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Chérif Mamine AIDARA et Abdourahmanne Tafsir Gaye de SOUKEUROU KOR du 23/05/2018 2stv Sénégal : Le Mandou est la qualité principale–L'exemple de Seydina Ibn OUMAR compagnon du Prophète

 

Chérif Mamine AIDARA et Abdourahmanne Tafsir Gaye de SOUKEUROU KOR du 23/05/2018 2stv Sénégal : Le Mandou est la qualité principale –L'exemple de Seydina Ibn OUMAR compagnon du Prophète

Sur le caractère et le comportement
Réflexions sur le mandou la retenue

Le Sénégal est un pays à dominante musulmane, les mosquées sont remplies de fidèles pendant le ramadan, chacun lit et traduit le coran ou l'interprète selon Tafsir A GAYE .
Selon Tafsir le monde est tel qu'il est et ce n'est pas le monde qui change c'est l'homme qui change et qui dévie de la trajectoire éthique.


Chérif Manine AIDARA le compère reprend la parole pour dire ceci :


Il y a un concept qu'il faut traiter parce qu'il est important de comprendre pour la conduite des hommes dans la cité.


C'est le Mandou.


Une morale pratique. La philosophie morale des wolof Assane Sylla UCAD ifan 1994


Il suffit de se pencher sur les proverbes à caractères normatifs, sur les règles de bienséances, sur les principes actifs, pour avoir une formulation adéquate et détaillée de la morale wolof : elle peut se résumer selon la schéma suivant :


- Etre maître de soi, pour pouvoir conserver, dans la joie comme dans l'adversité, les qualités du gor (homme de bien)
- -faire preuve en toute circonstance de ces qualités du gor, ie être yiw : correct et estimable dans son comportement et dans son langage
- -être goré ; honnête et capable de faire à ses devoirs sociaux et surtout aux sacrifices qu'ils peuvent impliquer
- -être mandou, être capable de résister à la tentation, et par conséquent mener une vie au-dessus des fautes et péchés qui dégradent l'individu et le rendent indigne et de la confiance de ses nawlé ( ses égaux)
- -se maintenir, au sein des différents milieux sociaux ( famille, groupe d'âge, milieu professionnel, etc) au même niveau de respectabilité que ses nawlé, donc s'efforcer de réussir comme eux, d'assumer les mêmes droits et devoirs et ne point accepter de démériter par rapport à eux. »


- Pour mieux comprendre ce concept il faut se référer à un compagnon du prophète Seydina Ibn Oumar. Dans tout et pour être plus audible il faut user de pédagogie donner des exemples.
- C'est seydina Ibn Oumar qui l'inspire. Le Prophète dit de lui que quand il passe sur un chemin , ce chemin ne sera pas foulé par le mal- Iblis pendant 40 jours.
- Selon Cherif Mamine ce sait homme était à la fois Imam, général et président et par conséquent le temporel et le spirituel peuvent cohabiter.
- Un chef , un roi ne doit pas écouter une seule voix, il doit être capable de tendre l'oreille pour mieux entendre et analyser en vue de mieux agir.
- Il doit pouvoir distinguer le faux du vrai et repousser tous ceux qui sont mus par leurs intérêts égoîstes et qui sont prêts à mentir pour avoir les faveurs du chef.
- Seydina Daouda était prophète et roi.
- Une délégation venue rencontrer Seydina Oumar parce qu'elle était impressionnée par la qualité de la gestion de la cité. Elle demande aux citoyens où est le roi ?
- $Les citoyens disent qu'il n'y a pas de roi ici, il y a un homme de confiance à qui on a confié la rêne du pouvoir pour guider le peuple.
Les citoyens disent que Seydina Oumar fait sa sieste sous un arbre et la délégation s'y rend et Seydina Oumar les reçoit et leur dit avant de commence pour qu'il les écoute il faudrait éviter 3 choses :


-éviter de le flatter
-éviter de mentir
-éviter de de médire


( faites l'analogie avec les pouvoirs ou la vie actuelle et vous comprendrez le propos).


Selon Mamine en agissant ainsi Ibn Oumar démontre que le leader doit être en phase avec le peuple qui le respecte lui fait confiance et lui aussi dans une démarche réciproque doit faire pareil. Le fait qu'il soit Mandou facilite les choses parce qu'il travaille dans l'intérêt unique de la cité.
Pour nos deux compères le meilleur caractère c'est d'être Mandou ie savoir se retenir «et Dieu de dire « dis le bien quand tu sais et tais-toi. La retenue serait plus proche de dieu que la crainte.
Quand le prophète dit quelque chose ibn Oumar lui demande est-+ce t=ire du coran ou de son imagination.
Quand il répond que c'est tire du Coran Oumar suit et quand c'est l'imagination, Oumar dit qu'il n'est pas partant.
Bref la pensée défendue lors de cette émission religieuse est de de dire que quand un pays corrompu il y a 5 causes : selon Mamine


-un leader, chef, président sans retenue
-le mensonge
-une femme en âge de se marier et qui reste célibataire
-un homme qui est en âge de travailler et qui paresse
-Un adulte plaisantin qui n'est pas sérieux


Le comportement du musulman : être mandou


Et pour mieux cerner ce trait de personnalité nos deux islamologues ont pris comme référence le saint Umar

-Omar ibn al-Khattâb ou Omar


"Une morale pratique. La philosophie morale des wolof Assane Sylla UCAD ifan 1994


Il suffit de se pencher sur les proverbes à caractères normatifs, sur les règles de bienséances, sur les principes actifs, pour avoir une formulation adéquate et détaillée de la morale wolof : elle peut se résumer selon la schéma suivant :


- Etre maître de soi, pour pouvoir conserver, dans la joie comme dans l'adversité, les qualités du gor (homme de bien)
- -faire preuve en toute circonstance de ces qualités du gor, ie être yiw : correct et estimable dans son comportement et dans son langage
- -être goré ; honnête et capable de faire à ses devoirs sociaux et surtout aux sacrifices qu'ils peuvent impliquer
- -être mandou, être capable de résister à la tentation, et par conséquent mener une vie au-dessus des fautes et péchés qui dégradent l'individu et le rendent indigne et de la confiance de ses nawlé ( ses égaux)
- -se maintenir, au sein des différents milieux sociaux ( famille, groupe d'âge, milieu professionnel, etc) au même niveau de respectabilité que ses nawlé, donc s'efforcer de réussir comme eux, d'assumer les mêms droits et devoirs et ne point accepter de démériter par rapport à eux".

