Filtrer les éléments par date : mercredi, 31 octobre 2018

Le Sommet Mondial des Défenseurs des droits de l’Homme a réuni à Paris les 29, 30 et 31 octobre plus de 150 défenseurs de 105 pays, pour faire le point après la Déclaration qui avait été adoptée en 1998. Le constat est amer : en 2017, au moins 312 défenseurs ont été assassinés, en toute impunité. Ce Sommet a pour but d’échanger sur les stratégies de protection, et de réorganiser le travail pour faire avancer les droits humains auprès des gouvernements, des entreprises et des populations, alors que les Etats se replient sur eux-mêmes.

Bochra Belhaj Hmida lutte pour la liberté des Tunisiens

Bochra Belhaj Hmida est députée en Tunisie, avocate et présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) qui a rendu son rapport en juin dernier : ses propositions pour améliorer les libertés et les droits des Tunisiens ont provoqué la colère de certaines franges de la population, au point de dénigrer et de menacer la députée ainsi que d’autres membres de la Commission.

Au Mexique, Gustavo Castro contre l'impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l'Homme

Gustavo Castro est mexicain, de l’organisation pour la défense de l’environnement Otros Mundos dans l’Etat du Chiapas. Il travaillait aussi en Amérique Centrale et se trouvait chez Berta Cáceres de l’ONG COPIN, qui luttait contre la construction d’un barrage, lorsque des tueurs l’ont assassinée le 2 mars 2016. Seul témoin de cet assassinat, Gustavo Castro est depuis empêché de témoigner par les autorités honduriennes et se bat contre l’impunité des crimes contre les défenseurs des droits de l’Homme.

Sally Bilaly Sow permet aux Guinéens de demander des comptes aux autorités

Sally Bilaly Sow, blogueur guinéen, a lancé « Villageois 2.0 », une plateforme citoyenne virtuelle pour permettre aux jeunes de s’exprimer et de demander des comptes aux autorités sur la gestion de l’argent public. Cet espace permet aussi de vérifier des fausses informations qui circulent sur des événements.

Publié dans International

Mamadou Lamine Diallo, le député de Tekki et candidat à la présidentielle, n’a pas mis du temps pour répondre à la réplique du pouvoir en place après sa sortie, à Touba, sur  la signature de la convention entre l’Etat du Sénégal et la société turque Tosyali, pour l’exploitation du fer de la Falémé. Un business qui tournerait selon lui, autour de 50 milliards de dollars, soit plus de 27.000 milliards de F CFA. 

Dans la question économique qu’il anime tous les mardis, dénommée la Ques Tekki, le parlementaire ne s’est fait tendre à l’endroit du régime en place, particulièrement de son porte-flambeau, le président Macky Sall. Aussi Mamadou Lamine Diallo s’est-il posé une question très simple : « Pourquoi Macky Sall devrait-il décider seul de notre avenir minéralier en 2018, quand bien même il aurait été élu à 65% en 2012? ».

Pour le député de Tekki, « Telle est la vraie question que soulève l’Affaire Tosyali pour le fer de Kédougou. Il y a dans ce pays une société civile, des universitaires spécialisés dans les ressources minérales, des syndicats de travailleurs et des entrepreneurs, tout ce monde devrait avoir son mot à dire ». Qui plus est, dira-t-il, «Me concernant, toute modestie mise de côté, j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur des mines à l’Ecole des Mines de Paris en 1982, c’est prouvé et vérifiable. Les ministres d’Abdoulaye Wade qui ont confié notre fer à Kumba puis à Mitttal ne sont pas plus qualifiés que moi dans les affaires minières ».

De suite et sur un ton assez acerbe, il relève : «Je soutiens que  Macky Sall n’est pas aussi plus qualifié que moi pour traiter ce dossier, n’en déplaisent à ces nouveaux convertis au maquillage, embusqués à la Primature de Boun Dionne, et qui nous demandent de prier pour que cette nouvelle forfaiture aboutisse ! C’est triste pour la République !

