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Google planche sur un bracelet anticancer

Avr 07, 2015
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Google planche sur un bracelet anticancer

Le géant américain de l’Internet s’intéresse de plus en plus à notre santé. On ne compte plus les objets connectés destinés à surveiller notre bien-être et à prévenir les maladies. Cette fois, Google va plus loin, il mise sur un bracelet censé pouvoir dépister et même détruire les cellules cancéreuses, bien avant qu’elles ne se manifestent cliniquement.

Le bracelet sur lequel les médecins et les ingénieurs de Google planchent depuis plusieurs mois, a un petit parfum de science-fiction. Imaginez un peu, attaché à votre poignet, un dispositif capable de détecter la présence de cellules cancéreuses. Dans un laboratoire secret, le Google X Life Science, la firme californienne mise ainsi sur les nanoparticules pour débusquer précocement les risques de cancer.

Ces nanoparticules, comme le dit leur appellation, sont extrêmement petites, d’une taille bien inférieure à celle d’une cellule humaine. L’idée des chercheurs de Google est de faire ingérer à des individus volontaires des nanoparticules fluorescentes d’oxyde de fer sous forme de comprimés. Une fois avalées, lesdites particules vont circuler dans l’organisme et leurs propriétés magnétiques spécifiques devraient leur permettre d’aller s’accoler à d’éventuelles cellules cancéreuses en ciblant leurs biomarqueurs, tout en s’« allumant ». L’opération de surveillance pourrait ainsi être renouvelée une ou deux fois par mois.
 
Peau synthétique et peau humaine
 
Une fois « accrochées », les cellules malades seraient rassemblées et irrésistiblement attirées par l’aimant dont est équipé le bracelet mis au point par les chercheurs de Google. Ensuite, captées par le bracelet, les cellules seraient analysées. Mieux, grâce à la Nanoparticle Phoresis (phorèse de nanoparticule) une transmission d’énergie réalisée par des ondes infrarouges, des pulsations acoustiques ou encore des radiofréquences, Google prétend pouvoir détruire ou neutraliser ces éléments nuisibles.
 
Parallèlement, la firme de Mountain View a créé en laboratoire des bras artificiels recouverts d’une peau en partie synthétique et en partie humaine. Il s’agit de vérifier grâce à ces modèles représentant divers types de peau (épaisseur et couleur) que la fluorescence des nanoparticules est toujours perceptible.
 
Google cherche des partenaires
 
Associé à des chercheurs de MIT (Massachussetts Institute of Tecnology) et de l’université de Stanford, le patron de Google X Life Science, Andrew Conrad assure « avoir déjà beaucoup avancé etêtre très confiant quant à la possibilité que cela marche ». L’entreprise a d’ailleurs déposé début mars 2015 une demande de brevet auprès de l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) pour son bracelet anticancer. Cela ne préjuge en rien de la faisabilité du projet qui, de toute façon, estiment les spécialistes, ne pourra pas se concrétiser avant cinq, voire dix ans.
 
Pour le moment, Google n’a encore rien publié sur les résultats scientifiques précis obtenus. Mais on sait que l’entreprise cherche des partenaires tels des instituts de recherche ou des laboratoires pharmaceutiques pour la mise en oeuvre. Car sa vocation demeure la collecte de données, ici biologiques, que les instruments qu’il met au point permettent de récolter.
 
Théoriquement, l’idée sur laquelle mise Google semble assez simple, mais sa mise en application est très complexe, selon les spécialistes de la nanomédecine. D’ailleurs, la piste des nanoparticules comme outil de diagnostic est suivie par plusieurs équipes de recherche dans le monde. Mais leur budget de communication est sans nul doute bien inférieur à celui du premier moteur de recherche en ligne.

Rfi

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Le cinéma «afro» s'affiche sur les plates-formes numériques

L’émergence de l’internet favorise une exposition mondiale des films « afro » - qu’ils soient africains, afro-américains ou afro-caribéens. AfricaFilms.TV, Iroko TV et, dernière en date, Afrostream, des plates-formes numériques créées par de jeunes Africains permettent désormais au grand public de découvrir ce cinéma longtemps resté dans l’ombre. Avec, cependant, l’épineux problème de l’acquisition des droits sur les œuvres.

