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Train du futur -3 questions sur le "maglev", le train japonais capable d'atteindre 603 km/h

 

Train du futur -3 questions sur le "maglev", le train japonais capable d'atteindre 603 km/h
Le prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique a atteint mardi la vitesse de 603 km/h. Une première dans le monde.
Franchira-t-il un jour le mur du son ? L'espoir fait vivre. Mais le prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique, de la compagnie Central Japan Railways, a atteint mardi 21 avril la vitesse de 603 km/h. Une vitesse qui a été pour la première fois franchie dans le monde.
Concrètement, le "maglev", pour "magnetic levitation", voguait à plus de 10 kilomètres par minute ou 170 mètres par seconde.
Comment fonctionne cette technologie ? Que va-t-elle changer ? Nos explications.
# La sustentation électromagnétique, c'est quoi ?
La sustentation électromagnétique est un phénomène physique qui se génère grâce à deux électroaimants. L'interaction entre les aimants crée une force magnétique qui compense la gravité et permet la lévitation.
Comment fonctionne la sustentation électromagnétique sur un train ? Les aimants sont placés à bord du train et le long de la voie empruntée. L'action des aimants va repousser le train vers le haut et assurer l'existence d'un vide entre le "rail" et le train. Comprendre : le train ne touche pas le rail. C'est aussi via ce phénomène que le maglev est propulsé.
Cette technologie offre un avantage certain. En ne touchant pas le rail, le train évite toute perte de vitesse due à la friction entre le rail et les roues.
Et ces trains peuvent aller vite, très vite. Une équipe de scientifiques de l'université de Jiaotong a construit, en mai dernier, un prototype de train à sustentation magnétique, théoriquement capable de se déplacer à 2.900 kilomètres par heure.
Ce train, qui pourrait faire Paris-Moscou en une heure, doit cependant circuler dans un tube, où la pression de l'air sera dix fois inférieure à la pression atmosphérique, pour avancer à cette vitesse. La résistance de l'air au déplacement du train y est nettement réduite, tout comme l'énergie consommée.
# Où sont les trains maglev dans le monde ?
A ce jour, seules trois lignes commerciales utilisent des trains maglev :
Le Transrapid de Shanghaï : une ligne de 30km inaugurée en janvier 2004. Les trains se déplacent à vitesse maximale de 431 km/h. Le trajet dure 7 min 20. C'est le premier train à sustentation magnétique à grande vitesse.
La Limino à Aichi au Japon : une ligne de 9 km mise en service en 2005. La vitesse maximale est de 100 km/h. Le trajet est assuré en 17 minutes avec une vitesse moyenne de 31 km/h.
Une ligne longue de 1 km a été créée en 2008, en Corée du Sud, au parc des expositions de Daejeon.
La compagnie Central Japan Railways, qui vient de battre un record, est en train de construire une ligne dédiée à son train maglev. Elle doit entrer en exploitation en 2027 entre Tokyo et Nagoya.
Le train devrait alors circuler à 500 km/heure pour couvrir la distance de 286 kilomètres en 40 minutes. La ligne, appelée "Linear chuo Shinkansen", sera par la suite prolongée de 153 kilomètres jusqu'à Osaka.
Elle mettra ainsi cette mégapole de l'ouest à 1 heure et 7 minutes de la capitale en 2045, au lieu de plus de deux heures avec l'actuel train à grande vitesse, le TGV, Tokaïdo Shinkansen.
# Le maglev bientôt en France ?
Central Japan Railways espère pouvoir exporter son Maglev aux Etats-Unis, pour construire une ligne Washington-New-York avec l'aide financière de l'Etat japonais et le soutien du Premier ministre Shinzo Abe.
Au Japon, toutefois, le projet est colossal. Rames, lignes et tests compris, Central Japan Railway prévoit d'investir elle-même l'intégralité de la somme requise, soit 5.523,6 milliards de yens, ou 42,5 milliards d'euros, pour le premier tronçon entre la gare tokyoïte de Shinagawa et la cité industrielle fief du géant de l'automobile Toyota.
Le coût total de l'ensemble du projet est évalué à un peu plus de 9.000 milliards de yens, soit près de 70 milliards d'euros.
Pour l'instant, aucun projet de construction de ligne maglev n'est prévu en France.
A titre de comparaison, le TGV français avait établi le record du monde en 2007, en atteignant une vitesse de 574,8 km/h. Pas si mal.
Sur le web : 603 km/h: record du monde de vitesse pour le train japonais Maglev
http://www.journaldugeek.com

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Télévision: TV5Monde piratée ne peut diffuser que des programmes préenregistrés jeudi matin

La chaîne francophone TV5Monde, piratée mercredi soir par des individus se réclamant du groupe jihadiste Etat islamique (EI), pouvait jeudi matin diffuser des programmes enregistrés, mais n'était pas encore en conditions de produire et diffuser ses journaux.

