Société

Comprendre les différences pour casser les préjugés, tel était l'objectif de la conférence de Pape B Cissoko. Philosophe Conférencier


Ivrymaville 19 février 2019 ÉDUCATION

Les Maisons de quartier organisent des conférences sur la parentalité. Exemple à Monmousseau, où l'on a débattu des différences culturelles en matière d'éducation.
Comprendre les différences pour casser les préjugés, tel était l'objectif de la conférence de Pape Cissoko.


« Le cadre : Une conférence débat ou les parents pouvaient venir avec leurs enfants.

Invités, parents et conférencier autour d'un grand cercle et une table au milieu pour poser l'objet apporté –( oui on a demandé à chaque parent qui le pouvait d'apporter un objet de son pays et de nous en parler- l'idée c'est de distribuer la parole et de découvrir un pan de l'autre culture)
Deux tables pour exposer des livres sur l'éducation et les cultures, et une autre des objets de l'Afrique-calebasse-tableaux sablés- bogolan, etc
Une table avec des feuilles coloriages et feutres pour que les enfants puissent s'occuper » P B Cissoko


Voici le compte rendu du journaliste de ivrymaville....


En Afrique, tout le monde éduque et surveille les enfants des autres. En Occident, chacun est responsable de son enfant ».

Voilà plus d'une heure que Pape Cissoko, formateur en philosophie et interculturalité, évoque les différences culturelles en matière d'éducation des enfants.
Une vingtaine de personnes, femmes et hommes de toutes origines, sont venues ce samedi 19 janvier
à la Maison de quartier Plateau-Monmousseau pour assister à cette conférence « diversité culturelle
et parentalité ». Les exemples se veulent concrets.


« En Europe, l'autorité vient du père, alors qu'en Afrique le référent éducatif, c'est l'oncle. Parfois les directeurs d'école voient arriver l'oncle dans leur bureau en se demandant pourquoi ce ne sont pas les parents qui viennent », raconte le conférencier.

Démonter les clichés

Pape Cissoko insiste sur le besoin de « comprendre les différences pour casser les préjugés. Il faut prendre en compte les traditions, savoir d'où viennent les familles.
Il ne faut pas juger avant de comprendre ». Les clichés, aussi sont démontés : « On dit que les parents africains ont la main lourde, c'est faux », dénonce-t-il par exemple.

S'engage alors un débat sur la fessée entre l'intervenant et les parents présents. Plusieurs fois, la conférence s'autorise quelques digressions, comme cette fois où la discussion s'engage sur l'excès d'écrans chez les enfants. Un papa obtiendra également des autres parents de précieux conseils alors qu'il s'inquiète de la timidité à l'école de sa fille de 6 ans.
On est là au cœur des missions des Maisons de quartier : permettre la rencontre, favoriser l'échange et la solidarité entre habitants.

L'idée de cette conférence, organisée en partenariat avec le service de l'enseignement de la Ville dans
le cadre des Rendez-vous de l'éducation, est d'ailleurs venue des discussions entre les femmes qui fréquentent celle de Monmousseau, d'origines diverses. Celles sur l'éducation des enfants entraînant parfois étonnements et incompréhensions. « Ces débats sur la parentalité sont importants, car ils permettent de mieux comprendre l'autre », juge une maman. « Faisons plutôt de nos différences une richesse », exhorte une autre, à la fin de la conférence. ❚

26 • IVRY MA VILLE • FEVRIER 2019

Parent-C'EST TRÈS CONVIVIAL

Chen, papa de deux enfants, dont Lucie, 6 ans.


On a découvert la Maison de quartier Monmousseau avec l'éveil corporel parents-enfants, quand ma fille avait 3 ans. On fait souvent les ateliers
familles avec les enfants, le samedi : ping-pong, jardinage... On vient également quand il y a des fêtes, comme la galette des rois, par exemple.
Ce qui me plaît ? C'est très convivial, le personnel est très accueillant et les activités sont variées, bien adaptées aux enfants. On peut rencontrer d'autres habitants, discuter avec eux.
On échange sur l'éducation des enfants, la vie quotidienne... On est vraiment très contents.
Chen nous a présenté une plume en poils de loup et la tige en bambou. Le bambou implique la rigueur, la droiture en plus de sa capacité à se plier sans se casser, ainsi est pensée l'éducation asiatique...

Parent-UN TEMPS AVEC MES ENFANTS

Sandra, maman de deux enfants, dont Eder, 4 mois


Je cherchais des cours d'anglais pour mon fils aîné, âgé de cinq ans, et j'ai alors découvert tout ce qui était proposé pour les enfants dans les Maisons de quartier. Maintenant, je viens régulièrement pour l'éveil corporel, les ateliers parents/enfants...


Il y a le plaisir de la découverte. C'est un temps précieux avec mes enfants, avec qui je partage les activités. Je m'amuse avec eux.
J'assiste aussi aux débats et conférences sur la parentalité. Je trouve ces réflexions très intéressantes. Je viens avec mon bébé, que je peux poser à côté de moi sur un tapis. C'est chaleureux.

https://fr.calameo.com/read/000008101197768405bca

12 éléments (que les gens productifs ne font plus) à supprimer dès la fin de cet article-par Julien du blog Organisologie.


Dans les lignes qui suivent, vous découvrirez pourquoi les gens ont tendance à faire plus de la même chose face à une situation problématique.
Vous découvrirez aussi les bénéfices d'une simplicité volontaire lorsque vous devez gérer vos priorités.


