Société

Les faux aliments sont la première cause de décès dans les pays occidentaux Par Alain -

 

Chercheur en nutrition préventive, Anthony Fardet publie « Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons Vrai ». Un essai décapant qui dénonce l'invasion des « faux aliments » et leurs conséquences sur la santé.


C'est un livre qui ouvre les yeux sur un phénomène mal connu : l'ultra-transformation, qui consiste à fractionner des ingrédients pour les recombiner et en faire des produits vendus dans le commerce. Ces produits ressemblent à des aliments, ont le goût des aliments, mais n'en sont pas. Un assemblage d'ingrédients, même à bonne réputation comme les fibres, les oméga-3, les vitamines, peut avoir des effets négatifs qu'un aliment non dénaturé n'a pas. Voilà pourquoi l'obésité, le diabète et les maladies chroniques augmentent, explique Anthony Fardet dans "Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons Vrai." Voilà pourquoi les conseils nutritionnels, en se focalisant sur les graisses ou le sucre ou sur des groupes d'aliments font en réalité le jeu de ces faux aliments et sont impuissants à enrayer les maladies chroniques. Entretien avec un chercheur qui dynamite la nutrition.


Au cœur de votre livre, il y a cette notion nouvelle qu'un aliment ce n'est pas un assemblage d'ingrédients.


Anthony Fardet : Depuis les débuts de la recherche en nutrition il y a un peu plus de 150 ans, les scientifiques ont eu tendance à ne considérer les aliments que comme une somme de nutriments et/ou de calories, ce qui au final les rendait relativement interchangeables. Or il n'en est rien : l'aliment est plus qu'une somme de nutriments. C'est aussi une matrice qui influence la satiété et la vitesse de libération des nutriments dans le tube digestif, deux paramètres essentiels dans le contrôle du poids et de l'équilibre métabolique.


Donc deux aliments qui ont les mêmes constituants ne se comportent pas de la même manière une fois avalés ?
Exactement. Deux aliments de composition nutritionnelle et calorique strictement identique mais avec des matrices différentes (forme, épaisseur, densité...) n'ont pas le même effet sur la santé humaine. Bref, le potentiel « santé » d'un aliment c'est la somme de ses effets « matrice » (aspect qualitatif) et « composition » (aspect quantitatif). C'est ce que j'appelle la vision « holistique » (ou globale) de l'aliment.


Aujourd'hui, ce qu'on trouve dans les supermarchés, c'est surtout des aliments « reconstitués », ce que vous appelez « ultra-transformés »
Oui. Ces produits ultra-transformés raffinés-fractionnés-recombinés sont plus le fruit d'une vision « réductionniste » de l'aliment ne le considérant que comme une somme de nutriment. En effet si l'aliment n'est qu'une somme de nutriments alors pourquoi ne pas le fractionner (« cracking ») en de multiples ingrédients que l'on peut recombiner à foison dans des associations infinies. Mais c'est grandement oublier le rôle de la synergie d'action des nutriments au sein des aliments naturels, qui est en partie détruite dans ces aliments « reconstitués ». Et puis ces aliments recombinés à partir d'ingrédients produits mondialement en très grandes quantités sont très rentables, mais très nocifs pour la santé s'ils sont consommés en trop grande quantité.


Les rayons et magasins bio sont-ils à l'abri de l'ultra-transformation ?


Non, on y trouve comme ailleurs ces faux aliments. Or en fractionnant-recombinant des aliments naturels bio sous forme de produits ultra-transformés on perd le bénéfice nutritionnel du bio au profit d'aliments peu intéressants pour la santé même si la valeur ajoutée pour l'environnement subsiste. De nombreux produits présentés comme « bons pour la santé », par exemple « sans gluten », « bio », « végan »... ne le sont pas en réalité s'ils sont ultra-transformés !

 

Quels sont les effets d'une consommation régulière de ces faux aliments ?


