La recrudescence des comportements malsains façonne l'environnement social sénégalais et il faut s'y pencher pour panser les maux. La société sénégalaise comme dirait kamel Daoud pour le monde arabe, est malade du sexe.


On cache tout, on n'éduque pas à la sexualité. Les familles sont imprudentes et appliquent à l'aveugle les coutumes sans se dire que la société à changer. Les gens ne sont plus avec la moralité d'antan Tout est pollué alors il faut s'adapter. Il faut dire aux enfants que personne n'a le droit de toucher son corps y compris les parents. Personne n'a le droit de jouer avec ton corps. Ton corps t'appartient. Comme je l'ai toujours dit, il faut dire aux enfants de ne pas monter sur les jambes de n'importe qui, de ne pas prendre des bonbons de n'importe qui et il faut expliquer aux parents. Mais comment quand on est pauvre et qu'on a sa tête ailleurs peut-on faire attention à nos enfants. Alors qu'on devrait faire attention. Un enfant est une personne mais c'est un enfant.
Nos portes sont ouvertes à tout vent, les chambres de nos enfants devraient interdites aux étrangers oncles, cousins, etc.


Le délinquant sexuel est souvent dans la famille ou le voisinage, alors il faut être prudent. Même les malades mentaux il faut les interner et ne plus les laisser dans la cellule familiale, un sénégalais revenu malade psychique des USA a égorgé un bébé dans la chambre. Le monde a changé il faut changer sinon on aura que ses yeux pour pleurer.
La presse en parle et parle des forces de l'ordre peu outillées, des parents absents ou ailleurs. Nos habitations sont trop clivées et cette promiscuité face à un effectif de trop n'arrange pas les choses. On n'a nulle part pour se cacher, pour vivre sa vie tranquille.

Aucun contrôle. Avant les mamies parlaient de sexualité aux jeunes mais a à présent avec les NTICS accessibles à tous les images choquantes font légion et un enfant qui n'est pas préparé fonce et fait des bêtises.


La pauvreté ce grand mal dans le tiers monde, l'appât du gain nous corrompt et nous entraîne à faire des choses interdites. Il faut que la société civile et les autres prennent à bras le corps ce sujet pour arrêter les dérives. Il est temps. P B CISSOKO


Attouchements, harcèlement, viols... Sur des nourrissons, des enfants, des adolescents. Pour nous protéger de cette réalité insoutenable, nous nous barricadons derrière le déni, la minimisation, la remise en cause de la parole des mineurs. Et, en attendant, nous les abandonnons à leur sort.
« Il faut un village pour élever un enfant. Il faut aussi un village pour en abuser », déclare l'avocat des victimes de prêtres pédophiles dans le film Spotlight (1), adapté de faits réels. À Boston à l'époque, en 2001, comme en France aujourd'hui, le constat est le même : nous ne protégeons pas nos enfants des prédateurs sexuels. Par lâcheté, par peur, par méconnaissance. Ou, pour certains, parce que nous sommes trop empêtrés dans nos propres traumatismes et que nous minimisons les faits – leur barbarie comme leur ampleur –, nous laissons les mineurs se débrouiller avec leur bourreau. Dramatisation, pensez-vous ? Les chiffres sont éloquents : plus de 156 000 mineurs sont victimes de viol ou de tentatives de viol chaque année en France (2). « Une estimation largement sous-estimée », assure la psychiatre et psychothérapeute Muriel Salmona, présidente de l'association Mémoire traumatique et victimologie, et auteure du Livre noir des violences sexuelles (Dunod). 83 % des victimes d'agression sexuelle, dont la majorité sont des mineurs, disent n'avoir jamais été protégées (ni par la police, ni par leurs proches) et à peine 1 % des agresseurs sont condamnés pour viol. Seulement 4 % des victimes ont été prises en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) (3). Attouchements, exhibitions, harcèlement, mutilations, viols... « Les pédophiles ne risquent pas grand-chose. C'est le crime parfait », reprend Muriel Salmona.
Ces violences sont insupportables à entendre
Plonger dans la réalité des violences sexuelles faites aux mineurs, c'est entrer dans les cercles de l'enfer. Celui des violences en elles-mêmes, perpétrées, parfois pendant des années, sur des nourrissons, des enfants, des adolescents, filles et garçons. Des actes souvent proches de la torture et, dans 94 % des cas, commis par quelqu'un de leur entourage. Un homme, la plupart du temps (4), « mais aussi des femmes », indique Violaine Guérin, fondatrice de l'association Stop aux violences sexuelles et auteure de Comment guérir après des violences sexuelles (Tanemirt éditions). C'est aussi l'enfer des menaces, de l'emprise psychologique, de l'incompréhension qui rend fou, du silence qui emmure. Un enfer qui poisse, un enfer qui hante, un enfer qui salit, et dont personne ne voudrait jamais avoir à être ni la victime, ni le témoin, ni le confident. « La révélation entraîne un tel stress émotionnel chez la personne qui reçoit la parole des victimes qu'elle met souvent en place des systèmes de protection d'une efficacité redoutable », explique Muriel Salmona.


