Société

Un reportage de notre envoyé spécial au Sénégal

 

A l’hôpital traditionnel de Keur Massar au Sénégal, la réussite des « médecins aux pieds nus »

Si en Europe certains patients recourent de plus en plus à des médecines alternatives, en Afrique la médecine traditionnelle est une réalité qu’illustre parfaitement l’existence depuis près de quarante ans de l’hôpital traditionnel de Keur Massar sur la route de Saint-Louis à vingt-cinq kilomètres de Dakar. Celui-ci est dirigée par Djibril Ba qui a bien voulu nous recevoir et nous le faire visiter.

Tout commence dans les années 80

L’histoire commence dans les années 1980 après qu’un peu plus tôt des recherches bactériologiques sur la lèpre avaient jeté un pont entre Sciences et Tradition faisant fi des préjugés occidentaux qui désignaient trop souvent des tradithérapeutes sous le nom de sorciers.

A l’origine du projet, une femme : Yvette Parès

En réalité ces médecines traditionnelles, dites « empiriques » sont une réalité du patrimoine thérapeutique de l’humanité aussi bien en Afrique qu’en Asie car elles recourent aux vertus des plantes. C’est ce qu’a très bien compris Yvette Parès, arrivée à Dakar en 1960. Ce chercheur en biologie et également médecin, professeur à l’université de Dakar, décédée en 2010, est parvenu la première à cultiver le bacille de la lèpre et c’est sa rencontre avec un grand-maître guérisseur peul, Padi Diallo, qui a profondément changé son regard sur la médecine occidentale. De là est née à Keur Massar la culture, la récolte, la préparation et la prescription de plantes africaines. Ainsi que nous l’indique Djibril Ba « Notre jardin botanique est le plus exotique du Sénégal et compte pas moins de quatre cents espèces de plantes différentes qui nous servent à la réalisation de nos traitements et alimentent notre pharmacopée traditionnelle ». 

80 % de la population sénégalaise

Cette médecine voit le nombre de ses adeptes augmenter de jour en jour au point d’être suivie par 80 % de la population Sénégalaise et l’an dernier l’hôpital a enregistré plus de mille cents malades venus en consultation dans le cadre de la prévention de la lèpre infantile, mais aussi la tuberculose, les hépatites, le palu et le sida. Sa pharmacie a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de neuf millions six-cent mille francs CFA et un chiffre beaucoup plus conséquent à travers ses expéditions régulières en France vers une pharmacie ouverte à Salles, non loin de Strasbourg. Avec Djibril Bal, vingt-six personnes s’activent au quotidien dans cet hôpital doté d’un budget annuel de fonctionnement de trente millions de francs CFA, géré par une ONG allemande ainsi que le Secours catholique. Il faut dire en effet que si Léopold Sédar Senghor (1906 – 2001) l’ancien président du Sénégal s’est beaucoup investi dans l’hôpital de Keur Massar ses successeurs n’ont pas montré le même empressement ce qui est très regrettable. Et ce, alors que des recherches conjointes sont conduites avec l’université de Dakar. L’hôpital doit donc compter sur des subventions privées.

Des occidentaux en stage à Keur Massar

Cette réalité de la médecine africaine à l’efficacité étonnante séduit chaque jour davantage des jeunes naturopathes et homéopathes français qui effectuent des séjours de plusieurs semaines à Keur Massar, à l’image d’Anne, une étudiante  bretonne en herboristerie que nous avons rencontrée : « Cela fait plus d’un mois et demi que je suis ici et j’ai énormément appris dans la préparation des plantes, la pharmacothérapie, et le rapport avec le patient très différent de ce que nous connaissons en Europe ». Le côté humain est sans doute en effet ce qui manque le plus dans nos sociétés occidentalisées ainsi que le sens de l’écoute et chaque médecin européen devrait se souvenir de ce que disait le philosophe allemand Goethe : « Je suis le produit de toutes les rencontres que j’ai faites dans la vie ».

