Société

Méthode syllabique et son actualité

 

Méthode syllabique et son actualité


La méthode syllabique consiste à identifier les lettres présentes dans un mot pour les associer en syllabes. L'enfant apprend donc d'abord les sons (phonèmes) que forment les lettres ou les ensembles de lettres (graphèmes), pour ensuite les identifier dans les mots. La méthode syllabique est évolutive et prend du temps : les élèves commencent d'abord par apprendre l'alphabet, puis à associer les lettres entre elles afin de former des syllabes, puis des mots. Par exemple, les enfants doivent d'abord avoir appris à reconnaître et prononcer les sons "bon" et "an" pour pouvoir reconstituer et lire les mots "bonbon" et "dans".

Des problèmes de lecture fréquents


40% des enfants ont de graves difficultés en lecture et en écriture à la fin du primaire
120 000 élèves entrent chaque année au collège sans maîtriser la lecture et l'écriture.
95% des enfants qui fréquentent les cabinets d'orthophoniste ont simplement appris avec des méthodes inappropriées.


15 % des enfants sortent du primaire quasi illettrés.
La solution : ne pas se tromper de méthode
Il existe plus d'une dizaine de méthodes reconnues pour leur efficacité. Elles respectent toutes le b.a.-ba. pour permettre à l'enfant d'apprendre en sécurité, sans devinette.
L'important dans une méthode, c'est sa progression : aller du plus simple au plus compliqué.


Toutes les méthodes ne se valent pas


Méthode mixte : Dès les premières leçons, l'enfant a des phrases entières à lire. Il doit lire des mots comportant des lettres qu'il ne connaît pas. Il les photographie et les retient par cœur. L'enfant est perdu devant des mots qu'il n'a jamais vus.
Résultat : l'enfant est dépendant.


Méthode syllabique :

L'enfant apprend d'abord les lettres puis il s'exerce à les assembler. Il n'a sous les yeux que des mots qu'il peut entièrement déchiffrer. Il commence par des mots simples. L'enfant peut lire seul tous les mots nouveaux.


Résultat : l'enfant est autonome.
Syllabique : une efficacité prouvée
Étude comparant les méthodes entre elles
Mixte : 24 % d'élèves en très grande difficulté
Syllabique : 1 % d'élèves en très grande difficulté
24% des élèves qui apprennent avec des méthodes mixtes sont en très grande difficulté contre 1% seulement avec des méthodes syllabiques.
Source : Braibant et Gérard, 1996.

Classement international : En 2012, la France est 29e sur 40 dans le classement PIRLS.
En 2012, la France est 29e sur 40 dans le classement PIRLS. Le dernier classement international l'atteste. PIRLS compare les aptitudes en lecture et écriture des enfants de 10 ans. La Grande-Bretagne a gagné huit places en 6 ans en adoptant des méthodes syllabiques. Dans le même temps, la France perdait six places.

Lire la suite SOS Education Apprendre à lire au CP - SOS Education http://soseducation.org/apprendre-a-lire-au-cp#ixzz5DoBeWwNl

Crise scolaire : Sérigne  Mbaye Thiam « prolonge » la grève

Le climat scolaire actuel n’est pas loin de confirmer l’hypothèse d’une prolongation de l’année académique ou pour les plus pessimistes, d’une «année blanche». La sortie du ministère de l’Education nationale, avant-hier, samedi, annonçant que «4 syndicats du G6 ont décidé de suspendre leur mouvement d’humeur», n’a fait qu’empirer une situation déjà chaotique. En effet, les syndicats dits représentatifs (G6), à l’exception du Snelas/Fc et du Sels qui ont pris la décision de suspendre leur mot d’ordre devant le Khalife général des Tidiane, Serigne Mbaye Sy Mansour, hier, dimanche, tous les autres ont désavoué Serigne Mbaye Thiam. Le syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), le cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems), le syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/A) et l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden) taclent severemment l’attitude de leur ministre de tutelle et décident de poursuivre la lutte. Ainsi, le travail entamé jusqu’ici par les organisations de la société civile et le Haut conseil du dialogue social est anéanti. Même si la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) reste optimiste.