Les premiers effets sont une augmentation significative des prévalences de surpoids, obésité et diabète de type 2, notamment chez les plus jeunes. Ensuite ces dérégulations métaboliques augmentent le risque des autres maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers digestifs. Au final donc, on constate très clairement que ces faux aliments sont indirectement la première cause de décès dans les sociétés occidentales, et notamment en milieu urbain ; ceci loin devant l'alcool et le tabac.


Comment en est-on arrivé là ?


Comme je l'ai dit, à la base de cette situation catastrophique en termes de santé publique, il y a l'hégémonie de la pensée réductionniste de l'alimentation, systématisée notamment par Descartes au XVIIème siècle. Mes travaux de recherche m'ont ensuite amené à faire le lien entre réductionnisme nutritionnel, aliments ultra-transformés fractionnés-recombinés, augmentation des maladies chroniques et diminution de l'espérance de vie en bonne santé. Cette équation philosophico-alimentaire n'avait jamais été pointée du doigt auparavant, et pourtant elle est essentielle à comprendre si on veut arriver à faire changer les « choses » durablement.


Que faut-il penser des recommandations officielles qui nous disent de manger moins de gras, de sucre, de sel ?


Elles peuvent porter une certaine valeur en soi, mais qui n'est que partielle, car elles sont basées sur une approche réductionniste de l'alimentation ne considérant les aliments que comme des sommes de nutriments et calories. Pour être efficaces, les recommandations des pouvoir publics devraient se baser sur une approche holistique de l'alimentation, à savoir mettre en avant le degré de transformation des aliments (le seul à faire sens du point de vue santé et nutritionnel), l'effet « matrice » cité plus haut, l'impact sur l'environnement et le bien-être animal ; ce qui n'est absolument pas le cas : on continue à raisonner par nutriment et groupes d'aliments alors que la science montre clairement que ce ne sont pas les nutriments qu'il faut mettre en cause mais les « véhicules » de ces nutriments et leur degré de transformation.


L'étiquetage nutritionnel par feux coloriels qui vient d'être adopté est-il déjà caduc ?


Oui car il est basé sur une approche réductionniste ne réduisant l'aliment qu'à une somme de nutriments, ce qui est faux. Quand le logiciel de base n'est que partiel il ne peut pas donner de résultats tangibles à long terme. Il faudrait développer un étiquetage holistique prenant en compte toutes les dimensions citées précédemment, notamment en priorité le degré de transformation. L'étiquetage réductionniste ne pourra amener qu'à mal classer certains aliments (ce qui est déjà le cas malheureusement !) et à en diaboliser certains, ce qui n'atténuera pas le stress du consommateur. En outre ces étiquetages réductionnistes n'ont que rarement été validés dans des études épidémiologiques prospectives, et ne prennent pas en compte les additifs. J'ai bien peur que ce soit encore un « coup d'épée dans l'eau » !
Votre livre donne de grandes règles pour manger « vrai ».

Que peut-on espérer en les suivant ?


On peut plus qu'espérer : on peut à coup sûr protéger notre santé et améliorer notre espérance de vie en bonne santé, développer le respect des animaux et la protection de l'environnement. Elles sont faciles à mettre en œuvre, suffisamment génériques pour être applicable sur toute la planète en respectant les traditions. Si l'on prend le cas de la France, en suivant ces règles on va réduire drastiquement le « trou de la sécurité » sociale en redynamisant la société avec plus d'énergie vitale chez les séniors, diminuer l'élevage intensif des animaux et restaurer un environnement plus propre.


Les industriels peuvent-ils nous proposer de « vrais » aliments ou est-ce incompatible avec ce type de production ?


