High-Tech

Hackers et community managers pour lutter contre le jihadisme

C'est le ministre français de l'Intérieur qui le dit , « 90% des basculements de jeunes Français vers le jihadisme s'opèrent par Internet ». Pour faire face à ce phénomène, la réponse commence à se mettre en place. Il y a tout d'abord une mobilisation des moyens de l'Etat, mais également une réponse attendue sur le terrain des grands acteurs tels Facebook, Twitter, Google.

C'est Manuel Valls, le Premier ministre, qui l'a annoncé fin mai. L'Etat français va mettre en place d'ici la fin de l'année deux cellules de community managers, des unités chargés de contrer le discours terroriste sur la toile. L'une sera purement publique, l'autre sera adossée à une fondation privée qui fera, dit Manuel Valls, « de la recherche sur l'évolution du discours et de la propagande jihadiste ». Ces community managers seront choisis parmi les effectifs gouvernementaux, policiers et fonctionnaires de différents ministères notamment. Manuel Valls a également annoncé que des hackers seront aussi recrutés. Un point reste encore à déterminer : les effectifs globaux de cette nouvelle force.

Les géants du net sollicités

L'autre partie de cette réponse à la radicalisation sur Internet passe par les grands opérateurs du net. Les sites comme Facebook, Twitter et la plateforme de vidéos YouTube sont des lieux de propagande privilégiés des groupes jihadistes, des lieux d'échange aussi. Et les autorités françaises les appellent à mieux contrôler les contenus mis en ligne sur leurs serveurs. Le gouvernement français a signé en avril une plateforme de bonne conduite avec ces grands opérateurs. Elle doit permettre notamment un retrait plus rapide de la propagande jihadiste. Ces grands opérateurs s'engagent dans la promotion du contre-discours, cette rhétorique qui doit casser la propagande jihadiste. Une politique qu'ils justifient en assurant que « la liberté d'expression est leur raison d'être mais que les terroristes, eux, combattent la liberté d'expression ».

Le contre-discours passe aussi par les associations

C'est dans cette optique que Google, Facebook et Twitter ont organisé la semaine dernière une journée de formation à destination d'associations, pour les aider à développer un discours, des initiatives et à les promouvoir sur leurs plateformes. « Il y a des choses qui existent déjà. Nous, notre idée, c'est de donner un petit coup de pouce. Les associations qui sont sur le terrain ont la capacité à initier des mouvements ou rassembler des gens qui auraient envie et qui ne savent pas comment faire. Nous, on a l'expertise pour viraliser et toucher une plus large audience », explique Audrey Herblin-Stoop, directrice des politiques publiques de Twitter France. Une initiative que le gouvernement français voit d'un très bon oeil. Car le ministère de l'Intérieur le reconnaît,  la parole gouvernementale étant vite rejetée par les personnes en voie de radicalisation, c'est de la société civile que viendra le contre-discours le plus efficace.

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L'avenir du Wi-Fi mis en lumière : Les lampes led au secours de l’internet sécurisé

 

On a connu le Wi-Fi a,b puis g et enfin n, on se penche maintenant sur le WiMAX mais les ondes sont peut-être déjà dépassées. Des chercheurs allemands ont réussi à transmettre des données sans fil à la vitesse faramineuse de 800 Mbps grâce à des... LED ! Sachant que le plus grand débit théorique en Wi-Fi à l'heure actuelle est de 150 Mbps et que le futur WiMAX 2 atteindrait 330 Mbps, ils ont réalisé une véritable prouesse.
Le principe était déjà connu : on transmet les données en faisant clignoter une LED suffisamment vite pour que cela soit imperceptible par l'œil, le récepteur n'est rien d'autre qu'une diode comparable à ce que l'on connaît avec l'infra-rouge. La nouveauté vient de l'utilisation de quatre LED pour multiplier le taux de transfert et atteindre un tel débit. Le projet n'en est qu'à ses balbutiements et l'équipe le reconnaît, cela fonctionnerait plus comme un complément au Wi-Fi que comme un remplacement dans la mesure où le signal est facilement bloqué dès qu'il y a quelque chose devant de le récepteur (ou l'émetteur).
Des applications multiples
On peut tout de même rêver et déjà entrevoir des applications plutôt sympathiques. Cela permettrait par exemple de faire circuler des données là où les ondes ne sont pas les bienvenues comme les hôpitaux ou les avions. Par ailleurs la quantité d'appareils connectés est en théorie illimitée puisqu'il suffit que la diode réceptrice soit dans le champ de l'émetteur pour recevoir les données. Sans compter que cela ferait un réseau domestique ultrarapide ; envoyer des signaux en HD et en 3D vers plusieurs télévisions dans la maison est par exemple facilement faisable à cette vitesse tout en étant connecté à tout ce qu'il y a chez soi.

