Société

La gestion des nouveaux défis sécuritaires africains au menu du Forum de Dakar

Le Sénégal accueille du 13 au 14 novembre la nouvelle édition 2017 du Forum de Dakar, devenu en quatre années d’existence un rendez-vous incontournable des experts de la sécurité africaine. Au menu cette année, une stratégie intégrale contre le terrorisme, mais aussi la réforme du secteur de la sécurité, la cybersécurité, la piraterie maritime ou encore la lutte contre le financement du terrorisme.

Ce lundi matin s’ouvre dans la capitale sénégalaise le Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique. Organisé par l’Etat sénégalais, en collaboration avec le ministère français de la Défense, cette rencontre informelle réunit depuis quatre ans des diplomates, des militaires et des civils (chercheurs, universitaires et experts), qui réfléchissent ensemble et à haute voix sur les enjeux sécuritaires africains. Impulsé par la France lors du Sommet de l’Elysée qui s’est tenu dans la foulée de l’intervention française au Mali (opération Serval), le Forum de Dakar s’est imposé en l’espace de quatre années comme un rendez-vous stratégique annuel incontournable, au même titre que le Forum européen de la Werkhunde de Munich ou le Dialogue de Shangri-la en Asie.

Selon les organisateurs de ce Forum de Dakar, son succès se mesure au nombre croissant des participants, qui étaient 300 la première année et près de 1 000 l’année dernière. Le succès se mesure aussi par la qualité des débats, notamment dans les ateliers thématiques où décideurs et experts confrontent leurs points de vue et leurs expériences sur la portée des menaces sécuritaires et leur gestion. Les idées qui surgissent lors de ces débats influent à terme sur les décisions prises par les Etats africains et leurs partenaires engagés dans l’endiguement des crises sécuritaires sur le continent.

Seule ombre au tableau, la rencontre semble moins intéresser cette année les pays non-francophones, comme l’indique la liste des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont confirmé leur venue à Dakar à cette occasion. Aucun représentant de haut niveau des pays de la Corne de l’Afrique, de l’Afrique du Sud ou du Nigeria, qui connaissent pourtant des crises sécuritaires majeures, ne fera le déplacement. Cela ne risque-t-il pas de limiter la portée des débats ?

Contexte

Le jihadisme et la piraterie constituent les nouveaux défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée depuis la fin de la guerre froide. Selon l’Union africaine, la liste de groupes qualifiés de terroristes et opérants sur le sol du continent ne cesse de s’allonger. Pas moins de seize groupes seraient aujourd’hui actifs.

Les trois principaux foyers du terrorisme sur le continent sont le nord-est du Nigeria où sévit la secte Boko Haram, la Somalie et la Corne de l’Afrique en général qui sont aux prises avec les milices shebab et enfin, la région du Sahel, au sud du Sahara, où prolifèrent des groupes extrémistes liés à al-Qaïda (Aqmi et Ansar Dine), notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos après la chute du régime de Kadhafi en 2011. Quant à la piraterie, elle s’est développée dans les années 2000 dans le golfe d’Aden, avant d’étendre sa zone d’action, qui va aujourd’hui du golfe d’Oman (au nord) jusqu’au canal de Mozambique (au sud).

Premier acteur de la lutte contre le terrorisme en Afrique, la France a dépêché dès janvier 2013 des troupes au Mali, dans le cadre de la force Serval, relayée à partir d’août 2014 par l’opération Barkhane, qui s’articule autour d’une présence militaire légère (4 000 soldats) mais mobile et permanente, étendue à toute la bande sahélo-saharienne. Parallèlement, l’ONU a déployé dans la région 13 000 casques bleus dans la cadre de sa mission de maintien de la paix au Mali (Minusma).