Les industriels peuvent tout faire. Aujourd'hui ils répondent à la demande, qu'ils ont aussi contribué à créer, il faut bien l'admettre, profitant du faible niveau d'éducation nutritionnelle de la population. Si le grand public commence à changer ses choix alors les industriels suivront... ou mourront ! Ils peuvent très facilement développer des aliments moins transformés, diminuer le nombre d'additifs, etc. Si on est capable d'envoyer une sonde téléguidée sur la planète Mars alors on devrait sans trop de difficultés pouvoir développer des aliments moins transformés et meilleurs pour la santé. Ce n'est encore et toujours qu'une question de volonté.


Source : LaNutrition.fr

En savoir plus sur https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/

Bac philo 2017 : tous les sujets en série L, ES, S et techno

Bac philo 2017 : tous les sujets en série L, ES, S et techno


L'épreuve de philosophie a débuté à 8 heures jeudi. Découvrez sur quoi les candidats des filières L, ES, S et techno doivent plancher.
BAC


C'est parti pour le baccalauréat 2017. Jeudi matin, 520.000 lycéens de Terminale générale ou technologique ont franchi les portes des centres d'examen.

Première étape de ce marathon : l'épreuve de philosophie. Les candidats au bac ont quatre heures pour réaliser une dissertation ou un commentaire de texte.


• Les sujets en SÉRIE L :


Sujet 1 : Suffit-il d'observer pour connaître ?
Sujet 2 : Tout ce que j'ai le droit de faire est-il juste ?


Sujet 3 : Un Auteur célèbre*, calculant les biens et les maux de la vie humaine et comparant les deux sommes, a trouvé que la dernière surpassait l'autre de beaucoup et qu'à tout prendre la vie était pour l'homme un assez mauvais présent. Je ne suis point surpris de sa conclusion ; il a tiré tous ses raisonnements de la constitution de l'homme Civil : s'il fût remonté jusqu'à l'homme Naturel, on peut juger qu'il eût trouvé des résultats très différents, qu'il eût aperçu que l'homme n'a guère de maux que ceux qu'il s'est donnés lui-même, et que la Nature eût été justifiée.

Ce n'est pas sans peine que nous sommes parvenus à nous rendre si malheureux. Quand d'un côté l'on considère les immenses travaux des hommes, tant de Sciences approfondies, tant d'arts inventés ; tant de forces employées ; des abîmes comblés, des montagnes rasées, des rochers brisés, des fleuves rendus navigables, des terres défrichées, des lacs creusés, des marais desséchés, des bâtiments énormes élevés sur la terre, la mer couverte de Vaisseaux et de Matelots ; et que de l'autre on recherche avec un peu de méditation les vrais avantages qui ont résulté de tout cela pour le bonheur de l'espèce humaine, on ne peut qu'être frappé de l'étonnante disproportion qui règne entre ces choses, et déplorer l'aveuglement de l'homme qui, pour nourrir son fol orgueil et je ne sais quelle vaine admiration de lui-même, le fait courir avec ardeur après toutes les misères dont il est susceptible et que la bienfaisante nature avait pris soin d'écarter de lui.
ROUSSEAU, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, 1755.


• Les sujets en SÉRIE ES :


Sujet 1 : La raison peut-elle rendre raison de tout ?
Sujet 2 : Une œuvre d'art est-elle nécessairement belle ?