---Pas lui, que l'on connaît si bien, depuis si longtemps, qui est si gentil. « Comme si les familles refusaient d'admettre qu'il puisse se trouver un agresseur parmi elles », note le sociologue Michel Dorais, auteur de Ça arrive aussi aux garçons, l'abus sexuel au masculin (Payot). « Non seulement mes parents ne m'ont pas crue, mais j'ai dû m'excuser de porter de telles accusations contre mon oncle. J'ai appris plus tard qu'il agressait aussi une autre cousine », confie Elizabeth, 43 ans, violentée quand elle avait 14 ans.
La parole des enfants est discréditée
http://inceste-viol-protegeons-les-enfants.psychologies.com/violences-sexuelles-pendant-lenfance-fermons-yeux/

Le sentiment amoureux chez les jeunes issus de l'immigration africaine. Dans le cadre «de cet autre que moi» Conseil départemental 94-.P B CISSOKO
La parole se suspend, mais la vie, elle, ne se suspend pas -.C H KANE
Comment parler aux collégiens de certains sujets dits tabous, comment prendre en compte les cultures sans entamer l'essentiel de la République, comment s'impliquer sans se renier ? C'est en apprenant qu'on ouvre les esprits.


La question de la jeunesse est préoccupante et il faut se donner les moyens d'écouter ces jeunes voire de les accompagner par divers canaux.

La représentation culturelle de l'adolescence est diversement perçue ici et ailleurs et c'est pourquoi dans le nouveau monde où la diversité des horizons est une réalité on ne peut manquer de tendre l'oreille pour apprendre et éviter les raccourcis, les préjugés et autres dérives.
Le jeudi 7 avril 2016 dans les locaux du Conseil départemental du Val de Marne à la pyramide 24 professionnels qui travaillent dans l'univers des jeunes ont assisté et participé à une formation animée par deux spécialistes de l'Interculturalité, une ethnosociologue Hawa KEITA, chargée de mission interculturalité au Conseil départemental 94 (dispositif qui vise à apporter de nouvelles solutions aux questions de la diversité culturelle qui constitue un enjeu majeur du bien vivre ensemble. Il a pour but d'aider les familles et de venir en soutien auprès des acteurs de terrain concernés par ces questions qui peuvent solliciter un avis ou un accompagnement pour mener à bien leurs interventions auprès des jeunes et de leurs familles issues de l'immigration), et un Philosophe-formateur interculturel :Pape B CISSOKO.

Après les présentations et le café offert à l'assistance, il était temps de commencer.

C'est Mme BOUCHER la responsable du service «Service Promotion de la Santé de l'Adolescent » qui souhaite la bienvenue et Sonia Vasseur « Coordinatrice/Animatrice Programme "Cet autre que moi"» qui est à l'initiative de cette rencontre plante le décor et exprime les difficultés que certains professionnels rencontrent quand il est question d'aborder la thème de la sexualité devant des adolescents venus d'ailleurs ou issus de l'immigration africaine (Maghreb et Afrique noire)
C'est Mr Cissoko qui commence en interpellant directement les professionnels sur ce qu'ils savent de ce continent ou pour le dire autrement, il demande à chacun de dire à quoi réfère le mot Afrique. Et on a entendu grande famille, le poulet, l'excision, les guerres, les religions, la pauvreté, l'esclavage, la famille nombreuse et la polygamie, la colonisation, la solidarité, l'entraide, la communauté, le soleil/chaleur, etc.
Ces aprioris sont importants pour cadrer, préciser des concepts qui pourront servir. C'est une façon de se poser se dire pour qu'ensuite le formateur rectifie en donnant la bonne explication. On a tous des idées préconçues, des préjugés, mais avec les fréquentations et les lectures nous pouvons nous désaliéner de ces fausses vérités ou pseudo vérités ou idées reçues.
Mr Cissoko pour éviter toute confusion et amalgames dira que l'Afrique n'est pas un pays, c'est un continent de 56 pays et au moins 2000 dialectes (quand on sait que la langue est le support d'une culture on aura tout compris).


Cette Afrique racontée par la presse et les ouvrages d'histoire ne permet pas une lisibilité nette de ses caractéristiques, elle est considérée comme le berceau de l'humanité, à l'origine de grandes civilisations, de religions et de traditions ou coutumes.
Toujours soucieux de pédagogie, Mr Cissoko dresse un croquis de ce qui peut représenter la famille africaine et Mme KEITA technicienne hautement qualifiée dans les questions interculturelles lève le doigt pour apporter son éclairage Une complicité qui a permis d'étoffer le contenu avec des apports sur l'histoire, (de l'esclavage, la charte du mandé, les langues du mandé, et des cas qu'elle est parvenue à régler en expliquant aux professionnels... etc.).

