Société

Grande conférence Religieuse Mamine Aidara et Tafsir Gaye : El Abdoul Aziz SY -Modèle de régulateur social-ce Vendredi 14/09/2018 à Paris 13 éme

Salle MAS 

10 Rue des TERRES au CURE 75013

Metro ligne 14 arrêt Olympiades

 

Grande conférence Religieuse Mamine Aidara et Tafsir Gaye : El Abdoul Aziz SY -Modèle de régulateur social-ce Vendredi 14/09/2018 à Paris 13 éme

Venez nombreux, c'est gratuit. La foi au service de l'humanité du vivre ensemble et la parole juste.

"Mes deux amis Tafsir GAYE et son compère Mamine AIDARA Deux érudits de la théologie musulmane viennent nous reparler de cet autre très grand penseur, ce maître de la pensée islamique et du franc parler : Sérigne Abdoul Aziz SY.


Le « social control », la régulation sociale et le pouvoir un vrai problème éthique que notre feu khalife, Abdou Aziz SY savait faire sans encombres. Ses sorties étaient la manifestation des tensions sociales des déséquilibres qui frappent le pays. Après ses sorties il retournait se consacrer à la pensée religieuse sous diverses formes.


C'était une vraie personnalité sociale, il y a chez lui une Identité de l'individu correspondant à l'ensemble de ses représentations issues de son groupe social donc de la culture de son groupe social et de ses pairs : les êtres humains


Beaucoup de ma génération reconnaissent son calme, son érudition mais son sens de la Vérité et de la Médiation. A l'époque quand les deux chefs religieux du tidjianisme et du mouridisme se levaient c'est que le pays dérivait vers la pire et grâce à leurs paroles rares la barque qui s'enlisait se remettait d'aplomb.. Il est des chefs religieux qui étaient doublés de pédagogue et savaient prendre la parole quand il faut pour parler au peuple comme dans un Ndeup collectif.
Lors des grèves il n'hésitait pas à parler à tous et les choses revenaient à la norme. Un vrai régulateur social, un médiateur. Le Prophète avait dans son parcours agit comme ça pour gérer les affaires quotidienne de la société. Le franc parler corrige un peuple qui s'égare qui se perd et qui perd le nord. Dire vraie est la chose rare à cause de la « corruption « des gens. Les sages se moquent tel Diogène le Cynique des biens d'ici-bas alors ils n'ont pas de contrainte ni de crainte ils s'expriment au Nom de la Vérité.


Une parole entendue et qui tape dans le mil. Le penseur qui nous préoccupera ce Vendredi ne parlait qu'à l'être humain, la personne sans penser à sa position son statut. Il n'était pas trop mêlé à la chose publique mais en tant que régulateur social, il sentait le pouls du pays et le moment venu avant qu'il ne soit trop assis là où il est, il parle à ceux qui sont débout et se fourvoient dans la haine, la division et la corruption.
L'homme spirituel ne se « moque » du temporel mais il sait grâce aux lumières saisir le moment pour communiquer et prêcher la parole France.
C'est aussi en cela que le président Senghor le respectait et c'est pourquoi aujourd'hui on le célèbre ses paroles nous éclairent telle ce soleil unique qui éclaire la diversité". Pape B CISSOKO


On pourra lire ceci :


Toute société vit à coups de « réglages » entre les différentes composantes de la vie sociale, de l'économie, de la politique, de la culture, mais aussi à coup « d'arbitrages » entre l'intégration et l'exclusion, entre l'État protecteur et le marché destructeur ou encore à coups de « compromis » entre les décisions prises « en haut » et leur mise en œuvre « en bas », entre la subordination et la volonté d'y déroger par affirmation de son autonomie. Vivre en société et transformer les organisations repose sur des interactions qui créent des règles : ces règles permettent la communication et l'échange social, la collaboration et le conflit, l'arbitrage et le compromis. Selon Jean-Daniel Reynaud (1997, 1999), la vie des règles, leur élaboration et leur renouvellement constituent une régulation sociale qui est l'objet même de la Théorie de la Régulation Sociale qu'il élabore tout au long de son parcours; cette théorie permet de comprendre les modalités de construction d'obligations sociales auxquelles les individus se soumettent, du fait que ces règles sociales sont le produit endogène de leurs relations. Si elle a pour point de départ le domaine des relations professionnelles, elle s'en éloigne ensuite pour devenir une théorie générale de l'échange social. Gilbert de Terssac


