Société

Cloture de la 137 éme édition de l’appel de Seydina Limamou Laye : Le porte-parole des Layennes appelle les politiques à cesser les querelles

Les politiciens doivent cesser leurs querelles pour l’intérêt du Sénégal. C’est cette invite que le porte-parole des Layennes a faite hier, vendredi 28 avril, à l’occasion de la clôture de la 137ème édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye tenue à Yoff Diamalaye. 

Le porte-parole de la famille de Seydina Limamou Laye, Mamadou Lamine Laye, a profité de la clôture de la 137ème édition de l’appel pour sermonner la classe politique. En présence de la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, et de responsables de l’opposition, Mamadou Lamine Laye, a dit que le différend qui sévit dans l’exercice politique ne conforte pas les familles religieuses, appelées à l’impartialité.

En appelant les hommes politiques à une cohésion nationale, il a demandé aux dirigeants d’accepter de rendre compte. Quant aux opposants, le porte-parole de Layennes souhaite qu’ils respectent la volonté de Dieu qui a fait de Macky Sall, le président de la République du Sénégal. Une division de la classe politique ne saurait être rentable à ce pays qui a tant besoin d’une quiétude sociale.  Le coordinateur de l’Appel, Seydina Issa Thiaw Laye pour sa part a réitéré son invite aux jeunes.  Une bonne instruction est le seul gage de salut dans ce contexte où l’endoctrinement à des valeurs autres que celles édictées par l’Islam gagnent du terrain, a-t-il dit.  Le nom de Dieu ne doit nullement être utilisé pour empêcher à des croyants de vivre leur religion a-t-il ajouté. 

LE VETO DES LAYENNES AUX DISTRIBUTEURS DE BILLETS DE BANQUES DANS LES CEREMONIES FESTIVES

En demandant aux autorités de mettre en œuvre des stratégies pour combattre la pauvreté, Seydina Issa Thiaw Laye, a aussi fustigé le comportement de certains Sénégalais qui distribuent de l’argent dans les soirées mondaines.  Une telle pratique ne doit pas être une coutume dans un pays en voie de développement comme le Sénégal. Pis, les femmes adeptes des cérémonies grandioses doivent elles également, se départir de cette pratique.

 Terminant son discours, le coordonateur de l’Appel du Mahdi a demandé aux Sénégalais d’éviter les amalgames en définissant des gens indignes d’être appelés «marabouts».  Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo, en ce que le concerne a loué l’œuvre de Limamou Laye. Il a en outre fait état de la volonté du chef de l’Etat de poursuivre la modernisation des fiefs des Layennes. Il affirme dans ce sens que Cambéréne, Ngor, Yoff et Diamalaye bénéficieront d’investissements structurants. Il a par ailleurs sollicité des prières pour que l’Appel au dialogue du Chef de l’Etat puisse être entendu par ses adversaires politiques.

SudOnline

INTELLECTUEL - LANGUE D’ESOPE : LE MEILLEUR ET LE PIRE MAKHTAR DIOUF-Vieux SAVANE

 

INTELLECTUEL - LANGUE D'ESOPE : LE MEILLEUR ET LE PIRE-MAKHTAR DIOUF -l'harmattan
Fiche de lecture de Vieux SAVANE sudonline

Comment définir un intellectuel ? Tel est le sujet qui occupe la réflexion de Makhtar Diouf, professeur de Sciences économiques, retraité des universités. S'intéressant à la survenue de ce concept sur la scène du monde, aux conditions de son émergence et de sa perception dans diverses aires géographiques, il se livre à une sorte de monographie où se déclinent différentes significations possibles.

Cette typologie de l'intellectualité revisite un certain nombre d'auteurs et les nuances de leurs perceptions. Il en va ainsi de la différenciation faite par Antonio Gramsci entre « Intellectuel traditionnel et intellectuel organique ».

De celles de Bourdieu et Foucault qui parlent « d'intellectuel spécifique et d'intellectuel collectif ».

Désertant l'espace francophone, il interroge celui anglophone, pour y déceler une différence, notamment du point de vue de la société américaine qui perçoit l'intellectuel comme « prétentieux, arrogant, imbu de sa personne, snob ».