Revenant sur la question de la sexualité, on note illico que les familles ne communiquent pas avec les enfants sur ce sujet dit tabou et ce n'est pas l'apanage des cultures étrangères même en France ; d'ailleurs une professionnelle française nous disait qu'elle ne se souvient pas avoir abordé cette question avec ses filles.
La famille africaine, est grande et ce sont tous les membres de cette dite famille qui s'occupe de l'éducation, de la transmission, etc.
On parle souvent de l'éducation de la rue, de la fidélité à ses croyances, de la loyauté aux valeurs familiales, de la notion de secret, la retenue, etc. La parole ne se libère pas facilement et dans le contexte migratoire cela pose problème aux enfants qui vivent dans la double culture et le bilinguisme.

Le sentiment amoureux existe dans toutes les cultures et ce sont les façons de l'exprimer qui sont différentes.

Même on si sait que l'adolescence au sens occidental (révolte, refus, insolence, etc) n'est pas partagé par tous, elle existe comme moment ou stade de développement qui se manifeste par des modifications corporelles et autres. Un parent ne peut pas parler de tout avec ses enfants, c'est à l'oncle ou la tante ou un tiers qui peut s'autoriser à le faire. La connaissance est étagée, à chaque âge correspond son degré de connaissance et c'est une pratique courante mais qu'on remarque moins avec la mondialisation de l'information et la facilité d'accès aux informations via google. En Afrique on a des rites de passages de l'enfance à l'âge adulte.


Le maternage, le massage, l'école coranique, l'école religieuse pour les chrétiens, l'excision ou la circoncision, ( dans ces deux rites on apprend aux femmes à devenir femme( savoir préparer, parler, se présenter, s'occuper de son homme, de ses beaux-parents, etc-pour le garçon – savoir travailler, nourrir sa famille, être exemplaire, savoir soigner, parler, respecter sa femme, éduquer ses enfants, être exemplaire, etc).

Des sujets délicats, la virginité mais aussi l'homosexualité qui existe bien en Afrique même si elle est fortement réprimée comme ça l'avait été en Europe.
J'ai bien dit que l'Afrique est un continent et on ne peut pas généraliser certaines choses.
Il y a des groupes qui tolèrent la sexualité avant mariage même si la majeure partie la récuse violemment. Je disais tantôt que dans un arrondissement cossu de la capitale il y avait la bourse pour les filles vierges et ce n'est pas en Afrique mais bien à Paris capitale de la France.


Cette volonté de préserver sa virginité et le désir du corps peuvent entrer en conflit et c'est ainsi que les jeunes filles soit passent à l'action et sont déflorées soit adoptent des pratiques autres. Quelques mois avant le mariage il faudra trouver un médecin qui pourra réparer l'hymen (2800 euros environ) pour que le sang puisse couler et honorer ainsi la Famille.
Sonia a bien dans ses interventions précisé que le jour nuptial ne se caractérise pas essentiellement par le sang et c'est bien de le préciser pour éviter de fragiliser psychologiquement les jeunes filles. J'ai précisé par ailleurs qu'on peut perdre sa virginité de différentes façons et involontairement (une chute, le grand écart, etc.).


D'autres pour éviter cette défloraison de l'hymen vont utiliser le derrière (l'anus) avec toutes les conséquences, pour montrer à son amoureux qu'elle tient à lui. C'est comme une monnaie d'échange.
C'est à travers les échanges que les mentalités vont s'armer et introduire des aménagements qui seront mieux accueillis par les jeunes en déroute. On ne dit pas qu'il faut reléguer tout de la tradition, mais il faut savoir transmettre les bonnes pratiques que la science et la technique ont par ailleurs confortées.

(Lire Lettre à ma fille d'IDIR chanteur algérien)

En Occident ce sont les institutions ou l'école qui donnent les informations aux jeunes. On sait aussi que les NTIC sont outillées pour informer même si cela peut être dangereux pour certains jeunes immatures qui n'ont pas la capacité à passer du virtuel à la réalité.
C'est en cela que le Conseil départemental 94, à travers ses missions dans les collèges organise des rencontres débats pour échanger sur la question de la sexualité ou du sentiment amoureux non sans difficulté.

Certains élèves refusent de parler, d'autres se cachent le visage, d'autres rougissent, etc.
Alors se pose la question de savoir comment faire ?

