Société

Ils veulent changer le monde mais pas sauver le voisin : mon appel est entendu et Fatim fera son stage numérique chez Anna de Halaye à Paris.

 

Avant de vouloir changer le monde, la méthode veut qu'on commence par agir au quotidien et dans la proximité.


Le prophète nous alertait sur le fait de considérer le voisin parce qu'en cas de difficulté ou besoin c'est le premier à arriver avant la famille.


Déçu par le silence de certains mais content de lire et de voir mes amis qui ont au moins répondus ou relayés l'appel pour me venir en aide ou me soulager.


J'avais mal, j'ai souffert, je n'ai jamais échoué quand je décide d'accompagner un jeune et là j'ai paniqué et le temps était bref et trop court mais ceux qui veulent peuvent se donner les moyens.
A 6 h du matin Anna me dit que la petite peut venir à 9h30 ,vendredi 8 mars 2019 dans le 19 ème 30 mn avant qu'elle ne commence son activité au Centre Social Tanger à l'occasion de la journée de la femme. Elle était occupée mais elle a pris le temps de me lire et de répondre à ma sollicitation.


J'envoie un message à Anna en lui disant que je ne comprends pas ce message.


Je renvoie un message à Anna pour clarifier ce qu'elle veut dire, elle répond ; je la prends en personne dans mes structures. Elle sera à l'Association qui travaille sur la précarité numérique, forme et informe. Anna a une société aussi qui accompagne des entreprises et crée des applications. Ouf, quel soulagement. Fatim 15 ans en seconde numérique sera dans un univers amplement diversifié où elle apprendra beaucoup.


Ouf j'ai souffert mais je n'ai pas échoué. Nous n'avons pas échoué.


Je ne voulais pas que Fatim soit la seule fille du lycée (issue de l'immigration) à ne pas pouvoir trouver un stage. Non, non je refuse et mes amis doivent se battre avec moi pour que nos enfants ne soient pas les dindons de la farce. Vous ne pouvez imaginer cette souffrance, il n'y a que ces enfants issus de l'immigration ou de parents immigrés qui sont à la marge et n'arrivent pas faire ce qu'ils ont envie d'apprendre. Les écoles les envoient dans des secteurs qu'ils n'ont pas demandés.


Rares sont ceux qui sont venus à mon secours et j'ai du mal à comprendre ces amis-es qui veulent révolutionner le monde en portant le regard loin alors que des jeunes ont besoin d'aide.
Bachir que je vois et j'entends rarement mais avec qui nous avons accompagné une 1 ère expérience de crowdfouding m'a entendu et a réagi.
J'étais touché comme quoi l'amitié n'est pas dans le paraître, ni virtuelle, elle peut se cacher pour se révéler le moment opportun.


Mohadi Diallo, Mme Khoudia Mbaye, Mme Paulette Corréa, Amadou Sylla de Sos Casamance, Gamlin DIOP-architecte ( trop modeste mais très efficace et généreux, il sait créer des connexions), Anna Mbengue Laumann et Dr Sitapha Diedhiou, ont réagi et j'ai rentré mes larmes qui ont failli tomber.

Pap Ibrahima Thiam ex candidat à la présidentielle a trouvé deux stages pour deux jeunes qui étaient à la limite, mais cette fois-ci il n'était pas là, il était absent, mais aussitôt qu'il a pris connaissance de l'appel, il m'a appelé et j'ai compris et j'ai échangé avec lui sur les stratégies pour l'avenir. Il est conscient des difficultés et mesure la peine des parents incapables de trouver un stage à leurs enfants.

Un de mes cousins hautement qualifié dans l'informatique n'a pas répondu et je ne pouvais pas, au nom de notre parenté, laisser passer son silence, mais je me doutais d'une chose qui s'est avérée vraie, il était à l'étranger à Abou Dabi. Nous avons pu échanger et on doit se voir à son retour pour en reparler et mettre en place des stratégies.


Cette situation m'a ouvert les yeux et j'ai compris beaucoup de choses sur les relations et sur qui compter je peux compter en cas de difficulté.


Je remercie, le Dr Ndongo Mbaye et Mme Fama Soumaré pour les mots gentils et réconfortants.


