Société

SANTE : Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

 

Ce que les médecins (et bien d'autres) n'ont pas appris à l'école par François MAUGIS

Ce qu'il faut retenir de notre longue histoire, c'est bien sûr le régime alimentaire qui a permis à notre espèce de survivre jusqu'à nos jours, mais c'est surtout la durée faramineuse pendant laquelle cet être mi-homme mi-bête, a vécu. On peut remonter à la disparition des Dinosaures qui a permis, il y a 65 millions d'années aux mammifères de se développer. Mais la véritable construction de la lignée humaine ne commence que 55 millions d'années plus tard. Oui, vous avez bien lu, notre véritable histoire ne commence pas il y a 2000, 5000 ou 10000 ans, mais il y a 10 millions d'années.

Ce qui est important de retenir pour notre santé c'est le fait que pendant ces 10 millions d'années, notre organisme, notre métabolisme a eu largement le temps d'évoluer pour s'adapter à nos dures conditions de vie de l'époque. Ceux dont l'organisme était trop faible ou inadapté, n'ont pas survécu. La sélection naturelle est impitoyable mais très efficace. Autrement dit, nous sommes les héritiers d'un hominidé parfaitement au point pour survivre et résister à toutes les maladies. Alors, me direz-vous, comment se fait-il qu'aujourd'hui on « tombe » encore malade ? La réponse est relativement simple, connue partiellement du monde asiatique mais totalement méconnue du monde occidental. Pour bien me faire comprendre, j'ai coutume de dire que la machine la plus perfectionnée du monde, a ses limites et si nous « tombons » malade c'est tout simplement que nous dépassons ces limites.

Comme nos ancêtres, notre organisme peut s'adapter à beaucoup de choses, encore faudrait-il lui en laisser le temps. L'accélération actuelle d'absorption de poisons et de modifications de nos modes de vie, est incompatible avec la durée nécessaire pour que notre organisme ait le temps de s'adapter. Mais, si sans médecins et sans médicaments vous souhaitez conserver ou retrouver la santé, cela est encore possible. Il suffit aujourd'hui d'adapter votre mode de vie à ce qu'a prévu la nature pour vous permettre de survivre.

Rappelez-vous les conditions de vie de vos lointains ancêtres et rapprochez-vous en le plus possible. Ce n'est pas toujours facile, mais vous verrez, les résultats sont extraordinaires. Quelques conseils, donc : Nous fûmes d'abord un animal frugivore. Mangez donc quelques fruits. Le chasseur cueilleur consommait un peu de gibier quand il en trouvait mais surtout beaucoup de racines cuites (principalement des ignames). Il lui arrivait de consommer les fruits tombés au sol, donc fermentés et légèrement alcoolisés. Selon certains spécialistes, ce serait la raison pour laquelle les humains sont les seuls mammifères capables de digérer l'alcool (en faible quantité, bien entendu). Enfin, et c'est le plus important, l'homme est un animal marcheur. Et il a beaucoup marché pendant 10 millions d'années. Son métabolisme est donc conçu pour alimenter un marcheur.

Nos glandes produisent tout ce qu'il faut pour alimenter la mécanique d'un marcheur. Si nous ne marchions plus, ces fameuses glandes qui nous maintiennent en forme, s'atrophieraient, notre corps s'affaiblirait et nous tomberions alors facilement malade. CQFD. L'homme préhistorique parvenait à tuer des animaux plus rapides que lui. Il y avait l'astuce et le piège bien-sûr, mais surtout l'endurance. En cas d'effort prolongé, le mammifère s'échauffe et est obligé de se refroidir. L'animal à fourrure n'a d'autre choix que de s'arrêter de courir et de haleter (refroidissement par la bouche), l'homme se refroidit en permanence grâce à la transpiration et donc n'est pas obligé de s'arrêter. Avec un peu de patience, il finissait donc toujours par rattraper l'animal.

