Société

Islamophobie : Marwan Muhammad poursuit son combat dans un livre

 

Islamophobie : Marwan Muhammad poursuit son combat dans un livre


Par Frantz Durupt, Photo Julien Mignot


Marwan Muhammad, dans les locaux du Collectif contre l'islamophobie en France, le 12 avril. Photo Julien Mignot pour Libération
L'homme qui représente le Collectif contre l'islamophobie en France signe «Nous (aussi) sommes la Nation», qui retrace son action, à l'intersection du droit, de la politique et de la religion.


Le directeur du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), Marwan Muhammad, fait partie de ces gens auxquels on accole souvent des termes comme «controversé» ou «sulfureux». Avec un certain succès. Fin mars, l'association Osez le féminisme ! a annulé sa venue à un forum sur les inégalités femmes-hommes prévu à Nancy, en raison de la présence de Muhammad à l'événement. Les griefs à l'encontre de cet homme et du CCIF, qu'il a rejoint en 2010 en tant que porte-parole, tiennent en quelques mots : on lui reproche d'être un manipulateur de données, un propagandiste caché des Frères musulmans, un «idiot utile» aussi bien des terroristes que du Front national (FN). Des accusations qui n'ont pas empêché le CCIF de devenir un acteur incontournable de la sphère antiraciste française. Ces derniers mois, l'association a fait invalider par le Conseil d'Etat des interdictions du burkini dans plusieurs villes. Et lorsqu'un restaurateur de Tremblay-en-France a refusé de servir deux femmes portant un voile, le CCIF a efficacement médiatisé l'affaire.


Le livre que Muhammad vient de publier aux éditions La Découverte, Nous (aussi) sommes la nation (sous-titré «pourquoi il faut lutter contre l'islamophobie») décevra sans doute ses adversaires, qui n'y trouveront pas beaucoup de matière à polémique. De toute évidence, Muhammad n'a pas voulu offrir de prise à ceux qui désirent lancer une nouvelle querelle - quitte à risquer, parfois, d'apparaître un peu plat.
Son objectif affiché : convaincre celles et ceux, à gauche notamment, qui hésitent à rejoindre le combat contre l'islamophobie. Mais ce livre est peut-être aussi «une démarche de prise de leadership d'une communauté réelle ou supposée», celle des musulmans, estime Béligh Nabli, enseignant-chercheur en droit public à l'Iris, auteur de la République identitaire (éd. du Cerf). A travers cet ouvrage de légitimation du combat contre l'islamophobie, Muhammad s'inscrit d'abord en tant que figure antiraciste, en livrant le récit de sa vie. On le décrit proche des Frères musulmans ? Il oppose le parcours d'un homme né en 1978 à Paris d'un père égyptien et d'une mère algérienne, élevé dans un islam «simple», scolarisé un temps dans un lycée privé catholique, refusant l'opposition entre «la foi et la rationalité». «Gauchiste» en plus d'être «islamo» ? Il rappelle son passé de statisticien et de trader, à La Défense ou à Tokyo. Et en profite au passage pour donner des gages de son engagement féministe, en racontant combien il était choqué de voir les femmes cantonnées au back-office dans les salles de trading de La Défense, où elles «subissaient des remarques sexistes et graveleuses, plusieurs fois par semaine» de la part de leurs collègues du front-office.


«Expérience de vie»


Est-il proche de Tariq Ramadan ? On a vu l'islamologue partager le dîner de gala des dix ans du CCIF. Adolescent, Muhammad a écouté les cassettes et a assisté à des conférences de l'intellectuel prédicateur. Il lui reconnaît d'avoir «été le premier à mettre en œuvre un type d'éducation populaire à vocation ouverte et universelle» à destination de «jeunes musulmans soucieux de concilier leur spiritualité et leur citoyenneté». Pour Nabli, cette partie du récit de Muhammad montre qu'il est représentatif d'une génération. «Son témoignage en dit beaucoup sur une évolution idéologique survenue dans les années 90, où de nombreux jeunes musulmans avaient la volonté de s'engager en tant que citoyens, mais aussi de conjuguer cette citoyenneté avec le rapport à la foi. Tariq Ramadan apportait des réponses à cette équation.» Conjuguer citoyenneté et foi : «Une démarche presque oxymorique avec notre conception française de la citoyenneté et qui n'a pas été comprise par certains, notamment Caroline Fourest»,poursuit le chercheur.