Mon téléphone n'a pas cessé de sonner ou de recevoir des sms qui pour m'encourager, qui pour demander un cv, qui pour me dire que finalement ils n'ont pas réussi mais ces gestes authentiques témoignent d'une chose. : ensemble nous pouvons déplacer les limites, l'amitié ou la relation doit faire sens.


Je vais contacter des associations, entreprises et confier ce travail à une association pour me libérer. On recensera tous ceux qui pourront nous aider à placer un jeune en stage. Je souffre beaucoup quand un jeune issu de l'immigration ou des parents immigrés, ne trouvent pas un stage pour assouvir son désir. Pour une fois que nos jeunes choisissent une formation nous devons les aider à y aller.
Il ne faut pas laisser sur le bord du chemin nos jeunes, ils sont l'avenir du pays. Nous avons travaillé pour avoir le minimum, aidons, agissons ensemble pour créer les conditions de réussite de ces jeunes. Il est facile de critiquer ou de vouloir changer le monde mais il est plus pragmatique de réaliser la volonté d'un jeune.


Je tenais à dire ça pour que chacun prenne conscience des difficultés que nos jeunes rencontrent dans le système éducatif français et si vous n'avez pas les moyens de trouver une place peut-être que votre ami, promotionnaire, voisin, pourra nous aider, etc. Il faut agiter et activer son réseau et c'est ainsi qu'on peut aussi aider.


Il y a des années avec des amis nous voulions changer le monde mais quand il s'est agi d'agir, nada, personne, tous sont aux abonnés absents ou font carpette, non, non ; nous devons nous donner la main pour réussir ensemble. Alors j'ai décidé de ne plus perdre mon temps avec ces amis qui comme beaucoup de compatriotes font le «beau» mais quand le temps de l'action efficace sonne ils sont absents ou occupés. Disons qu'ils désertent pour un jour dire que j'étais occupé, je n'ai pas vu, c'était trop tard.

Des justifications qui ne peuvent distraire que des esprits brouillons.

Je voudrai que cette situation soit comprise alors je vous soumets les échanges jusqu'à la résolution finale. Quand il y a une demande justifiée faites ce que vous pouvez, parce que demain, à moins que vous soyez au-dessus de ces besoins, vous en pâtirez et vous comprendrez votre inaction dans le passé-récent.

Bachir informatique et mangement – le 1 er à réagir alors que nous ne nous voyons pas souvent. Son message m'a beaucoup touché mais pas surpris, nous avons fait ziguinchor et l'université puis nous avons accompagné « Une plateforme de Crowdfunding pour aider au financement de mi-cros projets locaux souvent initiés par nos femmes »


-Hello Pape. Pas de soucis je peux en parler à mes contacts demain. On se rappelle


-Hello Pape peux-tu m'envoyer son Cv en attendant : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Quand j'ai trouvé je l'ai vite informé pour qu'il stoppe les recherches.


Ok pas de soucis. À ta dispo si besoin


Bachir DIEDHIOU


Ingenieur Commercial à miel
http://www.ichrono.info/index.php/blog-tech/item/1526-senegal-africa-jua-une-plateforme-africaine-pour-financer-des-entrepreneurs-de-la-debrouille
http://weaae.fr/senegal-africa-jua-une-plateforme-africaine-pour-financer-des-entrepreneurs-de-la-debrouille/
Ses activités généreuses et désintéressées :


« PROJET INNOVATION ECONOMIQUE ET SOCIAL»


C'est la colonne vertébrale de notre projet associatif lancé il y'a un an et demi pour soutenir la ville de Ziguinchor au Sud du Sénégal. Il a pour principal but de mettre en valeur les grandes qualités d'innovation sociale qui se cachent derrière l'art de la « débrouille » de nos populations locales.


Dans ce projet nous avons lancé 2 initiatives :

1) Un trophée de l'Entreprenariat et du leadership pour accompagner notre jeunesse

2) Une plateforme de Crowdfunding pour aider au financement de mi-cros projets locaux souvent initiés par nos femmes.-----


La plateforme AFRICA JUA (Soleil d'Afrique en Swahili) est la plateforme de financement participatif que nous avons lancée dans le cadre de ce projet. Plateforme 100% africaine pour le financement de l'économie sociale et solidaire de nos économies locales souvent tenues par des « entrepreneurs de la débrouille ».

