Société

Sénégal: les biens de Karim Wade en France ne seront pas saisis
La justice française refuse à nouveau la saisie de biens de Karim Wade en France. La cour d'appel de Paris a ainsi confirmé, cette semaine, la décision rendue en 2016 par le tribunal correctionnel de Paris.

Le parquet de Paris, qui a introduit le dossier à la demande de Dakar, réclamait notamment la saisie d'un immeuble dans le très chic XVIe arrondissement de Paris et d'un compte bancaire français de Karim Wade, fils de l'ancien président sénégalais qui a été condamné en 2015 dans son pays pour « enrichissement illicite ». Saisie qui n'aura donc pas lieu, d'où la satisfaction d'un des avocats de Karim Wade, maître Demba Cire Bathily.

« C’est une victoire. Cela confirme ce que l’on avait dit: la décision rendue par cour de répression de l’enrichissement illicite est une décision à consommation locale, qui ne répond pas à un procès équitable, qui est assise sur une violation de droit. Et c’est la raison pour laquelle elle trouve du mal à s’exécuter. Et donc, la décision rendue par la Cour d’appel de Paris ne fait que conforter ce que par ailleurs d’autres juridictions ont dit, à savoir son procès n’était pas équitable ».

 

Si la défense de Karim Wade se félicite de la décision de la cour d'appel de Paris, ce n'est bien sûr pas le cas des avocats de l'État du Sénégal.

« Je ne connais pas la motivation de la Cour, mais si l’on se réfère à la motivation du tribunal de Paris, le tribunal avait considéré que l’infraction d’enrichissement illicite ne fait pas partie du corpus pénal français. Et que, pour qu’on admette l’exécution d’une décision venant du Sénégal, il faut nécessairement que l’infraction soit une infraction qui est admise en France. L’enrichissement illicite - c’est vrai - existe au Sénégal, mais ça existe également dans la Convention des Nations unies. Et la France, malheureusement, ne l’a pas incorporé dans son corpus pénal. C’est la raison pour laquelle les juridictions françaises n’ont pas accepté l’exécution de la décision portant sur des biens se trouvant en France de monsieur Karim Wade », estime Maître Papa Moussa Sidiki Sow, un des avocats de l'Etat sénégalais.

RFI

Espagne: heurts à Madrid après le décès d'un vendeur à la sauvette sénégalais

Emoi dans toute l’Espagne, et surtout, à Madrid, après la mort jeudi soir d’un vendeur ambulant sénégalais, Mame Mbaye, 34 ans. Après sa mort, non encore élucidée, des échauffourées très violentes ont eu lieu entre des policiers et des radicaux, qui se sont soldées par 6 interpellations, et dix blessés parmi les policiers et des dommages matériels, incendies compris. La polémique est nationale.

De notre correspondant à Madrid,François Musseau

Que s’est-il exactement passé cette soirée à Lavapiès, ce quartier multiethnique de Madrid, en général calme, et où la coexistence est même plutôt bonne ? La police explique qu’à l’occasion d’une patrouille, des vendeurs ambulants ont détalé en courant, chose très courante dans le centre de Madrid, et que durant cette course poursuite, le Sénégalais Mame Mbaye aurait succombé à un arrêt cardiaque. L'homme, âgé d'environ 35 ans, était en Espagne depuis une douzaine d'années, a témoigné un autre vendeur à la sauvette.

La mairie de la capitale, dirigée par l'ancienne juge Manuela Carmena, a annoncé une enquête approfondie. Les partis de gauche, socialistes et Podemos surtout, ont estimé l’affaire très grave, méritant « de faire toute la vérité sur cette mort tragique ».

Toute la question est de savoir si c’est la violence d’une charge policière qui a été la cause de la mort du vendeur sénégalais. Pour Pablo Iglesias, chef de file de Podemos, il est certes vrai que cette activité est illégale, mais « ces vendeurs africains travaillent pour vivre et rien de justifie que les policiers leur fassent peur ».

Quant à la violente bataille de rue qui s'en suivie avec les policiers, d’une violence très inhabituelle à Madrid, le ministère de l’Intérieur a assuré que les vendeurs ambulants n’y participaient pas.

