High-Tech

Up'Neu, le réseau social made in Sénégal-Amadou Pouye,inventeur du facebook sénégalais...

BY NINA GAMBIN  UP'NEU, LE RESEAU SOCIAL MADE IN SENEGALMICRO-MACRO


En Afrique de l'Ouest, 41% de la population a accès à Internet. Et notamment via un smartphone. Amadou Pouye, un jeune entrepreneur sénégalais, s'est donc lancé un pari fou: détrôner Facebook, avec son application « Up'Neu » 100% sénégalaise.
« Si j'atteins le million d'utilisateurs, je deviens millionnaire », rêve déjà Amadou Pouye, créateur de l'application Up'Neu (« c'est trop » en wolof, NDLR). A seulement 33 ans ce jeune entrepreneur sénégalais se voit déjà bousculer l'univers des réseaux sociaux en proposant aux internautes ce qu'il décrit comme « une expérience nouvelle qui permet aux Sénégalais de consommer local même en terme de réseau social ».


Ambitieux, il veut se mesurer aux plus grands, comme Facebook. Sur son application, les publications, dites « Up'Low », ont la particularité d'être à la fois manuscrites et audio. La transmission orale joue un rôle déterminant au Sénégal, notamment dans l'éducation des jeunes générations, et prend le pas sur l'écriture.
Cet aspect de la culture sénégalaise a motivé Amadou car « c'est plus intuitif ici au Sénégal, et cette nouvelle fonctionnalité n'existe pas sur Facebook ». De plus, elle rappelle les notes audios envoyées sur WhatsApp, très populaires au Sénégal.
Le premier réseau social sénégalais


C'est en discutant avec des amis qui habitent la ville de Touba qu'Amadou Pouye s'est lancé dans l'élaboration de Up'Neu. « Un design qui se rapproche de celui d'Instagram, épuré, le plus simple possible, avec la possibilité de faire des stories visibles de tous et des publications en accès libre aussi comme sur Facebook ». C'est ainsi qu'Amadou décrit son application, disponible sur Google Play, la plateforme de téléchargement du géant américain, notamment pour les téléphones sous Android.
Mais Amadou Pouye n'est qu'au début de son aventure. Au total ils sont 1740 utilisateurs à avoir téléchargé Up'Neu. Autant dire qu'Amadou est bien loin des deux millions d'utilisateurs que compte Facebook dans le pays.


L'application est encore en phase de test. Disponible depuis le mois de juin dernier uniquement sur Google Play, il n'a pas encore pu dupliquer son application sur l'App Store, plateforme d'Apple, ou ailleurs qu'en mobile. « L'App Store demande un codage propre à Apple et cela prend plus de temps« , souligne Amadou.


Du temps qu'il n'a pas car le concepteur a d'autres activités. Il s'occupe actuellement de la campagne du candidat à l'élection présidentielle Idrissa Seck, en réalisant des vidéos. Une activité chronophage à laquelle s'ajoute le manque de financement. « J'ai besoin d'aide financière, de ce que l'on appelle des business angels« , souligne-t-il. Il préfère donc attendre la fin de l'élection présidentielle pour développer et promouvoir Up'neu.


Au Sénégal, Facebook reste de loin, le réseau social le plus utilisé


« Mes clients potentiels restent les utilisateurs de Facebook, sur les deux millions d'utilisateurs que comptent le pays, ponctionner la moitié serait déjà un exploit », souligne le jeune entrepreneur.


Mais Amadou veut « peaufiner son projet » car il a « peur de se faire voler l'idée ». Le jeune homme a pour le moment investit 1.800.000 francs CFA (soit 2.800 euros). Pour lui Facebook est certes très populaire mais « ce n'est pas comme Snapchat qui propose un espace où l'extravagance est normale. Facebook, on ne sait pas vraiment ce qu'il vend, mise à part de l'audience en surfant sur le narcissisme de certains utilisateurs ».


Le défi de la modération


D'autres versions de l'application sont prévues. Notamment face aux risques de dérives auxquelles peuvent faire face les réseaux sociaux comme WhatsApp ou Facebook. Amadou Pouye préfère mettre en place un modérateur. Que cela soit pour éviter de choquer la communauté de « Up'neur » ou pour éviter la propagation de rumeurs, l'application permet aux utilisateurs de signaler des « Up'low » qu'ils jugent inappropriées ou choquantes.


« Au bout de seulement deux signalements, l'informaticien en charge de la modération décidera si oui ou non le post doit être supprimé », souligne l'entrepreneur. Car, ajoute-t-il, « ici les gens sont croyants et pudiques, donc il faut faire attention, les insultes aussi sont proscrites ». Bien loin de la logique de modération des géants américains.

Samuel Le Bihan a dévoilé une machine censée transformer le plastique en diesel-Christopher COSTE-Inventeur

 


Imaginé par l'association Earthwake qu'il a fondée, cet engin serait capable de transformer un kilo de plastique par heure.


ENVIRONNEMENT - Le comédien Samuel le Bihan a présenté ce lundi 10 septembre à Antibes le prototype d'une machine visant à transformer les déchets plastiques en carburants, développée par une association dont il est le fondateur.


https://www.europe1.fr/emissions/vous-etes-ou-ce-matin/a-puget-theniers-dans-les-alpes-maritimes-il-transforme-le-plastique-en-carburant-3843839 video


Cette invention alternative moins polluante pourra dépanner l'Afrique qui utilise les groupes électrogènes dans les écoles, hopitaux, etc. Donner une seconde vie au déchets plastiques. P B Cissoko


Baptisée Chrysalis, la machine a été inventée et développée par un technicien salarié de l'association Earthwake, Christopher Costes. Earthwake assure qu'elle est déjà capable de traiter un kilo de plastique par heure et de fournir ainsi de 500 à 600 grammes de diesel.


