Société

Sénégal oriental: incendie meurtrier lors d'une cérémonie religieuse

Au Sénégal, un violent incendie lors d’une cérémonie religieuse a fait une vingtaine de morts ce mercredi 12 avril, selon un bilan provisoire. Le drame est survenu dans la région du Sénégal oriental, alors que les pèlerins étaient réunis pour prier. Une délégation gouvernementale est attendue dans la journée.

L’incendie s’est déclaré ce mercredi après-midi lors d’un évènement religieux, le Dakaa de Médina Gonassé, une localité située dans la zone de Tambacounda, vers laquelle plusieurs milliers de personnes convergent chaque année pour prier ensemble pendant une dizaine de jours.

Il y aurait une vingtaine de morts et des dizaines de blessés, selon un bilan provisoire des autorités sénégalaises. L’origine de l’incendie est encore inconnue : les flammes ont probablement pris de l’ampleur, car c’est une zone où il fait actuellement très chaud, très sec, et parce que l’évènement est organisé en pleine brousse.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que se produit un incendie au Dakaa de la Médina. Le dernier remonte à 2014 et une partie du site avait alors été détruite par les flammes.

Condoléances

Le président Macky Sall a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au khalife, au leader spirituel de Médina Gonassé. Une délégation gouvernementale est attendue sur les lieux ce jeudi, conduite par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Abdoulaye Daouda Diallo.

Cet incendie rappelle un triste souvenir aux Sénégalais : le drame qui s’était produit en 2013 dans une école coranique du quartier dakarois de la médina, un incendie là encore dans lequel avaient péri 9 jeunes talibés. La retraite religieuse avait débuté ce samedi et devait se poursuivre jusqu'au 17 avril.

RFI

Le «NDIGUEL», le «NDIGÂLé» et le «NDOUGAL» approche définitionnelle et précision au Sénégal-par IBRAHIMA DIOUF

Le «NDIGUEL», le «NDIGÂLé» et le «NDOUGAL» approche définitionnelle et précision au Sénégal-par IBRAHIMA DIOUF

L'islam confrérique du Sénégal est l'une des causes de stabilité de notre pays. En fait les guides religieux à la tête de nos confréries sont considérés comme des régulateurs sociaux ou même des directeurs de conscience.


L'affiliation de la majorité des musulmans du Sénégal à une confrérie soufie et l'acclimatation du soufisme en Afrique de l'ouest a donné naissance à une pléiade de concepts qui méritent des explications.
Parmi ces concepts nous pouvons citer le « Diebeulou » ou « Diâyanté » (acte d'allégeance), la « tarbiya » (éducation spirituelle) et le « Ndiguel » (consigne)


L'actualité politico-socio-religieuse de ces dernières semaines nous incite à apporter quelques éclaircissements sur ces mots et ce en toute humilité.


Le NDIGUEL : c'est une consigne donnée par un guide spirituel à un adepte. L'adepte est celui qui fait acte d'allégeance auprès d'un homme de Dieu pour que celui-ci lui assure une ascension spirituelle. C'est la « Tarbiya ». Mais à qui doit-on faire acte d'allégeance ?

C'est quoi la « tarbiya » et qu'est-ce qu'un « Ndiguel » ?


L'acte d'allégeance (Diâyanté ou Diebeulou en wolof et selon les confréries) est la réplique de la démarche des compagnons envers le Prophète PSL. En fait en l'an neuf (09) de l'ère Musulmane, le Prophète Muhammad (PSL) voulu faire le pèlerinage à la Mecque comme le prescrit la religion qu'il prône. Mais les dignitaires de la Mecque, ne comprenant pas les motifs de ce voyage qu'ils jugent inopportune, lui interdirent l'accès dans la ville.


En tant que responsable, le Prophète demande à Seydina Oumar ibn Khatab d'aller négocier avec les Mecquois. Oumar, en fin connaisseur de la culture arabe, dit au prophète d'envoyer Seydina Ousmane Ibn Afan car celui-ci est plus conciliateur que lui.


Ainsi Seydina Ousmane ibn afân fut envoyé pour négocier avec les Mecquois et leur expliquer l'objet de la visite du Prophète à savoir faire son pèlerinage et retourner paisiblement à Médine. Des esprits mal sains (certains exégèses disent que c'est Satan) ont profité de la longueur des négociations et le stresse dû à l'attente pour divulguer une fausse information : « Les Mecquois ont retenu Ousmane Ibn Afan comme prisonnier de guerre » c'est alors que le Prophète s'est levé et a dit en substance : « de deux choses l'une ; soit Ousmane revient ici sain et sauf ou nous combattrons les Mecquois jusqu'au dernier d'entre eux ». Et les compagnons de venir lui témoigner leur allégeance.