Un gite et un professeur de philosophie …

Avec ses collègues Sénégalais et d’autres nationalités, Anne travaille une partie de la journée dans un laboratoire de l’hôpital où l’on fabrique des poudres, mélange de plusieurs plantes cultivées dans le jardin. Celles-ci soignent aussi bien les hémorroïdes que les herpès. On y réalise aussi des extraits alcoolisés à base de plantes dans la conception d’anti-douleurs et de lutte contre les infections. On y fabrique encore des savons dermatologiques. Pour accueillir ces stagiaires un gîte a été créé au cœur de l’hôpital grâce à une franco-suisse Geneviève Baumann qui après avoir vendu ses biens en Europe a consacré l’argent retiré à la réalisation et au fonctionnement du gite qui accueille de façon permanente quatre stagiaires chaque année. Ce professeur de philosophie à l’université de Laval au Québec à sans nul doute trouvé à Keur Massar un nouveau sens à sa vie.

Un nouveau puits

Quant à Djibril Bal il va devoir résoudre une autre difficulté, le creusement d’un nouveau puits depuis que le précédent s’est effondré et trouver les fonds nécessaires aux travaux. Un casse-tête de plus pour cet homme qui ne manque jamais de rappeler que « l’hôpital accomplit aussi et surtout une œuvre sociale, raison pour laque chaque produit est seulement vendu l’équivalent d’un euro cinquante. Nous sommes pour beaucoup de patients l’ultime recours quand ils ont épuisé tout le reste ».

Une expérience unique

Et si tout le monde connaît l’œuvre magnifique accomplit par Albert Schweitzer dans son hôpital de Lambaréné au Gabon dans les années 1920, un autre hôpital, traditionnel celui-là, au Sénégal, à Keur Massar,* et son expérience unique mérite aussi tous les encouragements car son efficacité est étonnante. Oui, à n’en pas douter les « médecins aux pieds nus » peuls, sérères, wolofs et autres ethnies contribuent, eux-aussi, à l’histoire universelle de la médecine.   

Jean-Yves Duval, Directeur d’Ichrono

 

Mythomanie : Croire à ses mensonges-Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi

 

DEFINITIONCLASSE SOUS

La mythomanie correspond à un trouble caractérisé par une tendance au mensonge et à la fabulation. Cette manie peut être source d'une grande difficulté à s'adapter socialement pour le malade.


Croire à ses mensonges


Le mythomane se crée une autre réalité. Il est souvent persuadé de la véracité des mensonges qu'il invente. Les enfants sont tous des mythomanes physiologiques : en effet, leur imagination et leur inexpérience leur font inventer des mondes imaginaires auxquels ils croient sincèrement. Chez les adultes, cela est en revanche pathologique. D'ailleurs, selon les spécialistes, les adultes mythomanes ont conservé une part d'esprit infantile.

Selon le cas et le degré de gravité de la pathologie, plusieurs traitements existent pour aider le patient : généralement, ils consistent en une prise en charge psychothérapeutique, parfois associée à une thérapie cognitive et comportementale.


Jean-Claude Romand, un célèbre mythomane


Un fait divers particulièrement célèbre illustre la mythomanie, celui de Jean-Claude Romand. Il a menti à ses proches pendant 18 ans sur sa vie réelle en s'inventant une profession de médecin et de chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Sur le point d'être découvert, il a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents en 1993.

Doit-on excuser les mythomanes ?
La mythomanie, une pathologie aussi angoissante que fascinante, et qui est loin d'avoir livré tous ses secrets. Explications.
Isabelle Taubes

Sommaire

• Mythomanie n'est pas vantardise
• Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?
• Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi
• Une partie de poker
• L'excitante jouissance du mensonge
• Authentique guérison ?

Jeanne ment... comme elle respire. Elle raconte des histoires rocambolesques, où elle apparaît tour à tour infirmière en Afrique, ou assistante d'un grand professeur de psychiatrie... Bref, la madone des démunis ! Quand on l'interroge sur ses parents, elle évoque, blasée, une riche famille qui a fait fortune dans l'industrie pharmaceutique. Mais elle n'a que mépris pour cet argent, s'empresse-t-elle de préciser. A l'instar de tous les individus atteints de mythomanie, Jeanne s'invente des origines prestigieuses et des actions héroïques.
Ses mensonges sont son oxygène. Elle a besoin d'eux pour exister. Jeanne ne peut s'empêcher de mentir.

