Société

DE L'OUBLI par Pap NDOYE penseur libre et indépendant

"On peut oublier quand on a subi un choc, ou oublier comme outil de développement personnel. Il y a plusieurs façons ou raisons qui poussent à l'oubli. L'oubli peut être volontaire on involontaire. Quand on parle de l'homme saint, l'oubli n'est pas en soi un mal, c'est le refus de se souvenir, de regarder son passé qui devient problématique. Oublier ou se Souvenir ; c'est notre existence qui est interrogée"P B Cissoko

DE L'OUBLI par Pap NDOYE penseur libre et indépendant

DE L'OUBLI

Ho Oublier!
S'Oublier!


Heureusement, ou malheureusement, qu'Oublier n'est pas s'Oublier!
Oui Oublier pour rester Positif!
Et s'Oublier pour se fragiliser!
Mais devons nous nous affaiblir en nous Oubliant pour nous mettre en péril!
Ou, oublier pour devenir Négatif!
Oui l'ingratitude découle de l'Oubli!


S'Oublier alors pour se fortifer mentalement!
Oui S'Oublier pour s'affaisser spirituellement au dessous de la moyenne sociale!
Ou Oublier de s'élever par humilité!
Ou sobrement s'oublier pour étouffer son Égo!
S'oublier ainsi pour masquer les insuffisances de l'autre!
Oui s'Oublier pour se faire petit et passer inaperçu!
S'Oublier pour ne point s'accrocher à la Vie!


Hé oui, Oublier que la Vie, c'est le grand théâtre par excellence!
Elle se trouve être le déroulement du film de notre Existence, entrecoupé par des Oublis!
Ha, comme notre mémoire a un besoin impératif d'oublier!
Oui, Oublier pour aérer notre Esprit!
Hé oui, ne pas Oublier est source de désordre, d'embouteillage spirituels!
Oublier pour nous Souvenir!
Hé oui, se souvenir pour ne point Oublier la dette de reconnaissance envers autrui!
Oui ne jamais Oublier ce que l'on doit matériellement ou moralement à:


-soi même,
-autrui,
-Allah.


Ainsi, l'ignorance puis les errements d'abord,
les enseignements ensuite, le Tout procédant de l'Oubli!
Enfin, l'OUBLI des enseignements à retenir, ou
le SOUVENIR des leçons retenues
de nos actions passées!


Se Tuer donc pour Renaître et autrement amélioré!
Oui Faire Don de SOI à la simplicité pour s'Oublier!
Oui Oublier ce que l'on ne devrait jamais plus refaire!
Ainsi, pour arrêter de perdre du temps à se répéter!


Ou ne jamais Oublier nos résolutions antérieures pour mieux justifier nos décisions du moment!
Aussi, toujours se rappeler des expériences passées pour ne pas Oublier les enseignements retenus!
Devrions nous Oublier nos origines pour nous perdre dans l'arrogance d'une nouvelle station sociale?
Faisons alors l'effort d'enracinement dans les bonnes valeurs pour nous Oublier dans l'humilité grandissante!
Oui, s'oublier pour se niveler à la dimension de l'autre!
S'oublier pour mettre l'autre à l'aise, pour qu'il se sente EXISTER!
S'oublier pour valoriser l'autre!


Oui Oublier ses peines pour vivre heureux!
Oublier pour ne pas se rappeler!
Oublier pour ne pas se souvenir!
Oublier pour oublier ses douleurs!
Oublier pour oublier sa détresse et ses angoisses!
Oui, Oublier pour dominer son passé!
Hé oui, simplement oublier ses conditions d'Existence!
Oublier ses longues nuits sombres!
Oublier sa ténébreuse existence!
Oui Exister pour fuir cet oubli!
Ou, s'Oublier pour exister avec ce souvenir!


Alors Oublier et s'Oublier lucidement pour mieux profiter de notre vie biologique!
Notre principale maladie et son remède ne serait elle pas, donc
L'OUBLI!


Oui, l'Oubli, cette souvenance qui doit être tenue en équilibre, et en permanence!
L'Oubli est bien le gouvernail de notre bonne ou mauvais Conscience!
Ainsi, il justifie l'état de notre bien ou mal être que reflète notre vie sociale.
Ha oui, il est vrai que, nous Oublions que, nous vivons avec d'autres êtres vivants!
Mais, avons tous, conscience de notre vulnérabilité devant cette puissance inhumaine.
Hélas, très souvent nous oublions l'Omniprésence de notre Créateur, tellement nous sommes absorbés par notre quête infernale de:


-l'Avoir et
-du Pouvoir.


