Société

La femme sénégalaise au volant d'une société plus moderne et plus autonome De retour au Sénégal Mme Salimata Dieng/BA

 

« 18 années passées en France, Salimata DIENG/BA dite louise s'est formée plus encore, elle a travaillé et a acquis des capacités professionnelles et un regard qui peuvent aider à comprendre certains mécanismes sociétaux du Sénégal dans sa dynamique controversée. Un article documenté et qui pourrait inspirer toute personne sérieuse qui veut utiliser des chiffres pour argumenter. Une plume, une réflexion à suivre, ichrono.info relayera toujours ses publications qui participent à instruire, « critiquer » pour mieux comprendre. P B CISSOKO »

La femme sénégalaise au volant d'une société plus moderne et plus autonome.

La sénégalaise en chiffre En 20 ans, la population sénégalaise a augmenté de plus de 6 millions d'individus. Selon le « Free Forex » qui gère l'horloge de la population mondiale, le Sénégal compte 15 901 282 habitants au 20 février 2017. Les femmes représentent 8 014 678 d'individus soit un pourcentage de 50,4 % de la population. Cette croissance est constante. L'agence nationale de statistique et de la démographie (ANSD) évalue une espérance de vie de 66,5 ans pour les femmes contre 63,2 ans pour les hommes. Les femmes sont donc plus nombreuses, mais aussi vivent plus longtemps.

Les mêmes statisticiens les donnent aussi plus pauvres car leur taux de chômage en milieu urbain atteint 28,1% contre 12% chez les hommes. La tendance s'accentue en milieu rural ou plus de 50% des femmes sont au chômage. Leur niveau de salaire est 30% inférieur à celui des hommes et dans le marché du travail 75% des femmes sénégalaises évoluent dans le secteur informel et très peu ont accès aux postes à responsabilité. Malgré une politique qui promeut la parité, le combat pour l'égalité est donc loin d'être gagné. Ces chiffres sont peu flatteurs, mais la femme sénégalaise se modernise.

Elle devient plus entreprenante, libre, plus active et autonome qu'elle ne l'était il y a 20 ans. La sénégalaise plus autonome et active qu'il y a 20 ans L'âge moyen au premier mariage est à 26 ans et la proportion de célibataires à 43%. La polygamie a atteint 35,2% au Sénégal (ANSD). Ces chiffres record démontrent le bouleversement des habitudes au Sénégal.

Le mariage n'est plus le seul repère pour les femmes sénégalaises qui réinvestissent les ménages polygames pour devenir plus autonomes dans leurs vies professionnelles. Interrogée sur cet état de fait plusieurs femmes nous affirment qu'elles peuvent développer leurs activités (en majorité le commerce) car leurs maris les autorisent plus facilement à voyager dans les ménages polygames.

Elle avoue disposer aussi de plus de temps pour elle et donc pour leurs affaires car elles n'assument pas leurs maris à temps plein. Pour autant, il ne s'agit pas de faire l'apologie de la polygamie, mais de trouver une pirouette pour détourner le système à leur avantage d'après ces femmes. Elles ont compris que leur accès aux ressources permet l'accroissement de la classe moyenne en milieu urbain. Ainsi, certains hommes réfractaires au travail des femmes sont obligés de moderniser leurs opinions. En effet, la vie étant de plus en plus chère au Sénégal, le revenu des femmes permet d'accéder à un certain niveau de confort dans les foyers.

Ces femmes plus modernes jouent aussi le jeu en participant plus aux dépenses de leurs foyers.

Elles déclarent assurer des postes de dépenses autour de l'aménagement des maisons, les besoins en matière d'habillement, les loisirs, ainsi que certaines charges relatives aux conventions sociales (ndawtals...).

