Société

La vindicte populaire et le lynchage public/ André Beauregard-La Voix de l'Est

 

La vindicte populaire et le lynchage public/ André Beauregard-La Voix de l'Est

Pendant que nous exprimons notre inquiétude et notre révolte devant l'ampleur de l'espionnage planétaire mis sur pied par la plupart des gouvernements, nous sommes entièrement plongés tête première dans la surveillance continuelle de nos moindres gestes par la présence des nouvelles technologies de communication. Ainsi, chaque geste inapproprié, chaque maladresse, chaque petite erreur arrivent immédiatement aux yeux et aux oreilles de millions de citoyens et citoyennes.


Qui peut oser lancer la première pierre?

Qui n'a jamais eu de squelette dans son armoire?

Qui peut se vanter de ne jamais avoir prononcé une parole ou posé un geste regrettable?

Qui n'a jamais employé une expression totalement hyperbolique qui n'avait rien à voir avec ses intentions réelles?

Et pendant ce temps, combien de propos inacceptables et de décisions malhonnêtes n'arriveront jamais sur la place publique tout simplement parce qu'elles sont survenues derrière des portes closes?


Actuellement, du simple citoyen aux instances gouvernementales, nous luttons contre toute forme d'intimidation.

Mais cette façon d'épier et de publier les moindres faits et gestes de ceux et celles que nous côtoyons, ne serait-ce pas une forme d'intimidation dont la gravité des conséquences dépasse de façon exponentielle la maladresse filmée?

Se pourrait-il qu'en 2014, le droit à l'erreur soit chose du passé et que la nature humaine ait atteint le stade de la perfection?

Se pourrait-il qu'en 2014, la justice soit chose du passé et qu'elle soit remplacée par la vindicte populaire et le lynchage public?

Se pourrait-il qu'en 2014, toutes les maladresses soient jugées sur un pied d'égalité et reconnues également «inacceptables» par le premier venu?


Tant dans les communications journalistiques que citoyennes, on défend avec ardeur le droit des citoyens à l'information, comme si ce droit avait préséance sur la justice et le droit à une défense équitable. On ne prend pas en considération les conséquences graves de ces formes d'intimidation et de ces jugements publics. Toute personne en autorité dans une administration publique ou un service public ne peut, ni ne doit, se permettre de qualifier un événement filmé «partiellement par un quidam» avant qu'une enquête n'ait eu lieu.

Que des personnes publiques se permettent ce genre de comportement, c'est l'équivalent d'un jugement affiché par des personnes non habilitées à le faire. Dans ce cas, leurs propos risquent d'être fondamentalement populistes, tristement populistes, dangereusement populistes.


Il est important de développer notre sens critique et notre capacité de ne pas juger et de ne pas condamner avant d'avoir pris le temps de bien connaître les tenants et les aboutissants. Il est surtout important de faire confiance aux mécanismes de la justice et du droit. Comme c'est souvent le cas, nos nouvelles technologies et en particulier celles qui touchent les communications sont généralement des armes à double tranchant. Leur bon usage est loin d'être naturel.

Il nous faut développer notre capacité de discernement et apprendre à utiliser ces technologies dans le respect des personnes afin de restreindre les conséquences négatives souvent irréparables et démesurées par rapport à l'erreur filmée.

https://www.lavoixdelest.ca/opinions/carrefour-des-lecteurs/la-vindicte-populaire-et-le-lynchage-public-
André Beauregard Shefford

Sommet extraordinaire de l’UA sur la zone de libre-échange continentale africaine : Macky Sall a Kigali, le Nigeria non partant

Le président Macky Sall a quitté Dakar hier, mardi 20 mars  pour prendre part au Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine, (ZLECA) prévu à Kigali le 21 mars 2018, informe un communique de la présidence de la République.

Selon l’APS, la ZLECA est un projet de l’Agenda 2063 de l’UA, en discussion depuis 2012. Il vise à intégrer les 55 pays membres de l’UA à une zone de libre-échange commerciale. L’accord doit être officiellement signé ce mercredi 21 mars, en clôture du sommet de Kigali.

L’initiative de la ZLECA avait été prise par le 18ème Sommet de l’Union Africaine en janvier 2012, en vue en vue d’intensifier les échanges intra africains et de parvenir à une Communauté économique africaine à l’horizon 2028. Le retour du Président Sall est prévu le 22 mars 2018, précise la source.    

