Société

Sénégal: le mouvement anti-franc CFA de retour dans la rue

Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis samedi 16 septembre dans plusieurs villes d'Afrique francophone, à l'appel du mouvement Urgences panafricanistes, pour dire non au franc CFA, notamment à Cotonou, Dakar, Libreville où la manifestation a été aussitôt dispersée ainsi qu'à Bamako. A Dakar, entre 300 et 400 personnes se sont mobilisées, quelques semaines après un autre rassemblement lors duquel Kémi Séba avait brûlé un billet de 5 000 francs CFA.

Plusieurs organisations ont appelé à ce nouveau rassemblement à Dakar contre le franc CFA. Parmi elles, Y'en a marre, Non aux APE... Ou encore Urgences Panafricanistes, l'ONG du militant radical Kémi Séba. Depuis son expulsion du Sénégal, le mouvement anti-CFA prône la collaboration entre membres d'une société civile pourtant opposée sur de nombreuses questions, mais qui souhaite apparaître unie sur le sujet du franc CFA.

« C'est notre combat aussi, c'est le combat de la jeunesse sénégalaise, affirme Simon, rappeur du mouvement citoyen Y'en a marre. On a toujours tenu dans nos textes de rap, dans nos discours, dans nos conférences. Partout où l'on voyage, on en parle. Et c'est normal quand il y a ce genre de front aussi de venir participer à la manifestation. »

Ainsi, la société civile entreprend de vulgariser la pensée des économistes anti-CFA via des rassemblements, des interventions dans les médias... Et pourquoi pas en joignant le geste à la parole avec des actes qualifiés de « symboliques ». Pour le militant Guy Marius Sagna, l'objectif sur le long terme est de sortir définitivement de la zone CFA. « En attendant cela, nous pensons que sortir la France du conseil d'administration ne doit pas pouvoir prendre une année. Rapatrier nos réserves de change, qui sont au niveau du Trésor public français, ne doit pas prendre non plus une éternité », estime-t-il.

Autorisée à Dakar, la manifestation a été interdite à Tambacounda et Kaolack. Et pour ce premier rassemblement depuis l'expulsion du sulfureux militant Kémi Séba, un de ses admirateurs a avalé un billet de franc CFA face à quelques centaines de personnes, malgré le caractère toujours illégal de l'acte.

 RFI

 

La faim progresse dans le monde pour la première fois en dix ans

Les personnes qui souffrent de la faim dans le monde sont de plus en plus nombreuses, alertent les Nations unies. Le phénomène empire de nouveau, après une décennie de progrès. 11 % de la population mondiale est à présent concernée. Un chiffre annoncé à Rome, à la FAO, le Fonds international de développement agricole, en association avec les autres agences onusiennes en charge de la santé et de l’alimentation.

Avec notre correspondante à Rome,  Anne Tréca

Après dix ans de progrès dans la lutte contre la faim, le dernier rapport des Nations unies fait l’effet d’une douche froide. Le constat est clair : la faim dans le monde recommence à gagner du terrain. Elle touche 815 millions d’humains en 2016, 38 millions de plus que l’année précédente. Dans les prochains mois, la famine risque en outre de s’étendre au Soudan du Sud, au nord-est du Nigeria, en Somalie et au Yémen.

A la sous-nutrition s’ajoute maintenant l’étendue inquiétante de la malnutrition dans le monde. L’augmentation du nombre de personnes en situation précaire et les changements d’habitudes alimentaires menacent la santé de millions d’êtres humains. Le rapport dénonce l’anémie qui se répand chez les femmes en âge de procréer, les retards de croissance chez les enfants et l’obésité, maintenant élevée au rang de fléau à combattre.

Si l’humanité marche à reculons, conclut le rapport, c’est à cause de la multiplication des conflits violents sur la planète. Ceux-ci sont devenus au cours des dernières années de plus en plus complexes et de plus en plus difficiles à résoudre. En cause également, les effets des chocs climatiques – les sécheresses ou les inondations qui ravagent des régions plus pacifiques –. Et puis enfin, le ralentissement de l’économie mondiale.

RFI

Sénégal: l’hommage de l’Assemblée à Djibo Leyti Kâ

Jeudi 14 septembre, en pleine session d'ouverture de la 13e législature, les députés ont appris le décès de Djibo Leyti Kâ. Homme politique autant respecté que craint, le socialiste a marqué l'histoire politique en travaillant avec tous les chefs d'Etat de Senghor à Macky Sall. L'Assemblée nationale lui a donc rendu hommage.

Electrisés par le débat sur l'absence de Khalifa Sall, les députés se sont immédiatement tus lorsqu'ils ont compris qu’Abdoulaye Makhtar Diop avait une mauvaise nouvelle à annoncer. « Le ministre d’Etat Djibo Kâ vient de nous quitter. Paix à son âme. »

Dans les travées de l'Assemblée, les députés sortent pour évoquer Djibo Kâ. « Nous avons appris à militer, à servir le pays, à l’ombre d’un homme comme Djibo Kâ », confie le porte-parole du PS, Abdoulaye Wilane.

Même ceux qui ont critiqué, combattu politiquement Djibo Kâ comme Mamadou Diop Decroix, lui reconnaissent une stature d'homme d'Etat : « Je n’étais pas d’accord avec le pouvoir en place, mais je peux apprécier l’homme qu’il était. Il avait des qualités, et pour moi c’est cela qui est important aujourd’hui. »

Djibo Kâ et Moustapha Niasse ont été un temps fâchés ; une histoire de gifles échangées lors d'une réunion du PS. Réélu jeudi au perchoir de l'Assemblée, le président de l'hémicycle a entamé son discours avec cet hommage : « Les vicissitudes de la vie nous avaient séparés un moment. Mais je dis ici avec fierté que nous nous sommes retrouvés il y a de cela plusieurs années. Et mon cœur est triste. »

Fidèle à ses convictions, Djibo Kâ sera resté dans la machine politique jusqu'à son dernier souffle. Il avait 69 ans.

RFI

Sénégal : Djibo Ka tire sa révérence

L'homme politique, Djibo Leyti Ka, secrétaire général de l'Union pour le renouveau démocratique (URD) est décédé jeudi à Dakar, des suites d'une courte maladie, à l'âge de 69 ans.

Né à Linguère (Région de Louga) le 21 février 1948, Djibo Leyti Ka a activement participé à la vie politique sénégalaise.

Après ses études à la Faculté de droit et des sciences économiques de l'Université de Dakar, puis à l'École nationale d'administration de Dakar, il a intégré le cabinet du président Senghor en remplacement de Moustapha Niasse en 1977.

En 1981, après l'accession d'Abdou Diouf à la présidence de la République, il devient ministre jusqu'en 1996.

L'administrateur civil a occupé successivement plusieurs postes ministériels de 1981 à 1995 sous le président Abdou Diouf.

Après son limogeage du gouvernement, il crée en 1996 le courant du Renouveau démocratique.

Durant les législatives de 1998, il va faire alliance avec Doudou Sarr, Mahmoud Saleh et Talla Sylla et réussit à obtenir 11 sièges sur les 140 que comptait l'Assemblée nationale.

A la présidentielle de 2000, il sortira quatrième avec 7,1 % des voix au premier tour. Son soutien apporté au président Diouf au second tour du scrutin avait fait éclater son parti.

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En 2004, le président Abdoulaye Wade le nomme au poste de ministre de l'Économie maritime.

Il devient ministre d'Etat, ministre de l'Environnement et de la Protection de la Nature le 5 juillet 2007 dans le gouvernement de Cheikh Hadjibou Soumaré.

BBC/AFRIQUE

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