Société

Le royaume d'Oussouye : une royauté sacrée au cœur de la Casamance par Ismael Kambel de jumia

 

La Casamance est l'une des plus belles régions du Sénégal. Située au sud du pays, elle est frontalière avec la Guinée et la Guinée-Bissau, arbore des paysages magnifiques et est traversée par le fleuve Casamance. La zone a su garder beaucoup de ses institutions anciennes qui régissent encore la vie de la communauté. Le royaume d'Oussouye subsiste encore et perpétue la tradition en pays Diola. Jumia Travel et votre suie d'information vous font découvrir cette royauté sacrée et ses mystères.


La Casamance est l'une des plus belles régions du Sénégal. Située au sud du pays, elle est frontalière avec la Guinée et la Guinée-Bissau, arbore des paysages magnifiques et est traversée par le fleuve Casamance. La zone a su garder beaucoup de ses institutions anciennes qui régissent encore la vie de la communauté. Le royaume d'Oussouye subsiste encore et perpétue la tradition en pays Diola. Jumia Travel vous fait découvrir cette royauté sacrée et ses mystères.


Il s'étend sur une partie du département d'Oussouye dans la Basse-Casamance. Le royaume est le territoire des diolas qui peuplent en majorité toute la zone. Ici l'agriculture est l'activité principale et à part les grandes étendues de rizières la forêt est dense. Il pleut beaucoup et une dizaine de rivières coulent à travers bois. Le roi actuel s'appelle Olivier Diedhiou et a pris le nom de Sibilumbaï lors de son intronisation en Janvier 2001. Ce dernier vit dans le bois sacré d'Oussouye qui est sa résidence officielle. Le roi est le chef religieux, spirituel et gardien des us et coutumes. Il est le lien direct entre leur Dieu dénommé Ata Emit, les esprits occultes qui sont encore vénérés et la population encore animiste. Un de ses conseillers décrit le roi comme un "collaborateur de Dieu qui reçoit les offrandes, prie et intercède en faveur de ses sujets".


Le roi d'Oussouye est chargé de veiller à la paix et à la cohésion sociale. En cas de conflit, il est consulté et son rôle est de réconcilier les parties ou de les départager en cas de litige. Il veille également à ce que chaque habitant ait à manger, distribuant le riz issu des champs royaux. Ce riz sert également pour le repas de la "Houmabeul" qui est la grande fête annuelle du royaume. Cette fête se tient à la fin de l'hivernage en général au mois de Septembre lors de la grande récolte.
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Le sénégalais Champion de la palabre stérile : Rosnert Ludovic Alissoutin sénégalo-franco-béninois analyse ce pays

 

Le sénégalais Champion de la palabre stérile : Rosnert Ludovic Alissoutin sénégalo-franco-béninois analyse ce pays

Cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'est arrêté au Sénégal. Quand les autres avancent de deux pas, le Sénégal avec le masque qui le caractérise recule de 4 pas, regardez autour de vous, étudiez les situations et vous comprendrez. P B CISSOKO

Un consultant nommé Rosnert Ludovic Alissoutin a, dans une contribution au magazine africain en ligne Continent Premier, indiqué que le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. Ainsi, il se pose la question de savoir si notre pays ne refusait pas le développement.

ANALYSE DU SENEGALAIS

Au Sénégal, personne n'a su expliquer le paradoxe d'un peuple si ouvert, si ingénieux, si prompt à s'adapter aux situations les plus éprouvantes, mais si désordonné et si éloigné d'une dynamique ferme et organisée de progrès. Pourquoi le sénégalais ne donne t-il le meilleur de lui-même que lorsqu'il est à l'étranger, à l'image des « lions » du football ?

Qui est ce sénégalais qui doit faire le développement ?

Quelles sont ses caractéristiques ?

Celles-ci sont-elles compatibles avec les exigences du progrès ?

En un mot, le sénégalais a-t-il une culture de l'effort, une pédagogie du développement ?

Le sénégalais verse quotidiennement dans la palabre stérile. Beaucoup de discours, mais peu d'actes positifs aux fruits palpables. La réflexion et la conception ne sont certes pas des exercices qui font défaut au Sénégal où se multiplient à un rythme ahurissant les ateliers de conception, de restitution, de capitalisation ou de validation, les séminaires, conférences, assises, fora, symposiums, journées de réflexion, semaines ou quinzaines de promotion, retraites, rencontres, sommets, etc. Les résultats d'envergure que le foisonnement de ces rencontres met en droit d'attendre ne se font pas sentir concrètement.