Avec près de 5 000 films et plus d’un million d’abonnés payants en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Iroko TV, fondé par le Nigérian Jason Njoku, est le plus grand distributeur de cinéma africain sur le web. Son catalogue est essentiellement composé de films nigérians et ghanéens comme Angelina de Browny Igboegwu et My Sugar de Chinyere Wilfred. Cette plate-forme reçoit plus d’un million de visiteurs uniques par mois et a levé 21 millions de dollars.

Sur le même marché, AfricaFilms.TV propose depuis plusieurs années à l'achat et à la location, en téléchargement, films, séries, documentaires africains tels que les films sénégalais Amina, de Mbaye Maniang Diagne et Almodou, d’Amadou Thior. Cette plate-forme est administrée par la société sénégalaise Soon SA dont les bureaux sont situés au cœur du quartier populaire de la Patte d’Oie, à Dakar. Elle est détenue par trois actionnaires principaux : la société IDmage, Studio Sankara, la société du rappeur sénégalais Didier Awadi, et Sarama Films, celle du cinéaste malien Salif Traoré.

Dernière en date, « MyTF1 », la plate-forme de vidéo à la demande (VOD) du groupe TF1, qui a présenté le 6 mars « AfrostreamVOD », sa nouvelle fenêtre dédiée aux films « afro ». Grâce à un forfait mensuel, les internautes peuvent visionner des vidéos en haute définition (HD), sous-titrées en plusieurs langues. TF1 s’est associée à la start-up française Afrostream, créée en juin 2014. Son fondateur, Tonjé Bakang, révélateur de talents comme Claudia Tagbo, souhaite toucher le grand public avec le contenu de sa plate-forme digitale. « Nous devons partager la culture afro avec le monde à travers le cinéma », rêve-t-il tout haut.

Afrostream vise la diaspora africaine

Afrostream vise la diaspora africaine, soit, 39,16 millions de personnes en Amérique du Nord, 112,65 millions en Amérique latine, 13,56 millions aux Caraïbes et 3,51 millions en Europe. La start-up française est financée sur fonds propres, mais Tonjé assure être en négociation pour lever de nouveaux fonds. Il aurait déjà reçu dans le cadre du concours « Start-up Africa Paris » une proposition de Kyma Ventures, un fonds d'investissement lancé par Xavier Niel.
 
« Avec TF1, il s’agit d’un partenariat commercial », précise-t-il, affirmant avoir été approché par plusieurs groupes média. « TF1 et Afrostream veulent promouvoir d'une part les réalisations cinématographiques de grands studios américains comme A la recherche du bonheur, 12 Years A Slave ou Dreamgirls, dont TF1 détient déjà les droits de diffusion, et d'autre part les films béninois, sénégalais ou nigérians dont Afrostream a acquis les droits lors de festivals du cinéma en Afrique du Sud et à New York.»

Son catalogue, composé d’une centaine de films pour le moment, proposera des exclusivités comme Top Five, la dernière production de Chris Rock qui joue un comédien désireux de devenir acteur. La sélection sera complétée au cours des mois à venir par plusieurs films africains comme : L’Absence, de Mama Keïta (Sénégal), White Shadow, de Noaz Deshe avec Hamisi Bazili (Tanzanie), Flower Girl de Damilola Adegbite, Mon nom est Totsi, de Gavin Hood (Afrique du Sud) et La Pirogue, de Moussa Traoré (Sénégal).
 
« Notre objectif, explique pour sa part Pierre Olivier, directeur marketing de TF1 Vidéo, c’est d’enrichir la plate-forme car le marché de la VOD en France est désormais mature. […] L’association avec Afrostream permet de mettre en lumière toute la richesse d’un cinéma qui réunit de nombreux adeptes en France », affirme-t-il.

Plusieurs difficultés justifient sa faible visibilité

Mais le cinéma africain rencontre encore plusieurs difficultés qui justifient sa faible visibilité. La multiplicité des producteurs et des détenteurs de droits représentent un problème majeur pour l’émergence du cinéma africain dans le monde. Selon Tonjé Bakang, « l’étape la plus difficile avant la diffusion des films africains, surtout indépendants, c’est la prise de contact avec les ayants droit des films ». Il existe enfin des enjeux technologiques, ajoute-t-il : « Concevoir une plate-forme numérique qui puisse s’adapter à la faible connexion internet en Afrique et diffuser des films en HD n’est pas chose simple ».
 
