High-Tech

Irriguer à distance via son téléphone, une révolution nigérienne par Abdou MAMAN. On fait quoi au Sénégal et en Afrique ?

 

Natif de Zinder, ancienne capitale du Niger (sud) frappée par les sécheresses à répétition, où la pluie tombe au mieux trois mois par an, Abdou Maman sait que pour cultiver leurs champs, les paysans n'ont d'autre choix que l'irrigation.


« L'irrigation est possible grâce aux nappes phréatiques, mais elle est souvent archaïque », explique à l'AFP Abdou Maman, qui a participé ce week-end à Libreville au New York Forum Africa. Habitué à développer des logiciels informatiques pour les entreprises et les administrations basées à Niamey, il se demande alors « comment aider les gens du village, ceux qui sont restés en marge de la technologie ».


Moqué hier, courtisé aujourd'hui –


Son idée repose sur deux éléments essentiels: le soleil, ressource inépuisable dans ce pays, censé alimenter le moteur de la pompe, et le téléphone, dont le taux de pénétration en Afrique a explosé en 10 ans pour atteindre près de 80%.
Pour 200 Francs CFA (30 centimes d'euro), le prix d'un appel surtaxé dont M. Maman partage les bénéfices avec l'opérateur, le cultivateur peut déclencher l'irrigation, programmée pour une durée définie, et même consulter la météo dans sa zone, pour décider si l'arrosage est pertinent ou non.
« Au début, on me prenait pour un fou, personne n'y croyait! », raconte, goguenard, l'informaticien de 44 ans qui déambule en sandales et chemisette parmi les dirigeants de multinationales en col blanc invités au New York Forum Africa.


En 2011, après des centaines de nuits passées dans sa chambre à bricoler une moto-pompe reliée à des circuits intégrés d'un côté, un seau d'eau de l'autre, il parvient enfin à faire marcher sa « télé-irrigation ».
C'est le premier prix de l'entrepreneur social en Afrique, décroché un peu par hasard, qui va le propulser. Désormais courtisé, Abdou Maman obtient un prêt de 225. 000 euros pour concrétiser son projet, « de la même banque qui m'avait refusé un prêt de 1. 500 euros il y a quelques années », s'amuse-t-il.
Sa société Tech-innov, qui a démarré ses activités il y a cinq mois, compte déjà 12 employés. L'inventeur a vendu une centaine de kits, en majorité à des propriétaires terriens qui ont les moyens.
Car la télé-irrigation coûte cher. Pas loin de 4. 000 euros l'ensemble (panneaux solaires, pompe, moyens d'irrigation), soit une petite fortune pour des paysans pauvres.
L'agence luxembourgeoise de coopération pour le développement aide une vingtaine de maraîchers à s'acheter sa technologie, à travers de la Banque agricole du Niger.


Pour développer son affaire, Abdou Maman parcourt les forums internationaux pour trouver des partenaires qui voudront bien accorder des micro-crédits à ses futurs clients.
Seul actionnaire de sa société, pour laquelle il a hypothéqué sa maison, il reste résolument ambitieux: « aujourd'hui j'attends que des gens s'engagent avec moi. L'objectif, c'est d'installer ma télé-irrigation dans d'autres pays, pourquoi pas le Nigeria, le Burkina, le Mali. . . " .


http://www.jeuneafrique.com/depeches/16719/politique/niger-lirrigation-a-distance-par-telephone-pourrait-changer-la-vie-des-paysans/

Tech-Innov est une société à responsabilité limitée (SARL) de droit nigérien au capital social de 5 millions de Francs CFA. Elle a été créée pour gérer, exploiter et commercialiser le système "Télé-Irrigation" et ses dérivés : Abreuvage Automatique, Kiosque d'Eau Potable en milieu rural, Méto -Mobile, Scrutateur discret et Centre Multimédia Agri-Infos. Ce système est une innovation personnelle de Mr Abdou Maman qui est le directeur de la société qu'il a créée. Cette innovation a remporté le 1er Prix de la 1ère édition du concours de l'Entrepreneur Social en Afrique organisé par France Télécom Orange, Africacom et un jury présidé par Mr Jean Michel Severino.