L'une des raisons de notre fragilité c'est donc la sédentarité. Tentez la marche (inutile de courir si vous n'en n'avez pas envie) mais faites des marches longues (minimum 3 heures). Vous donnerez ainsi un coup de fouet à vos glandes endormies. Cela peut suffire. Dans le cas contraire, augmentez la dose.

Consultation gratuite de François MAUGIS
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Abou BA guide touristique est venu et il a conquis la France ; avec EVANEOS le tourisme prend un autre sens.

 

Abou BA guide touristique est venu et il a conquis la France ; avec EVANEOS le tourisme prend un autre sens.

Jeudi 29 juin 2017, venez rencontrer Abou, notre agent local au Sénégal, et Robert, agent au Cameroun, qui seront exceptionnellement présents dans nos tout nouveaux locaux pour répondre à vos questions et vous aider à organiser votre voyage lors d'un afterwork immersif.


Quelle est la meilleure période pour partir ? Quel type de circuit faire ? Où dormir, manger, se cultiver ? Le Sénégal et le Cameroun n'auront plus de secret pour vous !

Un accueil chaleureux et un cadre, une ambiance qui vous plonge dans le voyage : cet ailleurs.


Ça court de toute part, c'est dynamique, c'est jeune c'est fun, chacun a une mission.


Abou Ba l'invité d'honneur d'EVANEOS est déjà là. Un ajout et c'est une bonne chose, pour encore agrémenter la soirée EVANEOS a invité Robert EVANEOS Cameroun à présenter son pays et Sandrine Mercier Créatrice de AR magazine nous raconte son séjour au Sénégal avec un regard spécialisé qui vous sort des chantiers battus : le vieux photographe dont elle souhaite que l'atelier soit réhabilité, sa belle robe en wax qui lui va si bien et tellement bien qu'elle s'est refaite 2 ou 3 sur mesure. Elle nous montre ce ST LOUIS avec cet artiste qui récupère les vélos...et les expose.


La DRH de EVANEOS nous souhaite la bienvenue et décline le concept de EVANEOS avec ses 140 employés : Créer son voyage sur mesure avec un guide référencé EVANEOS.


Oui le guide est formé au concept de ce groupe et profitons-en pour saluer cette originalité dans le recrutement. Le groupe recrute forme et accompagne à la fois les clients mais aussi les collaborateurs.


Abou d'entrer de jeu nous salue en «sénégalais «salam aleycoum naguen deff» et attend notre retour. Il explique que c'est la meilleure façon d'entrer en contact avec les locaux. Et c'est une marque de politesse et de savoir vivre. Il déroule son diaporama en nous présentant le Sénégal au plan géographique, touristiques, et les singularités comme les ethnies bassaries, les montagnes pour faire du ski non il rigole, etc. La belle Casamance est une belle destination, le lac rose, le dessert, les iles du Saloum, l'ile de Gorée pour sa tranquillité nocturne, sans oublier la réserve ou le parc de Bandia qui est menacée comme les autres poumons verts du pays, etc. Les oiseaux, le syncrétisme religieux et son corollaire la paix font du Sénégal une juste destination. Pour Abou le reste sera dit sur place, il n'est pas question de tout dévoiler ici il faut en laisser...

D'anciens clients qui ont séjourné dans les deux pays ont aussi parlé de leur expérience, une leçon touristique de vie.


Pour préparer les candidats aux voyages ou les simples curieux, EVANEOS organise des afters works qui sont des occasions privilégiées de rencontres et d'échanges
Buffet bien garnis, Pastels, cacahuètes, boisson, du riz du yassa, cocktail de mangue, gingembre, etc, ont ravi les papilles et on pourra dire que voyager c'est aussi à travers la mise en bouche.


A côté du buffet et tout proche une table avec une sélection d'ouvrages et de masques ou d'objets artisanaux du Sénégal prêté par Pape CISSOKO.
L'idée a été initiée par notre ami et doyen le Dr Ndongo MBAYE. Accompagner notre compatriote venu vendre la destination Sénégal en montrant une autre facette du pays la littérature et autre.


