Société

Au Sénégal, des consultations pour améliorer les conditions de vie en prison

Au Sénégal, des consultations nationales ont eu lieu pour parler des conditions d'incarcération et faire des propositions concernant l'éducation des détenus. Organisées par l'Unesco et l'ONU, ces discussions ont également réuni l'administration pénitentiaire, la gendarmerie, la police et les organisations de défense des droits de l'homme. L’idée est de proposer des solutions au surpeuplement et au manque de réinsertion, mais surtout de réfléchir au problème de la radicalisation en prison.

Principal objectif de ces consultations : réfléchir à l'encadrement des détenus suspectés par le Sénégal d'appartenir à des réseaux jihadistes. Les autorités pénitentiaires travaillent ainsi avec un réseau d'imams dans l'optique de parvenir à une déradicalisation de ces personnes.

« Il y a une confrontation sur la perception qu’ils ont de leur religion. Ce sont des personnes qui ont été sélectionnées par l’administration pénitentiaire dont la rigueur, au niveau de la pratique religieuse, ne pose pas de problème. Et il y a un échange entre ces deux groupes », précise Oumar Ndongo, le directeur du comité scientifique de l'Unesco pour l'éducation dans les prisons.

Plus de prévention

Les autorités pénitentiaires sénégalaises affirment chercher des solutions pour améliorer les conditions de vie de tous les détenus. Il s’agit notamment d’éviter des radicalisations en prison en proposant de nouvelles perspectives professionnelles, ainsi qu'un apprentissage de la religion encadrée.

Une nécessité pour Mamadou Ndiaye Dia du ministère de l'Education nationale sénégalais : « La lutte contre l’extrême violence doit se faire par la prévention. C’est par l’éducation qu’il faut y arriver. Il s’agit simplement de leur trouver les meilleurs moyens de vulgariser un certain type de comportement, leur inculquer un certain nombre de valeurs tirées à partir de la religion. Mais la bonne religion. La religion telle que nous la vivons ».

Ces derniers mois, plusieurs ONG et des détenus ont dénoncé les conditions de vie dans les prisons sénégalaises. Pour un certain nombre d'acteurs de la société civile, les progrès à réaliser sont encore très nombreux.

Sénégal: la parano du riz plastique

Mai 25, 2017
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Sénégal: la parano du riz plastique

Le riz auquel nous nous intéressons aujourd'hui est un riz un peu particulier, un riz qui jusqu’à preuve du contraire n’existe pas. Son nom : le riz plastique. La rumeur sur l’existence supposée de ce « faux riz » s’est répandue comme un feu de brousse ces dernières semaines, obligeant les autorités, notamment au Sénégal, à prendre les devants.

La première vidéo dure 3 minutes. Des grains qui ressemblent à du riz sont posés sur le brûleur d’une gazinière. Les grains s’enflamment, fondent. Un homme dit « vous voyez, vous voyez, est-ce que c’est du riz ça ? » Dans une seconde vidéo, une femme fait une boule avec du riz, la jette au sol, la boule ne se casse pas, preuve pour cette dame que c’est du « riz plastique ».

Impossible de savoir d’où viennent ces courts films de mauvaise facture qui ont été repris, diffusés sur l’ensemble des réseaux sociaux en Afrique de l’Ouest, et notamment sénégalais il y a une quinzaine de jours avec ce titre « le riz plastique est arrivé à Dakar ». Polémiques, rumeurs, les consommateurs ont en tout cas pris peur. Pourtant, aucune trace sur les marchés de la capitale de ce « riz plastique » qui serait importé d’Asie.

« Le riz plastique n’existe pas », disent les scientifiques

Malgré une première déclaration des services de contrôle, le buzz ne s’est pas arrêté. Alors les autorités ont à nouveau réagi : les neuf sociétés qui importent du riz au Sénégal ont toutes été contrôlées, des échantillons testés dans les laboratoires de l’État, des télévisions invitées à filmer et à interviewer les scientifiques qui ont tous, face à la caméra, cette conclusion : « le riz plastique n’existe pas ». Des scientifiques, qui, comme dans la vidéo avec la femme, jettent eux aussi des boules de riz par terre et indique « c’est du riz gluant, naturel, d’excellente qualité et oui les boules ne se cassent pas ».