La ministre française des Armées, Florence Parly, sur une base de Barkhane près de Niamey, le 31 juillet 2017. © BOUREIMA HAMA / AFP

Malgré ce déploiement de forces occidentales et onusiennes, le nord du Mali est devenu le principal sanctuaire des groupes islamistes en Afrique. Les violences perpétrées par ces jihadistes ensanglantent le Mali, mais elles touchent aussi les pays voisins. Plus de 200 militaires africains ont été tués en 2017. Début octobre, une patrouille américano-nigérienne est tombée dans une embuscade dans le nord du Niger, faisant neuf morts dont quatre Américains. La Minusma a, elle aussi, perdu 17 casques bleus lors d’attaques subies cette année.

Selon les spécialistes, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans le Sahel. Les militaires qui sont sur le terrain, évoquent la transformation de la menace terroriste avec des jihadistes cherchant à contrôler des régions entières avec une véritable stratégie de conquête. « Le problème, analyse Hugo Sada, conseiller spécial au Forum de Dakar, c’est la capacité d’adaptation de ces groupes qui sont, pour l’essentiel, non-étatiques et ont partie liée à toutes sortes de trafics illicites, à des réseaux criminels organisés et autres menaces nouvelles telles la piraterie. En face, les Etats ont du mal à mettre en place des réponses adaptées à la complexité des menaces. Ils connaissent de gros déficits de capacités d’équipement et de formation. Il faudrait que les réponses soient collectives, impliquant des sous-régions, voire même l’Union africaine, mais dans ce domaine les progrès sont très lents. »

Enjeux

C’est dans ce contexte de recul de la sécurité que s’ouvre ce lundi la rencontre stratégique de Dakar. Il y sera beaucoup question du défi existentiel que représente pour les Etats africains, souvent faibles et corrompus, la gestion de la terreur et de la nécessité d'apporter des réponses « intégrées », harmonisant un ensemble d’approches selon l’adversaire et les théâtres d’opérations. « Ces réponses, on les connaît, explique Hugo Sada. Il y a d’une part la prévention ou la lutte contre la radicalisation. D’autre part, il y a le volet sécuritaire qui implique des moyens très importants. Il faut des moyens de surveillance, des drones, des outils de renseignement, des capacités terrestres pour effectuer des patrouilles frontalières. Les Etats africains ne peuvent mobiliser, seuls, ces moyens et ont besoin de la communauté internationale pour les aider financièrement pour qu’ils puissent mettre en œuvre rapidement leurs projets sécuritaires. »

Les militaires de la force conjointe du G5 Sahel, dans la régfion d'In Tillit, au Mali, lors de leur première opération, Hawbi, début novembre 2017. © RFI / Anthony Fouchard

Autrement dit, l’argent demeure le nerf de la guerre. En Afrique comme ailleurs. Rien n’illustre mieux ce phénomène que les débats en cours autour de la mise en place de la force interafricaine du G5. Le G5 est une organisation régionale de coopération réunissant la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad, cinq pays directement menacés par les organisations jihadistes qui sévissent dans la région. Ces pays ont lancé en 2015 l’idée de créer une force régionale exclusivement africaine dans le but de combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et internationaux engagés dans la guerre contre le terrorisme.

Soucieuse de voir les Africains prendre eux-mêmes en charge leur sécurité – ce qui a été le leitmotiv des trois dernières éditions du Forum de Dakar –, la France a soutenu cette initiative devant le Conseil de sécurité de l’ONU, sans toutefois parvenir à obtenir que l’organisation multilatérale avalise et finance la création de cette force antiterroriste menée par les Africains. Conséquence : la poursuite des opérations de la force du G5 dépend désormais des contributions financières bilatérales, qui seront finalisées lors de la conférence des donateurs prévue le 16 décembre prochain. En attendant, tous les leaders de la majorité sont priés de passer le mot. La nécessité de soutenir financièrement la mise en œuvre de la force régionale africaine figurera en bonne place dans le discours de la ministre française de la Défense, Florence Parly, à la séance d’ouverture du Forum ce lundi matin, a laissé entendre l'un des ses proches lors du briefing des journalistes en partance pour Dakar.