Pour certains professionnels, s'il est souhaitable que tous les élèves participent, on dira ici que le fait qu'un petit groupe parle est déjà une bonne chose et les autres en écoutant auront appris des choses.
Cette intervention est inscrite au programme et on ne peut pas refuser d'assister à la séance.
Pour notre part il n'est pas question de laisser décider l'élève sur le contenu que le professeur ou le professionnel doit dérouler. On a vu récemment en SUISSE comment une école a laissé passer un comportement au motif religieux. La République respecte les libertés privées mais quand il s'agit des espaces communs on peut négocier mais force restera à la République Dans ces rencontres c'est la prévention qui est très importante pour éviter les grossesses involontaires avec les lots de conséquences, rejet de la famille, conflits de générations intrafamiliales, les maladies sexuellement transmissibles, etc. Il faut tenter différentes astuces ou techniques de communication pour exposer, parler, présenter sans heurter les sensibilités
Une chose est à envisager avec les jeunes qui sont « moqueurs et susceptibles, il faut à l'entame mettre en place un cadre pour un bon échange : Un BREC

B -pour la bienveillance, ce qui sera dit ici ne veut pas dire qu'on pratique mais qu'on est informé, etc.
R-responsabilité


E-Exigence dire ce qu'on a envie de dire et cela mérite le respect de tous
C-Confidentialité ce qui se dit ici doit rester un secret
Une fois le cadre définit et que chacun est en confiance tout peut se dire. Les professionnels n'ont pas manqué de souligner l'invasion des parents dans leurs pratiques, en fait les parents accusent les adultes d'inciter les jeunes à la sexualité.
Il semblerait que ce ne sont pas tous les parents qui agissent ainsi puisque beaucoup apprécient cette prise en main pour informer.
Un autre argument vient perturber les professionnels quand les élèves accusent les occidentaux de faire l'amour dans la chambre à côté ou de s'embrasser devant tout le monde etc.
Oui il nous semble que ce n'est pas forcément un phénomène culturel, l'Occident a évolué mais quand on interroge les anciens ils sont perdus face aux comportements ouverts des jeunes générations.
On voit que les difficultés sont nombreuses et c'est pourquoi notre experte Hawa KEITA a choisi 5 associations qui pourront apporter des réponses, et donner des formations aux professionnels sur des sujets divers : la matrifocalité, les cultures africaines, etc.
Cette rencontre a permis d'échanger, de donner des outils, pour plus d'efficacité face aux jeunes.
Voici le poème de IDIR
Paroles de Lettre à Ma Fille
Comme tous les matins, tu es passée devant ce miroir,
Ajusté ce voile sur tes cheveux, qui devra tenir jusqu'à ce soir
Tu m'as dit au revoir d'un regard, avant de quitter la maison
Le bus t'emmène à la fac, où tu te construis un horizon.
Je suis resté immobile, j'ai pensé très fort à toi
Réalisant la joie immense de te voir vivre sous mon toit
C'est vrai, je ne te l'ai jamais dit -ni trop fort, ni tout bas
Mais tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.
Je t'ai élevée de mon mieux, et j'ai toujours fait attention
À perpétuer les règles, à respecter la tradition
Comme l'ont faits mes parents (crois moi sans riposter)
Comme le font tous ces hommes que je croise à la mosquée.
Je t'ai élevée de mon mieux comme le font tous les nôtres
Mais étais-ce pour ton bien ? Ou pour faire comme les autres ?
Tous ces doutes qui apparaissent et cette question affreuse :
C'est moi qui t'ai élevée, mais es tu seulement « heureuse » ?
Je sais que je suis sévère, et nombreux sont les interdits :
Tu rentres tout de suite après l'école et ne sort jamais le samedi
Mais plus ça va et moins j'arrive à effacer cette pensée :
« Tu songes à quoi dans ta chambre, quand tes amis vont danser ? »
Tout le monde est fier de toi, tu as toujours été une bonne élève
Mais a-t-on vu assez souvent un vrai sourire sur tes lèvres ?
Tout ça je me le demande, mais jamais en face de toi
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas…
Et si on décidait que tous les bien-pensants se taisent ?
Si pour un temps on oubliait ces convenances qui nous pèsent ?
Si pour une fois tu avais le droit de faire ce que tu veux,
Si pour une fois tu allais danser en lâchant tes cheveux…
J'veux qu'tu cries, et que tu chantes à la face du monde !
Je veux qu'tu laisses s'épanouir tous ces plaisirs qui t'inondent
J'veux qu'tu sortes, j'veux qu'tu ries, j'veux qu'tu parles l'amour
J'veux qu'tu aies le droit d'avoir 20 ans,
Au moins pour quelques jours…
Il m'a fallu du courage pour te livrer mes sentiments,
Mais si j'écrits cette lettre, c'est pour que tu saches, simplement,
Que je t'aime comme un fou, même si tu ne le vois pas,
Tu sais ma fille chez nous, il y a des choses qu'on ne dit pas.

