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UN HAÏTIEN LAURÉAT DE LA MEILLEURE THÈSE DE DOCTORAT : L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LA CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE PERCUTANÉE

 

Au centre, micro en main, ben manson toussaint recevant le prix louis d'hainaut à marrakech credit photo: alain jaillet

L'université de mons (belgique) et l'agence universitaire de la francophonie (auf) ont décerné le prix louis d'hainaut de la meilleure thèse de doctorat en technologie éducative à ben manson toussaint.


C'est l'épilogue d'une longue aventure scientifique menée depuis 2011. ses efforts sont grandiosement couronnés. le 11 mai, à marrakech lors de la 17ème assemblée générale de l'auf, ben manson toussaint, docteur en intelligence artificielle et web et directeur du laboratoire sitere a reçu le quatrième prix louis d'hainaut récompensant la meilleure thèse en technologie éducative. c'est la première fois qu'un chercheur haïtien décroche cette distinction d'un aussi grand prestige.


« J'aime l'idée que ce type de récompense permet à "l'extérieur" de jeter un regard, sinon nouveau, mais différent sur ce que nous faisons, ce que nous voulons et pouvons faire en haïti, et de s'y intéresser autrement. J'aime aussi l'idée que ce type de récompense peut pousser les politiques et décideurs, à l'intérieur du pays, à jeter un regard nouveau sur la recherche scientifique ; regard auquel feraient écho des actions concrètes dans le sens de la promotion et du support des activités et des métiers de la recherche », a déclaré ben toussaint dans une interview exclusive accordée à loop haïti.


Sa thèse de doctorat qu'il a soutenue en octobre 2015 avec la mention « très honorable avec les félicitations du jury » porte sur l'intelligence artificielle et la chirurgie orthopédique percutanée. son objectif était de proposer une approche qui permet de modéliser les connaissances - complexes, multimodales - de chirurgiens spécialisés de manière à ce que les machines puissent les acquérir automatiquement. pari gagné.


Avec ses engagements de jeune père de famille, entre « des journées difficiles et des nuits blanches », la préparation de ce doctorat n'a pas été un long fleuve tranquille. il devait partager son temps dans le montage du laboratoire de recherche sitere avec la direction de l'ecole infotronique d'haiti (esih) et l'organisation des journées scientifiques annuelles du laboratoire en haïti. mais ben manson dit garder « le souvenir d'une expérience intense et riche qui dépasse tout le reste. j'aime comparer cette expérience à une course de fond ponctuée de nombreux sprints : les rédactions d'articles, la préparation des cours à donner, les cours à suivre soi-même, la participation à des activités scientifiques, la préparation des expérimentations, etc. »


Il a croisé des personnes « extraordinaires » sur son parcours. ben manson ne se méprend pas. trentenaire, au seuil de sa carrière, le chercheur sait faire preuve de modestie dans les appréciations personnelles de ses compétences.ce qu'il a principalement appris de l'ensemble de ses années de doctorat à l'université joseph fourier (grenoble i) en france,« c'est d'avoir conscience de l'immensité de ce qu'on ne sait pas et qu'on ne saura jamais, mais de comprendre que c'est ce qui pousse à avancer et à ne jamais se satisfaire de ce que l'on croit savoir ou de ce l'on croit connaître. »


Aujourd'hui, ben manson maintient un rapport « très étroit » avec le pays. « ça l'a toujours été », revendique-t-il.il voyage souvent pour des missions de recherche mais principalement dans le cadre de projets menés au laboratoire sitere en partenariat avec des laboratoires et universités étrangers, notamment le laboratoire d'informatique de grenoble et le laboratoire de l'université paris . Son objectif est de « faire du laboratoire sitere une référence de la région dans son sphère d'activité. restent à mettre en place les moyens nécessaires à l'agrandissement de l'équipe. ils espèrent propulser cette année quatre doctorants au total qui réaliseront leur thèse en cotutelle entre l'esih et des universités partenaires en france.