RFI

Harcèlement à l’école : apprenons aux enfants à se défendre. Nathalie Goujon, psychopraticienne et Emmanuelle Piquet, psychopraticienne décrypte une techniqu

 

Harcèlement à l'école : apprenons aux enfants à se défendre

Les réseaux sociaux sont des mediums pour, il faut apprendre aux enfants à se protéger. les adultes doivenet être vigilants. P B CISSOKO


La troisième Journée de lutte contre le harcèlement à l'école est organisée, jeudi en France. Nathalie Goujon, psychopraticienne et Emmanuelle Piquet, psychopraticienne décrypte une technique à enseigner aux enfants pour qu'ils fassent face à leurs harceleurs.

Plus personne n'ignore, aujourd'hui, que le harcèlement existe dans les cours d'école. Ni que ces humiliations, intimidations ou agressions répétées engendrent une grande souffrance chez les élèves qui les subissent. La plupart des parents s'inquiètent à l'idée que leur enfant puisse être visé. En réponse, l'Éducation nationale a annoncé à la rentrée 2017 le "renforcement de la prévention et des sanctions" avec, en point d'orgue, le 9 novembre, la troisième édition de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire.


Et si, pour une fois, on regardait le problème sous un autre angle ? Si, au lieu de convoquer les harceleurs pour les punir, on cherchait à mieux armer les harcelés pour leur donner les moyens de se défendre eux-mêmes ? Cette démarche n'est jamais le premier réflexe des adultes qui, n'écoutant que leur bon cœur, volent au secours de l'enfant harcelé – ce qu'on ne saurait leur reprocher. Cependant, en intervenant tel Zorro pour sermonner le harceleur, le responsable d'établissement ou l'enseignant renforce bien souvent, sans le vouloir, l'image de victime de l'élève harcelé. La conviction s'installe, chez lui et chez les autres élèves, qu'il est incapable de s'en sortir tout seul. Une croyance qui alimente souvent un cercle vicieux engendrant de nouvelles situations de harcèlement.
Une stratégie qui permet de résoudre 85 % des cas de harcèlement vus en consultation


L'enfant ou l'adolescent harcelé a moins besoin, en réalité, de la protection des adultes que d'apprendre à se faire respecter. Ces compétences, il peut les acquérir s'il bénéficie, au bon moment, du soutien adéquat. C'est ce que propose la thérapie « brève et stratégique », développée en France par nos équipes depuis une dizaine d'années. Cette façon inédite d'aborder les situations de souffrance scolaire fait désormais l'objet d'un diplôme universitaire, Traiter les souffrances en milieu scolaire et péri-scolaire, à l'université de Bourgogne. Nous nous appuyons sur les travaux du Mental Research Institute (MRI), à Palo Alto (Etats-Unis), héritier de "psychologue américain Gregory Bateson.


Chaque année, les thérapeutes de notre réseau Chagrin scolaire reçoivent quelque 500 enfants et adolescents. Avec chacun, nous élaborons un plan d'action adapté à la situation, une sorte de scénario que l'enfant met ensuite en œuvre dans la cour de récréation au moment où le harcèlement se produit. Dans notre échantillon des enfants venus en consultation, cette stratégie permet de résoudre le problème dans 85 % des cas environ. Ces résultats sont discutés par Emmanuelle Piquet, à l'origine du réseau, dans le livre qu'elle vient de publier, Le harcèlement scolaire en 100 questions (Éditions Tallandier).


Des parents ou d'autres intervenants sur la question du harcèlement ont pu juger notre approche culpabilisante pour les enfants harcelés, au motif que leur proposer de l'aide reviendrait à rejeter la faute sur eux. À les considérer, en somme, comme incompétents et responsables de la situation. Il ne faut pas se tromper de camp, s'offusquent certains parents : nos enfants ne sont pas coupables de ce qui leur arrive, ce sont les victimes ! L'école de Palo Alto, en fait, nous pousse à sortir du registre moral, celui qui désigne des méchants et des gentils. Elle nous amène à réfléchir à la manière dont l'interaction fonctionne, ou plutôt dysfonctionne, entre les personnes.