Cet épisode de l'histoire de l'islam est relaté dans le Coran quand Allah SWT dit dans la sourat al Fath au verset 10 et 16 :


« ceux qui ont fait acte d'allégeance envers toi, ils le font certainement envers Allah. La « main » d'Allah est au-dessus des leurs ...... »
« Certes Allah agrée l'engagement que vous avez fait sous l'arbre, Il sait ce qui dans vos cœur et vous en accorde la quiétude... »
Dans un hadith rapporté par Al 'Aqîlî, le prophète PSL dit : « les érudits de la religion sont les « dépositaires » de la science des prophètes. Ainsi nous voyons que l'acte d'allégeance ne doit se faire en islam qu'en faveur d'un érudit respectueux des recommandations du coran et la souna.


La « tarbiya » c'est le fait pour un guide religieux de dispenser une éducation spirituelle à ses disciples afin de purifier l'âme (le « nafs ») des travers dissipant les ténèbres qui l'environnent. Le maître spirituel doit donner à ses disciples des leçons correspondant à leur état spirituel du moment en faisant tout pour préserver leur santé physique ou mentale. Ces états spirituels sont entre autres : la richesse, la pauvreté, la bonne santé, la maladie, à demeure, en voyage, la joie ou la tristesse.


L'éducation spirituelle est composée de deux formes : une éducation conventionnelle et une éducation par le dessein (himma) et l'état (hal).


L'éducation conventionnelle :


Elle consiste à faire entrer le disciple en retraite spirituelle appelé « khalwa », lui faire invoquer Allah et lui demander d'être frugal. Ces consignes observées, tout l'esprit du disciple demeure tourné vers Allah (SWT) et vers Son Envoyé (PSL).


L'éducation par le dessein et l'état :


Elle consiste à la conformation à la Sunna, le renoncement au monde et à tout ce qui lui ressemble, tel que le prestige et l'amour de la préséance, afin de préparer l'âme en vue de l'Au-delà et préparer le cœur à ne rien vouloir à côté de la volonté d'Allah. Le vrai soufi est celui qui dépasse les hommes par la grandeur de l'âme et par la droiture (istiqâma) et qui a perçu la quintessence de la religion en plus de ce qu'en sait le commun des mortels. Pour cette forme de « Tarbiya » la retraite spirituelle n'est pas obligatoire.


Le « Ndiguel » est alors donné par un guide qui en mérite l'appellation. Serigne Mansour Sy, actuel Khalife Général des Tidjanes, a pour habitude de rappeler aux adeptes lors des ziaras que la consigne (ndiguel) peut être interprétée selon ces trois termes : le « « Ndiguel », le « Ndigâlé » et le « Ndouguel ».
Le « Ndiguel » dit-il est la consigne que le guide donne à son adepte sans en attendre une contrepartie. L'adepte récolte entièrement les bénéfices de ses actes. Il donne souvent l'exemple de la recommandation à faire les actes de dévotion liés à la religion tel que la prières le jeûne les zikr, etc. Selon Serigne Mansour l'exécution du « Ndiguel » est obligatoire :

« Bôô manèè defal bôô manoul defal » (Si tu peux le faire fais-le ; si tu ne peux pas essaye)


Le « Ndigâlé » est une consigne que le guide donne à un adepte et dont le fruit de l'accomplissement peut être partagé entre le donneur d'ordre et l'exécutant. Pour exemple ici on cite souvent le fait de cultiver les terres de son guide pour avoir de la baraka. Selon Sergine Mansour l'exécution d'un « Ndigâlé » n'est pas obligatoire « Bôô manèè defal bôô manoul bayil » (si tu peux le faire fais-le ; si tu ne peux pas laisse tomber)


Le « Ndougal » quant à lui est une consigne dont l'exécution ne comporte que des méfaits pour l'exécutant. Sergine Mansour Sy dit que pour cette consigne « Bôô manèè boul def ; bôô manoul boul def » (si tu peux le faire ne le fais pas ; si tu ne peux pas n'essaye même pas)

En ces temps où des personnes se proclament guides religieux à tout bout de champ, il me paraît nécessaire pour tous les croyants et en particulier les jeunes, de bien mesurer la portées des actes qu'ils posent. Nous devons nous remémorer les propos de Abd Rahman Al Akhdari qui dit :

« il ne peut être licite pour un croyant de poser un acte sans en connaitre le statut juridique (huqmou lahi fîîhi).