 

Omar ibn al-Khattâb ou Omar Ier est un compagnon et ami proche de Mahomet, le prophète de l'islam, et faisait partie du clan des Banu 'Adi de la tribu Quraych. Il devint calife en succédant à Abu Bakr en 634 et dirigea la oumma pendant 10 ans. Il mourut à Médine le 7 novembre 644 assassiné par un captif perse ; Othmân ibn Affân lui succéda quelques jours plus tard, après avoir été nommé par l'assemblée des érudits et héritiers du Prophète Mahomet. Les sunnites le considèrent comme le deuxième des « califes bien guidés » (rashidun) après Abou Bakr as-Siddiq et le surnomment Al-Fâroûq tandis qu'à l'opposé, les chiites considèrent son élection comme un coup d'état visant à empêcher la prise de pouvoir d'Ali ibn Abi Talib et considèrent qu'il serait le responsable direct de la mort de Fatima en 632, une des filles de Mahomet et la femme de 'Ali. Son implication dans la mort de Fatima ne fait cependant pas l'unanimité en milieu chiite. Comme le stipulent Ahmed al-Katib et l'ayatoullah Fadloullah, des érudits musulmans de confession chiite, ce genre de récit (le fait qu'Omar aurait cassé une côte à Fatima) est absent des sources primaires chiites, la principale étant Kitab al-Kafi (en)

Le séparateur entre le bien et le mal, la justice et l'injustice.
Entre l'équité et l'iniquité, la légalité et l'illégalité, l'honneur et le déshonneur,
La vertu et le vice, l'honnêteté et la malhonnêteté, entre la dignité et l'indignité

Selon Abou Houreira qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah- Que la Paix et la Bénédiction soient sur lui - a dit :
« Parmi ceux qui vous ont précédés des fils d'Israël, il y eut des hommes qui n'étaient pas des prophètes, mais auxquels Allah a adressé la parole. S'il devait y en avoir dans ma communauté, ce serait Omar ! »
[ Rapporté par Al-Boukhari ]
Sa généalogie
Il est Omar Ibn Al-Khattab Ibn Noufail Ibn Abd Al-Ouzza Ibn iyah Ibn Abd-Allah Ibn Qourt Ibn Rizah Ibn Adi Ibn Kaâb Ibn Louâay- Ibn Ghaâlib Al-Qoreïchi Al-'Adwi.
L'imam An-Nawawi - qu'Allah ait son âme - a rapporté qu'il était né l'an 570-577 après Jésus Christ.
Omar - qu'Allah soit satisfait de lui - a dit pour sa part qu'il était né 4 ans après la grande guerre des mécréants. Donc on peut fixer l'année de sa naissance aux alentours de 581 après Jésus Christ que le salut soit sur lui.


Son père, Al-Khattab, était l'un des chefs les plus redoutés et les plus respectés, bien qu'il ne soit pas un riche notable.
Le prénom de sa mère était Hintima bent Hachim ben Al Moughira des Banou Makhzoum.
Il faisait partie des familles les plus illustres du clan des Banou 'Adi, qui avaient les charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade et cela au cours de la période préislamique.


Sa vie


Etant jeune, Omar faisait paître leur bétail et celui de ses tantes paternelles. Devenu grand, il s'occupa du commerce, déplacements fréquents au Cham (qui englobait la Jordanie, la Palestine, la Syrie et le Liban).


Il n'était pas riche, par contre sa sévère personnalité inspirait crainte et respect.

Il fut un grand sportif réputé pour sa souplesse, cavalier émérite. Il participa à de nombreux tournois de lutte dans la foire d'Okaz. Il faisait partie de l'élite de Qoreich, sachant lire et écrire il était ambidextre, ayant une voix résonnante et puissante; Il était très sage et d'une lucidité surprenante.
Omar fut surnommé Abou Hafç "le père du lionceau", donc le lion, Omar a rapporté que c'était le Prophète lui-même, qu'il lui avait donné ce surnom. En effet, l'Envoyé d'Allah l'interpella un jour : «Tu veux tuer l'oncle de ton Prophète (Abou Lahab l'ennemi de l'Islam) ?» Omar lui répondit :

" En effet, Ô Messager d'Allah !"


Alors le Prophète lui dit : «Non ! Je ne veux pas que l'on dise que Mohammed tue ses parents !»
C'est à cette occasion que le Messager d'Allah le surnomma "Abou Hafç." Le père du lionceau.
Grâce à son savoir, son intelligence, sa clairvoyance et son ouverture d'esprit, il créa une extraordinaire structure administrative qui marqua la genèse de la civilisation musulmane.


Sa physionomie


Son fils, Abd Allah raconte que son père était grand et fort, avec une peau claire, son visage d'un teint rosé.
Selon Oubayd ben 'Oumir, Omar fut d'une taille supérieure, d'une imposante carrure, chauve. Sa peau était blanche, il portait une moustache dégarnie de couleur rousse.
Anas ibn Malek rapporte que Omar se teignait les cheveux avec soit du henné, soit avec du katam (plante en provenance du Yémen, qui, mélangée à l'eau donne une couleur acajou foncée.)
On rapporte également, qu'il semblait sur un cheval, tant il dépassait les autres par sa taille.


Abou Malek ajoute : "il marchait d'un pas pesant."