En 2010, Muhammad rejoint le CCIF, plutôt qu'une association historique comme SOS Racisme. Pourquoi ce choix, qui constitue le nœud de son engagement ? Parce qu'il acte l'échec de «l'universalisme asymétrique dans lequel se complaisent certains de nos plus fidèles contempteurs. Pour eux, le racisme est un débat conceptuel sans conséquences. Pour nous, il est une expérience de vie forgée dès l'enfance», analyse-t-il.


Marwan Muhammad veut aussi tourner la page des éternels débats sur le terme «islamophobie». Le CCIF, souligne-t-il, propose une définition du terme strictement limitée aux «actes illégaux commis contre des individus ou des institutions en raison d'une présomption d'appartenance à la communauté musulmane». Les rapports annuels de l'association, qui recensent les actes et agressions à caractère islamophobe, mettent en avant des résultats parfois nettement supérieurs à ceux du ministère de l'Intérieur. En 2016, 580 actes ont été dénombrés par le CCIF, contre 182 par Beauvau. «Même si on multipliait par deux, on serait toujours en dessous de la réalité», explique Muhammad à Libération, déplorant des «comptes de petit boutiquier» destinés à minimiser la réalité du phénomène (la sous-déclaration des discriminations - qu'elles soient racistes, sexistes ou homophobes - est avérée par toutes les enquêtes).


Mais cette réponse ne résout pas une ambiguïté politique pointée par l'essayiste Jean-Christophe Moreau, coauteur du livre Islamophobie, la contre-enquête (éd. Plein Jour, 2014) : «Il y a au CCIF un fossé entre la définition conceptuelle de l'islamophobie, qui est recevable parce que fondée sur une définition juridique, et la pratique militante, qui englobe des actes qui ne sont pas couverts par la loi.» Un exemple : l'engagement récent de l'association aux côtés des responsables d'une mosquée de Clichy évacuée en mars à la suite d'un contentieux avec la mairie sur l'attribution d'un local. «Il ne s'agit pas d'un acte islamophobe au sens classique du terme, mais ce traitement est un exemple typique de la "gestion" du culte musulman», estime le CCIF sur son site. Pour Moreau, ce genre de démarche, «si elle n'est pas intrinsèquement communautariste, y mène».


Procès


On retrouve cette ambiguïté dans le livre de Muhammad. D'un côté, il souligne que l'action de l'association se limite à ce qui tombe sous le coup de la loi : menaces, violences, injures envers des personnes - c'est la raison pour laquelle, relève-t-il, le CCIF n'a pas pris part aux procès contre les caricatures de Charlie Hebdo. D'un autre côté, et l'auteur l'assume tout autant, l'association se bat aussi contre l'islamophobie telle qu'elle s'incarne selon lui dans un système de pensée qui se manifeste quotidiennement dans les discours politiques et médiatiques. Les propagateurs de ces discours, estime Muhammad, se réfugient derrière une «laïcité» invoquée à tout bout de champ : «La laïcité est au racisme ce que la "maison" est au jeu du chat et de la souris : un refuge hors d'atteinte et de tout questionnement.» En 2003, le CCIF avait été créé en réaction au projet de loi sur les signes religieux à l'école. Ce texte, et les débats qui l'ont précédé, a engendré «une escalade discriminatoire», juge Muhammad. Le CCIF demande d'ailleurs aujourd'hui la mise en place d'une commission parlementaire pour en tirer le bilan. C'est aussi l'occasion pour l'auteur de synthétiser sa position sur la notion de «racisme d'Etat». Se gardant bien de qualifier de «racistes» tous les acteurs institutionnels, puisqu'il relève les divergences qui existent entre eux, il estime, en revanche, qu'«on peut légitimement soutenir que si l'appareil d'Etat produit des formes de discriminations institutionnelles, alors il existe bien un racisme d'Etat».