Cependant, le Nigeria a refusé de se présenter au Rwanda pour signer l’initiative de la ZLECA.

RFI

Sénégal: les enseignants réclament une augmentation des indemnités logement

Au Sénégal, les perturbations dans le secteur de l'éducation se poursuivent avec un appel à la grève totale lancé mercredi 21 mars. Les dernières discussions entre les six principaux syndicats et les autorités sénégalaises se sont soldées par un échec après avoir buté sur l'indemnité de logement dont les syndicats réclament l'augmentation. Les grèves à répétition paralysent l'enseignement depuis plusieurs mois au Sénégal.

Aliou Dione, professeur d'histoire géographie à Dakar, habite avec sa famille dans un petit appartement d'un quartier populaire. C'est ce que son salaire d'enseignant lui permet de payer à Dakar. Alors cette semaine, il a décidé de participer au mouvement social et de faire grève.

« Le salaire et l’indemnité, le tout réuni, ne permettent pas à l’enseignant de vivre de façon décente et cela impacte sur la qualité des enseignements et des apprentissages », explique-t-il.

Depuis dix ans les indemnités de logement des enseignants n'ont pas augmenté. Elles sont de 60 000 francs CFA, et c'est selon les syndicats, insuffisant pour se loger dignement. Passer à 100 000 francs CFA d'indemnités mensuelles ; c'est ce que ces syndicats d'enseignants demandent. Les autorités elles proposent 75 000 francs CFA.

« Nous sommes un pays sous-développé, il faut que tout le monde le comprenne. Nos ressources sont limitées et on ne peut pas aller au-delà de nos possibilités financières », affirme Mohamed Diagne, un responsable du ministère de l’Education.

Le baccalauréat, le brevet de fin d'études moyennes et le certificat de fin d'étude élémentaire doivent se tenir comme prévu dans trois mois. Mais dans les établissements qui suivent le mouvement social, les élèves ont pris beaucoup de retard. Abdoulaye Fané, le président de l'Union nationale des parents d'élèves, craint une année blanche. « Nous comprenons le sentiment des syndicalistes mais à côté du droit de grève, il y a le droit à l’éducation que les syndicalistes doivent prendre en compte », a-t-il déclaré.

Depuis quelques jours, ce sont les élèves eux-mêmes qui ont manifesté pour demander aux autorités et aux syndicats de trouver enfin une solution à la crise scolaire.

RFI

La place du livre dans la société par Abdelkader Merabet

 

La place du livre dans la société par Abdelkader Merabet

Instrument privilégié de la connaissance, le livre est à la base de la mutation de la société de l'oralité vers la société de l'écriture. Détaillant ou synthétisant le savoir, le livre se pose et s'impose comme l'outil fondamental de la civilisation moderne on ne peut plus, aujourd'hui, concevoir une institution ou un foyer sans bibliothèque bien achalandée où chacun trouve un ouvrage à son goût.

La chose écrite est devenue aussi indispensable que le pain quotidien. Elle participe de la culture de l'esprit. La lecture d'un livre induit un minimum de préparation : maitrise de la langue familiarisation avec les textes classiques, choix du thème ou du sujet, sinon elle se fera à la hâte et n'aura pas sur l'esprit les effets escomptés.

Lire en rigueur de terme c'est parcourir, un texte en méditant ses enseignements, le comprendre plus que l'apprendre évaluer la possibilité de l'exploiter dans une réunion familiale autour du café, un cours, un exercice, un mémoire, c'est en fin de compte en tirer l'utile et l'agréable. Pour atteindre ces objectifs, la lecture sera calme posée, réfléchie : on lit certes avec les yeux mais c'est en mettant en marche son cerveau qu'on parvient à en profiter pleinement. L'esprit ordonne, classe, compare, déduit et juge. Ses fonctions sont multiples et rendent la lecture attractive et passionnante.

Ceux qui ont en fait leur profession n'ouvrent jamais un bouquin sans être munis d'un papier et d'un stylo. Pour eux, prendre des notes, les consigner sur un cahier ou un registre c'est déjà accumuler des connaissances. Viendra le jour où ces notes serviront à résoudre un problème. Comprendre une énigme, renseigner un tiers désemparé, sauver un élève en lui permettant de décrocher un 10 /10 à l'examen.