"A l'heure où l'on parle, nous avons réussi à restaurer un signal unique sur l'ensemble de nos chaînes mais nous ne pouvons diffuser que des programmes préenregistrés, nous ne sommes pas encore en état de rétablir la diffusion ni la production de nos journaux", a indiqué sur RTL le directeur général de TV5Monde, Yves Bigot.

L'attaque a eu lieu mercredi vers 22H00. "On a repris la main sur
Facebook
et Twitter", a déclaré à l'AFP le directeur de TV5Monde, Yves Bigot, peu avant 02H00 jeudi.

"Quand on travaille à la télévision, (. . . ) et qu'on apprend que vos onze chaînes sont en écran noir, évidemment c'est l'une des choses les plus violentes qui peut vous arriver. Et puis évidemment quand on a découvert la teneur des messages qui apparaissaient sur l'ensemble de nos réseaux sociaux et de nos sites internet, à la fois ça nous a permis de comprendre ce qu'il se passait et évidemment de nous en inquiéter", a poursuivi M. Bigot.

"On est mécaniquement tenu à porter plainte ne serait-ce que pour marquer cette attaque et puis pour éventuellement plus tard travailler avec des assurances", a ajouté le directeur général précisant "parce que, même en réussissant à rétablir, on l'espère, dans la matinée nos diffusions, les dégradations infligées à l'ensemble de notre système de production et de diffusion sont importantes".

Des documents présentés comme des pièces d'identité et des CV de proches de militaires français impliqués dans les opérations contre l'EI avaient été postés sur le compte Facebook de TV5Monde par les pirates.

"Soldats de France, tenez-vous à l'écart de l'Etat islamique! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en", pouvait-on lire dans un message des pirates publié sur Facebook pour accompagner ces documents. "Au nom d'Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberjihad contre les ennemis de l'Etat islamique".

Ce piratage est intervenu le jour du lancement de TV5Monde Style HD, nouvelle chaîne thématique dédiée à "l'art de vivre à la française". Pour M. Bigot, le piratage "n'a aucun lien" avec ce lancement, car une cyberattaque d'une telle puissance nécessite des semaines de préparation.

Chaîne internationale de télévision francophone basée à Paris, TV5Monde est reçue dans plus de 200 pays et territoires dans le monde.

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Google planche sur un bracelet anticancer

Avr 07, 2015
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Google planche sur un bracelet anticancer

Le géant américain de l’Internet s’intéresse de plus en plus à notre santé. On ne compte plus les objets connectés destinés à surveiller notre bien-être et à prévenir les maladies. Cette fois, Google va plus loin, il mise sur un bracelet censé pouvoir dépister et même détruire les cellules cancéreuses, bien avant qu’elles ne se manifestent cliniquement.

Le bracelet sur lequel les médecins et les ingénieurs de Google planchent depuis plusieurs mois, a un petit parfum de science-fiction. Imaginez un peu, attaché à votre poignet, un dispositif capable de détecter la présence de cellules cancéreuses. Dans un laboratoire secret, le Google X Life Science, la firme californienne mise ainsi sur les nanoparticules pour débusquer précocement les risques de cancer.

Ces nanoparticules, comme le dit leur appellation, sont extrêmement petites, d’une taille bien inférieure à celle d’une cellule humaine. L’idée des chercheurs de Google est de faire ingérer à des individus volontaires des nanoparticules fluorescentes d’oxyde de fer sous forme de comprimés. Une fois avalées, lesdites particules vont circuler dans l’organisme et leurs propriétés magnétiques spécifiques devraient leur permettre d’aller s’accoler à d’éventuelles cellules cancéreuses en ciblant leurs biomarqueurs, tout en s’« allumant ». L’opération de surveillance pourrait ainsi être renouvelée une ou deux fois par mois.
 
