Société

Office du Bac : le directeur Babou DIAHAM démissionné

Après avoir fait face à la presse ce mercredi pour revenir sur la rocambolesque histoire de fuites au Baccalauréat, le DG de l’Office en charge de l’organisation de cet examen a été démissionné.

Sur la forme, il est démissionnaire mais dans le fond, Babou DIAHAM a été démis de ses fonctions. La panacée qu’il a proposée semble n’avoir pas convaincu.

En effet, lors de son face-à-face avec les journalistes, le désormais ex-directeur général de l’Office du Bac a été interpellé sur son éventuelle démission.  Et à Babou DIAHAM de déclarer que ce n’est pas à l’ordre du jour.

Maintenant, ça semble être d’actualité.

Lors de sa conférence de presse, le directeur de l’Office du Bac a annoncé que les épreuves de français, d’histoire et de géographie des séries littéraires sont reprogrammées pour lundi prochain.

WALFNet

SANTE : Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

 

Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

Ce qu'il faut retenir de notre longue histoire, c'est bien sûr le régime alimentaire qui a permis à notre espèce de survivre jusqu'à nos jours, mais c'est surtout la durée faramineuse pendant laquelle cet être mi-homme mi-bête, a vécu. On peut remonter à la disparition des Dinosaures qui a permis, il y a 65 millions d'années aux mammifères de se développer. Mais la véritable construction de la lignée humaine ne commence que 55 millions d'années plus tard. Oui, vous avez bien lu, notre véritable histoire ne commence pas il y a 2000, 5000 ou 10000 ans, mais il y a 10 millions d'années.

Ce qui est important de retenir pour notre santé c'est le fait que pendant ces 10 millions d'années, notre organisme, notre métabolisme a eu largement le temps d'évoluer pour s'adapter à nos dures conditions de vie de l'époque. Ceux dont l'organisme était trop faible ou inadapté, n'ont pas survécu. La sélection naturelle est impitoyable mais très efficace. Autrement dit, nous sommes les héritiers d'un hominidé parfaitement au point pour survivre et résister à toutes les maladies. Alors, me direz-vous, comment se fait-il qu'aujourd'hui on « tombe » encore malade ? La réponse est relativement simple, connue partiellement du monde asiatique mais totalement méconnue du monde occidental. Pour bien me faire comprendre, j'ai coutume de dire que la machine la plus perfectionnée du monde, a ses limites et si nous « tombons » malade c'est tout simplement que nous dépassons ces limites.

Comme nos ancêtres, notre organisme peut s'adapter à beaucoup de choses, encore faudrait-il lui en laisser le temps. L'accélération actuelle d'absorption de poisons et de modifications de nos modes de vie, est incompatible avec la durée nécessaire pour que notre organisme ait le temps de s'adapter. Mais, si sans médecins et sans médicaments vous souhaitez conserver ou retrouver la santé, cela est encore possible. Il suffit aujourd'hui d'adapter votre mode de vie à ce qu'a prévu la nature pour vous permettre de survivre.

Rappelez-vous les conditions de vie de vos lointains ancêtres et rapprochez-vous en le plus possible. Ce n'est pas toujours facile, mais vous verrez, les résultats sont extraordinaires. Quelques conseils, donc : Nous fûmes d'abord un animal frugivore. Mangez donc quelques fruits. Le chasseur cueilleur consommait un peu de gibier quand il en trouvait mais surtout beaucoup de racines cuites (principalement des ignames). Il lui arrivait de consommer les fruits tombés au sol, donc fermentés et légèrement alcoolisés. Selon certains spécialistes, ce serait la raison pour laquelle les humains sont les seuls mammifères capables de digérer l'alcool (en faible quantité, bien entendu). Enfin, et c'est le plus important, l'homme est un animal marcheur. Et il a beaucoup marché pendant 10 millions d'années. Son métabolisme est donc conçu pour alimenter un marcheur.

Nos glandes produisent tout ce qu'il faut pour alimenter la mécanique d'un marcheur. Si nous ne marchions plus, ces fameuses glandes qui nous maintiennent en forme, s'atrophieraient, notre corps s'affaiblirait et nous tomberions alors facilement malade. CQFD. L'homme préhistorique parvenait à tuer des animaux plus rapides que lui. Il y avait l'astuce et le piège bien-sûr, mais surtout l'endurance. En cas d'effort prolongé, le mammifère s'échauffe et est obligé de se refroidir. L'animal à fourrure n'a d'autre choix que de s'arrêter de courir et de haleter (refroidissement par la bouche), l'homme se refroidit en permanence grâce à la transpiration et donc n'est pas obligé de s'arrêter. Avec un peu de patience, il finissait donc toujours par rattraper l'animal.