Vous serez invité(e) à supprimer 12 éléments qui vous redonneront des ressources (temps / énergie / argent) à investir sur les choses qui comptent vraiment.
Qu'est-ce qui compte vraiment ?

Cette question est très personnelle


Pour moi, ce sont les activités qui aujourd'hui, ont le plus de probabilité de me donner du temps libre demain.
Beaucoup de personnes pensent qu'il est possible de gérer son temps.


Au final, nous disposons tous de 168 heures par semaine et nous ne pouvons pas décider d'avoir une semaine à 180 heures et mettre sur pause un moment agréable de la journée pour le prolonger.
Les gens qui donnent l'impression de bien gérer leur temps et de produire des résultats significatifs vont en fait décider de faire passer un type d'activité avant un autre. Ils vont également renoncer à beaucoup de choses.


Mais renoncer n'est pas facile, car c'est accepter de ne pas être bon dans un domaine pour exceller dans ce qu'il reste.
Faire passer une activité avant une autre est ce que l'on appelle plus souvent, la gestion des priorités.


Si je vous propose de supprimer des éléments pour faciliter votre gestion des priorités, c'est que l'humain a tendance à diluer son temps face aux distractions que le monde lui propose.
Le monde n'est pas neutre. Il est clairement paramétré pour nous distraire et faire de nous des vaches à lait.


L'environnement dans lequel nous évoluons est habité d'organisations qui connaissent notre fonctionnement et qui ont un accès direct à notre attention puis à notre porte-monnaie.
Votre smartphone et ses applications. La TV et ses pubs. Les réseaux sociaux qui récoltent et vendent vos données. Les supermarchés agencés pour vous faire acheter et vous distraire. Tout donne envie.
Si vous souhaitez tout essayer et écouter ceux qui ont intérêt à ce que vous agissiez selon leurs intérêts, alors vous vous transformerez en jongleur fou.
Vous jonglerez entre plusieurs activités dans une roue qui va de plus en plus vite.


Les organisations qui vous entourent rajouteront leurs intérêts dans votre emploi du temps et se foutent de savoir si c'est le bon moment ou si cela vous plait.
Être un jongleur fou dans une roue de hamster qui va de plus en plus vite n'est pas un problème tant que nous courrons seuls.


Dès que nous sommes liés à des personnes qui comptent pour nous (le banquier et ses intérêts, notre conjoint, nos enfants) alors les ennuis commencent, car s'arrêter de courir n'est plus une option.
En systémique, l'homéostasie représente notre disposition naturelle à lutter pour l'équilibre mis en place. Cet équilibre peut être dysfonctionnel, la tendance à le conserver demeure.
Cette tendance à conserver notre équilibre va pousser les gens qui courent dans leurs roues de hamster tout en jonglant comme des fous à faire plus de la même chose.
Ceci se passe sous nos yeux sans que nous en ayons conscience.


À ce stade, vous vous demandez où je vous mène ?

J'aurai les mêmes réflexions, mais poursuivez votre lecture... cela va s'éclaircir..
Face à un problème, et pour conserver l'équilibre dans lequel on vit, on va faire plus de la même chose plutôt que de changer.
En général, le problème n'est pas le problème


Le problème n'est pas le manque de temps.


Le vrai problème, c'est la tentative solution que l'on met en place (car nous sommes persuadés de faire juste) et qui en fait, maintient le système dysfonctionnel (et donc votre problème) :
1. Pensez aux personnes surchargées qui pour essayer de tout accomplir travaillent plus tard le soir (faire plus de la même chose). Plus elles travaillent le soir et moins elles se ressourcent pour le lendemain. Elles dorment mal. Veulent bien faire donc stressent.


La solution contre-intuitive dans ce cas serait de s'imposer une interdiction de travail après une certaine heure (la mienne se situe avant mon souper).
De cette manière, le temps à disposition se réduit et ces personnes surchargées vont naturellement diminuer les distractions pour se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée (20/80).


2. Pensez à ces managers qui pour réussir leurs projets, vont créer plus de réunions afin d'intégrer les personnes susceptibles de résister... (alors que plus on est nombreux autour d'une table pour une réunion, plus une décision demande du temps pour être trouvée. Et durant ce temps, la résistance se met en place (c'est du vécu ;)...)


3. Prenons un autre cas d'une personne en manque de temps : pour essayer de bien faire et avoir plus de temps libre, elle va laisser plus de plages horaires vides dans son agenda.
Mais commencer une journée avec des plages horaires vides, c'est comme aller faire ses courses au supermarché sans liste d'achats. Vous vous ferez avoir par les intérêts des autres et à la fin, vous ne serez pas satisfait.


Dans ce cas, l'idée est de planifier chaque minute à l'aide de l'agenda BLOC.


L'agenda BLOC consiste à planifier chaque minute de votre journée de travail. Du réveil à l'arrêt du travail.
Vous pensez peut-être que c'est dangereux pour la santé mentale et la paix d'esprit ?
Là encore, c'est contre-intuitif, mais les bénéfices sont multiples... je vous montre une vidéo détaillée de son utilisation derrière ce clic.
Laissez-moi résumer la première partie (si vous avez scrollé jusqu'ici)


1. Le temps ne se gère pas. Ce qui se gère, c'est l'ordre dans lequel vous accomplissez une activité.
2. Nous vivons dans un monde peuplé d'organisations qui veulent que nous agissions selon leurs intérêts et non les nôtres. Nous sommes tentés de tout essayer.
3. Une activité demande un temps d'investissement initial et un temps de maintien. Chaque nouvelle activité va consommer une partie de nos 168 heures par semaine.
4. Dans une situation problématique, notre disposition naturelle est de faire plus de la même chose.