La justice de Omar


Anas Ibn Malek rapporta que le Prophète d'Allah a dit:


« De toute ma communauté, c'est Omar qui est le plus ferme pour ce qui est de respecter les ordres d'Allah .» [ Rapporté par -Ibn Sa'd ]
Aîcha la mère des Croyants - qu'Allah soit satisfait d'elle - a raconté que l'Envoyé a dit:
«Par celui qui détient l'âme de Mohammed entre Ses Mains, je vois les diables, qu'ils soient de l'espèce des génies ou de l'espèce humaine, prendre la fuite devant Omar. » [ Rapporté par Termidhi.]
Aba Darr Al-Ghifari dit avoir entendu le Messager d'Allah dire :


« Allah a fait en sorte que la vérité coule facilement sur la langue de Omar. » [ Rapporté par Ibn Madja et Al-Hakim ]


Oubay ben Ka'b a rapporté que le Prophète a dit :


«Le premier homme qu'Allah saluera (le Jour du Jugement Dernier), sera Omar; et il sera le premier à qui Allah tendra la main pour le faire entrer au Paradis.» [ Rapporté par Ibn Madja ]
Selon Oqba ben 'Adr, d'Abou Saïd Al-Khoudri - qu'Allah les agrée - l'Envoyé d'Allah a dit :
«S'il y aurait un prophète après moi, ce sera Omar ben Al-Khattab.» [ Rapporté par Tirmidhi, Al-Hakim et Tabarani ]
Selon Qoudama ben Madoun, le Prophète d'Allah montrant Omar ben Al-Khattab du doigt, dit :


«Celui-ci est la clef de voûte qui vous sauvegardera de la discorde (fitna). Tant qu'il sera vivant parmi vous, il sera comme une porte bien fermée devant toute division !» [ Rapporté par Al-Bazar ]
D'après Al-Fadl ben Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), l'Apôtre d'Allah a dit :


«Omar ben Al-Khattab est avec moi là où j'aime être, et moi je serais avec lui là où il aimerait être. La Vérité, après moi, sera avec Omar ben Al-Khattab, où qu'il soit !» [ Rapporté par Al-Boukhari.]
Omar ben Al-Khattab et le Coran.


Après qu'Abou Bakr eut été convaincu du bien-fondé de la suggestion de Omar ben Al-Khattab de recueillir le Coran, après la mort de 70 Compagnons faisant partie de ceux qui mémorisaient le Coran en entier, au cours de la bataille d'Al-Yamama, menée contre l'imposteur Mousaylama. Il demanda à Zayd ben Thabit le secrétaire du Prophète de s'en charger. Le travail de Zayd consista à rassembler les Sourates et les versets coraniques qui étaient déjà enregistrés du temps du Prophète d'Allah mais écrits d'une façon éparse, sur des parchemins, des omoplates de chameaux, etc., et en faire un recueil complet, dans lequel les Sourates seraient réunies dans leur totalité.


Après la mort d'Abou Bakr son successeur Omar ben Al-Khattab ordonna que l'on regroupe l'ensemble du texte en un et unique volume, afin qu'il soit conservé.

Ce Saint manuscrit fut conservée par Hafça bent Omar et mère des Croyants (qu'Allah les agrée).

Omar et le savoir
Houdaïfa a dit: "On aurait dit que la science de tous les hommes était dans la tête de Omar !"


Omar ben Al-Khattab illustrait le Hadih du Prophète dans lequel il a dit: «Qu'Allah bénisse celui qui a connu son époque, mais dont la conduite est restée comme il nous !'avait enseignée (c'est-à-dire : la Rectitude).»
Omar était un homme cultivé. Il savait lire et écrire aimait la poésie et apprenait des poèmes. De même, il connaissait les proverbes et les paroles de sagesse. Un jour, il recommanda à son fils Abd Er-Rahmane : "Mon fils, cherche à connaître tes origines, cela facilitera la reconstitution des liens de ta parenté. Apprends la meilleure poésie, tu amélioreras ton comportement et tes manières."
Omar recommanda de codifier les règles de grammaire. Il ajouta : "La grammaire est la base de la langue."
C'est pourquoi, Omar a dit : "La plus mauvaise des écritures est celle qui est difficile à lire et la meilleure écriture est la lisible. La mauvaise manière de lire, est celle de celui qui lit très vite ! "
Abd-Allah ben Mes'oud a dit: "Omar était le plus savant d'entre nous concernant le Coran. C'est lui qui fut le plus doué pour la compréhension de l'Islam. En cas de divergence sur la façon de lire un verset, on demandait de le lire de la manière dont le lit Omar."


Omar se distinguait entre tous les Compagnons du Prophète. Il éprouvait une passion pour toutes les sciences utiles. Il exigeait des gouverneurs d'avoir une connaissance parfaite de la géographie, surtout des régions qu'ils allaient gouvernaient. Lui-même, il s'y intéressait beaucoup, s'informant sur les us et coutumes des peuples, ainsi, il recommandait aux Musulmans d'apprendre les sciences de leur époque et d'en tirer profit pour leur bien-être. Il a dit entre autres : "Apprenez l'astronomie et la science des étoiles qui vous guideront en mer et sur terre; et, en ce domaine, limitez-vous à cela."


Omar ben Al-Khattab et le califat


"Ô Croyants ! Vous m'avez désigné, et si je ne prétendrais pas être le meilleur parmi vous et le plus qualifié à votre service, ainsi que tout ce qui touche à vos affaires, je n'aurais jamais consenti à prendre la charge. Car il me suffit à endurer le joug d'attendre le Jour du Jugement Dernier ! Comment puis-je vous garantir vos droits ? Comment dois-je les gérer au mieux et les mettre à exécution convenablement ? Quelle politique devrai-je choisir pour vous gouverner ?"


Omar se trouvait dans un état tel, qu'il ne pouvait plus se fier ni à sa force de caractère, ni à sa dextérité. A moins qu'Allah qu'Il soit exalté - ne lui vienne en aide, et ne lui porte assistance !
Omar ne faisait rien sans la consultation (choura) ligne de conduite pour la gestion de l'Etat. Il disait :
"L'avis d'une personne est comme un fil ténu. Deux avis comme deux fil tressés. Si les points de vue sont nombreux, cela donne une résistante corde." Il ajouta : "Une quelconque affaire traitée sans consultation (choura) ne ramène rien de bon."


Il ne décidait rien sans la consultation (choura). Il revenait sur sa décision, lorsque la consultation lui prouvait son erreur. Il fut entouré par les plus éminents Compagnons du Messager d'Allah (qu'Allah les agrée). Ceux dont la compétence et la notoriété scientifique étaient reconnues. Les membres de ce conseil furent : Al-Abas (l'oncle du Prophète), son fils Abd-Allah qui ne le quittait jamais même dans ses déplacements, 'Othman ben 'Affan, Abd Ar-Rahman ben 'Awf Ali ben Abi Talib et d'autres encore.