Pour Henri BERGSON, « originellement, nous ne pensons que pour agir.

C'est dans le moule de l'action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l'action est une nécessité ».On fait un tapage pour la construction d'échangeurs alors que des pays théoriquement moins avancés que le Sénégal comme le Mali, le Burkina Faso et même la Guinée ont déjà réalisé ce type d'infrastructures sans tambours ni trompettes. On pense être les champions de la démocratie et les experts de l'Alternance alors que le Mali et le Bénin ont déjà réalisé une double alternance. De manière générale, le Sénégalais pense qu'il est plus éveillé, les autres étant des « ndrings » (guinéens), des « gnaks » (africains du centre principalement) ou des « naars » (mauritaniens et maghrébins par extension). A l'intérieur du pays, le wolof (ethnie numériquement dominante) pense qu'il est plus « civilisé », les autres étant des lak-kats (personnes qui parlent une langue autre que le wolof). Ces dérives conduisent au cloisonnement des forces, au narcissisme, à la suffisance, à l'arrogance et à l'immobilisme.

Le Sénégalais n'est pas prompt à l'investissement et à la production. Dans sa recherche du gain facile et rapide, il cantonne généralement son action au petit commerce, d'où la multiplication, à un rythme supersonique, des souks sur le territoire national. Or, il n'y a pas de richesse durable sans production sécurisée. Cette production doit susciter un progrès soutenu : il faut aller du « développement de la production à la production du développement ».

La production nécessite en effet des capitaux importants, des ressources humaines qualifiées et des stratégies d'action ardues. La réalisation de bénéfices destinés à fructifier cette production est liée à l'écoulement des produits donc à leur compétitivité. L'insertion dans le système productif appelle, par conséquent, un esprit de méthode, de patience et de persévérance contrairement au petit commerce ou les recettes sont, en principe, immédiates. L'épargne privée est tournée vers des secteurs improductifs ou égoïstes comme le bâtiment, les cérémonies familiales ostentatoires et la polygamie abusive.

Le parasitisme familial est aussi un frein à l'investissement privé. La seule personne qui travaille dans la famille est tenue de nourrir ses frères, cousins, oncles, beaux-frères etc, qui se complaisent parfois dans cette situation de perfusé. L'ampleur de l'économie informelle est révélatrice du primat de l'individualisme sur la volonté consciente et organisée de développement collectif. En plus de se soustraire à l'obligation citoyenne d'acquittement de ses charges fiscales, l'acteur de cette économie chaotique, au lieu de s'associer à ses semblables dans l'optique d'investissements substantiels, susceptibles de créer de la richesse et des emplois, se préoccupe de revenus personnels quotidiens. Et lorsqu'il amasse un peu d'argent, il cherche à acheter un visa pour l'Italie ou l'Espagne.

Le Sénégal est l'un des pays les plus aidés de la planète. Les partenaires au développement se bousculent dans les villages les plus reculés, mais on ne voit vraiment pas l'impact de leurs actions, proportionnellement aux sommes énormes annoncées. Certaines ONG excellent dans l'art de l'instrumentalisation des populations déshéritées et la perdiémisation du monde rural. Boladji OGUNSEYE constate que « la relation de mendicité à l'égard des bailleurs de fonds a engendré un gros problème.

Comme les ONG africaines s'acharnent à suivre les donateurs comme des missiles autoguidés sur les traces de l'avion-cible, il ne leur est généralement pas possible de s'engager dans des actions de remise en cause du plan d'action pré-établi, même en cas d'inadéquations criantes sur le terrain ». Les partenaires au développement, pour la plupart, sont donc revêtus d'un « manteau clair-obscur » et munis d'un couteau à double tranchant pour : tantôt soulager la misère des masses déshéritées, tantôt s'appuyer sur le dos de ces mêmes indigents pour s'enrichir, transformant ainsi « la lutte contre la pauvreté en une lutte contre les pauvres ».

La marche du Sénégal vers le progrès est profondément gangrenée par l'indiscipline banalisée, le laxisme toléré et, de manière générale, le refus de l'ordre. La sacralité du service public est régulièrement et impunément bafouée par les retards désinvoltes, l'absentéisme, le bavardage dans les bureaux et la corruption. Partout, la règle est la même : peu le matin et rien le soir. La pauvreté rend les hommes aigres et aigris.

