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Une «passoire» pour transformer l'eau de mer en eau potable-le Sénégal pays test

Avr 21, 2017 Hit: 138 Écrit par 
Une «passoire» pour transformer l'eau de mer en eau potable-le Sénégal pays test

 

Une «passoire» pour transformer l'eau de mer en eau potable- le Sénégal l'expérimente

 Une équipe de scientifiques britannique a conçu une membrane à base d'oxyde de graphène qui permettrait de dessaler de l'eau de mer pour la rendre potable. Une invention qui pourrait aider les millions d'habitants qui n'ont toujours pas accès à l'eau potable.


Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 1,1 milliard de personnes n'ont toujours pas accès à une source d'eau salubre à travers le monde. Chaque jour, plus d'un milliard d'habitants consommeraient ainsi de l'eau contaminée, avec tous les risques que cela comporte.
C'est pour leur venir en aide que certains tentent de mettre au point des moyens permettant de traiter l'eau disponible afin de la rendre potable. Dans cette visée, des scientifiques de l'Université de Manchester viennent de réaliser un pas prometteur. Ils ont mis au point une membrane qui permettrait de dessaler efficacement de l'eau de mer pour la rendre consommable.


Une «passoire» à base de graphène


Le secret de cette sorte de «passoire» réside dans sa composition : elle est conçue à partir d'oxyde de graphène. Par le passé, ce type de membrane poreuse est apparu comme un candidat prometteur pour mettre au point de nouvelles technologies de filtration. Il a en effet démontré sa capacité à filtrer les nanoparticules, les molécules organiques et même des sels de grande taille.


En revanche, ces membranes ne parvenaient pas à bloquer les cristaux de sel classiques trop petits. En menant une précédente étude, les chercheurs britanniques se sont aperçus qu'immergées dans l'eau, les membranes à base d'oxyde de graphène avaient tendance à gonfler, ce qui permettait à certains composés de traverser leurs pores.


Grâce à une nouvelle recherche publiée dans la revue Nature Nanotechnology, l'équipe a trouvé un moyen d'empêcher ce phénomène en ajoutant des murs de résine à la membrane afin de la rendre moins perméable. Désormais, les minuscules capillaires de cette dernière parviennent à bloquer les sels et à les empêcher de passer avec les molécules d'eau.


«Un pas en avant significatif»


Selon les scientifiques, l'oxyde de graphène présenterait plusieurs avantages dont ceux d'être facile à produire, peu coûteux et de pouvoir être utilisé à plus grande échelle. «La réalisation de membranes extensibles avec une taille de pore uniforme allant jusqu'à l'échelle atomique est un pas en avant significatif», a commenté le professeur Rahul Nair, principal auteur de l'étude.
Ceci «va ouvrir de nouvelles possibilités pour améliorer l'efficacité des technologies de dessalement», des technologies de plus en plus utilisées par certains pays alors que les effets du changement climatique continuent de réduire les stocks d'eau urbains. Les Nations Unies suggèrent que d'ici 2025, 14% de la population mondiale fera face à une pénurie d'eau.


Cette technologie pourrait ainsi révolutionner la filtration de l'eau à travers le monde, en particulier pour des pays n'ayant pas les moyens de s'offrir des usines de dessalement.

Le concept pourrait même aller plus loin en permettant de filtrer des ions de façon sélective en fonction de leur taille.


«Le but ultime est de créer un dispositif de filtration qui produira de l'eau potable à partir de l'eau de mer ou d'eau insalubre avec un minimum d'énergie», a conclu dans un article accompagnant l'étude, le Dr Ram Devanathan, chercheur du Pacific Northwest National Laboratory aux États-Unis.


http://fr.canoe.ca/techno/sciences/archives/

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