Bonjour PBC,
J'espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille. J'ai posé la question à mon boulot, malheureusement, le service a déjà pris quelqu'un en stage.
Désolé de ne pouvoir venir en aide à cette jeune fille.
Cordialement


Sitapha

Tu es formidable PBC car tu relies: discours et actions. Bravo !
Sitapha

Bonjour PBC,


J'espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille. J'ai posé la question à mon boulot, malheureusement, le service a déjà pris quelqu'un en stage.
Désolé de ne pouvoir venir en aide à cette jeune fille.
Cordialement


Sitapha

Tu es formidable PBC car tu relies: discours et actions. Bravo !
Sitapha Diedhiou Dr en Sociologie- innovation


Sitapha DIEDHIOU est aussi gérant de l'entreprise Asrp Innovation Entrepreneuriat Consul

Ouf alors.
Merci à toi et pour tout ce que tu fais pour les jeunes.

khoudia mbaye Mannequin et chroniqueuse panafricaniste

Ouf alors.
Merci à toi et pour tout ce que tu fais pour les jeunes.

khoudia mbaye

Bonjour
J'ai transféré la sollicitation à d'autres amis mais en vain.
Espérons qu'une porte puisse s'ouvrir pour elle.
Bien des choses
Gamelin. architecte

Transféré à partir de Samba Diagne :
Salut Gamelin.


Ziarre nala. Que dieu nous accorde une bonne santé afin de réaliser nos souhaits.
Je vais te décevoir car chez Icade, ils ne prennent que des stagiaires d'au moins 20 ans car apparemment ils avaient des soucis avec les syndicats sur l'emploi des jeunes de - de 20 ans.
Depuis, ils se sont fixés cette règle.
D'autre part, le numérique n'existe pas ici. Peut-être, c'est externalisé.
Si je pouvais le faire avec plaisir comme c'est toi.
J'allais te contacter par rapport au plan.
Occupe toi de ce problème et on verra après
Bathie


Gamelin architecte


Bonsoir pape,
J'aurais bien voulu l'aider malheureusement je n'ai plus de place. J'ai déjà recruter 2 et j'ai un agent commercial.
Merci Umar Kaneta réponse rapide me touche. Je sais ce que tu fais dans le réel, rien n'est subterfuge
Umar Kane courtier en hypothèque « Oumar Kane, également connu sous le nom de "M. Solution", est un courtier en prêts immobiliers, rachat de crédits et assurances..Il utilise ses expériences dans le monde de la finance ainsi que son histoire personnelle pour accompagner, donner du pouvoir et influencer la vie de nombreuses personnes. Oumar Kane est directeur d'agence credit-libra Cergy. Il est diplômé du 3eme cycle de Droit des assurances à la Sorbonne et du Master finance à Sciences Po Paris »

Mohadi -Salam Pape, je transfère le message


Mohadi createo idf paris 15 ( toujours à mes côtés)

Amadou SYLLA-Bonjour grand Pape


Je m'en occupe
Excellence journée à toi
Amadou sylla SoS Casamance toujours à mes côtés.
c'est grâce à lui que j'ai rencontré et connu mon sauveteur du jour Anna Laumann
Amadou sylla de Sos Casamance, qu'il soit remercié.


«Accompagnement à la Goutte d'Or


Amadou est engagé de longue date dans la vie associative du quartier: «J'ai créé SOS Casamance en 2006, je voulais aussi garder un lien avec cette région du Sénégal, dont je suis natif. Nous proposons en priorité de l'aide aux devoirs pour les enfants, de l'alphabétisation pour les adultes et des ateliers pédagogiques (égalité femmes-hommes, discriminations, rédiger un CV, faire des démarches administratives...). L'accompagnement scolaire des enfants pose problème pour les parents, souvent d'origine étrangère et qui sont demandeurs d'aide. Ce sont les mères, qui viennent, de 14h à 16h, car elle travaillent souvent tôt le matin.»