L'une des raisons de notre fragilité c'est donc la sédentarité. Tentez la marche (inutile de courir si vous n'en n'avez pas envie) mais faites des marches longues (minimum 3 heures). Vous donnerez ainsi un coup de fouet à vos glandes endormies. Cela peut suffire. Dans le cas contraire, augmentez la dose.

Consultation gratuite de François MAUGIS
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Abou BA guide touristique est venu et il a conquis la France ; avec EVANEOS le tourisme prend un autre sens.

 

Abou BA guide touristique est venu et il a conquis la France ; avec EVANEOS le tourisme prend un autre sens.

Jeudi 29 juin 2017, venez rencontrer Abou, notre agent local au Sénégal, et Robert, agent au Cameroun, qui seront exceptionnellement présents dans nos tout nouveaux locaux pour répondre à vos questions et vous aider à organiser votre voyage lors d'un afterwork immersif.


Quelle est la meilleure période pour partir ? Quel type de circuit faire ? Où dormir, manger, se cultiver ? Le Sénégal et le Cameroun n'auront plus de secret pour vous !

Un accueil chaleureux et un cadre, une ambiance qui vous plonge dans le voyage : cet ailleurs.


Ça court de toute part, c'est dynamique, c'est jeune c'est fun, chacun a une mission.


Abou Ba l'invité d'honneur d'EVANEOS est déjà là. Un ajout et c'est une bonne chose, pour encore agrémenter la soirée EVANEOS a invité Robert EVANEOS Cameroun à présenter son pays et Sandrine Mercier Créatrice de AR magazine nous raconte son séjour au Sénégal avec un regard spécialisé qui vous sort des chantiers battus : le vieux photographe dont elle souhaite que l'atelier soit réhabilité, sa belle robe en wax qui lui va si bien et tellement bien qu'elle s'est refaite 2 ou 3 sur mesure. Elle nous montre ce ST LOUIS avec cet artiste qui récupère les vélos...et les expose.


La DRH de EVANEOS nous souhaite la bienvenue et décline le concept de EVANEOS avec ses 140 employés : Créer son voyage sur mesure avec un guide référencé EVANEOS.


Oui le guide est formé au concept de ce groupe et profitons-en pour saluer cette originalité dans le recrutement. Le groupe recrute forme et accompagne à la fois les clients mais aussi les collaborateurs.


Abou d'entrer de jeu nous salue en «sénégalais «salam aleycoum naguen deff» et attend notre retour. Il explique que c'est la meilleure façon d'entrer en contact avec les locaux. Et c'est une marque de politesse et de savoir vivre. Il déroule son diaporama en nous présentant le Sénégal au plan géographique, touristiques, et les singularités comme les ethnies bassaries, les montagnes pour faire du ski non il rigole, etc. La belle Casamance est une belle destination, le lac rose, le dessert, les iles du Saloum, l'ile de Gorée pour sa tranquillité nocturne, sans oublier la réserve ou le parc de Bandia qui est menacée comme les autres poumons verts du pays, etc. Les oiseaux, le syncrétisme religieux et son corollaire la paix font du Sénégal une juste destination. Pour Abou le reste sera dit sur place, il n'est pas question de tout dévoiler ici il faut en laisser...

D'anciens clients qui ont séjourné dans les deux pays ont aussi parlé de leur expérience, une leçon touristique de vie.


Pour préparer les candidats aux voyages ou les simples curieux, EVANEOS organise des afters works qui sont des occasions privilégiées de rencontres et d'échanges
Buffet bien garnis, Pastels, cacahuètes, boisson, du riz du yassa, cocktail de mangue, gingembre, etc, ont ravi les papilles et on pourra dire que voyager c'est aussi à travers la mise en bouche.


A côté du buffet et tout proche une table avec une sélection d'ouvrages et de masques ou d'objets artisanaux du Sénégal prêté par Pape CISSOKO.
L'idée a été initiée par notre ami et doyen le Dr Ndongo MBAYE. Accompagner notre compatriote venu vendre la destination Sénégal en montrant une autre facette du pays la littérature et autre.