Ce qui est loin de prévaloir en Allemagne où, fera-t-il remarquer, « aucun intellectuel du 20e siècle n'aura exercé autant d'influence que Sigmund Freud ». Quant à l'intellectualisme féminin, Makhtar Diouf relève que « les premières jeunes engagées dans la fonction d'intellectuelles sont certainement les pionnières du féminisme », défini comme un mouvement intellectuel de combat contre le patriarcat, avec ses revendications aux droits à l'instruction, au divorce, au vote, etc. Un regard particulier sera par ailleurs porté sur Amina Wadud. Cette afro-américaine convertie à l'Islam, en se livrant à une « déconstruction comme méthode analytique de lecture », proposerait selon l'auteur, « une relecture du Coran dans une perspective de femme ».

Aussi Makhtar Diouf de faire remarquer au passage que la « particularité du féminisme islamique est de se positionner à l'intérieur même de l'Islam », contrairement au féminisme chrétien qui porterait « un doigt accusateur sur le texte même de la Bible ». Une manière de signifier que ce n'est pas le Coran qui est mis en cause mais son interprétation. Il s'intéresse aussi aux intellectuels pourfendeurs et défenseurs de l'Islam de même qu'aux théoriciens du racisme, pour la plupart adeptes du polygénisme (les races sont différentes parce que provenant d'origines différentes).

Parfois, il y a comme quelques glissements de sens ou le départ ne semble pas bien établi entre l'intellectuel engagé prenant des risques et l'intellectuel peinardement installé dans son quant à soi. Un sentiment qui va toutefois s'estomper au regard de la prise de position tranchée de l'auteur lorsqu'il explique que l'intellectuel ne doit pas garder le silence mais plutôt « avertir, dénoncer, alerter ». Sa vocation ne serait donc ni de s'enfermer dans un silence mortifère ni de se complaire dans une posture de renoncement.

Etablissant un distinguo avec les organisations de défense des droits humains, telles qu'elles s'illustrent aujourd'hui, il croit savoir que le champ d'intervention de l'intellectuel doit embrasser le champ public. « Plus précisément la politique intérieure de son pays, les problèmes de société et les problèmes internationaux ». Un intellectuel ne devrait donc pas viser à se faire une place au soleil mais plutôt revendiquer une posture d'indignation. Pour ce faire il lui revient de régler un certain nombre de préalables, « à savoir s'assurer une indépendance financière », gage de liberté et d'autonomie à l'endroit des pouvoirs publics si prompts à essayer de corrompre et domestiquer les esprits rebelles. En tant que conscience morale, l'intellectuel doit au contraire prendre des risques, résister aux pressions, aux honneurs, aux séductions de confort « qu'on lui fait miroiter pour l'amadouer ».

Portant un intérêt particulier à l'intellectuel africain, Makhtar Diouf souligne que ce dernier doit « faire preuve de personnalité, d'audace dans ses réflexions, penser pour lui-même, par lui-même sans se fermer aux courants intellectuels venus d'ailleurs ». Pour bien relever qu'une telle invite est loin d'être saugrenue, l'auteur convoque Cheikh Anta Diop, lequel déplorait le fait qu' « il arrive très souvent que le Nègre intellectuel perde confiance en ses propres possibilités et en celles de sa race » (Nations nègres et culture, tome 1, p. 54).

Riche de son intertextualité, l'ouvrage du Pr Makhtar Diouf déroule une connaissance nourrie de références importantes en même temps qu'il appelle l'intellectuel à assumer ses responsabilités et à se réconcilier avec sa fonction sociale. A ce titre, « Intellectuel » est un ouvrage à lire, à discuter, surtout dans notre pays, le Sénégal, où le calcul égoïste semble de plus en plus prendre le dessus sur toute forme d'empathie et d'engagement au service de la collectivité.

Les Égyptiens attendent le pape en messager de paix-Anne-Bénédicte Hoffner, au Caire (Égypte), lacroix.com Le pape François arrive dans la capitale de l’Égypte, vendredi 28 avril pour un voyage de deux jours qu’il a personnellement souhaité. Dans ce

 

Les Égyptiens attendent le pape en messager de paix-Anne-Bénédicte Hoffner, au Caire (Égypte), lacroix.com


Le pape François arrive dans la capitale de l'Égypte, vendredi 28 avril pour un voyage de deux jours qu'il a personnellement souhaité. Dans ce pays pivot du Moyen-Orient, confronté à la violence djihadiste mais surtout à une situation économique et politique difficile, c'est sur le terrain de la justice et de la réconciliation qu'il est attendu.