Sur cette table pape CISSOKO de la diaspora Sénégalaise avait rigoureusement sélectionné des ouvrages classiques, Leuk le Lièvre, la grève des Batou, L'os de Mor lam, l'Aventure ambigue, la bibliographie du Dr Ndongo Mbaye écrivain et poète, le grand ouvrage du Pr Assane SYLLA : « La philosophie morale des Wolofs », Thèse de Doctorat d'état (1976), publiée à l'issue d'une étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof. Dans l'étude sociologique et philosophique très approfondie du peuple Wolof à travers cet ouvrage « La philosophie morale des Wolofs », le Professeur Assane Sylla y a développé tous les principes essentiels, produits du génie des concepteurs de notre société. Il en tirait la conclusion suivante: « au sommet de la hiérarchie des valeurs qui sous-tendent la société wolof, se trouvent les valeurs morales, éthiques et religieuses ». Il y affirmait que nos penseurs ont volontairement érigé une société dans laquelle ces valeurs font l'objet d'une option philosophique clairement choisie et vers laquelle il faut s'orienter.
Cette orientation disait-il a pour but de parfaire l'individu: mettre l'Homme au cœur des préoccupations de la société; selon Platon, pour bâtir une société solide, il faut être éducateur. Et pour cela, plusieurs concepts de valeurs, de principes et règles de bonnes convenances ont été mis en place: le sens de l'honneur, la droiture morale, l'humilité, le respect des bases de la vie en société etc... Et pour étayer cette démarche, il évoquait la richesse de la langue Wolof en termes de valeurs morales que l'on retrouve aisément dans tout un corpus savamment élaboré de dictons et d'adages populaires visant l'adoption par tous des principes et valeurs ainsi exprimés..


J'ai aussi choisi de montrer que le Sénégal est un pays ou la vie religieuse ne souffre de rien et l'ouvrage sur le cardinal TCHANDOUM de Mendy a su .Deux ouvrages de géopolitique Alpha Sy et Ibrahima SOW de l'IFAN.


Divers objets qui démontrent le talent des artisans du pays.


Abou me disait que pour la 1 ère fois les concitoyens et autres étaient bien informés avant qu'il ne foule le sol de Paris.
Oui la diaspora et je nomme allégrement mes amis le Dr Ndongo MBAYE, Mme Cécile THIAKANE ( présente malgré un emploi du temps chargé), et moi-même, le mannequin Khoudia MBAYE, SOS CASAMANCE, CREATEO, a décidé d'épauler nos concitoyens qui viennent sur Paris pour raison professionnelle ou animer une conférence.

La diaspora ne fait pas que dans la critique, elle veut construire comme elle peut et tend la main à qui veut la saisir, sans triomphalisme ni intérêt quelconque sinon que le bien du Sénégal cher à tous.


Nous pouvons profiter du séjour de nos concitoyens pour organiser un rencontre littéraire, une mini conférence, une causerie, pour échanger,trouver des opportunités,  exposer et débattre pour le bien de notre cher pays le SENEGAL..


Revenons à Abou qui depuis qu'il travaille avec EVANEOS développe mieux son activité et a recruté 10 personnes et a bénéficié des moyens mis à disposition pour plus d'efficacité.


Abou ne s'arrête pas là, acteur dans la société civile il essaie de faire de bonnes actions, l'électrification 'une rue de son village et il a le projet de creuser un puit pour l'accès à l'eau.


Selon lui l'action citoyenne peut se décliner sous diverses formes et son activité le lui permet et il le fait volontiers.


Un guide touristique professionnel robuste ouvert, cultivé et bien aimable et il n'est plus seul il a une équipe vogue avec EVANEOS pour un tourisme plus à l'écoute ou dirons-nous le touriste à son mot à dire et ses envies exaucées quand c'est viable. Pour un tourisme participatif et inclusif qui fait de l'homme le centre de tout.