RFI

 

 

CES HOMMES QUI NE PAIENT PAS LEURS CHARGES FAMILIALES, ON EN PARLE

 

CES HOMMES QUI NE PAIENT PAS LEURS CHARGES FAMILIALES, ON EN PARLE

Ils font beaucoup d'enfants et n'assument rien

Ils dilapident l'argent du couple au nom de la solidarité villageoise et familiale....

Ils n'achètent pas le matériel scolaire des enfants, ils n'habillent pas correctement les enfants, ils ne paient pas la cantine, ils laissent les enfants seuls dans la rue alors qu'il est possible de les envoyer aux centres de loisirs,...

Où va l'argent de la CAF qui normalement est une allocation d'aide aux familles.... Une source de conflit....

Des deux côtés la liste est longue et les mutations sociales peuvent se faire sans conflits;  il suffit d s'écouter, de dialoguer et  ....

Nos coutumes ont la vie dure. Le monde évolue et certains veulent suspendre le temps et s'accrocher aux traditions et coutumes transmises. Chacun a le droit de faire d'agir comme il veut mais quand on décide de se marier et fonder une famille il ne faut plus penser solo mais couple et famille et c'est là où le bât blesse.
S'il est vrai que le coran dit que l'homme est le chef de famille et qu'il doit tout assumer on sait aussi qu'il n'est plus à démontrer que les femmes ont toujours contribué dans la gestion du foyer. Certaines femmes dans l'intimité savent et viennent en aide aux maris.


En France et en Occident on a vu aussi des femmes qui travaillent et refusent au nom de la tradition religieuse d'aider le mari qui doit supporter tout. Nous avons abordé le problème et certain ont trouvé que c'était un « faux problème » mais pour les travailleurs sociaux, pour les enfants victimes, pour le législateurs c'est un problème qu'il faut étudier et aborder pour trouver une solution, prévenir les conflits voire les divorces.


A présent je voudrai signaler que cette figure de la femme on la retrouve chez certains hommes. Ils sont chefs de famille et ne se soucient guère de cette famille c'est la femme seule qui doit gérer.


On ne peut pas habiter

ici et vivre ailleurs.


J'ai pour aborder ce sujet préféré laisser la plume à des jeunes d'ici et d'ailleurs mais surtout aux jeunes de l'association Soninkara 2 ème génération qui réfléchit beaucoup sur la vie d'ici et d'ailleurs (ailleurs d'où viennent les parents ). Ces jeunes voient comment vivent les parents et n'apprécient pas trop et en souffre. Ils veulent vivre autrement sans traumatiser les traditions sans bousculer les parents et créer un choc de génération qui n'a pas de sens puisque la discussion peut apporter des solutions et aménagements.
Il y a une période où nos jeunes filles nées en Occident préféraient aller chercher un mari au pays de leurs parents mais bien souvent une incompatibilité de comportements et d'habitudes éclate le couple. La femme travaille et le jeune homme a les pieds sur la table.


La jeune épouse ne dit rien, essaie de dire comment le mari doit faire pour l'aider.


Elle lui demande de passer le balai, de faire à manger ou de faire la vaisselle pendant qu'elle est au travail. Et le mari excédé de dire « Ah non c'est quoi ça, c'est une façon de me diriger, qui est ton mari ? Et voilà vous imaginez la suite.


Il faut dialoguer comme le dit souvent notre doyen Pap NDOY de St LOUIS, il parle de solidarité dans le couple, d'entraide.
Bref ces hommes qui préfèrent d'abord nourrir la famille au pays plutôt que sa propre progéniture en Europe ; ces hommes qui préfèrent jouer aux jeux de hasard pensant gagner et faire fortune et c'est ainsi qu'ils dilapident le salaire. Dans un pays asiatique c'est l'homme qui perçoit l'argent mais aussitôt la femme reprend tout parce que c'est elle qui gérer mieux. Si l'homme garde l'argent il peut aller jouer, boire et le dilapider et le couple fonctionne bien sans problème d'égo.
Aux hommes aussi d'être sérieux et assumer et de jouer leur partition dans la gestion du foyer. Fonder une famille exige et donne des responsabilités qu'il faut assumer avec intelligence à deux ou...