Elle a aussi été distinguée par une médaille au Salon International des Inventions de Généve en 2012. L'innovation a été également selectionnée par l'Institut Francophone pour le Développement Durable (IFDD) et présentée au Sommet Mondial de l'Eau à Marseille où elle a fait l'objet d'une publication scientifique dans la revue 'Liaison Energie Francophone (LEF)'. Récemment encore un dérivé du système : le Kiosque d'Eau Potable a été distingué par une médaille aux 7èmes Jeux de la Francophonie à Nice au titre du concours de création écologique. L'année 2015 est l'année de consécration pour Tech-Innov (son système et son promoteur) qui vient de remporter le Grand Prix Mondial Hassan II pour l'Eau en Corée du Sud lors du Forum Mondial de l'Eau.

Merci à Nana Ibrahime qui nous a parlé de cette innovation. Cette jeune femme est une panafricaniste et cherche tout ce qui peut apporter à l'Afrique, ichrono est un site ouvert et reçoit de plus en plus de contributions.

Pape B CISSOKO

Lu 1016 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Un pas de géant pour l’écologie : un simple verre d’eau salée suffit pour illuminer cette lampe pendant 8 heures par Smaili Anaelle et partagé par le sénégalais papa ibrahima DIA  Vétérinaire-pastoraliste

Un pas de géant pour l’écologie : un simple verre d’eau salée suffit pour illuminer cette lampe pendant 8 heures par Smaili Anaelle et partagé par le sénégalais papa ibrahima DIA Vétérinaire-pastoraliste

SALt est une lampe incroyable capable de rester allumée 8 heures d’affilée à l’aide d’un simple verre d’eau salée ! Les créateurs ont pour projet d’adapter cette solution innovante aux Philippines, notamment pour les populations côtières qui ne sont pas toujours approvisionnés en électricité. Ce système permettrait non seulement de les éclairer en cas d’urgence ou de catastrophe naturelle, mais également de recharger leur téléphone portable grâce à la prise USB intégrée à la lampe. SooCurious vous invite à en découvrir davantage sur ce dispositif incroyable.

Les Philippines sont constituées de près de 7000 îles, dans la plupart d’entre elles les habitants n’ont malheureusement pas accès à l’électricité. L’objectif de SALt est de fournir une source de lumière plus efficace que les lampes à pétrole et les bougies utilisées par les Philippins pour s’éclairer. Ses créateurs Aisa Mijeno, Raphael Mijeno et Joefrey Frias, originaires des Philippines, ont donc décidé de distribuer leurs lampes aux communautés autochtones philippines car en fonctionnant avec l’eau de mer pure, cette invention correspond parfaitement à ces communautés côtières.

Dotée d’une pile électrique, la lampe SALt utilise une solution électrolyte , soit un verre d’eau salée pour fonctionner pendant 8 heures d’affilée. Lorsque les deux électrodes sont placées dans l’électrolyte, l’énergie générée met en marche une lumière LED. Elle serait ainsi capable de s’éclairer 8 heures par jour durant 6 mois en la remplissant d’eau et de sel quotidiennement et en changeant la pile électrique tous les 6 mois. Ce fonctionnement est une amélioration considérable comparé à la lampe au kérosène qui nécessite des recharges constantes. Dotée également d’une prise USB, cette lampe peut éclairer mais aussi recharger un téléphone portable en même temps.

Il n’y a pas de matériaux ou de composants à l’intérieur de la lampe qui risquent de causer un incendie contrairement aux lampes à pétrole. En utilisant une solution non toxique, cette lampe innovante est totalement respectueuse de l’environnement, rendant l’ensemble du système sûr et inoffensif. De plus, les Philippines sont régulièrement victimes de catastrophes naturelles. Ainsi, en cas de typhon ou tremblement de terre, un approvisionnement régulier de nourriture, d’eau potable et de source de lumière est essentiel. Cette solution pourrait donc devenir un recours indispensable au pays.