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Robohand est une main mécanique à bas coût qui peut être fabriquée avec une imprimante MakerBot3D

Des prothèses de main open source peuvent être imprimées en 3D pour 150$.

Pour les patients souffrant d'une blessure traumatique ayant entraîné la perte d'un membre, ou les enfants nés avec un handicap tel que le syndrome des brides amniotiques (dont la conséquence est souvent que l'enfant naît avec un ou plusieurs doigts manquants), une nouvelle prothèse a le potentiel de changer littéralement leur vie quotidienne. Cependant, les technologies actuelles de prothèse sont très compliquées et onéreuses, pouvant coûter jusqu'à 10 000 $ pour une prothèse de doigt basique. Imaginez qu'au lieu d'avoir recours à des produits complexes et coûteux, nous puissions simplement imprimer une prothèse complète confortablement à la maison !

Robohand est une main mécanique qui peut être imprimée en 3D avec une imprimante MakerBot. À l'origine de l'idée, Richard Van As, un menuisier sud-africain qui a perdu quatre doigts lors d'un accident en 2011. Suite à cet accident, il commença à travailler avec le designer de mains mécaniques Ivan Owen (Seattle) pour concevoir un modèle de prothèse peu coûteux et capable de fonctionner aussi convenablement qu'une main ou que de doigts réels. Se basant sur leur concept, MakerBot a fait don d'une imprimante 3D Replicator 2 Desktop[1] à leur équipe, accélérant ainsi la création de prototypes fonctionnels, tout en réduisant les coûts de production.

Au total, le coût des pièces de la Robohand fabriquées avec l'imprimante MakerBot3D s'élève seulement à 2,50$ de matériel et on obtient une prothèse fonctionnelle complète, incluant le matériel non imprimable, pour environ 150$. En plus d'une économie importante, Van As a compris à quel point cette méthode lui permet d'affiner rapidement sa conception en fonction des besoins spécifiques d'un individu. Suite à la diffusion de son histoire, il a reçu des courriels et des messages sur Facebook de parents d'enfants atteints du syndrome des brides amniotiques voulant explorer le potentiel d'une conception par impression 3D. Cette technologie est d'autant plus décisive pour les enfants que leur croissance est rapide, ils nécessitent de multiples prothèses au cours de leur croissance. À la suite de ces conversations sur le réseau social, au moins trois enfants ont été sélectionnés et ont reçu leurs nouvelles mains.

Le projet est entièrement open source, ce qui signifie que n'importe qui ayant accès à une imprimante 3D peut télécharger le fichier de conception gratuitement et créer sa propre main robotique. Alors que ce projet est toujours en cours de finalisation, les équipements d'impression 3D montrent un vaste potentiel pour notre santé. En facilitant l'accès à tous et en réduisant fortement le coût de production, ces équipements vont permettre à des patients qui s'en sortent difficilement, du fait d'un manque d'accès aux prothèses, de pouvoir vivre une vie normale.
http://framablog.org

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Train du futur -3 questions sur le "maglev", le train japonais capable d'atteindre 603 km/h

 

