Société

Qu'est-ce qu'une construction écologique ? Pour une architecture écologique en Afrique.

 

Soyons clairs d'entrée : il n'existe pas de définition globale des constructions écologiques communément admises par tous. Les concepts sont tellement multiples et variés qu'ils ne sont même pas nécessairement liés entre eux.

Chacun peut avoir sa propre théorie, en fonction de sa situation géographique, de son climat, de sa culture, de sa sensibilité, de ses connaissances ou même de ses propres intérêts mais les principes découlent, le plus souvent, du simple bon sens.

Une construction écologique peut :
• Utiliser des matériaux naturels
• Utiliser des matériaux recyclables
• Utiliser des matériaux locaux
• Limiter l'énergie grise
• Limiter la consommation d'énergie de fonctionnement
• Préserver les ressources naturelles
• Préserver l'espace
• Être pérenne
• S'intégrer à l'environnement
• Protéger la santé de ses occupants

Chacun de ces arguments, à lui seul, pourrait justifier l'utilisation de l'expression » construction écologique ». La recherche d'une définition universellement valide est d'ailleurs difficile puisque toutes ces notions, non exhaustives, peuvent et doivent être prises en compte.

Les acteurs de la construction eux-mêmes ne sont pas en mesure de donner une réponse unique à cette question. La pratique montre, malgré tout, des séries d'actions concrètes le plus souvent orientées judicieusement vers la performance thermique. Les notions de construction écologique sont le plus souvent fondées sur des exemples construits. La réalité de la physique montre que les notions d'écologie doivent toujours être séparées des aspects commerciaux aux risques de suivre des chemins dévoyés plus conformes aux intérêts économiques des acteurs en présence qu'aux intérêts de tous.

Les différents principes cités ont, tous, un point commun. Ils sont tous une incidence sur les économies d'énergie et donc sur la limitation de la pollution au dioxyde de carbone que cet usage implique la plupart du temps :
• Les matériaux naturels ne nécessitent que peu de transformations industrielles et éliminent donc toute ou partie de l'énergie nécessaire à cette activité
• Les matériaux recyclables évitent l'extraction de nouvelles ressources naturelles et éliminent l'énergie nécessaire à cette activité
• Les matériaux locaux ne nécessitent que peu de transports et éliminent donc toute ou partie de l'énergie nécessaire à cette activité
• L'énergie grise est l'énergie nécessaire au cycle de vie complet du produit, de sa naissance à sa destruction. Elle comprend notamment l'énergie nécessaire aux matériaux de construction. La limiter peut notamment être réalisé par l'utilisation de matériaux sains, naturels, recyclables ou locaux avec les avantages qui leur sont liés.
• Préservation des ressources naturelles : c'est utiliser des ressources renouvelables ou recyclables en limitant à la fois les extractions et les transformations industrielles et en éliminant donc toute ou partie de l'énergie nécessaire à ces activités.
• Plus une construction est pérenne et plus les matériaux qui ont permis sa réalisation dureront longtemps et minimiseront l'énergie nécessaire à leur remplacement voir à la réfection totale de la construction
• Préserver l'espace, c'est limiter les surfaces des parcelles constructibles, c'est limiter l'éloignement lié à leur juxtaposition le long de voiries et donc réduire les déplacements et l'énergie nécessaire à leur réalisation
• L'intégration à l'environnement impose généralement l'utilisation de matériaux locaux typiques et bénéficie des avantages déjà cités de ses derniers
• Protéger de la santé des occupants ne peut se faire qu'en limitant la pollution et donc la consommation d'énergie

Tous les principes non décrits ici, tels l'usage de matériaux sains, n'ont pas nécessairement un impact systématique sur l'énergie mais c'est très fréquemment le cas. Les principes majeurs pris en compte ci-dessus conduisent à un concept global, une définition qui regroupe pratiquement tous les aspects cités en évitant toute orientation liée à un quelconque intérêt économique des acteurs de la construction.
Parce que l'énergie est le principal facteur de pollution,
la construction la plus écologique est
celle qui minimise son usage du jour où elle a été envisagée
jusqu'au jour ou elle sera déconstruite pour cause de vétusté
L'énergie devra assurer un confort normal tout en étant orientée vers la consommation minimum, celle de l'énergie fatale, celle qu'on ne peut pas éviter de dépenser,de manière à ce que sa production in situ puisse couvrir la totalité des besoins au quotidien. Outre la limitation de la pollution, la réduction de tous les frais liés à l'utilisation de l'énergie sera un énorme avantage pour l'occupant.
Construire écologique,
c'est avant tout limiter la consommation d'énergie au minimum possible
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Afrique: faut-il avoir peur des francs-maçons?