Je vous laisse lire ces jeunes et s'il vous plaît avec la raison et non le cœur qui est souvent obstrus et parcellaire dans ses choix et avis. P B Cissoko


Mounir
Financièrement j'entends.

J'ai beaucoup vu de sujets dans lesquels les femmes sont mariées à des hommes irresponsables, immatures, j'en passe... au point de demander de l'argent à leurs femmes !!

Bon bien sur je suis en total désaccord, moi je trouve que l'homme doit TOUT assurer financièrement dans son foyer, le loyer, les charges, les courses, les fournitures, mettre sa famille à l'aise quoi.

Mais j'entends aussi des gens répliquer : "Ouais mais ça c'était avant, maintenant les femmes aussi sont indépendantes financièrement, elles ont un boulot, elles doivent donc participer aussi de manière égale"

Qu'en pensez-vous ?


Jase
Subvenir aux besoins de son foyer est un devoir pour l'homme.
L'argent que la femme dépense pour son foyer est une sadaqa.

Concrètement je pense que c'est aux conjoints de se mettre d'accord sur leur mode de fonctionnement, en tenant compte de leur situation et de leurs projets.

Ces femmes qui soutiennent leurs maris sur tous les plans.


Le code malien du mariage assigne au mari l'obligation de prendre en charge les besoins de sa femme en nourriture, habillement, soins de santé et autres. En contrepartie, l'épouse lui doit obéissance et respect. Elle doit aussi contribuer au bien-être du foyer si elle en a les moyens. Malheureusement dans nos communautés, l'orgueil des hommes ne permet pas toujours aux femmes de faire ce que le code de la famille a prévu.


En général, le mari se sent diminué s'il n'arrive pas à supporter les dépenses de la famille. Nos vieilles mamans se souviennent qu'autrefois les épouses s'occupaient seulement des travaux ménagers. "Nos papas n'acceptaient même pas le moindre sou de leur part dans les dépenses de la famille. Ils étaient fiers de prendre en charge toutes les dépenses du foyer", se souvient l'octogénaire Mme Sidibé Awa Ballo qui ajoute : « Il faut reconnaître, néanmoins, qu'à cette époque l'argent n'avait pas autant de valeur qu'aujourd'hui ».
« Il arrivait que le mari avait des problèmes financiers. Dans ce cas, l'épouse, dans l'intimité, le suppliait d'accepter son « trésor caché ». Cela pouvait être de l'or, une somme d'argent ou des bijoux de valeur. Même en acceptant cette aide de son épouse, l'époux jurait de s'acquitter de la dette dès que la situation s'améliorerait », témoigne la grande-mère.


Cette sage épouse trouve naturel qu'une femme aide son époux à subvenir aux dépenses de la famille. « Le mariage, c'est le pire et le meilleur. Quoi de plus normal que d'aider son mari dans les moments difficiles de la vie », argumente-t-elle. http://www.musow.com/spip.php?article433


DOSSIER : CES HOMMES SONINKE QUI NE PAIENT PAS LEURS CHARGES FAMILIALES, ON EN PARLE ?


Dimanche 24 Janvier 2016, l'émission « Léminaxu Bera, l'arbre à palabres des jeunes Soninke » de la radio Soninkara.com a traité un sujet très sensible dans la communauté Soninke de France.


« Dans la communauté Soninke, quel que soit le lieu de résidence (Afrique et diaspora), les dépenses de la famille et autres charges liés à la vie de couple incombent aux hommes.
Mais de plus en plus de jeunes Soninke, par oisiveté, par pression familiale au pays ou par avarice tout court, se déchargent de leur fardeau. Ainsi, des femmes se retrouvent à payer elles-seules les charges de la famille. Quelles sont les solutions à apporter à cette situation décriée par la majorité des jeunes femmes Soninke ? Que conseillez-vous aux sœurs qui sont confrontées à ce phénomène ? ». Le sujet est tabou mais légitime. Notre ambition était de décloisonner le débat. Il s'agissait de donner la parole à nos auditeurs afin qu'ils éclairent la lanterne des uns et des autres sur ce phénomène inquiétant dans l'immigration soninké.


