Société

Torture, prison, arnaque et mauvaises conditions de vie : Les miraculés de l’enfer libyen

Ils ont été brûlés par les flammes de l’enfer libyen. Ces migrants miraculés Sénégalais … se sont retrouvés sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor par la magie d’un coup de dés. Le hasard qui maintient en vie ceux qui ont goûté au bonheur du désespoir. S’ils ont échappé à la mort physique, nos compatriotes sont ensevelis dans le linceul de la mort sociale. Ils ont mené une vie de chien en Libye. Là-bas… leur dignité a été souillée par le venin de la cupidité d’une partie de la population que le conflit libyen a transformé en monstres. Ce pays a basculé dans l’innommable, depuis l’assassinat du défunt guide libyen, Mouammar Khadafi. La loi de la jungle y règne en maître et répand au quotidien les graines de la mort.  Eux, ont échappé à la faucheuse. Les 170 rapatriés, sauvés par l’Etat du Sénégal grâce à l’appui de l’organisation international pour la migration (Oim). Ce contingent qui a débarqué en terre sénégalaise, a profité de la présence des journalistes pour faire part des difficiles conditions de vie des migrants en Libye. Arnaques, tortures et emprisonnement sont, entre autres sévices infligés aux candidats à l’immigration, qui séjournent en Libye. Des récits où les mots sont moins forts que le silence parce qu’il y a des douleurs qui ne peuvent être traduites par la parole.

Ils sont 170 jeunes à arriver hier, jeudi 1er juin, à l’aéroport de Dakar en provenance de Lybie.

Les visages croulent sous le poids de la fatigue, dans des habits ordinaires, couvrant des corps soumis aux pires douleurs, ces migrants ont été brûlés par les flammes de l’enfer libyen. Là-bas, ils ont mené une vie de chien où leur dignité a été souillée par le venin de la cupidité d’une partie de la population que le conflit libyen a transformé en monstres.

Mais grâce à l’appui de l’Organisation internationale pour la migration (Oim), ces migrants ont préféré retourner au bercail. Accueillis hier, à l’aéroport de Dakar, trois d’entre eux se sont adressés aux journalistes. El Hadj Ali, originaire de la région de Tambacounda, et ancien étudiant au département de géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a laissé tomber ses études pour aller à l’aventure.  «Je suis parti en Libye dans le seul but de rejoindre l’Italie. Je suis un soutien de famille et pour venir en aide à mes parents, j’ai pris la responsabilité de passer en Libye pour aller en Italie. Mais malheureusement ça n’a pas réussi ». Vivre en Libye, c’est côtoyer la mort au quotidien, estime-t-il.  «En Lybie, à tout moment, on peut t’attraper, te tuer, ou te cribler de balles. J’ai vu des gens qui ont été froidement assassinés », dit-t-il.

 Arrivé en Libye en janvier, El Hadji a été emprisonné pendant 3 mois. Aucune infraction ne lui a été reprochée.  «Le jour où on m’a amené en prison, on m’a réveillé en plein sommeil. J’étais dans notre foyer ». Depuis son départ du Sénégal, le 3 décembre 2016, sa vie n’est que misère en dépit d’un bailleur qui a financé son voyage. «Je suis arrivé en Libye au mois de janvier, mais malheureusement je n’ai pas pu travailler là-bas, j’avais quelqu’un qui finançait mon voyage. Ils n’aiment pas les noirs.  A tout moment, s’ils te voient, ils ont des cœurs brûlés.         

A chaque fois ils veulent te tuer, s’ils te voient, ils t’agressent, ils te demandent de l’argent ».  Si ce n’est donc ce mauvais traitement, les migrants ouest africains sont victimes d’arnaques. « Les migrants sont très souvent capturés. Et en pareil cas, il faut que les familles payent une rançon. Le cas contraire, on te bat à mort », soutient-il.  El Adji a quitté la Libye mais, il est encore soucieux de ses compatriotes qui sont encore dans la galère.  «Les Sénégalais sont nombreux là-bas.