Le tout est de savoir quoi noter et comment. Le mieux à notre avis, serait de choisir la formule joliment frappée, l'idée géniale, l'information rare et la statistique précise et édifiante. Reproduire des mots n'a aucun sens, autant de coups d'épée dans l'eau . Voyons maintenant le livre d'un point de vue strictement quantitatif. En vérité, le nombre élevé de livres dans une bibliothèque ne signifie pas grand échos. Cent livres de qualité valent bien mille livres d'importance moindre, l'encyclopédie plus que l'essai ou le traité et le dictionnaire plus que l'encyclopédie. On s'avisera de ranger les livres dans un ordre donné à notre convenance on a le choix entre le classement, par auteur, par titre ou par thème. Dans les trois cas le classement alphabétique ne doit pas faillir. Le désordre est l'ennemi numéro un du lettré et retenir qu'une bibliothèque désordonnée crée le chaos. Dans les esprits, dans la vie il vaut mieux avoir affaire à quelqu'un qui vous déniche un document en cinq minutes qu'à celui qui pour un service identique vous fera attendre cinq heures.

Parole d'archiviste ! Il est donc nécessaire si l'on ne veut pas passer sa vie à faire et à défaire ses ouvrages, de donner à l'ordre la priorité des priorités faute de quoi, l'anarchie s'installera chez vous et vous ne tirerez rien de bon de vos livres. Un bon lecteur, au reste, c'est davantage un altruiste qu'un érudit qui chercherait à connaitre à fond toutes les disciplines enseignée, car en de parcours, ce qui nous apporte le plus dans la vie est de communiquer aux autres ce que nous avons appris nous-mêmes. Imaginez –vous un instant en train de répondre spontanément aux questions d'un ami. Quelle est la quantité de sel dans un litre d'eau de mer ? Dans le corps humain, combien y-a-t-il d'os de muscles, d'articulations, de litres de sang ? Combien de planètes, de satellites et d'astéroïdes dans le système solaire ? Combien de mamelles chez la vache et la truie ? A quelle vitesse se fait la rotation de la galaxie ? Quelle est la vitesse de l'escargot, de la fusée de la lumière ?

Où trouver le plus bas niveau de la terre ? Quelle est la hauteur du Mont Everest et la profondeur des Iles Mariannes ?

Quelle est la période de grossesse de la femme et celle de l'éléphante, de la lionne, de la chatte, de la chienne, de la souris ?

Vos réponses exactes verront votre ami sauter de Joie et vous remercier vivement et chaleureusement de l'avoir sauvé des ténèbres de l'ignorance. Sûrement que le livre est un trésor. Ici en Algérie, nous avons chez les particuliers et les confréries religieuses des bibliothèques hors de prix contenant de vieux manuscrits où s'étale et se déploie sur des milliers de page toute la sagesse des anciens. Ces ouvrages restent inaccessibles aux chercheurs pour deux raisons évidentes : l'esprit de rétention, de dissimulation et de cachotterie qui honte la majorité de leurs propriétaires, peu enclins à ouvrir leurs armoires aux personnes qui leur sont étrangères et d'un autre côté, l'indélicatesse plus que patente d'une frange savante qui oublie volontairement et sciemment de rendre leurs biens aux généreux prêteurs ! Ces deux facteurs négatifs se sont conjugués pour bloquer toute recherche universitaire sur le patrimoine national.

En dépit des erreurs et des maladresses des uns et des autres il n'en demeure pas moins que l'Algérie en tant que nation musulmane, inféodée au coran révélation divine est et reste une communauté de scripturaires ces hommes du livre qui sont les récipiendaires d'un message céleste et les propagateurs de ses enseignements sur la terre des hommes.

Voila bien des raisons qui devraient nous inciter à accorder une place de choix au livre dans notre société avide de science et de savoir. Cela implique fatalement un effort constant public et privé pour assurer au marcher du livre une prospérité telle que tout un chacun puisse faire avec facilité toutes les acquisitions désirables et remplir sa maison d'ouvrages de valeur, gages inconditionnels de la continuité et de l'éternité.

Abdelkader Merabet
https://www.reflexiondz.net/La-place-du-livre-dans-la-societe

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