J'ai trouvé ce bel article


Il était une fois Dabakh, cet infatigable régulateur social- in senenews.
Fils de El Hadj Malick Sy, pionnier du tidjanisme au Sénégal, et de Sokhna Safiyatou Niang, Serigne Abdou Aziz Sy est né en 1904 à Tivaouane et reste, jusqu'au jour d'aujourd'hui, l'une des figures emblématiques de la sphère religieuse sénégalaise. Ses enseignements résonnent comme un perpétuel rappel à l'essence même de la vie, de l'humain.


Dans sa jeunesse, il fit de longues études islamiques apprenant notamment le Coran et son exégèse, le droit islamique Malikite, la langue arabe, la théologie Ash'arite, le Soufisme et les relations humaines.


Il accéda au titre de khalife de la Tidjanya au Sénégal le 29 mars 1957, après la mort de ses frères aînés Seydi Ababacar Sy et El Hadj Mouhamadou Mansour Sy, eux-mêmes khalifes, et tous deux décédés quasi simultanément. Son surnom Dabakh (il est généreux en Wolof) est dû à sa grande générosité et à son ouverture.

Durant son califat, il fit de nombreux voyages, notamment au Maroc, en Arabie saoudite, aux États-Unis, en France, en Mauritanie, suite aux nombreuses sollicitations qu'il reçut, en rapport avec la haute maîtrise qu'il avait du savoir islamique. Son discours à la Mecque en 1965, au congrès islamique, où il fut remarqué, non seulement pour sa maîtrise de la langue arabe mais aussi pour la pertinence et la haute portée de son discours, reste encore dans la mémoire du tidjanisme en Afrique.
Au Sénégal, il œuvra beaucoup dans le domaine agricole et reçut en 1965 une médaille dans ce domaine. C'était aussi un grand commerçant.
Doué en chant et en poésie, il mena plusieurs fois, avec sa voix caractéristique, les chœurs religieux lors de la nuit du Mawlid, fête de la naissance du prophète Muhammad. Il lutta aussi pour une meilleure cohésion entre les différentes confréries musulmanes du pays.


Serigne Abdou Aziz Sy mourut le 14 septembre 1997 et son neveu Serigne Mansour Sy lui succédait ainsi dans ses fonctions de Khalife des Tidianes.

Réflexions matinales de l'ami Guillaume ENG du Cameroun: un africaniste convaincu et actif

 

Réflexions matinales de l'ami Guillaume ENG du Cameroun: un africaniste convaincu et actif


Cet entrepreneur ,cet éducateur, ce coach, ce professeur de judo et de gym, cet écrivain, cet homme qui fait et sait beaucoup nous livre des pensées simples mais efficientes. P B  CISSOKO

Tout ce que nous touchons nous y laissons des empreintes.


Si nous touchons la vie d'autres personnes, nous laissons notre identité en eux.
La vie est bonne quand on est heureux mais elle est encore meilleure quand d'autres sont heureux à cause de nous.
Sois fidèle en touchant le coeur des autres. Sois pour eux une inspiration.
Rien dans la nature ne vit pour soi même.


- Les rivières ne boivent pas de leurs eaux.
- Les arbres ne mangentpas leurs fruits.
- Le soleil ne brille pas pour lui même.
- Les fleurs ne répandent pas leur odeur sur elles mêmes.

Vivre pour les autres est une règle de la nature.
Nous sommes tous nés pour nous aider les uns les autres.
Quelle que soit la situation face à laquelle tu te trouves, continue à être une bénédiction pour les autres.