En tout état de cause, on ne peut pas maintenir dans la Constitution votée en 2016 que les ressources naturelles appartiennent au peuple, et puis écrire dans le code minier que les ressources minières appartiennent à l’Etat, pour poursuivre une gestion autocratique par le Président de la République et ses affidés ». Se disant dans la foulée « surpris et indigné par le silence coupable et complice de notre constitutionnaliste en chef  chargé de garder les sceaux de la République», Mamadou Lamine Diallo dira en conclusion qu’ «On ne  peut plus faire confiance au jugement de Macky Sall après les échecs des  ICS bradées aux Indiens et de Necotrans au Port de Dakar. Nous disons Halte et Non à Tosyali. Notre pays a besoin d’une charte de gouvernance des ressources minérales, sinon il va sombrer dans la malédiction des matières premières ».

 

Sudonline

Publié dans Economie

 

Ce que je peux enfin vous dire, Ségolène Royal, Fayard,

Présentation de l'éditeur


« On voit bien que ç'a été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir ? »


Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent : parlez pour nos filles, nos compagnes, nos sœurs. Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile, et parfois douloureux d'écrire, car il a fallu que je revive des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire frigorifiée.


Mais, m'a-t-on dit, ayant été la première femme de l'histoire de France à accéder au second tour de l'élection présidentielle, vous deviez prendre la parole pour faire avancer la cause des femmes et poser des repères. Et en plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence. C'est donc pour accélérer l'action que j'ai décidé de faire entendre ma voix et celles qui n'ont pas pu se faire entendre.


Respect de la nature, respect des femmes : et s'il y avait là une réponse aux deux fléaux qui frappent aussi bien la planète que l'action politique, la déshumanisation et le déracinement ?


Ségolène Royal


« On voit bien que ç'a été parfois très violent pour vous. Mais vous n'avez rien dit. Comment fait-on pour tenir ? »
Au moment où la parole des femmes se libère enfin, beaucoup d'entre elles m'ont demandé de m'exprimer sur ce qu'une femme en politique subit en silence. Et de plus en plus d'hommes me disent : parlez pour nos filles, nos compagnes, nos sœurs. Je me suis donc accordé ce droit de dire, et ce droit est vite devenu un devoir. La raison du silence des femmes, c'est la peur de l'humiliation. Ce fut difficile, et parfois douloureux d'écrire, car il a fallu que je revive des épreuves que j'avais rangées dans ma mémoire frigorifiée.


Mais, m'a-t-on dit, ayant été la première femme de l'histoire de France à accéder au second tour de l'élection présidentielle, vous deviez prendre la parole pour faire avancer la cause des femmes et poser des repères. Et en plus, j'ai appris de ma longue expérience des combats écologiques la ressemblance entre les violences faites aux femmes et celles faites à la nature, avec des prédateurs qui maltraitent, salissent, exploitent, trop souvent en toute impunité. Le même vocabulaire. La même loi du silence. C'est donc pour accélérer l'action que j'ai décidé de faire entendre ma voix et celles qui n'ont pas pu se faire entendre.
Respect de la nature, respect des femmes : et s'il y avait là une réponse aux deux fléaux qui frappent aussi bien la planète que l'action politique, la déshumanisation et le déracinement ?
Ségolène Royal


-
Nathan Une femme politique dans un monde d'hommes, une écologiste dans un monde de lobbies