Nous devons tous nous soucier de la fiabilité voire de la validité de nos actes d'allégeance (« diebeulou » ou « Diâyanté ») si nous le faisons. Ensuite conformons-nous en tant que croyant au premier propos du Coran à savoir : « LIS » (verbe lire à l'impératif). Cela nous permettra de savoir si l'éducation spirituelle (tarbiya) que nous sommes censés recevoir de nos guides repose sur les piliers de l'islam ou sur leur bon vouloir. Enfin est ce qu'en cours de « Tarbiya » les consignes (Ndiguel) que nous recevons sont bien fondées.
Rufisque le 24 Avril 2012


IBRAHIMA DIOUF
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http://www.leral.net/Le-NDIGUEL--le-NDIGALe-et-le-NDOUGAL_a36607.html#

ce texte est atemporel et nous enseigne pour éviter les dérives et déviances. P B Cissoko

Élection au Sénégal: "Le Ndiguel l'ultime recours de Wade" par Fatimata Wane-Sagna

 

Élection au Sénégal: "Le Ndiguel l'ultime recours de Wade" par Fatimata Wane-Sagna


A la veille du sprint final de l'élection présidentielle au Sénégal, le président sortant Abdoulaye Wade et son challenger Macky Sall s'affrontent sur un ultime enjeu: séduire les derniers abstentionnistes. La méthode du président Wade acculé recourir au Ndiguel ou la consigne de vote religieuse.

A la veille du second tour de l'élection présidentielle du Sénégal, l'ultime recours du président sortant Abdoulaye Wade est le Ndiguel ou la consigne de vote religieuse. L'appel à un ami d'un régime à l'agonie qui ne sait plus à quel saint se vouer. Un saint pourvu qu'il vienne de Touba, ville symbole du régime de Wade. C'est d'ailleurs là-bas que le président nouvellement élu en 2000, a cru bon de faire allégeance au marabout de l'époque. Le ton était donné.

Au cours des dix dernières années, les liens se sont renforcés entre le président et la confrérie mouridique. Une priorité se mettre dans la poche la grande frange de la population qui de près ou de loin a une sympathie ou une croyance pour les descendants de Cheikh Ahmadou Bamba. Politique et religieux, un mélange explosif nécessitant un savant dosage que jusqu'ici le laïque Sénégal avait tenté de maitriser.

Senghor, premier président et catholique, religion largement minoritaire (moins de 10%) dans le pays, avait la grande faculté de ménager les religieux dans un état de grâce œcuménique. Les confréries étaient cantonnées à un domaine religieux mais demeurant proche du pouvoir en place.

Sans réserve de voix disponible, Wade se tourne vers les guides religieux

Avec le président Wade la relation prend une dimension toute personnelle. D'abord, fait unique depuis les indépendances, il choisit la confrérie mouridique aux dépens des toutes les autres. Au point qu'au début de son mandat, il est affublé d'un sobriquet « TTT : Touba, Touki, Télé » (Touba, Voyager, Télé). Ses voyages innombrables vers la ville sainte des mourides, des exonérations de toutes sortes, une mise à disposition de passeports diplomatiques aux marabouts ainsi qu'à leurs familles et des dons inchiffrables. Inchiffrable mais non désintéressé. Car le calcul politique derrière était évident. Mobiliser la partie du Sénégal qui se réclame de cette confrérie.

Les très puissants commerçants, les vendeurs ambulants du pays mais aussi dans la diaspora, les chauffeurs de taxi et de bus de transports en commun (les cars rapides) etc. Aujourd'hui, Wade espère un retour sur investissement dans les urnes. Après un premier tour décevant pour son camp, car réunissant 35% des voix, il a été contraint à un second tour face à son ancien premier ministre, Macky Sall. Et fait unique dans une démocratie les douze autres prétendants à l'élection présidentielle ont tous rejoint Macky Sall. Se retrouvant seul et ne possédant aucune réserve de voix, l'unique choix du président sortant est de se tourner vers les abstentionnistes et autres électeurs cachés. Faire le pari que les abstentionnistes (40% au premier tour) seraient des électeurs promis au camp présidentiel relève du rêve messianique.