Femme égyptienne devant


« Pope of peace in Egypt of peace » (« Le pape de la paix dans l'Égypte de la paix »). Au bord des grandes routes du Caire, d'immenses affiches montrant un François souriant lâchant une colombe sur fond de pyramides ont fait leur apparition mercredi 26 avril. Le Centre de conférences d'Al-Azhar, où il doit intervenir vendredi après-midi en compagnie du grand imam Ahmed Al Tayyeb, a lui aussi été repeint aux couleurs de « l'harmonie entre les religions » : un clocher copte devait être ajouté aux minarets figurés au fond de la scène...


La « paix » : les Égyptiens ont ce seul mot sur les lèvres à propos de la visite du pape François. Une insistance qui suffirait plutôt à démontrer à quel point leur pays est, aujourd'hui, tout sauf pacifié. L'Égypte est au cœur d'un Moyen-Orient à feu et à sang. Elle n'est pas encore stabilisée, six ans après la révolution qui a vu la chute du régime de Hosni Moubarak. Et une branche de Daech persiste dans le Sinaï.
Rêves de démocratie aujourd'hui étouffés

« L'Égypte vit un moment historique dans lequel nous avons un besoin très concret de réconciliation », affirme Anis Issa. Cette jeune copte-orthodoxe se dit particulièrement touchée par le message vidéo envoyé il y a quelques jours par le pape aux Égyptiens, dans lequel il disait venir « en ami et en messager de paix ».
Même brève et préparée dans la précipitation, cette visite cristallise les attentes les plus larges et les plus variées. Celles des autorités, qui espèrent corriger l'image désastreuse de leur pays sur la scène internationale et y faire revenir les dirigeants du monde entier. Celles des partisans de la révolution de 2011, dont les rêves de démocratie se trouvent aujourd'hui étouffés sous le poids des attentats djihadistes récurrents – visant en priorité l'armée et la police mais aussi les chrétiens –, de la répression qui ne faiblit pas, et surtout de la crise économique qui a multiplié par deux les prix des produits de base...


« Épuisés par le quotidien, beaucoup de gens ont la tête ailleurs. Ou se demandent ce que le pape peut bien y faire », rappelle Tewfik Aclimandos, chercheur associé à la chaire d'histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France. « Par ailleurs, certains Égyptiens musulmans, tout à fait favorables à l'égalité citoyenne avec les chrétiens, s'agacent de la mobilisation de l'Occident lorsqu'un attentat frappe des chrétiens, et pas lorsqu'il vise des militaires ou lorsque ce vieux cheikh soufi a été décapité dans le Sinaï, en décembre, avec l'un de ses disciples. »


Encouragement à la réconciliation


Vu d'Europe, les propos du pape à la conférence internationale organisée par Al-Azhar, institution à la fois prestigieuse et contestée de l'islam sunnite, risquent d'être scrutés. Côté égyptien, on mesure surtout le risque pour le pape de s'aventurer sur le terrain délicat des relations interreligieuses, autrement que pour souligner les efforts déjà accomplis et encourager à les poursuivre...
« Il faut qu'il condamne la violence, mais parler de l'islam ne serait pas sage. On lui répondrait qu'il se mêle de ce qui ne le regarde pas », prévoit déjà Magdy, un jeune copte-catholique.


Chrétiens comme musulmans attendent surtout de lui un encouragement à la réconciliation. Fatigué des « conflits » et des « insultes » sur le terrain politique comme religieux, Ibrahim El Saadany, 40 ans, qui achève à l'université Al-Azhar une thèse en civilisation orientale, ne souhaite qu'une chose : que ce pape, qui « est vraiment pour la paix », vienne rappeler qu'« avant d'être musulmans sunnites, chiites, ou croyants d'autres religions, nous sommes d'abord des frères par notre humanité ». Qu'il pousse aussi le grand imam, le cheikh Ahmed Al Tayyeb, à parler « la même langue que lui, celle de la paix ».


