High-Tech

Fatoumata Kebe la tête dans les étoiles : NETTOYER LE CIEL ? Gérer l'eau et soulager les paysans sénégalais et africains,

 

La scientifique franco-malienne Fatoumata Kebe veut révolutionner le domaine de l'astronomie en cherchant des solutions pour éradiquer les débris spatiaux. A 30 ans, cette doctorante en astronomie s'est imposée dans l'univers de l'astronomie. Elle fait partie des 18 « femmes de l'espace » dont le portrait a été exposé au Musée des arts et métiers et sur les grilles du jardin de l'Observatoire de Paris, l'an dernier.


Pour cette spécialiste de la gestion des débris spatiaux, la passion des étoiles lui est venue très tôt. En effet, dès l'âge de 8 ans, Fatoumata découvre une encyclopédie d'astronomie dans les affaires de son père. Elle est littéralement fascinée par les étoiles et constellations qui tapissent l'ouvrage. Déterminée à limiter la pollution de l'espace, cette titulaire d'un master en ingénierie a vu ses rêves se concrétiser en 2009, année à laquelle elle a participé à une formation à la NASA. Son immersion dans l'espace sera définitive. « Quand j'ai vu le ciel, j'étais perdue, je n'arrivais pas du tout à me repérer. Je me suis rendu compte que je connaissais la théorie mais que, niveau pratique, c'était zéro », commente-t-elle.


Au Mali, elle mène le projet « Connected Eco » qui permet aux agriculteurs de connaître l'état de leur sol par le biais de capteurs à énergie solaire.
Vainqueur du concours mondial des jeunes innovateurs de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT), Fatoumata Kebe travaille sur une méthode de nettoyage de l'espace et recherche des financements pour mener à bien les tests de faisabilité.
Aujourd'hui, l'agriculture absorbe plus de 70% de l'eau consommée dont 40 % est gaspillé à cause de pratiques d'une mauvaise gestion. On pense qu'en 2050, la population mondiale aura augmenté d'un tiers, passant de 7,2 milliards à 9,6 milliards d'habitants. La plupart de ces 2,4 milliards d'habitants supplémentaires vivront dans des pays en développement. La production agricole devrait augmenter de 70% d'ici à 2050 pour satisfaire la demande mondiale. Il faudra donc revoir de fond en comble notre façon de gérer l'eau

Fatoumata Kebe, gardienne de l'espace et passeuse de savoir

"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d'échec on atterrit dans les étoiles", écrivait Oscar Wilde. Depuis plus d'une vingtaine d'années, Fatoumata Kebe file, elle-aussi, dans les étoiles, les astres et les constellations. D'origine malienne, cette astronome de 29 ans fait partie des 18 "Space Girls Space Women". Ces dernières sont mises à l'honneur pour représenter les femmes dans les métiers de l'espace, à travers une exposition organisée à Paris par l'Agence spatiale européenne et l'agence photo Sipa Press.


"L'astronomie, c'est vaste et compliqué. Ça ne se limite pas à l'observation des astres. Aujourd'hui, nous faisons des calculs sur des machines, on étudie des marées. C'est loin d'être seulement de l'abstrait, nous faisons des choses très concrètes, notamment en recherche appliquée", explique la future doctorante à l'Université Pierre et Marie Curie et à l'Observatoire de Paris.
La passion astrale de Fatoumata commence lorsqu'elle découvre, à l'âge de 8 ans, une encyclopédie sur l'astronomie dans les affaires de son père. La petite est d'emblée émerveillée et fascinée par les étoiles et les constellations qui tapissent l'ouvrage.


Veilleuse du ciel


Pour Fatoumata, il n'est pas question seulement de rêver, mais de s'investir pleinement dans ses songes pour en ressortir un but, un projet de vie. Au cœur de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), où se déroule sa thèse, elle effectue une multitude de tâches pour préserver le ciel étoilé et protéger notre Planète Bleue. Elle surveille et participe au développement de satellites, part à la chasse aux débris dans l'espace, et réalise également des simulations pour anticiper d'éventuelles catastrophes."Garder l'espace, cela signifie qu'il faut veiller à ce que des débris notamment générés par les hommes –des morceaux de satellites par exemple– ne viennent pas se heurter à des installations ou pire encore, toucher la Terre." Cette jeune femme brillante et déterminée veille au grain à limiter "la pollution de l'espace".