Pour Nabli, cette position du CCIF à l'intersection entre droit, politique et religion, lue par certains comme une remise en cause de la «laïcité à la française» «n'a rien de pernicieux» : elle vient plutôt d'une influence anglo-saxonne. «Le CCIF est l'héritier d'une tradition de lutte anglo-américaine plus que française, universaliste. Marwan Muhammad assume le fait que la lutte juridique sert aussi à défendre des combats politiques. C'est quelque chose qu'on ne comprend pas en France.»


Une autre tension est à l'œuvre, qui concerne la question religieuse. Si Muhammad assume sa foi musulmane, le CCIF se veut «areligieux». Sauf que son directeur partage parfois des estrades avec des imams fondamentalistes - c'est encore arrivé le 24 mars, où il était au côté d'un imam belge qui déclarait en 2012 que si des femmes travaillent à l'extérieur, c'est «uniquement si on peut travailler voilée. Sinon, haram !» Dans son livre, Marwan Muhammad pointe la faiblesse du procédé de «disqualification par capillarité», qui «induit l'idée d'une islamité problématique contaminant, tel un virus, toutes les personnes liées par une interaction sociale». Il explique aussi, quand on lui en parle, que ces imams, pour rétrogrades que soient leurs positions, ne peuvent faire l'objet d'une mise à l'index, car ce sont eux aussi, à l'image de Rachid Abou Houdeyfa (dit «l'imam de Brest»), qui assument un rôle de médiateur permettant de décourager certains jeunes tentés par le jihadisme.
Mais, au fond, la vraie question de cet ouvrage - c'est d'ailleurs sa conclusion - est celle de la représentation des musulmans dans leur diversité, chacun ayant son rapport à la religion et son parcours personnel. Face à l'insuffisance du Conseil français du culte musulman (CFCM), installé par les pouvoirs publics, et devant un risque de «notabilisation» de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), régulièrement accusée (elle aussi) d'être proche des Frères musulmans, Marwan Muhammad salue l'émergence récente, lors de scrutins, de listes autonomes, une conséquence selon lui du «ras-le-bol à l'égard de la logique du vote par défaut». Quels rôles pourraient jouer le CCIF et Muhammad, ensemble ou séparément, dans cette dynamique nouvelle ? Ni le livre ni son auteur, ne s'avancent dessus

.
Frantz Durupt Photo Julien Mignot liberation.fr

Commandant Ali Cisse de la DPC sur l’évacuation et la démolition des 20 bâtiments menaçant ruine à Dakar : «les maires doivent prendre leur responsabilité, face au ‘’Maslah’’»

Au total, 20 bâtiments menaçant ruine ont été recensés à Dakar par la Direction de la Protection Civile cette année, contre 17 l’année dernière. Ces bâtiments constituent un vrai casse-tête chinois en ce sens que la gestion des actes d’évacuation et de démolition de ces édifices dangereux incombe aux collectivités locales appelées à prendre leur responsabilité face au maslah (compromis) qui prévaut souvent quand il faut prendre une décision. Le commandant Ali Cissé de la Division Etude et Opération à la Direction de Protection Civile (DPC) qui faisait le point hier avec nos confrères de Sud Fm Sen Radio souligne qu’en cette période hivernale, la DPC a pris un certain nombre de mesures préventives pour faire face aux nombreux types de risques relevant de ces compétences.

TYPES DE RISQUES AUXQUELS LA DPC DOIT FAIRE FACE EN PERIODE D’HIVERNAGE

«Pendant l’hivernage, nous constatons quelques types de risques tels que les effondrements de bâtiments, les cas de noyade, les accidents liés à la foudre, les accidents domestiques et les risques d’incendie également. En ce qui concerne chaque aléa ou chaque risque, des mesures sont préconisées.