Sur cette table pape CISSOKO de la diaspora Sénégalaise avait rigoureusement sélectionné des ouvrages classiques, Leuk le Lièvre, la grève des Batou, L'os de Mor lam, l'Aventure ambigue, la bibliographie du Dr Ndongo Mbaye écrivain et poète, le grand ouvrage du Pr Assane SYLLA : « La philosophie morale des Wolofs », Thèse de Doctorat d'état (1976), publiée à l'issue d'une étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof. Dans l'étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof à travers cet ouvrage « La philosophie morale des Wolofs », le Professeur Assane Sylla y a développé tous les principes essentiels, produits du génie des concepteurs de notre société. Il en tirait la conclusion suivante: « au sommet de la hiérarchie des valeurs qui sous-tendent la société wolof, se trouvent les valeurs morales, éthiques et religieuses ». Il y affirmait que nos penseurs ont volontairement érigé une société dans laquelle ces valeurs font l'objet d'une option philosophique clairement choisie et vers laquelle il faut s'orienter.
Cette orientation disait-il a pour but de parfaire l'individu: mettre l'Homme au cœur des préoccupations de la société; selon Platon, pour bâtir une société solide, il faut être éducateur. Et pour cela, plusieurs concepts de valeurs, de principes et règles de bonnes convenances ont été mis en place: le sens de l'honneur, la droiture morale, l'humilité, le respect des bases de la vie en société etc... Et pour étayer cette démarche, il évoquait la richesse de la langue Wolof en termes de valeurs morales que l'on retrouve aisément dans tout un corpus savamment élaboré de dictons et d'adages populaires visant l'adoption par tous des principes et valeurs ainsi exprimés..


J'ai aussi choisi de montrer que le Sénégal est un pays ou la vie religieuse ne souffre de rien et l'ouvrage sur le cardinal TCHANDOUM de Mendy a su .Deux ouvrages de géopolitique Alpha Sy et Ibrahima SOW de l'IFAN.


Divers objets qui démontrent le talent des artisans du pays.


Abou me disait que pour la 1 ère fois les concitoyens et autres étaient bien informés avant qu'il ne foule le sol de Paris.
Oui la diaspora et je nomme allégrement mes amis le Dr Ndongo MBAYE, Mme Cécile THIAKANE ( présente malgré un emploi du temps chargé), et moi-même, le mannequin Khoudia MBAYE, SOS CASAMANCE, CREATEO, a décidé d'épauler nos concitoyens qui viennent sur Paris pour raison professionnelle ou animer une conférence.

La diaspora ne fait pas que dans la critique, elle veut construire comme elle peut et tend la main à qui veut la saisir, sans triomphalisme ni intérêt quelconque sinon que le bien du Sénégal cher à tous.


Nous pouvons profiter du séjour de nos concitoyens pour organiser un rencontre littéraire, une mini conférence, une causerie, pour échanger,trouver des opportunités,  exposer et débattre pour le bien de notre cher pays le SENEGAL..


Revenons à Abou qui depuis qu'il travaille avec EVANEOS développe mieux son activité et a recruté 10 personnes et a bénéficié des moyens mis à disposition pour plus d'efficacité.


Abou ne s'arrête pas là, acteur dans la société civile il essaie de faire de bonnes actions, l'électrification 'une rue de son village et il a le projet de creuser un puit pour l'accès à l'eau.


Selon lui l'action citoyenne peut se décliner sous diverses formes et son activité le lui permet et il le fait volontiers.


Un guide touristique professionnel robuste ouvert, cultivé et bien aimable et il n'est plus seul il a une équipe vogue avec EVANEOS pour un tourisme plus à l'écoute ou dirons-nous le touriste à son mot à dire et ses envies exaucées quand c'est viable. Pour un tourisme participatif et inclusif qui fait de l'homme le centre de tout.

 

Merci au personnel de EVANEOS, merci aux invités camerounais, sénégalais et autres. Merci à Cecile THIAKANE, à Na,. Merci aux compatriotes qui ont suivis cette initiative du début à la fin ; Nancy, youssou seck, Francine, Moussa CISSOKHO, AMADOU T NIANE du Parc de BANDI, etc ....


Prochainement nous parlerons de Robert de EVANEOS Cameroun.