Fév 06, 2015
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Afrique: faut-il avoir peur des francs-maçons?

Considérée par certains comme un sanctuaire pour chefs d’Etat peu recommandables, critiquée pour son entrisme et l’affairisme frénétique de certains de ses membres, défendue par d'autres comme un réseau de fraternité humaniste, la franc-maçonnerie n’a jamais fait autant florès en Afrique.  Etat des lieux au moment où s’ouvrent à Lomé les grandes retrouvailles annuelles des « fils de la Lumière ».

Plusieurs centaines de francs-maçons africains, européens et caribéens ont rallié Lomé, la capitale du Togo, pour les 23e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), du 6 au 7 février. Convoquées tous les ans depuis 1992, chaque fois dans une capitale différente, les Rehfram tiennent lieu de plus grand rassemblement maçonnique africain, allant jusqu’à réunir, parfois, 700 invités. Elles s’étalent généralement sur deux jours, avec pour objectif de débattre autour d’un topique fixé à l’avance. A Lomé, le thème retenu est le suivant : « Tomber, ce n’est pas un échec ; l’échec, c’est de rester là où on est tombé. » Un bon sujet pour candidats au baccalauréat qui tranche, dans sa formulation, avec celui, plus convenu, des précédentes agapes, en février 2014 à Abidjan : « Développement et dignité humaine. »

Triple accolade de rigueur

A Lomé, tout a été mis en œuvre pour rendre agréable le séjour des « frères » et des « sœurs ». Logement à un tarif négocié à l’Hôtel Eda-Oba, bel établissement du centre-ville, dont la salle de conférence doit accueillir des discussions ouvertes aux seuls initiés. Pour les activités récréatives et la détente, il y a un gymnase, une piscine, un sauna, un salon d’esthétique et une boîte de nuit. La triple accolade étant de rigueur chez les francs-maçons, le comité d’organisation a mis en place une « commission santé » de huit médecins – tous des « frères » - pour prévenir tout risque de contamination par le virus Ebola. Obligation est donc faite aux invités de se laver les mains et de se soumettre à une prise de température au ThermoFlash avant d’accéder à la salle de conférence.

Depuis la création par la Grande Loge de France (GLF) à Saint-Louis du Sénégal, en 1781, de « Saint-Jacques des vrais amis rassemblés », première loge sur le continent, la franc-maçonnerie n’a cessé d’être un sujet d’attraction, d’interrogations, voire de controverses. Le grand public et une partie des médias prêtent aux « fils de la Lumière » une influence, sinon des pouvoirs pharaoniques, une forte propension à l’affairisme et, non sans raison, un opportunisme politique à tout crin. Ces contempteurs les soupçonnent de comploter contre la sécurité de l’Etat, d’être une secte, sinon de se livrer, à l’abri des temples, à des rites sataniques. « Ces accusations ne sont pas toutes dénuées de fondement, les francs-maçons n’étant pas exempts de tout reproche », explique au téléphone l’universitaire Oumou Kouyaté. Enseignante-chercheure à l’Université Félix-Houphouët-Boigny et à l’Ecole des Hautes Etudes en sciences sociales, à Paris, elle ne cache pas son hostilité envers la franc-maçonnerie et son rôle en Afrique.

Bousculade sur le parvis

Les critiques comme les vociférations n’endiguent nullement l’affluence au portillon. La franc-maçonnerie séduit de plus en plus d’Africains, qu’ils soient en quête de spiritualité, dans le désarroi ou persuadés de trouver dans ce cercle un ascenseur social ou politique. Cadres supérieurs et moyens, responsables politiques, hommes d’affaires, professions libérales, diplomates, enseignants et retraités se bousculent depuis des décennies sur le parvis des loges. « La bonne question, ce n’est plus aujourd’hui qui est franc-maçon, mais qui ne l’est pas », glisse un initié sénégalais qui, requiert l’anonymat, comme d’ailleurs les deux tiers des personnes interviewées dans le cadre de la présente enquête.

