High-Tech

Le Mac mini, l'ordinateur le plus abordable d'Apple-Europe 1


Europe 1 a testé le nouveau Mac mini d'Apple, un ordinateur abordable qui s'adapte à tous les usages.


TEST


Un Mac sans écran, ni clavier, mais un Mac quand même. C'est l'idée du Mac mini qui, loin d'être une solution au rabais, reste l'ordinateur le plus accessible d'Apple. Mis à jour pour la première fois depuis des années fin 2018, il fonctionne comme une unité centrale, mais est ultra-compact. Mais est-il aussi efficace que les autres modèles de la gamme Mac ? Et peut-on l'utiliser comme ordinateur principal ? Europe 1 l'a testé.


Facilité d'installation.

Le Mac mini s'utilise comme n'importe quelle unité centrale. Lors de l'installation, il est donc nécessaire de lui connecter un clavier, une souris et un écran externe. Une fois cette installation, très simple, effectuée, il est possible d'utiliser le Mac mini comme tout autre Mac. Plusieurs déclinaisons de l'appareil existent : une première équipée de 128Go de mémoire et d'un processeur Intel Core i3 avec 8Go de mémoire vive et une seconde dotée de 256Go de mémoire, d'un processeur Intel Core i5 avec 8Go de mémoire vive. De nombreuses options peuvent être ajoutées, un processeur plus puissant, jusqu'à 64Go de mémoire vive ou jusqu'à 2To de stockage par exemple. Avec de telles options, il est tout à fait possible de faire du Mac mini un ordinateur ultra-puissant apte au montage vidéo, à l'animation 3D ou encore aux logiciels de dessins gourmands. Dans notre cas, nous avons testé la deuxième version, celle équipée d'un processeur i5.


Efficace au quotidien. Une fois démarré le Mac mini ressemble à n'importe quel Mac avec la même interface. La simplicité de la navigation dans macOS permet à ceux qui découvrent le système de le prendre en main facilement et rapidement. Au quotidien, le Mac mini fait parfaitement l'affaire. Il est adapté à la bureautique, à la navigation sur internet ou encore à l'envoi de mails. Toutes les tâches s'effectuent sans aucun problème et avec une grande fluidité. La possibilité de connecter un ou deux écrans au Mac mini offre un confort supplémentaire. Surtout, grâce à la richesse de la connectique, 4 ports USB C, deux ports USB "traditionnels", un port HDMI et port Ethernet il est facile de relier tous ses accessoires à l'ordinateur sans câbles ou adaptateurs supplémentaires.


Bon élève pour la vidéo et les tâches gourmandes.

Grâce à ces caractéristiques et la possibilité de lui connecter plusieurs écrans et appareils, le Mac mini est également un très bon compagnon pour les utilisateurs professionnels désireux de réaliser du montage vidéo ou des animations 3D. Les montages à base de fichiers vidéo Ultra HD 4K que nous avons réalisé lors de notre test n'ont posé aucun problème à l'ordinateur et l'export de la vidéo à l'issue du travail était rapide. Pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin, l'ajout de quelques Go de mémoire vive peut être utile, mais le 8Go fait déjà bien l'affaire. La carte graphique, nettement améliorée par rapport au modèle précédent, explique notamment ce résultat. Il semble en revanche indispensable d'ajouter du stockage, les 128 et 256Go des modèles 'de base' étant trop limités. Il aurait même été préférable que plus de mémoire soit inclus dès le départ.


La sécurité en plus.

En plus des caractéristiques habituelles, Apple a également ajouté une puce de sécurité à son Mac mini, la puce T2. Cette dernière permet d'éviter tout vol de données sur le disque dur en le rendant illisible lorsqu'il est retiré de l'ordinateur et en vérifiant lors de chaque démarrage de l'appareil que le système d'exploitation est bien celui d'origine.

Notre avis.

Après plusieurs semaines d'utilisation, le Mac mini apparaît comme l'ordinateur de bureau idéal. A la fois compact, personnalisable, puissant et fluide, il se prête aussi bien aux tâches du quotidien qu'aux usages les plus gourmands en puissance et en énergie. Son design désormais 100% en aluminium recyclé lui offre un ressenti de haut de gamme. Il peut donc tout à fait être adopté pour de la bureautique ou par les professionnels.


Mac Mini, déjà disponible, à partir de 879 euros

Aux toilettes ou au lit, au salon, en classe, les étudiants révisent de plus en plus sur leurs téléphones- Par Le Figaro Etudiant •

 

Enfants et écrans: peut-on les débrancher? Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados - Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphones- Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant

46 % utilsent le téléphone la chambre, 18% au salon; 20% aux toilettes, 15% dans la cuisine et 1% autre....


51 % des étudiants déclarent réviser dans leur lit. Crédits photo: Peter Snaterse / Shutterstock


Le smartphone acquiert progressivement une place centrale dans les révisions des étudiants et change leur manière de travailler. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à réviser dans les WC ou allongés dans leur chambre.


Le mot «nomophobie», qui désigne la peur d'être sans son téléphone portable, a été élu mot de l'année 2018 par le Cambridge Dictionary. Et pour cause: ces appareils prennent de plus en plus d'importance dans nos vies, au point de ne plus pouvoir rien faire sans eux. Même étudier, selon une étude menée auprès de 724 étudiants par le site de soutien scolaire Kartable qui révèle que le smartphone serait en passe de devenir un outil de révision incontournable.


