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Publié dans Société

La polygamie en questions

Fév 06, 2018
La polygamie en questions

La polygamie en questions : elles veulent 4 épouses pour un homme, le sida rode ; l'infidélité sape les couples et la conjoncture freine; sidagamie..le polyamour..morceaux choisis Sénégal et ailleurs-les mutations complexes ou les traditions dangereuses.


« Chacun a le droit de choisir en fonction de sa confession, de son éducation, ou autre mais que fait-on de son esprit ? Le monde est de plus en plus difficile et on voit beaucoup de mutations dans la société. Libre mais il ne faut pas livrer les enfants à la géhenne, ce sont eux qui souffrent plus de la polygamie. Voici l'article en question. Bien avant certains avaient abordé la question. Lisons des extraits pour nous faire une opinion. Je ne juge pas je respecte, je ne condamne pas mais je n'adhère pas, L'Afrique doit repenser sa démographie. Les femmes doivent aller à l'école et disposer de la liberté de leur corps. Ma collegue haitienne me dit que le sujet est simple et il y a beaucoup de malhonnêteté; les hommes ont une épouse déclarées et plusieurs bureaux. Elle me raconte que c'est c'est sur le lit de mort que la femme cachée est venue présenter son fils illégitime.  tout ça à méditer. est-ce à dire que l'homme ou lla femme est fait pour la polygamie ou lma polyandrie, aujourdhui on parle du polyamour  ». P B CISSOKO

Sénégal : le collectif « Mon mari a droit à quatre (04) femmes » voit le...
4 février 2018 Aissatou Sane Societé


Sénégal : le collectif « Mon mari a droit à quatre (04) femmes » voit le jour.


Au Sénégal une association de femmes vient d'être mise sur les fonds baptismaux. Il s'agit du collectif, « mon mari a droit à quatre (04) femmes » regroupant de femmes mariées qui partagent la conviction qu'en plus d'elles, chacun de leur époux à droit à trois autres femmes afin que les épouses fassent quatre sous le même toit.
Elles entendent accompagner leurs époux dans l'accomplissement des saintes écritures du Coran qui permettent à un homme musulman, de prendre au delà d'une femme. Une démarche qui vient prouver que la polygamie est désormais reconnue dans le pays conservateur de Macky Sall.
Par définition, la polygamie désigne la situation dans laquelle un individu dispose au même moment de plusieurs conjoints. dans le cas d'espèce, c'est l'homme qui devra se marier à plusieurs femmes.
En effet, la polygamie est à distinguer des mariages de groupes, cette forme de polyamour impliquant plusieurs partenaires de chaque sexe, et de la bigamie, situation dans laquelle une personne contracte plusieurs mariages séparément, sans avoir juridiquement obtenu la dissolution du précédent ou sans que les deux conjoints soient au courant de cette situation.


beninwebtv.com
https://sanslimitesn.com/senegal-collectif-mari-a-droit-a-quatre-04-femmes-voit/

http://geopolis.francetvinfo.fr/senegal-deux-epouses-sinon-rien-35825
Sénégal : deux épouses sinon rien


Par Valérie Kowal@GeopolisAfrique | Publié le 27/05/2014

Des femmes peintes sur un portail dans le centre de Dakar, le 19 juin 2007. Les jeunes Sénégalais optent de plus en plus en plus pour le ménage à trois voire à quatre. © Biosphoto/Françoise Lemarchand


C'est un vrai recul pour les féministes. Au Sénégal, pays majoritairement musulman, la polygamie est en vogue. Le célibat prolongé, fréquent chez les étudiantes, les rend suspectes. Si on n'est pas mariée à 30 ans, on a forcément un problème «inavouable». Alors, de plus en plus de femmes, pour rentrer dans la «norme sociale», acceptent la polygamie. Mais pas seulement.
C'est un vrai regain de popularité pour la polygamie au Sénégal. Fait étonnant, voire déroutant pour les Occidentales, de nombreuses jeunes femmes instruites en quête d'indépendance déclarent la plébisciter.