Comme nous l'évoquions déjà, de tout temps, chez les Soninke, l'homme est le pilier de la famille. Jadis, les hommes rivalisaient aux champs pour subvenir aux besoins alimentaires de leurs familles. Mieux, ils vendaient ou échangeaient une partie de leur récolte pour se constituer une petite bourse. Cet argent permettait d'acheter des denrées de première nécessité à leurs femmes (savons, condiments...). Certains, plus galants comme les Gajagankos contrairement aux Hayrankos et Guidimakhankos (clin d'œil au cousinage à plaisanterie dans le monde Soninke), offraient des cadeaux de toute sorte à leurs femmes. A défaut de s'adonner à l'agriculture et autres cultures maraichères, l'homme Soninke tirait sa subsistance de métiers manuels (Cordonnerie, Bijouterie, Mécanique, Menuiserie, couture, maçonnerie...) et du commerce. Les hommes remuaient terre et ciel pour mettre leurs femmes et leurs enfants à l'abri du besoin.


Quand l'homme Soninke émigre, son premier souhait est de bouter la pauvreté hors de son cercle familial. Son esprit est constamment concentré sur cet objectif premier. Comme le dit un Proverbe Sérère : « Le petit oiseau est perché sur le fromager, mais son esprit est sur l'épi de mil ». L'émigré Soninke sillonne le monde à la recherche de devises pour entretenir sa famille. Marié, il fera l'impossible pour subvenir aux besoins et même aux caprices de sa femme. Où qu'il puisse être dans ce monde, l'homme Soninke authentique, attaché aux valeurs de la famille, se fait violence physiquement et psychologiquement pour le bien-être familial.

La première génération d'immigrés Soninke avaient parfaitement intégré cette mission. La famille où qu'elle puisse être installée dépend de l'homme. En France, ils ont pris à bras le corps les charges de leurs familles sans pour autant négliger leur famille outre atlantique. Quelles que soient les tensions financières (chômage, imprévus, diminution temps de travail...), les Soninke de la première génération ne ménageaient aucun effort pour subvenir aux besoins de leurs familles. Très peu aidés par leurs femmes à l'époque, gardiennes du foyer, ils ne se lamentaient point. Ils travaillaient dur pour nourrir les innombrables bouches à leur charge. Toutefois, il faut reconnaitre que beaucoup y parvenaient grâce aux aides sociales (allocations familiales, APL...). Aides qui sont très insignifiantes de nos jours. Dans tous les cas, ils ne comptaient nullement sur une femme pour se nourrir et se loger.


Malheureusement, ce type d'homme Soninke tend à disparaitre. Dans l'immigration Soninke de nos jours, de plus en plus d'hommes commencent à vivre de manière éhontée sur le dos des femmes. Bon nombre d'hommes Soninke ont troqué le pantalon contre le pagne. Trois cas de figures se détachent :


Certains hommes, fainéants dans l'âme, ont une aversion pour le travail. Venus du pays ou nés en France, ils usent de multiples subterfuges pour rester au chômage ou pour payer peu. On a en premier lieu les hommes qui sont venus du pays et qui s'habituent à un certain confort au point d'oublier leur mission. Mariés à des filles nées en France, ils profitent de l'aisance matérielle de leurs épouses et refusent qu'on leur mette le pied à l'étrier. Si les uns, dès les premiers mois, s'activent pour ne pas être un fardeau pour la femme, d'autres n'éprouvent aucune gêne à « épouser leurs lits » et à « lier amitié » avec la télécommande. Fainéants dans l'âme, ils mettront des années avant de trouver un travail. Manipulateurs, ils peuvent sortir tous les matins prétextant une recherche de mission d'intérim ou d'un contrat durable pour aller boire leur dose de thé au foyer. Malheureusement, on voit de plus en plus de jeunes Soninke adopter de tels comportements.


D'autre part, il y a ces jeunes soninkés nés en France qui ont eu l'habitude de se faire entretenir. Il s'agit de la cohorte de jeunes qui, paresseux dans l'âme, n'ont aucune gêne à profiter du labeur du père ou de la mère. Ils dorment, s'adonnent à leurs jeux favoris, tiennent les murs des quartiers pendant que les parents se courbent l'échine dans des travaux pénibles. Nourris, logés et blanchis, plusieurs d'entre eux vivront dans ce semblant de confort jusqu'à l'âge adulte. L'habitude est une seconde nature. Au moment du mariage, ils reproduisent les mêmes comportements. Ces éternels « bébés » n'éprouvent aucune gêne ou honte à se faire entretenir par une femme. Celui qui n'a pas eu pitié de ses parents ne peut en aucun cas éprouver un tel sentiment pour une quelconque femme.