« En Afrique centrale, comme dans la frange occidentale côtière, les rituels d’initiation renvoient bon nombre de gens à leur propre histoire et culture », explique un dignitaire maçon français initié en Afrique et considéré, à juste titre, comme l’un des meilleurs connaisseurs du sujet. Au Gabon, au Congo tout comme au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire, les sociétés secrètes font partie du décor et l’aspect ésotérique de la franc-maçonnerie attire comme du miel. Si l’on ajoute à cela le magnétisme que peuvent exercer quelques success stories dont les Africains, francs-maçons ou non, sont à juste titre fiers, la cause est entendue.

La réussite de la conférence nationale du Bénin, en février 1990, doit pour beaucoup à la rigueur et à l’habileté politique des frères « triponctués » du Grand Bénin de la République du Bénin (GBRB), alliés, pour la circonstance, avec la hiérarchie catholique locale. De même, le compromis historique entre Frederik W. De Klerk et Nelson Mandela qui a rendu possible le passage en douceur du régime d’apartheid à la démocratie porte-t-il le sceau de la franc-maçonnerie.

Forte présence de chefs d’Etat

Plusieurs chefs d’Etat, en poste, retirés des affaires ou décédés, n’ont jamais fait mystère de leur affiliation ou compagnonnage avec la franc-maçonnerie : le Congolais Denis Sassou Nguesso, qui a offert à ses « frères », à la fin de 2014, un immeuble flambant neuf pour leurs « tenues » (réunions de francs-maçons), le Gabonais Ali Bongo-Ondimba, fidèle à une tradition établie de son père, Omar Bongo-Ondimba, le Tchadien Idriss Déby-Itno, l’ex-chef d’Etat burkinabè Blaise Compaoré, initié au début des années 1990 à Lyon, l’ancien dirigeant du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), le Centrafricain François Bozizé, qui, tout comme Bongo-père, avait installé un temple maçonnique dans les sous-sols du palais de la Renaissance, la présidence de la République, à Bangui. Ou, encore, le Guinéen Alpha Condé, l’ancien président ghanéen John Kufuor et, bien entendu, l’icône de la lutte anti-apartheid et Prix Nobel de la Paix, Nelson Mandela…

L’opposition n’est pas en reste. Nombre de ses responsables font du forcing, surtout à l’approche des scrutins présidentiels, pour se faire initier, généralement auprès des loges affiliées à la Grande Loge nationale française (GLNF, une obédience classée à droite), en vue d’accéder plus facilement, pensent-ils, au sommet de l’Etat. C’est le cas, depuis peu, de nombre de candidats putatifs à la présidentielle béninoise de mars-avril 2016, initiés à la va-vite aux mystères de la franc-maçonnerie à Brazzaville ou Paris. « C’est un vrai scandale », s’insurge l’Ivoirien Luc Gohou, qui « travaille » à la fois à la loge Arts et Sciences, du Grand Orient de France (GODF, classé plutôt à gauche), à Paris, et à la loge Kébé Mémel (du nom du premier grand-maître de l’obédience la Grande Eburnie), à Abidjan. « Il est normal que des francs-maçons siègent au gouvernement de la République, mais il faut éviter d’y admettre ou d’installer à la tête de l’Etat des gens qui attendent la veille des élections pour, subrepticement, se faire initier. Dans ces cas, l’initiation se réduit à une simple carte d’identité, un faire-valoir ... »