C'est cet automatisme irrépressible, fonctionnant en roue libre, qui fait de la mythomanie une maladie grave, et des mythomanes, des êtres fascinants et angoissants. En effet, nous mentant sans la moindre gêne, aussi sûrs d'eux et souriants que s'ils disaient vrai, ils nous renvoient à la nature incertaine du langage. Non, les mots ne sont pas entièrement fiables ; l'autre a toujours la possibilité de me mentir, de me tromper sans que je m'en aperçoive : rien, a priori, ne distingue une vérité d'un mensonge.
Mythomanie n'est pas vantardise
A découvrir
Pourquoi mentez-vous ?

Tous. Tous les jours. Ou presque. On affabule, on arrange les choses. D'ailleurs, c'est parfois salutaire. Sans une légère dose d'hypocrisie, la vie serait bien compliquée... Pour connaître les motivations de vos petits mensonges (et de ceux des autres), répondez honnêtement – c'est possible ! – aux questions de ce test.
On connaît mal la mythomanie : les ouvrages qui l'abordent ne sont pas légions et rarement accessibles au grand public. Du coup, on emploie ce terme à tort pour désigner, par exemple, la vantardise de celui qui nous abreuve de ses imaginaires exploits sportifs, de ses inexistantes performances professionnelles. Ou la tendance de certains à embellir la réalité pour se rendre plus intéressants aux yeux des autres, plus aimables. Mais eux, contrairement au vrai mythomane, savent pertinemment qu'ils mentent et sont prêts à le reconnaître. Ce n'est pas le cas de Jeanne.


D'ailleurs, aucun spécialiste n'est en mesure d'évaluer le degré de lucidité du mythomane. Nous avons tous des fantasmes «mégalos» qui nous permettent de protéger notre narcissisme, notre amour propre, face aux coups durs. Dès qu'un échec nous met le moral au plus bas, immédiatement une issue s'offre à nous : l'imagination. Nous nous voyons en bienfaiteurs de l'humanité, sauvant des êtres en détresse, et suscitant l'admiration de tous, ou bien membres d'une riche famille, d'un clan plus intéressant que le nôtre. Ce sont précisément les images de nos scénarios mégalos les plus courants que véhiculent les affabulations des mythomanes.


Mais généralement, nous savons que nos fantasmes ne sont que des fantasmes, et nous les gardons pour nous (sauf, ponctuellement, quand nous avons envie de paraître, face à un personnage dont nous cherchons l'admiration). Ce n'est pas le cas du mythomane, qui, lui, les vit sans recul.


Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ?


Jeanne réussit à s'attirer l'affection d'une vieille dame, Madeleine, fascinée par cette jeune femme qui prétend avoir tourné le dos à une existence aisée pour se consacrer aux êtres souffrants. Elle l'engage pour s'occuper de son petit-fils, Antoine. Lui aussi ment, mais pour mieux escroquer ses semblables, les soulager de leur argent et de leurs bijoux. Deux menteurs peuvent-ils s'entendre ? Si le menteur « normal » – y compris l'escroc – trompe sciemment son interlocuteur, le mythomane se trompe d'abord lui-même : l'autre, en tant qu'individu, compte peu, il n'est que le réceptacle – certes, indispensable – de ses affabulations : même si ses thèmes de prédilection sont de nature à inspirer le respect, l'admiration, ses récits sont d'abord destinés à son propre usage. En fait, il se parle à lui-même.
Une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi


Une vie de mythomane n'a rien de facile. Pour rester dans son monde fantasmatique, qui la protège de la dureté du réel, Jeanne doit en permanence briser les liens noués à la faveur de son errance mentale et géographique : partir, toujours partir. En effet, le pire, pour un mythomane, est d'être placé face à son mensonge et de perdre ainsi sa raison d'être. C'est pourquoi, lorsqu'il est découvert, le mythomane embraye immédiatement sur une nouvelle affabulation. Mais une part de son psychisme est entamé. Et c'est l'angoisse. De terribles crises d'angoisse, qui conduisent Jeanne tout droit à l'hôpital. Dont elle sort pour poursuivre ailleurs, autrement, la même existence.