La prison est dure. Il faut qu’on leur vienne en aide », plaide-t-il. Un autre migrant ramené de la Libye et qui a accepté de témoigner est Daouda Dramé. Agé de 29 ans, il est originaire de Sédhiou.  Son désir de rallier l’Italie l’a fait vivre une vie de pitance pendant plus d’un an. «J’ai fait presque 1 an et demi en Libye. J’ai éprouvé beaucoup de difficultés pendant ce séjour libyen. C’est ce matin seulement, en revenant à Dakar, que je suis sorti de prison. Je n’ai jamais vécu en paix depuis que j’ai quitté le Sénégal». Les agressions et autres actes violents, Daouda les a vécus. «Il y’a chaque jour des agressions. Je suis maintenant habitué aux armes », dit-il. Comme El Hadji, Daouda est soucieux de ses compatriotes restés en terre libyenne. «J’ai laissé plus de 80 Sénégalais dans la prison que j’ai quitté. L’Etat du Sénégal doit faire des efforts pour leur venir en aide».  

Un autre Sénégalais migrant sénégalais qui a préféré garder l’anonymat estime quant à lui que les autorités sénégalaises doivent veiller à la réouverture de l’ambassade du Sénégal en Libye. Emprisonné comme ses pairs, il a mené une vie dure, très dure en Libye. Son retour en terre Sénégalaise ne relève que d’un miracle.

 PLUS DE 1000 JEUNES RAPATRIES DE LA LIBYE DEPUIS LE DEBUT DE L’ANNEE :Le Sénégal en phase de battre le record de 2016

Les jeunes Sénégalais en partance pour l’Europe rapatriés de la Libye en ce début d’année se chiffrent à 1000. En conséquence, le directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba qui était hier, jeudi 1er juillet, à l’accueil de 170 jeunes rapatriés, craint que les rapatriements soient beaucoup plus importants cette année. «Depuis le début de l’année, nous avons plus de 1000 jeunes qui ont été rapatriés de la Lybie.  Ce qui est clair, on va battre cette année, le record des rapatriés de la Libye. L’année dernière nous avons enregistré entre 1200 et 1300 retours. Si à mi-année, nous sommes à plus de 1000, cela veut dire que nous serons environ à 2000 à la fin de l’année », a-t-il dit.  En plus de ces derniers qui ont atterri hier, à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, une autre vague de 180 personnes est attendue le 6 juin prochain. Vingt autres jeunes reviennent au bercail par la route, affirme Sory Kaba.  Ce qui est clair c’est que, selon le directeur des Sénégalais de l’extérieur,        « chaque semaine, il y’a au moins 10 ou 15 jeunes qui arrivent par la route». 

Selon le directeur des Sénégalais de l’extérieur,  la Lybie est un pays dans lequel il y’a beaucoup de difficultés.     «Les familles nous sollicitent au quotidien par rapport à certaines considérations de leurs enfants qui cherchent à transiter par la Libye. Si ce n’est des arnaques ou des emprisonnements, on demande aux familles des rançons ».   Le Sénégal et ses partenaires dont l’Organisation international de la migration développent des initiatives pour trouver à ces jeunes des activités génératrices de revenus. «On met un dispositif de réintégration économique et sociale pour leur offrir de la perspective parce que si nous ne prenons garde ils vont encore reprendre la route migratoire», a dit Sory Kaba. 

Fatou NDIAYE et Cheikh Sarr (stagiaire)

Sudonline

Tivaoune, une ville sainte à découvrir durant le mois béni du Ramadan   Pour bon nombre de Sénégalais musulmans, le mois béni du Ramadan est aussi une occasion unique pour partir à la découverte des lieux Saints parmi lesquelles Tivaoune (la cité Tij

 

Tivaoune, une ville sainte à découvrir durant le mois béni du Ramadan par Marie Joseph de jumia

Pour bon nombre de Sénégalais musulmans, le mois béni du Ramadan est aussi une occasion unique pour partir à la découverte des lieux Saints parmi lesquelles Tivaoune (la cité Tijaniyya), une localité située à moins de deux heures de route de Dakar. Un déplacement nécessaire pour se ressourcer en cette période de bénédictions.

Surnommée aussi le « Remède », Tivaoune est l'une des plus importantes villes religieuses au Sénégal. Chaque année la ville Sainte, accueille des pèlerins de nationalité et d'ethnie diverses, à la rencontre des enseignements de l'Islam. Les enseignements que reçoivent les fidèles qui font le déplacement sont souvent dispensés par les marabouts eux même, ce qui souvent donne le caractère d'une grande université populaire.

Le Ramadan est une période très instructive pour les pèlerins. « Nous recevons beaucoup d'appels pour des renseignements à destination de Tivaoune, et les autres villes religieuses comme Touba depuis le début du Ramadan. On ne peut pas parler véritablement de tourisme religieux, mais il y a un vrai engouement », explique Ismael Cabral Kambell, de la plateforme de voyage Jumia Travel.