Membre influent du Front populaire ivoirien (FPI, la formation politique de l’ex-président Laurent Gbagbo), Luc Gohou accepte volontiers de « se dévoiler », comme on dit dans le jargon maison, et de raconter sans bandeau sa propre quête initiatique : « J’ai entendu parler de la franc-maçonnerie alors que j’étais enfant, en Côte d’Ivoire. C’était dans les années 1963, lorsque le président Félix Houphouët-Boigny a prétexté d’un complot pour arrêter des francs-maçons soupçonnés de sympathies communistes, comme Jean Konan Banny, Jean-Baptiste Mockey, Amadou Thiam et Ernest Boka. Cela m’a intrigué. Plus tard, lorsque je suis arrivé en France, en 1989, je me suis spontanément présenté au siège du GODF, rue Cadet, à Paris. On m’a remis des prospectus et je suis rentré chez moi. » Depuis, ce cadre exerçant dans le secteur du tourisme a gravi les échelons. Au point d’être aujourd’hui l’une des icones africaines de la maçonnerie dite « adogmatique » (qui refuse les dogmes, notamment religieux).

Un pied dedans, un pied dehors

Vivant aujourd’hui à cheval en Paris et Abidjan, Luc Gohou a créé en Côte d’Ivoire trois loges du GODF. « En dix ans, nous avons initié quelques deux cents personnes selon les règles de l’art car, sur place, je me suis rendu compte que l’enseignement maçonnique était aux antipodes de ce que j’avais appris en France. » Un pavé dans le jardin des obédiences dites « régulières » et qui sont rattachées à la Grande Loge d’Angleterre comme la GNLF, souvent accusée de procéder à des recrutements  « sauvages » en initiant à tour de bras cadres, hommes d’affaires et responsables politiques africains. « Ils refusent de prendre position sur les problèmes de société, poursuit Luc Gohou. Dans notre obédience, nous avons un pied à l’intérieur du temple, et l’autre pied dans la société, histoire de répandre à l’extérieur ce que nous apprenons à l’intérieur… »

Pierre Manyo-Soké a décidé, lui aussi, d’évoquer à visage découvert son engagement maçonnique. Il a entendu prononcer pour la première fois le mot « franc-maçon » lorsqu’il était adolescent, au Cameroun. Venu étudier quelques années plus tard en France, il se présente, comme Luc Gohou, au siège du GODF. Après avoir pris connaissance des documents, il hésite quelque peu, à cause, avoue-t-il, de « l’anticléricalisme ambiant », avant de franchir le pas. Il intègre une loge, le Vallon des Pèlerins, et fait très rapidement ses classes au point de se retrouver, aujourd’hui, président du Congrès des loges de Paris IV et des loges de l’Europe de l’Est, au GODF. « Même si c’est avant tout une quête intérieure, la franc-maçonnerie m’a permis d’exposer mon amour des autres. Au Cameroun, j’étais Camerounais. Grâce à la franc-maçonnerie, je suis devenu Africain, voire universel ».

Soit ! La « fraternité » n’exclut pas pour autant les luttes d’appareil, les suspicions, les règlements de comptes violents, les putschs ni les conflits… fratricides. Le conflit ivoirien a ainsi accentué la polarisation dans les loges : « La politique est entrée dans la Grande Eburnie, qui avait vocation à être l’obédience de référence, raconte au téléphone un des membres. Les frères proches de Laurent Gbagbo s’asseyaient sur une colonne, et les partisans d’Alassane Ouattara sur une autre, se regardant en chiens de faïence. Gangrénée par des querelles byzantines et ethniques, l’obédience a dû se résoudre à suspendre ses travaux. Les seules loges qui ont survécu à cette période de tension sont celles regroupant en majorité nos frères béninois, togolais, sénégalais et français. Pendant des années, ces derniers ont fait de la maçonnerie sans toucher à la politique, même avec un petit p… »

Aujourd’hui, alors que la franc-maçonnerie ivoirienne peine à se relever de la guerre civile et de la crise politique qui ont conduit à la chute et l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko vient de faire une OPA sur la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), une obédience « régulière » arrimée à la GNLF, en se faisant introniser Grand Maître. Objectif non avoué : se servir du vivier maçonnique pour faire réélire Alassane Ouattara fin 2015 et entamer sa propre grande marche vers le sommet de l’Etat à l’horizon 2020. « Les velléités de contrôle de la maçonnerie ivoirienne par Hamed Bakayoko sont avérées, mais il n’est pas sûr qu’elles rapportent gros, car la GLCI est moribonde à cause de l’extrême longévité de son désormais ancien grand maître et de la saignée continue dans ses rangs », analyse un haut dignitaire franc-maçon français.