Si le mythomane ne supporte pas la réalité telle qu'elle est, c'est d'abord qu'il ne se supporte pas lui-même tel qu'il est. Nous sommes là face à une pathologie du narcissisme, c'est-à-dire de l'amour de soi. « Tout mensonge emporte avec lui un désir, explique le psychanalyste Juan David Nasio en préface de l'ouvrage de Paul Ekman Pourquoi les enfants mentent (Rivages « Psychanalyse », 1991). Celui du mythomane est d'être reconnu... pour ce qu'il n'est pas. » Comme s'il lui fallait se dépeindre sous les traits d'un autre pour s'accorder le droit d'exister.


Une partie de poker


A l'inverse de ce que prétendait le grand psychiatre Ernest Dupré, la mythomanie n'est pas innée. C'est vers 3, 4 ans que les enfants commencent à s'essayer au mensonge : ils maîtrisent alors suffisamment bien le langage et ont désormais compris que les adultes ne savent pas tout ; on peut donc tenter de les tromper. Pour éviter une punition, obtenir une chose refusée...
C'est ainsi que naît le mensonge, celui, banal, dont nous ferons tous plus ou moins usage durant notre vie. Mais le mythomane, lui, par une sorte de décision de l'inconscient et pour éviter les frustrations, s'enfermera dans un univers factice. En fait, pour lui, le réel et la fiction sont équivalents. Le psychiatre Michel Neyraut compare d'ailleurs son existence à une partie de poker, dans laquelle le mythomane ne connaîtrait même pas son jeu. Il abat ses cartes, ses affabulations, « et si personne ne s'est récrié, c'est peut-être que cette carte était la bonne. Au fond, toute carte peut être la bonne ». Il y a une « jouissance » particulière dans la mythomanie : se faire croire à soi-même que tous les désirs sont possibles.


L'excitante jouissance du mensonge


Les mythomanes se recrutent dans tous les milieux. On observe qu'ils ont souvent eu des parents manipulateurs ou, à l'inverse, très crédules. Et qu'ils ont généralement très tôt souffert d'un manque de soutien psychologique – un père ou une mère absent(e), ou trop préoccupé(e) par ses problèmes ou un autre de ses enfants. D'où une précoce et intense solitude intérieure, qui les poursuit et que leur vie imaginaire s'efforce de combler. Mais l'attitude des parents n'est pas seule en cause : bien qu'aimé, le jeune mythomane a été insatisfait de son sort ; il aurait voulu avoir plus d'amour, des parents plus prestigieux.


Les psychothérapies qui viennent à bout des symptômes névrotiques sont rarement aussi efficaces concernant la mythomanie. Pour une bonne raison : si le mythomane est amené à en suivre une, c'est presque toujours à la demande de son entourage, inquiet pour lui, fatigué de ses frasques, de ses errances. Or, pour qu'une thérapie fonctionne, il est nécessaire que la personne qui présente des symptômes soit demandeuse. Lorsqu'il est pris d'angoisse – c'est-à-dire quand sa machine à fabuler se grippe –, le mythomane peut être tenté d'entamer un travail sur lui-même Mais dès que l'angoisse s'apaise, il part. Dans son inconscient, il préfère l'excitante jouissance du mensonge au plaisir tranquille de la réalité ordinaire. De plus, une thérapie est une rencontre avec la vérité, perspective plutôt inintéressante pour un être qui fuit le vrai.


Authentique guérison ?