Sujet 3 : "Étant donné [...] qu'il n'existe pas au monde de République où l'on ait établi suffisamment de règles pour présider à toutes les actions et paroles des hommes (car cela serait impossible), il s'ensuit nécessairement que, dans tous les domaines d'activité que les lois ont passés sous silence, les gens ont la liberté de faire ce que leur propre raison leur indique comme étant le plus profitable. Car si nous prenons la liberté au sens propre de liberté corporelle, c'est-à-dire le fait de ne pas être enchaîné, ni emprisonné, il serait tout à fait absurde, de la part des hommes, de crier comme ils le font pour obtenir cette liberté dont ils jouissent si manifestement. D'autre part, si nous entendons par liberté le fait d'être soustrait aux lois, il n'est pas moins absurde de la part des hommes de réclamer comme ils le font cette liberté qui permettrait à tous les autres hommes de se rendre maîtres de leurs vies. Et cependant, aussi absurde que ce soit, c'est bien ce qu'ils réclament ; ne sachant pas que les lois sont sans pouvoir pour les protéger s'il n'est pas un glaive entre les mains d'un homme (ou de plusieurs), pour faire exécuter ces lois. La liberté des sujets ne réside par conséquent que dans les choses que le souverain, en réglementant les actions des hommes, a passées sous silence, par exemple la liberté d'acheter, de vendre, et de conclure d'autres contrats les uns avec les autres ; de choisir leur résidence, leur genre de nourriture, leur métier, d'éduquer leurs enfants comme ils le jugent convenable et ainsi de suite."
HOBBES, Léviathan (1651)


• Les sujets en SÉRIE S :


Sujet 1 : Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?
Sujet 2 : Peut-on se libérer de sa culture ?


Sujet 3 : À la limite, la vie, c'est ce qui est capable d'erreur. Et c'est peut-être à cette donnée ou plutôt à cette éventualité fondamentale qu'il faut demander compte du fait que la question de l'anomalie traverse de part en part toute la biologie. À elle aussi qu'il faut demander compte des mutations et des processus évolutifs qu'elle induit. À elle qu'il faut demander compte de cette mutation singulière, de cette « erreur héréditaire » qui fait que la vie a abouti avec l'homme à un vivant qui ne se trouve jamais tout à fait à sa place, à un vivant voué à « errer » et destiné finalement à l'« erreur ».

Et si on admet que le concept, c'est la réponse que la vie elle-même donne à cet aléa, il faut convenir que l'erreur est à la racine de ce qui fait la pensée humaine et son histoire. L'opposition du vrai et du faux, les valeurs qu'on prête à l'un et à l'autre, les effets de pouvoir que les différentes sociétés et les différentes institutions lient à ce partage, tout cela même n'est peut-être que la réponse la plus tardive à cette possibilité d'erreur intrinsèque1 à la vie. Si l'histoire des sciences est discontinue, c'est-à-dire si on ne peut l'analyser que comme une série de "corrections", comme une distribution nouvelle du vrai et du faux qui ne libère jamais enfin et pour toujours la vérité, c'est que, là encore, l' « erreur » constitue non pas l'oubli ou le retard d'une vérité, mais la dimension propre à la vie des hommes et au temps de l'espèce.
FOUCAULT, Dits et Ecrits (1978).


• SÉRIE TECHNO :


Sujet 1 : Y a-t-il un mauvais usage de la raison ?
Sujet 2 : Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ?


Sujet 3 : On voit à quoi se réduirait l'homme, si l'on en retirait tout ce qu'il tient de la société : il tomberait au rang de l'animal. S'il a pu dépasser le stade auquel les animaux se sont arrêtés, c'est d'abord qu'il n'est pas réduit au seul fruit de ses efforts personnels, mais coopère régulièrement avec ses semblables ; ce qui renforce le rendement de l'activité de chacun. C'est ensuite et surtout que les produits du travail d'une génération ne sont pas perdus pour celle qui suit. De ce qu'un animal a pu apprendre au cours de son existence individuelle, presque rien ne peut lui survivre.

Au contraire, les résultats de l'expérience humaine se conservent presque intégralement et jusque dans le détail, grâce aux livres, aux monuments figurés, aux outils, aux instruments de toute sorte qui se transmettent de génération en génération, à la tradition orale, etc. Le sol de la nature se recouvre ainsi d'une riche alluvion qui va sans cesse en croissant. Au lieu de se dissiper toutes les fois qu'une génération s'éteint et est remplacée par une autre, la sagesse humaine s'accumule sans terme, et c'est cette accumulation indéfinie qui élève l'homme au-dessus de la bête et au-dessus de lui-même. Mais, tout comme la coopération dont il était d'abord question, cette accumulation n'est possible que dans et par la société.