Et ce, à tel point que nous oublions la recherche de l'Essence-Tiel, qui est le SAVOIR , qui nous fait progresser vers un meilleur devenir!
Nous nous découvrons alors, si appauvris d'intelligence, par l'Oubli.
C'est ainsi que, par Oubli, nous dépassons régulièrement cette Essence des choses pour perdre notre temps sur les Détails.
Hélas, quand l'Oubli fait que notre Vanité nous égare!!!!


Or, s'Oublier devrait certainement étouffer cette suffisance et laisser place à la modestie!
Oui, s'Oublier pour faire prévaloir la retenue face à l'extravagance de l'aveuglement!
Oui s'Oublier pour éviter l'obscurantisme du coeur et de l'esprit!


Et que dire, de l'Oubli de ce Lbre Arbitre qui nous fait prendre des décisions éclairées ou assombries par notre niveau de conscience du moment!
Ainsi, il peut bien nous arriver de nous RAPPELER, mais après coup, des résolutions auparavant arrêtées comme garde fous de nos actions!
Mais hélas, l'action déjà accomplie, dans l'Oubli, ne pourra plus jamais, être rapportée.
Elle se retrouvera ainsi, Oubliée, dans la comptabilité de nos bons ou mauvais comportements!
Ha, qu'est ce que va nous couter d'OUBLIER que nous devons être en Djihad NAFS permanent!
Notre crucial remède c'est également, l'Oubli!
Oublier tout le mal et et tout le tort qui nous sont faits.


Oui, OUBLIER de nous venger des personnes qui blessent notre orgueil.
Donc, Oublier pour arriver à ne plus sentir le poids de notre MOI!


Oui, s'Oublier pour mieux supporter les douleurs physiques passagères, au contraire de celles psychiques plus durables et profondes!
Ha, nous allions Oublier les souffrances psychosomatiques, qui demeurent le summum de l'expression de notre détresse.
Hé oui, nous avons mal à la gorge, alors que, nous Oublions, que, si nous guérisons d'un mal psychologique, nous retrouvons notre bonne santé.
Mais, que dire du processus d'installation, dans nos Êtres, des malheurs et bonheurs qui nous accompagnent?
Certainement, par des Oublis successifs d'événements liés à la gestion stratégique de notre Moi!
C'est par devoirs d'Oubli donc, que nous avons besoin de rendre à notre EGO, toute la mesure de son Audace et de son Humilité.
Notre Moi a aussi besoin de s'affirmer à travers des Oublis conséquents à toutes situations sociétales.
Nous disons alors, oui pour un djihad NAFS permanent, sans oubli de l'essence-tiel.


Finalement oublier OU s'oublier,
oublier ET s'oublier!


Une affaire de Coeur ET de Raison, ou
Une affaire de Coeur OU de Raison!
En définitive, la qualité de nos vies dépend de notre faculté d'Oublier face a nos Obligations de:
-faire ou ne pas faire,
-dire ou ne pas dire, et finalement,
-d'étre ou ne pas être.
Aussi, notre orientation se fera selon notre désir et notre capacité d'Exister.
Notre détermination à subsister socialement, sera alors fondée sur une volonté et un pouvoir édifiés:
-par soi même, ou par l'autre!
-pour soi même, ou pour l'autre!
De nos Actions et Réactions aux agressions et défenses, voilà d'ultimes choix que nous devrons dérouler face à l'oubli!
Puissions nous alors prendre les bonnes décisions d'Oubli, afin d'accéder à l'excellence d'une existence saine et équilibrée: LA SAGESSE!

Saint louis le 13/05/2018 St LOUIS du Sénégal
Pap Ndoy

Sénégal - les astronomes sur le début du ramadan 2018 : «Impossible d’apercevoir le croissant lunaire a l’oeil nu, mardi prochain»

Alors que les musulmans sénégalais et du monde entier se préparent pour le Ramadan qui devrait démarrer, en principe, mercredi ou jeudi prochain, c’est selon, l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) montre qu’il est impossible d’apercevoir le croissant lunaire à l’œil nu, mardi prochain 15 mai, au Sénégal.

L’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie (ASPA) est formelle. Pour le Ramadan 2018, par rapport aux informations sur la visibilité du croissant lunaire, l’ASPA souligne que «la conjonction qui correspond au moment précis où la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre, aura lieu le mardi 15 mai à 11h48mn50s GMT. Ce moment marque la fin d’un tour de la Lune autour de la Terre et le début d’un nouveau tour», lit-on dans un communiqué parvenu à notre rédaction et signé, pour  l’ASPA, Maram Kaïré (Président), Ibrahima Gueye (Vice-Président) et Baïdy Demba Diop, Secrétaire chargé de la Formation.