http://geopolis.francetvinfo.fr/senegal-deux-epouses-sinon-rien-35825

« Deuxième Femme » : la polygamie vécue par une Française au Sénégal
Par Sabine Cessou 27 février 2013

« Deuxième Femme » de Caroline Pochon (Buchet Castel, 2013)


Caroline Pochon, documentariste française, a été pendant quelques mois la seconde épouse d'un homme au Sénégal. Une expérience de la polygamie qu'elle raconte dans « Deuxième Femme » (Buchet Chastel, 2013), un premier roman très fortement inspiré de la réalité.
Dans le livre, elle s'appelle Hortense et elle étouffe dans son milieu, la petite bourgeoisie de la bonne ville de Caen. Ses premières rencontres avec des Africains lui donnent de l'oxygène. Dès les premières pages du roman, elle écrit :
« Les hommes que j'ai aimés m'ont donné l'Afrique, sa chaleur, ses nuits sans fin, sa musique, sa danse, ses improvisations, son bricolage quotidien, ses langues qui chantent dans la grisaille, ses éclats de rire sans Banania, sa connivence de parias, ses combines miraculeuses. L'ailleurs dans ma vie provinciale, la joie d'être belle et heureuse – par moments. »


« Moi, l'affreuse petite Blanche »


Cette jolie blonde aux yeux bleus, apprentie scénariste, s'échappe du carcan familial et se retrouve à 27 ans, un peu larguée et sous anxiolytiques, au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) de 1997.
Elle y rencontre Seydou, réalisateur sénégalais. C'est le coup de foudre. Elle le suit chez lui, à Dakar, où elle accepte de se convertir à l'islam pour l'épouser et partager son existence avec sa première femme, Awa, alors enceinte.
https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-rues-dafriques/20130227.RUE7244/deuxieme-femme-la-polygamie-vecue-par-une-francaise-au-senegal.html
-Claude Njiké-Bergeret : la "reine blanche" du Cameroun 20 ème épouse d'un chef camerounais /selon elle la polygamie est liberté.
Sa vie est un roman. C'est d'ailleurs en lisant son premier ouvrage, autobiographique que j'ai voulu la rencontrer chez elle à Bangangté, dans le pays Bamiléké, à l'ouest du Cameroun. Je voulais comprendre comment une femme blanche, française et diplômée de l'Université, avait pu tomber amoureuse d'un chef traditionnel, camerounais et polygame, vivre dans la chefferie, puis partir s'installer en brousse, au bord du fleuve Noun, où elle se trouve encore aujourd'hui. Claude Njiké-Bergeret n'a pas tenté d'expliquer, elle a simplement raconté.

-Sénégal : Ces femmes qui militent pour la polygamie
mercredi 19 juillet 2006

Les jeunes femmes s'intéressent de plus en plus à ce type d'union maritale. Co-épouses par choix, de nombreuses femmes sénégalaises se tournent vers la polygamie. Dans ce pays où l'homme est « roi », ce phénomène semble prendre de l'ampleur. Qu'elles soient journalistes, cadres, informaticiennes, la polygamie touche tous les milieux. Les racines de la tradition sont plus vivaces qu'elles n'y paraissent. Facteurs sociaux, économiques et personnels, autant d'arguments pour expliquer cet état de fait.

Louise Simondet


« Je suis co-épouse et je défends la polygamie », revendique Siga Ndiour, journaliste et responsable du service culturel, sur la radio municipale de Dakar (Rmd) au Sénégal. Jeune femme indépendante, elle anime une émission quotidienne féminine, nommée « Trucs et Astuces de femmes ». Seconde épouse, Siga a accepté « par amour » que son mari partage sa vie entre deux maisons et explique posément que ce choix de vie « la comble pleinement ». Stigmatisée en France, la polygamie est reconnue au Sénégal comme régime matrimonial, au même titre que la monogamie. Elle est inscrite dans le code de la famille depuis 1972.
Comme Siga, « elles sont nombreuses au Sénégal à accepter que leur mari prenne plusieurs femmes, rapporte Mamadou Moustapha Wone, sociologue sénégalais, auteur du livre Faudrait-il supprimer la polygamie ?.

