ESSAI SUR LE TRAITEMENT DU RAPPORT AU TRAVAIL DANS LE PROCESSUS THÉRAPEUTIQUE Dominique Seguier

PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE SOCIOLOGIE


Le rapport au travail a ceci de particulier qu'il fait également resurgir tout un ensemble de questions à un moment de l'Histoire où le travail se métamorphose en se raréfiant spectaculairement Entre une pathologie de la réussite et la réalisation de soi s'intercalent des conceptions étranges venues d'ailleurs : « Gagner sa vie », « être motivé(e) », « relever le challenge ». Comprendre le Réel au détour du concept « travail » ainsi qu'à l'examen de son évolution socio-historique constitue un prérequis indispensable à la restauration de Soi. Telle est l'ambition de cet écrit.

Dominique Seguier est psychologue comportemental et cognitif, développeur de projets dans les secteurs sociaux et médico-sociaux, adepte et bénéficiaire de l'Éducation Populaire. Il se situe à l'interface de courants de pensées dont l'usage raisonnable tend à connecter intelligiblement l'individu à son environnement pertinent afin de favoriser de possibles changements singuliers et collectifs.

 

Instrumentalisation de la mendicité des enfants : déni, indifférence, inconscience... ? par Cécile THIAKANE–Lanceuse d'alertes ; activiste sociale et citoyenne du monde.

J'ai croisé récemment un jeune garçon en plein centre-ville de Dakar...

C'était un jeune talibé... Il était relativement tôt. En discutant avec lui, je me rends compte qu'il ne connaissait pas son âge ! Il doit avoir entre 7 et 8 ans ! Il m'apprend qu'il vient d'un daara situé à Guédiawaye dans la grande banlieue Dakaroise. Tous les jours avec les autres garçons de son daara, ils sont conduits, à l'aube, en car au centre-ville ! Le soir venu ils refont le trajet inverse pour rentrer.


Ils passent leurs journées à errer dans les rues de Dakar ! Des journées entières passées à interpeller les passants, à quémander pour atteindre un objectif de recettes fixées par des adultes, leurs responsables de daara. Ils sont sévèrement punis quand ils n'atteignent pas le montant journalier fixé.


J'ai encore en mémoire ce douloureux souvenir, un échange avec de jeunes talibés, l'année dernière en pleine période des fêtes de fin d'année. Il était tard, il faisait un peu frais ce soir-là, les rues du centre-ville de Dakar étaient presque désertes. Ces jeunes talibés, eux, n'avaient pas la chance de rentrer dans leur daara le soir venu ! Ils restaient en ville, dormaient à même le sol sur des cartons. Ils étaient livrés à leurs tristes sorts, et à tous les dangers de la nuit. On sait qu'il y a déjà eu des cas d'abus sur de jeunes garçons qui ont été victimes de prédateurs sexuels...
Dernièrement, un samedi soir, en sortant d'un restaurant, aux Almadies, haut lieu de la nuit Dakaroise... Il était 1h30 du matin... Il y a foule notamment beaucoup de jeunes qui comme à leur habitude se donnent rendez-vous dans ce quartier le week-end pour se divertir ! Je remarque un bon nombre de personnes assises sur le trottoir entrain de mendier à une heure aussi tardive ! Quel visage de la vulnérabilité de certaines couches de la population sénégalaise !

Mon attention est vite attirée par une toute petite fille assise à côté d'une femme, elle ne semble pas avoir plus de 3 ans ! Tout à coup, elle se lève d'un pas alerte dès qu'elle me voit et me tend la main. Sa rapidité d'exécution, à une heure aussi tardive me sidère ! Je lui prends ses deux mains et m'accroupie en face d'elle pour lui parler. Elle se contente de me sourire, et quel sourire innocent ! Mais elle ne répond pas à mes questions. Je m'adresse à la femme assisse à côté d'elle, c'est sa maman. Elle me confirme que sa fille a 2 ans et demi. Je lui demande pourquoi elle est encore dehors à cette heure avec une fille aussi jeune. Cette petite fille devrait être en train de dormir lui dis-je ! Elle m'explique qu'elle est veuve et n'a pas d'autres choix. Elle elle est obligée, pour survivre, de faire la manche avec ses trois enfants : cette petite fille et ses deux frères jumeaux de 4 ans ! D'ailleurs, l'un des jumeaux est entrain de dormir à même le sol à côté de sa maman. Elle m'avoue, qu'ils quittent Keur Massar tous les vendredis et les samedis pour faire la manche à cet endroit. Ils passent toute la nuit dehors, espérant profiter de la générosité des passants.