Frères ennemis

La « fraternité » n’a pas, non plus, dissuadé l’ex-président centrafricain, François Bozizé, de se débarrasser de son « frère », et néanmoins opposant, Charles Massi, probablement mort sous la torture en janvier 2010, après avoir été arrêté au Tchad et livré aux autorités centrafricaines. Bozizé finira lui-même par passer à la trappe, en mars 2013, lâché par les « enfants de la veuve », autre appellation des francs-maçons. Enfin, les liens fraternels supposés entre francs-maçons n’ont pas empêché Pascal Lissouba, initié dans une loge française du GODF, et Denis Sassou Nguesso, initié à Dakar par la GNLF, de se faire la guerre et de réduire Brazzaville en un champ de ruines en 1997. « Au delà de ces péripéties, la franc-maçonnerie africaine francophone est confrontée à deux difficultés majeures, poursuit le dignitaire cité plus haut. La première, c’est sa relation avec les obédiences européennes et l’indispensable nécessité de couper le lien ombilical. La seconde, c’est sa relation trouble et équivoque avec les dirigeants politiques. Lorsque la franc-maçonnerie est indépendante, elle devient une force de proposition. Lorsqu’elle est liée, elle se donne en spectacle et tourne au folklore… »

A lire : Petit lexique de la franc-maçonnerie


media Les constitutions d'Anderson, ouvrage fondateur de la franc-maçonnerie dite moderne spéculative. © Musée de la Maison des Maçons

Les francs-maçons ont leurs propres codes, leurs rites et même leurs tendances, appelées «obédiences» dans leur jargon. Les maçons se reconnaissent notamment aussi avec des mots qui sont autant  de signes de reconnaissance entre initiés. En voici une petite liste.

Fraternité : les francs-maçons se reconnaissent symboliquement (et, bien souvent, dans les faits) comme « frères » et « sœurs ».

Grades : il en existe trois. Apprenti, compagnon et maître.
 
Initiation : passage du statut de profane à celui d’initié.
 
Loge : ensemble de francs-maçons. La loge est dirigée par un vénérable.
 
Obédience : structure maçonnique fédérant plusieurs loges.
Exemples : le Grand Rite Malgache (GRM), le Grand Orient de France (GODF), la Grande Loge de France (GLF), la Grande Loge Unie de Côte d’Ivoire (GLUCI), la Grande Loge Symbolique du Gabon (GLSG), la Grande Loge Nationale Française (GNLF).
 
L’obédience est dirigée par un grand maître.
 
Parvis : espace immédiat avant l’entrée dans le temple maçonnique.
 
Planche : un exposé oral fait en loge.
 
Tenue : réunion rituelle d’une loge, généralement deux fois par mois.
 
Triponctuation : constituée de trois points en triangle dirigée vers le haut.
 
Vénérable : maître franc-maçon élu par ses pairs pour diriger une loge, normalement pour un an.
 
Rehfram : Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique et de Madagascar. Les premières ont eu lieu en 1992 à Dakar (Sénégal). Elles ont pour objectif de :
 
1 – Rassembler tous les « frères » et « sœurs » d’Afrique francophone pour mieux se connaître et partager.
2 – Faire prendre conscience aux uns et autres de la nécessité de connaître les rites d’initiation africains, de les étudier en vue d’apporter la contribution de l’Afrique à l’initiation maçonnique.
3 – Procéder à l’analyse des causes du sous-développement, en particulier celles sur lesquelles les « frères » et « sœurs » peuvent agir.
 
CPMAM : Conférence des puissances maçonniques africaines et malgaches. Née à Douala en 1979, officialisée l’année d’après à Libreville, elle opère comme une entente entre différentes obédiences. Elle regroupe aujourd’hui une centaine de loges réparties dans une quinzaine d’obédiences allant du Maroc à Madagascar.
Les Rehfram constituent une activité régulière de la CPMAM.