À présent, découvrez comment faire moins de la même chose pour libérer des ressources sur les activités qui comptent réellement : celles qui vous donneront du temps demain.
Pourquoi je n'ai pas ouvert mes cartons lorsque je suis revenu de mission ?
Lorsque je suis revenu de ma mission du Kosovo (octobre 15), je suis retourné vivre chez mes parents pour une raison: créer une colocation de gens dynamiques et ambitieux (c'est d'ailleurs depuis le salon de cette colocation que je vous écris en ce moment)
J'ai stocké mes cartons dans le garage de mes parents et je les ai laissés là plusieurs mois. À présent, je dois les déménager, mais je constate un truc :
Je n'ai pas touché durant plus de 8 mois le 90% de mes cartons. Je suis en droit de me questionner sur leur utilité.
Après réflexion, j'ai décidé de me séparer d'une grande partie de mes biens, car je pense de plus en plus selon le principe suivant « moins, mais mieux ».
Ma semaine se compose de 168 heures...


• 50 pour dormir
• 50 pour le travail
• 10 pour les relations
• 5 pour le blog
• 3 pour les réseaux sociaux
• 3 pour le sport
• 3 pour la lecture...
Il me reste 44 heures / semaine.


Toutes les possessions matérielles que vous n'utilisez pas vraiment, mais qui occupent votre esprit et vos bras lorsque vous faites le ménage vous prennent du temps et perdent de la valeur avec les années.
Mais la simplicité volontaire va bien plus loin que des possessions matérielles... je vous donne une liste de 12 éléments à supprimer plus loin...
Lorsque l'on pose sur papier le temps qu'il nous reste une fois les déductions faites, on peut se dire :
« Il me reste encore 40 heures pour regarder le foot à la TV » ou alors « Ah. Il me reste que 40 heures pour aider les gens à être plus efficace dans leurs vies » ou « votre mission personnelle si vous en avez une ».
On pense souvent qu'une journée est composée de 24 heures. Mais elle est composée de bien moins une fois nos activités obligatoires effectuées. Amusez-vous à compter.
Ce temps effectif est celui qui vous permet de créer aujourd'hui plus de temps libre demain.


Un exemple de simplicité volontaire


De 2012 à 2014, j'ai investi du temps / argent dans un brevet fédéral en leadership et management.
À présent, je me dirige vers un 80%, j'ai quitté les chantiers pour me retrouver dans le management et mon salaire a fait un bon en avant.
Plutôt que de travailler 5 jours par semaine, le temps investi il y a 4 ans me permet aujourd'hui de réduire mon temps d'activité tout en pouvant continuer à gérer mes finances correctement.
Mais pour pouvoir attribuer en 2012 plusieurs heures par semaine à mes études, j'ai dû supprimer des activités de ma vie. J'ai dû renoncer à beaucoup de choses :
1. Les sorties entre potes
2. Le parachutisme
3. La TV
4. Les vacances
5. etc.


Face à ce constat, la simplicité volontaire du moins, mais mieux commence à prendre sens, mais elle n'est pas facile. Pourquoi ?


Ce n'est pas parce que vous renoncez à quelque chose aujourd'hui que vous avez la garantie d'atteindre votre objectif demain. Il faut réussir à vivre avec l'inconnu.


2 questions pour démarrer simplement


Pour vous rendre la tâche plus facile, je vous propose de répondre à 2 questions. Prenez le temps pour y répondre :
1. Quelles sont les choses / activités / personnes que vous pouvez simplement supprimer de votre vie dès la fin de cet article?
Sans devoir donner de raison ou mettre en place de nouvelles habitudes.


2. Quelle activité vous permettra d'avoir du temps libre en plus chaque jour dans 10 ans ?


Si je blogue, c'est évidemment pour vous rendre efficace et efficient, c'est parce que je crois au leadership par l'exemple et parce que les gens ont de plus en plus besoin d'aide dans ce monde surconnecté.
Il y a un aspect que mon pote julien P m'a dit un soir lorsque l'on buvait une bière au bar du Cerf : « Moi, je vais arrêter de vendre mon temps. »
En gros, Julien me disait que « tant que tu vends ton temps, tu n'as pas vraiment de levier dans ta vie et tu pourras certes avoir de l'argent, mais tu seras bloqué.
Tu seras bloqué, car même si tu es efficace et efficient, tu es payé pour ta journée de 9 heures. C'est dommage, car les résultats que tu obtiens en 9 heures, tu pourrais peut-être les obtenir en 4 heures. »
Ce n'est pas évident d'arrêter de vendre son temps. Le système économique, social et politique a intérêt de voir des gens qui travaillent de 7 heures à 17 heures, qui rentrent fatigués à la maison.
De plus, travailler par objectif nécessite d'avoir des chefs / managers qui savent y faire avec cette mentalité.
À ce stade vous vous dites peut-être que je vous invite à devenir entrepreneur et créer votre propre business comme beaucoup (trop) de blogueurs ?
Non. Vous pouvez simplement cesser de vendre votre temps en travaillant par objectif. « Julien, je me fous de combien d'heures tu travailles par jour, je veux que XYZ soit terminé dans un mois » pourrait vous dire un patron.