Tout membre du groupe social qui réussit est combattu par pure jalousie, à moins qu'il soit un bailleur de fonds naïf, distribuant gracieusement de l'argent aux charognards qui lorgnent ses biens. A l'intérieur d'une même famille, d'un même service, on s'entretue à coup de maraboutage. On met les pieds dans le plat lorsqu'on n'est pas invité au repas. Comment peut-on construire un progrès sain dans une atmosphère sociale aussi viciée ?

La politique est certes peu compatible à la morale, mais le Sénégal a battu plusieurs records en matière de coups bas, de mensonges publiques et de déloyauté. L'absence de conviction idéologique explique la transhumance politique cavalière. On s'attache non pas à des principes, mais à des personnes ou plutôt à leur argent.

Dans un mépris mesquin du peuple, d'intrépides politiciens changent de veste et de discours, du jour au lendemain, au gré des intérêts financiers, sans conscience ni vergogne, donnant ainsi à une jeunesse fragile, le mauvais exemple de l'opportunisme et du situationnisme. La citoyenneté demeure vacillante, tout comme le sentiment d'appartenance nationale. On s'identifie plutôt à une famille, une ethnie, une caste, une confrérie. Souvent, on est prêt à tout pour le marabout et rien pour l'Etat. Les croyances fantasmagoriques et le recours abusif au mysticisme conduit au recul de la raison, de la confiance en soi et de l'effort. « L'Africain explique ce qui se déroule autour de lui par l'action des forces occultes, justifie les fléaux par la colère des dieux et place les événements heureux à l'actif des marabouts et des féticheurs». De nombreuses personnes ont publiquement expliqué le mauvais résultat de l'équipe nationale du Sénégal face à celle du Togo, par un mauvais sort qu'aurait lancé sur les joueurs des marabouts évincés et d'anciens membres de la fédération limogés.

L'impunité, l'absence d'une culture du bilan, le primat des calculs partisans sur l'exemplarité de la sanction, constituent une invitation au laxisme dans l'action publique. Le ministre ou le directeur d'une entreprise publique nouvellement nommé ne fait pas de déclaration publique de patrimoine. A son éviction, il effectue une passation sommaire de service à la place d'une nouvelle déclaration de patrimoine et d'un bilan administratif et financier détaillé, apprécié par les autorités judiciaires. En l'absence de contrôle, le ministre utilise les biens publics à des fins privées ; il se rend aux cérémonies familiales avec la voiture de fonction, parfois accompagné de motards de la gendarmerie nationale, y fait des dépenses insolentes ou effectue sa campagne électorale anticipée le week-end, avec le même véhicule de l'Etat.

Comme dans tous les pays africains, les ressources sont détenues par une élite politique avide au détriment des masses laborieuses qu'on s'emploie à aduler et à corrompre à l'approche des élections, dans le cadre du phénomène bien connu de la « marchandisation du vote ».

Malheureusement, on n'observe aucune prémisse d'un sursaut national, d'une introspection critique, d'une remise en question de soi, d'un mea culpa constructif. Au contraire, on note l'insouciance, l'engouement pour la récréation et le folklore. Même le deuil est l'occasion de mangeailles festives. Dans toutes les villes du pays, des centaines de mendiants à la fleur de l'âge errent dans les rues, pieds nus, à des heures tardives, initiés au gain facile, soumis à la tentation du vol, exposés aux dangers du choléra et de la pédophilie. Personne ne s'en offusque, personne ne réagit ; on préfère discuter de politique et de football...

Le drame c'est que le Sénégal, un pays qui regorge de ressources humaines, a parfaitement les moyens de se sortir d'affaire. Mais le problème, c'est moins le Sénégal que le Sénégalais. Il va donc falloir réformer le matériel humain, reconstruire les mentalités, briser les chaînes de l'ignorance, relancer la moralité citoyenne et l'éthique républicaine. L'éducation est impérieuse dans cette optique ; malheureusement les autorités la confinent à une conception presque exclusivement scolaire. Eduquer un homme, c'est aussi l'aider à grandir dans la dignité, lui apprendre à se battre pour lui-même, pour sa famille et pour son pays.


Rosnert Ludovic ALISSOUTIN
Franco-Sénégalais-Docteur en droit
Coordonnateur du Groupe de Recherches, d'Etudes et de Formation – GREF (Bureau d'études)
Consultant, Conseil juridique
Président de IACD-SENEGAL (Initiatives et Actions citoyennes pour la démocratie et le développement)
Secrétaire Général de MIRAU-SENEGAL (Mouvement International pour la Renaissance d'une Afrique Unie).
ralissoutin.com cet article daterait de 2012 mais c'est comme si le temps s'ést arrêté au sénégal.