 

L'Estonie, paradis du tout-numérique-Dématérialisation efficace

 

-Le Parisien>Magazine>Grand angle|Benjamin Jérôme


LE PARISIEN MAGAZINE. Fini, l'attente interminable à la mairie ou à la banque. Les habitants de cet Etat balte peuvent réaliser la totalité de leurs démarches administratives en ligne. Bienvenue au pays sans paperasse.


« C'est vrai qu'en France, vous faites encore des chèques ? » s'amuse Varje Vilijari. Signer un bout de papier pour régler son loyer, l'idée fait beaucoup rire cette Estonienne de 35 ans, qui travaille à la comptabilité d'une société de logistique maritime. Cela fait longtemps que Varje, comme les 1,3 million d'habitants de cet Etat européen voisin de la Russie, Mer Baltique a fait une croix sur le papier en général, la paperasserie de l'administration en particulier. Ici, 96 % des foyers paient leurs impôts en ligne, 99,8 % des transactions bancaires sont dématérialisées.


Une carte d'identité... à brancher !


Tout, ou presque, se règle avec un ordinateur. Virer de l'argent, renouveler une ordonnance médicale ou une assurance auto, signer un contrat, créer une société ou demander un permis de construire, voter et même enregistrer le prénom de son bébé: des milliers de services (2600 rien que pour le secteur public) sont accessibles en ligne. « Vous ne devez vous déplacer que pour vous marier, divorcer ou acheter une maison », énumère Anna Piperal, qui reçoit les délégations et les médias internationaux à Tallinn, la capitale, au showroom e-Estonia, centre ultra-moderne qui sert de vitrine à la « société digitale » développée par l'Estonie. Russie Fleur Pellerin, alors ministre déléguée au Numérique, l'a visité en 2013. Angela Merkel est passée l'été dernier. Elles ont pu découvrir que la révolution numérique se niche d'abord dans le portefeuille ou le sac à main des Estoniens.

En janvier 2002, le pays a équipé ses pièces d'identité d'une puce électronique. Obligatoire à partir de l'âge de 15 ans, cette carte d'identité digitale se connecte à un ordinateur, en passant par un lecteur adapté. L'intérêt ? Associée à deux codes secrets (à quatre et à cinq chiffres), la carte certifie que c'est bien vous devant l'écran, et pas votre conjoint(e) ou votre voisin. Dès lors, à partir de l'instant où votre identité sur Internet est certifiée par l'Etat, signer en ligne a autant de valeur que signer un papier. Et tout ce que vous pouvez faire en vous déplaçant à la mairie, aux impôts ou à la banque, devient alors possible depuis un ordinateur. Petit bonus: la carte d'identité digitale peut remplacer toutes les autres cartes à puce. En France, nous avons la carte d'identité, la carte d'électeur, le permis de conduire, la carte de bus, la carte Vitale, une carte pour la piscine ou le club de gym, sans oublier les cartes de fidélité données par les magasins...
En Estonie, tout est consigné sur cette unique carte d'identité digitale.

« Elle me sert aussi pour emprunter des livres à la bibliothèque ou pour enregistrer mes tickets de train », complète Helina, 43 ans, la compagne de Varje, qui suit, sur son PC portable, les inscriptions et les notes à l'école de ses filles. Seule la carte bancaire n'est pas remplacée. Enfin, 6 % des Estoniens ont opté pour la carte d'identité sur téléphone, moyennant 1 euro par mois. Là, vous glissez une carte SIM spéciale dans n'importe quel appareil, et vos deux codes secrets, toujours les mêmes, vous authentifient. On vous demande vos papiers? Vous sortez votre téléphone! « Le tout-numérique, on ne cherchait pas à en faire un truc cool, c'était juste une nécessité. C'était la seule façon de faire fonctionner ce pays », s'amuse Taavi Kotka. Chevelure en révolution permanente, ce quadra dirigeait la principale entreprise estonienne de conception de logiciels. En 2012, il la vend. Devenu riche, l'entrepreneur, astreint à une clause de non-concurrence, ne peut se faire embaucher par ses anciens concurrents. « J'avais le choix entre partir à l'étranger, rester à la maison ou travailler pour le gouvernement. Alors pourquoi ne pas essayer d'aider mon pays ? » Aujourd'hui, il est l'un des principaux acteurs de la révolution numérique estonienne, et notamment de la e-résidence, destinée aux étrangers.
Des cours gratuits pour manier la souris
En Estonie, le passage au tout-numérique commence après l'éclatement de l'Union soviétique, en 1991. Devenu indépendant, le pays, une fois et demie plus grand que la Belgique, mais dix fois moins peuplé, s'ouvre au capitalisme.