Un livre sans filtre et sans langue de bois qui nous plonge dans les coulisses du monde politique et de toutes les difficultés rencontrées par les femmes politiques en France et à l'étranger. Anecdotes et histoires de sexisme et machisme ordinaires qu'elle a pu vivre de 1988 à aujourd'hui ou l'on découvre que certains hommes à haute responsabilité se comportent en coulisse de la pire des manières. Un livre qui fait aussi un parallèle avec cette attitude dans le monde politique et dans le monde du travail, avec en arrière plan les inégalités salariales femmes/hommes. Si certains peuvent voir ce livre comme des règlements de compte (Hollande, Valls, Macron, Sarkozy Jospin, pour ne citer qu'eux), il s'agit plutôt d'un récit de vie personnel et politique qu'elle estime avoir pu réaliser suite au mouvement #metoo et de la libération de la parole de la femme. Au delà de l'idée d'un "feminisme positif" qu'elle développe dans ce livre, Ségolène Royal consacre tout une partie sur son combat écologique et raconte comment des lobbies peuvent influencer les décideurs politiques et tentent de faire loi pour satisfaire leurs intérêts financiers au détriment de l'intérêt général. Une Ségolène Royal qui, qu'on ne l'aime ou on ne l'aime pas, ne laisse pas indifférente et semble avec ce livre préparer un retour dans la vie politique.

Insubmersible
Ségolène Royal balance ses vérités
Par Élise Karlin, lexpress

Ségolène Royal publie un livre qui relate son parcours politique
afp.com/JUAN MABROMATA


Elle reste l'une des femmes politiques les plus populaires. L'ancienne candidate à la présidentielle vide son sac dans un livre.
Ségolène Royal est une survivante. Elle s'est relevée de tout, des défaites, des humiliations, des trahisons, elle a traversé des hivers, des déserts, et elle en est revenue. D'autres y ont laissé leur peau, broyés par la brutalité de la vie politique. Elle s'en est sortie libre de n'en faire qu'à sa tête. Increvable.

Ce que je peux enfin vous dire, publié ce mercredi, ce sont d'abord les mots d'une femme qui encaisse depuis plus de trente ans et qui saisit, dans le sillage du mouvement MeToo, l'opportunité de la parole libérée. Tout le premier chapitre est consacré à la difficulté d'être une femme en politique, aux insultes jetées au visage, aux commentaires physiques, aux procès en illégitimité. La seule liste des injures et autres réflexions sexistes dont Royal a été l'objet prend... six pages. Rien qu'on ne sache déjà, mais mis bout à bout, les mots prennent une autre ampleur. L'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007 donne peu de noms, soucieuse de ne pas voir son livre réduit à un règlement de compte. Elle ne cite même pas Lionel Jospin, parle juste d'un "ancien Premier ministre socialiste" pour dénoncer la violence et l'iniquité de l'Impasse, un pamphlet anti-Royal qu'il publie en 2007 ; en revanche, elle nomme le journaliste Alain Duhamel, qui prédit en 2006 qu'elle ne pourra jamais être candidate à une élection présidentielle, ou Michel Rocard, qui tente, à l'époque, de la convaincre de lui céder la place en invoquant pour elle un échec annoncé.

Cette première partie du livre, la plus personnelle, est aussi celle qui donne les clés. Insupportable, Ségolène Royal peut l'être, cassante, autoritaire, de mauvaise foi, exaspérante, médiatiquement omniprésente, communicante rouée, ego exacerbé. Dans un monde où les femmes, longtemps, étaient systématiquement rabaissées, un monde où un député a pu vous traiter de "vache folle" sans que vous puissiez le cogner, ni même exiger des excuses, un monde où le chef du gouvernement vous confie le ministère de la Famille parce que "j'ai pensé qu'avec tes 4 enfants, tu pourrais faire l'affaire", ces comportements ne sont plus des défauts, mais des armes de résistance massive !
"Et ta q...e, elle est en berne?"

Royal consacre ensuite un long chapitre à son engagement écologique, aux batailles qu'elle a menées, à celles qu'elle a gagnées et d'autres, qu'elle a perdues. De nouveau, il agace, ce sentiment qu'elle a tout anticipé, toujours tout prévu, tout mieux compris. Finalement, les petites histoires humaines sont les meilleures, notamment quand la ministre de l'Ecologie de l'époque revient sur les tensions entre Manuel Valls et Emmanuel Macron au moment de la loi travail. Elle nous rappelle la manière dont le chef du gouvernement interpelle son ministre de l'Economie à l'Assemblée après une interview où celui-ci parlé de "la croissance en berne" : "Et ta q...e, elle est en berne?"