Mais, la gestion de l'activité professionnelle n'enlève en rien les obligations des femmes au niveau familial (éducation des enfants et gestion du foyer). Elles doivent donc trouver un équilibre pour assurer leurs différentes missions. C'est là où la capacité créative des femmes entre en jeu. Ainsi, elles privilégient le secteur informel plus accessible.

L'informel leur permet également de gérer leur temps très précieux et aussi de contourner leur difficulté à accéder aux financements. Tout de même, il existe un réseau de plus en plus croissant de femmes sénégalaises qui se distinguent dans les milieux professionnels à travers des activités plus structurés et donc formelles. En milieu rural, les femmes ont toujours beaucoup travaillé, mais leurs activités ne sont pas génératrices de revenus.

Elles leur permettent cependant de jouer un rôle actif dans le foyer et dans la société.

Elles sont les actrices du développement dans les localités les plus excentrées où les femmes se constituent en associations et coopératives encadrées par des organismes de développement pour lutter contre certains fléaux comme la mortalité maternelle et infantiles, l'excision ou encore le refus des violences intra familiales dont elles sont les principales (voir études des Ong sur le sujet) victimes. L'accès à l'information et à l'éducation est donc un outil qui facilite ce combat pour les femmes en milieu rural et urbain.

Des femmes plus informée ... Les femmes sénégalaises en milieu urbain se sont appropriées les outils de développement. L'explosion de l'accès au téléphone portable et à l'internet est très marquant ces dernières années au Sénégal. Les femmes sont présentes dans les réseaux sociaux qu'elles exploitent de façon positive pour promouvoir leurs activités, tisser des réseaux et diffuser leurs idées. Des chaines de propagandes se multiplient dans les réseaux sociaux. Les femmes échangent les bons plans sur des questions diverses (art de vivre, santé, cuisine, blagues...) elles diffusent beaucoup d'images provenant en majorité de l'occident ou du monde arabe en ce qui concerne la propagande religieuse. Cette dernière question semble beaucoup mobiliser les femmes sénégalaises qui sont devenues plus pieuses. ... mais aussi plus pieuse et naturelle.

L'âge moyen de départ à la Mecque semble considérablement baisser au Sénégal ces 20 dernières. En première ligne les jeunes femmes de la quarantaine font leur pèlerinage et partent pour des Oumras plus souvent. S'il est vrai que beaucoup sont motivés par le commerce, la tendance est tout de même grandissante. Les femmes voilées plus visibles dans les médias, les services, semblent plus nombreuses aussi.

La mode suit la tendance au changement des habitudes vestimentaires des femmes sénégalaises. La tenue traditionnelle se modernise et devient plus pratique pour le quotidien des femmes qui travaillent. D'ailleurs le paysage de Dakar ces 20 dernières années est marqué par une quasi généralisation du port de la tenue traditionnelle dans les milieux professionnels surtout le vendredi. Même les hommes jouent le jeu. Les vitrines des couturiers affichent des modèles élégants ou le corps des femmes n'est plus dévoilé. Au niveau des coiffures, la perruque permet de reléguer au second plan les rajouts (greffages, mèches...) ce qui facilite d'après notre panel, les actes religieuses des femmes (ablutions, purifications...). L'inconfort lié au port du greffage pendant les périodes de grosses chaleurs est aussi réduit par le port de la perruque ou du foulard pour certaines.

Chez les jeunes femmes, le Nappy fait d'ailleurs beaucoup d'émules. Il s'agit de revenir aux cheveux naturels non défrisés et d'utiliser des produits naturels tels que le karité pour les soins du cheveu des femmes sénégalaises. Ces femmes sont aussi moins enclines à se décolorer la peau avec des produits cosmétiques étrangers dangereux pour leur santé. Plus consciente de sa santé, la femme sénégalaise est devenue plus sportive et mobile.
La femme sénégalaise, élégante et raffinée est devenue plus consciente de sa santé. La femme forte n'est plus l'unique standard de beauté au Sénégal. Les femmes s'adonnent plus aux activités sportives et contrôlent leur régime alimentaire.