Un autre poème qui dit beaucoup sur le regard amoureux en Afrique noire
http://www.ichrono.info/index.php/blog/item/488-rama-kam-david-diop

Pape B CISSOKO voir site www.valdemarne.fr


Cahiers africains de recherche en éducation n°15

Sous la direction de


EDUCATION AFRIQUE SUBSAHARIENNE République Démocratique du Congo

Dans un contexte de paupérisation croissante, où les inégalités sociales tendent à s'exacerber, comment offrir à tous la chance d'une éducation de qualité, qui les aide à se prendre en charge et à transformer en mieux leur environnement social ?

Comment éduquer aujourd'hui, à l'ère démocratique ?

Dans un monde sans cesse en mouvement, comment prépare les éducateurs de demain ?

Quelles leçons tirer de nos pratiques éducatives actuelles ?

Florentin Azia Dimbu est professeur des universités et doyen de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université pédagogique nationale de Kinshasa. Il est président de la section RD Congo de l'Association francophone internationale de recherche scientifique en éducation (Afirse) et initiateur de l'ONG Aide aux enfants en situation difficile (AESD), une association sans but lucratif de protection sociale des enfants de la rue.
Pierre Fonkoua est professeur titulaire des universités. Il enseigne depuis trente ans à l'ENS de Yaoundé. Chef de département des sciences de l'éducation, il est également coordonnateur de l'Unité de recherche et de formation doctorale (URFD) en sciences de l'éducation et ingénierie éducative de l'Université Yaoundé I.

 


L'écrivain algérien Kamel Daoud contre-attaque


Dissident courageux pour les uns, traître à sa communauté pour les autres, l'écrivain algérien persiste à dénoncer « la folie qui lie l'islamiste au corps de la femme », et participe le 7 octobre au Monde Festival.
Par Virginie Larousse Publié le 01 octobre 2018 à 09h15 - Mis à jour le 01 octobre 2018 à 09h15


L'écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud pose à Paris, le 14 avril 2016, après avoir reçu le prix Jean-Luc Lagardère du journaliste de l'année. JOËL SAGET / AFP
« L'Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde arabo-musulman, le rapport malade à la femme, au corps et au désir. (...) Le sexe est la plus grande misère du "monde d'Allah" », écrivait Kamel Daoud dans Le Monde du 5 février 2016, au lendemain des agressions sexuelles qui s'étaient déroulées à Cologne, le soir de la Saint-Sylvestre, impliquant de jeunes migrants.
En pleine crise des réfugiés, les propos de l'écrivain, Prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), avaient déchaîné les réactions indignées d'un collectif d'universitaires français – entre autres – qui l'avaient taxé d'islamophobie.


L'affaire avait débordé bien au-delà des milieux intellectuels, entraînant des passes d'armes d'une rare violence entre les pro et les anti-Daoud, et qui ont fini par pousser l'écrivain algérien à annoncer, quelques semaines plus tard, qu'il renonçait au journalisme pour se consacrer à la fiction.


Rendez-vous au Monde Festival : L'islam doit-il faire sa révolution sexuelle ?


Le texte et le sexe


Mais Daoud – qui, de son propre aveu, se nourrit « de l'adversité » – ne s'est pas tu bien longtemps. Lui qui a pour « [sa] terre l'affection du désenchanté. Un amour secret et fort. Une passion » n'a pu se résoudre au retrait. Le journaliste a repris la plume, dénonçant tous azimuts les dictatures arabes, la montée de l'islamisme, « les scandalisés de la vertu », « la folie qui lie l'islamiste au corps de la femme », au mépris de la fatwa de condamnation à mort émise contre lui par un imam salafiste en 2014. Son nouveau livre, Le Peintre dévorant la femme (Stock, 140 p., 17 euros), est d'ailleurs consacré au corps féminin.
Dans cet essai écrit après avoir passé une nuit au Musée Picasso, à Paris, l'auteur confronte deux visions antinomiques. La vision du peintre espagnol, pour qui « la femme est une dévoration, un corps entier que l'on ne peut saisir que dans l'étreinte, l'immédiateté érotique, le désir, la dévoration cannibale ». Et celle du djihadiste, pour qui la femme érotisée est « une anticipation scandaleuse de la femme rêvée dans le paradis, pour après la mort ».


« Tant que les religieux auront le monopole du discours sur le sexe, nous ne guérirons pas. »