DURKHEIM, Education et sociologie (1922)
http://www.europe1.fr/societe/bac-philo-2017

Obésité-Comment les inégalités sociales impactent notre état de santé- France-Sénégal et Monde

 

Obésité-Comment les inégalités sociales impactent notre état de santé- France-Sénégal et Monde


Le dernier rapport de la Drees sur la santé des Français, publié jeudi, dépeint un état de santé "globalement bon". Mais selon le niveau social, les inégalités restent fortes.


Certes, "l'espérance de vie des Français est élevée", et "la réduction de la mortalité se poursuit". Mais en décortiquant le rapport 2017 sur "L'État de la santé de la population en France", publié par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) et l'agence Santé publique France, les inégalités sont frappantes.


Selon le niveau social des Français, les statistiques du rapport varient fortement.

En clair : l'état global de santé des populations les plus défavorisées n'est pas le même que celui des classes supérieures.


Alimentation, conditions de travail ou encore environnement quotidien : le cadre de vie des Français les plus pauvres touche directement leur état de santé.
Plus de risque d'obésité pour les enfants d'ouvriers. Les données relevées en 2014 sur un panel d'enfants de CM2 montrent une corrélation entre situation socio-économique et risques de surpoids. 12,7% des enfants de cadres étaient en surpoids ou en obésité. C'est 20% pour les enfants d'employés, et le chiffre grimpe encore d'un point et demi pour les enfants d'ouvriers.


Un travail qui rend malade. Face aux maladies professionnelles, les ouvriers sont là-aussi défavorisés.

Plus exposés à la pénibilité du travail et aux environnements polluants, ils tombent plus facilement malade à cause de leur travail. Les statistiques sont sans appel : 72% des maladies professionnelles déclarées touchent des ouvriers. 23% seulement concernent des employés du régime général. Pour les maladies liées à l'amiante, dont le cancer du poumon, 92% des victimes travaillaient en tant qu'ouvriers.


Les Français les plus défavorisés sont aussi plus vulnérables face aux affections cardio-vasculaires : la mortalité liée à ces pathologies est 50% plus importante que pour les classes supérieures.


Une vie plus longue pour les plus aisés ?

Ces inégalités face aux différents troubles et pathologies qui touchent l'état de santé des Français induit un écart non négligeable entre les espérances de vie des différents groupes socio-économiques. A 35 ans, un cadre homme peut ainsi espérer vivre au moins six ans de plus qu'un ouvrier. C'est un peu plus de 3 ans pour une femme.
Enfin, le rapport pointe des disparités territoriales.

La mortalité prématurée est beaucoup plus importante en Outre-mer, avec 30% de décès avant 65 ans, contre 18,5% en métropole. Le nombre d'enfants mort-nés en Outre-mer représente plus du double des décès de nourrissons en France métropolitaine.
Les fontaines de sodas sont maintenant interdites par la loi

Un arrêté publié jeudi dans le Journal Officiel interdit définitivement les fontaines de boissons sucrées dans les restaurants ou les établissements scolaires.
Les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants ne pourront plus être mises à disposition à volonté, gratuitement ou pour un prix forfaitaire, dans les lieux de restauration publique et dans les établissements scolaires, au terme d'un arrêté publié jeudi au Journal Officiel.


Toutes les boissons sucrées concernées. L'arrêté, signé conjointement par les ministres de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation fixe la liste des catégories de boissons touchées par cette interdiction : elle comprend "les boissons gazeuses et non gazeuses aromatisées, des concentrés comme les sirops de fruits, les boissons à base d'eau, de lait, de céréales, de légumes ou de fruits y compris les boissons pour sportifs ou les boissons énergisantes, les nectars de fruits, les nectars de légumes et produits similaires, dès lors que ces boissons contiennent des sucres ajoutés ou des édulcorants de synthèse".