 

Merci au personnel de EVANEOS, merci aux invités camerounais, sénégalais et autres. Merci à Cecile THIAKANE, à Na,. Merci aux compatriotes qui ont suivis cette initiative du début à la fin ; Nancy, youssou seck, Francine, Moussa CISSOKHO, AMADOU T NIANE du Parc de BANDI, etc ....


Prochainement nous parlerons de Robert de EVANEOS Cameroun.

 

L'Estonie, paradis du tout-numérique-Dématérialisation efficace

 

-Le Parisien>Magazine>Grand angle|Benjamin Jérôme


LE PARISIEN MAGAZINE. Fini, l'attente interminable à la mairie ou à la banque. Les habitants de cet Etat balte peuvent réaliser la totalité de leurs démarches administratives en ligne. Bienvenue au pays sans paperasse.


« C'est vrai qu'en France, vous faites encore des chèques ? » s'amuse Varje Vilijari. Signer un bout de papier pour régler son loyer, l'idée fait beaucoup rire cette Estonienne de 35 ans, qui travaille à la comptabilité d'une société de logistique maritime. Cela fait longtemps que Varje, comme les 1,3 million d'habitants de cet Etat européen voisin de la Russie, Mer Baltique a fait une croix sur le papier en général, la paperasserie de l'administration en particulier. Ici, 96 % des foyers paient leurs impôts en ligne, 99,8 % des transactions bancaires sont dématérialisées.


Une carte d'identité... à brancher !


Tout, ou presque, se règle avec un ordinateur. Virer de l'argent, renouveler une ordonnance médicale ou une assurance auto, signer un contrat, créer une société ou demander un permis de construire, voter et même enregistrer le prénom de son bébé: des milliers de services (2600 rien que pour le secteur public) sont accessibles en ligne. « Vous ne devez vous déplacer que pour vous marier, divorcer ou acheter une maison », énumère Anna Piperal, qui reçoit les délégations et les médias internationaux à Tallinn, la capitale, au showroom e-Estonia, centre ultra-moderne qui sert de vitrine à la « société digitale » développée par l'Estonie. Russie Fleur Pellerin, alors ministre déléguée au Numérique, l'a visité en 2013. Angela Merkel est passée l'été dernier. Elles ont pu découvrir que la révolution numérique se niche d'abord dans le portefeuille ou le sac à main des Estoniens.

En janvier 2002, le pays a équipé ses pièces d'identité d'une puce électronique. Obligatoire à partir de l'âge de 15 ans, cette carte d'identité digitale se connecte à un ordinateur, en passant par un lecteur adapté. L'intérêt ? Associée à deux codes secrets (à quatre et à cinq chiffres), la carte certifie que c'est bien vous devant l'écran, et pas votre conjoint(e) ou votre voisin. Dès lors, à partir de l'instant où votre identité sur Internet est certifiée par l'Etat, signer en ligne a autant de valeur que signer un papier. Et tout ce que vous pouvez faire en vous déplaçant à la mairie, aux impôts ou à la banque, devient alors possible depuis un ordinateur. Petit bonus: la carte d'identité digitale peut remplacer toutes les autres cartes à puce. En France, nous avons la carte d'identité, la carte d'électeur, le permis de conduire, la carte de bus, la carte Vitale, une carte pour la piscine ou le club de gym, sans oublier les cartes de fidélité données par les magasins...
En Estonie, tout est consigné sur cette unique carte d'identité digitale.