Peau synthétique et peau humaine
 
Une fois « accrochées », les cellules malades seraient rassemblées et irrésistiblement attirées par l’aimant dont est équipé le bracelet mis au point par les chercheurs de Google. Ensuite, captées par le bracelet, les cellules seraient analysées. Mieux, grâce à la Nanoparticle Phoresis (phorèse de nanoparticule) une transmission d’énergie réalisée par des ondes infrarouges, des pulsations acoustiques ou encore des radiofréquences, Google prétend pouvoir détruire ou neutraliser ces éléments nuisibles.
 
Parallèlement, la firme de Mountain View a créé en laboratoire des bras artificiels recouverts d’une peau en partie synthétique et en partie humaine. Il s’agit de vérifier grâce à ces modèles représentant divers types de peau (épaisseur et couleur) que la fluorescence des nanoparticules est toujours perceptible.
 
Google cherche des partenaires
 
Associé à des chercheurs de MIT (Massachussetts Institute of Tecnology) et de l’université de Stanford, le patron de Google X Life Science, Andrew Conrad assure « avoir déjà beaucoup avancé etêtre très confiant quant à la possibilité que cela marche ». L’entreprise a d’ailleurs déposé début mars 2015 une demande de brevet auprès de l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) pour son bracelet anticancer. Cela ne préjuge en rien de la faisabilité du projet qui, de toute façon, estiment les spécialistes, ne pourra pas se concrétiser avant cinq, voire dix ans.
 
Pour le moment, Google n’a encore rien publié sur les résultats scientifiques précis obtenus. Mais on sait que l’entreprise cherche des partenaires tels des instituts de recherche ou des laboratoires pharmaceutiques pour la mise en oeuvre. Car sa vocation demeure la collecte de données, ici biologiques, que les instruments qu’il met au point permettent de récolter.
 
Théoriquement, l’idée sur laquelle mise Google semble assez simple, mais sa mise en application est très complexe, selon les spécialistes de la nanomédecine. D’ailleurs, la piste des nanoparticules comme outil de diagnostic est suivie par plusieurs équipes de recherche dans le monde. Mais leur budget de communication est sans nul doute bien inférieur à celui du premier moteur de recherche en ligne.

Rfi

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Le cinéma «afro» s'affiche sur les plates-formes numériques

L’émergence de l’internet favorise une exposition mondiale des films « afro » - qu’ils soient africains, afro-américains ou afro-caribéens. AfricaFilms.TV, Iroko TV et, dernière en date, Afrostream, des plates-formes numériques créées par de jeunes Africains permettent désormais au grand public de découvrir ce cinéma longtemps resté dans l’ombre. Avec, cependant, l’épineux problème de l’acquisition des droits sur les œuvres.

Avec près de 5 000 films et plus d’un million d’abonnés payants en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Iroko TV, fondé par le Nigérian Jason Njoku, est le plus grand distributeur de cinéma africain sur le web. Son catalogue est essentiellement composé de films nigérians et ghanéens comme Angelina de Browny Igboegwu et My Sugar de Chinyere Wilfred. Cette plate-forme reçoit plus d’un million de visiteurs uniques par mois et a levé 21 millions de dollars.

Sur le même marché, AfricaFilms.TV propose depuis plusieurs années à l'achat et à la location, en téléchargement, films, séries, documentaires africains tels que les films sénégalais Amina, de Mbaye Maniang Diagne et Almodou, d’Amadou Thior. Cette plate-forme est administrée par la société sénégalaise Soon SA dont les bureaux sont situés au cœur du quartier populaire de la Patte d’Oie, à Dakar. Elle est détenue par trois actionnaires principaux : la société IDmage, Studio Sankara, la société du rappeur sénégalais Didier Awadi, et Sarama Films, celle du cinéaste malien Salif Traoré.

Dernière en date, « MyTF1 », la plate-forme de vidéo à la demande (VOD) du groupe TF1, qui a présenté le 6 mars « AfrostreamVOD », sa nouvelle fenêtre dédiée aux films « afro ». Grâce à un forfait mensuel, les internautes peuvent visionner des vidéos en haute définition (HD), sous-titrées en plusieurs langues. TF1 s’est associée à la start-up française Afrostream, créée en juin 2014. Son fondateur, Tonjé Bakang, révélateur de talents comme Claudia Tagbo, souhaite toucher le grand public avec le contenu de sa plate-forme digitale. « Nous devons partager la culture afro avec le monde à travers le cinéma », rêve-t-il tout haut.