Restauration, écoles et hôtels. L'arrêté a été pris en accord avec la loi Santé de janvier 2016 afin de limiter les risques d'obésité, de surpoids et de diabète, notamment chez les jeunes. Les lieux visés incluent tous les lieux de restauration ouverts au publics, y compris la restauration collective et sociale, l'hôtellerie et les clubs de vacances.

Les fontaines de sodas commençaient notamment à se développer dans le milieu de la restauration rapide. L'interdiction entrera en vigueur au lendemain de la publication de l'arrêté. Une taxe sur les boissons sucrées existe en France depuis 2012.
L'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni a jugé que le mannequin qui y apparaît est "maladivement maigre".


La mannequin était trop maigre. Une publicité pour la marque de luxe française Yves Saint Laurent a été interdite par l'autorité de régulation de la publicité du Royaume-Uni en raison de l'extrême minceur de la jeune femme sur le cliché.


"Maladivement maigre". Sur la photo en noir et blanc publiée dans le magazine Elle UK, on peut voir une femme allongée sur le sol, les mains dans les cheveux. La mannequin filiforme est vêtue d'une courte robe noire avec un décolleté plongeant.
A la suite de la parution du cliché, l'autorité britannique de surveillance de la publicité (ASA) a été saisie d'une plainte. L'institution a rendu sa décision d'interdiction, mercredi. L'ASA a considéré que la pose du mannequin et l'éclairage de la publicité attiraient particulièrement l'attention sur son buste où "l'on voit les côtes et les jambes du modèle qui apparaissent très maigres".

"Nous considérons de ce fait que le mannequin semble maladivement maigre sur cette image et concluons que cette publicité est irresponsable", a ajouté l'organisme de contrôle. La décision d'interdiction signifie que la publicité ne doit plus être publiée sous sa forme actuelle.
YSL se défend. L'ASA a précisé que YSL "avait indiqué être en désaccord avec la vision des plaignants sur le fait que le mannequin était maladivement maigre" mais n'a pas fourni de réponse détaillée.

Le magazine Elle UK, dans lequel la publicité a été publiée, a dit à l'ASA n'avoir aucun commentaire à faire sur la plainte.
L'apologie de l'anorexie en question.Début avril, dans une offensive contre les ravages de l'anorexie, les députés français ont voté l'interdiction du recours à des mannequins trop maigres et dénutris, au grand dam d'agences qui se disent victimes d'une "stigmatisation". Cette nouvelle mesure était intervenue en France au lendemain de la création d'un délit d'incitation à la maigreur excessive.


D'autres pays comme l'Espagne, l'Italie, la Belgique, le Chili ou Israël ont déjà pris des dispositions législatives ou réglementaires sur ce sujet.
Une pathologie psychiatrique. L'anorexie mentale touche 30.000 à 40.000 personnes en France, des femmes à une écrasante majorité et compte parmi les pathologies psychiatriques présentant la plus forte mortalité.

http://www.europe1.fr/sante/comment-l

Jeux de mots, raccourcis... : les plus belles perles d'enfants récoltées par une institutrice

 

Jeux de mots, raccourcis... : les plus belles perles d'enfants récoltées par une institutrice

Si le métier d'institutrice est loin d'être de tout repos, il peut aussi s'avérer très drôle. Michèle Guérin, qui a enseigné dans plusieurs classes de maternelles, a compilé les perles de ses élèves dans son livre "Maîtresse".