« Elle me sert aussi pour emprunter des livres à la bibliothèque ou pour enregistrer mes tickets de train », complète Helina, 43 ans, la compagne de Varje, qui suit, sur son PC portable, les inscriptions et les notes à l'école de ses filles. Seule la carte bancaire n'est pas remplacée. Enfin, 6 % des Estoniens ont opté pour la carte d'identité sur téléphone, moyennant 1 euro par mois. Là, vous glissez une carte SIM spéciale dans n'importe quel appareil, et vos deux codes secrets, toujours les mêmes, vous authentifient. On vous demande vos papiers? Vous sortez votre téléphone! « Le tout-numérique, on ne cherchait pas à en faire un truc cool, c'était juste une nécessité. C'était la seule façon de faire fonctionner ce pays », s'amuse Taavi Kotka. Chevelure en révolution permanente, ce quadra dirigeait la principale entreprise estonienne de conception de logiciels. En 2012, il la vend. Devenu riche, l'entrepreneur, astreint à une clause de non-concurrence, ne peut se faire embaucher par ses anciens concurrents. « J'avais le choix entre partir à l'étranger, rester à la maison ou travailler pour le gouvernement. Alors pourquoi ne pas essayer d'aider mon pays ? » Aujourd'hui, il est l'un des principaux acteurs de la révolution numérique estonienne, et notamment de la e-résidence, destinée aux étrangers.
Des cours gratuits pour manier la souris
En Estonie, le passage au tout-numérique commence après l'éclatement de l'Union soviétique, en 1991. Devenu indépendant, le pays, une fois et demie plus grand que la Belgique, mais dix fois moins peuplé, s'ouvre au capitalisme.

Dans cet Etat vaste et vide, comment rendre accessibles les services à l'ensemble de la population? C'est le secteur privé qui, le premier, va inciter les Estoniens à se convertir à l'ordinateur. « C'est bien trop coûteux d'ouvrir une agence bancaire dans chaque petite ville, calcule Taavi Kotka. Mieux vaut la supprimer et pousser les gens à utiliser Internet. » Bientôt, le gouvernement prend le relais, investissant dans le développement du Wi-Fi, la mise en place de hotspots (lieux publics où les gens peuvent se connecter) et la création de cette fameuse carte d'identité digitale en 2002. Tout le monde n'a pas d'ordinateur? Des PC, libres d'accès, sont mis à disposition dans les bibliothèques, les écoles et tous les bâtiments publics. Certains – les seniors notamment – ne savent pas se servir d'une souris ?

Des cours gratuits, financés par le secteur privé, leur sont proposés. Pour les plus réfractaires, il est toujours possible d'envoyer des courriers papier à l'administration. Vingt ans plus tard, ce volontarisme étatique a payé: « 96 % des échanges avec les services publics se font aujourd'hui en ligne, sourit Taavi Kotka. Je pourrais vous vendre ma voiture sans quitter cette pièce et sans qu'on ait à s'échanger des papiers. On mettrait sûrement plus de temps à discuter du prix qu'à faire les démarches. » Les autorités ont calculé que chaque Estonien économisait en moyenne quarante heures par an, en paperasserie et en déplacements à la mairie, à la poste ou encore à la banque. L'équivalent d'une grosse semaine de travail.


Côté business, cette conversion au numérique a aussi dopé l'économie locale. Le marché étant petit, les entreprises se tournent d'emblée vers le monde pour vendre leurs produits. Outil de communication en ligne, Skype a son siège à Tallinn. Le Français Thomas Padovani a monté la start-up Adcash, une plateforme publicitaire, depuis la cuisine de son appartement estonien en 2008. Huit ans plus tard, il place ses pubs partout dans le monde, emploie 150 personnes et a enregistré 43 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 :« L'Estonie est une société de services,dont le président (en l'occurrence, une présidente, Kersti Kaljulaid,depuis octobre 2016, NDLR) est le VRP,estime Thomas Padovani.La France vend des Airbus, l'Estonie table sur les services en ligne pour se démarquer. » La dématérialisation de la société s'est imposée aussi bien dans la vie privée que professionnelle. Chaque patron s'identifie en ligne grâce à sa carte d'identité digitale pour répondre aux appels d'offres et valider chaque année les comptes de son entreprise. Même chose pour les policiers qui, en même temps qu'ils contrôlent votre véhicule,vérifient en ligne votre permis de conduire, votre assurance voiture, votre contrôle technique et si vous avez payé vos dernières contraventions. Les médecins, eux, consultent en ligne les dossiers médicaux de leurs patients.

Plus de mille bases de données


Pratique, mais est-ce rassurant ?

