mercredi, 20 mars 2019 16:13

Misère affective-* par le Dr Folamour

 

Il y a sur cette Terre quelques êtres profondément épanouis et heureux. Il y en a bien davantage qui, noyés dans le luxe, l'effervescence, la course ou l'illusion du bonheur, ne sont heureux qu'en surface.

Mais ne vous faites pas d'illusions, la misère économique, sociale et culturelle, coiffée d'une misère tout aussi délétère, la misère affective, tout cela règne en maître ici-bas. Alors oui, ils ont beau jeu les célibataires et les frustrés d'amour et de sexe, de servir d'échappatoire, de soupape de sureté à tous les handicapés de l'affectif et, pire que tout, à la jeunesse abandonnée, aux jeunes ados déboussolés par la folie du monde qui s'occupe assez peu de l'état de leur âme et de leur corps.

Je fus élevé dans une famille bourgeoise et je ne manquais de rien, sauf que, au moment de ma puberté je fus pris de panique lors de ma première érection. Étais-je un monstre ?

Et que dire des petites filles et des petits garçons qui dès l'âge de 11 ou 12 ans sont confrontés au réveil à des draps tachés de rouge ou d'une blanche laitance dont personne ne leur avait parlé ?

Cette coupure de nos sociétés modernes avec le monde réel, la nature, ses beautés, ses plaisirs, ses pièges, est-ce un progrès ?

Ces tabous d'un autre temps qui empoisonnent la vie, est-ce le signe d'une maturité de nos sociétés ou au contraire, un poison qui détruit ?

Les regards, les attouchements, les crimes sexuels n'ont d'autre origine que cette misère éducative et affective.

Quand le comprendrons-nous ? Quand serons-nous capable de construire des petites filles et des petits garçons heureux sans l'intervention pernicieuse et criminelle des pédophiles ?


Docteur Folamour.
Envoyé par "energie.environnement" <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. >
Misère affective - communiqué de notre association pour la rédaction ou le courrier des lecteurs.

 

« Trouver un stage ou du travail en France pour les jeunes issus de l'immigration fait penser à un marathon essoufflant voir éreintant. Pour cause le manque d'information, l'auto censure et la discrimination qui ne dit pas son nom. C'est pourquoi j'ai interrogé cette grande dame active, activiste sociale, pragmatique et déterminée. On s'est rencontré il y a 3 ans lors d'une conférence à Champigny-sur-Marne et son témoignage était de haute facture et elle a bien voulu nous parler. L'Elysée l'a consulte 2 fois par ans avec d'autres acteurs sur la marche à suivre pour revitaliser les banlieues. Elle commence à être reconnue partout. J'ajoute qu'avec des associations nous sommes en train de mettre sur pied un partenariat pour que chacun active son réseau afin de prendre un jeune de quelque origine pour trouver un stage. Vous êtes tous interpellés, ne fermez pas vos portes quand vous pouvez sauver des jeunes dans le besoin». Pape B CISSOKO

Aisseta CISSE Directrice de Génération II Citoyenneté Intégration
courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ESSONNE

Avec votre expertise quels regards sur la situation des jeunes élèves étudiants issus de l'immigration en France et surtout dans les zones et quartiers sensibles dits banlieues ?

Pour répondre à cette question il existe une similitude entre les enfants issus des familles de la classe ouvrière et les jeunes issus de l'immigration en particulier ceux dont les parents n'ont pas été scolarisés dans les pays d'origine.
En relativisant des cas exceptionnels certains jeunes et même fils ouvriers réussissent aussi dans nos quartiers sensibles.

Au sujet des parcours scolaires, certains ont du mal à trouver des stages, pourquoi ?

La difficulté d'accès au stage pour les jeunes en cours de formation est un constat partagé entre l'Etat et les associations locales. Cette question se pose de façon cruciale pour de très nombreuses familles, qui ne disposent pas nécessairement d'un niveau d'information ou d'un réseau leur permettant d'accompagner leur jeune dans ces démarches. Ce fait est encore plus crucial dans certaines familles vivant dans les Quartiers Politique de la ville.

Que pouvons-nous faire pour que ces jeunes trouvent des stages ?

Voire notre guide « Tous ensemble pour un stage » édité en 2011 (en cours de réactualisation pour cette année)

http://generation2-citoyennete-integration.fr/documents-telechargeables/

Que fait votre association concrètement pour aider ces jeunes dans la quête de formations ?

Le stage est bien souvent une nécessité pour les jeunes afin de valider leur cursus. A titre indicatif en 2016, Génération 2 avait accueilli 59 stagiaires et 66 en 2017, leur nombre s'élève à 92 stagiaires en 2018 et augmente de façon constante et croissante. Ils sont originaires de tout le département et effectuent majoritairement leurs études dans les lycées situés en zone d'éducation prioritaire (Ils ou elles ont effectué leur stage allant d'une semaine à 4 mois au sein de l'association, du stage de découverte de 3ème aux formations de cadre (CAFERUIS) en passant par les lycées, les universités et des instituts de formations professionnelles (TISF, ESF, DEES, DEME...).