Cheikh Béthio Thioune à la rescousse du pouvoir

Et pour incarner ce rêve, il lui fallait l'appui d'un homme « inspiré », un guide religieux puissant au Sénégal l'inénarrable Cheikh Béthio Thioune qui ne représente en réalité qu'une sous catégorie au sein de la confrérie mouride. Il se targue néanmoins d'avoir à travers le monde dix millions de fidèles. Une chance que le pays ne compte que douze millions d'habitants et que le code électoral ne dénombre que cinq millions d'électeurs. A la question de savoir pourquoi Béthio n'a pas appelé ses fidèles à voter pour le président sortant au premier tour, ce qui lui aurait évité le désagrément d'un second tour, il répond qu'il n'a eu le rêve de la consigne de vote que le samedi matin vers deux heures du matin. Samedi, la veille du premier tour. Les mauvaises langues parlent du temps nécessaire pour sceller un marché chiffré. Par ailleurs, le Khalife général des mourides, autorité suprême de cette confrérie n'a donné aucune consigne de vote et globalement la famille reste divisée sur la question. Ce qui ressemble pour les connaisseurs à un désaveu.

A noter tout de même, le plus célèbre des disciples de Béthio n'est autre que le chanteur Youssou Ndour, qui après l'invalidation de sa propre candidature, a battu campagne depuis les résultats du premier tour pour Macky Sall. Et cela malgré les appels incessants de son guide, qui lui demande « de procéder à un nouvel examen de conscience pour venir avec moi, qui suis son guide dans le même sens et de réélire le président Abdoulaye Wade. » Injonction restée vaine. Car ils sont nombreux à suivre les préceptes de leur guide spirituel, le pays de Téranga a évolué, beaucoup font la différence entre leur croyance religieuse et leur vote. Allant jusqu'à souhaiter l'échec de cette tentative désespérée d'appel aux religieux pour que ces derniers réintègrent leur juste place. Et cela même si conformément à un texte attribué au fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, « le disciple ou Talibé doit être tel un cadavre entre les mains du laveur ». Inerte et discipliné. C'est sur cette inertie que compte le pouvoir en place pour obtenir les voix qui lui manquent pour remporter cette dernière partie. Or depuis 2000, le Sénégal a largement démontré sa volonté d'avancer et de rompre avec les pratiques du passé.

Fatimata Wane-Sagna

Trois questions au Professeur de sciences politiques et polémiste Mamadou Sy Tounkara

Mamadou Sy Tounkara : professeur en sciences politiques et relations internationales au Sénégal, qui a vécu aux Etats-Unis et possède par ailleurs une formation en études coraniques. Il est connu au Sénégal pour son rôle de polémiste dans l'émission hebdomadaire très populaire de la chaîne privée 2STV : Le grand rendez-vous.

Fatimata Wane-Sagna: Qu'est ce que le Ndiguel, que signifie t-il en Islam et en Mouridisme ?

Mamadou Sy Tounkara: C'est une injonction islamique qui doit être suivie par tout musulman tant que cela n'est pas contraire aux enseignements coraniques. En islam, normalement, il ne peut pas y avoir d'injonction partisane. C'est une fatwa qui devrait s'appliquer dans un cadre d'une communauté unifiée. Je rappelle par ailleurs, en islam, il n'y pas de différence entre la politique et la religion. Mais en aucun cas, il ne devrait y avoir d'appel à voter pour un candidat plutôt qu'un autre. En mouridisme, une confrérie religieuse musulmane émanant du Sénégal, le Ndiguel est incontournable. Le fondateur de la confrérie avait l'habitude de dire que son disciple (le Talibé) « devait être devant son guide comme le cadavre entre les mains de son laveur ». Comprenez, il doit suivre ses injonctions à la lettre.

FWS: Macky Sall bénéficie t-il de soutiens parmi les religieux?

Madamou ST: Macky Sall n'a aucun soutien officiel des religieux pour la simple raison que les marabouts soutiennent le pouvoir en place. Mais il n'y a aucun doute sur le fait que s'il gagne, ils vont tous le rallier. C'est ainsi que vont les choses au Sénégal.

FWS: Pensez-vous que cette injonction peut faire basculer l'élection?

Mamadou ST: Non je ne pense pas. Ce phénomène de Ndiguel doit être analysé froidement. Il n'est pas nouveau dans le pays, en 1988, il y a eu un vrai Ndiguel du Khalife général des mourides de l'époque, Abdoul Lahad Mbacké, qui avait appelé à voter Diouf et ce dernier l'avait emporté. Mais ce n'était pas la seule raison qui l'avait gagné. Il faut préciser que cette fois-ci, il ne s'agit pas d'un Ndiguel officiel émanant de la Khalife général des mourides ou de tout autre famille religieuse, mais un soutien d'un marabout qui parle en ce nom propre, Cheikh Béthio Thioune. Mais en tout état de cause, cette consigne ne peut pas faire basculer le vote.
France24.fr

Sérigne Touba et ses deux principes de vie : 'Abdulaahi ( esclave de Dieu) et Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète)....par Mouhammadou Moustapha Diop/Sénégal

 