"Ce livre, ce n'est pas un nouveau départ, c'est un aboutissement, résume un proche de l'ancienne ministre. C'est une manière de se soigner, une manière de se débarrasser du poids de ce qu'elle a supporté. S'il a du succès, elle y puisera de la force pour un nouveau combat. D'où sa réponse sur une éventuelle campagne comme tête de liste pour les européennes de mai 2019 : "On verra en janvier." Royal en sauveuse de la gauche, elle qui en a été honnie ? Quelle ironie !
Ce que je peux enfin vous dire laissera pourtant sur leur faim quelques anciens du vieux monde : ils y verront surtout ce qu'elle ne dit pas, et la mansuétude que Ségolène Royal continue d'afficher à l'égard d'un homme qui ne l'a jamais épargnée - François Hollande, son ancien compagnon. Hollande, qui a laissé dire, qui a laissé faire, qui a plombé la campagne de 2007, qui ne l'a pas soutenue face à Martine Aubry pour la tête du parti à la fin de 2008, qui l'a vue en cachette en 2011 pour obtenir son soutien à la primaire, qui l'a maltraitée en 2012 pour éviter les drames avec sa compagne de l'époque ; Hollande, qui n'a aucune envie de voir Royal en sauveuse de la gauche, potentielle candidate en 2022... "Royal Hollande, la vraie histoire" - un jour peut-être, ils pourront enfin nous le dire.


Ségolène Royal


Ce que je peux enfin vous dire, Ségolène Royal, Fayard, 293 pages, 22 euros.

Publié dans Ex-libris

ANTHROPOLOGIE DU RELIGIEUX ET DU SACRÉ-manuel de cours en master-PAR Blaise Bayili

Religion et sciences humaines - Sciences humaines et spiritualité
ANTHROPOLOGIE, ETHNOLOGIE, CIVILISATION RELIGIONS

L'anthropologie religieuse nous enseigne que l'homme n'est homme en tant qu'homo religiosus, celui en qui religion et culture ont la même matrice pour jaillissement. Cette matrice culturo-religieuse offre à voir un homme vagabondant hors de la boucle de la clôture de la nature.

En cela, l'anthropologie religieuse étudie l'homme, constructeur et manipulateur des symboles, dans son rapport à ce qu'il estime être le surnaturel ou le sacré, pour autant que pour l'homme religieux la nature est, non pas exclusivement « naturelle », mais toujours chargée de valeurs religieuses et est, de ce fait, imprégnée de sacralité.


La notion de sacré semble donc inséparable de l'expérience de l'institution du religieux, c'est-à-dire des relations de l'être humain avec un plan de la réalité suprasensible, invisible, divin. Le sacré, ainsi que l'avance M. Eliade avec pertinence, peut être considéré comme une maladie originaire de l'homo religiosus universel.

Mais, pour autant, faut-il confondre sacré et religion ?

En d'autres termes, quel est le champ de l'anthropologie religieuse d'une part et, d'autre part, quelle est la nature du sacré ?

Le présent livre, manuel de cours pour les années de Maîtrise notamment, essaie d'y répondre.

Docteur en Anthropologie et Histoire du Droit des Institutions de l'université Paris-X Nanterre en 1997, Blaise Bayili est également docteur en anthropologie théologique de la Faculté de théologie catholique de Strasbourg en 2002 et docteur en théologie de l'inculturation de l'Université Pontificale Grégorienne de Rome en 2007.
Auteur de Religion, droit et pouvoir au Burkina Faso (Paris, l'Harmattan, 1998) et de plusieurs autres livres et articles, Blaise BAYILI est actuellement directeur de deux collections à l'Harmattan-Paris, éditeur et enseignant-chercheur d'universités.

Publié dans Ex-libris
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