Omar et l'armée musulmane


Omar était le grand stratège de l'armée musulmane organisant les programmes logistiques de l'armée. Il installa pour cela des casernements dans différentes villes avec vivres et chevaux. Il établit à Koufa une caserne pour la logistique avec, en réserve, quatre mille cinq cents à cinq mille chevaux, sous la responsabilité de Salman ben Rabi'a Al-Bahili.
Il réorganisa l'armée, en la dotant d'un service administratif. Il fixa la solde et pris en charge les familles des combattants pendant leur absences. Il s'intéressa le plus, du moral des combattants, et de leur piété.
Omar ben Al-Khattab fut le premier à organiser l'armée musulmane pour la reconstituer en une armée régulière. Il établit le service des soldats qui tenait les registres des noms des militaires, de leur grade, et de leur affectation. Il planifia la hiérarchie militaire et les différents pouvoirs :


• Al-khalifa commandait à ses soldats,
• Caïd avait les hommes sous ses ordres,
• Emir Al-kourdouç à la tête de 1 000 hommes,
• Emir Al-djaïch : le plus haut gradé était à la tête de 10 000 hommes ou plus. Il veillait lui-même à l'entraînement de la cavalerie à l'extérieur de Médine.
Omar mit sur pied le Conseil de guerre et fixa également la discipline militaire.
Il envoya à ses généraux cette "Note de service" :


"Vous ne devez en aucun cas maltraiter les guerriers musulmans car vous risquez d'engendrer par votre conduite le désordre et le découragement. Ne les privez pas de leur droit, car vous les rendrez ingrats. Ne les faites pas camper dans des lieux malsains et marécageux, c'est une négligence qui les perdra physiquement ! " Omar ben Al-Khattab était très strict et très sévère concernant la conduite des Musulmans vis-à-vis des habitants des différentes villes et régions conquises par les Musulmans. Il avait rédigé l'ordre suivant aux diverses troupes musulmanes :
"Si vous descendez dans un lieu et que vous fâites un geste ou que vous énoncez ne serait-ce qu'un mot que le non-Arabe comprend comme étant une promesse de votre part au sujet de quelque chose, vous êtes dans l'obligation de vous en acquitter même si vous objecterez votre ignorance des us et coutumes ou de la langue locale, cela ne vous dispensera pas de cette imputabilité."


Omar et les recommandations


Lorsque Omar désigna Sa'd à la tête de l'expédition contre les Perses (Al-Qadissya) il lui dit: "O Sa d ben Wouhayb ! Ecarte la prétention et l'orgueil de ton coeur, on dit que tu es de la famille des oncles maternels du Messager d'Allah ! En vérité, Allah n'efface pas le mal par le mal. Il efface le mal par le bien ! Allah n'a de lien de parenté avec personne, à l'exception du lien de l'adoration du serviteur vis-à-vis de son Créateur. Pour Allah, les riches et les pauvres, sont égaux. Il est leur Seigneur, et ils sont Ses serviteurs. S'ils se distinguent, c'est par leur abstinence, et ils ne peuvent atteindre ce qui est auprès d'Allah que par leur soumission totale. Alors rappelle-toi bien comment était le Messager d'Allah, depuis le commencement de sa mission jusqu'à ce qu'il rejoigne son Seigneur, et maintiens-toi fermement à lui. Voilà à quoi je t'incite ! Si tu l'omet et t'en écarte, ton action sera illusoire, et tu seras parmi les perdants !"


Omar et les provinces musulmanes


La superficie de l'Etat islamique s'agrandit grâce aux victoires musulmanes par les prises de l'Iraq, du Cham : (Jordanie, Palestine, Syrie, et le Liban) et de l'Egypte, pour des mobiles de planification, et de défense des intérêts des Musulmans le calife Omar ben Al-Khattab découpa les terres conquises en provinces, à la tête de chacune d'elle, il désigna un gouverneur (wali). Une grande partie des gouverneurs furent des Compagnons du Messager Al-Moughira ben Chou'ba, Abou 'Oubayd ben Al-Djarrah, selman Al-Farissi et Abou Moussa Al-Achâari.
La tâche des gouverneurs était de diriger les Offices, de prendre soin à l'application de la Loi d'Allah (cha'ria). De veiller sur intégrité territoriale et de combattre les ennemis de l'Etat musulman. De faire régner l'ordre et la sécurité entre les citoyens avec la coopération d'un juge (cadi) et du directeur du cadastre. Le gouverneur était seul responsable des affaires financières de la province, dont il était garant devant le Calife.


Omar et la Justice


Omar mit un service de surveillance des gouverneurs, concerné autant par leur méthode d'administrer que par les richesses qu'ils se procuraient. II nomma comme vérificateur (wakil) Mohammed ben Maslama. Un homme intègre dont la mission était de rendre compte au Calife de la véracité des plaintes que la population (musulmane où non) déposait contre son gouverneur.
L'exemple de la plainte déposée par un Copte d'Egypte contre le gouverneur 'Amr ben Al-'Aç et son fils. Ce fut lors d'une course de chevaux que le fils de 'Amr ben Al-'Aç perdit contre un Copte. Il flagella ce dernier et l'emprisonna, en justifiant cette iniquité par son rang, c'est-à-dire "fils de deux nobles." Le Copte réussit à s'échapper de sa geôle, se rendit à Médine où il présenta son cas à Omar qui rappela de toute urgence 'Amr ben Al-'Aç et son fils. S'étant attesté de l'exactitude des faits, il donna l'ordre au Copte de se faire justice lui-même en infligeant au "fils des deux nobles" le même châtiment que celui qu'il endura, puis il lui redonna le fouet pour qu'il fasse de même avec le père, ce que le Copte refusa, considérant qu'il avait obtenu satisfaction. C'est à cette occasion que Omar ben Al-Khattab énonça la mémorable allocution :


"Depuis quand vous attribuez-vous le droit de réduire en esclavage des hommes, alors que leur mère les a engendré libres ? "


Il libéra tous les esclaves, et décréta l'abolition de toute forme d'esclavage en Arabie. Il se réunit annuellement avec ses gouverneurs, durant la période du grand Pèlerinage, pour d'une part, un compte rendu par les gouverneurs et d'autre part trancher les litiges, si litige, il y avait. Le rigorisme de Omar en matière de justice était connu de tous.