20 BATIMENTS MENAÇANT RUINE A DAKAR

Les bâtiments menaçant ruine constituent vraiment un casse-tête chinois. Le bilan, l’année dernière, était de 17 cas. Cette année, on est à 20 cas. Et il faut d’abord rappeler quelles sont les causes de ces bâtiments menaçant ruine. D’abord, les matériaux de construction que les gens utilisent souvent ne répondent pas aux normes. Et, souvent, les dispositions constitutives de sécurité ne sont pas respectées. Je donne un exemple simple: par exemple vous voulez construire un bâtiment, vous déposez vos papiers. On vous a autorisé à construire un bâtiment R+1 ou simplement rez-de-chaussée. Les gens se lèvent un bon jour pour construire R+2 ou R+3 alors qu’ils n’ont pas une autorisation pour cela. Ce qui est vraiment dangereux parce que le bâtiment n’était pas préalablement prêt à supporter R+2 ou bien deux niveaux de plus. Donc cela constitue également un obstacle qui fait que des bâtiments menacent ruine.

Il y a aussi le recours à non architecte. Les gens préfèrent prendre à tâcheron que de prendre un architecte alors que le premier ne maitrise même pas le boulot. Cela également constitue une cause principale des bâtiments menaçant ruine. Il y a également les dalles sans étanchéité, les mesures des maisons construites dans des zones d’eau ou bien qui augmente leur charge. Ceci réduit sensiblement leur résistance à l’effondrement.

EVACUATION DES OCCUPANTS DE BATIMENTS EN DANGER : LES MAIRE FACE A LEUR RESPONSABILITE

La Direction de la Protection civile ne cesse de sensibiliser la population. Chaque fois que nous sommes interpellés ou saisis pour un bâtiment menaçant ruine, la commission se déplace, avec ses différents membres, pour d’abord s’enquérir de la situation, voir quelles sont les mesures prises. Si c’est un bâtiment menaçant ruine ou à risque, la première chose à faire, c’est d’évacuer les populations, les occupants et établir un périmètre de sécurité. Et la maintenant, le dernier mot revient aux autorités, aux maires je veux dire, conformément à la réglementation qui confie la gestion des actes d’évacuation et de démolition aux autorités locales. Ces autorités n’ont qu’à prendre leur responsabilité pour évacuer les occupants parce que le bâtiment constitue un danger. Mais là, ce que nous constatons, c’est qu’il y a beaucoup de «maslah» (compromis), c’est çà qui pose problème. Si on veut démolir une maison ou on veut évacuer les populations, les occupants d’une maison, vous savez, les gens ont tendance à négliger, à passer par d’autres canaux, essayer de négocier et de gérer d’autres facteurs qui, vraiment, constituent une gêne, un obstacle pour les autorités à bien mener leur rôle. Maintenant, quelles sont les mesures prises ? Il faut continuer à sensibiliser les populations à éviter de construire dans les bas-fonds. Ensuite recourir à un architecte et avoir une autorisation délivrée par les autorités compétentes du ministère de l’Urbanisme.

RESPECTER LES CONSIGNES DES SECOURISTES POUR EVITER DES CAS DE NOYADE

Pour ce qui est des cas de noyade, comme vous le savez, chaque année, nous constatons que des personnes de tous âges fréquentent des plages. Dans ces plages là, souvent des cas de décès, de noyade sont enregistrés. Maintenant, en ce qui concerne les mesures préventives contre les risques de noyades au niveau de ces plages, c’est d’abord l’interdiction de fréquenter les plages interdites à la baignade. Ça c’est une forte recommandation que nous disons souvent à la population. Et ensuite, une fois sur les lieux, de respecter les consignes de sécurité que les services de secours, c’est-à-dire les secouristes ou les maîtres-nageurs que vous trouvez sur place ou que les sauveteurs prodiguent à l’endroit des baigneurs.

POUR LES PECHEURS: OBLIGATION DU PORT DU GILET DE SAUVETAGE ET RESPECT DES INFORMATIONS DE LA METEO

Mais ensuite nous insistons sur le port du gilet de sauvetage en ce qui concerne surtout les pêcheurs. Ils ont tendance à se déplacer sans porter de gilet, ce qui est vraiment un risque et un danger. Il y a aussi la non observation des conseils de prudence des services de la météo que les gens ont tendance à négliger.