Début 2016, j'ai commencé à cesser de vendre mon temps, grâce à vous, avec une mission simple : vous rendre efficace et efficient.


À présent, vous comprenez pourquoi j'ai fait le choix il y a quelques années de faire moins d'activité pour investir ces ressources sur des activités qui vont me permettre d'avoir plus de temps libre dans 5 ans.
Vous comprenez pourquoi j'ai fermé la page Facebook Leader & Blogueur, pourquoi j'ai cessé de parler de l'intelligence sociale sur le blog, pourquoi j'ai créé des formations.
Pour disposer de plus de ressources personnelles, supprimez ces 12 éléments
Souvenez-vous : en éliminant certains objets, certaines activités et personnes de votre vie, vous aurez du temps pour d'autres activités qui sont censées apporter de meilleurs résultats.
Chaque fois que vous dites oui à quelque chose, vous dites non à une autre. Chaque fois que vous dites oui à la télévision, vous dites non à d'autres activités / objectifs.
1. Repousser une décision que l'on connait déjà


Vous connaissez cela n'est-ce pas ? On est tous confrontés à des dilemmes difficiles. On connait la décision qu'il faudrait prendre, mais parce qu'elle est difficile à prendre, on la repousse, on applique la politique de l'autruche.


Parfois c'est de la patience, car ce n'est pas le bon moment, parfois c'est simplement de la peur.
2. Regarder la TV


En moyenne, les Français regardent 180 minutes par jour la télévision, les suisses 128 minutes les Belges 150 minutes. Ce qui fait en moyenne 778 heures passées à regarder la TV par année.
Fondamentalement, je n'ai rien contre ceux qui regardent la TV, mais il ne faut pas venir me dire « Je suis trop occupé, je n'ai pas le temps » en ayant pour habitude de regarder la TV. Dans ce cas-là, ce sont les priorités qui semblent être à revoir.
Charles Hummel en parle dans son ouvrage « The tyrannie of urgency »: une personne qui vous dit « Je n'ai pas de temps » vous dit en fait « Je fais passer des activités que je perçois comme plus importantes avant. »

Si vous aimez les défis, amusez-vous à supprimer « je n'ai pas le temps » de votre vie et à remplacer cette phrase par « je fais passer des activités que je perçois comme plus importantes avant ». C'est une manière d'agir sur le système qui vous entoure.


3. Les réunionites


75% des moins de 35 ans se sentent inutiles en réunions. Et selon une étude, on passerait 3 heures environ par jour en séance...
Est-ce que vous avez une réunion tous les mardis à 10 heures parce que vous avez une réunion tous les mardis à 10 heures ou pour un atteindre un résultat précis (prise de décision, soutien technique, animation, etc.) ?


Comme disait Ron Lamb (le directeur de Reynolds and Reynolds) :
« Je suis constamment invité à des meetings auxquels je n'ai aucune raison de participer. Les gens sont tout à fait capables de prendre de meilleures décisions que moi sans que je sois là à contrôler si tout se passe bien »
Toujours de la bouche de Ron, il explique que leur mantra chez Reynolds and Reynolds est le suivant: Need to know or need to be? (Besoin de savoir ou besoin d'être (là)) ?
Certaines personnes ont juste besoin de connaître les décisions et les informations qui font suite à la réunion. Elles n'ont pas besoin d'être physiquement présentes parce qu'elles figurent sur un organigramme.
Évidemment, décliner une invitation peut être délicat suivant l'organisateur de celle-ci, mais si vous demandez poliment : ai-je besoin de connaître les informations qui seront discutées durant la réunion, ou est-ce que ma présence vous permettra de prendre une meilleure décision ?
Cela vous permet de petit à petit changer les mentalités. Inutile de préciser que vous devez agir dans ce sens.


4. Les longs emails


Un long email est un signe que vous devez prendre rendez-vous avec la personne (ou l'appeler).
Si vous ne pouvez pas voir la totalité du mail dans la fenêtre de prévisualisation Outlook, alors c'est que soit le mail est mal conçu, soit cela nécessite un coup de fil.
Cal Newport en parle dans son ouvrage Deep Work. Si vous ne savez pas comment répondre à un mail, si ce n'est pas facile de répondre à mail, alors l'expéditeur de l'email fait mal son job.
Vous avez le droit de ne pas répondre à un email. L'email n'est pas un moyen de communication d'urgence. Est-ce que vous envoyez un mail aux pompiers quand votre maison brûle ?
5. Le multitasking
Si vous suivez Clément depuis un moment, vous savez de quoi je parle, sinon cet article vous aidera à comprendre ce que j'avance par multitasking.
Éliminez les va-et-viens incessants d'une tâche à une autre et remplacez-les par des périodes de concentration intenses.
6. Faire le travail de quelqu'un d'autre


Arrêtez cela de suite.


7. Les ragots
Voici la définition de Rory Vaden dans son ouvrage « Procrastinate on Purpose :» se plaindre ou parler négativement de quelqu'un sans que celui-ci puisse changer la situation.
J'aime l'énoncé suivant : les gens font toujours ce qu'il y a de mieux à faire de leur propre point de vue. Certains comportements paraissent étranges, fous, etc., mais pour ces personnes, avec leur carte mentale, leur valeur, leur éducation, leurs ressources actuelles et leurs contraintes, c'est la meilleure chose à faire.
S'en rappeler permet d'éliminer les ragots plus facilement.