Sur internet, beaucoup de forum de femmes sénégalaises font l'apologie de la nourriture saine et naturelle.

Un effort considérable reste cependant à faire en matière de cuisine ou le gras et l'utilisation d'épices aux compositions douteuses reste encore très fort.

Toujours dans cette évolution des mentalités, les femmes en milieu urbain semblent avoir accès également à plus de loisirs.

Elles se diversifient dans leurs activités. L'avènement de la classe moyenne bouleverse les habitudes de consommation des femmes en matière de loisirs.

Ces dernières en familles investissement les secteurs touristiques les weekends ce qui dope le taux de fréquentation des hôtels qui proposent de plus en plus de forfaits aux nationaux pendant les périodes creuses du tourisme.

En milieu urbain la voiture se démocratise. Le pourcentage de femmes sénégalaises qui conduisent a considérablement augmenté en 20 ans.

Elles deviennent ainsi plus autonome.

Mais le revers qui marque cette évolution dans les habitudes c'est qu'elle rentre dans l'outrance avec des voitures toujours plus performantes et luxueuses qui démontrent une opulence de façade pour la plupart. Il faut espérer que la tendance s'inverse un moment car la voiture perd de son aspect utilitaire pour devenir un bijou à exhiber. En milieu rural, la réalité est autre.

Les préoccupations des femmes sont différentes.

Leur combat pour la modernité est plus difficile du fait de la lenteur dans l'accès aux outils modernes de communications (internet, l'informatique...). Ces dernières moins loties affluent toujours en ville pour occuper des postes de femmes de ménages toujours mal payés et non encadrés. Il est temps que les femmes sénégalaises modernes fassent un effort pour donner plus de droit à leurs sœurs issus de milieu plus défavorisés. Il appartient à l'état d'amorcer cette marche pour faire sortir la femme rurale de l'ornière de la pauvreté en encadrant l'activité des domestiques car en 20 ans leur condition à elles n'a pas changé. Salimata DIENG

NON A l'EXCISION Par Salimata DIENG-Sénégal

NON A l'EXCISION Par Salimata DIENG -Sénégal

Qu'ai-je fait de ma journée ?

J'ai rencontré des Hommes et Femmes, des victimes et acteurs de la lutte pour éradiquer l'excision.
L'exposition les ''Visages de la résistance' qui a lieu du 5 au 6 décembre 2017 à la maison de la presse, montre des portraits d'acteurs qui œuvrent pour l'éradication de l'excision. Par le dialogue, les échanges respectueux et des campagnes de sensibilisations, des hommes et femmes engagés luttent contre cette pratique qui touche encore 24%, des femmes dans notre pays.


Il s'agit d'une femme sur 4 qui sont victimes au Sénégal de l'excision pourtant condamnée par la loi du 29 janvier 1999.
Les associations et ONG travaillent sans relâche pour faire régresser voire éradiquer l'excision. Mais comme disait une exciseuse repentie lors de la conférence de presse organisée en marge de l'exposition à la maison de la presse, « si le roi décide de faire passer une route sur ta tête, tu peux commencer à t'inquiéter pour ton cou car la route passera au-dessus de ta tête quoi qu'il arrive ». Tout cela pour dire que la raison majeure qui pousse beaucoup d'exciseuses à arrêter d'opérer est visiblement la peur de la prison. Mais l'être humain étant « une machine sophistiquée et performante », l'excision continu tout de même à exister en cachette, ce qui peut être beaucoup plus difficile à appréhender selon les activistes.