Je note cependant que la majorité des passants, devenus certainement insensibles, car habitués à ces scènes, ne prêtent même pas grande attention à ces mendiants.
Quand je donne un billet à la petite fille son visage s'illumine comme un enfant qui a reçu son cadeau le plus désiré un matin de Noël ! Elle s'empresse de remettre l'argent à sa maman.

Ces différents exemples, loin d'être des cas isolés, illustrent l'étendue et la complexité de ce problème de mendicité des enfants dans les rues des grandes villes au Sénégal, surtout à Dakar.
En plus des talibés, il paraît que leur nombre serait de plus de 40.000 milles dans les rues de Dakar, on note de plus en plus de jeunes enfants accompagnés de femmes, certainement leurs mamans, qui mendient de jour comme de nuit. Je n'ai pas abordés le cas des enfants en situation d'handicap, mais il y en a aussi un nombre non négligeable faisant la manche dans la rue !

Je suis partie avec une pléthore de questions et un sentiment d'impuissance.


Est-il possible que cette petite fille de 2ans et demi ait si bien assimilé son rôle dans leur dispositif ? Est-elle l'atout « sensibilité » pour sa maman ? Comment résister à ce visage si innocent ? Comment ne pas lui donner une pièce ? A quel avenir peuvent prétendre tous ces enfants maltraités, privés de leur enfance et de leur dignité ? Qu'est-ce qui peut bien justifier que des parents, des adultes responsables de mineurs puissent instrumentaliser la mendicité des enfants ? Qui sont les coupables : Les parents, les chefs de Daara, les autorités gouvernementales, ceux qui continuent à leur donner l'aumône ? Quelles sont les pistes solutionnaires pour éradiquer durablement ce fléau et redonner à ces enfants leur dignité en respectant leurs droits primaires ? Pourquoi dans un pays comme le nôtre, où la population a soit-disant le culte de la solidarité, nous n'excellons pas dans la promotion de la justice sociale ? Comment réussir à créer des dynamiques d'inclusion qui vont au-delà de la sphère familiale mais servant toute la communauté ?

Parce que la misère entrave la dignité de l'homme partout où elle sévit, ces couches de la population, dans leur profonde vulnérabilité voient leur dignité s'effriter chaque jour davantage face aux poids de leurs urgences de survie ! Il est crucial d'œuvrer concrètement pour la justice sociale. Elle reste un des vecteurs de développement durable car réduisant les inégalités, mais aussi l'impécuniosité caractérisée, et favorisant le bien-être des populations.

La place de ces enfants n'est pas dans la rue, mais dans des endroits sécurisants et structurants pour leur donner une opportunité de forger leurs destins. Ils ont besoin et ont droit à prendre le meilleur départ possible pour commencer leur vie. Cela passe par la satisfaction de leurs besoins primaires, par l'éducation, la sécurité, la paix et le droit à l'enfance... Comme nous le savons lorsque l'enfant ne prend pas le meilleur départ possible dans la vie, cela a assez souvent un coût élevé à la fois pour lui et pour la société en général. Nul doute que nous aurons tous à payer cette addition et elle sera très salée pour l'ensemble de la nation. Ces enfants qui représentent l'avenir et subissant ces violations de leurs droits sous l'indifférence de la communauté, ont de fortes chances de grandir sans qualifications, sans repères et d'atterrir à la périphérie de la société. Peut-être que nous avons parmi eux de futurs génies, des créateurs, des scientifiques...


Depuis plus de quarante ans, des textes de lois ont été votés par les différents gouvernements pour interdire la mendicité de tout genre, mais leur mise en application n'est jamais effective.
Jusqu'à quand allons-nous continuer à signer des conventions, ratifier des traités internationaux sur les droits et la protection des enfants pour satisfaire aux ODD ou pour être éligible par rapport aux différents critères de financements des institutions internationales et autres bailleurs de fonds tout en sachant pertinemment que leur applicabilité sera problématique ; la source du problème n'étant pas solutionnée ! Sans considération de l'ensemble de la chaine de valeur pour mettre en œuvre les conditions économiques, sociales et culturelles idoines, nous aurons des solutions en silo. ...