Fatim sera en immersion pendant 6 semaines chez Anna et c'est du sérieux, du lourd, et j'ai demandé à la jeune fille de revenir vers nous pour témoigner.
NATALTEK, société à responsabilité limitée unipersonnelle est en activité depuis 8 ans.
Située à PARIS 18 (75018), elle est spécialisée dans le secteur d'activité du traitement de données, hébergement et activités connexes.
Association Haleye

INCLUSION NUMÉRIQUE- Le Numérique à la portée de Tous

HALAYE a conçus des ateliers et des permanences numériques en bénévolat avec la Mairie des 18ème , 19ème
arrondissement , les Centres Sociaux : CAF Belliard et Tanger, la cité Traëger et l'espace Queneau
Notre programme comprend principalement :
+ L'initiation à l'ordinateur : outils & icônes
+ L'initiation à un usage pratique de l'Interne
+ L'initiation au traitement de texte et tableur (Word & Excel)
+ Divers ateliers conseils numériques
Le Numérique à la portée de Tous.
Aujourd'hui, nous sommes à la fois fières et reconnaissants de vous accompagner, vous nos bénéficiaires.
Cet anniversaire est aussi le vôtre, avec 500 stagiaires, depuis juin 2015, nous espérons que notre soutien, a permis la réalisation de vos objectifs.
En deux ans, HALAYE a développé quatre axes principaux.
• L'entraide par la Technologie
• L'entraide par le Conseil
• L'entraide par la Découverte
• L'entraide par l'Échange

HALAYE, vous dit MERCI ! et merci à tous

Au Sénégal, une gangrène en «zone de non-droit» Par Margot Chevance, Correspondante au Sénégal

 

Au Sénégal, le trafic de faux médicaments n'est pas pénalisé.


« Une complicité étatique, des moyens existent mais la corruption fait passer en second plan cette problématique sérieuse. Il faut enrayer ce fléau et c'est toujours les faibles qui paient faute de moyens. P B CISSOKO »


Sur le marché de Keur Serigne Bi, temple du faux médicament et du trafic à Dakar en janvier, un homme lance : «Tu cherches quoi ? J'ai tout, mieux qu'à la pharmacie.» Photo Sylvain Cherkaoui


A Dakar, les faux médicaments s'achètent entre les échoppes, mais c'est Touba, deuxième pôle économique sénégalais, aux mains de la puissante communauté religieuse des mourides, qui est le cœur du trafic.
• Au Sénégal, une gangrène en «zone de non-droit»


«Tu en prends deux, deux fois par jour, au bout d'une semaine tu verras les résultats.» Abdou tend des comprimés à une adolescente qui veut maigrir. «En pharmacie, c'est 18 000 FCFA (27 euros), je te les fais à moitié prix», renchérit-il. La boîte vient d'Inde, pas de date d'expiration, juste la silhouette d'une blonde filiforme à forte poitrine. De quoi faire rêver la jeune cliente. Le nom du médicament, Apatin, est inconnu au bataillon. Il trône sur une petite table en bois, au milieu de produits pour développer son sexe ou amincir ses hanches. Sur le trottoir de l'avenue Blaise-Diagne, en plein centre-ville de Dakar, s'étend le marché Keur Serigne Bi. Le temple du faux médicament, mais aussi de celui issu du trafic, comme le Cytotec, destiné au traitement de l'ulcère, interdit en France. Les femmes s'en procurent ici sans ordonnance, pour avorter clandestinement et quel que soit le prix.


Arrière-boutiques. Entre les échoppes, les vendeurs apostrophent les passants. «Tu cherches quoi ? J'ai tout, mieux qu'à la pharmacie», lance un homme élancé, la quarantaine, boubou à la mode, lunettes de soleil vissées sur la tête. La boîte d'antidouleurs qu'il tient entre ses mains pour appâter le client est pourtant périmée et déjà annotée par un pharmacien. Son stock se trouve dans les arrière-boutiques. Impossible de le suivre ni d'en connaître la provenance. «Je me fournis au même endroit que tout le monde», rétorque le vendeur, sur la défensive. Au Sénégal, la route du faux médicament fait escale à Touba, la deuxième ville du pays. Le cœur du trafic, selon le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal, chiffres à l'appui : près de 350 officines clandestines y ont pignon sur rue, certaines ont des chiffres d'affaires qui dépassent les 300 000 euros. Des pharmacies en apparence régulières, mais jamais de cachet ni de facture accolés aux ordonnances. «On y fait du commerce comme dans les boutiques de quartier. Négociation des prix, prêt, vente au détail...» explique le docteur Assane Diop, président du syndicat. Un business lucratif, alimenté par un circuit en provenance de Gambie, de Guinée-Conakry et du Nigeria. D'autres cargaisons débarquent directement des pays asiatiques.