L'un des penseurs et thérapeutes de l'école de Palo Alto, Paul Watzlawick, le formulait ainsi : "On ne soigne pas les personnes mais les relations."
Car au fond, qu'est-ce qui est le plus accusateur : laisser entendre à un enfant harcelé, donc déjà terriblement blessé, qu'il est incapable de faire quoi que ce soit pour s'en sortir ? C'est en effet le message implicite qu'on lui envoie en cherchant à résoudre le problème à sa place. Ou bien est-ce de lui dire, comme nous le faisons, qu'il est vulnérable pour l'instant mais que nous croyons qu'il possède les ressources pour faire cesser le harcèlement ?

Harcèlement scolaire des bons élèves: «On m'a volé mes affaires, on m'a traitée de tous les noms» 20 mn

Harcèlement scolaire des bons élèves: «On m'a volé mes affaires, on m'a traitée de tous les noms» 20 mn

• Loin d'être valorisés par leurs camarades, les bons élèves sont souvent mis à l'écart.


• Outre les insultes, ils sont souvent la cible de violences physiques et d'humiliations en tous genres.
• Ils reçoivent peu de soutien des adultes et gardent des séquelles de ces expériences douloureuses.


A l'heure où la société valorise tant la réussite scolaire, dans les cours de récréation c'est loin d'être le cas. Des élèves sont régulièrement agressés ou mis à l'écart en raison de leurs bonnes notes. Un phénomène dont témoignent nos internautes qui ont répondu très nombreux à notre appel à témoins, preuve de l'ampleur du fléau.
Parmi eux, Pauline : « Bonne élève, très curieuse, j'adorais discuter avec mes professeurs à la fin des cours. J'allais passer mes récréations au CDI à lire, j'étais studieuse et surtout j'aimais apprendre ; une hérésie dans mon collège où les profs étaient les "ennemis". Mes camarades m'insultaient continuellement, me disaient que j'avais des bonnes notes uniquement parce que je "suçais les profs" », confie-t-elle à 20 Minutes.


Anne a vécu le même enfer : « J'ai reçu toutes sortes d'insultes à cause de mes bonnes notes ("fayote", "intello", "fille à papa", "surdouée"...) », énumère-t-elle. Tout comme Marie-Elisabeth : « Tout le monde se moquait de moi et je n'avais pas d'amis dans la classe ».


« Je me suis retrouvée nue au milieu de la salle de gym »


Pour Claire, chaque remise d'un devoir corrigé était une épreuve : « Car tous mes camarades n'attendaient qu'une chose : connaître la note que j'avais reçue. Lorsque le professeur me rendait ma copie, s'ensuivait des insultes ("oh la salope", "quelle connasse").

J'étais isolée dans ma classe, mise à l'écart parce que considérée comme l'intello de service, la chouchoute des professeurs », déplore-t-elle.


Et les agresseurs font souvent preuve d'imagination dans les humiliations qu'ils font subir à leurs victimes, comme en témoigne Aurélie, qui a tout enduré : « poils à gratter, jet de boue, insultes, intimidations, rumeurs de maladies graves (une personne est parvenue à faire croire que j'avais un cancer...) En 3e, on écrivait même des menaces de mort sur ma table en classe », décrit-elle.
« On m'a volé mes affaires, on m'a traitée de tous les noms, on m'a tripotée dans la cour de récré », raconte aussi Berthe, collégienne précoce. Et le harcèlement scolaire se transforme parfois en violences physiques : « Un jour, un garçon m'a frappée au ventre », se remémore avec effroi Juliette. « Mo, i je me suis retrouvée nue au milieu de la salle de gym, lors d'un cours de sport », évoque Axelle. Des humiliations vécues très douloureusement à l'époque. Perrine décrit son « impression de ne pas faire partie de la bande, car trop de bonnes notes et trop calme en cours ». Laurent évoque un « sentiment d'exclusion » et Aurélie une « perte d'estime de soi, une timidité maladive, un repli sur soi et surtout l'apparition de tocs ».