Les enfants sont l'avenir, et pour avoir un bel avenir ils ont besoin d'être accompagnés. Nous avons le devoir et l'obligation de ne plus laisser une partie d'eux être privés de ses droits fondamentaux.
Pour éradiquer ce fléau de la mendicité infantile, les solutions seront endogènes et nécessiteront une mise en commun d'initiatives faisant intervenir toutes les parties prenantes : Etat, autorités religieuses, familles, société civile, ONG... Certaines comme celles citées ci-dessous peuvent adresser le problème dans sa globalité.

- La redynamisation des territoires ruraux pour éviter l'exode rural de familles entières qui se retrouvent en ville sans avoir les moyens d'y vivre de façon décente et qui peuvent venir augmenter les rangs des candidats à la mendicité. Il y a aussi tous ces jeunes garçons, venant de ces zones rurales qui subissent de plein fouet les profondes mutations du monde rural avec l'abandon de l'agriculture vivrière et de l'élevage. Ces garçons se retrouvent envoyés dans des daaras en zones urbaines.


- Certaines croyances culturelles et religieuses gagneraient à être questionnées. Informer, sensibiliser mais surtout conscientiser les familles sur l'urgence de la situation de leurs enfants et à quel point ce « modèle de daara » s'est éloigné du concept initial et peut représenter un sérieux handicap dans leur vie future.
- Une politique sociale inclusive pour améliorer le niveau de vie des couches les plus vulnérables et en finir avec les urgences de survie quotidiennes.
- Subventionner les daaras, pour les moderniser et les structurer. Cela permettrait de prendre en charge décemment les talibés et les accompagner de manière optimale dans leur apprentissage.
- Santé de la reproduction à promouvoir et à faire adopter davantage par les familles démunies qui continuent à enregistrer un fort taux de natalité sans pour autant avoir les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Le 20 Novembre, journée mondiale des droits des enfants, reste un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices que subissent encore les enfants dans le monde.

Stop à la mendicité ! Stop à la maltraitance ! Stop à toutes les formes d'injustice qui inhibent la croissance harmonieuse des enfants.
Nos enfants ont droit à l'amour, à l'éducation, à la santé, à une vie décente et aussi à l'enfance.

Une société qui ne protège pas ses enfants, une société qui n'éduque pas ses enfants, ne se ferme-t-elle pas les voies de l'émergence ?

Cécile Thiakane
Actrice du Développement social
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Journée mondiale des toilettes 19 novembre ONU :Wc, toilettes, sujets sérieux, humains et indices de développement.....

« Un problème majeur de santé publique. Nous mangeons, nous travaillons, nous téléphonons et ajoutez que nous allons aux toilettes et c'est tellement important que si nous ne le faisons pas nous tombons malades.


En plus l'absence de sanitaires conduit certaines personnes à aller loin dans la forêt ou dans des lieux improbables pour se cacher et satisfaire les instincts animaux aux risques de rencontrer un délinquant, un bandit, un animal, un serpent, etc .

La quête d'endroits pour faire ses besoins peut exposer les personnes à divers dangers soyons vigilants et sachons intégrer ce « détail » dans nos vies et nos maisons. On pourra lire ceci « Inde : des toilettes installées dans un village où les femmes déféquaient au péril de leur vie »


En mai, deux jeunes filles avaient été violées alors qu'elles se rendaient dans un champ pour faire leurs besoins. Un problème de sécurité, mais aussi de santé publique


« D'après la coalition eau, l'assainissement est encore trop rarement intégré aux logiques et programmes de développement bien qu'il soit communément admis que l'absence de services de base est un handicap important dans la voie du développement


