Société

La procureure générale de Paris alerte sur «la prostitution des cités» Par Le Figaro.fr -la sexualité des jeunes enfants en danger-Vigilance

 

La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault alerte sur l'augmentation des faits de "proxénétisme des cités", touchant de jeunes femmes, parfois mineures, et appelle à la "vigilance" notamment des parents, dans une tribune publiée dimanche dans Le Parisien.

La procureure générale de Paris alerte sur «la prostitution des cités» Par Le Figaro.fr


« Faire l'amour comme des canards (trop vite) et les grossesses non désirées. L'amour est une chose sérieuse et le multimédia ne donne pas une vraie image de la réalité ( porno, hard sexe, déviance, brutalité,  soyons vigilants et chacun sa méthode pour parler à sa progéniture; etc )
Dans nos cités nous avons des parents qui autorisent les sorties aux garçons et interdisent aux filles de sortir au nom de la chasteté ou de la préservation. Ces jeunes filles qui une fois sortie veulent profiter de l'instant présent et font un rapide tour dans la cave ou local isolé pour assouvir un désir sexuel afin de se sentir exister. Et il faut ajouter sans protection ; conséquences MST, sida et autres maladies. On voit souvent des triples peines ; jeune âge, MST-SIDA+ grossesse...L'éducation sexuelle est nécessaire sinon c'est à travers les smartphones que nos enfants vont découvrir des images faussées et augmentés de la réalité. P B CISSOKO »


• Par Le Figaro.fr avec AFP


La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault alerte sur l'augmentation des faits de "proxénétisme des cités", touchant de jeunes femmes, parfois mineures, et appelle à la "vigilance" notamment des parents, dans une tribune publiée dimanche dans Le Parisien.


Banalisation à l'extrême de l'acte sexuel


"Depuis quelques années, aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d'êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient", écrit Catherine Champrenault.
"L'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) a noté de très fortes augmentations de la prostitution des mineurs depuis 2014", poursuit la procureure générale. "Elle procède à la fois d'une avidité pour l'argent et d'une banalisation à l'extrême de l'acte sexuel exacerbée par l'explosion de la pornographie", analyse-t-elle.
Début avril, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné plusieurs hommes à des peines allant de deux à six ans d'emprisonnement pour avoir prostitué des jeunes filles rencontrées dans leur quartier et qu'ils présentaient comme leurs "copines".


Ces jeunes filles, droguées à la cocaïne, enchaînaient à leur profit jusqu'à 300 passes par mois dans des hôtels d'Ile-de-France. L'une des jeunes victimes a déclaré rapporter jusqu'à 48.000 euros par mois.


Cadances de plus en plus «pressantes»


"L'activité, considérée comme lucrative et peu complexe, attire des jeunes qui entretiennent des situations d'ambiguïtés amoureuses laissant aux jeunes filles l'illusion de croire qu'elles ne sont pas des prostituées et aux garçons, qu'ils ne sont pas leurs proxénètes", rapporte Mme Champrenault.


"Les cadences se font plus pressantes et l'entreprise, initialement consensuelle, se transforme en un rapport d'asservissement pervers", décrit la procureure générale, qui évoque une "descente aux enfers".
Pourtant, "les bancs des parties civiles sont clairsemés", les plaintes des victimes étant rares. "Le parquet endosse la responsabilité de poursuivre les délinquants sans que la plainte de la victime ne soit indispensable, même si elle est préférable", explique la procureure générale.


Elle insiste sur l'importance de "l'accompagnement personnalisé des victimes" et appelle à "la vigilance de tous, et notamment des parents". Un des défis est de "déconstruire auprès des jeunes filles l'image d'une prostitution anodine".


À Paris, "où plusieurs dossiers de proxénétisme de cité ont déjà prospéré, une information judiciaire vient d'être ouverte contre un site de petites annonces", souligne la procureure générale.
Le parquet a ouvert une information judiciaire contre X pour "proxénétisme aggravé" après une enquête préliminaire sur des soupçons de prostitution déguisée dans les petites annonces du site internet Vivastreet.

L'invention des vacances pour se reposer ou pour s'accomplir ? Partir ou rester ?

 

L'invention des vacances pour se reposer ou pour s'accomplir ? Partir ou rester ?