INTERDICTION DE BAIGNADE DANS LES BASSINS DE RETENTION ET CARRIERES DE SABLE

Il y a aussi la fréquentation des bassins de rétention. Les gents fréquentent les bassins de rétention alors que ces bassins là ne sont pas protégés, ou bien les carrières de sables. Si, par exemple, le gars rencontre des difficultés là-bas, les services de secours auront même des difficultés pour le secourir.

CONSEILS PRATIQUES POUR SE PREMUNIR DES ACCIDENTS LIES A LA FOUDRE

Comme autre risque, on peut parler de la foudre qui, vous le savez, occasionne chaque année des pertes en vies humaines et des dégâts très importants. Pour la prévention des accidents liés à la foudre, d’abord à la maison, il ne faut pas sortir, à moins que ce soit absolument nécessaire. Ensuite, il faut s’écarter des portes et des fenêtres qui sont en métal et éviter également de manipuler les appareils électriques c’est-à-dire les téléphones et tout ce qui peut conduire le courant électrique et débrancher également les appareils fonctionnant à l’électricité. Il faut évider de sortir, cela concerne surtout les femmes, pour récupérer le linge qui est sur la corde à linge.

ACTIONS PRATIQUES ET CONCRETES MENEES SUR LE TERRAIN

Vous savez, la sensibilisation est permanente. Au moment où je vous parle, je viens juste de raccrocher avec un de nos agents qui est actuellement, à Kaffrine, alors qu’il y a trois équipes qui sont engagées sur le terrain depuis le début de l’hivernage. Il y a les campagnes de sensibilisation sur les accidents domestiques que les gens ont tendance à minimiser. Là, ça constitue souvent des sources d’incendie et les mesures préventives ne sont pas respectées. Il s’y a ajoute les campagnes de sensibilisation sur les accidents de la circulation dont le bilan est un peu lourd.» 

SudOnline             

Quelle est la durée « normale » d'un rapport sexuel ? Ce qu'on voit dans les films serait-ce un leurre ?

Comparaison n'est pas raison.

Les films vidéos ou autres sont des montages et il ne faut pas demander l'impossible.

De la mesure dans toute chose. Lecouple se vit à deux et c'est à deux que le couple va trouver une solution sur la durée mais surtout sur la qualité de l'acte d'accouplement.PB C

Il est difficile de mesurer la durée d'un rapport sexuel, car les couples peuvent avoir tendance à la surévaluer. Shutterstock ..Quelle est la durée « normale » d'un rapport sexuel ? 


ARC Future Fellow, The University of Queensland

 

 

Il est difficile de mesurer la durée d'un rapport sexuel, car les couples peuvent avoir tendance à la surévaluer. 
Pas besoin d'être scientifique pour se poser la question. Appuyé contre la tête de votre lit après un coït bien trop court à votre goût, vous vous êtes peut-être déjà demandé : quelle est la durée « normale » d'un rapport sexuel ?

Eh bien sachez que les scientifiques se posent la même question. Ils se contentent de la formuler différemment, d'une façon obscure et presque comique : quelle est la durée moyenne de latence de l'éjaculation intravaginale ?

Bien sûr, le sexe ne se résume pas à l'introduction d'un pénis dans un vagin et à une éjaculation. Mais il peut être difficile de déterminer ce qui en fait partie, ou pas – faut-il compter, ou pas, les préliminaires et si oui lesquels ? Dans un souci de simplicité et de précision, nous nous concentrerons donc sur la période allant de la pénétration à l'éjaculation.

Mesurer sa durée moyenne n'est pas une mince affaire. Pourquoi ne pas demander directement aux gens combien de temps ils mettent, me direz-vous ? Eh bien, cette méthode poserait deux problèmes majeurs. Tout d'abord, les estimations données risqueraient d'être surévaluées. Il est socialement tentant, en effet, de prétendre que vos ébats se sont poursuivis jusque tard dans la nuit.