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Ils sont 56 % des jeunes interrogés à utiliser quotidiennement leur smartphone pour faire leurs devoirs ou réviser leurs cours. Pour presque la moitié d'entre eux, cette utilisation représente 10 à 30 minutes par jour, mais cela va plus loin pour 5 % des étudiants, qui passent plus d'une heure sur leur téléphone dans le cadre de leurs études. Dans les années à venir, le smartphone semble appelé à prendre encore plus de place dans le cadre scolaire et universitaire, puisque 93 % des jeunes interrogés prévoient de l'utiliser de plus en plus pour leurs études.
20 % des étudiants révisent aux toilettes


Et comme notre smartphone nous suit partout, cela signifie aussi que les adolescents révisent dans des lieux de moins en moins traditionnels. Terminée l'image de l'étudiant sagement assis pendant des heures devant le bureau de son studio. S'ils sont encore 44 % à travailler sur leur téléphone dans leur chambre, c'est surtout allongés sur le lit qu'ils aiment le faire, dans 51 % des cas. Enfin, 20 % d'entre eux se sentent à l'aise pour potasser leurs cours... aux toilettes.

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À l'extérieur, la possibilité de réviser sur son téléphone change aussi la donne. Le temps passé dans les transports en commun n'est désormais plus du temps perdu: 22% des jeunes interrogés l'utilisent pour travailler. Néanmoins, l'école demeure leur endroit favori pour se concentrer: ils sont 29 % à la citer en premier dans la liste de leurs lieux de prédilection pour travailler en dehors de leur domicile. Smartphone ou pas, pour réfléchir et se canaliser, un cadre de travail bien défini semble toujours aussi important pour les étudiants.


Par Guyonne de Montjou


ENQUÊTE - Tablettes, smartphones, ordinateurs... Les écrans sont partout. Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? Nous avons enquêté, sans parti pris, auprès des psychologues, parents, éducateurs et enfants.


L'appartement est plongé dans la pénombre. Les habituels cris d'enfants ont laissé place au silence. Quelqu'un retient son souffle dans la pièce voisine.

Le parquet craque. «Y a-t-il quelqu'un?» Pas de réponse. Un bruit furtif. Dans la chambre, les enfants assis sur le lit viennent de cacher la tablette sous la couette. Au sein des familles, l'écran est devenu un objet stratégique autour duquel les vies tournent, les relations se structurent, les conflits naissent. «Connecté, il devient ce lien vers le monde extérieur qu'on ne peut plus lâcher», déclare la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, qui avoue consacrer 40 % de ses consultations à ce sujet avec les jeunes, souvent lors d'un décrochage scolaire.
Téléphones, ordinateurs, télévision, tablettes... Ces outils deviennent familiers dès le plus jeune âge, parfois bien ...
Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant


Les Français préfèrent abandonner l'alcool, le sport ou le sexe plutôt que de vivre une semaine sans smartphone. Crédits photo: Shutterstock/Prostock-studio
Selon une étude, 89% des 12-14 ans possèdent un smartphone. Les jeunes filles sont plus accros à leur smartphone que les garçons. Ils passent en moyenne 2h30 devant leur écran de téléphone.
Une étude de l'opérateur téléphonique Bouygues Télécom* confirme l'addiction des jeunes à leur smartphone. Les 15-25 ans sont bien plus connectés que leurs aînés. Ils n'hésitent pas à utiliser leur smartphone quand ils sont avec leurs amis (69%), dans les transports (63%), dans la rue (61%), lors de repas de famille (41%) ou lors d'une sortie culturelle (26%). Ils passent en moyenne 2h30 devant leur smartphone, soit une heure de plus que leurs aînés.


Le smartphone apparaît pour eux comme un véritable couteau suisse. C'est avant tout un outil de sociabilité pour 94% des jeunes, grands utilisateurs de réseaux sociaux. C'est aussi un moyen de regarder la télé (63%), utiliser des applications de jeux (73%), écouter de la musique (74%) ou regarder des films ou séries en streaming (73%).


Le premier smartphone à 11 ans et demi en moyenne


43% des Français n'éteignent jamais leur smartphone, notamment lorsqu'ils vont au cinéma ou assistent à un concert, indique l'étude. Cette proportion est plus élevée chez les 15-25 ans (57%) et plus encore chez les jeunes filles (64%). Et 84% des jeunes se disent incapables de se passer de leur smartphone pendant une journée, contre 62% pour l'ensemble des Français. Lesquels préfèrent abandonner l'alcool (79%), le sport (66%), le café (61%) ou le sexe (41%) plutôt que de vivre sans smartphone pendant une semaine.


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Les jeunes sont connectés de plus en plus tôt. Ils obtiennent leur premier mobile à 11 ans et demi en moyenne. Neuf préados (12-14 ans) sur dix possèdent un smartphone, offert par leurs parents à l'entrée au collège. Les jeunes Franciliens (95%) sont plus équipés qu'en province (88%). Facebook, YouTube et Snapchat sont leurs trois applications favorites des 12-14 ans. «Les préados redoutent les temps morts et les espaces sans wi-fi. Pour eux, il est important de pouvoir se connecter en Wi-Fi à leur domicile (98%), mais aussi chez leurs copains (83%) et dans les lieux publics (79%)», remarque l'étude.
* Étude menée en ligne par l'Observatoire Bouygues Telecom des pratiques numériques des Français auprès de 2005 individus disposant d'un smartphone, issus d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus et 201 individus âgés de 12 à 14 ans.
Les étudiants qui utilisent leur smartphone en cours ont de moins bons résultats
Par Wally Bordas •


Les élèves qui utilisent leur portable en cours ont de moins bonnes notes que leurs camarades. Crédits photo: ProStockStudio - Shutterstock