8. Donner votre avis


Si on ne vous demande pas votre avis, ne le donnez pas. Premièrement, ils risquent d'éduquer les mauvaises personnes et deuxièmement, les gens peuvent vivre sans savoir ce que vous pensez de XYZ.
Quand j'ai besoin de partager quelque chose, j'écris un article.


9. Les gens qui ne vous apportent rien


Lorsque j'avais 16 ans, j'ai quitté mes potes de l'époque qui ne se dirigeaient pas dans la direction que je souhaitais prendre. Séparez-vous des gens qui vous rabaissent, ne vous soutiennent pas dans vos projets (car votre statu quo les rassure).


Ne leur dites pas que vous les quittez et ne leur expliquez pas pourquoi. Vous seriez surpris de voir combien ne vont même pas vous rappeler.
Vous ne me croyez pas ? Quittez les réseaux sociaux 1 mois et comptez le nombre de personnes qui vous fait la remarque.
10. Penser à la suite de votre journée


• Je me lève à 5h.
• Je visualise ma journée.
• Je bois un café en regardant la ville et le lac.
• J'écris 1 heure.
• Je me douche.
• Je pars travailler.
• Je fais une sieste entre 12h30 et 13h00.
• Je rentre.
• Je fais du sport.
• Je mange (seul / avec des gens)
• Je lis.
• Je dors.
• Voici ma vie.
Je peux facilement y intégrer des imprévus, mais j'évite.
Chaque fois que vous décidez, vous utilisez de l'énergie qui pourrait être utilisée à produire un résultat. Chaque fois que vous n'êtes pas sur de la suite, vous êtes comme un consommateur au supermarché sans liste d'achat.


11. Croire ce qui disent les gens
Sur ce point, je dois admettre que c'est ce qui m'a permis de prendre beaucoup de distance dans mes relations et de gagner en paix intérieure. Je le dis souvent : l'ouvrir est plus facile qu'agir.

Dès aujourd'hui, quand une personne vous explique une de ses idées, un de ses projets, ne rentrez pas dans les détails, demandez-lui de vous montrer.
« Montre-moi .»


Je pourrais encore parler des heures de la puissance de ce principe, mais mon temps d'antenne touche à sa fin.


12. Le surcontrôle


J'ai travaillé avec des gens perfectionnistes qui veulent tout contrôler. C'est l'enfer.
Si vous êtes de ceux-là, je pense bien qu'un article ne va pas vous changer... (quoique), mais retenez ceci :


1. lorsque vous surcontrôlez le travail de quelqu'un (ou votre travail), le monde avance. Et il avance de plus en plus vite. Trop tarder à publier quelque chose, c'est prendre le risque de se faire dépasser par une nouvelle technologie, découverte et/ou un concurrent.


2. De plus, vous déresponsabilisez la personne que vous surcontrôlez et celle-ci cessera petit à petit de s'appliquer dans son travail.
Vers une simplicité volontaire: à prendre dans votre sac


• Le temps ne se gère pas. Seule la gestion de soi permet d'atteindre plus avec les 168 heures / semaine. La gestion des priorités signifie faire passer une activité avant une autre.
• La simplicité volontaire désigne le fait de réduire le nombre de priorités / activités / matériel pour vous permettre d'avoir plus de temps sur les activités qui compte vraiment. Les activités qui vous permettront d'avoir plus de temps libre dans quelques années.
• Je n'ai pas le temps = Je fais passer une activité avant une autre.


• La tendance humaine est de faire plus en pensant que la situation s'améliorera. C'est souvent faux.


• Plutôt que de penser à faire plus, donnez-vous le droit d'éliminer les activités / choses qui ne vous permettent pas d'obtenir plus de temps dans 10 ans.
Cessez de vendre votre temps dès que possible. Travaillez dans ce sens. Travaillez sur des objectifs. Vendez un résultat.
Ai-je oublié des éléments qui méritent d'être éliminés ? Si c'est le cas, profitez de prendre 30 secondes pour aider des centaines de lecteurs à en gagner dans leur quotidien.
Dites à Clément et à moi-même ce qui mérite d'être éliminé et dites-nous ce que vous allez éliminer dès la fin de cet article... afin de tendre vers une simplicité volontaire.
À propos de l'Auteur : Julien Gueniat est le fondateur de l'Organisologie et l'auteur du livre "2 heures chrono pour mieux m'organiser." Il aide les managers ambitieux à transformer leur quotidien stressant en environnement serein et productif.

 

Science décalée : à quoi sert le dégoût ? par Nathalie MAYER


« ce sujet est complexe et exprime aussi la complexité des gens et les appartenances culturelles : en art on parle d'esthétique du goût ou de l'instruction du regard, en cuisine on parle d'éducation au goût, le goût est un vrai problème de culture et en la matière il n'y a pas de « discussion réglée » chacun verra midi à sa porte et jugera ( Kant) comme il veut ou comme sa culture lui a appris, etc ». P B CISSOKO

Une plaie purulente, de la nourriture pourrie, un rat qui court entre nos pieds. Ces images éveillent en nous un sentiment de dégoût plus ou moins marqué. Et des chercheurs nous confirment aujourd'hui que notre sens de la délicatesse peut nous aider à rester en vie.

 

Jouer avec son caca. Voire même en goûter un petit morceau... C'est dégoûtant ? Pour vous peut-être, mais pas pour un petit enfant, tout juste sur le point de sortir de ses couches. Car le sentiment de dégoût se construit et évolue avec l'âge. C'est l'une des conclusions d'une étude menée récemment par des chercheurs de l'École d'hygiène et de médecine tropicale de Londres (Royaume-Uni).