Entre jeûne et enseignements, sans oublier la chaleur qui bat son plein, autant dire qu'il faut être endurant pour le supporter tout au long de la journée. Mais la motivation est grande pour les croyants qui se retrouvent dans la ville Sainte, car le Ramadan est une période intense sur le plan spirituel, loin de l'agitation des grandes villes comme Dakar. Une fois le soleil couché, la ville s'anime, un peu partout des coupures de jeûne (N'dogou) gratuits. L'idéal est que tous les habitants rompent le jeûne ensemble et en même temps.

La Tijaniyya trouve son origine vers 1781 lorsque Cheikh Ahmed At-Tijani, à 46 ans, pendant une retraite spirituelle à Boussemghoun (Algérie), a eu une vision. Le Prophète Mohamad (PSL) lui ordonne d'abandonner toutes ses affiliations précédentes. Son ordre prend rapidement une expansion importante sur la région, ce qui provoque l'inquiétude des autorités du royaume d'Alger. Il prépara donc son exil vers le Royaume de Maroc suite aux inquiétudes du Dey d'Alger. Le 22 juillet 1799 (18 Safar 1214 de l'Hégire), Ahmed reçoit le statut de Pôle caché.

Mais c'est du Maroc, à Fez précisément, où il s'installa définitivement et mourut. Au Sénégal, la Tijaniyya se propagea grâce à El Hadj Omar Foutiyou Tall (1764 et 1864). Lors du pèlerinage qu'il effectua à la Mecque en 1827, le vénéré Cheikhou Omar avait fait la connaissance de Cheikh Muhammed El Ghali, un des disciples directs du fondateur de la Tijaniyya qui, impressionné par les qualités intellectuelles, morales et spirituelles du Sénégalais, l'initia à la doctrine tijane, avec pour mission de diffuser celle-ci en Afrique au Sud du Sahara.

Marie Joseph/ Jumia Travel

Les drogues sont dangereuses pour la santé : Alcool, drogue, tabac Drogues, alcool, tabac, etc -France-Sénégal, etc  attention

 

« Les drogues sont dangereuses pour la santé ». Cette phrase, tout à fait vraie au demeurant, vous l'avez certainement entendue des dizaines de fois. Mais vous êtes-vous déjà demandés quels sont exactement les mécanismes, physiques et psychologiques, engagés par la consommation de drogue ? Et celle-ci est-elle marginale ou relativement répandue ?


Voici quelques éclairages pour mieux comprendre l'action des drogues et leurs conséquences sur l'organisme.


1. Réalité et perception de la consommation


Malgré les campagnes de sensibilisation, la consommation de drogues, d'alcool et de tabac demeure à un niveau relativement élevé chez les jeunes Français, comme le montrent les chiffres de l'enquête sur la Santé et les Consommations lors de l'Appel de Préparation À la Défense (ESCAPAD).
En 2011, 91 % des jeunes de 17 ans ont déjà consommé de l'alcool dans leur vie. Un chiffre d'autant plus inquiétant que cette consommation est régulière pour 10,5 % des jeunes et que près d'un sur deux dit avoir déjà été ivre.
Côté tabac, 68,4 % des Français de 17 ans ont fumé au moins une fois dans leur vie et 40,5 % ont fumé au cours du dernier mois.
Enfin, le cannabis est lui aussi très répandu chez les jeunes : 42,2 % des adolescents de 17 ans l'ont expérimenté au moins une fois. De plus, 9,5 % des garçons et 3,4 % des filles consomment du cannabis au moins dix fois par mois.

De telles habitudes comportent évidemment des risques, d'abord pour la santé : troubles respiratoires, élévation de la probabilité d'avoir un cancer du poumon, des problèmes cardiovasculaires, etc.