Cependant on constate que cette pratique est de moins en moins courante en ville mais reste toujours importante en milieu rural ». Une affirmation que dément avec vigueur Siga : « C'est faux, la polygamie est présente en ville. Moi qui présente une émission féminine, qui dialogue avec mes auditrices et qui connaît bien ce sujet, je peux vous affirmer qu'elle est toujours d'actualité ». Une amie de Siga, commerçante à Dakar et monogame, confirme : « Il y a beaucoup de mariages polygames ici ».


Les jeunes femmes de plus en plus tentées par la polygamie


Selon une enquête sur les ménages sénégalais, publiée en 2004 par l'Institut de la statistique et de la démographie du Sénégal, un quart des mariages au Sénégal en 2002 sont polygames (24,6%). Malgré un déclin significatif de la polygamie entre 1994 et 2002, le taux d'union polygame reste conséquent. Selon le rapport, 6,6% des femmes à Dakar en 2002 contractaient ce type d'union. Elles représentaient le double en milieu rural. Mme Mbenge Matel-Bocoum, journaliste à l'hebdomadaire sénégalais Le Témoin précise : « Il y a une diminution en ville. Mais parallèlement les jeunes femmes s'intéressent de plus en plus à ce type d'union. C'est un phénomène qui prend de l'ampleur et que les statistiques de 2004 ne montrent pas ».


Contacté par Afrik.com, M. Sylla, auteur de cette enquête admet : « La tendance actuelle contredit l'étude. Nous pensions que la polygamie allait régresser grâce à l'éducation. Mais il semblerait que la tradition reprenne une place importante. Ainsi, des jeunes filles, qui sont pourtant allées à l'école, reproduisent le modèle familial. De plus, on trouve la polygamie dans des endroits où on ne la soupçonnait pas. Comme par exemple chez les cadres, les journalistes... L'Institut réalise une étude sur la polygamie qui devrait voir le jour d'ici trois ans et démontrera certainement ce phénomène ».


Et Binta, informaticienne à Dakar d'ajouter : « C'est vrai, les jeunes femmes sont de plus en plus attirées par la polygamie. Elle ne trouvent pas de travail et préfèrent épouser un homme plus âgé qui les sécurise ». Binta a reproduit ce schéma. Son mari a vingt-trois ans de plus qu'elle et partage sa vie entre sa première épouse française et sa seconde épouse sénégalaise.... Il n'est pas surprenant au Sénégal de voir des femmes assumer pleinement cette union et plaider en sa faveur. D'après les témoignages recueillis par Afrik.com, les femmes qui défendent la polygamie sont la plupart du temps seconde épouse. Ces dernières sont unanimes : Plus choyées que la première épouse qui est délaissée, elles y trouvent largement leur compte.


Le paradoxe des Sénégalaises : des femmes indépendantes et soumises


« Je préfère savoir mon mari chez son autre épouse, plutôt qu'il me trompe », rapporte la journaliste de Rmd. Infidélités consenties pour se prévenir de l'adultère, c'est l'un des arguments de ces femmes qui revendiquent avec conviction ce choix marital. « C'est notre liberté de pouvoir décider si oui ou non nous souhaitons être co-épouse. Personne ne nous l'impose, c'est une décision personnelle », rapporte une autre Dakaroise qui a souhaité garder l'anonymat. Appartement personnel, les Sénégalaises sont nombreuses à ne pas partager leur foyer entre épouses. Siga a opté pour cette solution. Elle dispose de sa propre maison et ne rencontre la première femme de son mari que lors des cérémonies familiales. Pour Siga, ce régime matrimonial permet aussi à une femme autonome de garder son indépendance : « La polygamie donne plus de liberté. Avec mon mari, nous nous voyons tous les deux jours. Ce qui me permet, le reste du temps, de vivre ma vie et de vaquer à mes occupations. Et je peux vous assurer que beaucoup de femmes préfèrent cette situation ».