Si quelqu'un *se moque* de ta vie, sache qu'il peut *te trahir*
s'il *te vole...il peut te tuer*
S'il *te ment...il peut t'empoisoner*
s'il *te conseille...il t'aime*
S'il *te raisonne...il te considère*
s'il *te réprimande...il veut ton bien*;
s'il *t'enseigne...il veut ton succès*
s'il *te fait des blagues, c'est que t'es spéciale pour lui*
S'il *se soucie de toi...il t'admire*
S'il *t'écrit...il pense à toi*
S''il *te salut...il te respecte*


*Saches désormais comment et avec qui vivre*


Penser du jour!!!

Lorsque les frères de Joseph l'ont vendu, ils ont cru que c'était fini pour lui. Mais, ils l'ont retrouvé en habits de gouverneur en Egypte!
Te concernant, tes ennemis pensent t'avoir anéanti. Mais DIEU utilise leurs actions pour t'élever!
Je t'annonce que malgré leurs attaques, tu seras une source de bénédictions.Alors à toi de jouer.
Car tu es né(e) pour être un sujet de gloire!!!

Pour la plus grande des victoires!!!

Le pouvoir des images-Jean-François Dortier

 

Le pouvoir des images-Jean-François Dortier
Septembre-octobre-novembre 2018

 

Grands Dossiers N° 52 - septembre-octobre-novembre 2018
Le pouvoir des images -


Les enfants adorent les images. Donnez un crayon à un enfant et voilà l'artiste en herbe qui se met à dessiner : d'abord quelques gribouillis, puis des bonshommes, des maisons, des soleils, des animaux. Le même enfant sera fasciné un peu plus tard par les albums de contes. Les images du loup, de la Lune et de petites cabanes vont peupler ses rêves.


Les enfants adorent les images. Les adultes aussi : photo, films, vidéos, images de magazines, notre monde est saturé d'images. Ce numéro explore ce monde des images : leur histoire, leur usage, leur signification.
L'histoire des images débute au fond des cavernes, dans des grottes ornées de grands animaux et se poursuit sur les murs des monuments, sur les parchemins, puis sur des feuilles de papier, enfin des écrans. Les images se sont animées et se sont mises à parler.


Leur usage est multiple : elles ont servi de support aux religions, aux pouvoirs et aux savoirs. Elles accompagnent les récits ; elles servent à mémoriser, à informer, à se mettre en scène.


Car les images sont avant tout des messages. C'est à ce titre qu'on leur attribue un pouvoir : le pouvoir des images est supposé supérieur à celui des mots.


On découvrira dans ce numéro que cette opposition entre le texte et l'image n'a pas lieu d'être. De tout temps, les images ont été accompagnées de discours. Si les images de la préhistoire restent pour nous une énigme, c'est justement parce que nous ne connaissons pas les discours, les rituels, les chants et les paroles qui les accompagnaient. La vue d'un homme crucifié ou d'« images pieuses » de saints ne prend sens que pour celui qui connaît le catéchisme de l'Église. Il en va de même des peintures des musées qui ne peuvent toucher qu'un esprit informé. C'est encore le cas aujourd'hui pour la plupart des images qui nous entourent : films, actualités, plans, cartes, images publicitaires ne parlent pas seuls.


Comme c'est le cas aussi dans ce numéro : les images et les mots doivent faire bon ménage. Les uns éclairent les autres et le pouvoir des images n'existe pas sans un texte et un contexte qui l'accompagnent.


A lire


-À l'origine des images, il existe une capacité mentale inédite dans le monde animal : l'imagination. Elle est à la source du langage, des techniques, de l'art, des pensées et des fictions.
« Au commencement était le verbe », le premier verset de l'Évangile selon saint Jean a suscité un flot de commentaires théologiques, philosophiques, anthropologiques. Une interprétation de la formule est celle-ci : c'est la parole qui donne naissance à l'humanité. Dit autrement : c'est le langage qui fait l'humain, il est le « propre de l'homme ». Cette thèse a la force de l'évidence – quoi de plus spécifique à l'être humain que son langage ? Mais l'évidence ne fait pas toujours bon ménage avec la science.
Si le langage était le propre de l'humain, comment se fait-il que les humains aient hérité aussi d'autres capacités très singulières comme celle de fabriquer des outils ?

