Société

La société civile pour lutter contre l'insécurité en Guyane : qui est le collectif des « 500 Frères » ? qu'en est-il au sénégal ? Par Laurent Marot (Cayenne


« J'ai toujours dit que le Sénégal ne peut pas continuer ainsi : l'insécurité grandissante est anormale et si l'Etat ne peut pas agir la société civile peut en toute non-violence marquer les territoires et bouter loin les malfrats qui empestent la tranquillité et la sécurité des citoyens. P CISSOKO »


LE MONDE Par Laurent Marot (Cayenne)


Créé après le meurtre d'un habitant d'un quartier populaire, ce collectif, dont les membres apparaissent cagoulés et vêtus de noir, propose ses solutions contre l'insécurité record qui frappe le territoire.
Ses actions coup de poing, ces derniers jours, lui ont donné une forte visibilité au cœur de la mobilisation en Guyane. Depuis sa première apparition il y a deux mois à Cayenne, le collectif « 500 Frères contre la délinquance » fait sensation. Il faut dire que ces « frères », aux carrures imposantes, apparaissent vêtus de cagoules, tee-shirts et pantalons noirs.


Le 17 mars, à Cayenne, c'est ainsi habillés qu'une quarantaine d'entre eux sont entrés en force dans le bâtiment de la collectivité territoriale de Guyane (CTG) où se tenait la conférence des pays de la convention de Carthagène sur la protection des milieux marins, présidée par Ségolène Royal.
Créé après le meurtre d'un habitant d'un quartier populaire, ce collectif, constitué en réalité d'une bonne centaine de personnes, propose aux autorités ses solutions contre l'insécurité record qui frappe la Guyane : ce territoire est le plus meurtrier de France, avec 42 homicides en 2016 pour 252 000 habitants.


« La cagoule, c'est juste pour attirer l'attention »


« Nous ne sommes pas une milice, nous manifestons sans arme, avec comme seul accessoire notre cagoule », précise Zadkiel Saint-Orice, l'un des porte-parole du collectif, qui défend le caractère non violent du mouvement. « Il y a eu, depuis vingt ans, de nombreuses marches blanches contre la violence, personne n'a été entendu », poursuit-il, soulignant que « la cagoule en plein état d'urgence, c'est juste pour attirer l'attention, faire quelque chose de différent ».

Créé après le meurtre d'un habitant d'un quartier populaire, ce collectif, dont les membres apparaissent cagoulés et vêtus de noir, propose ses solutions contre l'insécurité record qui frappe le territoire.

Panne de l’appareil de radiothérapie, 36 malades sénégalais se font soigner au Maroc

De passage avec le Premier ministre à l’Assemblée nationale Awa Marie Coll SECK a été interpellée par les députés.

Ces derniers ont voulu savoir quelle suite ses services réservent-ils aux Sénégalais qui souffrent de la panne du seul appareil de radiothérapie. Pour la ministre de la Santé et de l’Action sociale, l’alternative, c’est l’évacuation.

« Trente-six malades sont pris en charge par l’Etat, au Maroc », a-t-elle indiqué aux députés. Avant de faire de nouveaux engagements concernant le « défunt » appareil. « Nous allons faire de notre mieux pour que ce qui s’est passé ne se reproduise plus », a soutenu Awa Marie Coll SECK avant de promettre que «bientôt » quatre appareils de radiothérapie seront réceptionnés à Dakar, notamment à l’hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye qui attend toujours d’être opérationnel.

WALFNet

Viande avariée : comment être sûr de ce que l'on mange ?  sur europe1


Viande avariée : comment être sûr de ce que l'on mange ?


Un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé avoir découvert que des gros exportateurs de viandes certifiaient de la viande avariée comme étant propre à la consommation. @ Miguel SCHINCARIOL / AFP
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Depuis vendredi dernier, le Brésil est empêtré dans un vaste scandale de viande avariée. Y a-t-il des raisons de s'inquiéter de la viande que nous consommons en France ?