Le mythomane est pourtant un habitué des services psychiatriques des hôpitaux. A cause de ses crises d'angoisse, qui l'y amènent en urgence, mais aussi parce qu'il arrive que ses mensonges le mettent en difficulté avec la loi et qu'il soit déclaré irresponsable. On le soigne alors avec des médicaments qui l'abrutissent. « Quand elle est à l'hôpital, ma fille a enfin l'air d'une personne normale. Parce qu'elle ne dit rien », explique, dans le film, la mère de Jeanne. Oui, la mythomanie peut faire place au mutisme, mais ne débouche pour ainsi dire jamais sur une authentique guérison. Difficile dans ces conditions de conseiller l'entourage d'un mythomane quant à l'attitude à adopter. Le suivre systématiquement dans ses mensonges, pour ne pas le heurter, ne l'aide pas : cela contribue à l'enfermer dans son monde imaginaire. Les dénoncer pour le forcer à accepter la réalité est inefficace : il a trop besoin de la fuir, c'est pour lui une question de survie. On reste donc très démuni devant cette pathologie – heureusement rare. En fait, face à la mythomanie d'un proche, il appartient à chacun d'« inventer » l'attitude adéquate. Sans hésiter à se faire conseiller par un psychiatre.


http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Troubles-Maladies-

Lettre ouverte à Mr Macky Sall président de la république sortant et candidat aux présidentielles du 24 Février 2019 par Abdou Ndiaye Esprit libre.

Lettre ouverte à Mr Macky Sall président de la république sortant et candidat aux présidentielles du 24 Février 2019 par Abdou Ndiaye
Esprit libre.
Merci à Bamba FALL pour le partage

Objet : " LES SÉNÉGALAIS DANS LE CŒUR "

Monsieur le président sortant et candidat aux prochaines élections .

Vous avez choisi la date du 11 décembre correspondant au 57e anniversaire de votre naissance pour réunir vos proches et sympathisants pour organiser une cérémonie de dédicace de votre livre de récit autobiographique " le Sénégal au cœur "
Monsieur le président j'aurais choisi le titre " le SÉNÉGAL DANS LE CŒUR " à la place et pour qui sait bien lire et analyser comprend aisément la touche d'une cellule de communication d'une culture occidentale ou occidentalisée derrière cette tentative de dernière chance de vous faire rentrer davantage dans le cœur des sénégalais.


Monsieur le président , tout en vous souhaitant avec un léger retard un très joyeux anniversaire , je vous signale que vous avez été mal conseillé de sortir un livre à résonance autobiographique à la veille des élections présidentielles car ni le contexte ni le contenu ne s'y adaptent .


Vous auriez gagné à vous limiter strictement et objectivement à votre parcours politique et peut être votre cursus scolaire sans essayer de répondre à des provocations antérieures et sans porter de jugements de valeurs personnels et vous montrer en exemple pour cette jeunesse sur qui repose l'élection du prochain président sénégalais, si vous teniez vraiment à prendre votre plume.


Monsieur le président les quelques passages repris par la presse et par vous même de votre livre montrent un déphasage avec notre culture car vous êtes sensé savoir qu'un livre autobiographique objectif dans la culture sénégalaise heurte inéluctablement car notre culture est loin d'accepter le dévoilement de certains faits même avec le temps car la personnalité dans notre culture se forge justement dans ce "mythe " autour d'une personne qui avait fait dire à jean Paul Sartre que "la mort transforme la vie en destin " .
Une décontextualisation de culture s'est dressée devant vous face à ceux qui vous ont conseillé même si un relativisme culturel pourrait vous accorder peut être des circonstances atténuantes et il aurait été mieux adapté dans un contexte temporel post présidentiel c'est à dire après avoir quitté le palais avec un esprit beaucoup plus objectif libre et dénudé de tout intérêt intellectuel.


Les quelques passages mis à la disposition des sénégalais font ressentir parfois des règlements de compte surtout sur le passage par rapport à l'offense de votre prédécesseur Me Abdoulaye Wade que beaucoup de citoyens comme moi ont déploré et condamné avec la dernière énergie à l'époque.


Mais monsieur Sall , je me permet ici de vous appeler par votre nom car cette attaque et contre attaque de votre part sont personnelles mais dans votre réponse à votre mentor Abdoulaye Wade , vous remettez en relief le fameux problème de stratification sociale de nos sociétés qui, a mon avis en 2018 ,devrait être dépassée pour laisser place à une société socialement égalitaire pour un Sénégal uni et juste: Aucun citoyen n'est ni socialement mieux ni socialement supérieur à l'autre et j'y crois fermement.
Monsieur le président votre cellule de communication est entrain de copier des modèles qui sont en total déphasage à nos réalités ethno anthropologiques évolutives.