En effet Mariama une femme victime devenue activiste déclare que l'excision se fait maintenant au berceau. On opèrerait des bébés filles ce qui peut être plus discret.
Malgré la fragilité de ces petits êtres, des pères et mères de familles les exposent à cette pratique douloureuse et dangereuse pour tout être à plus forte raison pour des bébés. Pourtant nul doute que ces parents pensent bien faire. Ils sont juste envahis par le poids d'une coutume ancestrale très forte qu'ils croient encore bien fondée.
Les raisons qui sou tendent ces pratiques sont sociales : la peur d'être exclu du groupe, d'être indexé, d'être maudit, rejeté....
Le contrôle social très fort Oblige ces Hommes et Femmes Victimes au premier degré de leurs croyances.


Que faire pour avancer sur la question car la lutte persiste depuis plusieurs décennies avec un succès limité vu le taux important de prévalence ?
La plateforme de communication Génération Fille tente une approche humaniste en instaurant le dialogue entre les acteurs pour convaincre des méfaits de l'excision. Ne pas juger, ne pas condamner, mais tenter de comprendre par la communication. Cette approche professionnelle fait ses preuves vues que des victimes sortent de l'ombre pour poser sur ces magnifiques portraits. Des exciseuses prennent la parole et expliquent leurs gestes. L'initiative balbutie encore, mais s'affine par la richesse du discours des acteurs qui demandent l'aide des journalistes pour porter le message sans utiliser des termes critiques qui risquent de faire se refermer les personnes qui pratiquent encore l'excision.


Mais comment faire pour en parler en des termes positifs ou non jugeant si comme moi on n'est pas initié ? Comment exprimer la peur qui nous prend au corps quand les victimes expliquent leurs souffrances ? Comment formuler nos inquiétudes quand on n'est pas victimes au premier degré ? Je me sens tout de même victime, car je suis une femme, une mère et une personne qui ne supporte pas l'idée de la souffrance perpétrées au nom de ce qu'on pense être une bonne pratique. En écoutant ces témoignages j'ai eu mal dans mon corps, mon cœur de femme, de mère, d'être qui ne supporte pas la douleur. Mais j'ai aussi appris à entendre les raisons évoquées par les exciseuses pour travailler à les convaincre d'arrêter cette pratique qui ne devrait plus être de notre temps. Si vous souhaitez que cela change. Laissez-moi juste le message NON A l'EXCISION à la lecture de cet article et partagez le.


Salimata DIENG-BA était travailleuse sociale en France, elle était très attentive et ouverte. Elle est de retour au pays nous lui souhaitons pleins succès dans tout. Salutations distinguées à Mr BA

La Vérité se dit : LA RÉPONSE MAGISTRALE DU PRÉSIDENT GHANÉEN À EMMANUEL MACRON.- Par Pierre Carpentier • Édition : Mémoires du colonialisme

 

La Vérité se dit : LA RÉPONSE MAGISTRALE DU PRÉSIDENT GHANÉEN À EMMANUEL MACRON.- Par Pierre Carpentier
• Édition : Mémoires du colonialisme


Un puissant discours sans détours, à lire-écouter sans modération qui a contraint le jeune "Marquis" de l'Elysée à ronger son frein, à applaudir son hôte, à le remercier pour la leçon, et non à le traiter en réparateur de clim... Quand on en a on en impose, c'est aussi simple que cela ! (Emmanuelle Bramban)
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• Le discours du président du Ghana, Mr Nana Akufo-Addo en anglais (Youtube) © GhanaCulturePolitics
TRADUCTION DU DISCOURS PRONONCÉ DE NANA AKUFO-ADDO PRÉSIDENT DU GHANA FACE AU PRÉSIDENT FRANÇAIS MACRON


"J'espère que le commentaire que je m'apprête a faire ne vas pas offenser la personne qui a posé la question ainsi que les gens présents dans cette salle. Je pense que l'on fait une erreur fondamentale sur cette question.


On ne peut pas continuer à faire des politiques pour nous, dans nos pays, dans nos régions, sur notre continent sur la base du soutien que le monde occidental, la France ou l'UE voudrait bien nous donner.


Ça ne va pas marcher, ça n'a pas marché hier et ça ne marchera pas demain.