Train du futur -3 questions sur le "maglev", le train japonais capable d'atteindre 603 km/h
Le prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique a atteint mardi la vitesse de 603 km/h. Une première dans le monde.
Franchira-t-il un jour le mur du son ? L'espoir fait vivre. Mais le prototype du futur train japonais à sustentation électromagnétique, de la compagnie Central Japan Railways, a atteint mardi 21 avril la vitesse de 603 km/h. Une vitesse qui a été pour la première fois franchie dans le monde.
Concrètement, le "maglev", pour "magnetic levitation", voguait à plus de 10 kilomètres par minute ou 170 mètres par seconde.
Comment fonctionne cette technologie ? Que va-t-elle changer ? Nos explications.
# La sustentation électromagnétique, c'est quoi ?
La sustentation électromagnétique est un phénomène physique qui se génère grâce à deux électroaimants. L'interaction entre les aimants crée une force magnétique qui compense la gravité et permet la lévitation.
Comment fonctionne la sustentation électromagnétique sur un train ? Les aimants sont placés à bord du train et le long de la voie empruntée. L'action des aimants va repousser le train vers le haut et assurer l'existence d'un vide entre le "rail" et le train. Comprendre : le train ne touche pas le rail. C'est aussi via ce phénomène que le maglev est propulsé.
Cette technologie offre un avantage certain. En ne touchant pas le rail, le train évite toute perte de vitesse due à la friction entre le rail et les roues.
Et ces trains peuvent aller vite, très vite. Une équipe de scientifiques de l'université de Jiaotong a construit, en mai dernier, un prototype de train à sustentation magnétique, théoriquement capable de se déplacer à 2.900 kilomètres par heure.
Ce train, qui pourrait faire Paris-Moscou en une heure, doit cependant circuler dans un tube, où la pression de l'air sera dix fois inférieure à la pression atmosphérique, pour avancer à cette vitesse. La résistance de l'air au déplacement du train y est nettement réduite, tout comme l'énergie consommée.
# Où sont les trains maglev dans le monde ?
A ce jour, seules trois lignes commerciales utilisent des trains maglev :
Le Transrapid de Shanghaï : une ligne de 30km inaugurée en janvier 2004. Les trains se déplacent à vitesse maximale de 431 km/h. Le trajet dure 7 min 20. C'est le premier train à sustentation magnétique à grande vitesse.
La Limino à Aichi au Japon : une ligne de 9 km mise en service en 2005. La vitesse maximale est de 100 km/h. Le trajet est assuré en 17 minutes avec une vitesse moyenne de 31 km/h.
Une ligne longue de 1 km a été créée en 2008, en Corée du Sud, au parc des expositions de Daejeon.
La compagnie Central Japan Railways, qui vient de battre un record, est en train de construire une ligne dédiée à son train maglev. Elle doit entrer en exploitation en 2027 entre Tokyo et Nagoya.
Le train devrait alors circuler à 500 km/heure pour couvrir la distance de 286 kilomètres en 40 minutes. La ligne, appelée "Linear chuo Shinkansen", sera par la suite prolongée de 153 kilomètres jusqu'à Osaka.
Elle mettra ainsi cette mégapole de l'ouest à 1 heure et 7 minutes de la capitale en 2045, au lieu de plus de deux heures avec l'actuel train à grande vitesse, le TGV, Tokaïdo Shinkansen.
# Le maglev bientôt en France ?
Central Japan Railways espère pouvoir exporter son Maglev aux Etats-Unis, pour construire une ligne Washington-New-York avec l'aide financière de l'Etat japonais et le soutien du Premier ministre Shinzo Abe.
Au Japon, toutefois, le projet est colossal. Rames, lignes et tests compris, Central Japan Railway prévoit d'investir elle-même l'intégralité de la somme requise, soit 5.523,6 milliards de yens, ou 42,5 milliards d'euros, pour le premier tronçon entre la gare tokyoïte de Shinagawa et la cité industrielle fief du géant de l'automobile Toyota.
Le coût total de l'ensemble du projet est évalué à un peu plus de 9.000 milliards de yens, soit près de 70 milliards d'euros.
Pour l'instant, aucun projet de construction de ligne maglev n'est prévu en France.
A titre de comparaison, le TGV français avait établi le record du monde en 2007, en atteignant une vitesse de 574,8 km/h. Pas si mal.
Sur le web : 603 km/h: record du monde de vitesse pour le train japonais Maglev
http://www.journaldugeek.com

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