Mieux note le texte, le «mardi 15 mai: à cause de l’heure tardive de la conjonction, il sera impossible de voir le premier croissant lunaire à l’œil nu au Sénégal. La Lune se couchera à 19h42, soit 12mn après le Soleil qui se couche à 19h30. Elle sera trop proche du Soleil couchant et noyée dans sa lueur. La surface éclairée ne sera que de 0,33%.» Par contre, le «mercredi 16 mai: Il sera possible de voir la Lune à l’œil nu au Sénégal. La zone de visibilité à l’œil nu couvrira l’ensemble des pays d’Afrique. La Lune se couchera à 20h43, ce qui est largement suffisant, avec un ciel dégagé, pour apercevoir le croissant après le coucher du Soleil. La lune sera alors âgée de 1j8h et sa surface éclairée sera de 2,6%», précise la source.

Toutefois, selon la même source, il est important de relever que «pour le mardi 15 mai, la carte de visibilité montre que pour l’Asie, le Moyen Orient, l’Europe et l’Australie, la Lune se couchera soit avant le Soleil, soit avant la conjonction. Nous recommandons donc la vigilance pour toute déclaration de visibilité à l’œil nu du croissant en provenance de ces zones. Nous rappelons également qu’il faut toujours chercher le premier croissant à l’Ouest, un peu à gauche au dessus de là où le Soleil se couche», conclut la source.

Le système de santé au Sénégal :Un diagnostic inquiétant

J’ai évoqué il y a peu la situation de l’éducation au Sénégal et des difficultés qu’elle rencontre dans sa mission d’enseignement auprès de nos jeunes. J’aimerais pouvoir dire que celle de notre système de santé est meilleure. Hélas c’est loin d’être le cas, là aussi, la crise est profonde et multiforme. 

A lui seul le chiffre de la mortalité infantile suffirait pour s’en convaincre et même s’il a baissé légèrement ces dernières années il reste aujourd’hui encore anormalement et dramatiquement élevé, de l’ordre de 55% alors qu’il est de trente pour cent au Maroc et d’un peu plus de vingt pour cent en Tunisie. Tout doit être mis en œuvre pour obtenir une baisse drastique de cette mortalité au cours des prochaines années et cela devra constituer une des priorités de tout candidat aux élections présidentielles de février 2019. 

Force est de constater que notre offre de soins est insuffisante et financièrement insatisfaisante. En premier lieu le budget de la santé publique devra être relevé dans les temps à venir, sauf à considérer qu’il ne s’agit pas là d’un des secteurs prioritaires pour la nation. Or nous parlons ici du bien être d’une catégorie de la population, la plus fragile, telle que les femmes enceintes, les enfants en bas âge ou les personnes âgées. Tomber malade au Sénégal est très angoissant pour les plus démunis car la Couverture maladie universelle mise en place peine à leur venir en aide. C’est notamment le cas pour les maladies chroniques qui nécessitent des traitements longs, parfois sur toute une vie, à l’image des diabétiques insulinodépendants et des insuffisants rénaux. Certains malades doivent s’endetter, vendre des biens, pour se soigner. Ce n’est pas acceptable et c’est indigne d’un Etat dont le premier devoir est d’assurer la protection de ses ressortissants. 

De même que les hôpitaux, où les disfonctionnements sont nombreux en raison d’une mal gouvernance, de la démotivation des agents hospitaliers et d’un déficit de personnel, les districts sanitaires qui assurent les soins de proximité manquent, eux aussi, cruellement de besoins. Il conviendra d’entreprendre rapidement un effort important et de renforcer leur équipement tant humain que matériel. 

La pénurie de médicaments constitue également un problème récurent dans notre pays et l’accès aux traitements essentiels est rendu très difficile, voire impossible, pour les personnes aux ressources les plus modestes. Même les personnes ayant un revenu stable ont des difficultés à s’offrir un suivi médical adéquat, c’est dire l’urgence qu’il y a à améliorer notre système de santé.

En raison de cette obsolescence, de cette inadaptation, de cette désorganisation dont souffre l’hôpital les personnes dont le revenu le permet n’ont souvent d’autres solutions que de se tourner vers les cliniques privées mais là encore les moyens financiers manquent cruellement et il serait souhaitable que le secteur, comme pour ce qui est de l’enseignement privé, bénéficie de subventions de la part de l’Etat.