On rapporta ceci : Le fils de Omar qui était en Egypte, commit un adultère. Le gouverneur 'Amr ben Al-'Aç n'a pas osé rapporté le fait au Calife, ce fut quelqu'un d'autre qui avisa Omar . Le Calife écrivit au gouverneur pour avoir le coeur net, 'Amr confirma le délit. Il convoqua et le gouverneur et son fils à Médine, où il flagella son fils en public conformément à la Loi d'Allah, jusqu'à ce que mort s'en suive. Son fils mourut au quatre-vingtième coup de lanière.


C'est Omar qui sépara le pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire. La fonction du juge (cadi) fut totalement indépendante, libre de toute contrainte et d'éventuelles influences des gouverneurs.
Le Messager d'Allah a dit : «Sur trois juges (cadi) deux iront en Enfer et un au Paradis.»


Selon Chi'bi, Omar se mit d'accord avec le propriétaire d'un cheval qu'il voulait acheter. Il l'utilisa sans en avoir acquitter le prix, pour le transport de matériaux. Entre temps le dit cheval, lors de ce transport se blessa le pied. Son propriétaire demanda réparation à Omar. Le Calife demanda à son adversaire de choisir un homme pour trancher ce litige. Le belligérant choisit Chouraih Al-Iraqi. Les deux parties lui posèrent le cas.


Chouraih dit à Omar: "Vous avez pris le cheval en bonne santé, vous devez le rendre en cet même état à son propriétaire." L'exactitude du verdict rendu par Chouraih plut à Omar il le désigna au poste de juge (cadi) à Koufa.


Pour la surveillance des poids et mesures ainsi que la qualité des marchandises, Omar désigna une femme du nom de Ash-Shifa', afin d'inspecter, contrôler et supprimer les éventuelles exagérations publiques dans les marchés de Médine.


Il a été rapporté qu'un jour César dépêcha un agent vers Omar Ibn Al-Khattab pour s'enquérir de sa condition et de sa politique. Une fois à Médine, il demanda aux Musulmans : "Où puis je touver votre roi ?" On lui répondit : "Nous n'avons pas de roi, mais un Emir ! Il est quelque part, hors de la ville".
Il partit à sa recherche. Il le trouva couché à même le sable, et pour oreiller son bâton. L'apercevant dans cette posture, il fut impressionné et dit : "Cet homme, redouté de tous les rois par peur, mène une vie pareille ! C'est sûrement sa justice qui lui concède de jouir d'un sommeil aussi calme. Alors que notre roi, qui est inique, est toujours sur ses gardes."
Tabari rapporta que Omar ben Al-Khattab a dit :


"Si un pâtre, au bord du Tigre ou de l'Euphrate, (deux fleuves d'Irak, à plus de trois mille kilomètres de Médine) égarait un mouton, j'aurais la crainte qu'Allah ne m'en demande des comptes, pour ne pas veiller sur son bien."


On rapporte, un jour Bilal vint voir Omar Aslim son serviteur, l'informa qu'il dormait. Bilal en profita pour demander comment se conduisait Omar avec les siens et son entourage. Aslim lui répondit : "C'est le meilleur des hommes, mais quand il se met en colère, cela fait peur !"


Bilal lui dit : "Si chaque fois qu'il se mette en colère, tu lui lis le Coran, il s'apaisera et sa fureur disparaîtra." Parlant de la justice, Omar dit : "Cette responsabilité nécessite quelqu'un qui se comporte avec une sévérité sans coercition, et une bienveillance sans complaisance."


Ainsi fut Omar le calife juste. Al-Farouq : le séparateur entre le bien et le mal, la justice et l'injustice. entre l'équité et l'iniquité, la légalité et l'illégalité, l'honneur et le déshonneur, la vertu et le vice, l'honnêteté et la malhonnêteté et enfin entre la dignité et l'indignité.


Pape B CISSOKO

DU DOUTE À LA CERTITUDE  par Pap NDOY Penseur libre et indépendant –St LOUIS du Sénégal     DU DOUTE À LA CERTITUDE  Du Doute! Et de la Certitude, alors! Mais en quoi devons nous être Certains! Et de quoi devrions nous Douter? D'autant que, ce sont n

DU DOUTE À LA CERTITUDE par Pap NDOY Penseur libre et indépendant –St LOUIS du Sénégal