Ce dernier espère voir son assise internationale renforcée en s'entretenant avec le pape. Il pourrait aussi être (encore plus) accusé de « collusion » avec l'Occident ou avec les chrétiens par des opposants au sein du clergé islamique... « Tant mieux ! », tranche Ibrahim El Saadany, en se prenant à rêver de l'image d'une prière commune qui ferait « le tour du monde ». « Il faut laisser tomber ces concurrences stériles et parler en acceptant de semettre à la place de l'autre. » « Le monde entier attend des solutions après les attentats, ici en Égypte ou même en France », appuie Khaled Abdelfaeel, étudiant dans la même faculté que lui, coiffé du petit chapeau rouge et blanc de ceux qui ont appris le Coran en entier.


« Encourager les musulmans modérés »


Dans un pays dont la moitié de la population est illettrée, le défi de l'éducation revient comme un leitmotiv. « Plus que des discours, je voudrais que le pape fasse des propositions concrètes », espère Ramy Boulos, 30 ans, copte-catholique. « Être pour la paix, c'est très bien, mais si on continue avec ce niveau d'éducation très bas, ce discours religieux extrémiste y compris à l'école, cette répression de la liberté d'expression et cette injustice économique, on n'aura jamais la paix ! »
Le jeune homme fourmille d'idées, comme la création d'un « institut pour le dialogue », la diffusion de « programmes interreligieux à l'école » ou même une université catholique... Ancien évêque de Guiza, Mgr Antonios Mina sait bien que « les terroristes ne représentent que quelques pour cent des musulmans ». « Mais on les a laissés s'activer sans rien faire. »


Selon lui, il faut plus encore « encourager les musulmans modérés à combattre leurs idées, aller sur le terrain de l'enseignement, de l'éducation ». « Ce n'est pas seulement avec la police que l'on pourra lutter contre le fanatisme religieux », insiste-t-il.


Âgé d'une vingtaine d'années, Magdy n'a pas encore de préconisations concrètes. Ce dont il aurait besoin, dans cette période compliquée, c'est déjà que le pape « l'aide à être chrétien en Égypte aujourd'hui », à savoir « comment se positionner dans la société ». Un travail que ne fait pas assez à ses yeux son Église copte-catholique.
L'annonce d'un probable discours adressé spécifiquement aux jeunes le réjouit : « J'espère qu'ils vont sentir l'attention, l'appréciation du pape à leur égard, et que cela fera bouger les choses ici aussi ». Protestante, Cherie, 23 ans, attend, elle, un encouragement à « l'unité ». « Je ne veux pas que le pape parle trop de politique. C'est plutôt par ses mots, par sa présence qu'il peut nous faire du bien. Les Égyptiens ont désespérément besoin de paix et d'amour ». Une visite « comme une caresse », espère Anis Issa, en reprenant une formule chère à François.


Anne-Bénédicte Hoffner, au Caire (Égypte)
http://www.la-croix.com/Religion

Allergies : plan de bataille complet

Avr 27, 2017
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Allergies : plan de bataille complet

 

Allergies : plan de bataille complet

Je pense que des milliers de mères de famille, héroïnes admirables qui luttent au quotidien pour obtenir que leurs enfants se lavent les mains, les ongles, se peignent, se brossent, etc., vont me maudire, mais tant pis !

Je le dis haut et net : l'excès de propreté est un vilain défaut.

L'hygiène partout, tout le temps, la douche matin et soir, les avertissements à chaque minute de la vie « ne mets pas tes mains dans la terre, ne touche pas les animaux, fais pas ci, fais pas ça, sois propre et tais-toi »...

Je vous dis cela car nous sommes en plein dans le temps des allergies saisonnières.

Elles sont en pleine explosion : 10 % des Français souffraient d'une allergie respiratoire en 1980 (asthme, rhinite allergique) ; ils sont près de 30 % aujourd'hui et les projections suggèrent qu'une personne sur deux pourrait être concernée d'ici 2020 [1] !

D'accord, mais quel rapport avec la propreté ?

On sait aujourd'hui que l'immunité ne se construit qu'après 200 épisodes infectieux, et que les antibiotiques et une hygiène excessive retardent cette immunité.

En 1989, le Pr David Strachan, de l'Université de Londres, a démontré le lien entre l'exposition aux microbes dans l'enfance et les allergies.