Personnage incontournable de l'enfance, la maîtresse est souvent la confidente des enfants... pour le meilleur et pour le rire ! Michèle Guérin, institutrice en maternelle, recueille ainsi depuis plusieurs décennies les jolis mots de ses têtes blondes, attendrissants ou comiques, mais toujours spontanés ! Allant du simple jeu de mots (involontaire) au raccourci qui en dit long, ces quelque 300 perles enfantines sont autant de créations originales détonantes ! Entre autres aphorismes, on trouve des vérités lumineuses que nos chérubins énoncent avec un aplomb charmant : « J'aurai bien le temps de travailler quand je serai plus grand ! », « T'es bien plus belle sur la photo qu'en vrai... », « Mes mains sont trop petites pour travailler ! », « Je veux picoler, avec des outils comme papa ! » Sans oublier des formulations inventives époustouflantes qui ont de quoi faire réfléchir : « Mon chat, c'est un céréale killer de mulots ! », « Je me suis fait mal au genou du pantalon. », « Maîtresse, j'arrête pas d'atchoumer ! » Bienvenue dans le monde enchanteur de la maternelle, car c'est bien connu, la vérité sort toujours de la bouche des enfants...


SOMMAIRE
1-Le sens de la répartie
• 2-Le problème des mots polysémiques
• 3-Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• 4-Faut-il toujours dire la vérité?
• 5-À quelques lettres près
• 6-Il y a des jours avec et des jours sans
• 7-Il faut toujours écouter les enfants
• 8-Les oreilles n'arrêtent jamais de grandir
• 9-La générosité, c'est important !
• 10-Heureusement que mémé Georgette est là

• Le sens de la répartie


• "Le remplaçant du maître :
• - Dis donc toi, la petite brune aux yeux bleux, tu ne dois rien entendre de ce que je dis puisque tu n'arrêtes pas de bavarder.

Rappelle-moi ton prénom.
• Charlotte (3 ans et demi) :


• Le problème des mots polysémiques
• "La maîtresse :
• - Les enfants je vous présente une nouvelle élève. Voici Oxana, elle vient d'un pays très loin de la France.

Elle ne parle pas français car, dans son pays, les habitants n'ont pas la même langue que nous.
• Kevin (4 ans), intrigué :
• - Maîtresse, elle peut ouvrir grand la bouche Oxana ? Je voudrais bien voir à quoi elle ressemble, sa langue !"


• Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• "La maîtresse :
• - Pourquoi tu n'es pas pressé d'aller à la grande école, Justin ?

Toi qui adores qu'on te lise des histoires tu pourras bientôt les lire tout seul. C'est formidable, ça !
• Justin (5 ans et demi) :
• - Pourquoi j'apprendrais à lire alors qu'à la maison j'ai maman pour me lire des histoires et qu'à l'école, c'est toi qui m'en lis ? C'est pas la peine !"
• Mais pourquoi apprend-on à lire ?
• "La maîtresse :
• - Pourquoi tu n'es pas pressé d'aller à la grande école, Justin ? Toi qui adores qu'on te lise des histoires tu pourras bientôt les lire tout seul. C'est formidable, ça !


• Justin (5 ans et demi) :
• - Pourquoi j'apprendrais à lire alors qu'à la maison j'ai maman pour me lire des histoires et qu'à l'école, c'est toi qui m'en lis ? C'est pas la peine !"
• Faut-il toujours dire la vérité?
• "Hugo a apporté un gâteau au chocolat pour son anniversaire. Il s'aperçoit que l'enseignante prend une seconde part de gâteau.


• Hugo (5 ans) :
• - T'es gourmande, maîtresse, c'est pour ça que tu deviens grosse.
• La maîtresse vexée :
• - Ce n'est vraiment pas gentil, ce que tu me dis.
• Hugo :
• - Peut-être, mais tu dis toujours qu'on doit dire la vérité et c'est vrai que tu grossis.

Alors, je sais plus moi : tu veux que je te dise des choses gentilles ou que je te dise la vérité ?"
• À quelques lettres près


• "Juliette (5 ans et demi) :
• - Maîtresse, hier j'ai écouté mon grand frère pendant qu'il apprenait sa leçon d'histoire et j'ai appris plein de choses.