SERIGNE MBAYE THIAM, MINISTRE DE L’EDUCATION : «4 sur les 6 syndicats du G6 ont décidé de suspendre la grève»

«Nous avons 4 organisations syndicales sur les 6 que constituent les organisations syndicales du G6 qui nous ont, de manière informelle, informé de leur décision de suspendre la grève. Une décision qu’elles tiennent des délibérations de leurs propres bases. Les syndicats sont en train d’harmoniser et d’évaluer à leur niveau pour voir qu’elle est la conduite à tenir, à l’heure actuelle» a déclaré le ministre de l’éducation nationale. Cette sortie a déclenché le courroux chez les syndicalistes qui n’ont pas manqué de fustiger l’attitude de Sérigne Mbaye Thiam. La levée de bois vert qui s’est même suivie risque de plomber davantage l’école sénégalaise.

Réaménagement du calendrier scolaire

«Nous allons rencontrer ces quatre organisations syndicales, ce lundi 23 avril, à 10 heures, pour une concertation, avec les parents d’élèves, autour du réaménagement de l’année scolaire. Nos équipes techniques ont déjà travaillé sur un projet de réaménagement de l’année scolaire et de reprogrammation des examens et des concours. Une conférence de presse sera, peut-être, organisée pour annoncer les nouvelles dispositions de l’année scolaire et des examens et concours.

Dès le mardi, les syndicats ayant accepté de suspendre leur mot d’ordre, peuvent se retrouver avec l’administration pour commencer la rédaction du protocole d’accords. Ce document va sanctionner l’ensemble des engagements pris par le gouvernement».

Mesures constitutionnelles et  légales aux réfractaires

«J’appelle les enseignants qui sont dans les syndicats qui n’ont pas, pour l’heure, suspendu leur mot d’ordre de grève, pour leur dire qu’il arrive un moment où on ne s’adresse plus aux syndicats mais aux enseignants. Chacun, dans le cadre de sa responsabilité propre et personnelle, doit pouvoir mesurer la complexité de la situation et prendre la décision. Nous exhortons les enseignants à rejoindre les salles de classe dès lundi (aujourd’hui, Ndlr) pour reprendre les cours et suivre la voie de leurs camarades qui ont décidé de suspendre leur mouvement.

Le gouvernement avait envisagé d’engager des mesures constitutionnelles et légales que la situation impose.  C’est ainsi que depuis 72 heures, j’ai décidé de renouer le fil du dialogue avec toutes les organisations syndicales avec lesquelles j’ai eues à parler directement ou indirectement».                  

DES SYNDICALISTES S’INSURGENT CONTRE SERIGNE MBAYE THIAM

Si le ministre de l’éducation nationale, Sérigne Mbaye Thiam, pensait bien faire en rendant public une information non officielle, sur la fin de la crise scolaire, il s’est alors lourdement trompé. Sa sortie a déclenché plutôt une levée de bois vert qui risque de plomber les efforts déjà fournis.  

ABDOURAHMANE GUEYE, SG UDEN :  «Le ministre fait de l’intoxication»

«Le ministre n’a pas la prérogative de parler au nom des syndicats. Il revenait aux organisations de le faire eux-mêmes. Ce qui va dire que le ministre est en train de faire de l’intoxication. Je ne sais pas le mobile de son action, mais je peux vous dire clairement que l’Uden n’a pas suspendu son mot d’ordre de grève. Si nous devrions le faire, nous allons passer par nos instances. Nous allons continuer le 7ème plan d’actions, tout en poursuivant les négociations. Nous estimons que cette école est notre outil de travail, notre raison d’être».

Abdoulaye Ndoye, SG Cusems : «La sortie du ministre est gravissime»

«Le Cusems est une organisation syndicale, structurée et démocratique. Le Cusems n’ose pas demander à un ministre de suspendre un mot d’ordre. La sortie du ministre est gravissime. C’est une atteinte à la liberté syndicale. Le Cusems n’a pas suspendu mot d’ordre. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Je n’ai pas rencontré le ministre de l’Education, ni discuté avec lui. Je n’ai pas eu de tête à tête avec le ministre de l’éducation nationale. Le ministre n’a pas de courage politique. Il devait avoir le courage de nommer les syndicats qui ont décidé de lever leur mot d’ordre ; encore qu’il parle d’une rencontre informelle. Nous sommes en train de dérouler notre 7ème plan d’actions avec une marche nationale à Diourbel».