La tradition de « l'homme roi » implantée dans ce pays joue aussi un rôle important. « L'homme est considéré comme un bébé, rapporte Siga. Lorsque mon mari vient à la maison, je délaisse tout pour m'occuper entièrement de lui. Je suis aux petits soins. Je lui coule son bain, je cire ses chaussures, je lui prépare un bon repas, je lui repasse ses habits (...). Notre objectif est d'être des expertes pour pouvoir retenir notre homme le plus longtemps possible à la maison. Les hommes sénégalais sont trop gâtés. Ils sont choyés et ne font rien ». Et d'ajouter : « C'est un grand sacrifice, mais quand on aime, on ne compte pas... C'est dans les coutumes. Et puis, ça me fait plaisir de le cajoler ». Au Sénégal, ces femmes qui savent bien s'occuper de leur mari sont appelées « mok-pothie ». Habituée à faire les quatre volonté de son homme, une autre Sénégalaise ajoute sereinement : « Tout ce qu'il demande, j'exécute comme une esclave, jusque dans l'intimité. Je suis la pute de mon mari ».


D'autres facteurs explicatifs


D'autres facteurs interviennent pour expliquer le regain du phénomène au Sénégal. Pays musulman à 90%, le Coran autorise l'homme à avoir au maximum quatre femmes. Siga, qui est de confession musulmane, explique que « lors du mariage, un accord est signé. Le mari s'engage à donner autant de temps à ses femmes. Il doit respecter cet accord car sinon dans notre religion c'est 'Halam', c'est-à-dire un péché ». « Cependant, la polygamie existait au Sénégal bien avant l'Islam », précise M. Wone. Des coutumes, ancrées dans ce pays depuis la nuit des temps que l'Islam a renforcé.


En plus du facteur religieux s'ajoute la conjoncture économique et la pauvreté. « Le travail est accaparé par les hommes. Résultat : les femmes ne peuvent pas subvenir à leurs besoins et préfèrent se marier », explique M. Wone. De surcroît, note Siga : « Il est difficile de trouver un mari. Les dotes sont très élevées (700 000 Fcfa, soit 1 067,14 euros) et la cérémonie est très coûteuse. Elle est payée par le mari, d'où ses réticences pour s'engager ». Des facteurs sociaux expliquent aussi ce choix. « Nous sommes dans une société où ne pas se marier constitue un véritable drame. Les femmes qui ne trouvent pas de maris après 25-30 ans sont stigmatisées et pointées du doigt. Elles sont considérées comme des « Thaga » (prostituées), des femmes stériles ou porteuses de maladies », rapporte M. Wone. Des qualificatifs qui jouent pour beaucoup sur cette envie, coûte que coûte, de trouver chaussure à son pied. Et quitte à être deuxième ou troisième épouse, la bague en vaut la chandelle.


La place de la femme : entre « légende » et « religion »


Pour comprendre la polygamie au Sénégal, il convient aussi de prendre en considération l'image et la place que l'homme occupe au sein même de la communauté. « C'est une société patriarcale. L'homme tient donc une place prépondérante », explique M. Wone. Cette domination prend aussi ses racines dans des interprétations faussées de la religion qui voudraient que les femmes restent aux foyers. Les mythes relayent, eux aussi, ce préjugé. « Un conte, très connu au Sénégal raconte que Dieu créa l'homme et la femme. Un jour, il appela l'homme, lui donna un couteau et lui demanda, pour faire preuve de piété, de tuer dans la nuit son épouse. L'homme préféra jeter le couteau. Dieu renouvela l'opération avec la femme. Mais celle-ci, à la différence de l'homme, voulu exécuter l'affaire. Pour la punir, Dieu la condamna à enfanter dans la douleur, à s'occuper des tâches domestiques (...) », raconte M. Wone.

