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Illustrations de Sue Levy
Jeunesse l'Harmattan
JEUNESSEAFRIQUE SUBSAHARIENNE Congo-Brazzaville

Un jour, les autorités congolaises décident de construire une école primaire à Bikéri, où habite Ya foufou, afin de permettre aux habitants du village et à ceux des hameaux attenants d'aller à l'école. Plusieurs mois après, quand arrivent les évaluations de fin d'année scolaire, plusieurs incidents graves ont lieu au sein de l'établissement, empêchant les élèves de passer leurs examens et obligeant le maître à fermer provisoirement l'école. Ma-Tchéché le Lièvre soupçonne Ya foufou... A-t-il raison ?

Patrick Serge BOUTSINDI est né au Congo-Brazzaville. Il vit à Montigny-les-Metz (Moselle). Il a déjà publié à L'Harmattan des recueils de nouvelles, des romans et un essai.

Publié dans Ex-libris

 

Le cas d’Aliou Sall est la parfaite confirmation sans équivoque, du manque de culture de démission de nos hommes politiques au Sénégal. Mais pour être conforme avec l’histoire, il y a eu le cas rarissime, parce que, historique de Mamadou Seck, ancien ministre, de l’Économie et des finances, sous le président Wade. Pour rappel, M. Seck, lorsque son nom a été cité dans une affaire de malversations, il a aussitôt pris la décision, de son propre chef, de démissionner de son poste, sans attendre, pour se mettre à la disposition de la justice. Mais dans le cas de M. Seck , il faut souligner que ce dernier était, tout-à-fait, convaincu de son innocence. Et, c’est ainsi que d’ailleurs, après les investigations nécessaires, il a été lavé proprement par la justice et sans la protection étanche  d’un frère président. C’est le seul cas, que j’ai connu dans l’histoire du Sénégal, parmi les hommes politiques. Donc, « Gaccé ngalama » bravo Mamadou Seck pour ton loyal geste empreint de dignité qui t’honore, mais honore également, tes amis et ta famille. Vivement que le cas de Mamadou ou Boy Seck pour les amis fasse enfin école et des émules. Hé oui, je rêve ! 

Mais pourquoi M. Aliou Sall n’a -t-il pas démissionné de tous ses postes, jusqu’à présent, malgré tout ce tollé relatif à ce scandale de Pétrotim, dont il est mêlé. Alors Aliou Sall n’a-t-il pas pourtant, mille raisons de plus que Mamadou Seck pour démissionner de ses postes publics depuis l’éclatement de cette nébuleuse affaire de pétrotim ? Bien sûr que oui ! Et ne serait que pour mettre son frère de président à l’aise, Aliou Sall aurait dû, démissionner dès la première heure de l’éclatement de ce scandale . Ensuite, est-ce que de l’argent aussi entaché de pétrole et de gaz vaut la peine de souiller son honneur personnel et celui de sa famille pour l’éternité ? Ou bien se dit-il, comme ces gens qui ont pour Dieu, l’argent et se disent que l’argent n’a pas d’odeur ? Non, c’est vraiment triste de voir un tel spectacle où, un homme, telle une guêpe, colle à l’argent de cette façon-là! Puisque, il n’y a pas l’ombre d’un doute, qu’Aliou Sall devait démissionner ou être déchargé par le président de ses fonctions officielles dès l’annonce du scandale l’impliquant. Comme l’avait fait M. Seck en son temps. Et si Aliou ne le faisait pas, le président, bien qu’il soit  son frère, un sentiment que la République  ne prend pas en compte, doit le démettre sans tarder. Puisque dans le cas de Khalifa Sall, le président avait aussitôt commis la justice pour une enquête diligente sur le bienfondé de l’affaire de la mairie de Dakar. Ici, dans le cas de son frère, qui est de loin plus grave, le président n’a pas pris jusqu’à présent, de mesures concrètes donc, ses responsabilités concernant ce scandale, considéré par beaucoup de citoyens, comme le plus grave scandale de l’histoire du Sénégal. Les atermoiements et les hésitations du président de la République sur cette affaire ont, tout l’air d’une protection déguisée qui ressemble fort bien à une solidarité familiale ou fraternelle. Rappelons tout d’abord, la grave erreur commise par le  Président Sall en faisant bénéficier son frère de son décret de nomination alors, qu’il avait, auparavant et à la face du monde, déclaré que son frère n’en bénéficiera pas. Malgré tout, cela a été  fait.  Et, nous constatons donc, un reniement très regrettable par le président de sa  parole. Alors, même si effectivement, nous reconnaissons à son frère, en tant que citoyen, le droit d’être nommé à tous les emplois. Mais il ne doit pas y avoir deux poids deux mesures entre les citoyens. Il se trouve que la situation gagne en ampleur et devient, de plus en grave et nébuleuse. Cette affaire de pétrotim devient une affaire d’État, par conséquent, le président Sall ne peut plus garder le silence donc, a l’obligation de saisir la justice, même à l’encontre de son frère, parce que ce dernier est, dans ce cas aussi, un citoyen justiciable comme tous les autres.