Une étude menée par deux universités belges démontre que les étudiants qui ont l'habitude d'utiliser leur smartphone en cours obtiennent de moins bons résultats aux examens que leurs camarades.
Regarder des vidéos de chats sur Facebook, tester le dernier filtre à la mode sur Snapchat, lire les dernières actualités sur Twitter. Faire tout sauf ce que l'on devrait être en train de faire: travailler. Qui ne s'est encore jamais retrouvé dans cette situation, lorsque l'amphithéâtre est plein et que le cours dure trois heures?
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Selon une étude menée par l'université de Gand et l'université d'Anvers, en Belgique, l'usage du smartphone en cours aurait un impact sur la réussite aux examens. Pour établir ce constat, les chercheurs ont interrogé 696 étudiants pour connaître la fréquence d'utilisation de leur smartphone pour neuf activités différentes, comme la lecture de courriels, la recherche d'informations et la prise de photos. Ils ont ensuite comparé les réponses des élèves aux résultats obtenus aux examens.


Smartphone et concentration ne font pas bon ménage


L'étude révèle ainsi que les étudiants ayant un usage du smartphone au-dessus de la moyenne affichent approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs résultats d'examens que les autres élèves. D'ailleurs, l'échec aux examens est également plus élevé avec une utilisation accrue du smartphone. Selon l'enquête, les étudiants qui ont un usage du smartphone supérieur à la moyenne n'ont réussi que 60,6 % de leurs examens, contre 68, % pour les autres élèves.


«Ces résultats ne m'étonnent pas, témoigne Catherine Lejealle, sociologue spécialiste du digital et enseignant-chercheur à l'ISC Paris. Les étudiants pensent toujours, à tort, qu'ils sont multitâches. Or lorsque le cerveau doit faire deux choses à la fois de manière répétée, il se fatigue et il y a une saturation cognitive. Cela peut causer de vrais problèmes de fatigue», ajoute-t-elle.


Des cours plus ludiques pour accrocher les étudiants?


Simon Amez, l'un des chercheurs à l'origine de cette étude, explique sur Rtbf que les étudiants utilisent leur smartphone «pour ne rien manquer de ce qui se passe en ligne et interagir avec tout le monde». Un avis partagé par Catherine Lejealle, qui estime que si les jeunes ont tendance à utiliser leur smartphone en cours, c'est parce qu'il est «divertissant». «Les étudiants ont souvent du mal à rester attentifs en cours, et la tentation des réseaux sociaux est grande. Sur leur téléphone, ils ont accès à un contenu ludique, interactif», décrit-elle.


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L'étude révèle ainsi qu'en moyenne, les étudiants sondés consultent leur téléphone trois à cinq fois par cours et deux fois par heure d'étude. Catherine Lejealle, qui donne des cours en école de commerce, à l'ISC Paris, estime que l'«innovation pédagogique» est l'un des moyens de garder l'attention des étudiants et d'empêcher qu'ils consultent leur portable toutes les deux minutes. «Il faut trouver des formats plus motivants. Mais l'effort ne doit pas venir que des enseignants. Les élèves doivent également arriver à s'immerger, tout ne peut pas être que buzz et divertissement», argue-t-elle.
Le smartphone pourrait avoir une meilleure utilité


Sur Rtbf, Simon Amez rappelle également que des recherches antérieures avaient montré que les étudiants considèrent plus leur smartphone comme une source de divertissement plutôt que comme un outil de travail. Un aspect «regrettable» pour Catherine Lejealle. «Le smartphone, c'est l'accès gratuit au savoir, à la connaissance. C'est un outil d'égalité», exprime-t-elle.
Malgré tout, la sociologue reste optimiste. «J'observe qu'il y a souvent un sursaut chez les jeunes qui se disent, stop, je ne veux pas être tout le temps sur le portable», positive-t-elle. Et de conclure: «Quand ils ont une passion, les étudiants savent reprendre le contrôle, oublier leur smartphone et s'investir».
5 applications pour réviser le bac sur son téléphone


Par Jean-Marc De Jaeger •


Les applications permettent aux candidats au bac de réviser n'importe où et n'importe quand. Crédits photo: Syda Productions
Quiz, fiches de révision, cours audio... Des applications mobiles aident les candidats au bac à réviser leurs cours depuis leur smartphone ou tablette.
Entre deux cours, dans les transports en commun, sur la plage... Pour réviser son bac, des applications mobiles regroupent les programmes étudiés en première et terminale, agrémentés de fiches de révisions et de quiz. Voici une sélection de cinq applications mobiles qui vont permettre de réapprendre vos cours partout et tout le temps.


» Retrouvez tous les résultats du bac sur le Figaro Étudiant


1. EduQuest: quand jouer rime avec réviser
Les utilisateurs d'EduQuest incarnent un personnage.


Et si vous révisiez en mode multijoueurs? EduQuest surfe sur la vague des serious games (jeux sérieux) avec son application de révision digne d'un jeu vidéo. Les utilisateurs créent un personnage et peuvent évoluer dans l'application en solo ou avec d'autres joueurs. Les bonnes réponses délivrent des étoiles, débloquent des pouvoirs et trophées et permettent de monter de niveau. À l'origine de cette application, trois jeunes diplômés de Sciences-Po Paris et HEC. Les fiches de cours et certains quiz sont gratuits, mais certains contenus sont payants.