Des interprétations anthropologiques expliquent aussi le statut de l'homme dans la société sénégalaise. « La polygamie fait de l'homme, un individu qui appartient à tout le monde. Cela empêche la nucléarisation de la famille », résume le sociologue.


Une situation maritale dénoncée par bon nombre d'associations féminines qui combattent cette pratique qu'elles considèrent comme « une régression ». « La polygamie est une atteinte à la liberté de la femme, à son épanouissement personnel. Il faut la supprimer au Sénégal. Cette pratique n'est ni bonne pour l'homme, ni pour la femme. Les explications de ces femmes qui défendent ce type d'union sont de faux arguments. Comme toutes les femmes, il va de soit qu'elles préfèreraient avoir leur homme pour elles », rapporte Siggil Jigeen, un réseau qui regroupe dix-huit associations féminines au Sénégal. Pour ou contre la polygamie ? Les deux camps restent sur leurs positions. « La polygamie, c'est un choix de vie », souligne Siga. Le cœur a vraiment ses raisons que la raison ne connaît pas...


http://www.afrik.com/article10121.html


Sénégal: Une association de femmes exige la polygamie aux hommes
• Imatin.net | par Christ Boli | 30 Mars 2017 à


Au Sénégal, une association de femme milite pour l'adoption de la polygamie comme régime matrimonial légal. Cette association a officiellement exigé cela des hommes sénégalais sur les réseaux sociaux.
C'est à travers la page Facebook de culturebene.com que les femmes d'une association au Sénégal dont le nom n'a pas été révélé, ont officiellement exigé aux hommes d'adopter la polygamie comme le régime matrimonial.
Il faut dire que ces femmes qui sont célibataires souhaitent nécessairement vivre aussi les délices d'un foyer, même s'il s'avère qu'elles occupent la seconde place. Il ne reste plus qu'aux hommes de prendre en considération cette doléance des femmes célibataires du Sénégal et de voir comment ils vont réduire leur célibat.

Avec Cuturebene.com


La polygamie perçue comme un mal nécessaire pour la plupart des hommes
• Source: : Maliweb.net | Le 29 avril, 2012


La polygamie perçue comme un mal nécessaire pour la plupart des hommes
Permise par la société, la religion et les cultures, la polygamie est conçue par beaucoup d'hommes comme un mal nécessaire pour assurer la stabilité dans leur foyer. A tort ou à raison, certain hommes volent en seconde noce pour s'attirer l'attention de leur première femme.
Convoler en seconde noce, telle semble la solution de certains hommes ; s'attirer la pleine attention de leur épouse.
En effet de plus en plus les foyers monogames virent en polygamie par faute d'entente entre les conjoints et sous conseils de leurs entourages, des hommes optent pour une seconde noce dans le but d'attiser la jalousie de leur partenaire et espérer qu'ainsi qu'elle rivalise en gestes attentionnés avec sa coépouse. Le phénomène s'incruste de jours en jours dans les habitudes. « Quand tu épouses une femme et qu'elle sait que vous avez signé la monogamie, elle change et te mène la vie dure ainsi pour la calmer tu épouses une autre pour qu'elle s'occupe mieux de toi », nous a expliqué Modibo Sangaré, un agent comptable, marié à deux femmes.


http://seneweb.com/news/Societe/la-polygamie-percue-comme-un-mal-necessaire-pour-la-plupart-des-hommes_n_65479.html

SIDAGAMIE


http://seneweb.com/news/Societe/la-polygamie-percue-comme-un-mal-necessaire-pour-la-plupart-des-hommes_n_65479.html

Polyamour : j'ai partagé un homme durant 2 ans. De la théorie à la pratique, il y a un cap
Par Corinne P. Internaute