Une lacune jugée inacceptable quand on sait que chaque jour dans le monde, 5 000 enfants de moins de 5 ans meurent de maladies liées aux conséquences du manque de toilettes. Moins grave


mais tout aussi préoccupant l'absentéisme scolaire considérable dont la défection de nombreuses filles en raison de cette absence d'infrastructure de base » https://grotius.fr/wp-content/uploads/2015/11/Probl%C3%A9matique-des-Toilettes-femmes-et-bidonvilles.pdf P B CISSOKO

Santé : le manque de toilettes en Afrique, une « pandémie » orpheline ?
| Par Mathieu Olivier

Nous sommes environ 7 milliards sur la planète. Quelque 6 milliards d'entre nous ont un téléphone portable, mais seulement 4,5 milliards d'être humains disposent de toilettes. Une situation dont plus de 2 000 enfants meurent chaque jour, en particulier en Afrique. Sans que les pouvoirs publics ne prennent vraiment le problème à bras-le-corps.


On le sait trop peu : sur notre continent, et en particulier en Afrique subsaharienne, il est plus courant de posséder un téléphone portable qu'un accès à des toilettes garantissant une bonne sécurité hygiénique. Au Soudan du Sud ou au Niger, plus des trois-quarts de la population ne disposent même pas de la moindre installation et défèquent tout simplement à l'air libre.


À l'occasion de la journée mondiale des toilettes, qui se tient chaque année le 19 novembre, Jeune Afrique fait le point sur la situation du continent. Où un enfant aurait, selon l'Unicef, environ 500 fois plus de chances de mourir de diarrhée qu'un de ses camarades nés en Europe ou aux États-Unis.


Pourquoi le manque de toilettes tue ?


L'Afrique répond-elle au défi de l'assainissement ?
L'Afrique est-elle vraiment le mauvais élève de la planète en terme d'assainissement ?
Quels pays progressent ? Stagnent ? Régressent ?
Pourquoi le manque de toilettes tue ?
Dans le monde en 2014, quelque 2,5 milliards de personnes sont privées de toilettes, selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la santé et de l'Unicef. Un fait qui passe encore relativement inaperçu tant le sujet prête à sourire. Il n'y a pas pourtant pas de quoi.


En l'absence d'accès aux toilettes et de dispositifs d'évacuation efficaces (vers une fosse septique étanche, une fosse ventilée ou encore via un système de compost), un tiers de la population mondiale se rabat vers un "système D" dangereux : seaux, sacs plastiques, vulgaires trous, installations partagées ou publiques, latrines peu ou pas isolées ou tout simplement défécation à l'air libre...


Autant de système qui aboutissent à la création de stocks de déchets non-évacués, devenant rapidement des réservoirs de microbes, à la portée de tous et des sources de contamination pour les cours d'eau environnant. On estime que 375 000 tonnes de matières fécales sont directement déposées chaque jour dans la nature.


On estime que 375 000 tonnes de matières fécales sont directement déposées chaque jour dans la nature.


Or, le manque d'accès à l'assainissement est un des facteurs les plus aggravants de la propagation des maladies dites hydriques. Un gramme de matière fécale humaine peut abriter jusqu'à cent œufs de parasites, 10 000 virus (comme l'hépatite ou la polio) ou encore jusqu'à un million de bactéries, responsables de la dysenterie, du choléra ou de la diarrhée. Cette dernière provoquerait chaque année près de 760 000 décès d'enfants de moins de cinq ans, soit plus de 2 000 par jour, selon l'OMS. En comparaison, Ebola a fait environ 5 000 morts comptabilisés en 2014.
Depuis les choses n'ont pas avancé.
https://www.jeuneafrique.com/40163/politique/sant-le-manque-de-toilettes-en-afrique-une-pand-mie-orpheline/

Des enfants de l'école primaire Harry C. du village Mansourey, en Sierra Leone, nettoient les toilettes de l'école. Photo UNICEF/Kassaye
Une crise mondiale de l'assainissement qui persiste

Nous n'y pensons pas souvent, mais les toilettes sauvent des vies, car elles empêchent la propagation de maladies mortelles causées par les excréments humains. La Journée mondiale des toilettes vise à sensibiliser le public sur le rôle crucial qu'elles jouent pour les populations et à encourager des actions ciblées pour relever le défi de la crise mondiale de l'assainissement.