Mais les effets peuvent aussi être immédiats. En particulier, trop boire d'alcool peut entraîner un coma éthylique, une perte de connaissance loin d'être anodine puisqu'elle peut conduire à la mort si l'individu n'est pas pris en charge à temps.
D'autre part, conduire en ayant consommé de la drogue ou de l'alcool est particulièrement dangereux dans la mesure où cela diminue la vigilance, altère les réflexes et augmente la gravité des accidents. À lui seul, l'alcool entraîne 1 000 décès par an et est aujourd'hui la première cause de mortalité sur les routes.
Par ailleurs, les effets des drogues et de l'alcool sont également psychologiques, rappelle l'INPES : « son pouvoir désinhibant et la modification des comportements peuvent conduire à des rapports sexuels non protégés et/ou non prévus, exposant potentiellement les jeunes filles à des grossesses non désirées et les deux partenaires aux infections sexuellement transmissibles et au VIH ». Enfin, une consommation régulière peut créer une démotivation pour les études et agressivité avec sa famille et ses amis.


Tous ces indicateurs semblent connus. Et pourtant, les consommateurs ne se rendent pas toujours réellement compte des risques qu'ils encourent : à 16 ans, seuls « 51 % des Français sont conscients du risque lié à la consommation de cinq verres ou plus chaque week-end », souligne l'INPES.
Cette faible perception du risque est liée à ce que les spécialistes appellent une « véritable attitude de déni », liée notamment au phénomène d'addiction (voir plus bas).


2. L'action des drogues sur le cerveau

Les drogues sont des psychotropes, ou substances psychoactives, c'est-à-dire qu'elles agissent sur le fonctionnement psychique des hommes dont elles peuvent modifier la perception, le comportement, l'activité mentale ou encore l'humeur, ce qui n'est évidemment pas sans danger pour celui qui les consomme, mais aussi pour son entourage.
L'action des drogues se focalise sur les neurotransmetteurs, ces substances secrétées par les neurones qui permettent la connexion (synapse) entre les dizaines de milliards de neurones présents dans notre cerveau : c'est cet influx nerveux qui assure la communication des informations.
Selon leur composition chimique, les drogues peuvent agir de trois manières différentes :
• Certaines, dont la structure moléculaire est proche de celle des neurotransmetteurs naturels, se substituent à eux et s'installent à leur place dans les récepteurs, brouillant ainsi le message envoyé.
• D'autres ont pour effet d'augmenter la sécrétion d'un neurotransmetteur. C'est le cas par exemple de la cocaïne qui augmente la présence de dopamine dans la synapse.
• Un dernier type d'action réside dans le blocage au contraire de la sécrétion d'un neurotransmetteur. Ainsi, l'alcool inhibe les récepteurs appelés NMDA, qui jouent un rôle majeur dans la transmission de l'influx nerveux.
On classe en général les drogues en trois catégories, en fonction de leurs effets sur le système nerveux :
• Les stimulants augmentent l'activité du cerveau et diminuent la sensation de fatigue et de sommeil. Il s'agit de substances comme la cocaïne et les amphétamines notamment, mais aussi, dans une moindre mesure, la caféine et la nicotine présente dans le tabac ont un effet excitant.


• À l'inverse, les dépresseurs diminuent l'activité du cerveau, ce qui peut donner un sentiment de calme, de relaxation, voire provoquer l'endormissement. L'individu est alors beaucoup moins conscient ce qu'il fait et de ce qui l'entoure. L'opium, la morphine et l'héroïne font partie de cette catégorie de drogues.
• Les perturbateurs quant à eux sont des substances hallucinogènes, comme par exemple le cannabis et ses dérivés (haschich, marijuana, THC, etc.), le LSD, la mescaline, ou le PCP (phénylcyclidine), également appelé « poudre d'ange ». Les perturbateurs entraînent des altérations du fonctionnement du cerveau, en particulier de l'humeur, de la perception et des processus cognitifs comme la mémoire ou l'apprentissage.


3. Le cercle vicieux de l'addiction


« Je suis jeune et en bonne santé, je ne crains rien ! Et puis, je saurai m'arrêter quand il le faudra... » Ces phrases, on les entend couramment quand on parle de drogues et leurs auteurs sont généralement de bonne foi, intimement convaincus de ce qu'ils disent. Mais la réalité est loin d'être aussi simple.
Médecin spécialiste des addictions et directeur général de la Clinique Montevideo à Paris, William Lowenstein, détaille les trois paliers successifs liés à la consommation de drogues ou d'alcool : l'usage, l'abus et la dépendance.


« L'usage correspond à la phase où l'on consomme des substances en les appréciant sans qu'il y ait d'effet nocif : la relation à l'autre est facilitée, on dort mieux, on est plus optimiste... Et le lendemain, on ne ressent ni angoisse, ni gueule de bois, ni déprime ».