« Ce qu'il y a de passionnant dans l'invention des vacances, c'est la pensée, puis l'organisation d'un temps vacant, vide, sans devoir ni fonction a priori, et qui plus est, depuis 1936, un temps payé.
(...)
Ce temps nous appartient, il est à nous, à chacun de nous », écrit le sociologue Jean Viard (Le Triomphe d'une utopie, L'Aube, 2015). Pour autant, le vacancier moderne ne reste pas les bras ballants : il se déplace en nombre vers des lieux de loisirs et se livre à toutes sortes d'activités inhabituelles, telles que vivre presque nu, gravir des sommets ou sillonner la mer. Comment en est-on arrivé là ? L'alternance des saisons, l'invention du tourisme, les vertus médicinales de l'air, du soleil et de l'eau, le besoin de repos et le salariat ont au cours de l'histoire concocté la recette des vacances telles que nous en consommons presque tous. Et si les raisons d'en prendre ne doivent plus rien ni à Dieu ni aux nécessités sociales, les choix qui s'offrent à nous restent marqués par des traditions bien ancrées. Ou presque...


Vacances : pour se reposer ou pour s'accomplir ?


Jean-François Dortier


J'ai connu le sociologue Joffre Dumazedier, l'auteur du classique Vers une civilisation des loisirs, paru en 1962. Je suis allé le voir dans sa maison à Château-Rouge, en région parisienne. C'était au milieu des années 1990 ; il avait alors 80 ans et était très en forme. Il continuait à faire du footing et à jouer au basket dans sa cour.
Il m'avait confié que son prénom (Joffre) était dû à la grande popularité du général Joffre, à sa naissance (il était né en 1915 !). Une circulaire avait alors interdit de baptiser les enfants de son nom, mais le secrétaire de mairie de sa commune était passé outre.


Joffre Dumazedier était curieux de tout. Avec lui, on parlait de sociologie, de sport (il avait été champion de 100 mètres dans sa jeunesse), de l'aventure de la revue Sciences Humaines (dont il était un chaud partisan), de philosophie. Un jour, il m'a offert une encyclopédie des sciences sociales publiée en anglais (« tiens, Dortier, tu dois faire la même... »)
Son livre sur la civilisation des loisirs, bien que l'ayant rendu célèbre, lui laissait tout de même un arrière-goût amer car son succès avait été fondé sur un malentendu.
« On y a vu une évolution sociologique : l'essor du temps libre assimilé aux vacances, à la ruée vers le soleil, aux embouteillages sur l'autoroute, aux plages bondées où l'on vient se faire bronzer, aux parasols, au camping, au pastis et au jeu de boule. »


À l'époque, les loisirs étaient caricaturés et méprisés par l'intelligentsia.


Mais sa vision des loisirs était tout autre. Pour lui, les loisirs offraient une opportunité aux individus : en se libérant d'un travail, abrutissant pour beaucoup, les gens allaient pouvoir se consacrer à leur propre épanouissement : la lecture, les activités culturelles, le sport ou l'engagement militant. Il avait été, après la Seconde Guerre mondiale, un promoteur de l'éducation populaire, qu'il concevait comme une voie de promotion sociale et d'épanouissement humain.


Avec le recul, je me demande ce que penserait Joffre Dumazedier de l'évolution récente des loisirs. Car les choses ont bien changé depuis les années 1960. Les vacances ne sont plus assimilées au repos, à la canne à pêche et aux mots fléchés.


Désormais, elles sont vécues par beaucoup comme une vie parallèle. Elles se veulent plus créatives ou enrichissantes. En témoignent le nombre croissant de festivals (musique, théâtre), de salles de musées et de monuments bondés, les ventes faramineuses de romans et polars dans la période estivale (les critiques leur accordent aujourd'hui une vraie valeur littéraire), le boom des activités sportives, la banalisation des voyages à l'étranger.


Finalement, les vacances sont peut-être une des plus belles conquêtes de l'humanité. L'espoir que mettait Joffre Dumazedier dans la civilisation des loisirs est en train de se réaliser en partie. Les vacances ne sont plus simplement un moment de décrochage pour se laisser aller au farniente (« La valeur des grandes vacances, c'est la vacance des grandes valeurs », notait alors malicieusement Edgar Morin, autre pionnier de l'étude de la culture populaire). Pour beaucoup, elles sont devenues un temps non seulement pour se ressourcer, mais pour découvrir le monde, approfondir ses passions et se cultiver soi-même.


Partir près ou partir loin, mais en tout cas partir... Pas de vacances sans quitter son chez-soi.

Aussi divers soient les objectifs poursuivis et les manières de s'y prendre, les Français tiennent-ils toujours à leurs migrations saisonnières ?

Saskia Cousin, sociologue, auteure avec Bernard Réau de Sociologie du tourisme, La Découverte, coll. « Repères », 2016.


La raison de prendre des vacances est-elle toujours celle que l'on donnait encore au début du siècle dernier : se refaire une santé ?