Un marché qui représente 20 millions d'euros, estime le Syndicat des pharmaciens privés. Montant non confirmé par le ministère de la Santé.
En novembre 2017, c'est en banlieue de Touba qu'est saisie la plus importante quantité de médicaments contrefaits dans l'histoire du pays. 1,7 million d'euros de marchandises importées de Guinée. La douane porte plainte, l'ordre national des pharmaciens se constitue partie civile. Les deux trafiquants écopent d'une peine de sept et cinq ans de prison, assortie d'une amende de 3 000 euros et 300 000 euros de dommages et intérêts. Une première. Au Sénégal, le trafic de faux médicaments n'est pas pénalisé. Aucune législation spécifique n'existe et le pays n'a pas encore ratifié la convention européenne Medicrime, relative aux délits associés à la vente et la fabrication de produits médicaux falsifiés. «Ce procès, c'est déjà un pas franchi, assure-t-on au Syndicat des pharmaciens privés, mais Touba reste une zone de non-droit et c'est le nœud du problème.» Référence faite à la puissance de la communauté religieuse des mourides qui serait au centre du trafic. Un groupe qui a érigé Touba en deuxième économie du pays, convoitée de tout temps par le pouvoir politique. «Aucune enquête d'Interpol n'a osé y mettre les pieds, et nos autorités sont tout aussi frileuses», déplore un acteur du secteur. En 2016, un cas de décès a été enregistré à Touba, un homme, après avoir pris un faux médicament. L'enquête n'a pas eu de suite.


Au ministère de la Santé, on assure que le trafic a beaucoup diminué.  (faux  faux  l'Etat ferme les yeux)

Sa stratégie à Touba : implanter des pharmacies officielles pour couper l'herbe sous le pied aux structures clandestines. Une dizaine de nouvelles officines ont été ouvertes en deux ans et un comité national de lutte contre les faux médicaments a été créé, mais au maigre budget. «On tente de tarir les sources d'approvisionnement, explique le professeur Amadou Moctar Dieye, de la Direction de la pharmacie et du médicament. Renforcer le contrôle aux frontières, multiplier les descentes dans les entrepôts... On va vers un durcissement.»
Asthme. Au Sénégal, 70 % des dépenses de santé des ménages concernent les médicaments. Mais les ordonnances coûtent cher pour une famille : 4,5 euros en moyenne par prescription. Et la moitié de la population ne bénéficie pas de la couverture maladie universelle.

Mame Kiné patiente, assise par terre avec son nourrisson, dans le dispensaire de son quartier, à Rufisque en banlieue de Dakar. Elle n'a plus mis un pied au marché noir depuis que sa fille aînée n'a pas supporté un médicament acheté dans le circuit parallèle. Des douleurs au ventre terribles, quelques heures après avoir ingurgité une pilule. Ce matin, lors de sa consultation, le médecin lui propose de s'inscrire à un programme qui touche certains quartiers populaires de la ville. JokkoSanté, une plateforme de financement via mobile qui offre des points gratuits pour payer des ordonnances. «Mes trois enfants sont asthmatiques, chaque mois je peux dépenser jusqu'à 30 000 FCFA (45 euros) pour des ordonnances, explique la jeune mère de famille. On m'a plusieurs fois prescrit des médicaments, mais je n'avais pas d'argent, je n'ai pas pu les acheter.» Le téléphone de Mame Kiné vibre sur la table.