➔ Application disponible uniquement sur App Store.
2. Study Quizz: vérifier ses connaissances par des quiz


Une bonne manière de retenir des noms, dates ou notions? Répondre à des quiz. L'application Study Quizz en dispose de 7500 dans toutes les matières des filières ES, L, S, STMG et bac pro. Hiérarchisés par niveaux et classées par chapitres, ces questionnaires comportent des corrections rédigées par des professeurs. Les lycéens peuvent jouer en solo ou en duel et se constituer en équipe pour défendre les couleurs de leur lycée lors d'un concours annuel inter-lycées.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.
Entrainez-vous avec les annales du bac
3. MobiBac: le couteau-suisse de la révision


L'application MobiBac met à disposition des fiches de révision, des résumés audio, des concepts clés, des questionnaires et des conseils méthodologiques. Une application est disponible par niveau (première, terminale) et par série générale (ES, L, S). «Le contenu est adapté à un usage en temps limité pour faciliter les révisions entre deux cours, dans les transports, etc.», assure l'éditeur Rue des écoles, concepteur de l'application.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.


4. SnapSchool: se faire aider par d'autres lycéens


Bloqué sur un exercice de maths ou de français? Prenez-le en photo, partagez-la et faites-vous aider par un autre élève. C'est le principe de l'application d'aide aux devoirs SnapSchool. Basée sur l'entraide, elle repose sur un système de jetons: publier un devoir coûte un jeton, apporter une réponse à un devoir en fait gagner un.


5. Bac 2018: la plus complète


Cours au format vidéo, annales corrigées, sujets probables, simulateur de notes... Bac 2018, conçu par la plateforme d'éducation numérique Digischool, apparaît comme l'application de révision la plus complète. Elle contient les programmes des filières ES, L, S, STMG et STI2D. Des notifications vous informent lorsqu'une session de révisions vidéo débute en direct sur Youtube. Les candidats ayant souscrit à l'abonnement Premium (9,99€/mois) peuvent même se mettre en condition grâce à la fonctionnalité «bac blanc».
Et pour ne pas se laisser distraire...


Pour rester concentré et ne pas passer d'une tâche à une autre, utilisez des applications comme Flipd, Offtime ou QualityTimes. Elles bloquent les notifications pendant un temps donné et vous empêchent même d'ouvrir d'autres applications tant que vous n'avez pas terminé votre travail.


Solitude, manque de sommeil, émancipation plus difficile... L'usage du smartphone bouleverse les interactions sociales des adolescents, selon l'Américaine Jean M. Twenge, docteur en psychologie.
C'est un objet capable du meilleur comme du pire. L'usage du smartphone par les adolescents est au cœur d'une vaste étude menée par Jean M. Twenge*, docteur en psychologie et professeur à l'université de San Diego aux États-Unis, et relayée par le magazine américain The Atlantic . L'auteur s'interroge: «Le smartphone a-t-il tué une génération?» Et donne un début de réponse: «L'arrivée du smartphone a radicalement changé tous les aspects de la vie des adolescents, de la nature de leurs interactions sociales à leur santé mentale.»


Premier bouleversement: les outils numériques et les réseaux sociaux isolent les adolescents. La docteur, qui a mené son étude sur les jeunes nés après 1995, évoque une «génération disloquée». Elle aurait perdu l'habitude de se retrouver au skate-park ou à la piscine, préférant discuter dans des espaces virtuels. «Les jeunes qui utilisent quotidiennement les réseaux sociaux mais qui rencontrent leurs amis moins fréquemment sont les plus susceptibles d'être d'accord avec les affirmations "Je me sens souvent seul(e)", "Je me sens souvent exclu" et "Je souhaite souvent avoir de bons amis"», écrit l'auteur. La part de jeunes voyant leurs amis tous les jours ou presque a baissé de 40% entre 2000 et 2015, d'après les données qu'elle a récoltées. Selon ces données, leur activité sexuelle baisse et leur «première fois» intervient plus tardivement que dans les années 90.


Les accros au smartphone souffrent plus de solitude


Autre bouleversement: le confort et la sécurité que les adolescents éprouvent sur le Web réduisent leur volonté de s'émanciper. L'auteur cite l'exemple du permis de conduire, de plus en plus délaissé aujourd'hui, alors qu'il s'agit d'un «symbole de la liberté des adolescents inscrit dans la culture américaine». La docteur remarque, en outre, qu'ils travaillent moins que leurs aînés: à la fin des années 1970, 77% des lycéens travaillaient pendant leur année scolaire, contre 55% en 2015. De fait, l'indépendance financière est moins prioritaire qu'auparavant. Par ailleurs, les collégiens et les lycéens consacrent aujourd'hui moins de temps à leurs devoirs qu'il y a vingt ans.


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Jean M. Twenge observe une corrélation entre le temps passé devant les écrans et le sentiment de bien-être. «Toutes les activités avec écran sont liées à une baisse de bonheur et toutes les activités sans écran sont liées à une hausse du bonheur», résume-t-elle. L'usage intensif des appareils électroniques perturbe le sommeil des jeunes, ce qui peut «compromettre la réflexion et le raisonnement» et augmenter les risques de maladie, de prise de poids et d'hypertension. Un tel isolement peut conduire à la dépression, avertit l'auteur. Ceux qui utilisent des appareils électroniques au moins trois heures par jour ont 35% de risques en plus de développer des pensées suicidaires.