Si aujourd'hui, la penseuse étoilée est une représentante de "l'espace au féminin", ses débuts n'ont pas été aussi glorieux. C'est avec le temps et les études (un bac scientifique et un master en ingénierie des fluides) que l'ambition s'installe. La concrétisation de l'idée se fait en 2009, lors d'une formation à la Nasa au cours de laquelle elle s'immerge dans l'espace pour ne plus le quitter.


Partager son amour des Ephémérides


Chaque jour, Fatoumata marche dans les pas tracés par le philosophe chinois Confucius: "Trouve un travail que tu aimes et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie." Lorsque les clichés ou des discriminations se glissent sur son chemin, elle ne faiblit pas et garde en tête son objectif, "il est hors de question que je renonce à quelques mois de la remise de ma thèse". Bien qu'elle évolue dans un environnement très masculin*, la jeune doctorante n'a pas souffert de sexisme contrairement à d'autres de ses collègues. "Dans des conférences, certaines collègues m'ont expliqué avoir vu leur opinion balayée d'un revers de la main", explique-t-elle attristée.
Au-delà des instituts et observatoires, Fatoumata porte sa voix et son expérience dans des établissements scolaires. Il y a un an et demi, elle a fondé son association "Éphémérides" et, depuis, enseigne une à deux fois par semaine à des jeunes collégiens âgés de 12 à 15 ans. "Les jeunes pensaient que mon domaine était très élitiste, je suis venue leur prouver le contraire!" Son objectif est de leur montrer l'étendue de leurs aptitudes, afin "qu'ils comprennent que s'ils sont capables de lire une carte du ciel étoilé, de regarder dans un télescope, et de tout autre chose qu'ils se pensaient incapables de réussir, c'est qu'ils sont capables de grandes choses et de réaliser des projets. C'est une chose que j'aurais souhaitée que l'on fasse pour moi, à mon époque".


"Quand je demande à mes élèves s'ils peuvent me citer le nom d'une femme astronaute, ils m'avouent souvent qu'ils n'en connaissent pas..." Mais ce qu'elle regrette également, c'est le pessimisme de la jeunesse qu'elle côtoie et qui n'ose pas rêver jusqu'aux étoiles. "Souvent des jeunes filles me disent qu'elles aimeraient faire la même chose que moi quand elles seront plus grandes... Et quand je leur dis que c'est possible, elles me disent qu'elles n'ont pas les notes pour cela, alors que leurs professeurs me disent qu'elles ont des 17 en mathématiques", raconte t-elle.
Pourquoi ces jeunes filles ne se font-elles pas confiance? Pourquoi au fil de ses années d'études, Fatoumata Kebe voit de plus en plus de femmes quitter le navire, si bien qu'elles ne représentent que 7% de leur promotion à l'arrivée? Ce sont des questions auxquelles la doctorante n'a pas encore toutes les réponses, mais qui l'engagent sur plusieurs pistes de réflexions. "Les jeunes filles d'aujourd'hui ont besoin de modèles auxquels s'identifier et d'exprimer leur potentiel."


"Il reste des combats à mener..."


Lorsqu'on lui a demandé d'être l'un des visages de l'exposition "Space Girls Space Women", Fatoumata a trouvé ça "étrange" et "surprenant", mais "génial" de pouvoir représenter la diversité et le travail des femmes dans le milieu spatial. Bien qu'elle fasse un bilan plutôt positif de son parcours, elle reste consciente que tout n'est pas encore gagné au XXIe siècle. "Je suis allée au salon du Bourget cette année, douze ans après ma dernière venue en tant que lycéenne, et j'ai eu la désagréable surprise de rencontrer à l'entrée une femme qui distribuait des pin's de pilote aux garçons et d'hôtesse de l'air aux filles. C'est navrant". Mais ça n'ébranle pas son envie de changer le monde, qu'elle avoue devoir "calmer" de temps à autre.


Avec son savoir et sa sensibilité aux questions environnementales, Fatoumata fait bouger les lignes aussi dans d'autres domaines comme l'agriculture. Avec une petite équipe de femmes, au Mali, elle mène le projet "Connected Eco" qui permet aux agriculteurs de connaître l'état de leur sol. Par le biais de capteurs à énergie solaire, le niveau de sécheresse du sol est analysé puis envoyé aux exploitants agricoles par SMS afin qu'ils puissent irriguer convenablement, en temps et en heure leurs champs.