Et si vous êtes aujourd'hui dégoûtés à la simple idée de marcher pieds nus sur une limace, de découvrir une plaie purulente sur la main de votre voisin de table ou d'apprendre que votre frère soulage ses envies dans le fond du jardin, c'est plutôt bon signe pour vous. Signe que votre inconscient travaille bien pour vous aider à rester en bonne santé.
Le dégoût est en effet reconnu comme une émotion à laquelle notre corps recourt pour éviter le contact avec de potentielles infections. C'est ce que les spécialistes appellent la « théorie de l'évitement parasitaire ». Ainsi les chercheurs britanniques pensaient pouvoir catégoriser les déclencheurs de dégoût en fonction des menaces potentielles de maladies.

Parmi les choses qui dégoûtent le plus des gens : les plaies purulentes ! © Hans, Pixabay, CC0 Creative Commons


Le dégoût, une émotion structurée


Mais l'étude qu'ils ont menée en ligne sur quelque 2.500 volontaires anglophones - laissant quelques doutes sur la représentativité de l'échantillon - montre que les causes de cette émotion particulière sont plutôt à classer selon les mesures à prendre pour éviter les maladies en tout genre. Il en ressort six grandes catégories de déclencheurs du dégoût :

• la mauvaise hygiène ;
• les animaux ou les insectes potentiellement vecteurs de maladie ;
• les comportements sexuels à risque ;
• les problèmes d'apparence physique ;
• les lésions corporelles ;
• les aliments présentant des signes de détérioration.
"
Le dégoût pour éviter les risques ?


Autre conclusion de l'étude : les femmes éprouvent des sentiments de dégoût globalement plus marqués que les hommes. Serait-ce le reflet de la tendance de ces derniers à s'engager dans des comportements à risque ? C'est ce que suggère une autre étude - pas encore publiée - qui, au-delà de la volonté d'éviter une maladie, associerait le dégoût à une volonté d'éviter toute forme de risque. Qu'il s'agisse de sports de l'extrême ou de conversations délicates avec son patron.
D'autres résultats seront encore nécessaires pour confirmer tout cela. Mais le professeur Val Curtis en est convaincu : « Nous avons montré que le dégoût est structuré, qu'il reconnaît et répond aux menaces d'infection afin de nous protéger. » Moyennant quoi les chercheurs proposent d'exploiter cette information pour élaborer des messages de santé publique plus efficaces.


Ce qu'il faut retenir


• Le dégoût évolue avec l'âge.
• Les femmes éprouvent des sentiments de dégoût plus marqués que les hommes.
• Le dégoût nous encourage à éviter le contact avec de potentielles maladies.


https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/science-decalee-science-decalee-sert-degout-71525/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20190121-%5BACTU-Science-decalee-:-a-quoi-sert-le-degout--%5D


Nathalie Mayer


Comme tous les « bons élèves », j'ai suivi un cursus scientifique. Un cursus qui, sans vraiment d'embûches, m'a permis de décrocher, en l'an 2000, une maîtrise de physique. Mais à l'heure de faire enfin un choix de carrière, je me décide pour un véritable choix de vie. « Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » Ces paroles de Confucius deviennent mon moteur. Je m'oriente donc finalement vers un DESS Communication scientifique et technique. Parce que ce que j'aime par-dessus tout, c'est raconter des histoires. Et si c'est raconter des histoires de sciences, c'est sans doute encore mieux.


En septembre 2001 - ce septembre de triste souvenir -, mon diplôme en poche, je me lance dans l'aventure du journalisme scientifique (Éditions Atlas, Cap Sciences, Girondins mag, Technologies Internationales, Chercheurs d'Aquitaine, etc.). Au fil des mois, pour mettre un peu de beurre dans mes épinards, je diversifie mes activités et m'adonne également à la communication éditoriale (CEA Cesta, Total, Engie, etc.). Et même, un temps, à la communication tout court pour le compte d'une PME dans le secteur du laser industriel.


Aujourd'hui, je me passionne pour tout ce qui touche aux questions énergétiques. Pour Futura, j'interviens comme journaliste, principalement dans les rubriques matière et planète.

L'enfance en danger en France-foyers surchargés et échecs -Eviter les placements-don ou transferts d'enfants-ré-éduquer les parents et discipliner les enfants ...


Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Pièces à conviction enquête sur

« En France les communautés étrangères viennent dans le pays d'accueil avec toutes leurs coutumes.. Etre ailleurs, exige de respecter les lois et les pratiques. On ne tape pas pour éduquer, on sait aussi qu'un enfant doit obéissance à ses parents, mais au nom de la liberté l'enfant se croit roi et les parents qui perdent patience se lancent dans des conflits intergénérationnels. Nous devons toujours montrer expliquer comment on doit agir avec les enfants pour éviter les conflits et les placements qui font mal. Les enfants confiés sont coupés des parents et cela crée une honte dans la communauté. On doit pouvoir trouver des alternatives sinon les enfants dévient vite, en voulant être libres, ils deviennent licencieux et hors la loi et fréquentent des milieux malsains ce qui se terminent par l'incarcération. Drogue, prostitution, violence, suicides, etc, évitons à nos enfants les dérivent et acceptons de discuter, parler avec eux.