« La recherche peut être une voie difficile, d'autant plus en haïti où elle cherche encore sa place, reconnait ben manson toussaint. mais c'est la voie que j'ai choisie et c'est le pays où j'ai choisi de la suivre. ce prix appartient plus à cette cause qu'à moi-même. »


Le prix louis d'hainaut a été établi à la mémoire du professeur louis d'hainaut qui a consacré sa carrière à diffuser dans le monde francophone les concepts et les méthodologies de la recherche en technologie éducative. Il a pour objectif de stimuler la recherche en technologie de l'éducation dans les pays du sud. chaque année, il récompense la meilleure thèse en technologie éducative.

Une thérapie génique novatrice a permis à des souris nées sourdes d'entendre Par Marion Spée  © Gwenaelle Géléoc et Artur Indzkykulian Souffrant du syndrome d'Usher, ces souris ont pu entendre pour la première fois de leur vie. Un espoir pour l'homme

 

Une thérapie génique novatrice a permis à des souris nées sourdes d'entendre. Par Marion Spée


© Gwenaelle Géléoc et Artur Indzkykulian


Souffrant du syndrome d'Usher, ces souris ont pu entendre pour la première fois de leur vie. Un espoir pour l'homme, chez qui ce syndrome est la première cause de surdité héréditaire.


Des souris nées sourdes car atteintes d'une maladie génétique appelée syndrome d'Usheront pu entendre pour la première fois, grâce à des chercheurs américains. Le syndrome d'Usher étant la première cause de surditéhéréditaire chez l'homme, cette réussite est donc une étape importante vers un traitement potentiel, sachant qu'il n'en existe aucun actuellement. L'exploit a été réalisé en deux temps, et a fait l'objet de deux publications dans la revue spécialisée Nature Biotechnology.


Le but était de parvenir à donner une « instruction » aux cellules ciliées de l'oreille interne, pour qu'elles puissent correctement amplifier le signal sonore et le transformer en impulsions nerveuses à transmettre au cerveau, comme elles le font chez une souris saine. Car le syndrome d'Usher est une mutation génétique qui entraine une désorganisation des cellules ciliées, et empêche ainsi le son d'arriver à bon port.


Il s'agit d'infecter les cellules comme le ferait un virus, mais avec les bonnes instructions génétiques


« Pour la première fois, nous avons mis au point une méthode pour transférer du matériel génétique aux cellules ciliées », s'enthousiasme Jeffrey Holt, qui a chapeauté la première étude. Avec ses collègues, ils ont utilisé un vecteur artificiel capable, comme le ferait un virus, « d'infecter » les cellules pour leur transmettre des instructions génétiques.
Une fois la technique validée, elle a été testée chez des souris atteintes du fameux syndrome. Pari réussi : le vecteur a délivré le gène « normal » aux cellules ciliées, qui ont alors pu transmettre le son. « Les souris entendent maintenant normalement, assure Gwenaelle Géléoc, qui a mené cette seconde étude. Jusqu'à présent, aucun traitement génétique n'avait permis de retrouver l'ouïe à ce niveau ».
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Cyberattaque mondiale : la Corée du Nord est-elle impliquée ? Olivier Lascar

 

Cyberattaque mondiale : la Corée du Nord est-elle impliquée ? © Olivier Lascar
sciencesetavenir.fr
Les experts travaillent sur une piste qui pourrait relier la gigantesque attaque informatique avec le groupe de hackers de Lazarus, soupçonné d'être géré par la Corée du Nord.

Certains experts font remonter la piste de la cyberattaque jusqu'au pays dirigé par Kim Jong-un.
Le ransomware lancé vendredi 12 mai au soir 2017 aurait atteint, selon les dernières estimations, 300.000 ordinateurs dans le monde entier. D'où est-il parti ? On ne le sait toujours pas. "Néanmoins, le rançongiciel est une spécialité des pays de l'Est" rappelait lundi 15 mai 2017 à Sciences et Avenir le Directeur général France de Kaspersky, l'un des principaux acteurs de la sécurité informatique dans le monde. Selon les informations de Reuters, cette société, comme son concurrent Symantec, étaient, quelques heures plus tard, sur une autre piste : celle de la Corée du Nord. Les deux sociétés disent que certaines lignes de code utilisées dans le développement d'anciennes version du rançongiciel WannaCry apparaissent également dans des programmes développés par le groupe Lazarus, soupçonné par de nombreux chercheurs d'être géré par la Corée du Nord. Une troisième grande société de cybersécurité, FireEye, a déclaré examiner un lien éventuel avec Pyongyang.


