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mercredi, 25 juillet 2018 08:12

A la Une: les candidats mystères en RDC

À six mois maintenant de l’élection présidentielle, les Congolais se posent toujours la question : qui sera le candidat de la majorité présidentielle ? Joseph Kabila va-t-il passer outre la constitution ou bien va-t-il désigner un dauphin ? L’opposition, elle, va-t-elle se mettre d’accord sur un candidat unique ? Et dans ce cas, qui ?

Ce qui est sûr, pointe le site congolais Cas-Info, c’est que la course à la présidentielle démarre ce mercredi. En effet, « la Commission Electorale Nationale Indépendante, la CENI, a confirmé hier l’ouverture des Bureaux de Réception et de Traitement des Candidatures pour le début de dépôt des dossiers de candidats présidents de la République et députés nationaux, ce mercredi 25 juillet. »

« C’est parti », s’exclame Le Potentiel à Kinshasa. « Cette opération de traitement des candidatures, qui s’étendra jusqu’au 8 août, sonne l’heure de vérité. En effet, l’Opposition croit encore en la possibilité d’une candidature unique qui lui permettrait de tenir face à son redoutable adversaire dans un scrutin à un tour. C’est donc le moment favorable pour ceux qui appellent à l’alternance de se surpasser, estime le quotidien kinois, et de taire leurs ambitions démesurées afin de ne pas prêter le flanc à l’adversaire. De son côté, la Majorité au pouvoir n’a pas encore dévoilé le nom de son candidats. Le suspense reste entier après le récent discours du chef de l’État – autorité morale de la MP – devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès. »

Katumbi et Bemba : le retour ?

Du côté de l’opposition, deux nouveautés : le retour au premier plan de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba…

Moïse Katumbi, qui est toujours en exil, va-t-il rentrer au pays et pouvoir se présenter ? Cela en prend le chemin. Pour l’avocat parisien de l’opposant, maître Eric Dupond-Moretti, en effet, les accusations de double nationalité, congolaise et italienne, contre son client, ne tiennent pas. Et il affirme en avoir preuve de la part des autorités italiennes. Quant aux deux autres affaires dans lesquelles Katumbi serait impliqué, l’avocat parisien les qualifie de « bidons ».

« Reste donc à savoir quand et comment aura lieu le retour de Moïse Katumbi ?, s’interroge le site Afrikarabia, spécialisé sur la RDC. Car le temps presse. La course contre la montre a déjà commencé pour le dépôt des candidatures de la présidentielle. La clôture est fixée au 8 août prochain et un autre poids lourd de l’opposition a déjà annoncé son retour à Kinshasa pour le 1er août, relève Afrikarabia. Il s’agit de Jean-Pierre Bemba qui doit lui aussi déposer sa candidature pour les prochaines élections. Il reste donc 15 tout petits jours à Moïse Katumbi pour gagner son pari du retour. Après, il sera trop tard pour jouer les premiers les rôles dans le scrutin présidentiel du 23 décembre. »

Hier, Jean-Pierre Bemba a donné une conférence de presse à Bruxelles. L’opposant a confirmé qu’il souhaitait rentrer dès le 1er août à Kinshasa. Et se présenter à la présidentielle.

« Jean-Pierre Bemba, précise le site congolais Actualité.CD, a présenté son programme, un projet de société de 200 pages élaboré alors qu’il était incarcéré. (…) Il a également déclaré qu’il serait prêt à se désister au profit de celui qui serait choisi dans l’opposition comme candidat unique. 'On n’a pas beaucoup de temps, a poursuivi Jean-Pierre Bemba. J’espère rentrer au pays d’ici au 1er août. J’espère rencontrer les opposants. Nous n’avons pas le droit pour ce pays et pour ce peuple de nous diviser'. »

Un deal ?

Dans la presse ouest-africaine, on est plutôt sceptique quant à une candidature finale de Bemba…

Pour L’Observateur Paalga au Burkina, « on ne voit pas comment les autres fauves de la faune politique congolaise, comme Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et Moïse Katumbi, qui ont tenu la maison pendant ces longues années de braise, pourraient s’effacer pour dérouler le tapis rouge au messie Bemba de retour. »

« Bemba aurait-il passé un deal avec Kabila ? », s’interroge pour sa part Ledjely en Guinée. Deux raisons à cela, avance le site guinéen : « de la part de l’ex-détenu de la Haye, les dénonciations du régime de Kabila se limitent au service minimum. Comme tous les autres opposants, il se prononce certes pour le départ de l’actuel président. Mais il le fait avec peu de fermeté. Ensuite, il y a qu’à la différence de Moïse Katumbi dont Kinshasa a fait sa bête noire, Jean-Pierre Bemba n’a eu aucune difficulté à se procurer le passeport diplomatique qui lui garantit le retour dans son pays. C’est dire donc qu’il refoulera le sol congolais avec d’une certaine façon la bénédiction de Kabila. »

JOHN WESSELS / AFP

Publié dans Afrique

La 22e Conférence internationale sur le sida a lieu toute cette semaine à Amsterdam, aux Pays-Bas. Quelque 15 000 personnes participent : des politiciens, des militants, des scientifiques venus du monde entier, pour faire le point dans la lutte contre l'épidémie. Des stars aussi, qui mettent leur célébrité au service de la lutte contre le VIH.