Il est cruel et terrible de reconnaître que le système de santé sénégalais est un patient comme un autre, en proie à de nombreuses et graves maladies. Poser un diagnostic sincère et transparent, en écoutant les différents acteurs concernés, devra être une des premières exigences du futur gouvernement sorti des urnes au printemps 2019. Et au-delà, tel un médecin au chevet de son malade, il lui faudra établir une ordonnance et prescrire les remèdes nécessaires à sa guérison en sachant qu’il n’existe aucune potion magique. En plus des prescriptions indispensables, il faudra aussi la volonté de guérir de la part du patient car les réformes indispensables ne pourront se faire sans la participation des principaux intéressés. Par exemple, l’instauration d’une taxe d’un pour cent sur le coût des communications téléphoniques, comme cela existe déjà pur l’énergie, permettrait à tous les sénégalais de contribuer au financement de la santé. 

Et en retour de profiter des meilleurs services de celle-ci.

Ibrahima Thiam

Président UN AUTRE AVENIR          

Comment l'agriculture peut-elle répondre au besoin d'emploi des jeunes au Sénégal ? par Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco gestion en France

 

Comment l'agriculture peut-elle répondre au besoin d'emploi des jeunes au Sénégal ? par Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco gestion en France


On peut le suivre dans ses revues de presse à sa façon sur FB. PBC 

La crise migratoire du début des années 2000, qui a culminé en 2006 avec le départ massif de jeunes des côtes ouest-africaines, a révélé l'acuité de la question de l'emploi des jeunes en Afrique subsaharienne et des risques de déstabilisation qui peuvent en découler.

Au Sénégal, le phénomène a connu un écho particulier du fait de la détermination des jeunes à rejoindre l'Europe (« Barça ou Barsakh »), souvent avec la bénédiction de leurs parents. Pour juguler le phénomène, le gouvernement du Sénégal, avec l'appui financier de l'Espagne et de la France, avait proposé un Plan de retour vers l'agriculture (REVA).

En réalité, la crise migratoire n'est que le révélateur d'un problème plus délicat : chaque année, environ 300 000 nouveaux actifs arrivent sur le marché du travail alors que les structures économiques peinent à créer des opportunités d'emplois pouvant absorber ces flux. La population sénégalaise (13,5 millions d'habitants en 2013) est caractérisée par sa jeunesse, la moitié de la population étant âgée de moins de 18 ans, et un taux d'accroissement annuel moyen de 2,7 %, encore élevé.

Comme dans les autres pays d'Afrique, les réponses de l'Etat ont souvent consisté à créer des agences et des fonds de promotion de l'emploi des jeunes et à soutenir l'apprentissage. Partout, les résultats de ces initiatives ont été généralement décevants, mettant en exergue le décalage entre les stratégies proposées et la réalité des structures économiques. De plus, ces initiatives ont souvent peu pris en compte les besoins des jeunes ruraux, se concentrant davantage sur la situation des jeunes diplômés plus visibles et mieux organisés.

Récemment, de nouvelles orientations ont émergé, considérant l'agriculture comme la solution idéale. Au Sénégal, d'importants moyens financiers ont été déployés dans le cadre des projets de l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (ANIDA, ex Plan REVA) et du Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC). Il reste à évaluer rigoureusement ces expériences, en particulier leur efficience et leur efficacité. En plus de comparer le niveau d'engagement financier avec le nombre d'emplois créés, il faudrait aussi interroger la viabilité et la durabilité de ces modèles. Le coût approximatif du PRODAC est de 100 milliards FCFA sur cinq ans.

Entre 2008 et 2010, l'Agence nationale du Plan de retour vers l'agriculture (AN-REVA), devenue l'ANIDA en 2012, a mobilisé 10,199 milliards FCFA, dont 7,156 milliards provenant des partenaires techniques et financiers et 3,043 milliards du budget de l'Etat. Le fonctionnement représente 15 % de ce financement. Le budget cumulé de 2011 et 2012 s'élève à 8,423 milliards. Au début de l'année 2016, le directeur général de l'ANIDA a indiqué que sa structure a réalisé, entre 2008 et 2015, 79 fermes villageoises et familiales dans lesquelles travaillent 10 000 jeunes agriculteurs sénégalais, pour un budget d'environ 17 milliards FCFA.

Conditions requises pour que l'agriculture absorbe une bonne partie des nouveaux actifs


La transformation structurelle de l'agriculture est une condition préalable pour accroître la productivité du travail et le niveau des revenus. Elle suppose des investissements conséquents dans la recherche, le conseil agricole, la mécanisation, la disponibilité d'intrants de qualité (semences et engrais), le bon fonctionnement des marchés d'intrants et de produits avec des incitations appropriées et un crédit adapté. Elle doit s'insérer dans une stratégie globale de développement des entreprises et des services le long des chaînes de valeur.