Le Brésil étant le premier exportateur de viande bovine et de poulet, on peut légitiment se poser la question de la qualité de la viande que nous consommons actuellement en France. En effet, un scandale a éclaté au Brésil lorsque la police a annoncé vendredi avoir découvert que des gros exportateurs de viandes avaient soudoyé les inspecteurs des services d'hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation. Résultat, comment être sûr de la provenance de la viande en France ? Europe 1 vous propose quelques éléments de réponse.

Une présence marginale. Tout d'abord rassurez-vous, la viande brésilienne reste marginale en France. En effet, sur les 300.000 tonnes de viande importées par la France en 2016, seulement 1.600 tonnes provenaient du Brésil. Le reste vient à 95% des autres pays de l'Union Européenne qui respectent, comme la France, des règles très strictes de traçabilité ainsi que des cahiers des charges pour assurer une bonne qualité des produits. Au niveau européen, les importations annuelles de viande brésiliennes s'élèvent, quant à elles, à 110.000 tonnes.

Les exportations suspendues. Malgré ces faibles tonnages de viande brésilienne, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll a réclamé des contrôles plus poussés des importations brésiliennes. Et, en attendant la réunion des services vétérinaires des 28 pays européens, prévue vendredi prochain, la Commission européenne a demandé mardi au Brésil de suspendre ses exportations, en gelant la licence des quatre établissements brésiliens autorisés à vendre vers l'Europe même si au total, au Brésil ce sont 21 entreprises qui sont suspectées d'avoir vendu et exporté de la viande périmée, parfois contaminée à la salmonellose, avec la bénédiction d'agents d'État corrompus.

Malheureusement entre la découverte du scandale et cette suspension, de la viande a pu être importée et s'être retrouvée dans les rayons de nos grande-surfaces. Stéphane Le Foll s'est voulu rassurant en affirmant qu'aucun lot de viande avariée n'avait atterri en France mais il faut savoir que nous consommons régulièrement de la viande brésilienne, notamment de la volaille. Pour la viande bovine, la France importe 1.100 tonnes de viande par an du Brésil soit 0,1% de la consommation française. Et cette viande n'est utilisée qu'en restauration collective ou pour l'élaboration de produits transformés.

Fiez-vous aux logos !Pour autant comment savoir d'où provient la viande que nous consommons ? Guy Hermouet, président de la section bovine d'Interbev, l'interprofession française du bétail et de la viande, explique à Europe 1 que, "la première chose à faire quand on arrive dans un rayon c'est de regarder si le produit porte le logo 'Viande de France'". "Ce logo donne une valeur de traçabilité aux consommateurs. Il permet de savoir que l'animal est né, élevé, abattu et transformé en France, de la fourche à la fourchette", ajoute-t-il. Vous pourrez donc avoir une confiance totale dans les produits qui portent une sorte d'hexagone bleu, blanc et rouge dans lequel il est par exemple inscrit "Volaille Française". Une bonne manière de repérer les produits français mais pour autant, il ne faut pas non plus se méfier des produits européens dont les normes et les contrôles respectent tout autant une qualité irréprochable. Pour se faire, c'est l'étiquette du produit qu'il faut regarder, disponible sur tous les emballages de viandes depuis le mois d'avril 2015.

Que disent les étiquettes ? En lisant les étiquettes vous pouvez connaître le pays d'élevage désignant le nom de l'Etat membre de l'Union Européenne ou du pays hors UE dans lequel l'animal a été élevé. Vous aurez également accès au pays d'abattage ainsi que le code du lot identifiant les viandes proposées à la consommation, qui permet, en cas de problème, de remonter rapidement à la source. Si seul le mot "origine" apparaît alors sachez que l'animal est né, élevé et abattu dans le même pays. Une traçabilité très précise adoptée par tous les pays membres de l'Union Européenne...mais pas par le Brésil, comme le regrette Guy Hermouet. "Le scandale est arrivé parce que rien n'est contrôlé au Brésil. On leur faisait confiance mais on a toujours contesté leurs pratiques qui consistent à incorporer des hormones, des activateurs de croissance ou des OGM", détaille-t-il ainsi. Celui qui est à la tête de la section export d'Interbev souhaite donc la fin pure et simple de cet excès de zèle dans les importations de viande.