* L'article de The Atlantic reprend des éléments du livre «iGen. Pourquoi les enfants hyperconnectés d'aujourd'hui grandissent moins rebelles, plus tolérants et moins heureux et ne sont pas complètement préparés à l'âge adulte», de Jean M. Twenge, à paraître en septembre.
Dépression et anxiété : les réseaux sociaux impactent le moral des jeunes


Par Marine Dessaux


Une étude britannique a récemment interrogé les 14-24 ans sur leur rapports aux réseaux sociaux. Parmi les cinq réseaux les plus utilisés, quatre auraient un impact néfaste sur la santé mentale.
Instagram, Twitter, Facebook, Snapchat et YouTube: ces plateformes, à elles cinq, attirent l'attention de 91% des 16-24 ans. Entre narcissisme et harcèlement, créativité et expression de soi, les réseaux sociaux sont à l'origine d'une révolution sociale, surtout chez les «millennials» (nés entre 95 et le début des années 2000). S'appuyant sur différentes études, la Royal Society pour la santé publique a décidé de 12 facteurs pour évaluer les avantages et désavantages des réseaux sociaux chez 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans.


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YouTube est le seul à sortir du lot


La conclusion de #StatusOfMind est sans appel: les réseaux sociaux sont, en grande partie, mauvais pour le moral de ses jeunes utilisateurs. Ainsi, Instagram est considéré comme le plus néfaste suivi de près par Snapchat, puis Facebook et enfin Twitter. YouTube est la seule à sortir du lot: elle serait bénéfique pour l'humeur de ses utilisateurs notamment parce qu'elle permet de partager ses expériences de santé avec les autres, permet l'expression de soi et aide à la construction d'identité.


Anxiété, harcèlement, solitude


Selon une étude de la fondation pour la santé publique (Mental Health Foundation, 2004), le taux d'anxiété et de dépression a fait un bond de 70% chez les jeunes depuis ces 25 dernières années. #StatusofMind a corrélé ces chiffres avec l'augmentation de l'usage des réseaux sociaux au Royaume-Uni (seulement 22 % des gens avaient un profil sur un réseau social en 2006 contre 89% en 2016) et en a déduit qu'il y avait un lien entre les deux.
L'étude a établi une liste des conséquences négatives des réseaux sociaux:
● le cyber-harcèlement
● L'addiction (ou le sentiment d «angoisse à l'idée de manquer quelque chose»)
● L'anxiété
● la dépression
● le sentiment de solitude
● le manque de sommeil
● le mal-être quant au physique


Les personnes interrogées n'ont pas manqué de confirmer le poids de ces effets nocifs. De nombreux témoignages sont venus appuyer les chiffres:


Un 20-24 ans témoigne: «Les réseaux sociaux m'ont amené à ne plus manger correctement, à perdre beaucoup de poids et à entrer dans une phase de dépression. Je m'en suis finalement sorti, ce qui a été très dur. J'ai ensuite été victime de harcèlement en 5ème. Si je devais revenir sur mon expérience des réseaux sociaux, je dirais qu'ils ont été pour moi sources de problèmes et de dépression».
Un 10-14 ans, ayant pris part à l'étude, parle de l'aspect chronophage de ces plateformes: «Je passe un temps fou sur les applications des réseaux sociaux. Cela peut être très addictif. À cause de ça, je perds du temps pour réviser, ne fais pas mes devoirs, n'interagis pas avec ma famille et manque de sommeil».


Quelques points positifs


Malgré de nombreux points négatifs, les réseaux sociaux offrent certains avantages. YouTube serait bénéfique pour ses utilisateurs. «Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles: ces plateformes peuvent promouvoir un esprit de communauté et permettent d'offrir un support émotionnel», ont déclaré Shirley Cramer et Becky Inkster, deux instigatrices de l'enquête, à propos de #StatusOfMind, dans le rapport d'étude.


Les points positifs soulignés par l'enquête sont les suivants:
● la capacité d'exprimer ses émotions et ressentis
● la construction d'une identité propre
● l'apport d'un support émotionnel
● la sensation d'appartenir à une communauté
● la possibilité de créer et maintenir des relations humaines
● avoir accès aux expériences de santé qui permettent de comprendre et de s'identifier à leurs expériences pour ensuite mieux gérer ses propres problèmes
Un jeune interrogé issu de la catégorie 17-19 ans abonde dans le sens de ces données en parlant de sa propre expérience: «Je souffre d'anxiété sévère et, à plusieurs occasions, j'ai trouvé des vidéos qui mettaient des mots sur mon mal-être. En expliquant pourquoi je me sentais mal, ces vidéos m'ont fait beaucoup de bien et m'ont permis d'être plus sûr de moi».


Un appel à l'action


«L'usage des réseaux sociaux a une incidence critique sur les 16-24 ans. Ces années sont cruciales dans le développement émotionnel et psychosocial, ce qui renforce la nécessité de mieux comprendre l'impact des réseaux sociaux», ajoutent Shirley Cramer et Becky Inkster.
Dans sa conclusion, l'enquête incite différentes institution à agir en prévention des dangers des réseaux sociaux. Des mesures sont envisagées comme:
-apprendre dans les écoles comment utiliser les réseaux sociaux en toute sécurité.
-indiquer quand les photos ont été retouchées sur les réseaux sociaux.
-pouvoir discrètement signaler sur la plateforme les utilisateurs qui ont besoin d'aide psychologique.
Certaines de ces mesures sont sérieusement considérées par le gouvernement britannique.

Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphone
Par Le Figaro Etudiant


Trois quarts des collégiennes disent répondre «instantanément» à tout message reçu sur un réseau social. Crédits photo: GLYN KIRK/AFP

FIGARO DEMAIN - Le lycée de Stroud, en Angleterre, a interdit à ses élèves tout objet connecté pendant une semaine. Après avoir dénoncé l'initiative, les élèves ont bien dû constater que les résultats étaient convaincants.