Dans cet Etat vaste et vide, comment rendre accessibles les services à l'ensemble de la population? C'est le secteur privé qui, le premier, va inciter les Estoniens à se convertir à l'ordinateur. « C'est bien trop coûteux d'ouvrir une agence bancaire dans chaque petite ville, calcule Taavi Kotka. Mieux vaut la supprimer et pousser les gens à utiliser Internet. » Bientôt, le gouvernement prend le relais, investissant dans le développement du Wi-Fi, la mise en place de hotspots (lieux publics où les gens peuvent se connecter) et la création de cette fameuse carte d'identité digitale en 2002. Tout le monde n'a pas d'ordinateur? Des PC, libres d'accès, sont mis à disposition dans les bibliothèques, les écoles et tous les bâtiments publics. Certains – les seniors notamment – ne savent pas se servir d'une souris ?

Des cours gratuits, financés par le secteur privé, leur sont proposés. Pour les plus réfractaires, il est toujours possible d'envoyer des courriers papier à l'administration. Vingt ans plus tard, ce volontarisme étatique a payé: « 96 % des échanges avec les services publics se font aujourd'hui en ligne, sourit Taavi Kotka. Je pourrais vous vendre ma voiture sans quitter cette pièce et sans qu'on ait à s'échanger des papiers. On mettrait sûrement plus de temps à discuter du prix qu'à faire les démarches. » Les autorités ont calculé que chaque Estonien économisait en moyenne quarante heures par an, en paperasserie et en déplacements à la mairie, à la poste ou encore à la banque. L'équivalent d'une grosse semaine de travail.


Côté business, cette conversion au numérique a aussi dopé l'économie locale. Le marché étant petit, les entreprises se tournent d'emblée vers le monde pour vendre leurs produits. Outil de communication en ligne, Skype a son siège à Tallinn. Le Français Thomas Padovani a monté la start-up Adcash, une plateforme publicitaire, depuis la cuisine de son appartement estonien en 2008. Huit ans plus tard, il place ses pubs partout dans le monde, emploie 150 personnes et a enregistré 43 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 :« L'Estonie est une société de services,dont le président (en l'occurrence, une présidente, Kersti Kaljulaid,depuis octobre 2016, NDLR) est le VRP,estime Thomas Padovani.La France vend des Airbus, l'Estonie table sur les services en ligne pour se démarquer. » La dématérialisation de la société s'est imposée aussi bien dans la vie privée que professionnelle. Chaque patron s'identifie en ligne grâce à sa carte d'identité digitale pour répondre aux appels d'offres et valider chaque année les comptes de son entreprise. Même chose pour les policiers qui, en même temps qu'ils contrôlent votre véhicule,vérifient en ligne votre permis de conduire, votre assurance voiture, votre contrôle technique et si vous avez payé vos dernières contraventions. Les médecins, eux, consultent en ligne les dossiers médicaux de leurs patients.

Plus de mille bases de données


Pratique, mais est-ce rassurant ?

Quid de la vie privée quand tout ce qui vous concerne est enregistré et disponible en quelques clics sur un ordinateur ? Une inquiétude qui fait sourire en Estonie. Ici,comme en France, le nom de chaque habitant apparaît déjà dans une foultitude de bases de données, gérées par l'administration (plus de 1 000 en Estonie) ou le secteur privé

.Dans l'Hexagone,cela va par exemple du centre des impôts à la pharmacie de quartier qui enregistre l'adresse et la mutuelle de ses clients. « Ces bases de données existent en France, mais vous n'y avez simplement pas accès, rappelle Taavi Kotka, fonctionnaire au gouvernement.Nous,nous avons décidé de remettre le citoyen au coeur du système. » L'Estonie n'a pas créé une super-base de données, où toutes les infos seraient regroupées, mais a seulement établi un lien entre elles. Bien sûr, un policier ou un médecin indélicat pourrait accéder à certaines informations privées. Mais une agence publique a été créée pour veiller et sanctionner de tels abus. Quant à la possibilité d'une faille technique – un pirate qui usurperait l'identité d'une personne pour vider sescomptes –,les autorités assurent que cela ne s'est encore jamais produit.

AUDIO

La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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