Il y a très longtemps, avant qu'il y ait les allumettes, eh bien, les hommes, ils frottaient deux... deux... ah oui, ça me revient, ils frottaient deux sexes l'un contre l'autre pour faire du feu."


• Il y a des jours avec et des jours sans


• "La maîtresse :
• - On dirait, Louis, que tu n'as pas très envie de travailler aujourd'hui.

D'habitude, tu es content de venir à l'école et tu es plus dynamique.

Qu'est-ce qui se passe ?


• Louis (5ans) :
• - Je suis comme tout le monde. Des fois, j'ai pas envie d'aller au boulot, ça t'arrive jamais, maîtresse ?"
• Il faut toujours écouter les enfants
• "Mélie (5 ans et demi) :
• - Maman m'a emmenée au cinéma hier.

J'ai eu mal aux oreilles car le son était beaucoup trop fort. Je suis fâchée après maman car c'est à cause d'elle que j'ai eu mal aux oreilles !
• La maîtresse :
• - Mais enfin, Mélie, ta maman n'est pas responsable si le son était trop fort !
• Mélie :
• - Si, c'est de sa faute. Je lui avais dit de prendre la télécommande, mais elle a pas voulu.

Si elle m'avait écouté, on aurait pu baisser le son !"
• Les oreilles n'arrêtent jamais de grandir
• "Journée orageuse, on entend le tonnerre gronder.
• La maîtresse :
• - Ne pleure pas, Lucie, tu ne crains rien, tu es en sécurité dans la classe.
• Lucie (5 ans) :
• - C'est le bruit que me fait peur.
• Justine (4 ans), très fière d'elle :
• - Moi j'ai même pas peur !
• Lucie :
• - Oui, mais c'est normal. Comme tu es plus petite, tu as de plus petites oreilles.

Alors, tu entends moins le bruit que moi !"
• La générosité, c'est important !
• Elliot (4 ans) :
• - Tiens maîtresse, je te donne des bonbons.
• La maîtresse :
• - C'est très gentil, mais ce sont tes bonbons, je ne peux pas les manger.
• Elliot :
• - T'inquiète pas. Je te donne que ceux que j'aime pas !
• Heureusement que mémé Georgette est là
• "Titouan (5 ans) :
• - T'en as vu, toi, maîtresse des mammouths quand tu étais petite ?
• La maîtresse :
• - Non, je suis bien trop jeune pour les avoir connus. Les mammouths n'existent plus depuis très longtemps.
• Titouan :
• - C'est pas grave, je demanderai à mémé Georgette."
• La maîtresse :
• - Non, excuse-moi, tu peux répéter s'il te plait ?
• Anthony :
• - Maîtresse, t'as déjà des lunettes parce que tu vois pas bien, si en plus tu deviens sourde, va falloir que tu partes en retraite, comme mon pépé Georges

• Il n'y a pas d'âge pour le franc-parler


"Anthony (5 ans) :
• - Maîtresse, t'as pas encore entendu ce que je viens de te dire ?
• La maîtresse :
• - Non, excuse-moi, tu peux répéter s'il te plait ?
• Anthony :
• - Maîtresse, t'as déjà des lunettes parce que tu vois pas bien, si en plus tu deviens sourde, va falloir que tu partes en retraite, comme mon pépé Georges !"
• !"
• Un livre qui met de bonne humeur


• "Maîtresse" a été écrit par Michèle Guérin, institutrice dans différentes classes de maternelles. Depuis plusieurs décennies, elle récolte les phrases rigolotes de ses élèves. Le livre, disponible aux Éditions de l'Opportun, compile pas moins de 300 perles enfantines. Si certains élèves font preuve de beaucoup d'honnêteté, d'autres misent sur des jeux de mots plutôt drôles. Quoi qu'il en soit, ce petit livre vous mettra de bonne humeur à coup sûr.


http://www.planet.fr/magazine-jeux-de-mots-raccourcis-

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A nos sœurs et frères-Ne
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