En revanche, on parle d'abus lorsque ces effets sont présents mais que l'on consomme tout de même : on sait que l'on prend un risque, mais on le fait malgré tout.
Quant à la dépendance, elle survient « quand on perd le contrôle de sa consommation, quand vouloir n'est plus pouvoir, et quand le savoir n'est plus un pouvoir », explique le Dr Lowenstein. Autrement dit, quand on veut mais qu'on ne peut pas s'arrêter, malgré le fait d'être conscient que ce n'est pas bon pour la santé.
Autre « truc » de psychologue : relativiser. Est-ce vraiment si terrible ? Quels véritables enjeux cette situation représente-t-elle pour moi ? Voilà des questions qui aident à recadrer les choses, à leur redonner la place réelle qu'elles méritent.


Dans la même perspective, on peut repenser à des situations similaires que l'on a vécues et que l'on est parvenu à dépasser. De petites réussites qui amènent à se dire : « je peux m'en sortir ». Mais s'il est nécessaire de retrouver confiance en soi, à l'inverse, il faut également accepter l'éventualité d'un échec. Et prendre conscience que personne n'est parfait !
Mais, il faut le savoir : nous sommes inégaux devant le phénomène d'addiction. Si la génétique entre ici en ligne de compte, nous avons également des périodes de plus ou moins grande vulnérabilité, en fonction des événements de la vie, mais aussi du stress.


Par ailleurs, «la puberté constitue une période particulièrement fragile, prévient le Dr Lowenstein, où le risque de devenir dépendant est beaucoup plus grand, en raison notamment du dynamisme des cellules cérébrales : si l'on place une petite bombe dans un train à grande vitesse, on a plus de risques de tout faire dérailler !».
Pour mieux comprendre ces phénomènes et l'action des psychotropes sur son propre organisme, il est ainsi important de se poser sans mentir des questions concrètes : que recherche-t-on en consommant telle ou telle substance ?

Qu'a-t-on vraiment apprécié ? Et surtout, qu'a-t-on ressenti quelques heures après ou le lendemain ?


Le saviez-vous ?

Drogue douce / drogue dure : une réelle distinction ?


Il n'existe pas de définition scientifique permettant de classer les drogues en « douces » et « dures ». Toutes ont des effets toxiques et l'on ne peut pas dire que certaines soient moins dangereuses que d'autres, même si certaines substances sont licites. Et ce, d'autant plus que les législations ont évolué avec les années, et diffèrent encore aujourd'hui selon les pays.
Ainsi, la Hollande autorise la consommation de cannabis alors que la France classe le cannabis dans les stupéfiants dont l'usage, la culture, la détention ou la vente sont interdits.

Ce que dit la loi française


L'usage du cannabis, comme des autres stupéfiants, peut être puni d'une sanction pénale pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende.
Par ailleurs, vendre ou donner des produits stupéfiants à des amis, quelle que soit la quantité, est considéré comme du trafic, qui peut induire des peines allant jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. De même, cultiver ou fabriquer des stupéfiants, mais aussi en exporter ou en importer sont également assimilés à du trafic.
D'autre part, la conduite sous l'influence de stupéfiants est interdite : la peine maximum s'élève à 4 500 euros d'amende et 2 ans de prison. Pour la conduite en état d'ivresse (au-delà de 0,5g d'alcool par litre dans le sang), la sanction grimpe à 9 000 euros et 3 ans de prison.


Maif.fr

A vous de chercher ce que la loi sénégalaise en dit ....

Qui est Paul Ricœur, le philosophe qui influença Emmanuel Macron?

 

Emmanuel Macron s'est présenté comme l'assistant du philosophe, qui travaillait sur «La Mémoire, l'Histoire, l'oubli», dans les dernières années de sa vie. Crédits photo : AFP M. Medina - Abaca M. Taamallah - AFP J. Saget


Alors qu'il était encore étudiant, le nouveau président de la République a servi de petite main pour faire de l'archivage auprès de l'écrivain dans les dernières années de sa vie. Il entra ainsi dans le cercle de ses proches. Retour sur la biographie de l'un des grands penseurs du XXe siècle.

Né en 1913, Paul Ricœur, perd aussitôt sa mère, puis son père, mort à la guerre en 1915. Il est de confession protestante. A 20 ans, il est déjà licencié en philosophie à l'université de Rennes. Après avoir échoué au concours de Normal Sup, il prépare une maîtrise sur le problème de Dieu chez Lachelier et Lagneau, tout en enseignant au lycée de Saint-Brieuc. En 1935, il est reçu deuxième à l'agrégation. La même année, il épouse Simone Lejas, à Rennes. Ils auront cinq enfants.