DU DOUTE À LA CERTITUDE

Du Doute!
Et de la Certitude, alors!
Mais en quoi devons nous être Certains!
Et de quoi devrions nous Douter?
D'autant que, ce sont nous, les sujets qui agissons et réagissons sur:
-nous mêmes et,
-les autres.
Nous émettons également des jugements sur:
-nos propres actes,
-ceux des autres, et
-ceux d'Allah.
Et justement, ce sont nos propres opinions sur nos faits et gestes sur nous mêmes et notre environnement, qui posent la problématique de nos:
-Doutes, et
-Certitudes.
Toutefois, la Création divine doit demeurer sans équivoques.
Elle est Certitude!
Pendant que nos actes sont toujours relatifs à quelque chose ou à quelqu'un, par la manifestation de notre esprit.
A l'inverse, l'action d'Allah s'inscrit dans l'universalité de sa nature.
Elle ne dépend de personne et ne peut souffrir d'aucune limite, influence ou insuffisance.
Elle est faite et organisée, pour l'éternité, à la juste mesure consacrée!
Par contre, nous autres, sommes tous des Êtres Vivants éphémères créés par ALLAH pour, un jour, Mourrir et disparaître de la Vie
Voilà donc nos deux seules Certitudes!
Ha, ces deux stations que sont:
-l'Éternel, qui est hors de Doute et,
-l'Éphémère, qui est Douteux!
Nous avons certes, survécu à nos ancêtres, et notre descendance nous survivra.
Une Certitude qui ne laisse place à l'ombre d'un Doute!
Par conséquent, une position pour les hommes et une autre dédiée à notre bon Dieu, cet Unique Créateur de notre Univers!
L'homme n'étant point Créateur!
Bien qu' il soit doué d'Intelligence, il lui est incapable de se servir de cette faculté d'invention pour donner à l'Être Vivant, la possibilité d'une Vie Éternelle.
Cela est une Certitude Universelle inébranlable, irréfutable et irrémessible!
Voila une vérité absolue que la Raison humaine ne peut contester.
Cela le demeurera, sans aucun DOUTE, jusqu'à la fin de toute Vie.
Il est d'autant plus Certain que, notre bon Dieu a créé à l'origine un spécimen humain reproductible.
Il est ainsi une Certitude que depuis lors, les origines de l'homme tiennent:
-de son alimentation,
-à la transformation de celle-ci en matériaux de reproduction,
-d'un fuetus à un bébé,
-d'un homme adulte,
-à un mortel vieillard.
Certes, nul ne peut Douter que l'homme ne s'est pas créé tout seul en tant que Créature!
La création des mondes ainsi que leurs occupants terrestres, aériens, célestes et aquatiques, -est aussi hors de ses capacités et compétences.
Il y'a aussi cette pertinente autre Vérité.
Oui, celle-là qui établit l'irréfutabilité de la Certitude de nos limites intellectuelles.
En effet, nul Doute que notre intellect est incapable d'intervenir directement dans le laboratoire humain.
Oui bien sûr, cette usine divine où se fabriquent les uniques matériaux originels de la procréation, reste inaccessible au génie humain inventif.
De surcroit, Il est hors de Doute que notre bon Dieu n'a jamais été enfanté!
Il est aussi Certain qu'il n'a jamais eu de jeunesse, ou de vieillesse!
Évidemment, personne ne l'a jamais vu, ni aperçu ou touché.
Il est Redoutable, par ce que, ne Vivant ou n'Existant pas, tels que le sont tous les Êtres peuplant l'espace UNIVERSEL.
Il est alors Certain, qu'IL est Dieu, qu'IL ne peut être un Vivant!
Nul autre que LUI, ne sait et ne peut Construire ce gigantisme de mondes aussi disparates, sous cet équilibre si parfait, si parlant et si harmonieux.
Le nom de ce ne peut être qu'ALLAH, notre Tout Puissant Seigneur!
Nul Doute, qu'IL en est l'Unique Régisseur!
QUI d'autres que LUI!
Dites moi!
Que celui qui en DOUTE nous en démontre le contraire!
Aucun Doute n'est donc admissible au titre des attributs reconnus respectivement à notre Créateur et à ses Créatures!
Parmi ces Créatures, l'Être humain est certainement le Seul à qui, IL a capacité d'aptitudes à la fois:
-instinctive de conservation et de reproduction, et,
-intellectuelle de transformation et d'inventivité.
Il faut donc noter que, l'intelligence se fortifie et se structure à partir d'expériences éprouvées de Doutes et de Certitudes.
Cela prouve que l'homme est imparfait!
Il lui faut une remise en question permanente pour vérifier l'exactitude de ses Certitudes circonstanciées.
Dès lors, il nous sera concevable de Douter de tout ce qui paraîtra Douteux!
Notamment, nous douterons systématiquement et à priori, de tout ce qui relève:
-de notre propre appréciation,
-de celle de notre vis à vis, et
-de celle populaire.
Car finalement, toutes nos analyses et réflexions, partent ďes observations de nos situations personnelles.
Mais hélas, nous sommes tous mortels et perfectibles!
Et c'est bien, cette imperfection qui constitue la source de notre imprécision.
Alors, nous avons le droit et le devoir de nous méfier de tout, ce dont nous nous approprions.
Car, tous Actes que nous accomplissons rentrent définitivement dans l'histoire de nos faits et gestes.
Ils participent ainsi, à la formation et à l'identification de notre personnalité.
En l'absence du Doute, il est en effet, impossible de vérifier si les décisions qui orientent notre existence, comportent ou non des erreurs.
Et les conséquences de certaines de nos maladresses sont nous sont fatales, quand elles ne peuvent être corrigées.
DOUTONS alors, avant toutes prises de décisions!
Douter nous permet en effet, de faire la différence des choix et solutions disponibles.
Nous DOUTERONS donc, de tout ce qui est humainement Douteux!
Car il arrive que, tel un monde qui s'effondre, nos Certitudes soient subitement ébranlées, au point que nous perdions tous repères.
Or, celui qui n'a plus de repères se fourvoit de chemins, pour s'égarer dans les dédales de la Vie sociale.
Il est donc bien Certain, que ce sont ces points de repères qui constituent les garde-fous qui nous facilitent les mouvemets dans nos communications.
Ils nous mettent ainsi à l'abri de tous dangers prévisibles.
Ils ont un rôle préventif!
Or, l'absence de repères nous conduit à une perte de Confiance en Soi.
Et ceci engendre en nous, une confusion identitaire.
On ne sait plus vraiment, qui l'on est!
On ne se retrouve plus dans les espaces qui nous étaient familiers.
Et l'on se découvre étranger dans notre propre corps, avec une personnalité méconnaissable.
L'existence à laquelle nous nous étions habituée et identifiée, nous glisse sous les pieds comme de la glace qui fond.
Et l'angoisse et la confusion nous habitent et nous envoûtent!
Hélas, quand nos Certitudes se trouvent bouleversées et que le DOUTE s'installe!
Et si ce DOUTE devait nous revenir pour secouer nos consciences fébriles!
Pourvu cependant, que cela n'advienne pas trop tard!
Par ce qu'alors, un tel événement pourrait bien, nous ramener à la réalité de la juste mesure des choses.
Mais de quelles réalités!
De telles réalités sont elles toutes des Vérités incontestables?
Hé oui, le Réel procède évidemment d'une matérialité contestable.
Mais tout ce qui est vérifiable, n'est pas toujours juste.
C'est le Doute alors, qui doit nous mener à la rigueur de la Raison!
Oui, être rigoureux en tout ce qui appelle à la bonne réflexion!
Car un esprit scientifique apprend à bien Réfléchir et à bien concevoir.
Il doute de tout, vérifie la source, établit la différence entre l'absolu (le divin) et le relatif (l'humain).
Aussi, quand l'esprit divin incarne la CERTITUDE, celui de l'homme, recherche la Perfection par le DOUTE.
Voilà deux dimensions que nous avons pour charge de concilier afin d'accéder à la Vérité.
Oui, cette vérité unificatrice!
Cest ainsi que l'on n'est sûr de rien, quand nous ne sommes même pas sûr d'être en Vie, l'instant suivant!
Il est donc légitime, de tout remettre en question avant appropriation.
Le Doute conduit à la VÉRITÉ!
Et cette Vérité est unique, elle est simplement divine!
Toutes les autres étant relatives à des situations ponctuelles!
Et c'est bien la Raison qui fait la différence!
A cet effet, quelle place devrons nous réserver aux superstitions liées à la tradition orale populaire
Devons nous systématiquement croire:
-tout ce que l'on nous dit,
-tout ce que nos anciens nous rapportent de leurs convictions:
-en toutes croyances populaires.
Nous avons certainement le devoir d'être raisonnable en tout.
Par ce qu'il s'agit, pour l'homme intelligent, de faire la promotion de la culture de l'Excellence.
Oui, s'habituer à BIEN RÉFLÉCHIR avec cette rigueur qui nous oblige à tout vérifier avant adoption.
Car tout ce qui brille n'est pas Or!
La réalité d'une chose étant toujours différente de la VÉRITÉ qu'elle comporte et enseigne!
La Vérité est toujours d'inspiration divine!
Et la Vérité divine est incontestable!
Chacun de nous dispose de son propre jugement, mais Dieu, LUI, est Unique.
Il est de notre devoir encore, de rechercher la convergence de nos opinions, pour en faire UNE.
Alors, allons des Doutes vers la CERTITUDE!
DOUTONS donc pour avancer sûrement vers les Certitudes!
Toutefois, Douter ne signifie pas Tout Rejeter!
Mais plutôt, mettre de côté ce qui ne semble pas plausible.
Réfléchir sur le pourquoi, veci ou cela n'est pas raisonnable.
Enfin, procéder par élimination des éléments résolus.
Le tout, fondé sur une analyse rigoureuse des données à disposition.
Toujours vérifier si la véracité d'une chose ou d'une information, résiste au bon Sens.
Douter, c'est Vérifier!
C'est rechercher la Vérité, loin de l'enfermement spirituel.
Car l'esprit humain est par essence libre.
Il doit ère maintenu ouvert à la critique productive de modernité.
Ne pas douter nous installe et nous enfonce dans l'obscurantisme de l'ignorance.
Alors que, Douter illumine les sentiers du Savoir et de la Connaissance du monde dans sa vérité évidente.
Cest bien le DOUTE qui révèle les vérités cachées.
Le doute nous dévoile la Vie dans toute sa splendeur de Certitude.
La certitude est donc ce havre de paix qui épanouit nos Âmes longtemps assombries par la médiocrité intellectuelle.
Nous avions finalement Raison de Douter, par ce que c'est cela qui nous aura permis de choisir:
-le bien à la place du mal,
- Le bon à la place du mauvais.
Douter exerce notre esprit à la performance de l'Excellence en tout!
Il est tellement plus facile de ne douter de Rien, et de se laisser manipuler par un système social.
Une société malade de sa paresse mentale, qui a fini de se contenter d'entretenir son esprit avec une nourriture dépourvue de critiques constructives.
Une telle communauté continuera encore de souffrir de ses tares de manque d'inventivité.
Des insuffisances qui vont freiner ou ralentir toute progression vers un développement humaniste.
Car il faut que les mentalités bougent positivement pour entraîner tout le reste.
Douter, c'est aussi bouder les détails pour aller à la découverte de l'essentiel.
Cette essence des choses qui est Certitude.
Elle, qui nous fait nous découvrir acteur social, à travers l'autre, par delà, notre Créateur.
Oui le Doute aide aussi à provoquer en soi, ou chez autrui, le déclic crucial!
Une sorte de sonnerie qui déclenche en nous cette voix interne que nous entendons nous chuchoter !
C'est donc, par ce que nous avons Douté, que la lumière de la Certitude nous envahit!
Enfin, nous venions de comprendre l'Essence-tiel, cet autre élément qui manquait au puzzle!
Donc nous Existons par le Doute:
-par soi même,
-pour soi même,
-par l'autre, ou
-pour l'autre.
Le Doute nous donne alors le choix d'EXISTER par et pour nous mêmes et non, par procuration!
Par ce qu'en fin de compte, les conséquences de nos actes devront sûrement être assumées individuellement devant les hommes d'abord, et auprès de notre Créateur, ensuite!
C'est pourquoi nous disons avec Certitude, que toute existence humaine trouve sa justification sur la résolution de l'équation que voilà :
-xam sa boppe (se connaitre),
-xam sa morome (connaître l'autre),
-xam sa borome (connaître son Créateur).
Puisse Dieu qui est VÉRITÉ, guider notre bon sens et nous protèger de la crédulité!
En définitive, le chemin de la VÉRITÉ débute par le DOUTE de la créature pour aboutir à la CERTITUDE du créateur.
Qu'il plaise à ALLAH de nous illuminer et nous dévoiier ce REDOUTABLE parcours!