Quid de la vie privée quand tout ce qui vous concerne est enregistré et disponible en quelques clics sur un ordinateur ? Une inquiétude qui fait sourire en Estonie. Ici,comme en France, le nom de chaque habitant apparaît déjà dans une foultitude de bases de données, gérées par l'administration (plus de 1 000 en Estonie) ou le secteur privé

.Dans l'Hexagone,cela va par exemple du centre des impôts à la pharmacie de quartier qui enregistre l'adresse et la mutuelle de ses clients. « Ces bases de données existent en France, mais vous n'y avez simplement pas accès, rappelle Taavi Kotka, fonctionnaire au gouvernement.Nous,nous avons décidé de remettre le citoyen au coeur du système. » L'Estonie n'a pas créé une super-base de données, où toutes les infos seraient regroupées, mais a seulement établi un lien entre elles. Bien sûr, un policier ou un médecin indélicat pourrait accéder à certaines informations privées. Mais une agence publique a été créée pour veiller et sanctionner de tels abus. Quant à la possibilité d'une faille technique – un pirate qui usurperait l'identité d'une personne pour vider sescomptes –,les autorités assurent que cela ne s'est encore jamais produit.

Fouladou – Ronde des chasseurs de veuves vip : Quand la bourse commande le cœur

La journée internationale des veuves a été célébrée presque dans l’indifférence, à Kolda. Pourtant, la majorité est  plongée dans la grisaille de la vie quotidienne qui se caractérise par une précarité innommable. Mais les plus «nanties» d’entre elles, font face à des prédateurs d’une autre espèce. Ces chasseurs de veuves sont à la recherche d’une épouse dont le défunt mari a laissé un «capital» consistant pouvant épargner l’élu de certaines dépenses. Désormais, ici, la bourse commande le cœur, même si certains discours tentent de faire croire le contraire. Immersion dans l’univers des veuves, avec une tradition en perte de vitesse.

Elles sont de plus en plus nombreuses au Fouladou, les veuves. Elles sont organisées depuis plusieurs années, mais la structure est toujours oubliée.  L’association des veuves de Kolda végète dans le dénouement et l’indifférence. Elle regroupe plus de 720 membres dans la commune et le département, depuis sa date de création en 1986.

La structure est dirigée par  Hadja Ousseynatou Diallo. Elle entend venir en aide à ses membres en menant des activités génératrices de revenues. Mais l’association ne vit que des cotisations de ses membres, aucune structure ne vient en aide aux veuves de Kolda. Selon la présidente, le ministre de la femme avait demandé que l’association puisse monter des antennes à Vélingara et à Médina Yéro Foulah. Mais depuis, c’est le silence. La présidente n’était même pas au courant, ce vendredi matin (23 juin dernier), que cette journée leur était dédiée. «Nous ne sommes pas au courant. Il ne pense même pas à nous.», se lamente Adja Diallo. Ici les veuves n’ont pas, pour l’essentiel, de pension et chaque jour de nouveaux membres sont enregistrés. Cela après  une période de veuvage fixée à 4 mois 10 jours : «une période qui peut varier, selon les croyances et ethnies.» 

Une recommandation de l’islam  destinée à évacuer l’émotion, atténuer la douleur par l’accompagnement social, mais aussi, vérifier qu’elle ne porte pas une grossesse du défunt. C’est une étape d’abstinence, d’intense prière avec un encadrement  de femmes plus âgées pour veiller sur les veuves, en assurant certains services domestiques, notamment le bain, le linge de la veuve. Cette étape est marquée par l’habillement très simple de la veuve qui se débarrasse de maquillage et autres attirails pouvant attirer le regard  de mâles. Un moment de réflexion sur son avenir aussi qui voit la ronde des amis, parents et autres proches. Parmi les visiteurs, les prétendants venus observer, tâter le pouls, en faisant  semblant de compatir à la douleur de la famille, mais surtout voir comment et sur qui s’appuyer pour réussir à séduire la veuve.