Les producteurs et réalisateurs de films du continent africain restent prudents, même s’ils se réjouissent de l’existence de ces plates-formes numériques qui leur donne une meilleure visibilité. A l’instar de Siam Marley, réalisatrice ivoirienne pour qui « l’offre cinématographique du continent reste faible et les plates-formes numériques peu nombreuses pour permettre aux réalisateurs d’avoir plus de revenus ».
 
Pour Serge Noukoue, directeur exécutif de la « Nollywood Week » à Paris, dont la prochaine édition aura lieu en juin, « ces plates-formes numériques sont une bonne chose mais elles ne sont pas LA seule solution à la distribution des cinémas " afro ". Elles s’adressent en effet à une niche, à une minorité ». De plus, ajoute-t-il, « les producteurs de films ont du mal à saisir le modèle économique de ces plates-formes et ne savent pas comment négocier les droits ».
 
Pour répondre à cette question cruciale, Africafilms assure sur son site internet que « tous les films font l’objet d’un contrat écrit avec leurs propriétaires légaux, qui sont en général les producteurs et réalisateurs africains eux-mêmes. » Et d’ajouter : « Les fichiers sont cryptés pour empêcher toute copie illégale qui détournerait les revenus vitaux des créateurs africains. »
Une précision utile quand on sait que le piratage est devenu la bête noire des acteurs de ce créneau devenu porteur, mais qui continuent à être rarement associés aux bénéfices. Bénéfices qui servent entre autres, rappelons-le, à fabriquer de nouveaux films !

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Facebook fait le grand ménage de printemps

Mar 23, 2015
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Facebook fait le grand ménage de printemps

Facebook, le réseau social qui « vous permet de rester en contact avec les personnes qui comptent dans votre vie » est revenu sur sa politique de censure et a mis à jour quelques règles de bienséance. Facebook dessine les contours d’un nouveau cadre et tente de se mettre à l’abri en allant au-delà du simple avertissement quant aux « contenus explicites » postés sur les profils de ses utilisateurs. Violence et nudité, s’abstenir.

C’est ainsi que Facebook décida de faire le ménage. Pour parfaire le savoir-vivre social dont il a été sommé de prendre soin, la plate-forme se réveille, et interdit (enfin) la présence de la violence. De ce fait, les groupes qui font l’apologie d’activités terroristes et les organisations qui promeuvent la haine seront bannis également.

Une nouvelle conduite sociale est sur le point d’être adoptée, en accord avec les usagers. Selon l’AFP, la nudité sera désormais bannie et les pseudos devront être remplacés par les « vrais noms » des utilisateurs. La responsable de la politique éditoriale du groupe, Monika Bickert, indique que « ces normes sont conçues pour créer un environnement où l’on se sent motivé et encouragé à traiter les autres avec empathie et respect. »

Apprendre à parler « le Facebook »

Presque un milliard d’usagers : c’est ce que représente la communauté Facebook. Une très grande famille aussi internationale que variée qui ne parle pas toujours « le même langage. » Le conseiller général adjoint du groupe, Chris Sonderby, indique que « quelque chose qui peut vous sembler désagréable ou vous déranger n’enfreint pas forcément nos normes ».

Pour faire bon ménage avec ses utilisateurs et leurs besoins, Facebook débarque avec un nouveau dress code (code vestimentaire) et amorce la mise à jour de ses normes face à la « la demande des utilisateurs pour plus de clarté et d’exemples », selon M. Sonderby. Contre le diktat de la violence, le réseau social réagit, car à sa porte, il y a déjà eu des mauvais buzz qui ont fait tache.

Ont déjà (parmi d’autres) posé problème à la politique éditoriale de la plateforme : L’origine du monde de Gustave Courbet, qui avait posé la question de la politique de censure ; Dieudonné et ses statuts qui avaient  barbouillé l’image du géant, se retrouvant hébergeur de l’apologie du terrorisme. L’AFP rappelle que « cette clarification de la politique éditoriale intervient dans un contexte où Facebook et le reste des réseaux sociaux doivent jongler entre la préservation de la liberté d’expression et la lutte contre les discours radicaux. »

M. Pokora, Sarkozy, en chute libre de fans

Le géant des réseaux sociaux passe même l’aspirateur dans les coins. Dans une dynamique printanière ou plutôt d’efficacité, le 5 mars dernier, Facebook l’avait annoncé : les pages inactives ainsi que les faux comptes ont été supprimés. Ainsi passé à l’action, Facebook notifie que cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une représentation plus fidèle et plus exacte de l’audience des « likes » des pages. D'ailleurs, les « stars » des « likes » comme Matt Pokora, Nicolas Sarkozy, ont vu leur nombre de fans dégringoler suite à cette mesure adoptée.