Dans un autre cas, il s'agit d'hommes qui ont très vite su tirer leurs épingles du jeu par le biais du travail ou de la formation. Souvent aidés par leurs femmes, ils trouvent un travail bien rémunéré dès leurs premières années hexagonales. On se rappelle encore de l'histoire de cette forumiste du site soninkara.com qui avait fait couler beaucoup de salive à l'époque. Elle avait fait venir son mari du pays. Elle lui avait payé une formation. Quand le mari avait signé son CDI, il relégua au second plan ses charges familiales. Il était trop près de ses sous. Toute sortie d'argent présageait une guerre sans fin. Il prétextait des charges innombrables au pays pour se soustraire à ses obligations. L'avarice est la cause principale de ce type d'agissements. Les hommes négligent leurs familles pour leurs intérêts crypto personnels : (achat terrain, construction au pays, achat de voiture...). La cohorte d'inconditionnels de PMU est à ranger dans cette catégorie.


L'autre catégorie est l'homme Soninke conscient de sa mission de chef de famille mais qui éprouve des difficultés à joindre les deux bouts. Ils sont nombreux de braves hommes qui ne ménagent aucun effort pour l'épanouissement de leurs familles (France, Afrique). Ils cumulent souvent deux emplois pour trouver les ressources nécessaires permettant de contenter leurs deux familles. Seulement, comme le dit le proverbe Soninké: « Yelinŋen do dongon filli ra nta waqa. ŋen do dongon filli ra nta waqa. ŋen do dongon filli ra nta waqa » (L'oiseau ne peut sauter avec deux gésiers). Du coup, ils sont constamment en proie aux tensions financières. Très souvent sollicités par la famille du village (ration alimentaire, frais de santé, frais de voyage...) et les différentes caisses villageoises, ils mobilisent une grande partie de leur salaire mensuel et se retrouvent fauchés in fine. Ainsi, les femmes subissent le contre coup financier. Elles pallient à leur défaillance financière pour éviter divers impayés. Elles finiront par endosser le rôle de « banquier » de la famille sous le regard impuissant de leurs maris.


D'autres hommes, suicidaires, se mettent simplement dans des difficultés en épousant une seconde voire une troisième épouse sans avoir les moyens suffisants. Cette situation peut également causer une insolvabilité de l'homme au point de ne plus subvenir aux besoins de sa famille française. Donc, la femme de trouve à payer les factures pour éviter une spirale négative (expulsion, loyers...).


Ces différentes situations sont toutes intenables pour une femme, quelle que soit sa bravoure. Il y a des limites à toute chose. Tout d'abord, il convient de mettre en exergue la position de l'islam sur la question : « L'homme doit prendre en charges financièrement sa femme, la nourrir, l'habiller, lui donner un toit et les soins quand elle est malade ». Le message est clair. Dans pareille situation, nos auditeurs préconisent plusieurs solutions.


D'abord, une femme qui est confrontée à une telle situation ne doit point garder le silence. Il doit communiquer avec son mari pour comprendre les véritables raisons de sa défaillance financière. Il peut s'agir d'une baisse de revenus, des amendes majorées, d'un interdit bancaire, d'un avis à tiers détenteur (ATD), crédit bancaire, jeux de hasard, achats compulsifs... Ces divers évènements peuvent étouffer financièrement un homme. Par le biais de la communication, la femme peut raisonner l'homme afin de trouver une solution au réel problème. Une fois le problème identifié, la femme pourra mettre en place un plan d'action (dossier surendettement, moratoire pour les prêts, autres facilités de paiement, sevrage...).