Monsieur le président je profite de mon avant dernière correspondance avant les élections pour vous dire que j'irais à contre courant de la manière dont vous avez organisé votre investiture pour les raisons suivantes :
Le lieu choisi n'était pas le lieu adapté car le stade omnisports Dakar Arena qui a coûté 66 milliards de francs au contribuable sénégalais ne devait pas accueillir comme premier événement d'envergure une manifestation politique privée car n'étant pas sa vocation première. Certes il est de votre droit mais sur un point de vue éthique ce n'est pas acceptable.


La ville de Dakar a été bloquée pendant plusieurs heures et à causé d'énormes préjudices aux citoyens qui vaquaient tranquillement à leurs occupations.


Les présidents présents à cette cérémonie ont fait l'objet de beaucoup de critiques et cet acte peut être qualifié d'ingérence politique et ceci ne va pas à votre avantage monsieur le président.
Aujourd'hui beaucoup de militants de votre coalition se vantent d'avoir rempli arena dakar mais ils oublient vite que cette salle ne fait que 15.000 places et il faudrait remplir quatre fois la salle pour avoir l'électorat d'un seul député et en plus une logique voudrait un travail plus scientifique qui aurait consisté à voir si cette population correspond à un échantillon de la population sénégalaise et aussi et surtout si elle correspond à un bon échantillonnage du fichier électoral.


Monsieur le président sans me tromper je puis vous affirmer que si vous manquez le rendez vous avec la jeunesse de la tranche d'âge 18-25 ans même aller au deuxième tour pourrait vous être objectivement compliqué pour votre coalition.


Les motivations de vote de cette jeunesse sont très complexes et dépendront de plusieurs facteurs qui a mon avis ne sont nullement pris en compte dans vos démarches jusqu'ici.
La jeunesse de militants dans les autres investitures que j'ai eu à voir avec un œil très observateur témoigne d'un élection difficilement prévisible et statistiquement complexe.
Monsieur le président rapprochez vous davantage des populations et cassez cette barrière communicative qui est entrain de détruire votre image.
A ce stade une communication directe est d'une priorité absolue à deux mois du choix électoral.
Ne sous estimez jamais des conseils dépourvus de tout intérêt et croyez en esprit libre aucun candidat ne vaut mieux que l'autre et je terminerais par paraphraser mon ami pape ale
" Sénégal mo niou nior "

Bon courage cher président sortant et candidat.

par Abdou Ndiaye
Esprit libre.

Des thésards mis en difficulté comme dans un ring de boxe par " certains professeurs africains invités "

 

Des thésards mis en difficulté comme dans un ring de boxe par " certains professeurs africains invités "

ichrono.info milite pour que rien ne soit tabou surtout dans le domaine du savoir. P B CISSOKO


Qu'est-ce qu'une thèse de doctorat ?


Une thèse de doctorat est une épreuve qui vous permet d'obtenir un diplôme de doctorant. Il s'agit d'un exercice rédactionnel important qui requiert d'importantes recherches et un investissement sur le long terme.
Décider de faire une thèse de doctorat n'est pas une décision facile. C'est un véritable engagement personnel, professionnel et intellectuel qui va durer 3 années après un Master 2, soit un Bac +8.- Justine Debret.

Combien de fois oa-t-on entendu que des ( certains africains) professeurs qui viennent participer à un jury de thèse mènent la vie difficile aux thésards.


Mais pourquoi cette façon de faire, dans quel but, quel intérêt ?


Qu'est-ce qu'un enseignant, c'est selon moi un homme instruit capable de transmettre du savoir avec une pédagogie qui favorise la réussite et non l'échec.
Il me semble que c'est tout le contraire pour une certaine caste de Professeurs.


Rappelons quelques faits.