Le monde est encore loin d'atteindre l'objectif de développement durable n°6 (ODD 6), c'est-à-dire « garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau ».
Aujourd'hui, 4,5 milliards de personnes vivent en effet sans toilettes et 892 millions de personnes pratiquent toujours la défécation à l'air libre.


L'impact d'une telle exposition aux matières fécales humaines a des effets dévastateurs sur la santé publique, les conditions de vie et de travail, la nutrition, l'éducation et la productivité économique dans le monde.
L'ODD 6 vise à garantir que tous disposent de toilettes et d'un bon assainissement et que personne ne pratique la défécation en plein air d'ici 2030. Si cet objectif n'est pas atteint, l'ensemble du Programme de développement durable à l'horizon 2030 est compromis.


La nature nous appelle


Cette année, la campagne pour la Journée mondiale des toilettes portera sur la nature, et sur la nécessité de construire des toilettes et des systèmes d'assainissement qui fonctionnent en harmonie avec nos écosystèmes.
Le thème, « Quand la nature nous appelle », s'inscrit dans l'idée que « nous sommes en train de transformer notre environnement en un égout à ciel ouvert. Nous avons besoin de davantage de solutions fondées sur la nature pour régler la crise mondiale de l'assainissement. »

Par exemple :
• des latrines à compost qui capturent et traitent les déchets humains sur le site, produisant gratuitement des engrais utiles à la culture.
• les zones humides et les roselières artificielles filtrent les eaux usées avant leur rejet dans les cours d'eau.
Faits et chiffres
Les données ci-dessous, publiées dans le rapport du Programme commun OMS-UNICEF de suivi de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement intitulé « Progrès en matière d'eau, d'assainissement et d'hygiène : mise à jour 2017 et évaluation des ODD », donnent une idée de l'étendue de la crise mondiale de l'assainissement :
• Environ 60 % de la population mondiale – soit 4,5 milliards de personnes – n'ont pas de toilettes à la maison ou dispose de toilettes qui ne permettent pas une gestion hygiénique des excréments.
• 892 millions de personnes dans le monde pratiquent la défécation en plein air et sont privées de sanitaires - les matières fécales ne sont donc ni recueillies ni traitées.
• 1,8 milliard de personnes boivent de l'eau potable non améliorée sans protection contre la contamination par des matières fécales.
• Dans l'ensemble, 80 % des eaux usées résultant des activités humaines retournent dans l'écosystème sans avoir été traitées ou réutilisées.
• 1/3 des écoles dans le monde ne disposent pas de toilettes - un problème qui s'aggrave pour les filles pendant la période de menstruation.
• 900 millions d'écoliers dans le monde ne disposent pas d'installations pour le lavage des mains - ce qui favorise la propagation de maladies mortelles.
• INDE - Un reportage de la BBC a mis au jour le calvaire quotidien de nombreuses femmes qui se privent d'aller aux toilettes pour réduire les risques d'être victime d'une agression sexuelle. Une décision qui peut avoir des effets graves sur leur santé.


 - La rédaction de LCI


• Quand assouvir un besoin naturel devient une source d'angoisse. En Inde, des milliers de femmes choisissent de se priver d'eau et de nourriture afin d'éviter les agressions sexuelles. Des agressions qui constituent le lot quotidien des Indiennes dans un pays où environ 524 millions de personnes sont contraints de se soulager quotidiennement en plein air, faute de toilettes saines.

• C'est en tout cas ce que détaille un long format de la BBC. On apprend ainsi que des femmes se limitent à un unique passage par jour, afin de limiter les risques d'agressions. D'autres s'organisent pour y aller en groupe. Mais surtout, certaines renoncent à se nourrir et à boire. Une décision qui peut se révéler risquée en été :

"Elles se déshydratent intentionnellement - et cela peut avoir des effets graves s'il fait vraiment chaud ou s'il y a une vague de chaleur", a expliqué à la BBC le chercheur Gulrez Shah Azhar, qui a étudié les conséquences de la canicule de 2010 au nord-ouest de l'Inde.