LE PLUS. Corinne a un peu moins de 40 ans. Il y a quelques années, elle a rencontré un homme qui lui a proposé une relation polyamoureuse. Sur le moment, l'idée lui a plu. C'était une forme de liberté. Et puis au bout d'un moment, tous les deux se sont rendus compte qu'ils ne s'y retrouvaient plus. Qu'a-t-elle appris de cette relation ? Témoignage.
Édité par Henri Rouillier

Le polyamour n'est pas synonyme de libertinage ni d'infidélité, au contraire (Flickr/Botgirl Questi/CC)

 

Le polyamour est arrivé dans ma vie il y a quelques années, avec une rencontre. Au hasard d'internet, j'ai fait la connaissance d'un garçon qui a tout de suite été très honnête avec moi.

 

Il m'a dit qu'il était marié et qu'il aimerait avoir des relations sensuelles et amicales avec plusieurs personnes. Sa femme était au courant de sa démarche, elle la comprenait et la partageait.

 

Le polyamour, en théorie et en pratique

 

De mon côté, j'étais plutôt en recherche d'expériences... J'ai pris son invitation comme l'opportunité de vivre quelque chose à deux, sans être pour autant engagée dans une relation monogame plus classique. Je me suis sentie très libre dans cette configuration.

 

Il m'a proposé d'aller consulter quelques forums pour en savoir un peu plus, c'est là que j'ai compris que ce qu'il me proposait portait un nom : le polyamour, et que cela regroupait un certain nombre de pratiques, de codes et de traditions particulières. C'est-à-dire un attachement, un amour, une passion pour plusieurs personnes, à qui l'on consacre dans l'idéal une quantité ou une qualité de temps équitable.

 

En théorie, dans cette relation, je me sentais comme sa maîtresse... sans pour autant vivre dans la culpabilité de blesser son épouse, puisqu'elle était d'accord. En pratique, la situation s'est compliquée quand il a dit à sa femme qu'il était amoureux de moi. Elle l'a mal vécu. Même si elle comprenait son envie, elle n'était pas dans la même optique que lui.

 

Le retour à la relation exclusive

 

Je me suis dit que j'arriverais à gérer la situation. Dès le début de notre relation, j'ai décidé de cloisonner ma vie avec lui, et la vie qu'il avait avec sa femme. Ce que nous faisions tous les deux ne regardait que nous, et je ne voulais pas entendre parler de ses activités avec son épouse. Cette posture a été facile à tenir jusqu'à ce que nous ayons envie de faire des trucs de couple, comme partir en week-end ou en vacances ensemble. Quand on se partage un homme, on se partage aussi un emploi du temps. Ça devenait très compliqué pour tout le monde.

 

Cette histoire a duré environ deux ans. Entretemps, il a divorcé, pour des raisons qui n'avaient pas grand chose à voir avec moi et nous sommes restés ensemble encore quelques temps. Ce qui ne nous empêchait pas de voir d'autres personnes en parallèle. Et puis un jour, il a rencontré une autre fille dont il est tombé profondément amoureux, jusqu'à vouloir vivre avec elle et fonder une famille. C'est à ce moment-là qu'il a entamé le chemin inverse : celui de la relation exclusive.

 

On s'est rendu compte que ni lui ni moi n'étions capable de gérer cette nouvelle relation et qu'elle n'avait pas sa place dans notre couple, en l'état actuel des choses.

 

J'ai appris beaucoup de choses sur moi

 

Les polyamoureux arrivent à faire coïncider ces relations dans le temps, ils sont en mesure d'aimer profondément plusieurs personnes et d'aménager leur vie en conséquence (avec ce que cela implique en termes de conversations, de franchise et d'écoute). Je pense qu'à ce moment-là de l'histoire, ce n'était pas notre cas.

 


-Bonne lecture avec calme et sérénité. Nous avons le droit d'aborder tous les sujets en respectant chaque position. Ichrono.info

Dernière modification le mercredi, 07 février 2018 09:11

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