Pour l'association, cet accueil est une suite logique aux actions menées d'une façon transversale avec les familles dans le cadre du Réseau d'Ecoute d'Appui et d'Accompagnement des Parents. (REAAP) et dans une démarche permettant de donner un sens à l'éducation et au parcours scolaire.
Génération 2 agit ainsi à tous les niveaux pour informer, sensibiliser et permettre aux stagiaires de découvrir différents aspects de la vie professionnelle dans les structures partenaires.

On parle aussi d'auto censure des jeunes.? expliquez-nous.


Avant de parler de l'auto censure il est impératif de comprendre les 23 critères de discriminations.


Pour cela Génération II mène des ateliers d'une durée de 2 heures sur les thématiques :


- La démarche de stage et comprendre sa convention
- La confiance en soi et l'estime de soi
- La lutte contre l'autocensure, l'auto-discrimination et la victimisation
- La Citoyenneté et les valeurs de la République
- La laïcité
- L'égalité Fille/Garçon
- Le savoir-être en entreprise ; comprendre et intégrer ses codes
- Le rapport de stage, sa préparation, son contenu, son utilité...

Durant ces ateliers les jeunes arrivent à libérer leurs paroles pour comprendre tous les mécanismes de l'auto censure ou la victimisation.

L 'état a mis en place une plateforme pour les jeunes demandeurs de stages. Expliquez-nous
Comme on avait expliqué dans les constats, les problématiques pour accéder au stage sont partagés jusqu'au sommet de l'État et le Président de la République Monsieur Emmanuel MACRON a insisté sur la nécessité de libéré 30 000 places chaque année pour accueillir les élèves de 3eme (15 000 dans le secteur public ,15 000 dans le secteur privé).

Voir à titre indicatif les liens ci-dessous
http://stages3e.essonne.fr/stages3e/s3e/
https://www.monstagedetroisieme.fr/

Il y a un sérieux problème sur les orientations forcées des jeunes. ? A votre avis que pouvons-nous faire pour que les jeunes trouvent leurs voies et réussissent comme tous les enfants de République française ?

Pour ces questions il est nécessaire que les parents soient associés en jouant un rôle et prendre leur place dans l'accompagnement de leurs enfants dès le bas âge au sein des établissements scolaires.

Il faut faire en sorte aussi d'impliquer les parents dans l'orientation de leurs enfants (de prendre les devants sur les résultats scolaires et de trouver d'autres alternatives avant l'orientation définitive).
Un élève se doit de pouvoir choisir son orientation afin de ne pas subir et d'éviter dans ce cas-là le décrochage scolaire. Le constat est bien présent sur notre territoire et majoritairement au sein de notre association, les jeunes qui franchissent la porte de Génération II sont le plus souvent dans une filière qu'ils n'ont pas choisie.

Madame Aïsseta Cisse née Diagouraga, Directrice de l'association Génération 2 Citoyenneté Intégration vous prie de lui faire l'honneur d'assister à la cérémonie au cours de laquelle Monsieur Francis Chouat, Député de la 1ère circonscription de l'Essonne, lui remettra les insignes de chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur, le mercredi 27 mars 2019 à 19H00 à la mairie d'Évry Courcouronnes, en salle du conseil et des mariages, Place des Droits de l'Homme et du Citoyen, 91000 Évry

Aisseta CISSE
Directrice de Génération II
Citoyenneté Intégration
port : 06 89 93 21 35
fixe : 01 60 78 12 53
courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

merci beaucoup pour cette fine analyse de la situation et les nombereuses pistes que vous mettez à disposition de tous 

   

Essonne : Aïsseta Cissé sollicitée par l'Elysée pour aider les quartiers populaires par Nolwenn Cosson-Essonne France - Les immigrées qui font bouger les lignes en France

«Je l'ai rencontré pour la première à Champigny sur Marne il y a 3 ans . Notre doyen Seydou Sy 80 ans (qui est au pays entrain de cultiver la terre) invite les acteurs sociaux, médiateurs, profes-seurs, société civile, pour parler de l'éducation et de la citoyenneté de nos enfants issus de l'immigration. Les jeunes avaient brûlé un bus sachant que ceux qui en profitent le plus ce sont ceux qui n'ont pas souvent de voiture et donc ce sont les immigrés pour l'essentiel, et pour le doyen pour quoi couper la branche sur laquelle on est assis. Il dit qu'il faut, en reprenant les jeunes éduquer aussi les parents' parentalité).

Mme CISSE en prenant la parole a fourché sur ma langue et donc nous ne pouvions que nous rencontrer pour tenter d'agir ensemble malgré les distances. Le respect qu'on doit à ses actions concrètes et son expertise l'a conduit à l'Elysée pour être écoutée » P B CISSOKO

Île-de-France & Oise>Essonne|Nolwenn Cosson (@nolwenncosson)|21 mai 2018,
Evry, mai 2018. Aïsseta Cissé fait partie des trois Essonniens à rejoindre le conseil présidentiel des villes. LP/F.G.