Dans l'Hexagone, elle envisage de donner plus de dimension à "Ephémérides" et souhaiterait développer des partenariats avec des associations tel que "Oriente-moi" ou encore "Zonzon 93". Elle participe également à des conférences (We Talk, Tedx) et fréquente deux associations de femmes scientifiques, "Femmes et sciences" et "Women in Aerospace", afin de partager son expérience.


Si son avenir n'est pas totalement tracé après l'obtention de sa thèse, la jeune femme souhaite développer une méthode de nettoyage de l'espace et ne compte pas "faire siennes les limitations des autres."
" Avec près de 125 millions de petits débris spatiaux, l'environnement spatial devient de plus en plus encombré."


Lauréate du concours mondial des jeunes innovateurs de l'Union Internationale des Télécommunications, Fatoumata Kebe travaille sur une méthode de nettoyage de l'espace. Pour mener à bien les tests de faisabilité de cette méthode, elle recherche des financements. Vous pouvez la contacter à l'adresse mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. .

Lu 615 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
OSATO semwengie, le Nigérian qui construit des drones pour l'armée américaine By Servan Ahougnon /ecceafrica

 

Qui aurait cru que la toute puissante armée des Etats-Unis commanderait ses drones à un Nigérian ?

Et pourtant, ce n'est pas la seule chose que le Dr Osato Osemwengie a apporté aux Américains.


Osato Osemwengie est originaire de l'Etat de Benin, au Nigéria. Il est titulaire de quatre diplômes universitaires. Ilest le fondateur de l'Open Robotics University, une université américaine qui décerne gratuitement des diplômes d'ingénierie en robotique. Véritable sommité en la matière, il construit des drones pour l'US Army. Ces derniers sont indispensables pour la sécurité du pays. En 2008, il a participé aux championnats du monde de robotique, en tant que coach pour les équipes participantes. Il a également été un facilitateur pour la Bill et Melinda Gates Foundation. Mais, l'expertise du Nigérian a également servi dans son pays.Avant de partir pour les Etats-Unis, en 1982, il a été l'administrateur du College of Education de Benin City et était considéré comme l'un des meilleurs éducateurs du pays.
A l'heure où la science est devenue un vecteur de développement, le Nigéria, voire le continent africain, aura certainement besoin de profils tels que celui du Dr Osato Osemwengie.

Servan Ahougnon

Lu 821 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
La machine de google a encore battu le meilleur joueur de jeu de Go-quand la machine contrôle le monde ...


Séoul - Un programme informatique conçu par le géant Google a remporté samedi une victoire sans appel face au champion du monde sud-coréen du jeu de go, témoignant des avancées de formes plus créatives d'intelligence artificielle.


Il a fallu un peu plus de quatre heures au programme, AlphaGo, pour remporter sa troisième manche dans une série de cinq parties à Séoul contre Lee Se-Dol, qui a dominé ce jeu de stratégie depuis une décennie.
M. Lee, qui s'était déclaré confiant avant le tournoi de pouvoir battre la machine, va maintenant se battre pour l'honneur dans les deux dernières parties, qui doivent se dérouler dimanche et mardi à Séoul.
"Je ne sais pas quoi dire, mais je crois que je dois d'abord présenter mes excuses", a déclaré, abattu, le grand maître du go, jeu de stratégie inventé il y a environ 3.000 ans en Chine.


"Je m'excuse pour ne pas avoir été à la hauteur des attentes de beaucoup de gens. Je me suis senti en quelque sorte impuissant", a ajouté le champion, reconnaissant avoir "mal jugé" les compétences du programme informatique.
"C'est vrai que j'ai une expérience considérable dans ce jeu, mais je n'ai jamais été soumis à une telle pression (...) et j'ai été incapable de la surmonter", a dit M. Lee.
Le match est doté d'un prix d'un million de dollars, qui va maintenant être versé à des causes caritatives puisque c'est la machine DeepMind qui l'emporte.
Au-delà, ce match sur cinq jours montre surtout les progrès effectués depuis une dizaine d'années dans le domaine de l'intelligence artificielle.


