High-Tech

Piratage informatique Anonymous s’en prend à l’ADIE

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) a subi une série d’attaques sur son site web hier dimanche 18 janvier 2015. «Nos services dédiés ont réussi à corriger les infiltrations.»

Le communiqué de l’Adie détaille ensuite : «Dans le contexte actuel où plus de 20 mille sites web sont touchés en quatre jours à travers le monde, le directeur général a décidé de renforcer l’équipe de veille et pour des raisons évidentes de sécurité, l’Adie ne peut donner plus d’informations stratégiques.»
Aujourd’hui, les regards se tournent vers le groupe informel de pirates, Anonymous, qui a lancé une chasse à ceux qui font l’apologie du djihad en ligne. On reprocherait au Sénégal d’avoir interdit la vente du dernier numéro de Charlie Hebdo et du journal français Libération qui a reproduit la Une du magazine satirique. Les hackers ont affiché sur la page du site un message clair : «C’est en jouant avec le feu qu’on s’en brûle les doigts. J’espère que vous retiendrez la leçon désormais. Cette attaque est réalisée afin de diffuser au Peuple sénégalais le journal de Charlie Hebdo, dit du «journal des survivants», réalisé par les rescapés de l’attentat, et publié le 14 janvier 2015.»
Sur le net, la guerre fait rage entre Anonymous et des hackers «musulmans» qui s’en sont pris à des milliers de sites français. Au lendemain de l’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, le groupe soutenait : «La liberté d’expression a été meurtrie. Charlie Hebdo, une figure historique du journalisme satirique, a été pris pour cible par des lâches. Attaquer la liberté d’expression, c’est attaquer Anonymous. Nous ne le permettons pas. Toutes les entreprises et organisations en lien avec ces attaques terroristes doivent s’attendre à une réaction massive d’Anonymous. Nous vous traquons.» Et l’Adie aurait été prise dans ce tourbillon de hackers.
Rfi

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France: attaques informatiques sur des sites internet français

 

Plusieurs sites internet français ont été visés par des pirates informatiques ces dernières heures, notamment les sites internet d'un élu de gauche et aussi de plusieurs municipalités. Des messages favorables au groupes jihadistes radicaux se sont affichés sur ces sites.

Vendredi 9 janvier, plus d'une centaine de sites internet ont été piratés en France.

En Bretagne, le journal Ouest-France a indiqué que l'un des vingt serveurs d'une société basée à Vannes (Morbihan) a été « kacké ». Ce serveur hébergeait 120 sites, lesquels sont alors tombés en rade.

Pr ailleurs, des sites internet de plusieurs villes du département du Val d'Oise, au nord de Paris, ont été touchés. Le site de la commune de Goussainville fonctionne de nouveau normalement, mais pendant plusieurs heures, les internautes accédaient à une page noire sur laquelle se détachaient en blanc les lettre arabes de la Shahada, la profession de foi des musulmans, qui figure sur le drapeau de plusieurs groupes jihadistes.

Sur la même page piratée, plusieurs messages en anglais et en lettres rouges « Etat islamique », « Palestine libre », « Mort à la France » et « Mort à Charlie ». Un piratage revendiqué par un groupe se faisant appeler « l'Apoca-DZ ».

Outre ces communes du Val d'Oise et de Bretagne, le site internet d'un homme politique français, Eric Coquerel, a lui aussi été piraté. Eric Coquerel est l'un des dirigeants du Parti de gauche et un conseiller régional d'Ile-de-France. Son site internet était toujours hors-service ce vendredi, affichant là encore des slogans en arabe de tonalité islamiste radicale.

Ce piratage a été revendiqué par un groupe se faisant appeler la « Fellaga Team » et qui se dit tunisien. Sur sa page Facebook, ce groupe fait référence à la tuerie de Charlie Hebdo. Joint par RFI, Eric Coquerel se dit convaincu qu'il a été visé pour ses déclarations condamnant l'attentat de mercredi contre Charlie Hebdo.

Rfi

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The Pirate Bay a perdu ses serveurs... et son âme !

La célèbre plateforme pirate a été la cible d'un raid de la justice suédoise, et ses serveurs ont été saisis. Le site est indisponible depuis mardi. Le galion pirate prend l'eau. La justice suédoise a saisi mardi matin des serveurs importants pour le fonctionnement de la plateforme de téléchargement la plus célèbre du monde. Le site est indisponible depuis. Ce n'est pas la première fois que The Pirate Bay est la cible des autorités : il y a 8 ans déjà, la police suédoise avait attaqué ses infrastructures, et le site s'en était rapidement remis, en réorganisant ses serveurs globaux. Mais cette fois, il est possible que ce soit le coup de grâce, non pas à cause de la police (il suffirait à The Pirate Bay d'ouvrir de nouveaux serveurs, comme d'habitude), mais à cause du ras-le-bol d'un des fondateurs, qui appelle la communauté des hackers à créer un système de partage plus moderne et sécurisé.