Comment se fait-il que les humains soient aussi doués dans les arts ?


Voir des images est aujourd'hui la chose la plus banale qui soit. Nous sommes cernés par les dessins, photos, vidéos, logos, etc. Elles sont omniprésentes sur les écrans d'ordinateur ou les smartphones... Un monde d'images double le monde réel. Et nous vivons dans ces deux mondes parallèles.
Cette production proliférante est un phénomène nouveau.
Tout au long de l'histoire, les gens ont surtout vécu en n'ayant sous leurs yeux qu'un répertoire très restreint : les images de cultes, dans les églises, les temples et autels, quelques images profanes, scènes de chasse, scènes de guerre ou animaux mythiques brodés sur des tissus ou peints sur des objets. Entre les peintures de la grotte Chauvet et les milliards d'images diffusées quotidiennement sur YouTube, l'histoire des images peut être scandée en six grandes périodes


1 - Images de la préhistoire


Les premières images repérées par les préhistoriens datent du Paléolithique supérieur (- 35000/- 10000 ans). Elles sont tracées sur des parois rocheuses (art rupestre) ou des objets (art mobilier).
Les peintures et gravures rupestres sont présentes dans le monde entier. Les plus anciennes sont situées en Indonésie (- 39000 ans) et dans la grotte Chauvet en France (- 36000 ans).
Ces images sont stéréotypées.


-Mâtinée de recherches esthétiques et d'innovations techniques, l'affiche française s'est enrichie en se mettant au service d'enjeux commerciaux... mais aussi en tentant de rompre avec eux.
C'est au 15e siècle, date de l'invention de l'imprimerie (1440), que le mot affiche, qui depuis le 12e siècle désignait une agrafe, prend son sens d'« avis imprimé » sur une feuille de papier apposée sur une paroi.
En France, l'affichage est né en 1539 d'une ordonnance de François Ier stipulant que les annonces des crieurs de rue seront accompagnées par la mise en place dans l'espace public de placards : « Les lois seront attachées à un tableau, écrites sur des parchemins en grosses lettres dans les seize quartiers de la ville (...). Fait défense de les ôter à peine de punition corporelle. »


De petits formats, les placards étaient, jusqu'au 18e siècle, essentiellement réservés à l'Église et au roi. Seuls les sortants de l'Imprimerie royale avaient le droit d'être imprimés sur du papier blanc. Les autres, comme les affiches de spectacles, etc


-Autrefois triées dans d'épais albums familiaux, nos photos personnelles sont aujourd'hui exposées sur Internet, au milieu de selfies et de banals clichés de nourriture. Mais qu'ils soient intimes ou abondamment partagés, nos albums photos demeurent avant tout un mode de communication.
En 1888, pour 25 dollars, les Américains peuvent s'offrir leur propre « boîte noire ». Les premiers appareils automatiques Kodak sont accessibles sur le marché. C'est la naissance de la photographie amateur. Durant les premiers temps, ce loisir est réservé aux élites. Pourtant, cent trente ans plus tard, en 2018, tout le monde ou presque prend des photos, à tout bout de champ sur son smartphone. Que s'est-il passé entre-temps ? Pour le comprendre, il faut rouvrir nos albums de famille.Anniversaires, mariages et fêtes de famille


En France, le grand essor du parc des appareils photos a débuté plus tardivement qu'aux États-Unis : à partir des années 1950-1960. L'heure est alors à la photographie argentique, loisir de plus en plus populaire. Dans les années 1980-1990, 7 ou 8 Français sur 10 possèdent un appareil photo. 9 sur 10 si on se limite aux adultes de moins de 65 ans. Et, pour ceux qui ne possèdent pas leur propre boîtier, les appareils jetables permett [ lire la suite... ]

Sylvain Maresca


Professeur de sociologie à l'université de Nantes, il a publié, entre autres, Basculer dans le numérique. Les mutations du métier de photographe, Presses universitaires de Rennes, 2014.
-Benoît Peeters
Scénariste de bande dessinée et écrivain, auteur avec François Schuiten du cycle Les Cités obscures, il a récemment publié, avec Jacques Samson, Chris Ware. La bande dessinée réinventée, Les Impressions Nouvelles, 2010, et une biographie de Jacques Derrida chez Flammarion, 2010. Benoît Peeters sur Internet : www.benoitpeeters.net

La bande dessinée a diversifié ses supports, ses formes et ses thèmes. Est-il encore possible de la définir ?
-Qu'est-ce qu'une image ?