Le ministre est dans une logique de compétitions

«Je considère qu’on est dans une dynamique unitaire si on doit rencontrer le ministre.

C’est une stratégie pour semer la confusion, la zizanie et le doute dans l’esprit des sénégalais. Il n’est pas fiable et crédible. Il est en train d’utiliser des stratégies dépassées qui remontent à l’époque féodale. Le ministre est un danger public. C’est un facteur bloquant, un obstacle pour l’éducation nationale. En réalité, le ministre est dans une logique de compétitions et de rivalité avec les institutions du dialogue social et la Cosydep. Il est malintentionné. Il était informé en ce moment que le G6 avait rencontré la Cosydep et le Haut conseil du dialogue social. L’école est assez sérieuse pour qu’on en fasse une compétition ou de politique politicienne. Il a eu une attitude irresponsable. C’est au président Macky Sall d’en tirer les conséquences.

Il a engagé des discussions de manière informelle dans un Etat sérieux, c’est un manque de respect à l’endroit de la Nation. Voilà une raison pour qu’il démissionne. Nous allons poursuivre le mouvement. S’il persiste, les choses vont aller de mal en pis.

Saourou Séne, SG Saemss : «Nous allons maintenir la lutte»

«Nous ne faisons pas partie de ces syndicats qui ont décidé de lever le mot d’ordre. Nous continuons la lutte jusqu’à la satisfaction de nos revendications. Donc, la matérialisation des accords mais aussi des propositions plus concrètes de l’indemnité de logement des enseignants du secondaire. Nous allons maintenir la lutte au niveau du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saemss), car nous considérons les propositions du gouvernement en-deçà de nos attentes. Nous attendons des propositions concrètes. Nous réaffirmons la détermination de nos camarades à continuer la lutte, même si nous respectons la décision des syndicats qui décident de suspendre».

Abdou Faty, Sels/A : «Cette attitude n’honore pas la République»

«Le ministre engage sa personne sur tout ce qu’il a dit. J’en profite pour dénoncer cette attitude. Nous sommes surpris par la déclaration du ministre de l’éducation parce qu’au moment où il tenait sa conférence de presse, nous étions dans une rencontre avec les ONG qui s’activent en éducation et la présidente du Haut conseil du dialogue social, pour ensemble voir les voies et moyens de sortie de crise. Ce qui ne favorise pas l’apaisement du climat scolaire. Cette attitude qui respectivement tient à diviser les enseignants, n’honore pas un homme d’Etat. Un ministre doit avoir une posture d’Etat. Nous le demandons franchement de ne pas parler au nom des organisations. Les syndicats sont seuls habilités à lever un mot d’ordre. Nous sommes des structures organisées qui décident autour d’une table.  Le Sels/A, va tenir une réunion de secrétariat permanent élargi pour discuter de la marche de Diourbel. On fera aussi un compte rendu des rencontres qu’on a eues avec la société civile et le Haut conseil du dialogue social ».

Cheikh Mbow, Coordinateur de la Cosydep ; «La sortie du ministre a radicalisé les syndicats»

«Les syndicats étaient dans de bonnes dispositions pour apaiser le climat scolaire, compte tenu du contexte de fin d’année académique. Il fallait y mettre la forme et la manière. Les syndicats avaient décidé, après les interventions des organisations de la société civile, des religieux, de formaliser leur suspension. L’espoir était permis autour de cette rencontre. Nous avions pris langue avec les organisations syndicales avec l’option de ne pas communiquer. La sortie du ministre a radicalisé les syndicats. Le système éducatif est tellement sérieux qu’il doit dépasser les contingences politiques. Nous restons optimistes pour l’apaisement de la crise. Nous allons continuer à démarcher. Nous n’allons pas se décourager à cause d’un homme (Sérigne Mbaye Thiam, Ndlr). Ce serait irresponsable de notre part ».

Tivaoune «suspend» la grève du Sels et du Snelas

Conformément à leur engagement devant la Cosydep et le Haut Conseil, le syndicat national des enseignants en langue arabe du Sénégal (Snelas/Fc) et le syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Ils ont pris l’engagement devant le Khalife général des Tidianes, Mbaye Sy Mansour hier, dimanche 22 avril.