Notre responsabilité est de tracer la voie par laquelle on pourra développer nos nations nous mêmes. Ce n'est pas correct pour un pays comme le Ghana, 60 ans après les indépendances, d'avoir encore son budget de la santé et l'éducation financé par la générosité et la charité des contribuables Européens.


On devrait être maintenant capable de financer nos besoins basiques nous mêmes. Et si nous devons considérer les prochaines 60 années comme une période de transition, une transition à partir de laquelle on pourra se tenir debout de nous mêmes, notre préoccupation ne devrait pas être ce que le contribuable français décide de faire pour nous, quelque soit la simplicité qu'ils ont en France, ils sont les bienvenus, on apprécie les interventions du contribuable français à travers les actions que leur gouvernement fait à notre endroit. On ne va pas cracher sur une aide.
Mais ce continent, avec tout ce qui arrive est toujours le réservoir d'au moins 30% des plus importants minéraux du monde. C'est le continent des vastes terres fertiles. Ce continent a la plus jeune population de tous les continents au monde. Donc il y a une énergie nécessaire, il y a le dynamisme, on l'a déjà constaté.


Ces jeunes gens qui ont montré beaucoup d'endurance et d'ingéniosité en traversant le Sahara, trouvant des solutions pour traverser la méditerranée avec des bateaux de fortunes.

Toute cette énergie, nous la voulons ici dans nos pays travaillant pour le développement.


Et nous allons avoir ces énergies au service de nos pays si nous mettons en place des systèmes qui montrent aux jeunes que nos pays regorgent d'opportunités pour eux, qu'il y a encore de l'espoir ici.


Le phénomène de migration est aujourd'hui présenté comme si c'était quelque chose de nouveau. Il n'y a rien de nouveau à propos du mouvement de populations. C'est aussi vieux que le monde, les mouvements de populations ont toujours été liés aux mêmes causes : l'échec de la patrie d'origine à procurer des opportunités et donc l'on va voir ailleurs.
Pour ceux qui connaissent l'histoire du 19 ème siècle en Europe, ils savent que le plus grand mouvement de populations s'est fait à cette époque, ces mouvements provenaient essentiellement de l'Italie et de l'Irlande.


Des vagues après des vagues, des générations d'Italiens et d'Irlandais quittaient leurs pays pour rechercher le paradis Américain parce que l'Irlande et l'Italie ne fonctionnaient pas pour eux. Aujourd'hui on n'entend plus parler de cela. Les jeunes Italiens et Irlandais restent aujourd'hui dans leur pays respectifs.


Nous voulons que les jeunes Africains restent en Afrique.


Et cela veut dire que nous devons nous débarrasser de cette mentalité de dépendance, cette mentalité qui nous emmène à nous demander ce que la France peut faire pour nous.
La France fera ce qu'elle a à faire pour son propre bien et si cela coïncide avec nos intérêts, "tant mieux", comme disent les français.
Mais notre principale responsabilité en tant que leaders, citoyens, c'est de réfléchir à ce que nous devons développer pour nos propres pays.
Où toutes les institutions fonctionnent correctement, cela va nous permettre d'avoir la bonne gouvernance, une gouvernance responsable qui rend compte et qui s'assure que l'argent mis à la disposition des leaders est utilisé dans l'intérêt de l'Etat (du peuple) et non pour les intérêts de ces leaders. Un système qui permet une diversité, qui permet au peuple de s'exprimer librement et qui contribue à ancrer la volonté du peuple et les intérêts du public.


Le continent Africain devrait être en mesure de donner de l'aide à d'autres endroits si l'on se base sur les immenses ressources que nous avons. Nous avons beaucoup de richesses.