Un SMS de JokkoSanté lui confirme sa prise en charge, elle vient de recevoir 5 000 points gratuits, soit 5 000 FCFA, 7,5 euros, pour payer sa prochaine prescription à la pharmacie. A l'origine de cette initiative, Adama Kane, un entrepreneur sénégalais qui veut démocratiser l'accès au médicament et lutter contre le trafic. Depuis 2015, il récolte des fonds auprès d'entreprises, de fondations et d'ONG qui servent à financer les ordonnances de populations vulnérables. Les patients sont orientés vers des pharmacies partenaires, JokkoSanté y paye les factures à la fin de chaque mois. «A notre manière, on s'attaque à la vente illicite de médicaments. Car permettre aux personnes démunies d'avoir les moyens de se payer une ordonnance dans une officine, c'est très important», soutient Adama Kane. 4 000 personnes en bénéficient déjà à Dakar et en banlieue.

https://www.liberation.fr/planete/2019/03/03/au-senegal-une-gangrene-en-zone-de-non-droit_1712806

PROGRAMME DE LA JOURNEE CULTURELLE- l'Association «Dekkal- Thiossane» samedi 2 mars 2019-Paris 15

 

«Dekkal- Thiossane»    expression sénégalaise qui signifie Revitalisation de la Culture-
AFRICAINE ET CARIBEENE DU 2 MARS 2019  A LA MAIRIE DU 15E ARRONDISSEMENT DE PARIS
________

Sous le parrainage des Ambassades du Sénégal et de la Guinée-Bissau en France
et des Délégations Permanentes
du Gabon, du Sénégal, du Mali, du Niger et du Congo
auprès de l'UNESCO.

Bonsoir chers sympathisants de l'association DEKKAL-THIOSSANE,

J'ai l'honneur de porter à votre bienveillante attention que l'Association «Dekkal- Thiossane» expression sénégalaise qui signifie Revitalisation de la Culture, organise, le samedi 2 mars 2019, à la mairie du 15e arrondissement de Paris, située au 31, rue Péclet - 75015 PARIS (métro Vaugirard), une GRANDE JOURNEE CULTURELLE, s'inscrivant dans le cadre de la revitalisation et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel africain et caribéen, sous le parrainage des Ambassades du Sénégal et de Guinée-Bissau en France et des Délégations Permanentes du Gabon, du Sénégal, du Congo, du Niger et du Mali auprès de l'UNESCO.

L'Association s'est fixée pour mission d'accompagner et de valoriser des initiatives de créateurs, écrivains, poètes, cinéastes, gastronomes et artistes africains et caribéens.

Vous trouverez ci-joint, le flyer et le programme de cette grande journée culturelle. En espérant pouvoir vous compter parmi nos nombreux invités, ce jour-là.

La participation à cette manifestation est gratuite, dans la limite des places disponibles. N'hésitez donc pas à vous inscrire sur l'adresse email de l'association.

Bien cordialement.

Paulette CORREA
Délégation Permanente du Sénégal
Auprès de l'UNESCO

Présidente de l'association
Tel :06 64 16 60 56

- A partir de 10h : visite des expositions d'œuvres d'art intitulées « BOY DAKAR » et « ETRE » ainsi que de masques africains sacrés et profanes, tous réalisés par MM. Bass DHEM et Moctar GUEYE Licka, qui sont peintres et sculpteurs sénégalais ;

- de 15h à 17h : Conférence sur le thème « le rôle de la culture dans la prévention et gestion des risques, crises et conflits » en Afrique, par des spécialistes reconnus de cette thématique. Il s'agit de :

* M. Kag SANOUSSI, expert en intelligence négociationnelle, Président de l'Institut international de gestion des conflits (IIGC) ;

* M. Doudou DIENE, Rapporteur spécial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance ; expert indépendant de l'ONU sur les questions des droits de l'homme en Côte d'Ivoire. Il a été ancien Directeur général adjoint de l'UNESCO, puis directeur de la Division du dialogue interculturel et du projet « Route de l'esclave » ;

* M. Bandiougou DIAWARA, actuellement Responsable de programme, à la section des réseaux du MAB, réserves de biosphère et renforcement des capacités, à la Division des Sciences écologiques et de la terre, Secteur des sciences naturelles de l'UNESCO ;

et * M. Kiflé SELASSIE BESEAT, historien, universitaire, écrivain et poète qui a été Directeur du Patrimoine de l'UNESCO et aussi Directeur du Fonds International pour la Promotion de la Culture (FIPC) de l'UNESCO. Actuellement Président de l'alliance culturelle pour le millénium éthiopien en France.

* Le Ministère sénégalais de la Culture a manifesté son intérêt à vouloir participer à la conférence. Nous attendons sa confirmation définitive pour l'arrivée de deux experts.

