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« Les moments de pause sont faits pour poser la valise et analyser à froid. Ingénieur hautement qualifié, baroudeur à travers le monde pour regarder, observer et comprendre, Mamadou Lamine nous propose ici une lecture rigoureuse des élections présidentielles de 2019 . Il est certes loin de son pays natal, mais on sait que les distances n'existent plus réellement à cause des NTICS. Fin analyste, citoyen engagé pour l'émergence du pays le Sénégal et de l'Afrique Mamadou Lamine nous décille les yeux de l'esprit pour ensuite nous inviter au travail dans un contexte moral et éthique.»P.B Cissoko

Les dernières élections présidentielles ont fait ressurgir les pires démons sénégalais. Des débuts de la campagne électorale à ce jour, passant par l'annonce des résultats, nous avons assisté à une série de dénigrements et de calomnies, loin de nos valeurs culturelles et morales.


D'une part, une victoire au premier tour avec 58% devrait être suivie d'une fête, un moment de congratulations entre artisans, mais aussi une prise de conscience. Car au moins 42% de ceux que vous allez diriger, ne vous font pas confiance.


À la place, il y a eu un silence assourdissant du côté des << vainqueurs >> pendant plusieurs jours. Un sentiment de honte nous dirons tous ceux qui contestent les résultats proclamés. N'oublions pas que le camp présidentiel a toujours revendiqué une victoire éclatante au premier tour, avant, pendant et après les élections.


Alors que le président sortant était d'une rare impopularité. Un homme qui aura sur sept ans, mis sur pieds une opposition qui se cherchait. À cause notamment de ses choix politiciens, synonymes d'un sectarisme révoltant et d'un acharnement sans précédent sur ses potentiels adversaires. Même s'il faut reconnaître que nombreux sénégalais ont décidé de le suivre sur ce chemin chaotique. Notre beau peuple s'est vu diviser en groupuscules ethnocentriques et confrériques, au grand dam d'un riche héritage, que nous enviait toutes les autres Nations. La diversité ethnique, culturelle et religieuse sénégalaise était jusqu'ici, une référence mondiale.


Et personne ne mérite de mettre à terre, ce monument bâti à sueur et à sang par nos illustres aïeux. L'ironie du sort est que le fatalisme a gagné beaucoup de terrain, face à l'appel de la conscience citoyenne. La déception du citoyen lambda qui ne sait plus à quel saint se vouer, tant la corruption a atteint toutes les couches ; sociales, morales, religieuses et intellectuelles. Ce qui était inacceptable, voire impensable hier, devient défendable aujourd'hui. Avec la complicité d'une certaine presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage.
La dernière en date étant celle de l'affaire de Monsieur Abdourahim Kébé, Colonel à la retraite. Un citoyen avec un parcours remarquable, digne serviteur de la Nation.

Nommé en 2010 chef de la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA). Ancien chef de la Division personnelle de l'état-major des armées de 2000 à 2003 en remplacement du colonel Ousmane Sarr. Il a participé à la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), de 2007 à 2008 et bénéficié d'une formation de l'Ecole supérieure de guerre d'Allemagne, de 2003 à 2005, avant d'occuper différents postes à l'armée de terre et à l'état-major des armées du Sénégal. Monsieur Abdourahim Kebe a suivi des cours d'état-major, en Tunisie, de 1992 à 1993, puis des cours de capitainerie d'infanterie aux Etats-Unis, en 1998. De 1993 à 1995, il a dirigé la Division musée et archives de la DIRPA. Il a aussi assuré la fonction de chef de la Division gestion et formation de 2008 à 2010.


Le colonel Kébé est titulaire d'un baccalauréat littéraire en 1978 et a fréquenté plusieurs écoles militaires dont l'Académie royale militaire de Meknès (Maroc), d'octobre 1978 à juillet 1981. Il a servi dans les garnisons des régions de Tambacounda, Kaolack et Ziguinchor, de 1982 à 2006. Mais ces attaques personnelles sont le fruit des bras armées du pouvoir, de vrais pyromanes sans éthique ni déontologie, se livrant à une guerre sans merci contre d'honnêtes citoyens. Des sénégalais qui ont comme seul péché, un engagement patriotique au sein de l'opposition.