Sérigne Touba et ses deux principes de vie : 'Abdulaahi ( esclave de Dieu) et Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète)....par Mouhammadou Moustapha Diop/Sénégal

Un fait rare au Sénégal, et dans certaines contrées du monde, j'ai trouvé un article d'un fidèle mouride et le sujet m'intéressait. J'ai hésité comme d'habitude sur des questions religieuses les citoyens réfléchissent plus avec le cœur qu'avec la raison mais j'ai décidé de m'embarquait et j'ai bien fait.
J'ai dans mon propos répondu en opposant ndiguel et liberté de choix pas pour offenser ou pour faire dans la critique dé constructive mais pour apprendre des uns et des autres.
L'auteur de l'article de façon prudentielle me dit avant de me répondre de lui proposer une définition de la liberté.
J'ai compris que j'avais affaire à un fidèle sérieux, prudent et qui savait coupler la foi et la raison, un homme qui agit sans passion.
Une fois que j'ai donné ma définition il a accepté ma définition.
Mais une Dame se lance et c'est normal, quand un débat est lancé il faut assumer ou se mettre en retrait.
On dirait qu'elle était en colère et elle me dit qu'elle ne comprend pas que je puisse couple Ndigel et liberté, etc.
Illico l'auteur de l'article lui dit que Mr Gueye pose une question et intime à Mme GAYE d'écouter, de répondre calmement à l'interrogation.
C'était le seul moment de tension, normal certain sujets réveillent des passions et des sensibilités.
Mais c'est ici l'occasion de dire que c'est possible d'échanger sur des concepts, des idées sans se battre comme le font certains ennemis de l'islam. Il n' y a pas de tabou, tout peut être l'objet de discussion si cette discussion est saine et faite pour comprendre et non pour saboter ou se moquer.

Le Ndigel selon Sérin faliilu joop serait plus une recommandation qu'un diktat.


Je voudrai ici remercier Mouhammadou Moustapha Diop ; Serin Faliilu Joop ; Mame Pathé ; Mme Mami Khouma MBAYE ; etc ,
Nous devons continuer à libérer la parole saine et refuser l'obscurantisme qui conduit au fanatisme et au radicalisme. Le fanatique ne comprend pas il interprète et se base sur le contexte et c'est ce qui le rend dangereux. L'ignorance est mère de tous les vices.
Mes interlocuteurs diplômés et savants dans divers domaines avec des activités denses ont été mesurés, courtois et disposés à affronter mes «critiques – positives ou négatives». J'en conclut que c'est possible de parler en toute sérénité sur des sujets quelconques et trouver un consensus ce qui n'enlève rien à notre foi.
Et dans les livres sacrés il est toujours demandé au fidèle d'aller chercher le savoir, de choisir des érudits qui savent et qui donnent la véritable définition ou explication.
Il y a comme d'habitude des gens qu'on doit suivre et d'autre qu'on doit écouter et d'autres qu'on doit fuir.
Quand quelqu'un vous parle d'autre chose que ce que le texte dit il faut s'en méfier, si dans son comportement tout est contraire aux préceptes coraniques ou bibliques, il faut s'en méfier.
J'ai lu dans un article une jongoma qui disait dans un journal : mon sérigne est trés fort mais il aime trop les belles femmes. Quand il parle du coran , il est écouté, mais quand on est seul, il s'intéresse à mes jolies fesses et c'est ce qu'il fait à beaucoup de femmes qu'il divorce ensuite.
Bref la prudence est bonne dans toute action humaine et le devoir de vigilance doit être la norme pour bien se conduire. Les religions dictent les bonnes conduites dans la vie sur terre.
Voici les échanges sur face book le mardi 11 mai 2017

Serigne Touba et ses deux principes de vie...par Mouhammadou Moustapha Diop ( il a lancé le débat sur facebook)

Sérigne Touba se définit par deux fonctions : 'Abdulaahi ( esclave de Dieu) et Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète). Ces deux fonctions organisent son identité. Tout au long de son parcours, il ne s'est identifié qu'à travers ces deux titres. Toute son activité n'était que la matérialisation de ces deux fonctions. Il a accordé à ces deux fonctions tout son temps, sa disponibilité, et son énergie. Sa perception, ses sentiments, sa foi, sa raison s'organisaient à partir de ces deux principes. Son essence et même le support de son être ne sont que les reflets de ces deux fonctions. Le secret de son secret, son intellect, son cœur, ses facultés sentimentales et rationnelles s'illuminaient qu'à partir de ces deux fonctions. Et pourquoi les a-t-il choisis comme crédo : Abdulaahi (esclave de Dieu) dans le sens qu'il n'a jamais ignoré la fonction pour laquelle Dieu a dit « Je n'ai créé les djinns et les hommes qu'afin qu'ils M'adorent ; je n'attends d'eux aucune substance ; Je n'attends pas d'eux qu'ils me sustentent ! », Xadimu Rasuul ( serviteur du Prophète) dans le sens que Dieu a aussi dit « Certes, Allah est Ses Anges prient sur le Prophète; ò vous qui croyez priez sur lui et adressez [lui] vos salutations. » ou bien « En vérité, tu es d'un caractère sublime ». Serigne Fallou dans sa sagesse illimitée nous dit : ici, « ...priez...adressez (lui) vos salutations » signifient œuvrez pour le prophète.