« J'ai reçu peu de soutien de la part des professeurs »


Pour ne pas être confrontées à leurs agresseurs, certaines victimes de ce harcèlement ont adopté des stratégies d'évitement, comme Laly, qui a déserté la cour de son école primaire : « Le peu de fois où je m'y trouvais, j'étais harcelée (chewing-gum dans les cheveux, insultes sur mon physique, déshabillement devant tout le monde) », se souvient-elle. Quant à Lucie, elle a tenté de s'éloigner de l'image de bonne élève qui lui collait à la peau : « J'en suis arrivée à répondre faux quand le prof m'interrogeait pour éviter les moqueries », indique-t-elle.


Si toutes les victimes de ce harcèlement scolaire ont éprouvé un fort sentiment de solitude, il a été ravivé par lepeu d'aide qu'elles ont reçu à l'époque, à l'instar de Laurent : « J'ai reçu peu de soutien de la part des professeurs (ils avaient d'autres chats à fouetter) et de l'administration ». « Seule ma professeure de mathématiques a eu une réaction appropriée face à ces comportements, punissant les élèves responsables lorsqu'elle en était témoin. Le reste de l'équipe éducative a, semble-t-il, feint de n'avoir pas conscience des traitements dont je faisais l'objet », témoigne aussi Claire. Mais il faut souligner aussi que beaucoup d'élèves harcelés n'osent pas se confier : « Je n'en ai jamais parlé à mes parents parce que j'avais honte », avoue ainsi Berte. Désespérée, Marie-Elisabeth confie même avoir cherché à se suicider.


« Il faut beaucoup de courage pour être bon élève aujourd'hui »


Déstabilisés dans leur scolarité, ces bons élèves confient conserver encore des séquelles de ce qu'ils ont vécu à l'époque. « Il m'a fallu des années pour reprendre confiance en moi », indique Berte. « C'est une période de la vie dont les souvenirs sont néfastes », soupire aussi Laly. « Encore aujourd'hui, à 22 ans, je n'ai absolument pas confiance en moi, je me déteste au plus haut point, je ne supporte pas mon reflet dans le miroir, car je ne cesse d'entendre les insultes qui ont rythmé mon quotidien durant tout ce temps », confie aussi Sara. Un sentiment partagé aussi par Laurent : « J'ai conservé beaucoup de colère face à tout ça. Et aussi de la méfiance et de la peur envers l'être humain ».


Quant à Claire, si elle a été harcelée au collège, au lycée elle en a encore subi les conséquences « J'ai pu constater que lorsque je recevais une meilleure note que mes camarades les plus proches, j'éprouvais toujours une sorte de honte, comme si j'avais à m'excuser d'avoir mieux réussi qu'eux ». Avec le recul, Anne analyse clairement les choses : « Il faut beaucoup de courage pour être bon élève aujourd'hui et préférer sa construction personnelle plutôt que l'inclusion dans un groupe. Il faut accepter d'être seul ou alors plus proche des professeurs que des élèves. Et retirer du plaisir de ses résultats et non de sa place dans le microcosme de l'école ».

4 femmes «Albinos» puissantes, combatives et résilientes : Annie Mokto( Belgique), adrienne Ntankeu et  Mariam Maiga ( France) ; Maa Koudia Keita ( Sénégal) : l’albinisme est plus une différence qu’une maladie L’albinisme ; une différence plus qu’u

 

4 femmes «Albinos» puissantes, combatives et résilientes : Annie Mokto ( Belgique), Adrienne Ntankeu et Mariam Maiga ( France) ; Maa Koudia Keita ( Sénégal) :


l'albinisme est plus une différence qu'une maladie...


L'albinisme ; une différence plus qu'une maladie ?


Elles se battent et se complètent. 3 en Europe et 1 une en Afrique.