Saint Louis le 23/05/2018
Pap Ndoy

Je vous invite à relire Pascal B


« LA VERITE. LA DEMONSTRATION. Pascal, Pensées, Vérités du coeur et de la raison Blaise Pascal (1623-1662)
« Nous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le cœur ; c'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain que le raisonnement qui n'y a point de part essaye de les combattre. Les pyrrhoniens qui n'ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point ; quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison, cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, mais non point l'incertitude de toutes nos connaissances, comme ils le prétendent. Car la connaissance des premiers principes, comme qu'il y a espace, temps, mouvement, nombres, est aussi ferme qu'aucune de celles que nos raisonnements nous donnent. Et c'est sur ces connaissances du cœur et de l'instinct qu'il faut que la raison s'appuie, et qu'elle y fonde tout son discours. Le cœur sent qu'il y a trois dimensions dans l'espace et que les nombres sont infinis ; et la raison démontre ensuite qu'il n'y a point deux nombres carrés dont l'un soit le double de l'autre. Les principes se sentent, les propositions se concluent ; et le tout avec certitude, quoique par différentes voies. Et il est aussi ridicule et inutile que la raison demande au cœur des preuves de ses premiers principes, pour vouloir y consentir, qu'il serait ridicule que le cœur demandât à la raison un sentiment de toutes les propositions qu'elle démontre, pour vouloir les recevoir. »
http://laphiloduclos.over-blog.com/article-un-exemple-d-explication-de