Ainsi, la conduite observée par Serigne Touba en toutes les circonstances de la vie quotidienne n'était que la matérialisation de ces deux principes. Il a pleinement assumé sa condition de « abdullahi » et celle de « Xadimu Rassul » au point de renoncer à toute volonté propre, à toute prétendue autonomie jusqu'à dissiper en lui toute trace de son ego. Serigne Touba a asservi tout son être à la Loi divine par le biais d'une imitation absolue au Prophète qui, à chaque instant et en toutes circonstances lui dictent sa conduite.

Serigne Touba n'a jamais trahi la mission dont Dieu l'informe et l'instruit explicitement dans le Coran. Ce dernier dont la pieuse dame A'sha dit à propos du Prophète ;

«Son caractère , c'était le Coran. ». En d'autres termes, ce que le Coran, parole de Dieu, exprime sous forme de Livre, Serigne Touba le signifie en sa personne, l'incarne dans son exemple, celui de la servitude la plus absolue en vertu de laquelle il est devenu Asnal Xadim ( le serviteur privilégié du Prophète).

Pape Cissoko /France

Mais pourquoi le fidèle mouride croit au ndiguel et non à sa liberté ?
Mon interrogation est pour comprendre.
J'entends bien Sérigne Bamba Touba, mais pourquoi on ne suit pas son exemple qui aurait fait plus de bien aux fidèles.
En réalité on communique mal sur ce saint homme et la compréhension du ndiguel polluerait les visions.
Ce sujet m'intéresse beaucoup du point de vue de la connaissance, de la noésis.
Je voulais même rencontrer les universitaires du centre de Tavergny en France pour discuter de ces sujets. ce centre est un univers de connaissance avec une excellente bibliothèque.
P b c

Mouhammadou Moustapha Diop


C'est quoi la liberté ? Oui je sais, mais définissons le mot liberté et puis on parlera du ndiguel.

Le ndiguel et la liberté de choix


Quand un chef qui qu' il soit vous dicte en politique de choisir le contraire de vos convictions je dis que la liberté de choix est fait compromise
Lors des élections présidentielles au Sénégal tous les leaders vont rechercher l'adhésion du chef et par conséquent les voix de ses fidèles
Et c'est là que j'ai une difficulté
Et ce que vous dites sur Sergine Bamba dans votre contribution est un appel à la liberté de choix éclairé. Ce grand saint homme qui nous dit ça lui qui est un homme doublé d'une sainteté nous exhorte à chercher pour comprendre et adhérer
Cdt
Je suis d'accord avec vous s'agissant de la liberté et la définition. Justement, c'est ce dépouillement que fait l'aspirant ( murid) vis à vis de son maitre spirituel mais juste dans le cadre de son cheminement spirituel. Le contrat entre le murid et son maître s'inscrit dans le cadre divin. Partant de là, le ndigeul s'inscrit dans ce cadre. Venons-en au maitre spirituel ( Serigne chez nous) et l'aspirant. Le premier est à l'image d'un médecin, le second un malade. Que souffre le second , les maladies du cœur qui l'empêchent de retrouver sa servitude initiale. En cela, quel est le rôle du maitre spirituel? C'est comme le médecin spécialiste, le maître spirituel est spécialiste du cœur lequel est la surface qui doit refléter la lumière divine. Le maitre spirituel le diagnostic et lui prescrit un traitement contre les sentiments d'égocentrisme, les passions, les instincts qui risquent de le faire perdre sa nature primordiale c'est à dire le serviteur de Dieu.
Mouhammadou Moustapha Diop

