on disait qu’elle était un garçon manqué, oui elle avait du caractère, la gentillesse mais le regard qui peut tuer celui qui veut entraver sa route. Une vie difficile. Oui Mariama SARR était mariée dès le bas âge et les grossesses avaient raison de sa santé. Etudes et vie conjugales en Afrique dans une famille pas riche c’est l’échec au bout. Bref elle a divorcé en seconde pour se remarier en 1984. Restée deux ans sans faire des études, la grossesse et une année blanche ont mis de gros vides dans un cv, qu’à cela ne tienne, Mariama est une battante une résiliente. Pour reprendre ses études il fallait trouver un moyen de survivre. Elle a trouvé le moyen de vendre des bijoux et autres objets, puis guide touristique, puis elle a donné des cours particuliers. L’université qu’elle fréquente en fin en 1990 était un garage où l’échec était plus fréquent que la réussite, alors toujours en cogitation perpétuelle les te temps est compté pour Mariama, elle quitte cette noble institution pour s’inscrire à l’Institut Supérieur d’Informatique grâce à l’aide d’un cousin. Encore la santé est défaillante, une dépression fige Mariama SARR pendant 2 ans sous Valium et Nocertone. Guerrière elle a encore eu raison de la maladie et reprend les gants et le combat pour finir avec à la clé son diplôme de technicien supérieur en informatique. En 1995 sa deuxième fille nait malgré les difficultés conjugales. Ayant peur de revivre la rechute et retomber dans la dépression, ce calvaire qui vous rend amorphe et dégouté de tout, elle décida de divorcer après 11 ans de mariage en gardant la lourde charge d’élever seule ses deux filles ( 8 ans et –de 1 an). A l’attaque Mariama recherche du travail, mais on l’a prend comme stagiaire avec des revenus quasi nuls. Mariama cogite encore et se met à proposer des madeleines aux commerçants du coin : yamatogne et grand dakar et tous les deux jours elle allait rechercher les fruits de son investissement. Avec ce petit business Mariama SARR décide d’ouvrir un atelier de couture. Vous suivez toujours ? Merci ! Elle achetait des tissus et du matériel de couture en Gambie, pays où les produits sont moins chers, puis elle confectionnait des ndokettes et grands boubous à Ziguinchor pour ensuite aller les vendre ) à kantioungou en Guinée Bissau. Grace à ses activités Mariama SARR a pu s’occuper de ses enfants et un homme rencontre sa vie et lui propose de convoler en noces avec lui en 1997, il s’agit de Mr GASSAMA qui vivait aux USA. En 2000 Mariama embarque pour les USA rejoindre le nouvel élu de son cœur, oui, après le mariage forcé , notre héroïne ne devait plus se laisser faire, c’est elle qui choisit et qui décide du cours de sa vie. La vie aux USA Arrivée au pays de l’oncle Sam, l’amoureuse des études s’embarque dans un cursus pour apprendre à communiquer plus facilement avec cet anglais( conversational English) qu’elle lit aisément et comprend bien, depuis l’université de Dakar. Parallèlement et cela ne vous surprendra pas Mariama SARR prenait des cours de nursing ( garde malade, assistante à domicile) et microsoft word2000. Le nursing lui a permis de travailler pour une dame atteinte de scléroses en plaques et ce pendant 10 bonnes années. Il est vrai que ce sont des jobs qui ne font pas un salaire complet, revoici notre Mariama SARR touche à tout, comme serveuse, vendeuse de sandwich, baby-sitter, couturière, femme de ménage, spécialiste des nouveaux nés NCS. Elle a travaillé tout le temps, le jour, la nuit, les WE et jours fériés, il fallait travailler et gagner son indépendance financière comme elle l’avait toujours fait depuis sa tendre enfance. Ambitieuse et accumulant de petits diplômes (nettoyage, couture, bébés) Mariama Sarr a crée des micro- entreprises. Elle a commencé avec son entreprise de couture chez elle, et parce qu’elle était juste et sérieuse dans les délais et livraison son activité marchait bien sans compter qu’elle créait elle-même des modèles. \n Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Pape B CISSOKO
Charlie hebdo sort à nouveau une caricature du prophète (Psl) : Le monde musulman prône une réplique non violente