Avec notre envoyé spécial à Amsterdam,  Simon Rozé

C'est une Charlize Theron survoltée, qui arrive sur scène pour animer un débat avec de jeunes militants. L'actrice sud-africaine est une habituée des conférences sur le sida. C'était en revanche une première pour le prince Harry, qui a lui aussi souhaité dialoguer avec la jeunesse.

« La jeune génération, c'est plus de la moitié de la planète qui a moins de 30 ans, constate le petit frère du prince héritier au trône d'Angleterre. Nous devons mettre le pouvoir entre leurs mains. C'est de là que la solution viendra, puisque c'est de là que viennent la passion et l'engagement. »

Plus âgé - il en convient -, Sir Elton John est venu avec un autre discours : lutter contre l'épidémie qui progresse en Europe de l'Est. Mais le chanteur britannique n'est pas dupe, il sait que les célébrités ne résoudront pas le problème toutes seules.

« Il ne faut pas des célébrités comme moi, il faut des putains de politiciens, lance-t-il. Ce sont eux qui ont le pouvoir d'arrêter cette maladie. On pourrait la battre beaucoup plus rapidement ! On n'aurait pas à se réunir comme ça tous les deux ans à répéter encore et toujours la même chose. »

Le chanteur entend en tout cas participer à la bataille et n'est pas venu les mains vides. Sa fondation s'engage à financer des programmes de prévention en Russie notamment.

→ À relire : A la Conférence internationale sur le sida, l'inquiétude plane sur les financements

22e conférence internationale de lutte contre le sida, le 24 juillet 2018: la comédienne sud-africaine Charlize Theron est une habituée de ces rendez-vous.Actor Charlize Theron, representing "Charlize Theron Africa Outr
Publié dans Santé

Alors qu'il ne s'est toujours pas exprimé publiquement depuis le début de l'affaire Benalla, Emmanuel Macron a pris la parole ce mardi 24 juillet devant des élus de la majorité LREM-MoDem et plusieurs membres du gouvernement réunis à la Maison de l'Amérique latine, à Paris. Près d'une semaine après l'éclatement de l'affaire Benalla, Emmanuel Macron est venu regonfler le moral des troupes, sans la présence de la presse.

Selon des propos rapportés par des députés présents, Emmanuel Macron dit avoir ressenti les « actes du 1er-Mai » d'Alexandre Benalla comme « une trahison ».

Mais alors que quelques heures plus tôt, devant l'Assemblée nationale, son directeur de cabinet Patrick Strzoda et le Premier ministre Edouard Philippe l'exonéraient, le chef de l'Etat revendique sa responsabilité. « Ça n'est pas la République des fusibles, la République de la haine. On ne peut pas être chef par beau temps et vouloir s'y soustraire lorsque le temps est difficile. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français », a-t-il déclaré, sans qu'on sache qui ce « ils » désignait.

« La République exemplaire n'empêche pas les erreurs. S'ils cherchent un responsable, le seul responsable, c'est moi et moi seul. C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmé la sanction », a poursuivi le président, toujours selon des propos rapportés. Devant la commission des Lois ce mardi après-midi, Patrick Strzoda avait affirmé avoir pris la décision de suspendre M. Benalla lui-même sans en référer au président de la République, en déplacement en Australie.

« Personne dans mon cabinet n'a jamais été soustrait aux lois de la République. Jamais », a aussi assuré Emmanuel Macron, qui s'est exprimé pendant « une bonne demi-heure » devant « beaucoup » de monde, selon un élu. Le chef de l'Etat intervenait à la Maison de l'Amérique latine devant des élus et membres du gouvernement, dont le Premier ministre Edouard Philippe, réunis pour un pot de fin de session parlementaire des députés de la majorité LREM-MoDem.

Alexandre Benalla n'a jamais détenu de codes nucléaires. Alexandre Benalla n'a jamais occupé un 300 m² à l'Alma. Alexandre Benalla n'a jamais gagné 10 000 euros. Alexandre Benalla lui non plus n'a jamais été mon amant, ces choses qu'on a entendues ces derniers jours...
Emmanuel Macron évoque le personnage Alexandre Benalla 25/07/2018 - par BFM
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Puis, toujours aux côtés des membres du gouvernement, et après l'avoir salué pour son « engagement », Emmanuel Macron a lâché Alexandre Benalla, qui était l'un de ses proches depuis sa campagne présidentielle victorieuse : « Ce qui s'est passé le 1er mai a été pour moi une trahison » a déclaré le président.

Selon un sondage publié ce mardi, 75 % des Français souhaitent que le président de la République sorte publiquement de son silence au sujet de l'affaire Benalla, du nom de son collaborateur filmé en train de molester des manifestants lors de la fête du Travail à Paris. « Emmanuel Macron parle à Emmanuel Macron. La République de l'entre-soi », a réagi le chef de file des sénateurs Les Républicains Bruno Retailleau, en échos à Eric Ciotti pour qui le chef de l'Etat « préfère s'expliquer dans l'entre-soi de sa petite caste plutôt que de donner les explications qu'attendent les Français ».

GONZALO FUENTES / POOL / AFP

Publié dans International

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