L'un des plus en vue est sans nul doute le Groupe de presse GFM, au service de son << maître chanteur >> Youssou Ndour, à l'opposé des règles de base du journalisme. Voici un homme qui vogue au gré de ses intérêts. S'il a tout donné au Sénégal musicalement et culturellement, ce pays lui a rendu encore plus. Nul n'a le droit de piétiner les fondamentaux de notre démocratie.


L'homme de Fekké Ma ci Bolé devait faire preuve d'une certaine neutralité, mais hélas il en est loin. Avec son passé tumultueux, on pouvait se livrer au même exercice quand on sait qu'il n'est pas exempt de tout reproche. L'on se souvient de cette même presse qui avait fabriqué des éléments, afin de discréditer le candidat Sonko avec un certain Madiambal Diagne.


Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet. Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Avec la complicité de cette presse immorale, loin d'un quelconque professionnalisme, on essaie de museler les honnêtes gens, versant sur la calomnie et le chantage. Des attaques personnelles à la place d'un débat d'idées, dans un pays où chaque citoyen peut argumenter sur n'importe quel sujet.


Les sénégalais n'ont pas peur du débat, alors posons-le sur l'éthique et la morale, sur l'économie et la finance, sur la santé et l'éducation. Ce pays est nôtre, et nous n'avons pas le droit d'hypothéquer son avenir.


Mamadou Lamine Danfakha- Ingénieur en Informatique-Entrepreneur-France

Publié dans Politique

 


Auteur : Ishmael A. Ngu (27/03/2017)


https://www.linkedin.com/pulse/africa-maslows-hierarchy-using-basic-models-rethink-buildasaba
Traduit librement de l'anglais par : V. Allouche et S. Sow


Il est temps pour les Africains et leurs dirigeants d'employer des concepts et des modèles
fondamentaux pour gouverner et rendre autonome le citoyen et les communautés.
La hiérarchie des besoins de Maslow (Pyramide de Maslow) existe depuis longtemps et
elle peut expliquer l'état d'esprit des Africains à bien des niveaux. Je suis africain et fils de
la terre moi-même et j'essaie dans cet article, par le biais de mon expérience et de mes
observations, d'utiliser la théorie de Maslow pour positionner la majeure partie de l'Afrique
et une majorité d'Africains selon cette hiérarchie des besoins.


Je propose également ma réflexion sur des idées et des meilleures pratiques pour susciter
la prise de conscience et la compréhension du potentiel qui pourraient être générés par
l'application de cette théorie fondamentale.


Avec le bon niveau de compréhension, l'objectif est de trouver des occasions d'inspirer le
développement et d'encourager le partage et le réseautage au profit des hommes, des
femmes et des jeunes africains de la nature, du désert ou du safari.
La hiérarchie des besoins de Maslow : la Pyramide de base


Si vous êtes étudiant ou avez étudié la gestion, la comptabilité, les sciences sociales, le
comportement humain et organisationnel, vous connaissez sans doute déjà cette
modélisation.
© 2019 Page

Publié dans International

 

Organisée vendredi 16 novembre 2018  par le mouvement BDS France Saint-Étienne, les héroïnes, la JC Loire et le CRAAP de Lyon, la projection du film de Hassane Mezine Fanon : hier, aujourd'hui a attiré du monde. Le film est dédié à la vie de ce militant décolonial consacrée aux peuples colonisés et qui est l'auteur des célèbres « Les damnés de la terre » et « Peau noire, masques blancs ».

Frantz Fanon, artisan infatigable des luttes décoloniales, est mort d'une leucémie à 36 ans en 1961, il ne connaîtra pas l'indépendance de l'Algérie pour laquelle il a tant œuvré. En France, malgré son rôle crucial dans la lutte contre la colonisation et en dépit de ses ouvrages majeurs, Fanon va rapidement tomber dans l'oubli, comme si une chape de plomb était venue recouvrir l'histoire coloniale française. Une chape de plomb peut-être liée à la disparition précoce de Fanon, mais sans doute plus sûrement la conséquence d'une certaine lâcheté : il fallait ne pas questionner cette civilisation occidentale tant vantée et qui a tant asservi, il fallait ne pas froisser les plus réactionnaires de nos concitoyens et autres nostalgiques de l'Algérie française, et surtout il fallait ne pas condamner leurs crimes alors même que la responsabilité de l'entreprise coloniale était collectivement partagée. Fort heureusement, les nouvelles générations plus ouvertes sont davantage disposées à remettre en cause l'entreprise de domination raciale que fut la colonisation occidentale.