500 couples se sont chronométrés


Ensuite, on n'est pas forcément capable de dire combien de temps cela a duré. Le sexe n'est, en principe, pas une activité pendant laquelle nos yeux sont rivés sur le réveil posé sur la table de chevet. Or, fournir une estimation sans aucune assistance peut se révéler difficile si l'acte a été particulièrement exaltant.

La meilleure étude, parmi celles qui ont cherché à estimer la durée moyenne de la période menant à l'éjaculation dans la population générale, a été menée auprès de 500 couples originaires de divers endroits de la planète. Ceux-ci devaient mesurer, à l'aide d'un chronomètre, la durée de leurs relations sexuelles pendant une période de quatre semaines.

Oui, vous avez bien lu : aussi bizarre que cela puisse paraître, les participants devaient appuyer sur le bouton start au moment de la pénétration du pénis, puis sur le bouton stop lors de l'éjaculation. Vous objecterez sans doute qu'une telle action est susceptible d'influencer l'humeur des participants, et qu'elle ne rentre pas vraiment dans l'ordre naturel des choses. Mais il est rare que la science atteigne la perfection, et cette méthode est la meilleure que nous ayons trouvée.

De 33 secondes à... 44 minutes !
Mais alors, pour quels résultats ? Le principal enseignement est que ceux-ci varient considérablement d'un couple à l'autre. La moyenne de chaque couple (calculée à partir de tous leurs rapports sexuels pendant la période de quatre semaines) va de 33 secondes pour la durée la plus courte, à 44 minutes (soit 80 fois plus !) pour la plus longue.

Sexy, n'est-ce pas ? Matthew/Flickr, CC BY .Il est donc clair qu'il n'y a pas une durée « normale » pour le rapport sexuel. La durée moyenne (médiane en fait, techniquement), mesurée à partir de celles de tous les couples, s'élève à 5,4 minutes. Ce qui signifie que, si l'on classe tous les couples participants, du rapport sexuel le plus court jusqu'au plus long, celui du milieu arrive à une moyenne de 5,4 minutes sur cette période de quatre semaines.

L'étude a également dégagé quelques enseignements secondaires. Par exemple, l'usage de préservatifs ne semble pas avoir d'effet sur la durée du rapport, pas plus que la circoncision éventuelle chez l'homme. Ces résultats ont le mérite de remettre en cause quelques croyances traditionnelles quant à la relation entre la sensibilité du pénis et son efficacité au lit.

L'origine géographique n'a pas beaucoup d'influence non plus – mis à part pour les couples turcs, dont les rapports semblent être sensiblement plus courts (3,7 minutes) que ceux des autres pays concernés (Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni et États-Unis). L'âge des participants, en revanche, n'est pas neutre : plus un couple est âgé, plus les relations sexuelles sont courtes, contrairement à l'idée reçue (certainement colportée par des hommes d'un certain âge).

Pourquoi cela dure-t-il si longtemps ?


En tant que chercheur intéressé par le thème de l'évolution, tous ces débats sur la durée du rapport sexuel m'amènent à une question : pourquoi est-ce que cela prend du temps tout court ? La seule chose qui justifie un rapport sexuel est, semble-t-il, la délivrance de sperme dans le vagin. Pourquoi, alors, tous ces mouvements va et vient ? Pourquoi, plutôt que de glisser son pénis et de le retirer plusieurs centaines de fois à chaque rapport, ne pas tout simplement l'introduire une seule fois, éjaculer, puis aller boire une limonade et passer à autre chose ?

Les mouvements de va et vient qui constituent les rapports sexuels ont-ils une fonction biologique ?