Souleymane Diallo, SG SELS : « Nous avons suspendu le mot d’ordre de grève à Tivaouane »

«Nous, Sels, Sels/A, Uden et Snelas/Fc, avions pris l’engagement hier (samedi dernier, Ndlr) devant la Cosydep et le Haut conseil, de lever le mot d’ordre de grève et aujourd’hui (hier, dimanche Ndlr), à 17 heures devant le Khalife général des Tidianes. Conformément à cet engagement, le Sels s’est rendu à Tivaouane. Nous étions seuls pour respecter la parole donnée. Nous avons annoncé au Khalife notre décision de suspendre le mot d’ordre à partir de demain (aujourd’hui, lundi Ndrl). Le Khalife s’est engagé à demander au Président Macky Sall, de rapprocher l’échéancier de paiement de l’indemnité de logement initialement prévu en octobre 2018, au mois d’aout 2018. Il s’est engagé à veiller à ce que les engagements pris par le gouvernement soient respectés dans les brefs délais. On avait décidé de suspendre. Ce que nous avons fait».

Moustapha Segnane, SG Snelas/Fc : «Nous suspendons la grève»

«Notre position a évolué après avoir rencontré le Khalife général des Tidianes, Mbaye Sy Mansour. A l’issue de cette séance à Tivaoune, nous avons décidé de ne pas participer à la deuxième phase du 7ème plan d’actions entamé par le G6 depuis la semaine dernière. C’est une décision de la base qui a été consultée après notre tête-à-tête avec le Khalife.  Aussi, cette décision découle d’une série de rencontre avec les organisations de la société civile et le Haut conseil pour trouver des sorties de crise».

SudOnline

Sénégal : Barthélémy Dias condamné à six mois de prison ferme pour « outrage à magistrat »

La justice a condamné mardi l’opposant Barthélémy Dias et maire de la commune dakaroise de Mermoz-Sacré-Coeur à six mois de prison ferme, après ses propos injurieux à l'égard des magistrats.

Barthélémy Dias retourne dormir ce mardi soir dans sa cellule de la prison de Rebeuss. Le tribunal des flagrants délits de Dakar lui a infligé une peine de six mois de prison ferme – le parquet réclamait deux ans – pour avoir entre autres comparé les magistrats à « des prostituées ». Des propos tenus en réaction à la condamnation, le 30 mars dernier, du maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prison pour « escroquerie aux deniers publics ».

« On va évidemment faire appel de cette décision qui n’est pas fondée, déclare à Jeune Afrique son avocat Me El Hadji Diouf. La condamnation de Barthélémy Dias est le reflet d’une démocratie malmenée, où il est interdit de penser autrement que le pouvoir. »

« Les périls qui guettent le Sénégal »

Même son de cloche du côté du député Cheikh Bamba Dieye, proche de Barthélémy Dias, qui met en garde ses pairs : « Sa condamnation, ainsi que celle de Khalifa Sall, sont autant de signes des périls qui guettent la démocratie au Sénégal. Le président Macky Sall entend être le seul candidat à l’élection de 2019. Et pour cela, il élimine systématiquement tous ses opposants. Tous les acteurs politiques sont désormais en danger. »

Le père de « Barth’ », l’ancien ministre Jean-Paul Dias, s’est également confié à Jeune Afrique sur la condamnation de son fils : « Elle est injuste et infondée en droit. Car aucun magistrat n’a porté plainte pour outrage. À l’évidence, cette condamnation démontre l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique. Deux jours avant le verdict dans l’affaire Khalifa Sall, la police suivait mon fils partout où il allait. Ils cherchaient un prétexte pour l’arrêter. Voilà la vérité. »

Porte-flingue

Connu pour ses coups de sang et ses sorties au vitriol vis-à-vis de ses adversaires, Barthélémy Dias a donné le sentiment de n’avoir cure d’un nouveau séjour derrière les barreaux. Lors de son procès, le 8 avril dernier, il avait lui-même fait part de son désir de rester en prison, pour se retrouver auprès du maire de la capitale. « Si Khalifa Sall couche en prison, alors moi aussi, je suis prêt à faire don de ma liberté », avait-t-il ainsi déclaré.