- Pas une perte pour l'humanité -


"Honnêtement, nous sommes quelque peu sidérés et restons sans voix", a déclaré, souriant, Demis Hassabis, directeur général de DeepMind, qui a développé l'ordinateur.
Mais il a souligné que la défaite de M. Lee ne devait pas être considérée comme une perte pour l'humanité.
"Comme les méthodes que nous avons employées pour concevoir AlphaGo sont d'usage général, nous espérons à long terme être capable d'utiliser ces techniques pour (résoudre) beaucoup d'autres problèmes", a-t-il ajouté.
Les applications pourraient servir à rendre les téléphones plus intelligents mais aussi à "aider les chercheurs à résoudre certains des plus grand défis dans les domaines des soins médicaux ou autres", a-t-il ajouté.
Le résultat du match était au moins aussi attendu à cet égard que celui qui s'était soldé, en 1997, par la défaite du champion du monde d'échecs Garry Kasparov contre l'ordinateur Deep Blue d'IBM.
Mais le défi semblait bien plus relevé pour la machine au jeu de go, dans lequel deux adversaires tentent d'occuper le plus d'espace sur un plateau quadrillé en plaçant alternativement des pions (pierres) noirs et blancs.
La machine surpuissante avait pulvérisé 5-0 en octobre le champion d'Europe Fan Hui. Mais, vu la différence de niveau entre ce dernier et Lee Se-Dol, rares étaient les experts de ce jeu qui avaient enterré d'avance les chances du champion du monde.
Les créateurs d'AlphaGo s'étaient pourtant montrés confiants, faisant valoir que leur bébé, qui utilise des algorithmes lui permettant d'apprendre de son expérience, était encore plus fort qu'à l'automne.
DeepMind, filiale de Google qui a développé ce programme, avait comparé le jeu de go à l'"Everest" de l'intelligence artificielle.
La taille du tablier - 19 lignes sur 19 - offre un nombre incalculable de configurations possibles - davantage qu'il n'y a d'atomes dans l'univers.
Ce qui signifie que l'intuition et la créativité sont essentielles pour gagner à très haut niveau. Deux domaines dans lesquels l'humain, croyait-on, était nécessairement supérieur à la machine.
Le programme de Google utilise notamment "l'apprentissage profond", méthode d'apprentissage automatique conçue sur la base de couches de "neurones" artificiels, imitant ceux du cerveau humain.
Cette technique, conjuguée à l'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs et à la disponibilité d'énormes bases de données sur lesquelles entraîner les machines, a permis des avancées considérables.
La bataille suscite un intérêt tel en Asie qu'elle est diffusée en direct par des télévisions sud-coréenne, chinoise et japonaise, ainsi que sur l'internet. Lexpress.fr

Lu 951 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Omojie Osias, l'étudiant nigérian qui fabrique des portables tactiles de haute qualité By Souha Touré / ecceafrica

 

Omojie Osias est un étudiant en fin de formation à l'université de l'État fédéral du Benin au Nigéria. Pour son projet final, il a décidé de concevoir un téléphone tactile avec des matériaux ordinaires.


Si le résultat est jugé extraordinaire par la critique médiatique, peu de personnes avaient accordé foi au projet. Mais le jeune étudiant a tenu bon. « Mon rêve était plus fort que tous les obstacles qui se dressaient sur mon chemin. J'ai converti tous les doutes et les incertitudes de mes proches en un formidable moteur.» Ce smartphone de 2cm d'épaisseur a une grande sensibilité tactile et se révèle d'une technologie avancée. Osias s'en félicite, tout en exhortant les autorités et les investisseurs à faire davantage confiance aux jeunes talents. « Le Nigéria est béni en terme de ressources intellectuelles, mais nous avons été mentalement conditionnés à les sous-estimer. Heureusement, les temps changent et, croyez-le ou non, les téléphones made in Nigeria domineront le marché mondial dans les quatre prochaines années », prédit-il.


Un pari, sans doute pas si risqué, qui augure de belles perspectives pour Osias et la jeune génération de développeurs nigérians qui comptent bien s'imposer sur la scène tech continentale et internationale.


Souha Touré https://ecceafrica.com

Lu 734 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

-Habiter ici et vivre
Habiter ici et Vivre la-bas au Bled : immigration en questions. La chaine YOUTUBE de pape Cissoko ...

Video galleries