Et dans notre propre pays le Ghana, nous avons besoin d'une mentalité qui nous fait prendre conscience que nous pouvons y arriver. D'autres l'ont fait avant nous. On peut aussi le faire, dès lors que nous avons cette mentalité, nous verrons que cela va libérer notre potentiel.
La Corée, Singapour, la Malaisie, ces pays ont eu leur indépendance dans la même période que nous, on nous dit même que au temps de l'indépendance, le revenu par habitant du Ghanéen était supérieur a celui de la Corée. Aujourd'hui, la Corée fait partie du monde développé. C'est pareil pour la Malaisie et Singapour.


Qu'est ce qui s'est passé ?

Pourquoi ont-ils fait cette transition ? Et 60 ans après notre indépendance, nous sommes toujours à ce point là.
Voila les questions essentielles qui devraient être notre préoccupation, en tant qu'Africains, en tant que Ghanéens.
Et non... quand je le dis c'est avec beaucoup de respect pour le président français.

Je pense que la coopération avec la France est quelque chose que j'apprécie, je suis.... Tu sais, un grand ami de la France. Je suis Francophile. Je n'ai donc pas de difficultés avec ça.
Mais je parle de notre propre motivation, de que ce nous devons faire pour mettre nos pays au travail afin que nous puissions créer les conditions qui permettront à nos jeunes d'abandonner ces efforts hasardeux pour se rendre en Europe.
Ils n'y vont pas parce qu'ils en ont envie, ils y vont parce qu'ils pensent qu'ils ne peuvent pas trouver des opportunités dans nos pays. Donc ceci devrait être notre préoccupation première.


Et je pense avec ça..., si nous changeons nos mentalités, cette mentalité de dépendance, cette mentalité qui dépend de l'aide et de la charité, nous verrons que dans les décennies à venir, une nouvelle race de jeunes africains verra le jour. Et cette nouvelle mentalité africaine, dont on parlait à l'indépendance sera une réalité de notre temps.


Et c'est pourquoi, je dis que j'espère que je n'ai pas contourné la question. Mais c'est cela ma pensée.


Et c'est la raison pour laquelle, j'ai adopté pour slogan de ma présidence "Nous voulons construire un Ghana au delà de l'aide au développement, un Ghana qui est indépendant, qui se prend en charge, qui est capable d'être debout tout en construisant sa propre destinée". Nous pouvons le faire, si nous avons la bonne mentalité pour le faire."


Texte traduit par Diagaunet Dodie
https://blogs.mediapart.fr/edition/memoires-du-colonialisme/

Nos mamans, courageuses et volontaires de Halaye-Asso 17-18-19 ème à Paris explorent la Tour-Eiffel ; Sénégal, Mali, Centre Afrique, etc : Annah Mbengue et Mme NIMAGA Afouseta à la manoeuvre.

"Sortir du traintrain , la routine, la famille, les pesanteurs sociales, etc , pour souffler et prendre du "bon l'air" 

Les Manteaux bien mis, les sandwichs dans les sacs, les sacs bien refermés pour ne pas tenter les pic pockets, allez on prend le métro, le bus, etc, "Sortir du train train , la routine, la famille, les pesanteurs sociales, etc , pour soufler et prendre du bon l'air" pas pour travailler mais pour flaner, découvrir et direction la Dame de Fer, la Tour eiffeil, Paris. Elle sétaient belles, dans ce froid les tenues colorées ont égayé l'ambiance. elles étaient les stars du jour. P B CISSOKO

Nos mamans, courageuses et volontaires de Halaye-Asso 17-18-19 ème à Paris explorent la Tour-Eiffel ; Sénégal, Mali, Centre Afrique, etc : Annah Mbengue et Mme NIMAGA Afouseta à la manoeuvre.

L'association HALAYE en partenariat avec Projets 19 et le Fond des Habitants, est heureuse de vous annoncer la visite de la Tour Eiffel ce samedi 02 décembre par 40 familles de PARIS. Elles viennent du 17, 18 ème et du 19 arrondissement de Paris.

Il faut ajouter 9 enfants et 6 accompagnateurs.