«Ce n'était pas aussi dur que prévu. Les premiers jours étaient un peu bizarres, mais au bout d'une semaine, ça ne me manquait plus du tout.» Laconique, Jess Houston, 16 ans, dresse le bilan de son expérience de la semaine: cinq jours privée de tout objet digital dans l'enceinte de son école, la Stroud high school. Après avoir constaté grande quantité de jeunes obsédées par le suivi de leurs notifications sur les réseaux, ce collège-lycée pour filles du Gloucestershire, région frontalière du pays de Galles en Grande-Bretagne, a décidé de trancher dans le vif et d'interdire tout objet connecté. Concrètement, les collégiens n'ont jamais eu le droit d'apporter leurs appareils à l'école (montres connectées, smartphones...), et les lycéens seulement pendant la pause déjeuner.


Dès le départ, les collégiens ont fustigé une décision qu'ils ne se sentaient pas les épaules de tenir. Mais très vite, les discussions adoucissent le courroux des plus anxieux et les premiers effets positifs se font sentir. «Tout le monde se disait 'C'est tellement ennuyeux' (comme décision, ndlr), raconte Libby, une collégienne de 14 ans. Mais on en a parlé entre nous, et on s'est dit que cela pouvait finalement être une bonne chose.» La jeune fille reconnaît même,, qu'«il n'y a rien de pire que de parler à quelqu'un qui fait comme ça (en mimant une personne qui écrit sur son smartphone)»
50% des élèves voudraient mieux contrôler leur usage d'internet


L'école de Stroud se dresse en pionnière dans la détermination à lutter contre les problèmes d'addiction au digital. Elle travaille aussi avec des écoles primaires de la région pour créer des programmes de «désintox» aux réseaux sociaux. «Les filles sont constamment en train de se comparer les unes aux autres, précise Cindi Pride, la proviseure adjointe Cindi Pride. 'Elle a des longs cheveux, des cheveux plus blonds, de plus jolis habits, des meilleures vacances...' Les gens ne postent que les facettes dorées de leurs vies. Cette comparaison constante est dévastatrice.»


Un peu plus tôt dans l'année, l'école avait lancé une étude dans laquelle les trois quarts des collégiennes avouaient répondre «instantanément» à tout message sur un réseau social. La moitié avouait apporter leurs smartphones jusque dans leurs lits. Pourtant, 50% d'entre eux déclaraient qu'ils aimeraient se sentir d'avantage en contrôle par rapport à cet usage d'internet. «L'école doit être un endroit où ils peuvent apprendre, s'amuser, avoir de vraies relations d'amitié, et non pas se parler entre eux via Snapchat» conclut à ce propos Cindi Pride.


J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase.Jess Houston, 16 ans, élève de Stroud high school


«Avant, j'avais de grosses difficultés à faire mes devoirs, résume Jess. J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase. Mes devoirs d'une demi-heure prenaient une heure et demie. Je n'ai jamais aussi bien travaillé que cette semaine, je n'étais pas fatigué. Normalement je vais au lit mais je reste une heure sur mon téléphone avant de dormir. Cette semaine j'arrivais bien à tenir mes huit heures de sommeil par nuit, et je me levais en forme!» Et de conclure, «Il faut éduquer les jeunes à ces nouvelles méthodes. La technologie, en soi, n'est pas un problème, c'est plutôt la manière de l'utiliser qu'il faut réapprendre.»


Stroud high school n'est pas tout à fait isolé dans sa démarche. Cette année, un collège américain avait déjà proposé 100 dollars à ses élèves s'ils se privaient de leurs téléphones pendant leurs vacances. De l'autre coté de la balance, certaines applications restent bien utiles pour réviser son sur son smartphone, ou encore trouver un emploi.

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/aux-toilettes-ou-au-lit-les-etudiants-revisent-de-plus-en-plus-sur-leurs-telephones_12bc9e9e-13eb-11e9-8616-0ced9439dd56/?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190115_NL_FIGAROETUDIANT]&een=cb9e7c64cda2788553264e749862af7f&seen=6&m_i=uxOvrX35nobsPM%2BT494TpavRK6bphKaUVpiYLVlmQSTLi1FC3GJJYtM6IFwB8qMib8sfIeRhrjwxbfcfXJtQKnTbSB_QJJf9_g

Dakar : Une usine ( poop Water) qui transforme des « cacas » en « eau potable » pour les populations par Cherif Sadio superstars sn

 

Dakar : Une usine ( poop Water) qui transforme des « cacas » en « eau potable » pour les populations par Cherif Sadio superstars sn

Dans la plupart des pays occidentaux soucieux du développement et de la santé de leurs citoyens, quand un journaliste découvre une affaire louche, les juges et les procureurs s'en saisissent pour mettre la lumière dessus. Par contre dans le Tiers-Monde (comme au Sénégal, en Guinée Bissau, en Guinée Conakry etc.), quand le journaliste découvre la même chose, la justice se saisit du journaliste ou les agents des faits divers dépourvus d'honnêteté s'en saisissent pour le faire taire au profit des oligarques, des affairistes et poli-tricheurs.

Il y a une affaire d'usine de transformation d'eaux usées (ou eaux des caniveaux) en eaux potables qui défraie la chronique avec le journaliste Baba Aidara qui en parle depuis plusieurs années sans qu'on y prête attention. La machine de Bill Gates dénommée Poop Water installée au Technopole (Pikine) transformerait des cacas (déchets du WC) en « eau potable ».