J'aime parler de ces femmes qui se battent, qui organisent, qui initient pour parler de la condition humaine de la situation des albinos dans le monde mais aussi des discriminations. Elles ne flanchent pas elles se battent, par leur présence elles s'affirment et affirment les autres. Par leurs activités elles démontrent que rien n'est impossible à qui croit en soi et sait se battre. La main tendue des personnes humanistes, des entreprises philanthropiques, les aident à transcender les difficultés du quotidien en leur donnant des moyens d'action..


Compiègne avec Aicha Maiga, Adrienne Ntankeu en Ile de France et Annie Mokto en Belgique et koudia Keita guitariste et musicienne hors pair à Dakar au Sénégal


Mariam Maiga dynamique convaincante, danseuse, organisatrice d'évènements interculturels à Compiègne ( Forum de la différence), elle entraine toute sa ville et rassemble les diversités pour un vivre ensemble super. Elle recherche des fonds pour l'éducation des enfants malheureux de son Burkina natal.


J'ai eu la chance d'être invité à animer une conférence sur l'albinisme et j'ai choisi comme sujet un thème marginal mais tellement important : la détresse des parents d'enfants atteints d'albinisme : la crainte, la présence pour protéger les enfants face aux criminels qui sont à l'affût pour satisfaire les tradi-praticiens ( sacrifices humains).
Ici et là-bas, cette jeune maman sait se battre pour elle mais surtout pour les autres, elle se dit qu'elle a plus de chance alors elle doit se consacrer aux autres : dans le courrier Picard on lit ceci -Mariam Maïga, présidente de l'association les Albinos de Hema Nayélé, qui vient en aide à des enfants albinos, malvoyants et orphelins de Banfora, au Burkina Faso.

Annie Mokto par sa persévérance, elle qui voyait mal a écrit son ouvrage, elle rencontre les grands de ce monde, anime des conférences et parle de développement personnel.


Adrienne Ntankeu, une super woman, défilé sur les plateau, activiste, elle sillonne l'Afrique pour aider, soulager les personnes atteinte d'albinisme. Un caractère bien trempé.
Elle sillonne le monde, rencontre des partenaires pour avoir des crèmes, des lunettes solaires, elle monte des expositions, elle est partout. On l'a voit à la Tv raconter son combat, à la radio, sur les réseaux sociaux ; elle défend la liberté de l'Afrique, elle crie souvent sa colère et je vous demande de vous écarter quand elle est en colère.
LA BOUTIQUE ANIDA
Grâce à la subvention de BOUYGUES CONSTRUCTION INTERNATIONAL, nous avons réussi à ouvrir la première boutique solidaire à Pikine Nord avenue Tally Bou Bess cantine N 362 au Sénégal
Les fonds serviront à payer la scolarité à 5 enfants cette année en Septembre 2016.


Sur le site de Anida on lira ceci :


L'association : ANIDA, Changeons le regard sur l'albinisme.
Adrienne Ntankeu est née en avril 1978 à Yaoundé, au Cameroun.
A l'âge de 5 ans, à cause de son albinisme, elle est envoyée en France, chez un membre de sa famille.
Elle connaît alors une enfance très dure, subissant continuellement humiliations et maltraitances.
Prise en charge par les services sociaux à l'âge de 19 ans, ils lui offrent la possibilité de retourner
durant 6 mois au Cameroun, pour renouer des liens avec sa famille.
Elle commence ainsi à comprendre l'étendue des difficultés rencontrées par les personnes albinos en Afrique.
C'est en février 2011, révoltée par les massacres d'albinos en Afrique, qu'elle crée l'association ANIDA.
J'ai décidé de mener le combat, avec d'autres associations, pour défendre la cause de ces personnes.
Mon combat n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan mais je veux aider, soigner et donner de l'espoir à mes frères et sœurs dans le monde.

Je veux aussi changer les mentalités et dire aux ignorants qu'être albinos n'est pas une tare.


Elle a monté une grande exposition intinérante internationale à travers le monde pour montrer les divers visages de l'albinisme.


