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HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l’occasion de son inhumation le samedi 25/08/2018 à Keur Moussa au Sénégal

Aoû 26, 2018
HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l’occasion de son inhumation le samedi  25/08/2018 à Keur Moussa au Sénégal

 

HOMMAGE DE MONSIEUR ALPHA AMADOU SY, PRESIDENT DE LA CACSEN, AU PERE DOMINIQUE CATTA à l'occasion de son inhumation le samedi 25/08/2018 à Keur Moussa.

"Le dialogue inter-religieux est une réalité au Sénégal" P B Cissoko

Depuis l'annonce du rappel à Dieu du Père Dominique Catta, des voix, des plus autorisées, ont tenu à témoigner de sa foi, de son altruisme, de son respect des cultures autres, pour tout dire de son humanisme.
Le parcours et l'œuvre du Père Catta méritent d'être cernés en fonction de deux évènements majeurs qui ont fortement impacté sur le séjour sénégalais des neuf moines français de l'Abbaye de Solesmes.


Les futurs fondateurs du monastère de Keur Moussa sont arrivés au Sénégal en 1963, moins d'un an après l'ouverture du IIe concile œcuménique du Vatican, le 11 octobre 1962, par le Pape Jean XXIII. Ce Concileest d'autant plus importantqu'il expose le souci de l'Eglise de « s'ouvrir au monde moderne et à la culture contemporaine ». Dans cet esprit, était engagé le débat sur « la liturgie, le rapport que l'Église catholique doit entretenir avec les autres confessions chrétiennes, avec les autres religions, et avec la société en général.... ». Les chrétiens et théologiens africains avaient saisi cette opportunité pour s'interroger sur la question de savoir « comment transformer l'Église en Afrique en une Église africaine ».


Autre évènement : l'organisation du 1er Festival Mondial des Arts Nègres par le Gouvernement du Sénégalet par La Société Africaine de Culture en 1966, c'est -à - dire trois ans après l'arrivée au Sénégal du Père Dominique Catta et de ses huit autres Frères. Ce rendez- vous inédit en terre africaineaura été largement mis à profit pour prendre conscience de la consistance du patrimoine artistique, notamment musical du continent.


Le concours de ces deux événementshistoriques est d'autant plus établi que leur Supérieur avaient non seulement invitéles moines à écouter, mais surtout à participer à toutes les manifestations culturelles du Festival de 1966. Cette invitation, aux accentsde forte recommandation, est explicite dans l'interview que le Père Dominique Catta a bien voulu accorder aux animateurs de la Bibliothèque Centrale de l'Université Gaston Berger, à l'occasion de la commémoration du Cinquantenaire du 1er Festival Mondial des Arts Nègres.


Du reste, il avait tenu à participer, en personne,à ces rencontres commémoratives en 2016. Aujourd'hui,encore, je revois le défunt Père dont le dynamisme toujoursdébordant contrastait avec son corps frêle, donnant l'impression de ployer sous le poids de l'âge !


Ayant l'intelligence de leur mission et faisant preuve d'une immense ouverture d'esprit, les moines français de l'Abbaye de Solesmes ont su faire montre de créativité et d'abnégation pour valoriser, perfectionner et intégrer dans une sublime harmonie des instruments, notamment la Kora, dans une liturgie qui parle, au-delà de l'Afrique, des Africains, à toutêtre humain. Il en a résulté la constitution d'un patrimoine d'autant plus dense qu'il participe, à la fois,du matériel et de l'immatériel, du culturel, du religieux et du spirituel.
Au Père Dominique Catta, le co-fondateur du monastère, est revenu la terrible, redoutable mais oh combienexaltante mission de continuer l'œuvreentamée à neuf !


Et, la postérité retiendra les immenses succès qui ont couronné son travail d'orfèvre. Pour preuve,lePape Jean-Paul IIlui a attribué, en 2004, le Prix des Académies Pontificales. Il s'agit d'une reconnaissance des plus symboliques de son « précieux travail d'inculturation du très riche répertoire musical grégorien dans les cadences et rythmes de l'Afrique ».


Le Sénégal ne sera pas en reste. Il élèvera le Père Dominique, en 2016, au rang de « Trésor humain vivant ».


Par ma voix, la section sénégalaise de la CommunautéAfricaine de Culture présente ses sincèrescondoléances à la famille, à tous les moines de Keur Moussa, à tous les amis, proches et collaborateurs du Père Dominique Catta.
Puisse son œuvre continuer à nous inspirer les uns et les autres pour poursuivre,avec esprit de suite,le dialogue interreligieux et pour nos combats quotidiens afin que ladifférence reste une richesse et non un prétexte à la barbarie.


Paix à son âme !


On pourra lire ceci :


Père Dominique Catta de Keur Moussa élevé au rang de « Trésor Humain Vivant »

Le Sénégal a élevé au rang de « trésor humain vivant », le Père Dominique Catta. Âgé de 90 ans, il est le dernier survivant des neuf moines français qui sont venus de l'Abbaye de Solesmes, pour fonder l'abbaye de Keur Moussa, au Sénégal en 1961.


Il a été ainsi distingué pour son œuvre musicale contribuant à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel sénégalais. En effet, le Père Dominique Catta a composé de nombreuses pièces musicales spécifiques, qui à l'aide de la « kora » accompagnent les chants liturgiques communautaires. Il a de plus favorisé l'enseignement de cet instrument, sorte de harpe-luth d'origine mandingue.


Le « THV » est l'une des plus hautes distinctions culturelles internationales.

Ce titre distingue des professionnels des métiers d'arts, pour leur savoir-faire exceptionnel et leurs capacités à transmettre leurs connaissances. Les THV sont reconnus par l'UNESCO, à travers une convention internationale de 2003 sur la protection du patrimoine culturel immatériel.


En lui remettant la distinction devant un public nombreux, Mbagnick Nidaye, ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, a rappelé que l'œuvre du Frère Catta avait contribué à revaloriser la kora africaine, devenue sans aucun doute l'instrument de musique africaine le plus répandu dans le monde. « Le Frère Dominique Catta a mis en lumière la richesse de notre culture par son apport décisif dans la renommée de l'atelier de lutherie musicale du monastère, fondé en 1963 », a souligné Mbagnick ndiaye.


Il a rappelé que la découverte de la kora par le Frère Catta s'était faite à travers l'écoute des génériques de la radio nationale du Sénégal et son amitié avec des griots, maîtres de cet instrument.
L'abbé Ange Marie Niouky, Supérieur du monastère de Keur Moussa, a souligné que, tout au long de sa vie, le Frère Catta avait puisé dans les trésors traditionnels musicaux du continent africain une inspiration mise au service de l'Eglise, pour honorer Dieu.

Il a ajouté que cette dernière distinction célébrait « les valeurs de partage, de générosité », et manifestait « l'attachement d'une âme à sa terre d'accueil, à l'homme et à la nature en ce qu'ils ont de plus beau ». L'abbaye de Keur Moussa a reçu par le passé plusieurs autres distinctions relatives à ses activités musicales, tel que le prix Albert Schweitzer. Le Père Dominique Catta a reçu lui-même en 2012 la Légion d'Honneur.


https://www.infocatho.fr/pere-dominique-catta-de-keur-moussa-eleve-au-rang-de-tresor-humain-vivant/

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