Merci Mouhammadou Moustapha Diop

Encore une fois je suis dans une démarche de compréhension je ne suis pas dans la foi du charbonnier cet je pense que si vous entendez mon propos on peut réfléchir sur ce sujet hautement important pour le mouridisme
Je dirai en préambule que les religions ne sont jamais en conflit ce sont les fidèles qui le sont en général
Chacun tire le drap de son cote regardez les islamistes contre les coptes en Egypte
Et c'est le fait de l'ignorance de la mauvaise compréhension et des égarements
La liberté c et la faculté de choisir sans être guidé par qui que ce soit
C'est l'esprit libre qui se dépouille de sa culture pour choisir en son fort-intérieur
Cette définition est une convention
Si Sérigne Bamba ne suit que dieu et son prophète :
La question est la suivante qui doit on suivre ?
Est ce le médiateur le marabout ou le prophete ?
On peut et on doit suivre les grands marabouts ce sont des modeles et nous devont les ecouter
Ils nous disent pour demontrer leur simplicité U ils ne sont rien et ils ne sont que de simples disciples qui essaient de précher la bonne parole.
On voit cette figure dans l'Aventure ambigüe de C hamidou kane.


P B Cissoko

Le ndiguel et la liberte de choix


Quand un chef qui qu'il soit vous dicte en politique de choisir le contraire de vos convictions je dis que la liberté de choix est de fait compromise.
Lors des élections presidentielles du Senegal tous les leaders vont rechercher l'adhésion du chef et par conséquent les voix de ses fidèles. Cf L'ouvrage du Pr Ibrahima SOW de l'IFAN sur le mandt unique.
Et c est là que j ai une difficulté
Et ce que vous dites sur Serigne bamba dans votre cobtribution est un appel à la liberté de choix eclairé. Ce grand saint homme qui nous dit ça lui qui est un homme doublé d'une sainteté nous exhorte à chercher pour comprendre et adhérer


Cdt P B Cissoko

Mme Mami Khouma MBAYE
Monsieur B Gueye pourquoi vous mettez NDIGUEL et LBERTE ?
Voyant que le beau débat qui commençait à naître risque de déraper Mouhammadou Moustapha Diop reprend la main et dit
« Mamy , il demande rek, boul aalou nakk ! Wakhal ak moom.
Leegi discutez dans le calme nakk, j'arrive...


Mme MBAYE


Mouhammadou Moustapha Diop ok seulement il ne faut pas comparer deux éléments qui n'ont rien na voir l'un à l'autre. arriver au ndigeul est l'aboutissement pour un talibé qui est dans un processus de tarbiya et de tarkhiya , l'apprentissage de connaissance divine dans son sens large du terme et de sa réalisation; tout ce qui se conçoit aisément n'annonce facilement et les mots pour le dire arrivent aisément.

voilà un résumé Bakary


P B CISSOKO répond : D'abord je suis libre de conduire ma pensée comme je l'entends et personne ne me dictera ma conduite des lors que le débat est posé ie que le consentement ou la critique objective est attendue. Je peux associe ndigel et liberté, ngiguel et choix, ndigel et islam, etc et quand je le fais ce n'est point pour critiquer mais poser une question appelle une réflexion pour comprendre et être éclairée par des gens qui savent comme le font Mouhamadou, serin et autres.

Mr Gueye    Vous vous trompez gravement sur le ndigël qui veut en fait dire recommandation.

La relation entre le maître et le disciple telle explicitée par Mouhammadou Moustapha Diop explique l'attitude du disciple face à cette recommandation
Serin Joop

Serin Faliilu Joop de dire « je note la confusion entre ndigêl et sas/santané
Ndigel ne signifie pas Diktat

Je réponds à Mme Mbaye

Dans le livre La doctrine de cheikh a bamba page 47 il dit ceci "quiconque nous avait rejoint pour uniquement se faire ibstruire est libre de pqrtit là où il puisse trouver sa satisfaction; mais quiconque a les memes aspirations que nous est invité a suivre notre chemin et a executer nos ordres) khadim sylla

Page129 Sérigne Bamba très pédagogue disait "il ne faut pas m imiter dans mes macerationscqr je ne suis pas qu meme niveau spirituel que vous que chacun agisse selon ses aptitudes"
Mouhammadou Moustapha Diop vous voyez que nous disons la meme chose sur cet homme
Bref c'est un pédagogue et un visionnaire
Dieureudieuf
A la prochaine fois
Merci pour votre calme a discuter religion

Je verrai bien l'avis de Mami Khouma Mbaye et Mouhammadou Moustapha Diop mais le sens étymologique en Wolof est bien ça et la pratique aussi.
Cependant certains sont plus enclins à penser diktat sous l'influence des préjugés.
Certaienement vous m'etiez apparu comme un de ces provocateurs en faisant ce postulat unilatéralement et en rabrouant Mme Mbaye de la sorte.

Mme Mbaye je vous présente mes excuses au nom de mon nouvel ami Bakary Gueye.