Quand on vous autorisé à présenter votre thèse c'est que le travail est reconnu et vous avez un quitus pour la présenter devant votre directeur de thèse et d'autres enseignants spécialisés sur le sujet.


« En constituant le jury, le jeune chercheur entre dans la cours des grands ceux- la qui devront le juger Connaissant son domaine on pourra dire qu'il peut parler d'égal à égal avec ces doyens mais sans forfanterie comme le dit le Pr D SAMB dans son Manuel de méthodologie.
Une fois que vous avez fini d'exposer, chacun des membres du jury prendra la parole pour et le Pr Djibril SAMB de dire « Les questions vont alors fuser. Plus exactement, les suffragants vont discuter tour à tour avec vous. En général, ils connaissent très bien la question, mais pas nécessairement mieux que vous.
Leur érudition, souvent impeccable pourra vous éprouver durement. Rien n'échappera à leur vigilance, les fautes d'accent, de syntaxe, les solécismes, les barbarismes, les citations erronées, les omissions bibliographique, les contresens, les paralogismes, etc. Bref, par moment vous vous sentirez particulièrement modeste et pourrez avoir l'impression que votre thèse ne vaut rien. Pouvez-vous bien, à ce moment –là, que la loi du genre Vous êtes une sorte de bizut et vous êtes soumis, par les anciens, à un supplice semblable par certains côtés au bizutage
. Eux-mêmes ont connu cela dans un passé, il est vrai lointain. Pourquoi seraient-moins durs envers vous qu'on ne l'a été envers eux Donc pas de panique. »
Notez tout, reconnaissez des erreurs, repérez les critiques qui vous paraissent sévères et relativisez l'importance tout en argumentant».
Il y a eu une soutenance il n'y a pas si longtemps, une jeune thésard demande à son directeur de thèse d'inviter un professeur africain spécialiste de la question. Mais quelle ne fut sa surprise quand ce Pr prend la parole pour dire que du mal avec une arrogance et mépris.


Le directeur de thèse surpris , obligé de prendre la main en demandant à son collègue de dire ce qu'il y a de bien dans cette thèse approuvé par l'école doctorale.
C'est honteux quand on en arrive là et à présent une amie me dit il ne faut plus les inviter.
Je ne suis pas pour cette option, l'université à besoin de toutes les compétences mais les, syndicats des enseignants du supérieurs doit pouvoir organiser des séminaire sur la participation à un jury de thèse, pour éviter le ridicule qu'offrent certains professeurs en mal de publicité.


Je me rappelle la participation élégante du grand Pr Abdoulaye Bara DIOP à la thèse de mon ami le Pr Lamine Ndiaye à Besançon ( il est aujourd'hui à l'UCAD département t Sociologie).


Une amie était obligée de s'énerver et de répondre avec emphase au professeur invité et c'est le regard de son époux dans la salle qui lui a incité à se calmer, à respirer et répondre de façon savante exhaustive et érudite.


Pour préparer ce petit sujet mais important pour que le savoir ne soit un ring de boxe thaÏ, j'ai interrogé des professeurs et voici une belle réponse «Bonsoir pape on tente d'échanger demain dans tous les cas le rôle d'un intellectuel est de formuler des observations, en précisant ses arguments oui dans une thèse on peut toujours trouver quelques passages intéressants il faut le souligner Pr A BA habilité à diriger des thèses–France.


Au secours et évitons de faire du mal pour ridiculiser quelqu'un qui a travaillé fait des recherches poussées pendant 3 ans.


Un étudiant est une personne respectable et il vaut mieux le critiquer pour qu'il s'améliore mais non le casser pour le dégoûter de l'enseignement et de la recherche. Il y a de la place pour tout le monde.


On dit souvent en Afrique que si certaines personnes sont si dures, c'est qu'elles croient que leurs places sont menacées et donc il faut freiner les autres. >Nos pays ont besoins de jeunes intellectuels compétents et bien formés. Nous ne demandons pas la clémence, la générosité de façade mais du respect. On peut critiquer pour construire et il faut éviter le spectacle qu'on nos professeurs se donnent à l'étranger et même au pays et sur le continent.