Rfi

Pathologies liées à la mauvaise alimentation : Le mal est dans l’assiette

La prévention des maladies, comme le cancer, passe par une alimentation saine et équilibrée. C’est ce qu’a fait savoir hier la nutritionniste et diététicienne, Binetou Cheikh Seck.

Mme Seck, qui animait hier une conférence dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le cancer, a laissé entendre qu’il n’y a pas certes d’aliments anti-cancer mais on peut trouver un équilibre alimentaire pour éviter certaines pathologies. D’après la nutritionniste, il faut savoir associer 6 familles d’aliments qui sont indispensables pour la santé et trouver une connexion en termes de quantité et qualité tout en gardant le plaisir de manger. Si on en croit l’experte, «les aliments gras, riche en sucre ainsi qu’une alimentation faible en fruits et légumes sans activité physique peut être à l’origine de l’obésité, du surpoids, du diabète et de l’hypertension».

Faisant le lien entre le cancer et l’alimentation, elle soutient que 30% des causes de cancer sont liées à la mauvaise alimentation. «Il faut rompre avec certaines habitudes et éviter l’excès de sucre sous toutes ses formes, les viandes rouges surtout grasses, les matières grasses ajoutées, sels et aliments salés», a-t-elle expliqué. Revenant sur nos habitudes alimentaires, la nutritionniste a plaidé pour la consommation de beaucoup plus de fruits et de légumes. D’après Mme Seck, la moitié de l’assiette doit contenir des légumes, le quart des protéines et l’autre quart des féculents. «Ce qui est contraire à ce qu’on a l’habitude de voir au Sénégal où la nourriture est parfois grasse, trop salée avec peu de légumes. Pour la nutritionniste, il faut s’attaquer donc à ces mauvaises habitudes alimentaires afin de prévenir les maladies comme le cancer». «Sur les 14 déjeuners et dîners de la semaine, les 7 repas doivent contenir du poisson ou des fruits de mer, 2 repas de viande, 3 repas de volailles, 2 repas d’œufs», a-t-elle recommandé. Outre ces recommandations, elle a aussi conseillé «aux populations de manger des céréales locales, avec du lait au petit déjeuner qui donne du calcium et renforce l’énergie quotidienne». Lors de son exposé, Mme Seck a également beaucoup insisté sur la nécessité d’éviter les aliments trop salés et aussi les bouillons culinaires. D’après la diététicienne, il faudrait même penser à surtaxer ces produits pour limiter leur consommation dans les ménages.


Sudonline


Parcours migratoire du couple Abdou MBAYE et Aida FALL/MBAYE : un don de soi et un caractère constant qui ne fondent jamais, ici ou ailleurs.