Cette façon d'agir permet d'avoir un double résultat positif. D'un côté, la femme aura compris les véritables raisons de l'insolvabilité de son mari. Son cœur pourra s'apaiser. De l'autre côté, elle aura toutes les pièces du puzzle pour sortir son couple du bourbier financier. Donc, le maitre mot est la communication. L'homme et la femme doivent communiquer pour prévenir les problèmes et anticiper les solutions. Le manque de communication est souvent fatal à l'équilibre d'un couple. Comme le dit l'adage Soninke : « Furen ga na muxi i wanqindan Furen ga na muxi i wanqindan Furen ga na muxi i wanqindan ŋa, a do mexen ŋa, a do mexen kutten telle laaxara ya » (Littéralement : Quand la dépouille mortelle veut se cacher de sa laveuse, elle emportera de la saleté dans l'au-delà). Ce proverbe veut dire qu'on ne doit pas dissimuler la vérité à celui qui est censé vous aider.
Dans la même veine, par la communication, la femme pourra découvrir les postes qui grèvent le budget de son mari. Nous sommes Soninke. Nous sommes nés dans une société de partage et de solidarité. Il est du rôle de tout homme Soninke d'apporter son soutien à sa famille restée au village. Que l'on soit en couple ou célibataire, l'homme Soninke est contraint d'apporter sa contribution solidaire à l'entretien de la grande famille du village (ration alimentaire, frais de santé, construction...). C'est la raison première de l'émigration. De tout temps, les Soninke émigraient pour subvenir aux besoins de leurs parents et de leurs femmes.


Dans l'immigration, l'organisation des familles et des villages ne favorise pas une santé financière. On est très souvent sous tension financière. De tous les côtés, les hommes sont sollicités par différentes caisses mises en place depuis des décennies. Ces caisses constituent également un poste non négligeable qui grève le budget mensuel de l'homme. Mensuellement, trimestriellement et annuellement, ils injectent des sommes considérables dans ces caisses. Malheureusement, cela se fait souvent au détriment de leur épanouissement familial. En effet, être débiteur de ces caisses familiales et villageoises expose l'homme à mille et un quolibets. On est souvent traité de tous les noms d'oiseau. On est pointé du doigt. Les parents peuvent également subir des humiliations. Beaucoup profitent de la situation inconfortable des uns et des autres dans ces caisses pour régler les comptes personnels. Toutefois, ce n'est pas une raison suffisante pour négliger sa famille hexagonale.


Face à une telle situation, la femme doit mettre l'homme face ses responsabilités. S'occuper de sa famille au pays est très compréhensible mais cela ne doit pas se faire au détriment de ses propres enfants et sa femme. On ne tire aucun bénéfice à mettre sa famille du bled à l'aise si notre propre frigo est vide. « Boto Duron nta siki » : Un sac vide ne tient pas debout. Il faut un savant arbitrage. Il s'agit d'identifier les urgences mensuelles de la famille (Loyer, courses alimentaires, entretien des enfants...) afin de bien provisionner les sommes qui y correspondent. Quand ces urgences auront été bien prises en compte, on pourra budgétiser d'autres charges qui incombent à l'homme. Donc, nul besoin de jouer les cachotiers et les dictateurs. Il faut une transparence financière des deux côtés.


Au cas où la communication serait rompue, il convient de faire appel à une médiation parentale ou amicale. La femme ne doit pas dissimuler son mal être. Elle risque d'exploser un jour ou l'autre. A ce moment-là, on lui reprochera de n'avoir rien dit. Donc, il est dans l'intérêt de la femme d'informer qui de droit quand la situation devient intenable. Elle peut s'en ouvrir à ses parents, à un ami proche de son mari. Ces derniers peuvent à ce moment interpeller l'homme afin qu'il change de fusil d'épaule. Si la situation ne s'améliore guère, les parents de la fille feront appel aux tuteurs de l'homme en question (parents, oncles, frères...). Un homme responsable remuera terre et ciel pour ne pas finir dans les conseils à la Soninke. Les fameux « Botu » (conseils) ne règlent pas grand-chose. Mais, ils s'imposent quand les choses atteignent certaines proportions. C'est un dernier recours pour sauver les meubles.


In fine, les femmes doivent privilégier la communication avec leurs maris pour identifier les problèmes et y remédier en amont. Malheureusement, tous les hommes ne sont pas responsables. Certains ont besoin d'être marqués à la culotte pour assumer leurs responsabilités. Après médiation, si l'homme continue à fuir ses responsabilités, l'heure est venue de lui « Aurevoir ». Dans certains cas, c'est la seule solution.