La justice suédoise avait déjà condamné à des peines de prison ferme et de lourdes amendes les quatre fondateurs, les Suédois Carl Lundström, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm Warg et Peter Sunde, sans jamais réussir à faire fermer le site. Toutefois, Peter Sunde a réagi aujourd'hui en appelant à la mise à mort immédiate de The Pirate Bay. S'il ne fait plus partie de l'équipe de direction, il donne régulièrement son avis et dénonce l'évolution de la plateforme (nous l'avions par exemple rencontré en 2011). "The Pirate Bay est devenu un site que tout le monde s'attend à trouver là, et personne ne cherche à améliorer la technologie", explique-t-il sur son blog.
The Pirate Bay a perdu son "âme"

"Nous nous étions entendus pour fermer le site le jour de son dixième anniversaire, mais au lieu de cela, il y a eu une grande fête à Stockholm avec des jeunes filles dénudées qui donnaient des produits promotionnels à des clients potentiels, lesquels avaient payé un billet d'entrée pour la soirée", tonne-t-il. "Ces dernières années, The Pirate Bay n'avait plus d'âme, l'équipe originale ayant passé la main à d'autres", écrit encore Peter Sunde. "Je n'aime pas ce que The Pirate Bay est devenu", ajoute-t-il, dénonçant l'omniprésence de la publicité et le besoin de créer une nouvelle structure pour retrouver les idéaux d'origine à l'aide d'une technologie plus avancée.

Ces derniers jours, The Pirate Bay a été la cible de plusieurs assauts dans le monde. Google a par exemple supprimé les applications de son magasin d'applications Google Play. En France, le tribunal de grande instance de Paris a donné raison la semaine dernière à la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), en ordonnant à quatre fournisseurs d'accès à Internet (FAI) de bloquer le site sur le Web français. Une décision qui a fait polémique : elle est à la fois juridiquement logique, et franchement absurde. La demande de la SCPP était bâclée (elle avait oublié le fournisseur d'accès Numericable, qui a racheté SFR), et elle visait l'ensemble du site, y compris les contenus légaux.

Par ailleurs, le filtrage est une mesure qui a déjà prouvé son inefficacité, puisqu'il est très facile de contourner les blocages des fournisseurs d'accès. "L'impossibilité d'assurer une complète et parfaite exécution des décisions susceptibles d'être prises n'est pas un obstacle (...), et ne doit pas entraîner l'absence de reconnaissance des droits des ayants droit par les juridictions", avaient expliqué les juges. Tout un aveu...

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Quelles superpuissances se cachent derrière l’espion numérique Regin?

Le logiciel d'espionnage furtif Regin, identifié par le spécialiste américain de la sécurité informatique Symantec dimanche 23 novembre, est le plus sophistiqué jamais découvert à ce jour. Cette arme de cybersurveillance massive des internautes est aussi capable de suivre à la trace ses proies sur le Net, en toute discrétion, afin de subtiliser toutes leurs données.

Un nouveau logiciel d'espionnage, baptisé Regin, a été découvert par l'éditeur de solutions de sécurité informatique Symantec. La mise au point de Regin a dû nécessiter des mois, voire des années de recherche, et des moyens financiers conséquents. Son niveau de sophistication est à lui seul une signature : il a forcément été conçu pour les besoins des services de renseignement d'une superpuissance maîtrisant parfaitement le numérique.

Un coup des Américains et des Britanniques ?

Entre 2008 et 2011, Regin s’est infiltré dans les réseaux informatiques des organisations gouvernementales, des centres de recherches, des entreprises et des infrastructures stratégiques de nombreux pays. Ses cibles de prédilection ont été la Russie et l’Arabie saoudite, mais aussi le Mexique, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde, l’Autriche ou encore l’Irlande. Selon le site d'information en ligne The Intercept, Regin serait une création des services secrets américains et britanniques. Le journal affirme qu’il  aurait été déployé pour espionner les salariés et les clients du principal réseau de télécommunications de la Belgique et infiltré le système informatique du Parlement européen.

Mais, à la différence du virus exterminateur d’industries Stuxnet, découvert en 2010 et qui avait contaminé les centrifugeuses d'enrichissement d'uranium en Iran, Regin ne joue pas au « casseur ». Il est bien plus subtil, explique le chercheur suisse (et chasseur de virus chez Symantec) Candid Wueest. « Parce qu’il est vraiment modulaire, Regin peut presque tout faire : il vole toutes les données, les mots de passe, il peut récupérer des fichiers qui étaient effacés, des messageries sur le réseau, ou cibler des personnes intéressantes pour savoir quel hôtel ils utilisent ou quel vol ils prennent », souligne t-il.

Regin, un logiciel utilisé par la NSA ?

Pour le chercheur, il reste toutefois difficile de connaître réellement l’origine de Regin. « On peut spéculer mais il n’y a pas assez de preuves pour l’attribuer à une agence ou un Etat, explique Candid Wueest. Je ne pense pas que nous allons vraiment découvrir qui est derrière ce logiciel. C’est comme Stuxnet, personne n’a dit : " Oui, c’était nous " et cela va être la même chose avec Regin. »

Interrogée sur la paternité du logiciel espion, une porte-parole de la NSA a répliqué : « Nous n'allons pas commenter ces rumeurs. » Il y a pourtant quelque chose de pourri au royaume du numérique, aurait pu ajouter William Shakespeare, d’autant que le site The Intercept soutient que Regin est référencé dans les documents publiés, il y a un an, par Edward  Snowden, l’ancien consultant de la NSA qui avait révélé au quotidien français Le Monde, entre autres, l’existence des programmes de surveillance de l'agence américaine de renseignement.

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