A partir de 17h

- Mme Ouley KEITA, Styliste sénégalaise fera un magnifique défilé de mode sur le thème du pagne tissé sénégalais et bissau-guinéen ;

- Concert de musique animé par le chanteur sénégalo-bissau-guinéen AaYiimi (l'Héritier), le groupe congolais « TOP-ONE-FRISSON), le groupe antillais DIAPASON SHOW, l'écrivain algérien et chanteur Messaoud NEDJAHI et le chanteur hip-hop ivoiro-cap-verdien IVY;

- les écrivains-poètes-slameurs MM. Aimé NOUMA du Cameroun et Félicien JERENT des Antilles nous feront de savoureux intermèdes.

- Enfin, de 20h jusqu'à 22h, La soirée sera clôturée par un cocktail dinatoire exotique, avec échanges dans le public.

Energie solaire en Afrique: un avenir rayonnant –par institut montaigne

 

Co-auteurs


• Antoine Huard, président, France Territoire Solaire, directeur international, Générale du Solaire
• Benjamin Fremaux, Senior Fellow, Institut Montaigne


645 millions, c'est le nombre d'Africains qui n'ont pas d'accès à une source d'électricité. Et ce chiffre continuera mécaniquement d'augmenter du fait d'une croissance démographique supérieure aux nouvelles capacités de production d'électricité. Pomper de l'eau douce, faire fonctionner des dispensaires médicaux, permettre aux écoliers de faire leurs devoirs le soir ou d'avoir accès à internet : aucun développement économique ou humain n'est possible sans énergie. Afin de répondre aux besoins futurs de ces habitants, le développement rapide de la production d'électricité est indispensable.


L'énergie solaire photovoltaïque (ou l'électricité produite à partir d'énergie solaire) représente une solution prometteuse car elle permet un déploiement rapide, à très grande échelle, d'une énergie décarbonée et économiquement accessible. Les atouts du photovoltaïque sont connus. Pourtant, à ce jour, un nombre insignifiant de centrales solaires ont été concrétisées en Afrique.


L'objectif de cette note est d'identifier les freins au déploiement de l'énergie solaire en Afrique et de proposer des solutions concrètes permettant à cette dernière de se déployer et ainsi de répondre aux défis démographique et climatique du continent africain. S'il est important de réduire les émissions de CO2 de pays comme la France - qui représentent 1,2 % des émissions mondiales -, ou l'Allemagne - 2,7 % -, l'une des priorités de la politique climatique globale doit également viser à contenir les émissions futures des habitants du continent africain, sans pour autant freiner son développement économique.

La production d'électricité en Afrique fait face à plusieurs difficultés


• Elle est encore rare dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. Seuls 32 % de la population y a accès selon la Banque africaine de développement. C'est le taux le plus faible du monde, alors même que les besoins sont considérables, avec une population en augmentation constante (390 millions d'habitants en plus en 2017 par rapport à l'an 2000) ;

• Les capacités actuelles sont limitées. Les 48 pays d'Afrique subsaharienne ne disposent que de 46 gigawatts de capacité installée pour une population de plus d'un milliard d'habitants. En comparaison, l'Espagne dispose de 106 gigawatts pour une population de 45 millions d'habitants ;

• L'électricité est chère, son coût de production est de 0,20 à 0,50 USD/kWh, ce qui est très élevé par rapport à la moyenne mondiale qui se situe autour de 0,10 USD/kWh.

L'énergie solaire est faite pour le continent africain...
Au regard de ces difficultés, l'énergie solaire représente une solution particulièrement adaptée aux besoins et aux spécificités des pays africains :


• le continent bénéficie d'un ensoleillement privilégié ;

• l'énergie solaire est compétitive, ce qui la rend attractive face aux solutions thermiques ;

• elle bénéficie d'une simplicité de fonctionnement et d'une grande rapidité de construction ;

• elle s'adapte à toutes les réalités du terrain, du kit solaire équipant un foyer isolé, jusqu'à la gigantesque ferme solaire alimentant des villes entières ;

• elle peut fonctionner hors des réseaux de transport et de distribution et ainsi alimenter des populations isolées sans attendre le déploiement long et coûteux des lignes à haute tension.