Mais malgré cette communication étatique, la rumeur a poursuivi sa route… et c’est donc le ministre du Commerce qui a dû faire une déclaration. Alioune Sarr a ainsi expliqué « le riz plastique n’existe pas. Cette une rumeur qui ne repose sur aucune forme de réalité. Je lance un appel à la raison : créer une psychose ne sert à rien. Nous devons tous être responsables ». Vu l’ampleur du phénomène, à voir si cet appel très officiel sera entendu par les consommateurs.

RFI

Afin que les professeurs de français apprennent que Victor Hugo était aussi raciste par Ozier-Lafontaine Alexane-élève de 1 ère en Martinique

 

Afin que les professeurs de français apprennent que Victor Hugo était aussi raciste par Ozier-Lafontaine Alexane-élève de 1 ère en Martinique

Alexane OZIER-LAFONTAINE Schoelcher, Martinique

Bonjour madame Béatrice Cormier.


Etant élève de première générale, et passant l'épreuve du baccalauréat de Français au mois de Juin, j'ai eu à étudier cette année de nombreux auteurs, notamment Victor Hugo. Ce dernier nous a été présenté comme un homme de foi, juste, respectable, avec beaucoup d'amour pour tous les hommes, peu importe leur richesse, leur âge, ou leur milieu social. Malheureusement, j'ai découvert il y a peu de temps que son amour pour les hommes avait des limites, ce que ne m'avait pas appris mon professeur de français; je suis tombée par hasard sur un article de journal internet qui relatait le "Discours sur l'Afrique" que Victor Hugo aurait tenu le 18 Mai 1879, lors d'un banquet commémoratif de l'abolition de l'esclavage.


En voici quelques extraits: « Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l'Europe fera de l'Afrique un monde.
(Applaudissements) Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L'Europe le résoudra. Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là.


A qui ? À personne »


« Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l'Afrique à l'Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l'industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. (Applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales. »
« Quelle terre que cette Afrique! L'Asie a son histoire, l'Amérique a son histoire, l'Australie elle-même a son histoire; l'Afrique n'a pas d'histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l'enveloppe. Rome l'a touchée, pour la supprimer; et, quand elle s'est crue délivrée de l'Afrique, Rome a jeté sur cette morte immense une de ces épithètes qui ne se traduisent pas: Africa portentosa! (Applaudissements.) »


Au cours de mon année scolaire, j'ai réellement pris conscience, pour la première fois, de l'impact que la littérature pouvait avoir sur la société. J'ai appris que celle-ci a toujours jouée un rôle majeur dans l'histoire de la France. C'est donc en tant que citoyenne Française, mais aussi en tant que descendante d'Esclave que je vous demande aujourd'hui, au nom de la liberté, de l'égalité, et de la fraternité, de réformer le programme scolaire des élèves de classe de première des îles française, mais aussi de toute la France.

Car comment peut-on dire aux jeunes Martiniquais, Guadeloupéens et autres jeunes antillais qu'ils sont Français et égaux aux Français de métropole si l'on nous apprend à l'école les paroles d'un homme qui, il y a 138 ans seulement, tenait des propos tels que :

"Que serait l'Afrique sans les blancs? Rien: un bloc de sable; la nuit; la paralysie; des paysages lunaires. L'Afrique n'existe que parce que l'homme blanc l'a touchée."

Voici, quelques extraits de son discours sur l'Afrique, le 18 mai 1879 lors d'un banquet commémoratif de l'abolition de l'esclavage.