Depuis, plusieurs études ont constaté que les allergies sont moins fréquentes chez les personnes exposées aux animaux domestiques [3], chez les enfants grandissant dans une ferme  et chez ceux qui vont en crèche

En effet, la vie en collectivité et le fait d'être confronté dans l'enfance aux microbes permet d'enrichir le microbiote intestinal dans les premières années de la vie ; et plus le microbiote est diversifié, mieux l'organisme résiste aux allergies.

Petit conseil aux parents, donc : laissez vos enfants courir dehors, gratter dans la terre, jouer avec des insectes, des racines etc.

Pour tout vous dire, des chercheurs ont même constaté que les bébés des villes exposés aux cafards, aux souris, aux acariens et à d'autres allergènes dans la poussière de la maison durant la première année de leur vie avaient moins de risques de souffrir d'allergies plus tard .

C'est dire si un petit triturage de ver tout visqueux, les mains bien plongées dans la terre et dont on ressort avec les ongles dégoûtants ne fait de mal à personne.

Maintenant, on peut aussi faire autre chose pour se prémunir contre les allergies.

Désolé d'avance pour le côté un peu catalogue des remèdes qui suivent, mais vous aurez ainsi un plan de bataille complet à essayer en cas d'allergie ou de rhinite allergique.

Et si vous avez vos propres traitements naturels contre les allergies saisonnières, merci d'avance de les partager avec les lecteurs de PureSanté en commentaire de cette lettre.

Bâtissons ensemble une France/un Monde qui n'éternue plus


La France qui n'éternue plus


La naturopathe Annie Casamayou a consacré un dossier complet à la prévention des allergies, dans le journal Alternatif Bien-Être .

Elle conseille de démarrer dès le printemps – un peu avant si possible – avec la prise de certains suppléments :
• D'abord la vitamine D3, régulatrice du système immunitaire et qu'on ne présente plus ; les données scientifiques suggèrent en effet qu'un déficit en vitamine D est associé au risque de développer une allergie.
Une étude américaine récente, qui s'est déroulée en 2005 et 2006, a trouvé qu'un déficit en vitamine D (moins de 15 ng/ml) chez l'enfant et l'adolescent est associé à des niveaux plus élevés d'IgE (immunoglobines E spécifiques d'allergènes alimentaires et environnementaux.
Or, la fin de l'hiver, surtout en Europe du Nord, est le moment où l'on présente le plus de risques d'être en déficit.


Une supplémentation de 4000 UI par jour s'impose donc.


• Les probiotiques


L'effet anti-allergène de certaines souches de bactéries intestinales a été démontré : pour les adultes avec les bifidobactéries (Bifidobacterium lactis NCC2818 [11]) et les lactobacilles (Lactobacillus paracasei LP-33, pour les enfants, avec lactobacillus casei.
• Le zinc est le minéral le plus important pour le système immunitaire et un déficit même léger peut avoir un impact sur les mécanismes impliqués dans les allergies .
Le zinc renforce aussi les muqueuses respiratoires et est également un antioxydant limitant les réactions inflammatoires liées à l'allergie.
Le zinc se trouve principalement dans les fruits de mer (les huîtres), les poissons et les champignons. En situation de déficit (plus de 50 % de la population seraient concernés), on recommande d'ajouter une complémentation, mais sans dépasser la dose de 15 mg par jour.

Certaines substances naturelles sont également reconnues pour leurs propriétés « antihistaminiques » (qui peuvent diminuer les réactions allergiques) :

• La nigelle (cumin noir) est LE remède traditionnel des allergies. Elle diminue significativement la congestion, les sécrétions nasales et les éternuements. Le plus simple est d'avaler une cuillerée à café par jour.
• La quercétine, un pigment présent dans l'oignon, a montré dans une étude sa capacité à inhiber la formation de l'histamine  et à stabiliser l'activité des mastocytes, les cellules productrices d'histamine . 100 mg par jour pendant 8 semaines.
• La spiruline est une algue reconnue pour moduler l'activité du système immunitaire. Prendre de la spiruline améliore la congestion nasale, diminue les éternuements et les démangeaisons. Une étude en double-aveugle sur 129 personnes a montré que la spiruline (2 g par jour pendant 12 semaines) peut être efficace en cas de rhinite allergique.
En phytothérapie
Plusieurs plantes ont montré de bons effets sur les symptômes allergiques : l'ortie qui est un excellent anti-inflammatoire et qui inhibe les récepteurs à l'histamine.