... mais le continent africain n'est pas encore prêt pour l'énergie solaire


Si l'énergie solaire semble être parfaitement adaptée aux besoins des pays africains, comment expliquer que si peu de projets photovoltaïques aient été concrétisés ? Nous avons identifié un certain nombre de freins.


• Les outils de financement existants ne sont pas adaptés au caractère très capitalistique et à la petite taille des centrales solaires. L'essentiel de leur coût étant concentré sur l'investissement initial, qui s'amortit ensuite sur plusieurs décennies, les projets solaires nécessitent une visibilité de long terme. Des garanties doivent donc être accordées aux entreprises souhaitant investir dans le solaire en Afrique, pour couvrir ce coût initial. Or, les outils de garantie existant aujourd'hui sont incompatibles avec la spécificité des centrales solaires, notamment leur petite taille.

• La politique de subventions menée sans discernement par quelques États et banques de développement engendre un signal prix, certes très attractif, mais artificiel. Les initiatives subventionnées dans le domaine de l'énergie solaire ont des effets collatéraux néfastes : elles fixent des prix de référence inatteignables sans subventions, rendant ainsi irréalisable tout autre projet financé sur fonds privés dans la région. Ce faisant, elles dissuadent les développeurs privés de continuer à prendre des risques en entreprenant de nouveaux projets dans ces pays.

• Enfin, le recours quasiment systématique aux appels d'offres afin d'identifier et de sélectionner les projets solaires pose certains problèmes. D'une part, la lourdeur des procédures, disproportionnée par rapport à la taille de la plupart des projets, conduit à un allongement des délais et une augmentation des coûts. D'autre part, anticipant les baisses de prix des panneaux solaires, les candidats sont incités à sous-enchérir, de manière à ce que, dans de nombreux cas, les projets lauréats ne soient pas viables économiquement et ne voient jamais le jour.

Nos propositions pour faciliter le déploiement de l'énergie solaire sur le continent africain


1 Détails
Adapter le financement à la nature capitalistique et à la taille réduite des projets solaires.
Détails


Proposition n°1 - Promouvoir les efforts de planification, prérequis au développement de l'énergie solaire, notamment par l'adaptation des cadres réglementaires à la spécificité des projets solaires.

Proposition n°2 - Faciliter l'accès au financement. En particulier, mettre en place une documentation standardisée qui serait disponible gratuitement et acceptée par l'ensemble des parties, et réduire les frais d'instruction des dossiers en adaptant les exigences des bailleurs à la taille des projets.

Proposition n°3 - Réduire le coût du financement : faciliter l'accès aux outils de rehaussement de crédit (garanties, assurances) et rendre les prêts concessionnels accessibles à ces projets.
2 Détails
Restreindre les subventions publiques lorsqu'elles créent des distorsions de marché.
Détails
Proposition n°4 - Vérifier l'absence de tout projet privé implanté sur une zone donnée avant d'envisager d'y implanter un projet public.

Proposition n°5 - Limiter au maximum les signaux de prix artificiels : éviter les subventions (portant sur les études, le foncier, le raccordement, etc.) de nature à décourager l'investissement privé.

Proposition n°6 - Promouvoir une meilleure collaboration entre fonds publics et privés : cibler les fonds publics sur des projets qui n'attirent pas les fonds privés tels que les infrastructures de réseau de moyenne et basse tension, la mise à disposition d'outils de rehaussement de crédit des contreparties publiques ou l'accompagnement du renforcement des compétences.
3 Détails
Limiter le recours quasiment exclusif aux appels d'offres, notamment dans des contextes de marchés peu matures et pour des projets de petite taille.
Détails
Proposition n°7 - Privilégier des mécanismes adaptés à la taille des projets et au contexte de marchés peu matures.

Proposition n°8 - Accompagner les premiers développements, en mettant à disposition des Etats et donneurs d'ordres les expertises qui peuvent leur faire défaut, puis en organisant le transfert de compétences afin de créer une véritable filière industrielle pérenne.

Proposition n°9 - Une fois le marché plus mature, envisager progressivement des mécanismes d'appels d'offres mais en les limitant aux projets de grande envergure.
https://www.institutmontaigne.org/publications/energie-solaire-en-afrique-un-avenir-rayonnant

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