 

« L'image n'a pas le pouvoir qu'on lui prête généralement. »

Il a consacré une grande partie de sa carrière d'historien à l'étude des images du Moyen Âge. Ses recherches l'ont conduit à une réflexion théorique sur la notion d'image et sur le pouvoir qui leur est souvent attribué. Dans son livre Qu'est-ce qu'une image ? (Droz, 2013), il prend ses distances face aux thèses couramment admises sur la puissance des images.

Le titre de votre livre Qu'est-ce qu'une image ?est déroutant car, au premier abord, la réponse semble évidente.
Justement, c'est une fausse évidence qu'il faut questionner. Généralement, on qualifie aujourd'hui d'images toutes les représentations visuelles dont le support est plat : un dessin, une peinture, une gravure, une photo, une radiographie, une affiche, le cinéma... Cette conception courante imprègne [ lire la suite... ]

Pendant longtemps, on a associé la bande dessinée à l'enfance et au comique. Depuis vingt ans, cette définition n'a plus de sens. La bande dessinée adulte est plus présente aujourd'hui que la bande dessinée jeunesse, et la bande dessinée sérieuse l'est davantage que la bande dessinée humo
-L'image comme outil de preuve
-Outil, preuve, concept..., les images ont toujours été mobilisées par les scientifiques à des fins très diverses. De quoi rompre avec leur antique réputation d'iconophobes.


À première vue, image et science se repoussent comme deux aimants contraires. Pour Platon, les images sont des ferments d'illusion, trompeuses par nature. Imitant le réel, ceux qui les produisent ne pourraient s'empêcher d'embellir, de simplifier et d'esthétiser ce qu'ils voient. Autrement dit, de le falsifier. À l'inverse, la science véritable apprécierait la réalité intelligible des choses et les considérerait non sous le prisme de leur apparence, mais de leur essence. La quête du « vrai » passerait donc, nécessairement, par se prémunir des visions erronées du monde sensible que l'image véhicule.


Mais l'iconophobie dont on accuse génériquement scientifiques et philosophes n'est-elle pas surévaluée ? L'histoire des sciences montre de nombreux exemples de collaborations fructueuses entre savants et artistes ; les images sont alors mises à contribution pour devenir d'authentiques passeurs de connaissance, quand elles ne vont pas jusqu'à &ec [ lire la suite... ]


-En banalisant les images plus que tous les autres médias, la vidéo s'est octroyé un pouvoir immense. Avec les progrès de la technique, ses usages se multiplient, notamment pour sa valeur de preuve.
« On ne peut plus imaginer le football sans l'assistance vidéo à l'arbitrage. » Pour la coupe du monde 2018, Gianni Infantino, président de la Fédération internationale de football (Fifa), tenait à proposer aux arbitres l'aide des caméras de télévision. L'objectif de ce dispositif, de plus en plus utilisé dans le sport, est clair : réduire les erreurs d'appréciation, voire les éliminer. La VAR (« Video Assistant Referee », assistance vidéo à l'arbitrage) peut en effet améliorer la prise de décision, en montrant à l'homme en noir des images qui aurait pu lui échapper. Une corde de plus à son arc pour obtenir des preuves objectives avant de juger. Mais selon Jacques Blociszewski, spécialiste des relations entre sport et médias, l'œil des caméras n'est pas meilleur que celui de l'arbitre : « L'image ralentie déforme le réel. Le geste sportif n'est pas une succession d'images


-Eduquer par l'image
-
L'éducation aux images passe notamment par l'étude de leur histoire, de leur mode de fabrication et surtout par l'exercice du regard.