Le porte-flingue de l’opposition n’en est pas à son premier séjour derrière les barreaux. Fin 2011, il n’avait pas hésité à dégainer son pistolet 9 mm, pour faire feu en direction de quelques nervis du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui encerclaient la mairie de Mermoz-Sacré-Coeur. L’un des assaillants avait été retrouvé mort, sans qu’il soit possible d’affirmer que « Barth » ait été l’auteur du coup de feu mortel.

L’épisode lui avait valu une condamnation en 2017 à deux ans de prison, dont six mois ferme, pour coups et blessures volontaires et détention illégale d’arme – une peine alors couverte par sa détention provisoire en 2012.

Jeune Afrique 

Dépistage du cancer du col de l’utérus : Les femmes entre ignorance et négligence

Le cancer du col de l’utérus continue de faire des ravages chez la gent féminine. Il se positionne comme le premier cancer chez la femme, au Sénégal. Cependant, beaucoup d’entre-elles méconnaissent leur statut  du fait qu’elles ne sont pas adeptes des hôpitaux. Pourquoi les femmes ne fréquentent-elles pas les structures de santé ? Comment éviter la maladie ? Réponse dans cette rubrique de Sud Santé.

Le cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, autrement dit sur le tissu qui le recouvre. Plus précisément, elle prend naissance dans la première couche de la muqueuse qui porte le nom d’épithélium. Cette maladie très sournoise se développement et touche beaucoup de femmes.

Seulement, beaucoup d’entre-elles n’arrivent dans les structures de santé que tardivement, quand la maladie s’est déjà développée. Des femmes interrogées sur la prise en charge de leur santé sont partagées entre ignorance et négligence.

Pour cette dame trouvée dans une structure de santé des HLM, le cancer du col de l’utérus, c’est du nouveau. «Je fais mes visites pré et post-natales et c’est fini. Je n’ai jamais fait de dépistage du  cancer du col de l’utérus.  Je  ne connais même pas cette maladie», a-t-elle fait savoir. Cette dernière, la trentaine révolue, se réfère à la prescription de son soignant. «Je ne suis pas malade, je ne ressens rien au niveau de mes parties génitales. Donc je n’éprouve pas le besoin d’aller en faire (dépistage). Et autre chose, il y a la sage-femme  qui est là, si rien ne va, elle va me référer dans un autre hôpital. Et, comme elle ne dit rien, je crois que je me porte bien», a-t-elle conclu.

Comme cette dame, beaucoup de ses paires se trouvent dans cette situation. Le manque de communication entre le personnel soignant et les malades est une des causes de cette ignorance. Des femmes, durant toute leur vie, n’ont jamais été orientées pour faire le frottis afin de connaitre l’état de leur col. Mariètou Diallo, une dame habitant les HLM témoigne: «j’ai fait quatre enfants. Ils sont devenus des adultes. Mais, au cours de mes consultations, en aucun moment les sages-femmes ne m’ont demandé d’aller faire le dépistage. Certes, ces dernières années, on parle de dépistage du cancer de col de l’utérus, du sein, mais je pense que c’est le personnel soignant très proche de la population qui doit porter le combat et faire de telle sorte que celles qui ont les moyens puissent aller faire le frottis. Aux moins nantis d’attendre les campagnes gratuites pour aller le faire. Car il y va de notre santé», a-t-elle fait comprendre.

Dans les hôpitaux, le coût de la prise en charge du dépistage du col de l’utérus, appelé frottis, est très élevé. Il faut débourser 10 à15 mille pour le faire, à défaut de prise en charge. Un coût qui décourage et qui amène certaines femmes à se barricader sur leur sort. «La prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, n’est pas à la portée des petites bourses. C’est très cher et ça n’encourage pas», a avancé Juliette Sarr, une autre dame du quartier des HLM.

Et de poursuivre: «le besoin est tellement important que quand on organise des séances de dépistage (gratuit), les femmes répondent massivement. Je pense qu’il faut augmenter l’offre pour permettre à toutes les femmes de tout âge d’en bénéficier pendant les campagnes gratuites et profiter de ces moments pour faire passer des messages».

Rappelons que le col de l’utérus fait partie de l’appareil de reproduction féminine. C’est la partie inférieure étroite de l’utérus aussi appelé matrice. Il s’agit du passage reliant l’utérus au vagin.

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