C'est en 1979 qu'il débarque seul comme un grand garçon à Paris pour faire des études d'informatique, de gestion et logistique.
Avant il avait eu une éducation propédeutique au pays, le Sénégal ; éducation traditionnelle, coran, école Française.
Formé très jeune au tidjanisme, il a su développer un amour de la religion qui l'accompagnera dans chacun de ses gestes prudents, sincères et empreints de sagesse et de retenu.
Il fait ses armes dans la solitude de l'étudiant puis en 1984 il fait venir son épouse Aïda et ses deux filles : 3 ans et 1 an.
Il s'agira ici de présenter deux parcours, deux personnages et un couple, au fond notre travail consistera à présenter deux en 1, une symbiose.
Il a fait divers jobs comme tous les étudiants pour payer ses études. Puis il restera plus longtemps de 1998 à 2013 dans la grande société Vétura. Il prend une retraite anticipée après s'être levé très tôt le matin pour arriver à l'heure à son travail. L'exemplarité était une vertu pour lui, il ne devait commettre aucune faute pour mériter un quelconque reproche de sa hiérarchie.
Le voici autour de sa famille qui va s'agrandir et donc en homme instruit et soucieux de l'éducation de ses enfants il participe à la vie de l'école. Parents d'élèves maniant avec aisance la langue de Molière, il fait de la médiation, prend la main des parents perdus face à l'éducation de leurs enfants.
Il a plaisir à rappeler l'interpellation d'un directeur d'école qui n'en pouvait plus d'un élève qui n'y arrivait et dont les parents ne se montraient pas. C'était une famille portugaise et le père ne comprenait pas le système et c'est Mr Mbaye Abdou de son prénom qui connait bien l'existence des gens, et les portugais en l'occurrence, débarque chez l'homme un dimanche. Il se présente et l'homme l'accueille avec un français bancal, et il répond à Abdou, moi je connais rien de l'école, je ne peux pas aider mes enfants, s'il faut payer pour que mes enfants soient suivis je le ferai, dites moi combien et je paierai. Voici simplement comment il a débloqué un semblant de conflit ou d'incompréhension entre l'école et le parent comme cela arrive souvent.
Dans son travail, il a été syndicaliste et n'a cessé de conseiller les jeunes diplômés qui pensaient posséder savoir de la totalité. Combien de fois il est intervenu pour sauver un jeune qui ne respectait pas les consignes, une jeune fille qui pour son premier emploi demandait un salaire de cadre. Avec son expérience et son expertise, son histoire, il parle aux jeunes et ces derniers l'écoutent et décident de suivre ses conseils de grand frère, de père ou de doyen, je dirai ses conseils d'Homme.
Il ne s'implique pas seulement dans la gestion des relations parent-école mais aussi des associations religieuses. Il fréquente la daïra Moustakhahinafila (les gens qui s'aiment pour Allah) et participe à plusieurs rencontres religieuses. Grace à cette association, qui reçoit des cotisations et permet à une dizaine de fidèles d'aller à la Mecque, Il est allé deux fois faire son pèlerinage.
Mais dis-donc, ne dit on pas que derrière un grand homme, il y a une «grande» femme, ah, certes petite par la taille mais grande et très grande dame par le cœur et la générosité ; accueillons Aïda Fall/Mbaye.
Elle n'est pas grande, mais son sourire rehaussé par une gencive ornée de dents blanches, ses jolis habits bien cousus et qui lui vont à ravir et sa forte personnalité sont là pour marquer sa présence. Comme je le disais c'est en 1984 qu'elle arrive sur le territoire français, à l'époque on n'avait pas besoin de visa pour entrer en France. C'était l'époque d'avant Pasqua.
En femme ouverte et consciente qu'un salaire est insuffisant ou juste pour entretenir une famille en France, elle n'hésitera pas à faire de menus boulots, de la cuisine sénégalaise dans le restau *le Ndiambour* à Parmentier dans le 11 ème, du ménage. Puis, pour s'émanciper de cette précarité elle entre en formation pour avoir un diplôme, elle gardera ainsi des personne âgées, puis des enfants à domicile, elle travaillera longtemps pour l'association AIDE (sidéens). Elle finira par trouver un travail fixe dans la crèche de l'hôpital Sainte Anne à Paris.
Ouverte sociable et généreuse et fidele en amitié, aida Fall aime donner la preuve elle accumule tellement que son appartement est à ses yeux toujours petit. Au détour d'une discussion, quand une amie cherche en vain un quelconque produit, Mme Mbaye va se demander dans sa tête où aurai-je planqué cet objet que son amie recherche et quand elle s'en souvient elle vous dira j'en ai a la maison, je te le donnerai, je crois qu'il est dans les bagages au balcon. Ce fameux balcon qui sauve les familles africaines, dépotoir d'objet de toutes sortes qu'on voudrait envoyer un jour au pays.
Ce n'est pas tout, notre communauté organise souvent des cérémonies familiales, mariage, baptême, décès, et c'est une occasion pour s'entraider et garder le contact.