Colonisation : violence, déstructuration sociétale et racisme


Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde - Fanon - Les damnées de la terre
Lire Fanon, c'est l'assurance de ressentir un profond malaise. La colonisation s'est faite au nom d'une conception occidentale de la civilisation : c'est donc au nom d'une certaine vision du progrès et des droits de l'homme occidentaux qu'ont été asservis des hommes et des femmes à un niveau mondial.

C'est au nom de ces idées qu'ont été massacrés ceux qui s'y sont opposés, au nom de ces idées qu'un système généralisé de torture d'êtres humains a été institué, en Algérie notamment. C'est un dévoiement, des mots et des valeurs. Une honte pour toute personne éprise d'un humanisme véritablement universel. Mais Fanon n'a pas fait que mettre en exergue la violence brute de la colonisation, il a aussi mis en évidence ses dimensions insidieuses :
 Le pouvoir colonial a exacerbé les divisions tribales. Diviser pour mieux régner. Se faisant, il a créé des catégories sociales de collaborateurs et de résistants et donc des haines tenaces au sein des anciennes colonies. Il a engendré de multiples dissensions au sein des jeunes nations indépendantes, qui sont autant de défis aux nécessaires réconciliations nationales.
 Le pouvoir colonial a engendré une bourgeoisie nationale.

Une caste qui a profité de la colonisation, qui a peu participé aux luttes décoloniales et qui s'est octroyée les postes des colons à leur départ. C'est une caste de parvenus, aussi arrogante qu'incompétente et corrompue, qui va dévoyer les luttes décoloniales et livrer les jeunes nations indépendantes aux intérêts des anciennes nations coloniales.
 Le pouvoir colonial a orchestré la haine de soi. En s'octroyant les valeurs civilisationnelles, le pouvoir, les valeurs de la réussite, les colonisateurs ont fait de l'homme blanc le dépositaire de ces valeurs et les ont mécaniquement confisqués aux peuples colonisés. De surcroît, pendant des décennies, le pouvoir colonial va se servir de la science pour justifier sa domination et la hiérarchisation des races. En Algérie, c'est le professeur Porot qui va se charger de ce travail, arguant que la paresse au travail et la violence des algériens est congénitale. C'est le primitivisme : « l'indigène ne se sert pas de ces lobes frontaux », une théorie qui sera enseignée à la faculté d'Alger.


Fanon, une vie à combattre, à analyser et à déconstruire la domination coloniale


De son expérience du racisme lors de ces engagements militaires et fort de son expérience de psychiatre, Fanon a su percevoir le racisme inhérent à l'entreprise coloniale européenne. Il a su expliquer que la violence du colonisé est légitime, libératrice, et n'est jamais qu'une réponse à la violence du système colonial, il a méthodiquement démonté les théories raciales enseignées à l'époque, il a sévèrement critiqué les bourgeoisies nationales, il a réalisé une analyse rationnelle de la société algérienne pour cerner les positionnements des différentes classes, il a tenté de définir ce que devrait être une culture nationale pendant les luttes décoloniales et au lendemain des indépendances. Il a analysé la situation économique, sociale et politique quasi-désespérée des jeunes états indépendants et il comprend qu'il leur faudra des siècles pour déconstruire l'influence néfaste de la colonisation sur les peuples qui l'ont subie et il réclame alors justice aux occidentaux : octroyer l'indépendance ne suffit pas, il faut réparer. Fanon a réalisé un travail colossal. Et loin d'être habité par la haine des colonisateurs, il leur propose de prendre en compte la critique de la colonisation pour réparer leur vision biaisée de l'homme.


Pour l'Europe, pour nous-même et pour l'humanité, camarades, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf - Fanon - Les damnées de la terre


Conséquences actuelles de la colonisation, positionnement occidental


60 ans plus tard, quel bilan tirer des luttes décoloniales ?

Force est de constater que non seulement Fanon avait vu juste au sujet de cette bourgeoisie nationale coupée du peuple, s'accrochant au pouvoir, et qui s'est accaparée les richesses en livrant les ressources des jeunes états indépendants aux anciens pays colonisateurs et en dévoyant les luttes décoloniales.