LE POIDS DE LA STIGMATISATION

Ces veuves vivent leur calvaire dans l’indifférence surtout pour les plus jeunes. Sans pension et autres sources de revenues. Elles sont parfois stigmatisées, car perdre très tôt son époux est considéré comme «ay gaff» (avoir la poisse). Ces veuves sont alors indexées par la société comme des «dévoreuses» de maris et  gare à ceux qui rôdent autour ; ils sont très vite avertis par cette interrogation : Voulez-vous mourir ? Elles sont souvent accusées d’avoir quelque chose à voir avec la mort de leur conjoint.

 ORPHELINS ABANDONNES A LEUR SORT

A côté des veuves, il y a les orphelins. Rares sont les programmes spécifiques pour cette couche. Beaucoup d’enfants sont désorientés par la perte des parents. Ils sont victimes de précarité et la seule équation est de trouver à manger. Des responsables de l’association des personnes vivant avec le vih  Ballondiral de kolda, nous ont permis de pénétrer leur univers. Cette structure recense plus de 123 orphelins, rien que pour le département de Kolda. Des enfants qui, pour l’essentiel, ont perdu leurs deux parents et sont sous la responsabilité de grands-parents sans ressources. Les programmes d’appui sont devenus rares et même les services sociaux ne s’en préoccupent pas. La présidente de l’association explique : «à la veille des fêtes, les enfants nous arrivent souvent dans une situation délicate. Car nous avions cheminé avec leurs défunts parents ; nous sommes présentés comme leurs proches et il faut faire quelque chose». Les programmes de soutien du fonds mondial contre le sida ne prend en charge que les enfants infectés, tandis que ceux affectés sont oubliés. A Kolda, les organisations travaillant pour la protection des enfants, oublient royalement cette cible.

            

LES CHASSEURS DE VEUVES 

Après le choc de la disparition, avec la fin de la période légale de veuvage, madame redevient un cœur à prendre, les frères du défunt qui ont assuré l’intérim pendant la période, sont les premiers prétendants pour officiellement l’empêcher de quitter le cercle familial, histoire d’aider à l’éducation des enfants. Les arguments sont nombreux et jadis le remplacement du défunt était assuré automatiquement par une officialisation de l’union. C’est la pratique du lévirat, très ancienne au Fouladou. La femme prend d’abord un petit temps de repos avant de commencer à s’occuper d’elle. Ce temps est propice pour se refaire sur le plan physique, matériel pour mieux affronter les prétendants ou faire la ronde. Témoignage de Khady, veuve depuis 4 ans : «c’est normal de se reposer, de s’occuper de son corps,  mais aussi de mesurer ses nouvelles charges». Ne pas arrêter de vivre à cause de l’autre, accepter la volonté divine, explique-t-elle. A cet instant commence la gestion de la famille : l’intendance, l’immixtion des amis et autres conseillers avec chacun ses vérités. Les premiers pas du retour au célibat couronné par quelques souvenirs ou caprices de jeunes filles.