Aux yeux du peintre, « il s'agit de mourir de désir » ; dans l'optique du combattant de l'organisation Etat islamique, « il s'agit de faire mourir le désir ou de mourir pour pouvoir le combler » en compagnie des houris, ces vierges censées attendre les martyrs de la foi au paradis. Et Daoud de s'insurger contre ce rapport « monstrueux et pathologique » au corps féminin, et contre l'hypocrisie des terroristes qui tuent les mécréants au motif qu'ils boivent du vin et forniquent, tout en espérant gagner le paradis d'Allah, où ces djihadistes feront de même...
Lire aussi Kamel Daoud : « L'orgasme n'est pas un complot occidental »
De fait, la sexualité occupe une place éminente dans sa réflexion. A ceux qui y voient un sujet racoleur ou anecdotique, Daoud souligne au contraire le caractère « essentiel » de cette question. « Quand on réfléchit à ce qui se passe dans le monde "arabe" ou musulman, analyse-t-il, on en revient toujours à la question du texte et du sexe, à la représentation de la femme. Si nous avons un lien pathologique avec l'être aimé, cela signifie que nous avons un lien pathologique avec l'altérité, avec les différences, avec le reste du monde. (...) Tant que les religieux auront le monopole du discours sur le sexe, nous ne guérirons pas. »
Certains diront que l'auteur de Zabor ou les psaumes (Actes Sud, 2017) « essentialise » l'islam et le monde arabe. Une accusation qui l'irrite d'autant qu'il ne réserve pas ses critiques au seul monde arabe. Il ne nie pas que l'Occident a lui aussi un rapport biaisé à la sexualité et aux femmes, et se montre solidaire du mouvement #metoo. En pointant un paradoxe : alors que, de l'autre côté de la Méditerranée, le corps de la femme est voilé, la femme occidentale est, elle, « voilée par son corps », « chosifiée ».


Un lien entre misère sexuelle et radicalisme religieux


Mais l'enjeu est d'autant plus important dans le monde arabe que le chroniqueur au Quotidien d'Oran et au Point voit un lien direct entre la misère sexuelle et la montée du radicalisme religieux, qui fonctionnent comme des vases communicants. « Lorsqu'il faut mourir pour rencontrer la femme au paradis, que l'on est contraint de mettre en sursis son propre désir, l'équation est très simple. Je ne pense pas qu'un homme qui a été aimé à 14 ans se fasse kamikaze à 16 ans. »


«L'orgasme n'est pas une traîtrise, il n'est pas un concept de l'Occident, c'est un droit universel.»


A 48 ans, l'écrivain sait d'autant mieux de quoi il parle qu'il a lui-même été attiré, dans sa jeunesse, par l'islamisme, avant de s'en détourner pour « vivre librement ». Quitte à sacrifier au confort, si l'on peut dire, d'une vie entièrement régie par les règles religieuses. « Je veux croire qu'il y a plus de dignité à vivre cette angoisse existentielle qu'à vivre le confort de la soumission. »


Et de fait, son existence n'est pas des plus confortables.

Il vit à Oran en semi-clandestinité. Incarnant tantôt la figure du dissident courageux, tantôt celle du traître à sa communauté, l'écrivain continue de tenir tête aux cheikhs qui se permettent de légiférer sur le corps des autres – et en premier lieu sur celui des femmes. Il réclame le droit pour chacun et chacune de disposer de son corps, et ce qu'il nomme le « droit à l'orgasme. (...) L'orgasme n'est pas une traîtrise, il n'est pas un concept de l'Occident, c'est un droit universel ».


https://www.lemonde.fr/festival/article/2018/10/01/l-ecrivain-algerien-kamel-daoud-contre-attaque_5362607_4415198.html

La misère sexuelle du monde arabe (Add) Par Marie Bethanie fermés


Depuis quelques jours, les médias répètent en choeur que les séries de viols en Allemagne et ailleurs en Europe ne sont pas le fait des seuls migrants syriens (ils seraient même très minoritaires), mais plutôt de demandeurs d'asile en provenance de pays du Maghreb, Tunisie, Maroc et Algérie, sans jamais mettre en avant le dénominateur commun entre la quasi totalité de ces agresseurs sexuels, qui est la pratique de l'islam.
Kamel Daoud, chroniqueur au Quotidien d'Oran, et auteur de "Meursault, contre-enquête", rebondit sur ces évènements récents et n'hésite pas à mettre le doigt sur ce qui fait si mal aux médias occidentaux : le monde arabe est malade de l'islam et de son rapport pathologique avec la femme :


"[L]'une des grandes misères d'une bonne partie du monde dit "arabe", et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme. Dans certains endroits, on la voile, on la lapide, on la tue ; au minimum, on lui reproche de semer le désordre dans la société idéale. En réponse, certains pays européens en sont venus à produire des guides de bonne conduite pour réfugiés et migrants.
Le sexe est un tabou complexe. Dans des pays comme l'Algérie, la Tunisie, la Syrie ou le Yémen, il est le produit de la culture patriarcale du conservatisme ambiant, des nouveaux codes rigoristes des islamistes et des puritanismes discrets des divers socialismes de la région. Un bon mélange pour bloquer le désir, le culpabiliser et le pousser aux marges et à la clandestinité. On est très loin de la délicieuse licence des écrits de l'âge d'or musulman, comme "Le Jardin Parfumé" de Cheikh Nefzaoui, qui traitaient sans complexe d'érotisme et du Kamasutra.
Aujourd'hui le sexe est un énorme paradoxe dans de nombreux pays arabes :

On fait comme s'il n'existait pas, mais il conditionne tous les non-dits. Nié, il pèse par son occultation. La femme a beau être voilée, elle est au centre de tous nos liens, tous nos échanges, toutes nos préoccupations.