• Lire aussi


• Inde : 239.000 fillettes meurent chaque année à cause des discriminations sexistesInde : une adolescente violée et brûlée vive, le suspect principal arrêté
• Près de 70% des foyers indiens ne sont pas équipés de toilettes
• L'absence de sanitaires est un problème majeur de santé publique en Inde, et concerne près de 594 millions d'Indiens, soit quasiment la moitié du pays, selon l'Unicef. Près de 70% des foyers indiens n'en sont pas équipés. Par ailleurs, d'après une étude nationale récente, environ 60% des jeunes femmes de 16 à 24 ans n'ont pas accès aux serviettes hygiéniques, chiffre qui monte à 80% dans certains Etats pauvres du centre et de l'Est de l'Inde. A cette problématique sanitaire s'ajoute la longue liste des agressions sexuelles enregistrées en Inde : près de 110 viols sont rapportés chaque jour selon des chiffres officiels. Quelque 110.333 cas de viol ont été rapportés dans le pays entre 2014 et 2016.

• Le Premier ministre indien Narendra Modi a promis la construction de toilettes dans chaque foyer d'ici 2019. Selon lui, son gouvernement a construit plus de 20 millions de toilettes depuis 2014. Des observateurs estiment toutefois que le problème ne vient pas seulement de la pauvreté, mais également d'une croyance enracinée selon laquelle les toilettes intérieures sont impures.
https://www.lci.fr/international/en-inde-se-retenir-d-aller-aux-toilettes-au-quotidien-pour-eviter-une-agression-sexuelle-2094709.html

 

LA RENCONTRE D'ADOLESCENT.E.S DANS DES ENVIRONNEMENTS INCERTAINS Écoutes croisées Sous la direction de Antoine Kattar

Savoir et formation
PSYCHANALYSE, PSYCHIATRIE, PSYCHOLOGIE SOCIOLOGIE ETUDES SUR LA JEUNESSE


Comment les adolescent.e.s d'aujourd'hui tentent de garantir la continuité de leur sentiment d'exister quand ils sont confrontés à un environnement qui vacille ?

Quelles sont leurs angoisses à l'oeuvre ?

Qu'est-ce qui pèse sur eux dans la réalité de l'environnement et peut se heurter à leurs peurs fantasmatiques ?

Comment aller à leur rencontre ? Comment appréhender la souffrance psychique des sujets dans notre société hyper moderne ?

À une époque où notre société est traversée par une crise majeure des repères symboliques, l'ouvrage d'Antoine Kattar nous invite à comprendre le retentissement des environnements incertains sur la construction identitaire des sujets adolescents au Liban.


À travers le récit de son itinéraire personnel, il nous montre le cheminement de sa pensée de chercheur à partir de son expérience de l'exil. En faisant dialoguer son « soi adolescent » avec son « soi d'adulte exilé », il analyse les effets que produisent les guerres, les replis sur l'entre-soi confessionnel et l'émigration sur les sujets adolescents d'aujourd'hui.


À partir des propos de celles et ceux qu'il a interrogé(e)s et à l'aide d'une théorisation originale, l'auteur identifie plusieurs positions psychiques entre lesquelles oscillent ces adolescent(e)s qui tentent de garantir la continuité de leur sentiment d'existence alors qu'ils-elles sont confronté(e)s à une scène sociale profondément insécurisante.


Cet ouvrage pose des jalons pour les professionnels de l'éducation qui sont requis de tenir une position d'adulte dans la rencontre des adolescents au quotidien et appelle au rôle qu'ils peuvent jouer pour renforcer et étayer les « soi-adolescents » en construction.

Antoine Kattar, psychosociologue clinicien, est professeur des universités en sciences de l'éducation à l'Université de Picardie Jules Verne, au laboratoire CAREF et à l'Éspé de l'académie d'Amiens. Il a mis en oeuvre le réseau international interdisciplinaire de recherche ACEI (Adolescence Contemporaine et Environnement Incertain). Il est membre du bureau de l'association Cliopsy et du comité de direction de la revue Carrefours de l'éducation.

Ont contribué à cet ouvrage :
Joëlle Bordet, Arnaud Dubois, Laurence Gavarini, Patrick Geffard, Philippe Gutton, Danielle Hans, Françoise Hatchuel, Mej Hilbold, Dimyanos Kattar, Caroline Le Roy, Gilles Monceau, Ilaria Pirone, Émile-Henri Riard.

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AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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