Proche de la revue Esprit fondée en 1932 par Emmanuel Mounier et qui cherche une troisième voie entre le marxisme et l'individualisme libéral, il écrit ses premiers articles dans la revue Terre Nouvelle, organe des «chrétiens révolutionnaires par l'union du Christ et des travailleurs pour la Révolution sociale». Il poursuit son apprentissage philosophique avec Gabriel Marcel, philosophe existentialiste chrétien. Il découvre les écrits d'Edmund Husserl, qu'il traduira en cachette au cours de sa captivité en Poméranie à l'Oflag II-B de 1940 à 1945.


Un professeur apprécié par ses étudiants


Après la guerre, il enseigne trois ans au Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon, haut lieu de la résistance protestante à l'occupant. Il achève sa thèse sur la volonté, qui montre qu'on ne peut penser celle-ci sans intégrer la dimension involontaire de la liberté. En 1948, il est nommé à l'université de Strasbourg, avant de devenir professeur à la Sorbonne en 1956 où ses cours attirent des foules d'étudiants. Il vit aux «Murs blancs», lieu communautaire fondé par Emmanuel Mounier à Châtenay-Malabry et écrit régulièrement dans la revue Esprit et dans Christianisme social.


Il enseigne parallèlement pendant dix ans à la faculté de théologie protestante de Paris. En 1964, il rejoint le département de philosophie de l'université de Nanterre. En mai 1968, solidaire des étudiants en lutte, il démissionne de la direction du département de philosophie. En 1969, considéré comme un homme de dialogue et de mesure, il est élu doyen de l'université de Nanterre. Mais son bureau est régulièrement envahi par les étudiants d'extrême gauche qui l'insultent et vont jusqu'à le coiffer d'une poubelle.


Invité aux États-Unis


Après les charges violentes de la police sur le campus, il démissionne et accepte un poste à l'université catholique de Louvain qui abrite les archives Husserl. Il présente sa candidature au Collège de France qui lui préfère Michel Foucault. Du coup, tout en animant un séminaire renommé aux archives Husserl à Paris, il entre en 1970 au département de philosophie de l'université de Chicago et partage alors son temps entre les États-Unis et la France.


En 1983, il commence la publication des trois tomes deTemps et récit(I: L'intrigue et le récit historique, II: La configuration dans le récit de fiction, III: Le temps raconté). Il démontre que la seule manière de penser le temps est d'en faire le récit. Il répond ainsi aux historiens qui croyaient avoir relégué le récit dans les poubelles de l'histoire au nom d'un certain scientisme.


Un modèle pour la jeune génération


Paul Ricoeur revient en grâce en France et devient pour la jeune génération un modèle. En 1990, il publie Soi-même comme un autre (Seuil), et Amour et justice qu'il développera en 1998 dans un livre de commentaires philosophiques du texte biblique, Penser la Bible.


La reconnaissance dont il bénéficie alors correspond à une demande croissante d'éthique. Dans La Mémoire, l'histoire, l'oubli (2000), il s'adresse aux historiens, défendant «l'idée d'une politique de la juste mémoire»: «Je reste troublé par l'inquiétant spectacle que donnent le trop de mémoire ici, le trop d'oubli ailleurs, pour ne rien dire de l'influence des commémorations et des abus de mémoire -et d'oubli.»


En 2004, Paul Ricoeur publie Parcours de la reconnaissance, où il déploie tous les sens du mot «reconnaissance». Selon lui, il ne peut y avoir de réciprocité mutuelle que dans une juste et irréductible distance : «Nous avons vu dans le recevoir le terme charnière entre le donner et le rendre ; dans le recevoir, lieu de gratitude, la dissymétrie entre le donateur et le donataire est deux fois affirmée ; autre est celui qui donne et celui qui reçoit ; autre celui qui reçoit et celui qui rend. C'est dans l'acte de recevoir et la gratitude qu'il suscite que cette double altérité est préservée


«Cet éloge de l'amitié marque l'horizon de sa pensée», expliquent l'historien François Dosse et le philosophe Olivier Abel en conclusion de l'excellente bibliographie qu'ils proposent sur le site fondsricoeur.fr.


Paul Ricœur est mort en 2005.

lefigaro.fr

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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