« Changer les regards sur l'albinisme, et lutter contre les croyances qui mènent au rejet et aux massacres des personnes albinos en Afrique, tel est le but de l'association ANIDA.


Le lancement de l'exposition itinérante se fera le vendredi 28 septembre 2012 à la Maison de l'Afrique-IREA, à Paris.


Pour l'occasion, un vernissage sera organisé le 28 au soir. Il sera accompagné d'une conférence sur l'albinisme dans le monde et les difficultés sociales et médicales engendrés par cette maladie.
Des produits seront mis en vente durant toute la durée de l'exposition dans le but de récolter des fonds. A cette fin, des tirages des photographies exposées seront également mis aux enchères.
Conférenciers:


M. Fulele Pascal Do Nascimento,intervenant qui répondra aux différentes questions sur l'albinisme.
Maitre Guy Paul KIELE, avocat spécialisé dans les meurtres d'albinos en Afrique.
Pape Bakary CISSOKO, Philosophe-conférencier-formateur
CULTURES AFRICAINES / INTERCULTURALITE ANIMATEUR DE CAFE PHILO
COLLABORATEUR DU CENTRE MINKOWSKA/PARIS
Membre de la Société Savante des Africanistes ( Musée du Quai Branly/Paris)
Membre de la Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme de Champagney Haute Saône/France »


Sur le site de Anida on lira ceci :


Elles sont nombreuses en Afrique, on peut citer la fille de Salif keïta mais j'ai envie de parler de koudia cette fille surdouée atteinte d'albinisme et qui joue de la guitare avec ses frères.
J'ai trouvé cet article sur elle.


« Ceux qui connaissent Maah Koudia Keïta la retrouveront aisément derrière ces quelques lignes : elle est en effet très attachée à sa famille. Cela est d'autant vrai que sa préoccupation constante est de trouver le moyen de faire plaisir à un frère ou une sœur et elle saute sur toutes les occasions qui se présente pour rendre service à l'un d'eux. On pourrait croire qu'elle ne sent la vie que quand elle se met au service des siens. Elle a toujours géré les besoins des uns et des autres, et au delà c'est avec elle que germent toutes les idées de réjouissances et elle tient le répertoire des dates d'anniversaires de tous les membres de la famille. Elle est d'une générosité déconcertante et elle est un amour disent d'elle tous ceux qui l'entourent.
Sur un autre plan, Maah Koudia est une de ces personnes qui forcent le respect par son caractère très affirmé et son sens du discernement. Elle est ainsi très déterminée quand elle s'engage dans une entreprise.

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que son frère, Jac l'a surnommée « Jiguèèn jou meun goor », ce qui signifie la dame qui surclasse les hommes.
Maah Koudia Keïta, bassiste du groupe Jac et le Takeifa, c'est à cet autre versant qu'on ira retrouver cette jeune dame de vingt ans, en apparence très timide et qui est un jour arrivée à la musique en suivant ses frères. Elle s'était à l'époque proclamée première Fan de Jac Keïta. Il faut aussi dire qu'on attendait ailleurs cette élève surdouée et précoce en tout, cette étudiante qui a fait le choix de s'offrir une année sabbatique pour mieux armer sa carrière de musicienne ».


http://www.au-senegal.com/maah-koudia-keita-la-bassiste,2162.html


-Les Albinos de HEMA Nayélé
Nos différences font notre beauté :
Téléphone mobile : +33 6 98 46 67 14 Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site web : http://www.albinayele.org Compiegne France
-http://www.annie-mokto.be/
ANIDA France, 45 rue du Marechal Joffre 78000 VERSAILLES France; Appelez-nous au : +33 6 45.75.97.67; E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .
http://www.anida.fr/

Changeons les mentalités et respectons les différences, luttons contre les sacrifices humains.

Pour aider une personne atteinte d'albinisme, il faut la protéger, l'aimer, la chérir, et lui donner les moyens de se soigner et d'accéder au savoir, à l'instruction, etc.

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