UNE STRATEGIE IMPARABLE

Les chasseurs sont souvent des personnes présentables qui mènent des enquêtes sur la veuve, le passé du couple, les biens hérités, les qualités du défunt mari, bref, toutes une documentation pour mettre la chance  de son côté, et l’appui les copines est fondamental. Ici la bourse commande le cœur. Le reste devient une affaire de technique bien étudiée avec la phase d’attaque, avec l’envoi des messages par le canal d’intermédiaires proches de la veuve ;  puis le face-à-face avec un argumentaire bien travaillé, après la collecte d’informations sur la veuve. Il faut toute une stratégie pour combler le vide laissé par le défunt mari, aider les enfants pour leur éducation, etc, autant d’actes qui pèseront sur la balance. Ahmed est un d’eux, en 2007, il a célébré sa seconde noce avec une veuve dont le défunt mari était un homme d’affaires qui a perdu la vie à la suite  d’un accident de circulation. Il réfute le mariage d’intérêt : «non, c’est un hasard. Je l’aimais. Si elle n’avait pas de maison, elle aurait habité chez moi. Je ne crois pas au mariage arrangée». Pourtant, Ahmed, jadis un débrouillard dans l’informel, a changé de mine ; il a presque abandonné sa première épouse, qu’il ne voit qu’occasionnellement. Chez la veuve, Ahmed n’a aucune contrainte de dépenses, au contraire. Lui se défend :  «je suis un musulman, donc je suis pour la polygamie, ce qui implique le respect de certaines valeurs. Il n’est pas interdit d’épouser une veuve et si elle peut vous entretenir, c’est encore une chance. Les problèmes avec ma première femme n’ont rien à voir avec ce nouveau mariage. Comme je ne peux pas être respecté par ma première épouse, j’ai pris l’option de rester ici, chez ma seconde. Ce n’est pas un divorce, mais une séparation de corps.», confesse-t-il devant sa veuve et deuxième épouse intriguée par cette immixtion dans leur vie de couple. Avant de s’inviter au débat : «Vous avez vraiment d’autres choses à faire que de s’occuper de nos couples», me lance-t-elle à la figure, avant  de poser cette question : «quel homme peut refuser d’épouser une belle femme qui à les moyens de vous assurer une vie décente et sans histoire ? » « Allez, répondez ! », fait-elle remarquer.

Certes, il est difficile en cette période de renchérissement des prix des différentes denrées de résister aux veuves «couronnées» d’or. La seule chose qu’on attend du mari, est de remplir son devoir conjugal.

GALERE DES VEUVES SANS «CAPITAL»

La chasse aux veuves ne concerne souvent que celles qui ont la chance d’hériter de biens matériels, une villa d’abord et de préférence avec moins d’enfants. C’est la cible idéale. Pour les veuves sans «capital» laissé par le défunt mari, ni pension, il faut vraiment bénéficier d’un appui de la nature pour retrouver un mari. Pour les vieilles veuves sans ressources, la vie devient un calvaire. Il faut recourir à l’imam du quartier, lui signifier sa volonté de trouver un homme pour mieux pratiquer sa foi. Nombreuses sont les femmes qui croient que le mariage est indispensable pour une bonne pratique de l’Islam. Pour certains religieux cependant, une veuve peut rester sans mari si elle peut s’abstenir de rapport sexuel.

«SINA  FOUTOU» OU LE MARI «D’OCCASION»

Au fouladou, le «Sina Foutou» reste une pratique bien connue, «se nouer la corde», trouver un homme qui accepte de jouer un rôle de mari, sans réellement être astreint à remplir certaines obligations d’entretien de la conjointe ou de «partager le lit». C’est le lot des vieilles veuves qui y ont recours pour aller à la Mecque ou passer la période du mois de ramadan. Il arrive que ce soit les enfants de la veuve qui trouvent un remplaçant à leur défunt papa.

 PIEGES DU «REPOS DU GUERRIER»

La chasse aux veuves devient de plus en plus risquée, pour cause la veuve peut être à l’origine de la mort du défunt avec l’apparition des maladies comme le SIDA, comme l’explique un médecin : «les fausses croyances font que le Sida ne soit une maladie de jeunes ou des vagabonds sexuels. Malheureusement, le sida reste une maladie qui se retrouve dans toutes les couches de notre société, chez les marabouts, chauffeurs, journalistes ou autres. Pour épouser une femme, il est plus sûr de faire des tests avant de consommer tout mariage, surtout pour ceux qui veulent épouser des veuves».

LEVIRAT  ET SORORAT,  EN PERTE DE VITESSE

Autre phénomène qui a perdu du terrain de nos jours, le sororat, pratique qui consiste à faire remplacer sa sœur défunte sur son lit conjugal. Reprendre la vie avec le mari d’une sœur décédée très tôt. Des phénomènes souvent justifiés par l’islam, aujourd’hui certains marabouts réfutent ces arguments, l’Islam ne recommande point le lévirat ou le sororat. Il ne l’interdit pas non plus, car c’est une façon de gérer au mieux les héritiers de la personne qui décède, indique un islamologue.

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
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