Les vacances ont obéi à des besoins très variés. Au 16e siècle, en Angleterre, le terme vacances (vacation) désigne la période où les lords et les magistrats vont s'occuper de leurs domaines. Les congés scolaires se sont imposés au milieu du 17e siècle. Cela permettait aussi aux enfants de l'aristocratie de chasser le renard l'été. Le tourisme est autre chose, qui concernera essentiellement des oisifs jusqu'au 20e siècle. C'est au 18e siècle....

Bargny au Sénégal, le triple fardeau

Cela aurait pu être un petit paradis. Avec sa baie, ses plages de rêve et les pirogues de pêcheur, la petite ville de Bargny jouissait d’un calme et d’une douceur de vivre à seulement 30 km de Dakar. Mais ça, c’était avant. Avant que la SOCOCIM, la plus grosse cimenterie d’Afrique de l’Ouest ne s’installe, avant que l’érosion côtière ne s’amplifie, avant que le plan Sénégal émergent décide d’en faire un pôle urbain de 1 644 hectares, avec la construction de 23 ministères, un palais annexe de la République, et une centrale à charbon qui concentre aujourd’hui la mobilisation de la population. C’est un reportage d’Igor Strauss.

 

  • La Sococim, principale usine de ciment d'Afrique de l'Ouest. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • L'érosion côtière fait des ravages à Bargny. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • Une victime de l'érosion côtière. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • La plage de Bargny. Avant, il y avait des maisons au niveau des pirogues. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • Bargny plage. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • ©RFI/Igor Strauss 

  • Bargny dans la fumée de poisson. 
    ©RFI/Igor Strauss 

  • RFI

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Sartre : "L'enfer, c'est les autres"par S BLANC le.point

Sartre : "L'enfer, c'est les autres"par S BLANC le.point


Ce n'est pas une guerre de tous contre tous que dépeint Sartre, mais un drame intérieur à la conscience, qui se découvre exposée au regard d'autrui. Explications.
Par Sébastien Blanc


| Le Point.fr

 

L'écrivain Jean-Paul Sartre assiste, le 27 septembre 1979 à Paris, aux obsèques de Pierre Goldman, activiste d'extrême gauche.
© AFP/ Gabriel Duval


« L'enfer, c'est les autres. » Cette phrase de Huis clos de Sartre prête à contresens. On la comprend souvent comme simple modulation de la phrase tout aussi célèbre de Hobbes : «  L'homme est un loup pour l'homme.  » Pourtant, ce n'est pas une guerre de tous contre tous que dépeint Sartre, c'est un drame intérieur à la conscience, par quoi elle se découvre exposée au regard d'autrui. Pour le saisir, il faut revenir à ce que dit Garcin, l'un des trois personnages de la pièce, à la fin de Huis clos : «  Tous ces regards qui me mangent. [...] Pas besoin de gril, l'enfer c'est les autres.  » L'enfer ne relève pas de la torture physique, mais du fait de ne jamais pouvoir s'extraire du jugement d'autrui.


Descartes nous a familiarisés avec l'idée d'une conscience solitaire, souveraine et impénétrable. Ce solipsisme, s'il existait, serait en quelque sorte un paradis. L'enfer, c'est de découvrir que nous sommes une conscience sans repli ni intériorité, privée de ses secrets. L'enfer, c'est donc moins l'isolement et l'obscurité que la transparence et la pleine lumière. Mais pour l'athée qu'est Sartre, que peut bien signifier l'enfer (comme le paradis)  ?

L'expérience de la honte nous en donne, ici-bas, un avant-goût. Imaginons, comme nous le propose L'Être et le Néant (1943), que je sois surpris à regarder par jalousie à travers le trou d'une serrure. C'est l'irruption d'autrui qui confère à mon acte sa signification.

C'est dans son regard que je réalise que je suis un mari jaloux en train d'espionner. La honte est honte de soi mais devant autrui. «  Ma chute originelle, écrit encore Sartre, c'est l'existence de l'autre.  » Non pas en raison d'une quelconque faute, mais parce qu'autrui fait de moi une chose ou un objet dans le monde.


Qui était Sartre ?


Philosophe, écrivain et dramaturge, Jean-Paul Sartre (1905-1980) s'impose dans les années 1950 comme le pape de l'existentialisme. Pour lui, l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il fait de sa vie, comme il l'exprime dans ses essais L'Être et le Néant (1943), L'existentialisme est un humanisme (1946), mais aussi dans ses pièces de théâtre - Les Mouches (1943), Huis clos (1944), Les Mains sales (1948) - et ses romans : La Nausée (1938), Les Chemins de la liberté (1945-1949). Il s'engage ensuite dans l'action politique aux côtés du Parti communiste, puis des mouvements gauchistes à partir des années 1970

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Élise Lépine
Le-point.fr

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