Shutterstock
.Avant de me répondre « Parce que c'est amusant ! », rappelez-vous que l'évolution n'accorde aucune importance à l'amusement en tant que tel. Elle ne fait que « concevoir » les choses de manière à les rendre plaisantes, ce critère étant rempli si celles-ci ont encouragé nos ancêtres à transmettre leurs gènes aux générations suivantes. Par exemple, même si nous apprécions la nourriture, nous ne passons pas cinq minutes à mâcher chaque bouchée, simplement pour apprécier la chose plus longtemps. Ce serait inefficace. Nous avons donc évolué de telle façon que cela nous paraît aujourd'hui dégoûtant.

S'il est impossible de fournir une explication définitive à la durée de nos rapports sexuels, le début d'une réponse peut être fourni par la forme du pénis. En 2003, des chercheurs ont montré – à l'aide de vagins et de pénis artificiels, ainsi que de sirop de maïs pour faire office de sperme – que la crête qui entoure la tête du pénis éloignait le sirop qui préexistait dans le vagin.

Cette expérience montre que les mouvements répétés de l'homme pourraient avoir pour objectif d'éloigner le sperme laissé par d'autres hommes, et ainsi de s'assurer, au moment de l'éjaculation, que ses petits nageurs auront les meilleures chances d'atteindre l'ovule les premiers. Ce phénomène pourrait d'ailleurs expliquer pourquoi l'homme éprouve de la douleur lorsqu'il poursuit ces mouvements après l'éjaculation : il risquerait alors d'évacuer son propre sperme.

Que déduire, finalement, de tous ces résultats ? Si je peux vous donner un conseil, essayez de ne pas trop y réfléchir au beau milieu de vos ébats amoureux.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

http://theconversation.com/quelle-est-la-duree-normale-dun-rapport-sexuel-

Sénégal: avant la Tabaski, à Dakar, tout le monde cherche son mouton

Plus qu'une dizaine de jours avant la Tabaski, le nom donné à l'Aïd el-Kébir en Afrique de l'Ouest. Tout le monde est à la recherche d'un ou plusieurs moutons à sacrifier. Rien que dans la capitale sénégalaise, la demande est estimée à 260 000 têtes. Comme chaque année, la ville est donc devenue un immense point de vente.

Beaucoup des moutons vendus avant la Tabaski ont été élevés dans la cour de maison ou sur le toit d'un immeuble. Mais pour compléter cette offre dakaroise, des milliers d'autres bêtes sont ramenées chaque année de l'intérieur du pays, mais aussi du Mali ou de la Mauritanie.

Sur le trottoir d'une rue passante de la capitale sénégalaise, un groupe d'adolescents discute, tout en gardant un œil sur plusieurs dizaines de moutons mis en vente par les habitants de leur quartier. Ici, les prix varient entre 150 et 350 000 francs CFA par tête.

Et le marché donne lieu à toutes sortes de spéculations. « Parfois, ici, ils achètent un mouton à 110 000 francs CFA. Ils le gardent à la maison, le nourrissent pendant quelques mois, puis lorsque la fête est très proche, ils le revendent en doublant souvent le prix », explique Cheikh Loum, un étudiant chargé de la surveillance du cheptel de son père.

« Save Dakar » regrette l'occupation de l'espace public

Des milliers de moutons sont actuellement exposés dans les rues de la capitale. Ce qui ne va pas sans certains désagréments. Dans le quartier de Soumbedioune, des dizaines de béliers ont ainsi été regroupés sur un terre-plein central réservé habituellement aux piétons.

Mandione Laye Kébé, de la campagne digitale « Save Dakar », dénonce les comportements à l'origine de la dégradation de la capitale sénégalaise. Pour lui, la vente des moutons destinés à la Tabaski ne devrait pas avoir lieu à chaque coin de rue.

« Normalement, ici, c’est pour les piétons, mais les vendeurs de moutons l’ont transformé en marché », observe-t-il. « Ils mettent en danger la population, marchent dans la rue et occupent l’espace réservé pour les piétons… C’est dommage. »

Mais pour l'heure, la préoccupation des Dakarois n'est pas l'état de leur ville ou l'aménagement des points de vente, mais bien de trouver un mouton avant le jour de la Tabaski.

RFI

AUDIO

Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Calendrier

« Octobre 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          

Video galleries

logotwitterFacebook