Toutefois, les femmes doivent aider leurs époux à hauteur de leurs moyens et de leur capacité. Jadis, les femmes Soninke étaient très impliquées dans les familles. Elles ne ménageaient aucun effort pour apporter leur contribution aux charges de la famille. Elles cultivaient arachide, riz, légumes afin d'aider leurs maris dans l'entretien de la famille. Quand le grenier familial se vidait, elles mettaient discrètement leurs avoirs à disposition pour faire bouillir la marmite familiale. Qu'on ne se trompe pas ! La femme Soninke a toujours aidé son mari. Au pays, les femmes s'activent autour du petit commerce pour ne pas dépendre financièrement de leurs maris. Elles font tout pour ne pas être un fardeau. Un soulagement pour les hommes.


Dans l'immigration, les femmes doivent aider naturellement leurs maris car l'équilibre familial en dépend. Un salaire est devenu très insuffisant en France pour subvenir aux besoins d'une famille. Quand la femme travaille, plusieurs aides étatiques (Allocations, APL...) s'arrêtent. Les charges augmentent chaque année (Loyer, électricité...). C'est un secret pour personne. La société française est une société de redistribution. Tout ce que l'on gagne, on le dépense ici.
Donc, il devient légitime que la femme mette la main à la pâte si elle travaille.

Nul besoin de faire un cours magistral sur la question. Ce n'est pas une obligation mais une forte recommandation. Seules les deux mains peuvent se laver, a-t-on l'habitude de dire.

 

Samba Fodé KOITA dit MAKALOU, www.soninkara.com

Les femmes freinées par les coutumes et la méconnaissance de leurs droits

Avoir une terre pour développer des activités génératrices de revenus n’est pas toujours chose aisée pour les femmes. Même si elles en disposent parfois, il se trouve que trop souvent, elles n’ont  un contrôle sur cette terre qui est la plupart du temps un bien commun. Si l’on en croit les personnes interrogées, la méconnaissance de leurs droits, les coutumes et les traditions qui les confinent dans un rôle secondaire, sont les principales causes de ce faible accès des femmes à la terre 

Très présentes dans de petites activités génératrices de revenus telles que le maraichage, l’agriculture familiale et parfois gestionnaires de grands projets d’agriculture, les femmes peinent très souvent à accéder à la terre. Et si accès il y a, c’est le contrôle de cette terre qui fait défaut.  Pourtant au Sénégal, aucune loi ne discrimine la gent féminine dans l’octroi de la terre.  La loi n° 64-46 du 17 juin 1964 sur le domaine national, la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale adoptée en 2004 et les conventions internationales que le Sénégal a ratifiées garantissent l’équité et l’égalité à l’accès à la terre.

Les seuls goulots d’étranglement restent la coutume et les traditions qui confinent la femme dans une position où elle est obligée de tout attendre, mais aussi l’ignorance de ces dernières de la place qu’elles doivent occuper dans les instances de décision. De simple agricultrice, elle est devenue une des femmes les plus actives dans l’exploitation de la terre. Tiné Ndoye, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est la présidente nationale du «Réseau des Femmes rurales et Développement». Habitant la zone des Niayes, elle est actuellement membre de la fédération des agropasteurs de Diender et conseillère au Conseil économique social et environnemental (Cse).