À la rédaction, on félicite Aisa, Raphael et Joefrey pour cette invention qui pourrait bien révolutionner le quotidien de nombreuses personnes. L’équipe espère lancer la commercialisation du dispositif SALt en 2016. Seriez-vous prêt à vous équiper de cette lampe ingénieuse ou trouvez-vous cette invention inutile pour votre quotidien ?

http://soocurious.com/fr/lampe-fonctionner-eau-sel/   par Smaili Anaelle

Article partagé par papa ibrahima DIA Vétérinaire-pastoraliste, Administrateur d'une PME agro-industrielle (Provenderie, aviculture), compétences en écologie-environnement et développement local.

Lu 869 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Eliott, 14 ans, génial bidouilleur français repéré par Google, qu’en est-il des sénégalais et autres africains   Par LEXPRESS.fr

 

Eliott, 14 ans, génial bidouilleur français repéré par Google, qu'en est-il des sénégalais et autres africains Par LEXPRESS.fr

A 14 ans, Eliott Sarrey a créé un robot-jardinier qui permet de gérer des plantations via un smartphone. Il a été sélectionné pour participer en septembre à la Google Science Fair, une compétition scientifique mondiale créée par le géant américain.

Les robots sont nos amis, et peuvent nous faciliter la vie. C'est ce que le projet d'Eliott, un Lorrain de 14 ans, tend à démontrer. Avec son "Bot2Karot", le jeune homme vient d'être retenu parmi les 20 finalistes internationaux pour participer à la Google Science Fair, un concours scientifique organisé par la firme de Mountain View.


L'année dernière, un autre jeune français avait séduit Google avec un projet de réveil olfactif


Un robot-jardiner

Bot2Karot est avant tout une expérience ludique. L'idée est plutôt simple: donner la possibilité aux jardiniers de gérer leur potager à distance. Comment? Grâce à un robot qui peut arroser, biner, et repiquer les pots. Dans sa vidéo de présentation, le jeune homme précise que son invention est faite pour "les personnes actives toujours pressées", avant d'en souligner la dimension écologique.

Passionné par les LEGO, Eliott a déclaré à France Info avoir eu l'idée de créer son robot en observant les personnes de son entourage qui jouaient aux jardiniers sur leurs téléphones, sans jamais passer au monde réel.

Il a ensuite créé un prototype à l'aide des petites briques, couplées à deux cartes utilisant les technologies Arduino et Raspberry. Aidé par ses parents, son prof de maths et des chercheurs du centre de recherche de Saint-Gobian PAM, Eliott a réussi à faire en sorte que son robot soit fonctionnel. Sur le site de son projet, le jeune homme n'oublie pas de remercier également "Annie Boulanger, la documentaliste, pour [lui] avoir ouvert le CDI entre 12 et 13H".

Réponse le 21 septembre

Le robot jardinier saura-t-il convaincre le jury du concours de Google? Réponse le 21 septembre prochain. Si le jeune français remporte le premier prix, il touchera 50 000 dollars. De quoi pouvoir réaliser son rêve: étudier aux Etats-Unis. Eliott écrit "Je voudrais passer mon année de première aux Etats-Unis pour apprendre à bien parler anglais mais ce n'est pas possible pour des raisons financières. Gagner ce concours pourrait me le permettre mais ce serait surtout une gloire personnelle, une reconnaissance. Cela serait formidable, incroyable !"
C'est tout ce qu'on lui souhaite.
www.lexpress.fr/actualite/sciences/

Lu 1087 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Stephen Hawking et Elon Musk réclament l’interdiction des « robots tueurs » Le Monde.fr

 

C'est une nouvelle charge portée contre les dangers potentiels de l'intelligence artificielle (IA). Dans une lettre ouverte publiée lundi 27 juillet, plus d'un millier de personnalités, dont une majorité de chercheurs en IA et en robotique, ont réclamé l'interdiction des armes autonomes, capables « de sélectionner et de combattre des cibles sans intervention humaine ».