 

Il est l'auteur d'un article qui me l'avait fait connaître : et si le Sénégal refusait le développement à la suite du livre de axelle Kabou

https://sitamnesty.files.wordpress.com/2011/04/et_si_le_senegal_refusait_le_developpement.pdf

 

 

Sénégal: le mouvement anti-franc CFA de retour dans la rue

Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi 16 septembre dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, notamment à Cotonou, Dakar, Libreville où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu'à Bamako. A Dakar, entre 300 et 400 personnes se sont mobilisées, quelques semaines après un autre rassemblement lors duquel Kémi Séba avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA.

Plusieurs organisations ont appelé à ce nouveau rassemblement à Dakar contre le franc CFA. Parmi elles, Y'en a marre, Non aux APE... Ou encore Urgences Panafricanistes, l'ONG du militant radical Kémi Séba. Depuis son expulsion du Sénégal, le mouvement anti-CFA prône la collaboration entre membres d'une société civile pourtant opposée sur de nombreuses questions, mais qui souhaite apparaître unie sur le sujet du franc CFA.

« C'est notre combat aussi, c'est le combat de la jeunesse sénégalaise, affirme Simon, rappeur du mouvement citoyen Y'en a marre. On a toujours tenu dans nos textes de rap, dans nos discours, dans nos conférences. Partout où l'on voyage, on en parle. Et c'est normal quand il y a ce genre de front aussi de venir participer à la manifestation. »

Ainsi, la société civile entreprend de vulgariser la pensée des économistes anti-CFA via des rassemblements, des interventions dans les médias... Et pourquoi pas en joignant le geste à la parole avec des actes qualifiés de « symboliques ». Pour le militant Guy Marius Sagna, l'objectif sur le long terme est de sortir définitivement de la zone CFA. « En attendant cela, nous pensons que sortir la France du conseil d'administration ne doit pas pouvoir prendre une année. Rapatrier nos réserves de change, qui sont au niveau du Trésor public français, ne doit pas prendre non plus une éternité », estime-t-il.

Autorisée à Dakar, la manifestation a été interdite à Tambacounda et Kaolack. Et pour ce premier rassemblement depuis l'expulsion du sulfureux militant Kémi Séba, un de ses admirateurs a avalé un billet de franc CFA face à quelques centaines de personnes, malgré le caractère toujours illégal de l'acte.

 RFI

 

La faim progresse dans le monde pour la première fois en dix ans

Les personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont de plus en plus nombreuses, alertent les Nations unies. Le phénomène empire de nouveau, après une décennie de progrès. 11 % de la population mondiale est à présent concernée. Un chiffre annoncé à Rome, à la FAO, le Fonds international de développement agricole, en association avec les autres agences onusiennes en charge de la santé et de l’alimentation.

Avec notre correspondante à Rome,  Anne Tréca

Après dix ans de progrès dans la lutte contre la faim, le dernier rapport des Nations unies fait l’effet d’une douche froide. Le constat est clair : la faim dans le monde recommence à gagner du terrain. Elle touche 815 millions d’humains en 2016, 38 millions de plus que l’année précédente. Dans les prochains mois, la famine risque en outre de s’étendre au Soudan du Sud, au nord-est du Nigeria, en Somalie et au Yémen.

A la sous-nutrition s’ajoute maintenant l’étendue inquiétante de la malnutrition dans le monde. L’augmentation du nombre de personnes en situation précaire et les changements d’habitudes alimentaires menacent la santé de millions d’êtres humains. Le rapport dénonce l’anémie qui se répand chez les femmes en âge de procréer, les retards de croissance chez les enfants et l’obésité, maintenant élevée au rang de fléau à combattre.

Si l’humanité marche à reculons, conclut le rapport, c’est à cause de la multiplication des conflits violents sur la planète. Ceux-ci sont devenus au cours des dernières années de plus en plus complexes et de plus en plus difficiles à résoudre. En cause également, les effets des chocs climatiques – les sécheresses ou les inondations qui ravagent des régions plus pacifiques –. Et puis enfin, le ralentissement de l’économie mondiale.

RFI

AUDIO

Epouses africaines
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La chronique de Pape
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