Faire des enfants en Europe est un projet. L'éducation n'est pas facile mais il faut assumer. Les familles nombreuses en France ne sont pas faciles à gérer bien que certaines y arrivent. Chacun est libre de faire le nombre d'enfants qu'il veut mais il faut pour autant se donner les moyens pour les éduquer, les accompagner. Il faut prendre le temps et passer du temps avec ses enfants sa famille. Il faut changer certaines pratiques. Il faut rompre avec certaines violences, et pratique, il faut parler, parce que dans la famille on ne veut rien dire, on veut protéger alors que l'autre souffre. Les violences intrafamiliales sont à dénoncer et à panser. Il faut être mesuré, cette violence peut venir de partout, il n'y a pas de famille type. Mais la précarité, l'alcoolisme, la pauvreté, etc, peuvent faire basculer les gens dans un cercle vicieux et il faut être vite repéré pour être vite aidé. » P B CISSOKO


Ce mercredi soir, l'émission "Pièces à conviction" est consacrée à l'enfance en danger. Le département du Nord est celui qui enregistre le plus de placements en France... Mais les places en foyer, elles, se réduisent à vue d'oeil. En 3 ans, le Conseil départemental en a supprimé 700.


Par France 3 Nord Pas-de-Calais Publié le 16/01/2019 à 19:00


Des enfants en danger, des accueils saturés. Le magazine de France 3 "Pièces à conviction" a enquêté sur la situation de l'aide à l'enfance en danger dans le Nord, département qui gère 7800 enfants placés. Elle a notamment donné la parole à Guillaume, éducateur.

Premier constat : certains foyers sont saturés. "Tu vois, raconte-t-il en montrant des photos sur sa tablette, cet établissement est censé en accueillir 17. Ce jour là, ils étaient 45, un autre jour 38. C'est-à dire qu'on a des jeunes qui n'ont pas de lit, qui dorment sur des canapés, sur des lits de camps...Parce que chaque jour, ils ont une vingtaine de gamins en plus qu'ils ne veulent pas laisser dehors... Ce sont des conditions d'hébergement qui ne sont pas acceptables."

"Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier"

Dans le Nord, les foyers ne sont pas les seuls à être touchés par ce phénomène de surpopulation. Les assistantes familiales sont elles aussi parfois dans une situation critique. L'éducateur présente l'une d'entre elles. Elle a voulu conserver l'anonymat... Nous l'appellerons Lucille.

Elle accueille en ce moment 9 enfants de 6 à 18 ans. Un travail difficile qui la mobilise 7 jours sur 7. Officiellement pourtant, Lucille n'a pourtant le droit d'accueillir que 3 enfants maximum. Mais depuis la suppression de 700 places et l'engorgement des foyers, le département n'hésiterait pas, selon les syndicats, à flirter avec l'illégalité en poussant les familles à accueillir toujours plus d'enfants.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Enquête sur l'enfance en danger dans le Nord

"C'est du placement d'urgence, explique Lucille. Souvent, ils nous appellent, ils n'ont pas d'autres solutions. Evidemment, on se laisse attendrir, c'est de l'humain avant tout notre métier." "Potentiellement on a 200 familles d'accueil dans le Nord qui sont dans cette situation", ajoute Guillaume.

Familles d'accueil débordées, foyers surchargés... Dans le Nord, les places sont donc chères. Certains jeunes seraient même laissés sur le carreau.
Malgré des décisions de placement, en danger dans leur famille, ils n'auraient d'autre choix que de fuguer pour se protéger.

Comme cet adolescent de 15 ans, qui depuis 3 ans demande à être placé. "Etre chez moi c'est compliqué... C'est parfois violent. Ma mère est bipolaire. Elle a déjà essayé de m'assommer avec une perceuse. Je demande à être placé depuis 3/4 ans."

De plus en plus de jeunes sont dans ce cas, sans solution.

"De l'argent, je n'en ai plus"

Des enfants en danger...la faute à qui ? Les éducateurs pointent du doigt le président du conseil départemental, Jean René Lecerf. Ils lui reprochent une coupe de plus de 30 millions d'euros dans le budget « Enfance, famille, jeunesse », et la suppression de 700 places en foyer.

"Pour créer des places il faut du temps et de l'argent, et du temps, je n'en ai pas, et de l'argent je n'en ai pas non plus, a répondu Jean-René Lecerf aux journalistes de "Pièces à conviction". Je ne veux pas enlever 30 millions aux personnes âgées, aux personnes handicapées, parce qu'aujourd'hui votre reportage, il porte sur l'aide sociale à l'enfance et pas sur la maltraitance des personnes âgées...Tout est au même niveau de priorité."

Jean-René Lecerf recevra ce jeudi une délégation de personnels de l'aide sociale à l'enfance. Ce sera une première après plusieurs mois de mobilisation. Le 11 décembre dernier, ils étaient 1500 dans les rues de Lille pour alerter sur cette enfance en danger.