La fondatrice de l'association Génération II, basée à Evry, fait partie des 25 membres du conseil présidentiel des villes, installé officiellement ce mardi par le président Emmanuel Macron.
Des échanges mais surtout des actions. Comme 24 autres « acteurs de terrain engagés, issues des quartiers ou qui y travaillent », Aïsseta Cissé rejoint officiellement ce mardi le conseil présidentiel des villes (CPV), une instance voulue par le président de la République qui devrait se réunir deux fois par an.

La fondatrice de l'association Génération II, créée en 2000 au Bois Sauvage à Evry, s'appuiera sur ses expériences pour porter des projets consacrés aux banlieues et aux quartiers défavorisés. Des idées qu'elle espère voir rapidement se concrétiser. « Je suppose que c'est la préfecture de l'Essonne qui a soumis ma candidature, explique-t-elle. Lorsque j'ai découvert les attentes et les mis-sions de ce conseil, j'ai tout de suite donné mon accord. Je pense qu'ils veulent faire appel à mes compétences, mon expertise du terrain. Je suis très fière d'être une des porte-parole du département. »
L'éducation, la parentalité, la mixité sociale...


Aux côtés d'Anne Charpy, présidente de l'association VoisinMalin, créée à Courcouronnes et de Pa-trick Curmi président de l'université d'Evry (voir encadré), Aïsseta Cissé compte partager son travail autour de l'intégration et de la citoyenneté avec les autres départements. Mais aussi s'inspirer de leurs idées. « Je vais pouvoir découvrir d'autres structures, d'autres territoires, se réjouit-elle. Sans retenue, sans casquette politique, dans le respect de chacun, nous allons voir ce que nous pouvons faire pour nos banlieues. Et comment on peut décliner des actions innovantes en fonction des territoires, car on ne peut comparer un quartier à un autre. Il faut pouvoir s'adapter. »


Après deux premières réunions de présentations organisées ces dernières semaines, elle rencontrera pour la première fois le président Emmanuel Macron lors de ce conseil. Une rencontre qui est loin de l'impressionner. « Je ne suis pas là pour figurer à ses côtés mais pour produire des documents et faire en sorte qu'ils soient appliqués », assure-t-elle.

Des travaux qu'elle veut porter autour de l'éducation, de la parentalité, de la mixité sociale et bien sûr de l'égalité homme femme, son « combat ».

« Les personnes qui agissent dans les quartiers doivent sentir qu'on a de la reconnaissance pour eux, insiste la présidente de Génération II.

Comme il est essentiel d'associer les bénéficiaires à nos actions. Je serai très vigilante à ce sujet. Le but n'est pas de rapporter ce qu'il se passe mais de mettre en place un suivi. Parler de discrimination ne règle pas le problème, je veux du concret. »


Trois Essonniens au sein du conseil présidentiel des villes


Ils seront trois à représenter l'Essonne au sein du conseil présidentiel des villes, lancé officiellement ce mardi par le président Macron. Aisseta Cissé, directrice de Génération II œuvrera aux côtés d'Anne Charpy, présidente de VoisinMalin. Créée à Courcouronnes, cette association vise à faire « émerger un réseau d'habitants charismatiques pour recréer une dynamique dans les quartiers populaires ». Patrick Curmi, président depuis 2015 de l'université d'Evry fait lui aussi partie des vingt-cinq membres du conseil. Spécialiste de biologie moléculaire et structurale et de nanotechnologies, il a fondé en 2007 le laboratoire « Structure – Activité des biomolécules normales et pathologiques », au sein de l'unité mixte de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale.

Aisseta CISSE Directrice de Génération II Citoyenneté Intégration
port : 06 89 93 21 35 fixe : 01 60 78 12 53 courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


Études africaines
DROIT, JUSTICE SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE SUBSAHARIENNE Niger

Le 8 juin 2018, la démission du Conseil consultatif de l'Union africaine sur la corruption du Ghanéen Daniel Batidam pointe du doigt un phénomène qui semble ne pas reculer même au sein des instances chargées de le combattre. Malgré le discours politique engagé, les divers textes adoptés et les énormes ressources mobilisées, la corruption continue d'exister dans les États africains.

Cet ouvrage présente les institutions anti-corruption mises en place au Niger, puis met l'accent sur les obstacles essentiellement politiques qui freinent leur pleine efficacité. Les avancées véritables dans la lutte contre la pandémie seront proportionnelles à l'amélioration de la gouvernance.

Abdourahmane Oumarou LY juriste et essayiste, diplômé de l'École Nationale de magistrature de Bordeaux (France), est fonctionnaire international à Arusha (Tanzanie).

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Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

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