Le couple Mbaye est souvent présent aux différentes occasions, il fait office de grand frère, de conseiller, il met la main à la pate pour aider, aiguiller les gens. Fidèle en amitié, Aida Fall/Mbaye prend en charge et s'occupe de masser le corps de son amie Ndeye SOW après l'accouchement, elle aura massé, rasé les nouveaux nés, et apporter la soupe à l'hôpital pour remodeler la flore intestine. Bien souvent les femmes africaines manquent de ces soins importants en France alors qu'au pays beaucoup de gens peuvent soulager les nouveaux nés et la maman en s'en occupant ou en leur apportant les premiers soins post natal. Ndeye Sow, celle qu'elle considère comme sa petite sœur et son amie sa confidente a profité de ses soins et ses attentions.
D'autres jeunes couples ayant eu des bébés ont profité de cette aptitude qu'elle a de modeler le corps du bébé et de la mère avec le fameux beurre de karité.
En Afrique quand une dame accouche, une personne habilitée, la grand-mère, la tante ou une autre, s'occupe de son corps, du ventre, pour reconstituer la personne qui a porté et subit des modifications pendant la grossesse. Le bébé aussi qui est resté 9 mois dans une position fœtale, recroquevillé, a besoin de massages conséquents, d'étirements, de modelage, pour retrouver une certaine forme. Mme Mbaye toujours là pour servir avec le sourire et la gentillesse qui le caractérise. De plus, ces massages peuvent être douloureux mais en bonne pédagogue, elle sait comment distraire les gens pour arriver à son but. Le mari est toujours à côté et s'attellent à perpétuer certaines traditions que rien, ni l'occident, ni la richesse peuvent effacer.
Elle est allée aussi à la Mecque et se rend souvent à Fez, fief de la confrérie des tidjianes pour prier.
Avec son mari, ils assistent, accompagnent les amis dans leur existence, avec un tact et une délicatesse qui font qu'ils sont estimés et respectes de tous.
A chaque occasion qu'il y a une rencontre, Mr Mbaye avec son air effacé, écoute et bien souvent à cause de son expérience et le privilège de l'âge, il prend la parole pour avancer quelques mots remplis de sens, pour rectifier ou conforter un propos, pour qu'on n'oublie pas, il saluera, et prononcera toujours des prières avec l'assemblée avant de quitter (Fatiha).
La prière oui il adore ça et avec sa préretraite ne dut-il pas qu'a présent il peut se consacrer plus sereinement a cette prière aux premières heures du matin ce qui lui manquait quand il était en exercice.
Mr Mbaye a une foi intense mais sa qualité ; c'est de comprendre que l'islam ne contraint pas il y a toujours un palliatif, si tu ne peux pas faire telle recommandation, le coran te dira comment faire et quand le faire. Il est pour un islam ouvert, simple et joyeux.
On ne peut passer sous silence la famille du couple Mbaye ; quatre bouts de bois au teint d'ébène dans une France qui ne connaît que la blancheur, et je pense à Mohamed Ali, Martin Luther King dans un monde raciste qui étaient fiers de dire «Black is beautiful». L'éducation donnée par le couple Mbaye a payé et Daw Mbaye, une de leur fille, est une des maquilleuses experte recherchée pour les peaux noires et métissées exerce ses talents chez Black up, ce n'est sans doute pas un hasard. Chaque enfant vit sa vie avec sa double culture et sans aucun problème.
L'éducation est la chose la plus difficile mais si les parent donnent les bases aux enfants, les cadres nécessaires, la foi, l'estime de soi, le goût du travail, quelque soit le lieu, avec la baraka il est possible de réussir et le couple Mbaye a travaillé sans relâche dans cette optique Maroc/Fez, etc) n'entame pas le caractère et la foi du couple. Ils ont accueilli et aidé beaucoup de gens sans en attendre un quelconque avantage.
Le couple se rend au Sénégal quand l'occasion se présente. Les relations avec leurs parents au pays est toujours constante et Mr Mbaye pourra encore nous guider de ses lumières alors que Mme Mbaye en bonne épouse/et mère, continuera à accumuler des objets au balcon et sous le lit pour ensuite distribuer mais elle ne devra pas oublier que la générosité nécessite de la place et nos appartements en Europe ne sont pas extensibles (rires). A présent elle essaie de récupérer des jouets pour les redonner aux petits africains qui en auront bien besoin. Elle est très sensible à la situation des albinos et aux enfants noirs aux yeux bleus (tensions oculaires, glaucomes, mals voyants).
Perpétuer la tradition, rester authentique sans se couper de la modernité, voici une façon noble et intelligente de vivre dans le monde.
Avoir un pied en FRANCE n'empêche pas d'avoir une pensée et des idées pour aider, accompagner des gens restés là-bas, le couple Mbaye est un exemple responsable.
Pape Bakary Cissoko ichrono.info

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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