En développant un tissu de petites entreprises adossées à des chaînes de valeur porteuses, celles-ci vont constituer un réservoir d'emplois pour des jeunes formés. L'exemple de la filière du riz irrigué au Sénégal est assez illustratif. Dans la vallée du fleuve Sénégal, il existe 458 décortiqueuses privées qui transforment près de 77 % du riz paddy (c'est-à-dire un riz non décortiqué, qui a conservé sa balle) produit dans la vallée. En même temps, 28 rizeries ou mini-rizeries fonctionnelles proposent un riz de qualité, apprécié des consommateurs urbains. Une politique agricole et industrielle qui se préoccupe de création d'emplois devrait proposer des stratégies spécifiques d'appui à ces petites entreprises afin de les faire évoluer vers des standards de qualité et accompagner celles qui sont capables de grandir. Malheureusement, les options politiques sont souvent plus favorables à l'investissement privé étranger à grande échelle et ne sont pas forcément créatrices d'emplois.

Par ailleurs, le développement de la chaîne de valeur du riz irrigué, avec les investissements publics et privés dans les aménagements et la mécanisation, ouvre la voie à l'émergence de petites et moyennes entreprises de prestations de services et des métiers qui en découlent : services d'entretien et de maintenance, gestion, logistique, conduite d'engins... Une politique réfléchie de formation professionnelle ciblant les jeunes et intégrée à la politique agro-industrielle de développement de la chaîne de valeur permettra de réaliser un saut qualitatif durable.

On le voit, l'enjeu fondamental est de repérer les filières porteuses, d'y investir de façon massive et ciblée, en privilégiant la connexion des agricultures familiales au marché par le biais du développement de petites entreprises, en amont comme en aval de la production. Il est donc nécessaire de repenser la politique agricole, notamment son volet création d'emplois, en valorisant des initiatives qui connectent les systèmes de production et l'organisation sociale et qui puissent trouver leur rythme de croisière et se développer comme de véritables entrepreneurs agricoles.

Enfin, la politique foncière est un aspect fondamental à prendre en compte, dans la mesure où les jeunes rencontrent souvent de fortes contraintes d'accès à la ressource. Une étude récente de l'IPAR a montré que la croissance démographique et l'émiettement du patrimoine foncier dû à l'héritage freinent beaucoup de jeunes dans leur désir d'engager des activités agricoles lucratives. Pourtant, dans le delta du fleuve Sénégal, la mobilité relative du foncier par la location ou la vente de terres (transactions illicites au regard de la loi) facilite l'accès des jeunes au foncier, se traduisant ainsi par leur plus grande implication dans la production agricole. La Loi sur le domaine national interdit toute vente ou location de terres. En fait, sur les terres agricoles sous juridiction du domaine national, les producteurs n'ont qu'un droit d'usage et ne peuvent donc aliéner ces terres. Seul le conseil rural a la prérogative d'affecter ou de désaffecter les terres du domaine national. Cependant, dans la pratique, il existe de nombreuses transactions sur le foncier, surtout dans les zones où il y a une forte pression sur la terre.

Des opportunités à capter et à soutenir


Aujourd'hui le monde rural représente 55% de la population sénégalaise, mais la société s'urbanise progressivement. Cette tendance et les évolutions inéluctables qu'elle engendre (changement de modes de consommation, hausse du niveau de vie) constituent des opportunités intéressantes si cette demande économique est connectée à une offre agroalimentaire nationale et locale. Ainsi, une politique de décentralisation intelligente, qui appuierait le développement des villes secondaires, offrirait de nouveaux débouchés à une agriculture familiale de type commerciale, renforçant ainsi son rôle de pourvoyeur d'emplois viables et rémunérateurs pour les jeunes. Si l'Etat prenait la résolution de développer de nouveaux pôles régionaux, en dehors de Dakar, en les dotant d'infrastructures et de ressources et en leur permettant une gestion décentralisée de ces ressources, ces pôles secondaires constitueraient un débouché naturel pour une agriculture en transformation connectée au marché local. Outre les maillons aval des chaînes de valeur agricoles, les activités non agricoles peuvent constituer une source d'emplois non négligeable pour les jeunes. Dans la situation actuelle, la plupart des villes secondaires sont dépourvues de tout et ne peuvent offrir aucune alternative aux jeunes, obligés de partir à Dakar ou en Europe.

Qu'en pensez -vous? Selon vous, que pouvons-nous faire pour réduire le chômage? Quel est le rôle de l'agriculture? Laissez vos commentaires.
Abdoulaye Samba NDIAYE Professeur éco-gestion en France

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