Ce scandale si honteux  démontre clairement l’incompétence et les insuffisances des dirigeants du Sénégal pour s’être fait avoir par des courtiers aventuriers internationaux, comme des naïfs. Cette nébuleuse affaire a terni l’image du Sénégal devant la scène mondiale et présente notre pays comme étant sous la direction de gouvernants incompétents et  incapables, au point de n’être capables de mener des négociations qui tiennent compte en tout premier lieu les intérêts  de leur pays. 

Mais, ce que M. Abdoul  Mbaye ne révèle que maintenant, confirme parfaitement cette étourderie de ceux qui ont négocié et signé ce contrat qui laisse totalement de côté les intérêts du peuple sénégalais pour servir des intérêts  strictement particuliers. Mais n’occultons pas, quand même, que cette affaire est née sous le magistère de  Me Wade et que M. Abdoul Mbaye ne peut pas botter en touche si simplement pour s’en tirer à si bon compte, sa responsabilité est engagée, au même titre que le président Sall, comme les cosignataires définitifs. C’est pour toutes ces raisons que, ce scandale engage absolument,  la responsabilité du président de la République et surtout, lorsque l’on sait que, c’est son frère qui est au cœur de l’affaire, comme l’un des principaux acteurs. 

Ce scandale coïncide, justement avec le dialogue national en cours, il doit donc y être invité afin qu’il soit tiré au clair une bonne fois pour toutes. La solution juste et équitable de ce scandale, inextricable, mettrait peut-être tous les Sénégalais à l’aise. Mais évidemment, à la seule condition que tous les coupables soient punis, comme il se doit et les torts réparés, c’est-à-dire par la restitution du produit de ce contrat à son ayant droit, le peuple sénégalais et non de passer cela encore, comme d’habitude à pertes et profits.  Il y en a assez de passer à chaque fois les gros scandales à pertes et profits alors que leurs auteurs se pavanent dans le pays et vaquent librement à leurs besoins avec leur butin aussi considérable. Et,  dans le même temps, la justice chôme ou ne traite que les affaires relatives aux petits larcins qui remplissent nos prisons, où, l’on ne trouve pas les gros voleurs de millions et de milliards.

Mais que les Sénégalais ne se cachent pas aussi, derrière leur petit doigt, pour ne pas se rendre compte la réalité de leur pays et de son état actuel. Pour dire la vérité, il faut souligner sans ambages qu’au Sénégal, l’on ne travaille pas du tout, mais fait que parler et trop. En réalité, l’anarchie, l’indiscipline, l’argent facile, la corruption à tous les niveaux du pays, la violence gratuite, l’insécurité générale, le laisser-faire et le laisser-aller ont pris possession du pays et sont aujourd’hui devenus les maîtres incontestés  du Sénégal devant la démission inacceptable et l’incapacité du gouvernement à remettre les choses dans l’ordre. À Dakar les populations ne respirent plus à leur aise, à cause d’une circulation anarchique et des embouteillages indescriptibles qui n’épargnent même pas le péage. Et, c’est comme si l’État et les autorités compétentes n’existaient pas ou n’étaient pas informés de cette bombe à retardement. 

C’est ainsi que même la noblesse de la politique, dans le plein sens du terme, et les hommes politiques vertueux qui se mettaient au service de leur peuple ont cédé le terrain à la politique politicienne et aux politiciens véreux qui ne viennent au pouvoir que pour s’enrichir illicitement et, non pour servir leur peuple. Voilà pourquoi au Sénégal aujourd’hui, toutes les portes du mal, de l’abus, des vices, etc. sont largement ouvertes aux anti-modèles qui ont d’assaut notre pays. Et, l’on peut dire que nous ne sommes plus loin de la jungle où, c’est la loi du plus fort qui règne.

En conséquence,  une fois cette affaire nébuleuse sera élucidée, le pays devra, enfin, recommencer à travailler et sérieusement, et qu’il cesse de passer tout le temps dans des discussions interminables sur le sexe des anges, sans aucun  intérêt pour le pays et qui occupent cependant tout le temps utile des Sénégalais. Le président de la République  n’est pas sans connaître la présente  situation désastreuse et vraiment déplorable. Il est donc, de sa responsabilité de trouver les solutions efficaces et adaptées à une telle situation singulière et dans les meilleurs délais pour remettre à nouveau le pays effectivement au travail, mais en commençant par donner l’exemple lui et ses hommes.

Mandiaye Gaye

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Publié dans Contribution

 

À la suite des révélations de la chaîne BBC, nous avons reçu la copie de la lettre recommandée adressée à M. Eric Lombard, directeur général de la caisse des dépôts et Consignations et à M. Rémy Rioux, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD). Un coup dur pour Monsieur Aliou Sall qui prépare le forum annuel des caisses de dépots et consignations de la France et du Sénégal prévu au mois de septembre à Dakar. Ci-dessous la lettre ouverte 

 

Monsieur le Directeur Général,

Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement Un Autre Avenir,appartenant à l’opposition sénégalaise.

J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires français et sénégalais.

Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall.

Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et gazières. Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé.

Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.

En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000 dollars. Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la compagnie à hauteur de trois millions de dollars.

Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons qui visent M. Aliou Sall soient levés ?

La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète. Pour autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution comme un interlocuteur légitime.

Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de mes sentiments respectueux.

P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD

Ibrahima Thiam

Président du mouvement Un Autre Avenir

 

Publié dans Politique

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