Parmi les signataires, on retrouve Elon Musk, le célèbre PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et de SpaceX, et l'astrophysicien britannique Stephen Hawking, qui avaient déjà fait part publiquement de leurs inquiétudes concernant l'IA. Mais aussi le cofondateur d'Apple Steve Wozniak, le linguiste américain Noam Chomsky ou encore Demis Hassabis, le fondateur de DeepMind, une entreprise consacrée à l'intelligence artificielle rachetée par Google.

« Une course à l'armement »

Publiée à l'occasion de l'IJCAI, une conférence internationale sur l'intelligence artificielle, qui se tient du 25 au 31 juillet à Buenos Aires, la lettre dénonce un danger imminent :

« L'intelligence artificielle a atteint un point où le déploiement de tels systèmes sera – matériellement, si pas légalement – faisable d'ici quelques années, et non décennies, et les enjeux sont importants : les armes autonomes ont été décrites comme la troisième révolution dans les techniques de guerre, après la poudre à canon et les armes nucléaires. »

Leur crainte : que les Etats se lancent dans « une course à l'armement », justifiée par le fait que « remplacer des hommes par des machines permet de limiter le nombre de victimes du côté de celui qui les possède ». Pour eux, « la question clé de l'humanité, aujourd'hui, est de savoir s'il faut démarrer une course à l'armement doté d'IA ou l'empêcher de commencer ».

Selon les signataires, une telle escalade serait « inévitable » si une puissance militaire se lançait dans ce domaine et, « contrairement aux armes nucléaires, [ces armes] ne nécessitent aucun matériel de base coûteux ou difficile à obtenir ». Par conséquent, préviennent-ils, « ce ne sera qu'une question de temps avant qu'elles n'apparaissent sur le marché noir et dans les mains de terroristes, de dictateurs souhaitant contrôler davantage leur population et de seigneurs de guerre souhaitant perpétrer un nettoyage ethnique ».

Cette lettre a été publiée par le Future of Life Institute (FLI), un organisme américain à but non lucratif qui se focalise, peut-on lire sur son site, sur « les risques potentiels du développement d'une intelligence artificielle de niveau humain » et qui « travaille à atténuer les risques existentiels auxquels doit faire face l'humanité ». Il avait récemment fait parler de lui en annoncant au début du mois le financement de 37 projets visant à prévenir les risques liés à l'intelligence artificielle, grâce à un don d'Elon Musk.

L'IA pourrait en pâtir

Mais ce texte ne se veut pas une charge contre l'intelligence artificielle. Les chercheurs qui l'ont signé redoutent au contraire qu'une telle application de l'IA ne « ternisse » ce champ de recherche et ne crée un « rejet majeur du grand public contre l'IA qui couperait court à tous ses bénéfices sociétaux futurs ».

La question de l'interdiction des « armes létales autonomes » a fait l'objet d'une réunion de l'ONU en avril. Le rapporteur spécial de l'ONU Christof Heyns plaide depuis plus de deux ans pour un moratoire sur le développement de ces systèmes, en attendant la définition d'un cadre juridique adapté. L'ONG Human Rights Watch a quant à elle dénoncé, dans un rapport publié en avril, « l'absence de responsabilité légale » s'appliquant aux actes de ces « robots tueurs ».

Le tout dans un contexte où l'interdiction de ces armes ne semble pas acquise pour tout le monde : en octobre dernier, la ministre de la défense norvégienne Ine Eriksen Søreide s'y était opposée. « Il serait inopportun d'interdire le développement des robots tueurs. Il est aujourd'hui difficile de savoir ce que recouvre cette notion. Il n'y a actuellement aucune technologie qui puisse vraiment recevoir ce qualificatif », avait-elle argué.

www.lemonde.fr/

Lu 907 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...
A nos sœurs et frères-Ne
  https://youtu.be/hrqEGnjyNMk Pensez aux images sui tournent sur les réseaux sociaux ; ...

Video galleries