Afrostream vise la diaspora africaine

Afrostream vise la diaspora africaine, soit, 39,16 millions de personnes en Amérique du Nord, 112,65 millions en Amérique latine, 13,56 millions aux Caraïbes et 3,51 millions en Europe. La start-up française est financée sur fonds propres, mais Tonjé assure être en négociation pour lever de nouveaux fonds. Il aurait déjà reçu dans le cadre du concours « Start-up Africa Paris » une proposition de Kyma Ventures, un fonds d'investissement lancé par Xavier Niel.
 
« Avec TF1, il s’agit d’un partenariat commercial », précise-t-il, affirmant avoir été approché par plusieurs groupes média. « TF1 et Afrostream veulent promouvoir d'une part les réalisations cinématographiques de grands studios américains comme A la recherche du bonheur, 12 Years A Slave ou Dreamgirls, dont TF1 détient déjà les droits de diffusion, et d'autre part les films béninois, sénégalais ou nigérians dont Afrostream a acquis les droits lors de festivals du cinéma en Afrique du Sud et à New York.»

Son catalogue, composé d’une centaine de films pour le moment, proposera des exclusivités comme Top Five, la dernière production de Chris Rock qui joue un comédien désireux de devenir acteur. La sélection sera complétée au cours des mois à venir par plusieurs films africains comme : L’Absence, de Mama Keïta (Sénégal), White Shadow, de Noaz Deshe avec Hamisi Bazili (Tanzanie), Flower Girl de Damilola Adegbite, Mon nom est Totsi, de Gavin Hood (Afrique du Sud) et La Pirogue, de Moussa Traoré (Sénégal).
 
« Notre objectif, explique pour sa part Pierre Olivier, directeur marketing de TF1 Vidéo, c’est d’enrichir la plate-forme car le marché de la VOD en France est désormais mature. […] L’association avec Afrostream permet de mettre en lumière toute la richesse d’un cinéma qui réunit de nombreux adeptes en France », affirme-t-il.

Plusieurs difficultés justifient sa faible visibilité

Mais le cinéma africain rencontre encore plusieurs difficultés qui justifient sa faible visibilité. La multiplicité des producteurs et des détenteurs de droits représentent un problème majeur pour l’émergence du cinéma africain dans le monde. Selon Tonjé Bakang, « l’étape la plus difficile avant la diffusion des films africains, surtout indépendants, c’est la prise de contact avec les ayants droit des films ». Il existe enfin des enjeux technologiques, ajoute-t-il : « Concevoir une plate-forme numérique qui puisse s’adapter à la faible connexion internet en Afrique et diffuser des films en HD n’est pas chose simple ».
 
Les producteurs et réalisateurs de films du continent africain restent prudents, même s’ils se réjouissent de l’existence de ces plates-formes numériques qui leur donne une meilleure visibilité. A l’instar de Siam Marley, réalisatrice ivoirienne pour qui « l’offre cinématographique du continent reste faible et les plates-formes numériques peu nombreuses pour permettre aux réalisateurs d’avoir plus de revenus ».
 
Pour Serge Noukoue, directeur exécutif de la « Nollywood Week » à Paris, dont la prochaine édition aura lieu en juin, « ces plates-formes numériques sont une bonne chose mais elles ne sont pas LA seule solution à la distribution des cinémas " afro ". Elles s’adressent en effet à une niche, à une minorité ». De plus, ajoute-t-il, « les producteurs de films ont du mal à saisir le modèle économique de ces plates-formes et ne savent pas comment négocier les droits ».
 
Pour répondre à cette question cruciale, Africafilms assure sur son site internet que « tous les films font l’objet d’un contrat écrit avec leurs propriétaires légaux, qui sont en général les producteurs et réalisateurs africains eux-mêmes. » Et d’ajouter : « Les fichiers sont cryptés pour empêcher toute copie illégale qui détournerait les revenus vitaux des créateurs africains. »
Une précision utile quand on sait que le piratage est devenu la bête noire des acteurs de ce créneau devenu porteur, mais qui continuent à être rarement associés aux bénéfices. Bénéfices qui servent entre autres, rappelons-le, à fabriquer de nouveaux films !

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La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

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