Le nombre de nouvelles infections par le virus a fortement chuté lundi


Moins de 70.000 dollars de "rançons" ont été versés aux auteurs de l'attaque, selon le conseiller à la sécurité intérieure américain Tom Bossert. Les sommes demandées pour recouvrer l'accès à son ordinateur commençaient à 300 dollars, un montant similaire à de précédentes attaques de grande ampleur, choisi pour déclencher un maximum de paiements. Au vu de la faiblesse du butin, certains experts doutent du mobile de l'attaque. Le nombre de nouvelles infections par le virus a fortement chuté lundi, par rapport au pic de plus de 9.000 contaminations par heure enregistré vendredi.


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Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l'environnement/ sciencesetavenir.fr/


Une photo fournie par le Centre espagnol de la recherche nationale, montrant une larve de La Fausse teigne de la cire, à Santander, en Espagne, le 17 avril 2017-CSIC/AFP/Archives/Cesar HERNANDEZ

Une larve dévoreuse de plastique, nouvel espoir pour l'environnement/ sciencesetavenir.fr/


La découverte d'une larve capable de dévorer le polyéthylène, l'une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s'accumule dans l'environnement, notamment les océans.
"Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui est très difficilement dégradable naturellement", explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.


Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde, précisent ces chercheurs dont la découverte a été publiée lundi dans la revue américaine Current Biology.


Cette larve, élevée commercialement en grand nombre pour servir d'appât pour la pêche, est à l'état sauvage un parasite des ruches qui se niche dans la cire d'abeilles, partout en Europe.


Cette scientifique, également apicultrice amateur, a observé que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectée par ce parasite étaient rapidement criblés de trous.


D'autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d'une heure.


- 'Extrêmement rapide' -


Des trous commençaient à apparaître après seulement quarante minutes et au bout de douze heures, la masse de plastique du sac était réduite de 92 milligrammes, ce qui est considérable, expliquent ces chercheurs.
Ils soulignent que ce taux de dégradation est "extrêmement rapide" comparativement à d'autres découvertes récentes telle que celle d'une bactérie, l'an dernier, qui peut également dégrader certains plastiques mais au rythme de 0,13 milligramme par jour seulement.


Les auteurs de cette dernière découverte pensent que la larve de la fausse teigne de la cire n'ingère pas seulement le plastique mais qu'elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.


"L'une des prochaines étapes sera de tenter d'identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l'enzyme responsable", expliquent-ils.
"S'il s'agit d'une simple enzyme on pourra alors la fabriquer à une échelle industrielle grâce à la biotechnologie", estime Paolo Bombelli, de l'Université de Cambridge au Royaume-Uni, un des principaux co-auteurs de ces travaux.


Selon lui, "cette découverte pourrait être un outil important pour éliminer les déchets de plastique polyéthylène qui s'accumulent dans les décharges et les océans."
- 400 ans dans la nature -


Le polyéthylène est surtout utilisé pour l'emballage et compte pour 40% de la demande totale des produits plastiques en Europe dont 38% se retrouvent dans des décharges.
Chaque année, mille milliards de sacs plastiques sont utilisés dans le monde et chaque individu utilise en moyenne plus de 230 de ces sacs, produisant plus de 100.000 tonnes de déchets.


Actuellement, le processus de dégradation chimique de ces déchets plastiques avec des produits très corrosifs comme l'acide nitrique peut prendre plusieurs mois.
Laissés dans la nature, il faut environ un siècle pour que ces sacs plastique se décomposent complètement. Pour les plastiques les plus résistants, ce processus peut prendre jusqu'à 400 ans.


Environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.


Les scientifiques pensent qu'il pourrait y avoir jusqu'à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans. Des petits fragments de plastiques peuvent absorbés par les poissons et les autres espèces marines.


https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/une-larve-devoreuse-de-plastique-nouvel-espoir-pour-l-environnement_112424

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