Coté occidental, les descendants des immigrés sont toujours victimes d'un racisme structurel, ils sont sur-représentés dans les classes défavorisées et premières victimes des répressions policières. Mais d'autres questions brûlent les lèvres. Où en sont les pays occidentaux dans leur introspection de leur histoire coloniale, dans la remise en cause du racisme structurel qui en découle et dans la juste réparation qui est due aux anciennes colonies ? Quels sont les hommes politiques, militaires et intellectuels qui ont soutenu activement la colonisation et qui sont aujourd'hui frappés d'opprobre et d'indignité nationale ? Devant quelle cour pénale internationale les responsables français et occidentaux coupables des crimes coloniaux ont-ils été traduits ? On peut répondre en trois mots : c'est le néant.


Alors que les extrême-droites populistes s'élèvent partout dans le monde, avec leurs idées simples et des solutions aux inégalités économiques dont l'axe d'action se résume à accuser l'autre surtout s'il est d'origine étrangère ; alors que des situations coloniales perdurent dans le monde et notamment en Palestine avec une colonisation insolente dans le cadre d'une domination ethnico-religieuse, il est temps que les forces progressistes cessent d'adopter une attitude ambivalente ou passive sur les sujets cruciaux que sont la colonisation et les luttes décoloniales. Non, les quelques hôpitaux et les routes abandonnés par les colons - et construits pour eux - ne forment pas une juste compensation.

L'absence de condamnation ferme du colonialisme est une porte d'entrée par laquelle s'engouffrent les idées réactionnaires, il faut la fermer d'urgence. Avec ce film sur Fanon, Hassane redonne vie à cet homme d'engagement et de cœur. Il fait un lien entre le passé et le présent, entre le constat de ce que fut la colonisation, les luttes pour l'indépendance et les luttes décoloniales actuelles. À notre époque où ressurgissent les idées brunes, redécouvrir la lecture fanonienne du monde est une priorité.


Le travail de Hassane y contribue avec brio, merci à lui.

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Nos chercheurs nous aident à comprendre. Un prénom un nom a un sens,  mais il ne faut pas réduire les gens à leurs noms. Il faut être capable de dépassement.P B CISSOKO

Ngor= le vrai homme
Ndew=la femme
Wagane=celui qui peut
Diégane=celui a qui a ou le riche
Modiane= le meilleur
Fakhane=la gentille, la tendre
Mignane= qui a vécu longtemps
Mossane=la belle
Niokhor=le bagarreur
Mame Koor= le grand-père
Mame Ndew= la grand-mère
Makane= l'aînée (jumelle)
Ndébane=la cadette (jumelle)
Ngormack= l'aîné (jumeau)
Ngorndéb= le cadet (jumeau)
Gnilane=celle qui met bien le pagne
Ndébal= femme noire
Kaynak= le berger
Guilgane= dont son mariage n'est célébré
Téning= lundi
Khémess= jeudi
Dibor= Dimanche
Maad=qui est présent
Madane= qui l'a vécu ou témoigné
Ndiig= l'hivernage
Séék= hiver
Roogodéb= le petit Dieu
Salma koor= le soldat
Sédar= qui n'aura jamais honte
Sonar= l'infatigable
Sobel=on la trouve sur place
Guiniane= la rassasiée
Gaskel= celui qui est prêt à être inhumé
Koumakh= le chef
Bougar= le mal aimé
Lamaan= l'héritier
Khookhane= le cultivateur
Baraane= le doué
Liwane ou Riwane= le tisseur
Mbar= le canari
Watew
Yandé
Sèn= qui n'est nulle part mais est partout.
Pour le Sérère, le nom de Dieu, la personne, l'animal, l'arbre et l'herbe c'est Sèn pour la simple raison qu'il pense que ces êtres sont partout.
Dieu est partout, la personne est partout, l'animal est partout, l'arbre est partout mais aussi l'herbe est partout.
Pour le sérère Roog (Dieu) est une femme et il la nomme Roog o ndew car pour lui c'est Dieu qui a donné naissance à tout ce qui est présent sur terre et c'est Elle qui nous couve de sa grande miséricorde.
#SD

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