L'accord de libre-échange menacé. Il y a urgence à agir puisque lundi dernier, une ronde de négociations s'est ouverte à Buenos-Aires pour définir les contours du chapitre sanitaire de l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Mercosur. Interbev a donc envoyé une lettre au secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l'étranger, Matthias Fekl, dans laquelle on peut lire que, "la Commission européenne doit tirer les conclusions de cette affaire et doit immédiatement exiger l'exclusion de la viande bovine de tout éventuel accord avec le Mercosur". Pour l'heure ce courrier n'a toujours pas reçu de réponse. En attendant, Guy Hermouet va donc plus loin en réclamant « le boycott total de la viande brésilienne » car il le rappelle, en cas d'accord avec Mercosur, "200.000 à 300.000 tonnes de viande seraient importées en Europe, ce qui menacerait environ 30 000 exploitations en France"...en plus des éventuels risques sanitaires.

 

Par C.P.

La diagonale de la soif-C'est la journée mondiale de l'eau par N BARRE-Sénégal et reste du monde

La diagonale de la soif-C'est la journée mondiale de l'eau par N BARRE-Sénégal et reste du monde


L'ÉDITO ÉCONOMIQUE EST UNE CHRONIQUE DE L'ÉMISSION LA MATINALE D'EUROPE 1
Aujourd'hui, un être humain sur quatre manque d'eau.
L'édito économique de Nicolas Barré, directeur de la rédaction des Echos


C'est la journée mondiale de l'eau et l'occasion de rappeler une évidence dont on n'a pas vraiment conscience chez nous : l'eau est une ressource de plus en plus rare...
Un être humain sur quatre aujourd'hui manque d'eau, subit ce qu'on appelle un stress hydrique. Et la situation se dégrade très vite. Il y a un siècle, il y avait 15.000 mètres cubes d'eau disponible par habitant de la planète et par an. En 2030, on ne sera plus qu'à 3.000 mètre cubes. Or le minimum vital est à 1.800 : on va y arriver très vite ! Car la masse d'eau sur la planète est stable mais les besoins explosent avec la démographie, l'activité économique, l'agriculture...


Et surtout l'accès à l'eau est très inégalement réparti


On peut tracer ce que certains appellent "la diagonale de la soif" : une ligne qui irait de l'Afrique du Nord au Proche Orient puis à l'Inde et à la Chine du Nord-Est. La Chine qui réunit un quart de la population mondiale avec seulement 8% des ressources en eau. A l'intérieur même de la Chine, la situation est dramatique par exemple à Pékin où on est à 500 mètres cubes d'eau par an par personne, loin du minimum vital de 1800 mètres cubes. D'où des travaux pharaoniques pour acheminer l'eau et des tensions avec les pays voisins.


A-t-on des solutions pour éviter la catastrophe?


Consommer mieux et moins. Un parisien utilise 100 litres d'eau par jour alors qu'en Arabie Saoudite, pays désertique où l'eau est gratuite, on en consomme trois à quatre fois plus, fournie par des usines de désalement d'eau de mer C'est absurde! On doit apprendre à moins gaspiller. A réutiliser les eaux usées : on réutilise 60% de l'eau en Israël contre seulement 0,2% en France. Il existe des technologies qui permettent de lutter contre le manque d'eau. Tout le problème, c'est de les rendre accessibles aux pays qui en ont le plus besoin pour la survie même de leur population. Énorme chantier.

Par Nicolas BARRÉ europe1

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