Facebook Messenger, future banque ?

Après le ménage, Facebook réaménage un tantinet la plate-forme, et envisage le futur. Déjà en place aux Etats-Unis, le réseau propose un Messenger aux fonctionnalités « virement d’argent ». En concurrence directe avec Paypal, et aux allures d’un « Western Union social », cette nouvelle fonctionnalité permettra à ses utilisateurs de payer leurs factures via Facebook. D’où le grand nettoyage des profils suspicieux. Il est probable que l’utilisateur « Choubi Doux » n’ait pas de compte bancaire, en revanche « François Durand » sèmera moins le doute. Si ce n’est pas encore une banque, c’est bel et bien le début d’un modèle économique qui pourrait rapporter gros.

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Bouclage du processus de l’analogie au numérique en juin : Le Sénégal s’engage à respecter les délais

En marge de la visite de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar) hier,  Ousseynou Dieng, expert au Comité national de pilotage de la transition de l’analogie vers le numérique a assuré que le processus bouclera bel et bien le 17 juin 2015. Selon lui, le passage au numérique va bouleverser les programmes des chaînes de télévision.

Actuellement, Dakar accueille les pays africains membres de l’Union africaine de radiodiffusion (Uar), qui regroupe 48 pays du Continent dont le Sénégal. Ce, pour s’enquérir de l’état d’avancement de la transition de l’analogie vers le numérique qui devrait être bouclé au plus tard le 17 juin prochain. Ce jeudi, la délégation de l’Uar a visité le centre principal de multiplexage et de supervision du réseau de la Télévision numérique terrestre (Tnt). Un projet que l’E­tat a confié au groupe Excaf Té­lécom. «Ce centre présente toutes les aptitudes pour pouvoir servir de cœur de réseau à la Tnt. En dehors de Dakar qui est aujourd’hui actuellement arrosé en matière de Tnt, les tests se poursuivent. A Thiès, Excaf Télécom vient d’installer le premier réseau secondaire qui doit couvrir la Cité du rail et environs. Cela va se poursuivre et s’accélérer au fur et à mesure, parce que nous n’avons plus le temps», renseigne Ousseynou Dieng, expert au Comité national de pilotage de la transition de l’analogie vers le numérique (Contan).

En dehors de l’Afrique du Nord, le Rwanda est le seul pays à avoir achevé son processus de mise en place du numérique et six autres pays sont en phase de parachèvement. Une donnée qui met à nu le retard du Continent africain sur cette question. Afin d’échapper à cela, les autorités sénégalaises se sont engagées à respecter le délai de juin 2015. «On y travaille jour et nuit et notre partenaire technique et financier, Excaf, n’a ménagé aucun effort pour arriver à mettre en place ces infrastructures», rassure M. Dieng. «Aujour­d’hui Excaf, en rapport avec le Contan, a redéfini le plan de redéploiement pour aller dans toutes les villes du Sénégal. Et plus que jamais, Excaf est engagé a respecter les délais du 17 juin», ajoute l’expert.

Faire de la télé un outil de développement
Il faut rappeler que le passage de l’analogique au numérique offre une autre configuration de la chaîne des acteurs du secteur audiovisuelle. «Le Sénégal envisage d’avoir non seulement une télévision numérique mais aussi une autre interactive qui permet aux cito-yens d’avoir une panoplie de services. La Tnt offrira aux Séné­galais où ils se trouvent particulièrement à ceux qui ont de l’énergie électrique, d’avoir accès à toutes les chaînes de télévision. Ce qui n’était assuré que par la Rts», indique Ousseynou Dieng qui signale que les programmes des té­lé­visions ne seront plus dominés par la musique, la lutte et la danse. A l’en croire, les contenus audiovisuels seront orientés vers l’éducation, la santé et d’autres thématiques, «parce que nous estimons qu’aujourd’hui, la télé est un outil de développement».

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