L'éducation aux images constitue une sorte de tarte à la crème des enseignements depuis des années. Cette question est pourtant liée à une autre qui la détermine : doit-on éduquer aux images ? Posée ainsi, la réponse semble évidente : oui, éduquer aux images est devenu prioritaire, car elles ont pris une place déterminante dans notre nouvelle culture visuelle à l'ère de l'écran généralisé. Mais comment ?
Comprendre le territoire : le visuel proliférant
La puissance des images et leur circulation planétaire sous forme d'objets et de représentations diverses sont consubstantielles des activités humaines, provoquant même des mouvements iconoclastes. Ce qui a changé est double : d'une part, la multiplication industrielle des images ; d'autre part, leur cumul et leur circulation planétaire exponentielle avec Internet (1).
La multiplication industrielle des images est apparue au milieu du 19e

HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l’occasion de son inhumation le samedi  25/08/2018 à Keur Moussa au Sénégal

 

HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l'occasion de son inhumation le samedi 25/08/2018 à Keur Moussa.

"Le dialogue inter-religieux est une réalité au Sénégal" P B Cissoko

Depuis l'annonce du rappel à Dieu du Père Dominique Catta, des voix, des plus autorisées, ont tenu à témoigner de sa foi, de son altruisme, de son respect des cultures autres, pour tout dire de son humanisme.
Le parcours et l'œuvre du Père Catta méritent d'être cernés en fonction de deux évènements majeurs qui ont fortement impacté sur le séjour sénégalais des neuf moines français de l'Abbaye de Solesmes.


Les futurs fondateurs du monastère de Keur Moussa sont arrivés au Sénégal en 1963, moins d'un an après l'ouverture du IIe concile œcuménique du Vatican, le 11 octobre 1962, par le Pape Jean XXIII. Ce Concileest d'autant plus importantqu'il expose le souci de l'Eglise de « s'ouvrir au monde moderne et à la culture contemporaine ». Dans cet esprit, était engagé le débat sur « la liturgie, le rapport que l'Église catholique doit entretenir avec les autres confessions chrétiennes, avec les autres religions, et avec la société en général.... ». Les chrétiens et théologiens africains avaient saisi cette opportunité pour s'interroger sur la question de savoir « comment transformer l'Église en Afrique en une Église africaine ».


Autre évènement : l'organisation du 1er Festival Mondial des Arts Nègres par le Gouvernement du Sénégalet par La Société Africaine de Culture en 1966, c'est -à - dire trois ans après l'arrivée au Sénégal du Père Dominique Catta et de ses huit autres Frères. Ce rendez- vous inédit en terre africaineaura été largement mis à profit pour prendre conscience de la consistance du patrimoine artistique, notamment musical du continent.


Le concours de ces deux événementshistoriques est d'autant plus établi que leur Supérieur avaient non seulement invitéles moines à écouter, mais surtout à participer à toutes les manifestations culturelles du Festival de 1966. Cette invitation, aux accentsde forte recommandation, est explicite dans l'interview que le Père Dominique Catta a bien voulu accorder aux animateurs de la Bibliothèque Centrale de l'Université Gaston Berger, à l'occasion de la commémoration du Cinquantenaire du 1er Festival Mondial des Arts Nègres.


Du reste, il avait tenu à participer, en personne,à ces rencontres commémoratives en 2016. Aujourd'hui,encore, je revois le défunt Père dont le dynamisme toujoursdébordant contrastait avec son corps frêle, donnant l'impression de ployer sous le poids de l'âge !


Ayant l'intelligence de leur mission et faisant preuve d'une immense ouverture d'esprit, les moines français de l'Abbaye de Solesmes ont su faire montre de créativité et d'abnégation pour valoriser, perfectionner et intégrer dans une sublime harmonie des instruments, notamment la Kora, dans une liturgie qui parle, au-delà de l'Afrique, des Africains, à toutêtre humain. Il en a résulté la constitution d'un patrimoine d'autant plus dense qu'il participe, à la fois,du matériel et de l'immatériel, du culturel, du religieux et du spirituel.
Au Père Dominique Catta, le co-fondateur du monastère, est revenu la terrible, redoutable mais oh combienexaltante mission de continuer l'œuvreentamée à neuf !