Également, l'acide rosmarinique, un antioxydant présent dans la sauge, l'origan, la sarriette ou le basilic, utile pour contrer les effets inflammatoires liés aux allergies.

Le plus simple est de préparer des infusions de plantes sèches et d'en consommer 3 tasses par jour, et selon l'importance de vos symptômes d'ajouter des gélules d'ortie dosées à 600 mg.

Le journal spécialisé Plantes & Bien-Être conseille également une infusion de plantain, dont les feuilles tendres renferment de l'aucuboside, un actif aux propriétés antibactériennes, antitussives et anti-allergiques.

On laisse infuser 10 minutes à raison de 2 g par tasse, on filtre et on boit 3 tasses par jour.

Bon... Certains parmi vous vont peut-être faire la grimace (le plantain a un goût amer), et peuvent aussi le trouver en extrait fluide (1 cuillerée à café 3 fois par jour diluée dans un grand verre d'eau ou de tisane) ou en extrait sec de plante (3 gélules par jour avec un grand verre d'eau).
En aromathérapie

L'huile essentielle la plus efficace est certainement l'huile essentielle d'estragon (Artemisia dracunculus), qui doit être utilisée avec précaution car elle contient du méthylchavicol ou estragole, qui est toxique à forte dose.

Le mieux est donc de l'utiliser inhalée sur un mouchoir ou diluée avec de l'huile de noisette à part égale en massage sur les ailes du nez ou les sinus.

Si vous lui demandez gentiment, votre pharmacien peut aussi vous préparer un mélange anti-acariens à vaporiser sur la literie, les rideaux, les édredons, les moquettes, etc [22].
• HE (huile essentielle) de matricaire (Matricaria chamomilla) : 80 gouttes
• HE de lavande officinale (Lavandula vera) : 30 gouttes
• HE de géranium (Pelargonium asperum) : 40 gouttes
• HE d'eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) : 40 gouttes
• Alcool à 90° QSP : 100 ml


En oligothérapie

Cette lettre est l'occasion d'évoquer (brièvement) les travaux du Dr Jacques Ménétrier qui, au milieu du siècle dernier, mit au point une « médecine des fonctions » utilisant les oligo-éléments pour travailler sur le terrain et non pas les symptômes .

Parmi ces oligo-éléments, on conseille du manganèse, à alterner avec un complexe manganèse- cuivre, du lundi au samedi, et du soufre le dimanche, toujours en ampoule sublinguale, à garder sous la langue 1 à 2 minutes avant d'avaler.

Le manganèse se concentre surtout au niveau mitochondrial (centrales énergiques des cellules) ; il a une action détoxifiante générale, améliore la production d'énergie au niveau cellulaire et participe au mécanisme de défense contre l'attaque des radicaux libres.

On le conseille dans l'asthme bronchique allergique, les dermatoses allergiques et la rhinite allergique.

Quant au soufre, on l'utilise dans les manifestations dermatologiques, rhumatismales, mais aussi dans les manifestations allergiques, en particulier celles qui touchent la sphère ORL. Les aliments riches en soufre sont les légumes secs, les choux, l'ail, les œufs, les viandes maigres et les poissons ; les 2 acides aminés soufrés, cystine et méthionine, représentent les principales sources de soufre pour l'organisme.


Petite question pour la route...
Ah, et avant de vous quitter, une petite question que j'allais oublier :

- La première chose à faire quand on est allergique, c'est ?
- ...D'éviter les allergènes !

Bravo, il y en a qui suivent !

Donc, pendant la saison des pollens :
• Évitez de sortir les jours de grand vent
• Évitez de laisser les fenêtres fermées dans la journée, de faire sécher votre linge à l'extérieur.
• Pensez à vous laver les cheveux régulièrement, et à bien vous nettoyer le nez matin et soir avec du sérum physiologique ou de l'eau de mer.
Pour connaître les périodes et les pics de pollinisation, consultez le bulletin allergopollinique du RNSA (Réseau national de surveillance aerobiologique), qui permet de suivre région par région les risques liés aux pollens (www.pollens.fr).

Et je vous rappelle que je compte sur vous pour partager les remèdes qui ont fonctionné pour vous en cliquant ici ou en bas de ce message !

Santé !

Gabriel Combris

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A nos sœurs et frères-Ne
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