Pièces à conviction, ce mercredi soir sur France 3


Ce 16 janvier 2019, "Pièces à conviction" propose une soirée spéciale en deux parties présentée par Virna Sacchi. A 21 heures, une enquête au cœur de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) révèle l'ampleur d'une réalité jusqu'ici étouffée : éducateurs dépassés et parfois violents, enfants sexuellement abusés par d'autres mineurs, adolescents livrés à eux-mêmes dans des chambres d'hôtel, familles d'accueil peu contrôlées et parfois maltraitantes...
A 22h35, un débat : comment mieux protéger les enfants placés ? Avec des témoignages d'ex-enfants placés, et des réflexions de responsables de l'Aide sociale à l'enfance, de représentants de l'Etat, d'experts et de juges pour améliorer le sort des mineurs en situation de placement.
https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/video-familles-accueil-debordees-foyers-surcharges-pieces-conviction-enquete-enfance-danger-nord-1607853.html

Les jeunes en difficulté sont à toute épreuve


Ils ont à peine 20 ans et sont déjà passés par des moments difficiles : rupture familiale, violences, rue... Ils sont 14, comme Mariéta et Lewis, à être hébergés par le service Urgence Jeunes de Gagny où ils reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour rebondir.
« Ils ont été rejetés par leur famille alors même qu'ils n'avaient pas fini de se construire. Ils sont orientés par le 115 et arrivent ici dépressifs, exténués, sans repère» explique Ouardia, éducatrice spécialisée.
« Ils sont hébergés environ 9 mois, au sein du pavillon que nous louons, ou dans les chambres des Foyers de Jeunes Travailleurs de Rosny ou Bondy. On se voit très régulièrement. Ils se rendent ainsi compte qu'il est encore possible de compter sur un adulte ». Sa collègue, Caroline confirme : « Nous sommes à la fois leur référente, leur conseillère, mais aussi quelqu'un sur qui s'appuyer ; parce qu'ils n'ont pas seulement besoin qu'on mette de l'ordre dans leurs papiers. Ils ont besoin qu'on les aide à trouver leurs repères pour continuer à se construire », souligne-t-elle.
Cette aide, Mariéta, 22 ans et Lewis, 20 ans en bénéficient depuis plusieurs mois. Discrets, leur parcours et leur détermination à avancer sont représentatifs des combats que mènent les jeunes accompagnés par Caroline et Ouardia, mais également Samia, la conseillère santé et Islande, la psychologue du service.


Entretien avec Mariéta et Lewis


Qu'est-ce qui vous a amené à être hébergés par Aurore ?


Mariéta : Je suis née en France, mais je suis partie au Sénégal quand j'avais 5 ans. J'ai voulu revenir en France pour les études. J'ai vécu d'abord chez ma tante, mais ça s'est mal passé, puis je suis allée chez un oncle et finalement ça n'a pas été non plus. Alors, j'ai passé quelques temps en foyer d'urgence, puis je suis arrivée ici.
Lewis : Je viens de Centre-Afrique où je vivais avec ma mère. Un jour, mon père, qui vivait en France, que je ne connaissais pas bien, est venu me chercher pour que je fasse mes études. Il était très exigeant avec moi, je n'avais pas le droit de faire autre chose qu'étudier. Mais il avait refait sa vie en France, alors je n'étais pas vraiment le bienvenu. Un jour il m'a mis à la porte. C'était en hiver et l'année du bac. La journée j'allais à l'école, et le soir je dormais dans un foyer d'urgence, avec des vieux, parfois des hommes sales. Le week-end, je ne savais pas où aller pour réviser. Ça a duré 2 ou 3 mois avant que je n'arrive ici.


Pourquoi cet hébergement et l'accompagnement de Caroline et Ouardia sont-ils importants pour vous ?


Lewis : Grâce à cette chambre, j'étais un peu plus tranquille dans ma tête pour finir de réviser et j'ai finalement réussi à avoir mon bac. Caroline est quelqu'un d'important pour moi, elle m'aide dans mes démarches, elle me donne des conseils, elle est là aussi quand je n'ai pas le moral.
Mariéta : On m'a orientée vers un bac pro sanitaire et social, alors que j'ai toujours voulu être hôtesse de l'air. Chaque fois que je suis allée dans des missions locales, on me disait de faire des études dans le social parce qu'il y avait du travail, mais je ne suis vraiment pas faite pour ça. Ici, on m'a accueillie et surtout, on m'a écoutée. Grâce à Ouardia, j'ai pu faire un séjour de 3 mois en Irlande pour améliorer mon niveau d'anglais et apprendre à me débrouiller toute seule. Elle m'aide beaucoup dans mes démarches parce que j'ai plein de projets, elle m'aide à les concrétiser.

A ce propos, quels sont vos projets ?


Lewis : J'aimerais faire un BTS en alternance, mais je suis très timide, alors j'ai du mal à trouver des entreprises. Caroline m'a proposé de participer à des ateliers « entretiens d'embauche ». Ça me servira sans doute aussi pour trouver un petit boulot pour cet été.
Mariéta : J'attends une réponse du GRETA pour passer mon bac en candidat libre et tenter ensuite le concours d'agent d'escale. En attendant, je cherche du travail pour payer mon permis.
Qu'est-ce qui pourrait être amélioré pour aider des jeunes en difficulté ?
Lewis : J'ai passé presque 3 mois dans un foyer pour SDF à Pantin. Je n'avais pas de PASS Navigo, donc j'ai fraudé pour pouvoir aller en cours, et j'ai reçu des amendes. C'aurait été bien qu'on me propose d'aller à l'Urgence Jeunes plus tôt.
Mariéta : On a beaucoup de projets, mais c'est dur quand on n'a pas un sou. Je n'ai pas le RSA par exemple. En fait, on a juste de quoi manger et faire quelques démarches (120€/mois pour l'alimentation ; 10 € pour le téléphone ; un peu d'argent pour les vêtements...). Si j'avais plus d'argent, je n'en ferais pas n'importe quoi. Ce n'est pas parce que j'ai 22 ans que je ne suis pas mûre ! Il faut aider les jeunes. Après tout, c'est nous le futur !


https://www.aurore.asso.fr/pole-urgence-sociale-et-hebergement/

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