La visite exploratoire est ici très simple selon Anna Mbengue : ces mamans sont là , elles travaillent tard le soir, revenues à la maison elles doivent s'occuper du foyer. Quelle vie pénible. Sans juger Anna propose de mettre ces bonnes dames courageuses et volontaires de bouger, d'apprendre, s'initier à l'informatique mais aussi découvrir les lieux publics de la capitale.


On ne doit pas rester cloitrée chez soi au motif que ce n'est pas pour nous. Pour être en phase dans l'éducation des enfants , comprendre les envies et besoins des enfants les parents doivent savoir, pour comprendre et mieux assumer le rôle parental en occident.

Nos mamans sont motivées et décidées à explorer la ville et Annah et ses bénévoles dont Laurent et autres sont là pour aider à cette réalisation.
Les structures commencent à comprendre le bien-fondé de cette association dynamique et qui méritent des égards. En agissant avec ces mamans Annah les entrainent à être citoyenne à part entière et pouvoir jouer leur rôle tout en jouissant du bon temps. Prendre du temps pour soi est important pour se dire, exister et vivre.

Cette sortie amusante, bon enfant, « ah moi j'ai peur, moi je peux pas marcher longtemps, j'ai mal aux genoux, mais c'est quel ascenseur ça qui prend 40 personnes, et quand l'ascenseur se met en branle les cris les rires envahissent l'espace et les autres visiteurs profitent de l'ambiance gratuite» Ah ce n'était pas facile à 300 m, il y a du vent couplé au froid hivernal, il a fallu trouver une zone chauffée avec des bancs et une dame de dire ah ça c'est bien pour moi, puis elle s'installe et sort son téléphone et regarde ses messages.

Oui elles savent toutes manipuler les réseaux sociaux et le contrôle parental. Pour Anna il faut réduire la précarité de l'information en donnant la possibilité aux dames d'apprendre.
Dans ce groupe il y avait Afouseta NIMAGA une dame d'expérience sur les questions de parentalité et qui est une caution morale dans l'association Haleye.


Une pluralité de nationalités qui cohabitent et un vivre ensemble concret.

Les dames avaient projeté de visiter dans la foulée les éclairages des Champs Elysées mais le climat hostile les a contraint à sursoir à cette idée. C'est dans le prolongement du pont qu'elles ont décidé de prendre un chocolat chaud pour stimuler le corps sous des manteaux adaptés.
Ce n'est que partie remise mais déjà un projet est né faire une balade en bateau mouche mais pendant l'été.
D'ici là les activités continueront dans la joie et la bonne humeur.

Il faut préciser que chacun a partaicipé et Anna refuse l'assistanat. Il faut que chacun soit responsable, on ne peut pas tout donner gratuitement, il est bien entendu que l'association et ses partenaires ont financé le projet et qu'ils soient remerciés ici.

Et voici ce que Annah nous dit : « Dans le cadre de nos activités ayant toujours trait au numérique nous avons choisi de faire une sortie à la Tour Eiffel car la Tour Eiffel fut vouée à une destruction après l'exposition Universelle de 1889 et celui-ci fut sauvé grâce aux tests de transmissions de l'armée de l'air mené par le Général Gustave Ferrié
En évoquant les différentes modes transmissions analogique et numérique avec le plus grand exemple de la transmission analogique au début du 20eme c'est la Tour Eiffel que nous avons saisi comme exemple pour amener le groupe voir ce monument emblématique de Paris sur le thème de " LA PARENTALITE NUMERIQUE "

Contact : Asso Halaye sur facebook etc Basée à paris 18 eme

Asso HALAYE 15 Passage Ramey 75018 Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
FDH Fonds Des Habitants,

Merci à nos partenaires : Projets 19, Mairie de Paris et Préfecture de Paris.

AUDIO

Epouses africaines
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Rentrée Scolaire :
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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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