La jeune génération écrit et publie beaucoup est-ce là la menace ; est-ce là le danger ?


Le syndicat des professeurs doit revoir cette question et travailler sur la manière de se conduire quand on est invité dans un jury ici ou là-bas.


Critiquer oui pour accompagner vers l'excellence tout en respecter les formes.


Infos trouvées ici et là


Qu'est-ce qu'une thèse de doctorat ?


Justine Debret. Une thèse de doctorat est une épreuve qui vous permet d'obtenir un diplôme de doctorant. Il s'agit d'un exercice rédactionnel important qui requiert d'importantes recherches et un investissement sur le long terme.
Décider de faire une thèse de doctorat n'est pas une décision facile. C'est un véritable engagement personnel, professionnel et intellectuel qui va durer 3 années après un Master 2, soit un Bac +8.
Qui est concerné par une thèse de doctorat ?


S'engager pour une thèse de doctorat, c'est un investissement de soi.


Les thésards sont des étudiants passionnés par leur domaine d'études, ainsi que par la recherche.
Un parcours particulier avant de faire une thèse de doctorat ?


Après leur Master 2 et leur mémoire de fin d'études, ils peuvent décider de continuer leur cursus universitaire avec un doctorat, c'est-à-dire de passer par la rédaction d'une thèse de doctorat en 3 ans.


Le titulaire d'une thèse, ou thésard comme on aime à les appeler, sera détenteur du grade universitaire le plus élevé. Il sera Docteur dans un domaine spécifique.
Dans le système LMD (Licence Master Doctorat) européen, les thésards sont Bac +8 et au niveau international ils sont détenteurs d'une Ph.D. (Philosophiae doctor).
Quel investissement pour une thèse de doctorat ?


L'investissement personnel d'un futur thésard est colossal, puisque le doctorant va devoir mener à bien des recherches théoriques et empiriques novatrices avant de rédiger sa thèse de doctorat


Le Jury


Le nombre des membres du jury est compris entre quatre et huit.


Il est composé au moins pour moitié de personnalités françaises ou étrangères, extérieures à l'école doctorale et à L'Université Paris-Saclay.
Sa composition doit permettre une représentation équilibrée des femmes et des hommes, c'est-à-dire comparable à la représentation dans la section du Conseil National des Universités concernée.
La moitié du jury au moins doit être composée de professeurs ou personnels assimilés ou d'enseignants de rang équivalent qui ne relèvent pas du ministère chargé de l'enseignement supérieur. Université saclay

L'éducation bienveillante: regarder l'élève /l'étudiant comme un humain


Ce n'est pas parce que les professeurs vous ont fait souffrir que vous devez faire subir à autrui la même chose. Et si ces enseignants n'avaient rien compris, parce qu'il y a d'autres façons de faire passer le message , la critique.


Elle nécessite patience, compréhension, écoute active, dialogue et une infinie souplesse dans sa manière notamment de pratiquer son autorité.
L'enfant / l'étudiant doit, certes, accepter les contraintes liées à l'exercice de la thèse mais il doit pouvoir également s'épanouir dans ce cadre nouveau qui n'est pas celui de la maison.


L'enseignant de son côté doit se montrer compréhensif, ouvert, juste dans ses décisions mais ferme à la fois.


L'élève, l'étudiant, en tant qu'humain est très sensible à la justice et à l'écoute qu'on lui porte. Je ne compte plus malheureusement le nombre de fois où j'ai vu un enfant/étudiant se faire rabrouer sans « aucune forme d'explication », le voir partir dans une colère noire qui de surcroît l'amena souvent à une sanction encore plus sévère. Ce genre de situation ne devrait plus exister dans nos écoles.
Un enseignant qui abuse de son autorité est en fait un enseignant dépassé. NOUS sommes des professionnels et nous devons garder sang-froid et calme (je sais comme ça peut être une rude épreuve).


Nous devons considérer les erreurs de nos élèves comme des expériences et non comme des fautes que ce soit dans l'appréciation de leur travail ou dans celle de leur comportement.

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
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