Et, la postérité retiendra les immenses succès qui ont couronné son travail d'orfèvre. Pour preuve,lePape Jean-Paul IIlui a attribué, en 2004, le Prix des Académies Pontificales. Il s'agit d'une reconnaissance des plus symboliques de son « précieux travail d'inculturation du très riche répertoire musical grégorien dans les cadences et rythmes de l'Afrique ».


Le Sénégal ne sera pas en reste. Il élèvera le Père Dominique, en 2016, au rang de « Trésor humain vivant ».


Par ma voix, la section sénégalaise de la CommunautéAfricaine de Culture présente ses sincèrescondoléances à la famille, à tous les moines de Keur Moussa, à tous les amis, proches et collaborateurs du Père Dominique Catta.
Puisse son œuvre continuer à nous inspirer les uns et les autres pour poursuivre,avec esprit de suite,le dialogue interreligieux et pour nos combats quotidiens afin que ladifférence reste une richesse et non un prétexte à la barbarie.


Paix à son âme !


On pourra lire ceci :


Père Dominique Catta de Keur Moussa élevé au rang de « Trésor Humain Vivant »

Le Sénégal a élevé au rang de « trésor humain vivant », le Père Dominique Catta. Âgé de 90 ans, il est le dernier survivant des neuf moines français qui sont venus de l'Abbaye de Solesmes, pour fonder l'abbaye de Keur Moussa, au Sénégal en 1961.


Il a été ainsi distingué pour son œuvre musicale contribuant à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel sénégalais. En effet, le Père Dominique Catta a composé de nombreuses pièces musicales spécifiques, qui à l'aide de la « kora » accompagnent les chants liturgiques communautaires. Il a de plus favorisé l'enseignement de cet instrument, sorte de harpe-luth d'origine mandingue.


Le « THV » est l'une des plus hautes distinctions culturelles internationales.

Ce titre distingue des professionnels des métiers d'arts, pour leur savoir-faire exceptionnel et leurs capacités à transmettre leurs connaissances. Les THV sont reconnus par l'UNESCO, à travers une convention internationale de 2003 sur la protection du patrimoine culturel immatériel.


En lui remettant la distinction devant un public nombreux, Mbagnick Nidaye, ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, a rappelé que l'œuvre du Frère Catta avait contribué à revaloriser la kora africaine, devenue sans aucun doute l'instrument de musique africaine le plus répandu dans le monde. « Le Frère Dominique Catta a mis en lumière la richesse de notre culture par son apport décisif dans la renommée de l'atelier de lutherie musicale du monastère, fondé en 1963 », a souligné Mbagnick ndiaye.


Il a rappelé que la découverte de la kora par le Frère Catta s'était faite à travers l'écoute des génériques de la radio nationale du Sénégal et son amitié avec des griots, maîtres de cet instrument.
L'abbé Ange Marie Niouky, Supérieur du monastère de Keur Moussa, a souligné que, tout au long de sa vie, le Frère Catta avait puisé dans les trésors traditionnels musicaux du continent africain une inspiration mise au service de l'Eglise, pour honorer Dieu.

Il a ajouté que cette dernière distinction célébrait « les valeurs de partage, de générosité », et manifestait « l'attachement d'une âme à sa terre d'accueil, à l'homme et à la nature en ce qu'ils ont de plus beau ». L'abbaye de Keur Moussa a reçu par le passé plusieurs autres distinctions relatives à ses activités musicales, tel que le prix Albert Schweitzer. Le Père Dominique Catta a reçu lui-même en 2012 la Légion d'Honneur.


https://www.infocatho.fr/pere-dominique-catta-de-keur-moussa-eleve-au-rang-de-tresor-humain-vivant/

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Epouses africaines
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