Serin faliilu joop

Ok serin je ne suis pas le genre et je n ai pas senti chez vous une quelconque agressivité

Je voudrai tellement que les musulmans acceptent de parler calmement de religion en France on a de gros probleke sur ça et ca cree des tensions inutiles regardez cecque nous venons de fai re de demontrer c est possible et j ai appris beaucoup merci merci
Dieureudieuf

Pbc

Merci Bakary Gueye pour votre sollicitude et inclinaison à discuter.
Je partage votre avis que Cheikh Ahmadou Bamba était un visionnaire et un grand pédagogue.
Beaucoup d'entre nous œuvre pour un retour à l'orthodoxie et l'humanisme dont il a fait montre en des moments très durs.

Je ne cherche pas l'unanimité autour de lui. Chacun est libre de penser et croire comme il veut.
Mais dans une discussion qu'on veut enrichissante cette capacité d'écoute et de dépassement est crucial, nécessaire même donc à saluer.

Je ne connais pas beaucoup la France donc je ne que me taire sur ce sujet.

Encore merci pour l'opportunité de vous servir, l'honneur est pour moi qui ne sait rien daal

Il me demande ceci :

Votre rendition est fidèle. Rien à ajouter.
Je vous demanderai de mettre l'insistance sur le fait que ndigël signifie recommandation et non diktat.
Le taalibé est libre de le considérer selon la nature de sa relation avec son maître.

J'ai entendu beucoup de gens dire que le ndigël est synonyme d'ordre. D'autres circonscrivent le ndigël à la sphère religieuse et mystique. D'autres encore n'y voient que recommandations.

Donc la liberté dont vous parliez est bien présente et exprimée dans la manière de percevoir le ndigël.

Encore une fois merci pour votre urbanité. J'ai aussi beaucoup appris de vous.
Serign faliilu joop

"Je voudrais vous informer que:
- je suis un guide spirituel (Serigne ) et non un roi (buur )
- Ma maison est un centre de formation spirituel ( daara) et non une agglomération (péey)
- Vous êtes des aspirants ( taalibés) et non des Courtisans (dag)"
Parole de Serigne Touba.


Mame Pathé
Merci Pathé


Je terminerai par cette belle réflexion d'un de nos concitoyens Professeur des Universités à Laval au Canada : La mort musulmane en contexte d'immigration et d'Islam minoritaire. Enjeux religieux, culturels, identitaires et espaces de négociations Sous la direction de : Khadiyatoulah Fall, Mamadou Dimé
« page 17 –Lorsqu'il est dit dans le Coran » mafar ratna fil kitabi min chay in » je n'ai rien oublié dans le Coran, « waneuzalna aleykal kitabi kib yanam likoulichay in » j'ai fait descendre pour toi le Coran qui éclaire toute chose., Allah n'indiquait pas le figement du sens. Il proclamait la fin de la prophétie mais ouvrait en même temps le Coran à l'épreuve de la raison et des temps pour retrouver l'intelligence des principes d'émancipation de l'être humain et des sociétés qui motivaient les messages premiers. Comme le dit Abdes-Salam SINACEUR : ' L'islam n'est pas sécurité de l'acceptation mais le risque et les périls de l'interrogation, de la recherche, du débat, de l'explication » Cette phrase est à méditer pour éviter tout amalgame, on peut porter une critique objective à l'islam pour mieux le comprendre. L'islam refuse la foi du charbonnier il préfère une foi qui est issue d'une vraie compréhension. Pape CISSOKO


Collection: Intercultures Discipline: Culture, Sciences religieuses Publié en: Novembre 2011 238 pages 34.95 $
Bonjour Mme Mami Khouma Mbaye
D'abord je suis libre de me poser des questions pour comprendre je peux librement combiner des concepts pour mieux comprendre c'est que dit le coran exercez-vous au questionnement pour asseoir votre fois sur du solide du roc

Le ndiguel si je comprends bien est un ordre donne par le supérieur religieux et qu'il faut suivre sans rechigner
De ce fait il y a imposition de choix
Une autre analyse que je conçois est que quand un fidèle orthodoxe exécute ce que le chef dit c'est ce qu'il fait

J'espère avoir répondu à votre question

P b cissoko

Nous pouvons critiquer discuter de la religion sans se battre comme le font les ennemis de l'islam

https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/2450-la-doctrine-du-cheikh-ahmadou-bamba-origines-et-enseignements-par-ahmadou-khadim-sylla-senegal&ved=0ahUKEwj45c7585zTAhVDBBoKHf6JCgMQFggaMAA&usg=AFQjCNHiY6jrvs7KmNQaGVK_obIRhGcxJw

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