Crise des universités, après la mort de l’étudiant Fallou Séne : Saint-Louis, Dakar, Ziguinchor décrètent une grève illimitée

Les étudiants des universités de Saint-Louis, de Dakar et de Ziguinchor, en mouvement de grève généralisée depuis la mort de Fallou Sène, sont plus que jamais déterminés à voir leurs revendications satisfaites. Lesquelles tournent autour de la prise en charge médicale des étudiants blessés, lors des échauffourées avec les forces de l’ordre, du départ du ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane et éventuellement d’une rencontre avec Macky Sall lui-même. Et cela, en dépit des mesures de gestion de crise amorcées par le président de la République en attendant le rapport de l’Inspection générale d’Etat.

Malgré les limogeages respectifs du Recteur et du Directeur du centre régional des œuvres universitaires et sociales (Crous) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) et les mesures d’accompagnement à la famille du défunt Mouhamadou Fallou Sène, les étudiants des universités de SaintLouis, Dakar et Ziguinchor ne décolèrent toujours pas. Ils ont ainsi décrété depuis hier, lundi, un mot d’ordre de grève illimitée dans les amphithéâtres des espaces universitaires. Ces étudiants qui se sont dit déterminés à se battre pour la satisfaction de leurs revendications réclament, outre la tête du ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane, la prise en charge correcte des blessés des échauffourées du 15 mai dernier à l’Ugb, et un face-à-face avec le chef de l’Etat pour étaler leurs doléances, mais également un règlement définitif de la question des bourses.

Dans la foulée des étudiants de Saint-Louis qui ont déserté les amphis depuis la semaine dernière, ceux de Dakar qui étaient en sit-in suivi d’une marche hier, mardi, à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) entendent exécuter sans restriction leur mot d'ordre de grève illimitée. Non sans mettre la pression sur Macky sall et son régime en exigeant sans détours le limogeage de leur ministre de tutelle. 

Dans la même mouvance, les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) se sont inscrits dans une dynamique de grève illimitée (voir par ailleurs). C’est dire que l’accalmie n’est pas pour demain dans les universités si le chef de l’Etat Macky Sall ne prend pas en considération les revendications des étudiants. 

Pour rappel, dans le cadre de la gestion de cette crise ayant eu pour point culminant la mort de l’étudiant Fallou Sène, le président de la République a pris des mesures conservatoires, en attendant le rapport de l’Inspection générale d’Etat, en limogeant le Recteur de l'Université Baydallaye Kane ainsi que le Directeur du Centre régional des œuvres universitaires et sociales de ladite université, le sieur Ibrahima Diao. A ces mesures, se sont ajoutés une enveloppe de 10 millions, deux billets pour le pèlerinage à la Mecque offerts aux parents de la victime Fallou Sène et la prise en charge de son enfant Cheikh Sène comme pupille de la Nation. 

 

Sudonline

LE COQ CHANTE : Les «journées africaines» de l’ONG internationale SOS Sahel au Sénégal

Aujourd’hui nous vous emmenons à la deuxième édition des journées Africa Days 2018, organisées par l’ONG internationale SOS SAHEL à Dakar au Sénégal les 4 et 5 mai derniers. Le thème de cette année est en plein dans le regard de l’actualité : « Sahel : cap vers une agriculture familiale. Comment assurer une valorisation des potentiels locaux ? Quelles coalitions d'acteurs pour bâtir avec les communautés un avenir durable ? »

Il nous faut d’abord dire un ou deux mots sur SOS SAHEL, autrement dit savoir qui invite. SOS SAHEL a été fondée en 1976 par le Président Léopold Sédar Senghor à la suite d’une période de sécheresses extrêmes. SOS SAHEL agit aujourd’hui dans 11 pays de la bande sahélienne, du Sénégal à Djibouti. Dès le départ, la mission confiée à SOS SAHEL est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés rurales d’Afrique sub-saharienne.

L’ONG SOS SAHEL a été créée parce qu’il y avait une situation d’urgence et elle a poursuivi son action pendant plus de quarante ans, parce qu’il y a également sur le long terme des défis. Il faut savoir que plus de 300 millions de personnes vivent dans la zone d’intervention de SOS SAHEL, 32 millions d’entre elles sont en situation d’insécurité alimentaire, 7 millions en situation d’urgence. 60 % des terres arables ne sont pas cultivées. D’ici 2030, le nombre de personnes vivant dans les zones arides en Afrique devrait augmenter de 60 à 85 %. Dans la zone du Sahel, l’agriculture est la principale source de revenus pour près de 90 % de la population.

Globalement, on peut résumer en disant que SOS Sahel et ses partenaires ont pour mission d’affronter tous ces défis que nous venons de citer. Et c’est pourquoi il était opportun de tenir ces journées africaines ou « Africa Days ». L’idée c’est d’abord de réunir tous les intervenants dans les 11 pays d’intervention de SOS SAHEL, en parfaite synergie avec les autres programmes régionaux dans lesquels SOS SAHEL s’implique, pour échanger sur les expériences et les vécus, afin de dresser un bilan d’étape. Au programme, il y a des ateliers où se tiennent des discussions savantes, un lieu de causerie appelée « sous l’arbre à palabre » où les discussions sont tout aussi sérieuses. Et ce que les concepteurs de SOS Sahel ont appelé le Market place. On pourrait dire qu’il s’agit d’un espace d’exposition des initiatives, une sorte de marché aux idées.

RFI

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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