Charlie Hebdo est dans les kiosques de ce mercredi 14 janvier. Le dessin de Une, signé Luz, représente le prophète Mahomed (Psl), avec une larme, et tenant une pancarte «Je suis Charlie», avec ce commentaire «Tout est pardonné».   Une provocation de plus ?
Sud en profite pour questionner, dans un dossier consacré au sujet,  le travail des caricaturistes, en s’interrogeant sur la liberté d’expression. Celle-ci doit-elle s’imposer des limites ? Qu’est-ce qui pousse les jeunes à se lancer dans le Jihadisme ?  Internet s’est-il substitué à l’éducation religieuse de base ?  Nous avons donné la parole aux spécialistes pour comprendre.
 
La rédaction du journal satirique français, Charlie Hebdo va récidiver,  après les caricatures qui lui ont valu 12 morts et des blessés, dans sa Une d’aujourd’hui. Il montre le Prophète en larmes avec cette mention : «Tout est pardonné. Je suis Charlie». Les étudiants rencontrés  hier, mardi  13 janvier, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) prônent l’unité du monde musulman pour une réplique non violente.

Apres les caricatures qui lui ont valu 12 morts, des blessés des rassemblements, Charlie Hebdo revient à la charge ce mercredi avec une caricature du Prophète Mohamed (Psl). Avec cette mention : «Tout est pardonné. Je suis Charlie». A l’université cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), les personnes rencontrées sont pour une riposte à hauteur de l’affront, mais sans armes ni effusion de sang.  «L’opinion musulmane est interpelée directement cette fois-ci et doit faire quelque chose sans la moindre violence » a déclaré cet étudiant qui a rappelé que  la solution se trouve  dans l’unité et le dialogue». « Les musulmans doivent se concerter pour un dialogue mondial avec les autorités étatiques internationales en faisant face et montrer l’importance de cette religion».

Pour ces étudiants rencontrés c’est une injure portée à l’endroit de l’islam : « pour cette fois-ci personne ne dira  que c’est la liberté de presse. Il y a une volonté manifeste de nuire à la religion par le journal Charlie Hebdo. Cette acte doit rassembler les musulmans », a expliqué Medoune Mbaye étudiant en Master 2 en géographie.  «S’il recaricature l’image du Prophète, je dirais que c’est une offense au monde musulman. Figurez-vous  les incidents qui ce sont passés en France, notamment au journal Charlie Hebdo, c’est dû à cela. Encore, c’est une très grosse offense, une provocation pour l’islam. Les attaques djihadistes que le journal a subies ne lui ont pas permis de se mettre en garde. Ils n’ont pas tiré des leçons. S’ils faisaient face à de nouvelles attaques que la France  ne soit surprise. Je pense bien que la vocation d’une rédaction n’est de heurter la foi. Et cela, je dirais  que même la population française ne sera pas à l’abri de ces actes. Le président français,   François Hollande a intérêt à les alerter», a martelé  Seydina Seck  étudiant en licence.

Dans le même dynamique Abdou Rahmane Sall Ba étudiant en licence département anglais souligne : « le journal Charlie doit prendre ses responsabilités. Les journalistes n’ont aucune excuse d’offenser la religion d’autrui. Ils doivent respecter le choix de l’autre. Si Charlie Hebdo recommence avec la caricature quelque jours  après attaques de son siège, c’est parce que les journalistes n’ont pas bien décortiqué le message.  Ce qui est sûr c’est que le monde musulman ne se laisse pas faire, parce que le Prophète est très cher pour nous ».