La femme revient dans les discours quotidiens comme enjeu de virilité, d'honneur et de valeurs familiales. Dans certains pays, elle n'a accès à l'espace public que quand elle abdique son corps. La dévoiler serait dévoiler l'envie que l'islamiste, le conservateur et le jeune désoeuvré ressentent et veulent nier. Perçue comme source de déséquilibre — jupe courte, risque de séisme — elle n'est respectée que lorsque définie dans un rapport de propriété, comme épouse de X ou fille de Y.


Ces contradictions créent des tensions insupportables : le désir n'a pas d'issue ; le couple n'est plus un espace d'intimité, mais une préoccupation du groupe. Il en résulte une misère sexuelle qui mène à l'absurde ou l'hystérique. Ici aussi on espère vivre une histoire d'amour, mais on empêche la mécanique de la rencontre, de la séduction et du flirt en surveillant les femmes, en surinvestissant la question de leur virginité et en donnant des pouvoirs à la police des moeurs. On va même payer des chirurgiens pour réparer les hymens.


Dans certaines terres d'Allah, la guerre à la femme et au couple prend des airs d'inquisition. L'été, en Algérie, des brigades de salafistes et de jeunes de quartier, enrôlés grâce au discours d'imams radicaux et de télé-islamistes, surveillent les corps, surtout ceux des baigneuses en maillot. Dans les espaces publics, la police harcèle les couples, y compris les mariés. Les jardins sont interdits aux promenades d'amoureux. Les bancs sont coupés en deux afin d'empêcher qu'on ne s'y assoit côte à côte.


Résultat : on fantasme ailleurs, soit sur l'impudeur et la luxure de l'Occident, soit sur le paradis musulman et ses vierges.[...]
L'Occident s'est longtemps conforté dans l'exotisme ; celui-ci disculpe les différences. L'Orientalisme rend un peu normales les variations culturelles et excuse les dérives : Shéhérazade, le harem et la danse du voile ont dispensé certains de s'interroger sur les droits de la femme musulmane. Mais aujourd'hui, avec les derniers flux d'immigrés du Moyen-Orient et d'Afrique, le rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe.


Ce qui avait été le spectacle dépaysant de terres lointaines prend les allures d'une confrontation culturelle sur le sol même de l'Occident. Une différence autrefois désamorcée par la distance et une impression de supériorité est devenue une menace immédiate. Le grand public en Occident découvre, dans la peur et l'agitation, que dans le monde musulman le sexe est malade et que cette maladie est en train de gagner ses propres terres."


Pour approfondir le thème, cet article de Dreuz Info


Add : Un musulman (article en anglais) répond à Kamel Daoud en répliquant que l'Occident aussi a un rapport pathologique à la femme, en en faisant un objet, à travers la publicité, le féminisme, la mode "sexy" depuis le plus jeune âge, la pornographie, la séparation volontaire entre sexualité et maternité, le divorce, l'hypersexualisation de la société jusque dans les écoles. Il n'a pas tort globalement, même s'il ne voit pas que ce qui est un dérèglement dans nos sociétés occidentales appartient à la structure même de l'islam, et que ce qui est une excroissance, une maladie chez nous (une maladie, on peut en guérir), l'islam ne s'en guérira pas faute de ne plus être l'islam. Chez nous c'est un virus, dans l'islam c'est génétique
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Kamel Daoud lauréat du prix de la Revue des Deux Mondes 2019
Heulard Mégane - 23.05.2019
Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Kamel Daoud - prix de la Revue des Deux Mondes - Stock

Kamel Daoud remporte le prix de la Revue des Deux Mondes pour son ouvrage Le peintre dévorant la femme, paru chez Stock. Un titre influencé par l'exposition « Picasso 1932, année érotique », qui explore la vision du corps, entre érotisme et art, entre Orient et Occident.

Créé en 2008, le prix de la Revue des Deux Mondes distingue, chaque année, un ouvrage en langue française paru dans l'année. Il récompense un essai reconnu pour ses qualités littéraires, pour la pertinence de son sujet dans le débat d'idées contemporain et pour le regard qu'il porte sur la relation du passé au présent.

Kamel Daoud est écrivain algérien, journaliste, chroniqueur au Quotidien d'Oran et à l'hebdomadaire Le Point. Il est cette année titulaire de la nouvelle chaire d'écrivains en résidence de Sciences Po, où il participe pendant six mois à des discussions sur la création littéraire.

Kamel Daoud, écrivain au carrefour de deux civilisations, a été salué par le jury, présidé par Valérie Toranian, à la fois pour ses réflexions philosophiques et poétiques. Ainsi qu'à son engagement pour la vérité et la liberté, et ses combats contre le fondamentalisme et les idéologies. Kamel Daoud a d'ailleurs été victime d'une fatwa en 2014, après avoir critiqué le rapport des musulmans à la religion.