« L'Afrique importe à l'univers...
De hardis pionniers se sont risqués, et, dès leurs premiers pas, ce sol étrange est apparu réel ; ces paysages lunaires deviennent des paysages terrestres. La France est prête à y apporter une mer. Cette Afrique farouche n'a que deux aspects : peuplée, c'est la barbarie ; déserte, c'est la sauvagerie (...)
« Au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l'Europe fera de l'Afrique un monde.
(Applaudissements) Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L'Europe le résoudra. Allez, Peuples ! Emparez-vous de cette terre. Prenez là.
A qui ? À personne »
« Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes, Dieu offre l'Afrique à l'Europe. Prenez-la. Où les rois apporteraient la guerre, apportez la concorde. Prenez-la, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille, mais pour l'industrie ; non pour la conquête, mais pour la fraternité. (Applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales. »

On ne peut pas. Ces mots sont choquants et nous nous devons, au 21ème siècle, de ne plus les enterrer comme si de rien n'était. Je sais que je vous en demande beaucoup, et que tout cela ne relève pas de votre compétence. Alors s'il ne vous est pas possible de supprimer complètement Victor Hugo de nos livres, je vous demande de bien vouloir imposer aux professeurs de Français de ne plus nous le présenter comme un homme parfait n'ayant aucun défaut.
Cordialement, Ozier-Lafontaine Alexane.

Quand le wax devient un tissu de tous les âges au Sénégal et ailleurs  ! Ismael Cabral Kambell

Quand le wax devient un tissu de tous les âges au sénégal et ailleurs dans le monde ! Ismael Cabral Kambell
Responsable Relations Publiques - Jumia Travel I Afrique de l'ouest

Autrefois considéré comme un tissu réservé aux « mamans », entendez par la femme d'un certain âge, le pagne Wax est aujourd'hui adulé par la jeunesse africaine, qui s'habille désormais fièrement aux « couleurs » dites africaines.

Très populaire dans les années d'indépendances des pays africains, le pagne Wax qui autrefois était le dada des mamans d'Afrique noire, et qui symbolisait l'élégance et la beauté de la femme est aujourd'hui devenu un symbole de revendication d'une jeunesse qui prône haut et fort son identité.

Il est désormais plus que naturel de rencontrer à travers les grandes capitales africaines des jeunes vêtus de pagne wax, et cela va de toutes les tendances, tenues décontractés ou de bureaux, jusqu'aux accessoires, le wax fait briller. « Ce tissu fait aujourd'hui la fierté de la mode africaine, en qualité de styliste je suis fière de faire sa promotion à travers mes créations. », explique la jeune styliste Gabonaise Jessica Tovignon, fondatrice de la marque JAD et présidente du concours Miss Gabon diaspora Sénégal.

Pour Rosalie Ndiaye, chargée de clientèle à la plateforme Jumia Travel, « c'est une fierté en tant que femme africaine de m'habiller avec du pagne. Je trouve qu'il met bien en valeur la femme africaine. Quand des utilisateurs de nos services touristiques me demandent un endroit à visiter à Dakar, je conseille très souvent le marché à pagne de Sandaga au centre-ville de Dakar, de cette façon, je suis certaine qu'ils auront de beaux souvenirs du Sénégal et de l'Afrique. Il y a de très belles créations, surtout pour les accessoires ».

La renommée du wax a fini par s'imposer au-delà de son utilisation africaine, désormais, elle gagne la grande couture et le monde du show-biz international. Des grandes stars internationales comme Rihanna, Nicki Minaj, Beyoncé ou encore Alicia Keys, ont-elle aussi été atteintes par la montée fulgurante du wax dans la mode.

L'origine du wax serait un petit mélange des 3 continents Afrique, Europe, Asie. Dans un premier temps, une inspiration des batiks javanais en Indonésie, copié par des hollandais et arrivé un peu par hasard sur le continent africain qui appréciera les premiers motifs et qui lui apportera toute son originalité avec des motifs différents. De nos jours, sur les marchés, il est assez fréquent de dire que c'est du wax qui vient de Hollande, Grande Bretagne, de Chine, nous remarquons également l'arrivée du made in Africa (Côte d'Ivoire, Ghana...) qui gagne du terrain, comme le Woodin ivoirien.


En effet, depuis une dizaine d'années, le Woodin est devenu pour de nombreux africains et africaines des pays sahariens, le numéro un. On le retrouve dans toutes les créations, et même dans les cérémonies comme les mariages, les dîners de gala et autres.

Avec la montée de la côte actuelle du wax auprès de la jeunesse africaine, on peut dire que le pagne à encore de beaux jours devant lui sur le continent.

AUDIO

A nos sœurs et frères-Ne
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