Un autre d’ajouter :  « Selon moi, le monde musulman n’a pas  assez réagi, ce qu’il fait c’est de la violence qui mènent à rien. Caricaturer à nouveau le Prophète c’est de l’injure. Nous ne devons pas répondre par  la barbarie. Tuer des personnes ne change pas grand-chose. La preuve, ils ont tué 12 personnes et les caricatures continuent. Le plus important pour nous les musulmans, particulièrement le monde arabe est de s’unir parce que l’union fait la force. Et dans ce cas on peut bien réagir», a suggéré Mbayang Thiam première année de Géographie. Pour rappel le siège du journal Charlie Hebdo a été attaqué le mercredi 7 janvier  en fin de matinée par des deux hommes armées,  faisant 12 mort dont 10 journalistes dessinateurs et deux policiers suite à une caricature du prophète Mahomed (Psl).

Sudonline

Le réseau Wanetam compte venir à bout du Palu, du Sida et du Tb

Le West african network for tuberculose, Sida et malaria (Wanetam) a entamé sa deuxième phase d’activités avec un financement de 1,5 million d’euros, soit près de 985 milliards de francs, dans le but de trouver des médicaments pour combattre le palu, la tuberculose et le Sida.

De nouvelles ambitions riment toujours avec des moyens importants. C’est la lecture qu’on peut avoir de l’élargissement du réseau Wanetam et de l’appui financier, qui va avec et annoncé par l’Union européenne. Au regard de son bilan positif, relativement à l’exécution des programmes dans sa première phase, le Wanetam va en effet bénéficier sur 10 ans, d’un financement de presque 1,5 milliard d’euros, soit près de 985 milliards, pour booster les recherches cliniques sur le Sida, la tuberculose et le paludisme, se félicite le Professeur Souleymane Mboup, coordonnateur du Wanetam. Ainsi, de nouvelles générations de médicaments contre le paludisme, la tuberculose et le Sida restent les priorités du West african network for Tb, Aids, Malaria (Wa­netam), a affirmé Pr Souleymane Mboup, à l’occasion d’une conférence de presse animée vendredi dernier et qui fait suite à la réunion stratégique annuelle, tenue les 8 et 9 janvier derniers à Dakar, par le réseau Wane­tam. «L’Union européenne, qui a financé les cinq premières années du programme, a décidé de reconduire pour 10 ans la seconde phase avec des financements extrêmement importants de l’ordre 1,5 milliard d’euros, en attendant d’autres contributions», a indiqué le Professeur Mboup.

Le but de la rencontre de Dakar a été de faire le bilan sur les cinq dernières années d’activités de Wane­tam, mais aussi de dégager des perspectives, préparer de nouveaux challenges et trouver de nouveaux partenaires. Car, a encore indiqué Pr Sou­leymane Mboup, le Wanetam va s’élargir dans d’autres pays et intégrer d’autres maladies dites négligées comme la bilharziose, l’onchocercose, les maladies diarrhéiques, respiratoires.
En termes de bilan, il dit : «Nous avons formé 400 personnes dans les domaines de la  tuberculose, du Sida et du paludisme. Il y a aussi eu un renforcement de capacités, d’infrastructures, d’équipements pour permettre aux chercheurs de bien mener leurs recherches.»
Ce partenariat financé dans sa majorité par l’Europe pour faire des recherches concerne sept instituts d’Afrique, et va renforcer des capacités des chercheurs pour mener des essais cliniques en Afrique en respectant l’éthique, les bonnes pratiques des laboratoires entres autres. Cependant, indique Mme Touré, les recherches doivent être définies et orienté vers les problèmes de nos pays.
Le choix du Sida, du paludisme et de la tuberculose s’explique par leur taux élevé de mortalité chez la population. «Il est trop tôt pour mesurer les retombées de la première phase du Wanetam mais, ce programme a permis de réduire le traitement sur la tuberculose, de simplifier celui sur le Sida entre autres», ont signifié les membres du Wanetam.

lequotidien.sn

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