TINE NDOYE, FEMME LEADER DANS SON DOMAINE 

Sa percée dans le foncier elle la doit à sa présence très tôt dans les instances de décisions locales. « Je fait partie des premières femmes conseillères du Sénégal. J’ai compris avec mon poste de responsabilité que la non représentativité des femmes aux instances de décision est une cause considérable de leur absence au contrôle de la bonne terre », a-t-elle estimé. A part la faible représentativité aux instances de décisions, les femmes sont aussi bloquées par l’ignorance des possibilités qui leurs sont offertes, signale Tiné Ndoye. Appuyée par les organisations non gouvernementales elle a pu, en plus de sa présence dans les instances de décisions locales, acquérir une expérience qui lui a valu la maitrise du processus à suivre pour acquérir des terres. Actuellement, femme leader dans son domaine, Tiné Ndoye souhaite qu’une sensibilisation soit faite afin de permettre aux femmes de connaitre la voie à suivre.  Cette faible présence des femmes aux instances de décision peut être une cause du non accès et du contrôle du foncier. Mais selon la présidente du conseil d’administration d’Enda tiers monde, Mariéme Sow, il ne saurait être le seul blocage. « La religion quelque fois on la cite comme frein, mais quand on a fait parler les marabouts, on a senti que la religion n’interdit pas la répartition des biens laissés par les parents.  Si on suit la religion peut-être la femme aurait la moitié, mais elle a droit au foncier.  Cependant, la tradition a fait de sorte que la terre ne soit pas répartie individuellement entre les membres d’une même famille », déplore-telle.

Pour Mariéme Sow, le frein à l’accès des femmes à la terre, c’est l’esprit des anciens qui veut que la terre soit un bien pour toute la famille. De l’avis de la présidente du Conseil d’administration d’Enda Tiers monde, la loi sur le domaine national qui garantit un accès de la femme à la terre n’est pas bien appliquée. « L’esprit de la loi sur le domaine national est de faire de la terre un bien national confié aux élus locaux. Cette loi veut aussi que la terre soit donnée à tout Sénégalais ou Sénégalaise qui en fait la demande. Cependant, il s’est trouvé que cette loi sur le domaine national qui avait ouvert grandement la porte à la femme demandeur de la terre, n’a pratiquement pas été dissociée en milieu rural de l’aspect coutumier », fait-elle remarquer. 

Chercheur à Initiative prospective agricole et rural (Ipar), Ndeye Yande Ndiaye soutient que seules 13% des femmes sénégalaises ont un accès et un contrôle sur des terres. Elle souligne ainsi que les femmes occupent très souvent des portions de terres qui leurs sont prêtées.  Comme la présidente du conseil d’administration d’Enda tiers-monde, Ndeye Yandé Ndiaye indexe, elle aussi, la coutume comme étant le principal frein à l’accès et au contrôle des femmes à la ressource foncière. « Quand on parcourt la loi ainsi que la Constitution sur les droits fonciers des femmes, on voit qu’on consacre le principe d’égalité entre hommes et femmes en matière de  propriété foncière ».                     

Pour l’historienne, Penda Mbow, beaucoup d’avancées ont été réalisées dans la lutte contre les traditions qui nuisent à la femme.  Mieux, dit-elle, la réforme foncière a beaucoup intégré la question de l’accès des femmes au foncier. « Il y a plusieurs années, les femmes n’avaient pas accès à la terre ou bien celles qui avaient accès à la terre disposaient de celles qui sont moins fertiles et moins productives. Aujourd’hui, il y a une prise de conscience et on voit que les femmes qui sont dans le domaine de l’agriculture arrivent à des niveaux de réussite rarement égalés ». Cependant reconnait-elle, des efforts restent à faire.

SENSIBILISER POUR INVERSER LA TENDANCE

Les femmes rurales ne connaissent pas leurs droits. Une méconnaissance profitable aux chefs coutumiers, qui eux aussi, font fi de la loi au profit de la coutume. Par conséquent, selon le chercheur à l’Ipar, Yandé Ndiaye, il faut une sensibilisation pour que les femmes sachent leur place dans la société. Mieux   juge-t-elle, il faut que la promotion des droits fonciers de la femme soit faite en vue d’un changement de comportements. L’accès des femmes à la bonne terre et son contrôle passent également par leur intégration dans les organes de décisions. «Il faut que les femmes aient la capacité de participer, d’intégrer les pouvoirs de décisions afin qu’elles aient la capacité de poser le problème concrètement en tant que membre de la société», dit-elle. La présidente du Conseil d’administration d’Enda tiers-monde trouve pour sa part nécessaire la création de groupes paritaires reconnus, chargés de la répartition des terres de manière équitable

En préconisant le renforcement de capacités, Mariéme Sow trouve important que les femmes se soutiennent mutuellement pour aller à la conquête du pouvoir. Le développement de compétence personnelle est aussi un élément qui peut réduire l’inégal contrôle de la terre, croit savoir la présidente du conseil d’administration d’Enda tiers-monde.

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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