Il faut retenir que la Fondation Bill Gates est la plus puissante des fondations au monde. Avec un budget de 5 milliards de dollars US (estimation de 2015), cette structure que Bill co-préside avec sa femme Mélinda pèse plus lourde que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui « veille sur la santé de la population mondiale ». Ceci dit que le mec peut contrôler l'humanité toute entière avec sa dite-fondation.
Il y a quelques années, Gates a pris l'initiative de se lancer dans la lutte contre certaines maladies et contre certains fléaux (en étant aussi actifs dans l'industrie pharmaceutique) qui touchent très souvent les pays pauvres, notamment le paludisme, le choléra, les problèmes liés au manque d'eau ou l'accès à l'eau potable etc.


Alors, à Dakar est présente cette organisation (Bill Gates Fundation) qui vient de monter une machine qui serait à l'origine d'un danger qui pourrait causer des dégâts sanitaires aux sénégalais dans les années à venir, puis qu'ils n'en savent rien déjà. Or, la publicité a été claire. Il est montré dans la vidéo publiée sur le site de la Fondation Bill Gates que cette machine produit de l'eau potable (voir vidéo). Si les faits sont avérés, les populations de Dakar devaient arrêter d'utiliser l'eau du robinet pour en faire la cuisine, puis qu'on voit déjà une jeune fille qui vend cette eau à Dakar (voir la vidéo de la publicité).
Pour rejoindre le journaliste d'investigation, Baba Aidara, la machine est installée au Sénégal sans que les populations ne soient au courant. Bon sang ! Comment peut-on boire une eau qui vient des WC ?
Même si la science a spectaculairement progressé, je trouve incohérent que les gens utilisent les eaux des WC quel que soit la transformation ou les ingrédient mélangés sans qu'ils ne sachent les risques qu'ils en courent.


Que ce soit à Paris, à Washington, à New York, à Rio de Janeiro, on te fait comprendre qu'il faut boire l'eau des bouteilles pour ne pas te créer des problèmes de santé. Donc, chez nous, toutes les ordures sont consommables sans danger.


Les prétendument aides versées en Afrique doivent être diagnostiquer et revues avant qu'elles ne débarquent. Quelque soit notre pauvreté, on doit pouvoir ouvrir nos yeux pour voir les choses de loin.
Cette machine que Baba Aidara dénonce depuis, mérite une profonde réflexion. Ce pays, je ne sais pas s'il est maudit où il est juste en phase de turbulence mais il y a un vrai problème.
© Chérif Sadio


https://superstars.sn/2018/09/05/dakar-une-usine-qui-transforme-des-cacas-en-eau-potable-pour-les-populations/

Le Nobel de physique 2018 pour le tandem franco-canadien maître de la lumière extrême

Le Nobel de physique 2018 pour le tandem franco-canadien maître de la lumière extrême
ACTUALITECLASSE SOUS :LASER , AMPLIFICATION PAR DERIVE DE FREQUENCE , CHIRPED PULSE AMPLICATION

L'Américain Arthur Ashkin, le Français Gérard Mourou et la Canadienne Donna Strickland viennent d'être récompensés par le comité Nobel pour leurs travaux sur les applications des lasers. Troisième femme à recevoir le Nobel en physique, Donna Strickland était la thésarde de Gérard Mourou quand ils ont développé ensemble une technique permettant d'obtenir des impulsions laser extrêmes.


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Comme c'est souvent le cas, le comité de la fondation Nobel vient de déjouer les prédictions, en l'occurrence pour la physique. On pouvait s'attendre à voir récompensés Thibault Damour et Alain Brillet pour leurs travaux sur les ondes gravitationnelles, qui leur avait déjà valu une médaille d'or du CNRS. Le nom d'Alain Aspect était sur les lèvres, également, à tel point qu'on ne comprend pas bien pourquoi il n'est toujours pas lauréat. Les pronostics incluaient aussi Michel Mayor et Didier Queloz pour leurs découvertes sur les exoplanètes.


Mais force est de constater que la cuvée 2018 est elle aussi pleinement justifiée. La première moitié du Nobel de physique va à l'États-unien Arthur Ashkin, né en 1922 dans une famille juive de Brooklyn (New York). Il devient le plus vieux lauréat du prix Nobel de physique qu'il reçoit à 96 ans, presque comme cadeau d'anniversaire. Arthur Ashkin (à ne pas confondre avec son aîné, Julius Ashkin, aussi physicien de talent mais dans le domaine de la physique nucléaire et des particules élémentaires) se voit récompensé pour ses travaux de pionnier sur le piégeage des particules à l'aide des faisceaux laser, travaux qui sont d'ailleurs à la base de ceux d'autres lauréats du prix Nobel de physique, notamment Claude Cohen-Tannoudji, Steven Chu et William Philips. L'accent est mis par l'académie suédoise sur la réalisation de véritables « pinces optiques » grâce aux travaux d'Ashkin. Elles permettent de se saisir de cellules vivantes individuelles et d'y étudier la machinerie moléculaire, et même de manipuler des virus et des atomes.


La deuxième moitié du prix Nobel 2018 est partagée par le Français Gérard Mourou et la Canadienne Donna Strickland, née le 27 mai 1959 à Guelph (Ontario). Celle-ci est seulement la troisième femme à recevoir un prix Nobel de physique, après Maria Goeppert-Mayer (1963) et Marie Curie (1903). Les travaux qui lui valent aujourd'hui ce prix ont été réalisés conjointement avec Gérard Mourou alors qu'il dirigeait sa thèse au milieu des années 1980. Cette récompense tranche heureusement avec le cas de plusieurs femmes oubliées du Nobel, en particulier Jocelyn Bell Burnell, pour la découverte de pulsars, et Chien-Shiung Wu, pour sa démonstration de la violation de la parité en physique des particules.