Il est notamment l'auteur de Meursault contre-enquête, pour lequel il a reçu le prix Goncourt du premier roman et le prix François Mauriac. Mais également pour son œuvre, Zabor ou les Psaumes, qui a été maintes fois récompensé : par le prix Méditerranée, le prix des cinq continents de la francophonie, le prix Jean-Luc Lagardère du Journaliste de l'année et le prix mondial Cino Del Duca pour l'ensemble de son œuvre.

Un résumé de l'ouvrage lauréat, Le peintre dévorant la femme :

Je suis un "Arabe" invité à passer une nuit dans le musée Picasso à Paris, un octobre au ciel mauvais pour le Méditerranéen que je suis. Une nuit, seul, en enfant gâté mais en témoin d'une confrontation possible, désirée, concoctée. J'appréhendais l'ennui cependant, ou l'impuissance.
Pour comprendre Picasso, il faut être un enfant du vers, pas du verset. Venir de cette culture-là, sous la pierre de ce palais du sel, dans ce musée, pas d'une autre. Pourtant la nuit fut pleine de révélations : sur le meurtre qui peut être au coeur de l'amour, sur ce cannibalisme passionné auquel l'orgasme sursoit, sur les miens face à l'image et le temps, sur l'attentat absolu, sur Picasso et son désespoir érotique.

Rappelons que l'année dernière c'est Stephen Smith qui avait remporté ce prix, pour son titre La Ruée vers l'Europe — la jeune Afrique en route pour le Vieux Continent publié chez Grasset.

Kamel Daoud — Le peintre dévorant la femme — Stock — 9782234083738
https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/kamel-daoud-laureat-du-prix-de-la-revue-des-deux-mondes-2019/94940

 

(ou : Saurons-nous un jour élever nos enfants ?)

Ma chère Martine, mes chers enfants, on vous le dit quelquefois mais vous n'y croyez pas trop : « La vie n'est pas un long fleuve tranquille ». Comment en effet croire à la violence et à la dureté de la vie, nous, les enfants, toujours prêts à rire, à s'amuser, nous les enfants innocents, nous les enfants encore bercés, protégés par l'amour d'une mère et par un tout petit peu de tolérance qu'accorde encore le monde des adultes à l'enfance.

Oui, mais voilà, c'est une réalité bien triste mais une réalité dont il faut que je vous parle.

Malheureusement, la violence à laquelle vous assistez sur vos consoles, n'est pas un jeu.

Dans la vraie vie, cette violence paroxysmique est encore rare, Dieu merci mais elle existe.

Ce que vous devez savoir aussi, c'est qu'il existe une autre violence à laquelle vous allez bientôt être confronté : la violence du monde du travail, la jalousie, l'ambition démesurée de certains qui peut empoisonner l'existence de tous ceux qui les fréquentent. Oui, le monde des adultes est un monde dur qui fait plus de brimades que de cadeaux. Oui, le monde des adultes est triste. Pour s'en convaincre, arrête-toi un instant et observe la foule. Les enfants bougent, s'agitent et rient. Les adultes avancent à pas lent, sont ternes et tristes à côté de ces enfants toujours joueurs. Il y a un Monde, un fossé, que dis-je, un précipice entre le monde de l'enfance et celui des adultes.

Et les tensions croissantes du Monde ne semblent pas arranger les choses. Alors, mon enfant, remercie le ciel d'avoir des parents un peu moins « bisounours » que ce que tu pourrais souhaiter. Il n'est pas question ici de violence. La violence et la cruauté envers un enfant est un crime.

Mais des parents trop protecteurs qui ne te prépareraient pas à la vie, seraient presque aussi coupables. Remercie le ciel si ta maman te demande de faire la vaisselle, tu n'auras peut-être pas, plus tard les moyens de te payer une machine à laver ou une femme de ménage. Remercie le ciel si elle t'apprend à faire la cuisine et te demande de l'aider à préparer le repas. Remercie le ciel si ton papa t'emmène avec lui travailler aux champs, à l'usine ou ailleurs et t'initie à la vraie vie.

Remercie tes parents de bien vouloir te faire entrevoir le monde dur des adultes. Ce n'est pas toujours rose mais, tel un sportif qui s'entraîne, tu te prépareras ainsi, mieux à la vraie vie et tes chances de nager correctement dans le monde dur des adultes, seront augmentées. Crois-moi, c'est une chance pour toi. Alors, remercie Papa et Maman d'avoir été quelquefois un peu dur avec toi. Ce n'est pas toujours drôle mais cela te protègera le jour où tu seras lâché seul dans le Monde.

François MICHEL, grand père de 78 ans,
Citoyen du Monde

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