Un exposé de la Nobel de physique 2018 Donna Strickland. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ».


Des impulsions laser extrêmes pour la médecine et la chimie


Pour nous Français, c'est évidemment Gérard Mourou qui attire notre attention, bien que le prix Nobel lui soit attribué pour son travail conjoint avec Donna Strickland, à savoir leur découverte de la technique baptisée « Amplification par dérive de fréquence » (Chirped Pulse Amplication, ou CPA), qui a permis de sortir la physique des lasers d'une impasse technologique. Le problème à résoudre était en effet le suivant. La course à la production de faisceaux laser conduisait à produire des champs électriques d'amplitudes de plus en plus élevées. Ces champs devenaient alors capables de détruire les milieux matériels où ils étaient générés de par les forces exercées sur les particules chargées.

La solution trouvée par les deux chercheurs a constitué dans un premier temps à étirer des paquets d'ondes électromagnétiques de manière à faire baisser l'amplitude de ces champs électriques, puis d'amplifier raisonnablement ces champs avant de comprimer ces paquets, ce qui faisait considérablement grimper les amplitudes de champs tout en produisant des impulsions lasers très courtes.
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J'avais envie de donner de la puissance au laser.


Au final, la CPA permet de booster la puissance du laser d'un facteur compris entre 1.000 et 100.000, ouvrant l'ère des applications des lasers femtosecondes aux impulsions ultracourtes ainsi que des applications nécessitant des énergies élevées. Ces impulsions ultracourtes permettent en quelque sorte des photographies avec des « durée d'exposition » très brèves et qui plus est avec des résolutions élevées. Grâce à elles, des sortes de de vidéos accélérées à l'extrême de particules impliquées dans des réactions chimiques montrent des détails jusque-là cachés.


Les impulsions des lasers femtosecondes sont aussi utilisées depuis quelques décennies en médecine pour la chirurgie oculaire à l'aide du Lasik (Laser-Assisted In-Situ Keratomileusis). Elle permet de traiter la myopie et d'autres anomalies de la vision, comme l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie.
Un exposé du prix Nobel de physique 2018 Gérard Mourou sur ses travaux. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Optical Society


Des impulsions lasers extrêmes pour la physique des particules


Enfin, la technique CPA peut servir à construire des accélérateurs de particules miniaturisés. En créant des champs électriques plus intenses sur une petite distance, elle ouvre en effet la voie à une miniaturisation et une démocratisation (par baisse des coûts de fabrication et d'utilisation) de ces grands instruments. Des versions plus compactes et moins chères pourraient être utilisées en médecine pour guérir des cancers avec des faisceaux de particules et pourraient même devenir des successeurs du LHC.

Cela permettrait de sonder de la nouvelle physique, de créer des particules de matière et d'antimatière à partir de la lumière et du vide quantique, et même d'explorer le paradoxe de l'information des trous noirs avec des analogues de l'horizon des évènements en physique des plasmas (voir la vidéo ci-dessus).
On peut même trouver des applications dans le domaine de la gestion du problème des déchets nucléaires. Gérard Mourou s'est d'ailleurs beaucoup impliqué dans le projet Extreme Light Infrastructure (ELI) qui va dans cette direction, comme l'explique un article du Journal du CNRS mis à jour et consacré à ce prix Nobel au parcours un peu insolite.


Notre nouveau prix Nobel ne manque pas d'humour, comme le montre cette vidéo consacrée au projet ELI. © Laser fan


Né en 1944, en Ardèche, il a commencé ses études supérieures à l'université de Grenoble où il obtient une maîtrise en physique en 1967 avant de passer une thèse à Paris. Ce n'est que plus tard qu'il rejoint l'École polytechnique, après un passage au Canada, où il crée un groupe de recherche sur les sciences ultrarapides. Il part ensuite, en 1977, à l'université de Rochester, aux États-Unis, pari risqué mais audacieux et clairvoyant comme il l'explique dans l'article du CNRS. « Mes collègues français me considéraient comme fou de quitter le pays ! Mais c'était la seule possibilité de combiner physique de la matière condensée, électronique et photonique ultrarapide. Et puis j'avais envie de donner de la puissance au laser. »


Il reviendra en France par la suite où il dirigera quelque temps le Laboratoire d'optique appliquée (une UMR ENSTA ParisTech/CNRS/École polytechnique). Il sera également à l'origine de trois initiatives majeures en matière de lasers de puissance : le projet XCAN à l'École polytechnique, le laser Apollon sur le plateau de Saclay et enfin la grande infrastructure européenne ELI dont on a déjà parlé et qui, à terme, abritera les lasers les plus puissants du monde en Hongrie, Roumanie et en République tchèque.
Ce qu'il faut retenir
• Le prix Nobel de physique 2018 attribué à l'États-unien Arthur Ashkin, au Français Gérard Mourou et à la Canadienne Donna Strickland montre l'importance prise par les applications des lasers de fortes puissances.
• Arthur Ashkin le reçoit à 96 ans pour les pinces à laser alors que ses travaux ont été à la base d'autres prix Nobel.
• Gérard Mourou et Donna Strickland, la troisième femme seulement lauréat du prix Nobel de physique, ont développé une technique pour produire des impulsions lasers plus intenses et plus courtes, avec des applications potentielles en médecine et en physique notamment.

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