"Le but de l'association, c'est de développer des technologies pour revaloriser les déchets plastiques et stimuler le ramassage, et donc de valoriser les déchets pour créer une économie, car selon moi la vraie solution à ce problème des déchets sera économique", a indiqué le comédien de 52 ans.

Le principe est simple : une fois broyé, le plastique (polyéthylène et polypropylène) est chauffé à haute température avant d'être distillé. De l'eau pour le refroidissement et une petite alimentation électrique sont également nécessaires au processus. Le diesel est quant à lui récupéré comme carburant pour un moteur de bateau, de voiture ou pour un générateur.
"L'étape suivante, d'ici 3 à 6 mois, est de fabriquer une machine plus grande, de la taille d'un demi-container et donc facilement transportable sur une zone polluée, qui sera capable de traiter 70 kg de déchets par heure", a assuré Samuel Le Bihan, qui estime à 50.000 euros le coût de fabrication d'une telle installation et son amortissement à moins d'un an.


Prototype sur un bateau


"Nous-mêmes allons l'utiliser pour des applications vertueuses en la mettant à disposition de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) et ainsi lui fournir du carburant, mais on peut aussi imaginer dans les pays émergents, d'en installer une dans un village qui serait submergé par les déchets et qui pourrait ainsi alimenter un générateur, par exemple pour une école", a expliqué encore Samuel Le Bihan.
Son association, Earthwake, qui dispose aujourd'hui de financements de la part de fondations familiales, pourrait à terme adopter un statut d'entrprise de manière à développer ce type de solutions, a enfin précisé le comédien.


Reste à voir si des applications concrètes et rentables pourront en découler. Earthwake n'est pas la seule a s'intéresser à ce type de recyclage. En juin a déjà été mis à l'eau un prototype de bateau de 6 mètres de long, préfigurant un catamaran de 25 mètres qui doit être mis à l'eau en 2020, propulsé grâce à des déchets plastiques transformé en carburant.


Construit notamment pour tester ce système de plastique-carburant, le démonstrateur Ulysse est d'ailleurs "le premier bateau au monde à avancer aux déchets plastiques", selon ses concepteurs. Le prototype a une capacité de 5 kg/heure de plastique traité, pour une production de 3 litres de diesel et 2 litres d'essence maximum.


Une filiale de Suez travaille également sur cette question depuis 2012. De même que la société britannique Recycling Technologies qui ambitionne de produire 1000 machines de ce type d'ici 2025.


https://www.huffingtonpost.fr/2018/09/10/samuel-le-bihan-a-devoile-une-machine-cense-transformer-le-plastique-en-diesel_a_23522384/

Le Mac mini, l'ordinateur le plus abordable d'Apple-Europe 1


Europe 1 a testé le nouveau Mac mini d'Apple, un ordinateur abordable qui s'adapte à tous les usages.


TEST


Un Mac sans écran, ni clavier, mais un Mac quand même. C'est l'idée du Mac mini qui, loin d'être une solution au rabais, reste l'ordinateur le plus accessible d'Apple. Mis à jour pour la première fois depuis des années fin 2018, il fonctionne comme une unité centrale, mais est ultra-compact. Mais est-il aussi efficace que les autres modèles de la gamme Mac ? Et peut-on l'utiliser comme ordinateur principal ? Europe 1 l'a testé.


Facilité d'installation.

Le Mac mini s'utilise comme n'importe quelle unité centrale. Lors de l'installation, il est donc nécessaire de lui connecter un clavier, une souris et un écran externe. Une fois cette installation, très simple, effectuée, il est possible d'utiliser le Mac mini comme tout autre Mac. Plusieurs déclinaisons de l'appareil existent : une première équipée de 128Go de mémoire et d'un processeur Intel Core i3 avec 8Go de mémoire vive et une seconde dotée de 256Go de mémoire, d'un processeur Intel Core i5 avec 8Go de mémoire vive. De nombreuses options peuvent être ajoutées, un processeur plus puissant, jusqu'à 64Go de mémoire vive ou jusqu'à 2To de stockage par exemple. Avec de telles options, il est tout à fait possible de faire du Mac mini un ordinateur ultra-puissant apte au montage vidéo, à l'animation 3D ou encore aux logiciels de dessins gourmands. Dans notre cas, nous avons testé la deuxième version, celle équipée d'un processeur i5.


Efficace au quotidien. Une fois démarré le Mac mini ressemble à n'importe quel Mac avec la même interface. La simplicité de la navigation dans macOS permet à ceux qui découvrent le système de le prendre en main facilement et rapidement. Au quotidien, le Mac mini fait parfaitement l'affaire. Il est adapté à la bureautique, à la navigation sur internet ou encore à l'envoi de mails. Toutes les tâches s'effectuent sans aucun problème et avec une grande fluidité. La possibilité de connecter un ou deux écrans au Mac mini offre un confort supplémentaire. Surtout, grâce à la richesse de la connectique, 4 ports USB C, deux ports USB "traditionnels", un port HDMI et port Ethernet il est facile de relier tous ses accessoires à l'ordinateur sans câbles ou adaptateurs supplémentaires.


Bon élève pour la vidéo et les tâches gourmandes.

Grâce à ces caractéristiques et la possibilité de lui connecter plusieurs écrans et appareils, le Mac mini est également un très bon compagnon pour les utilisateurs professionnels désireux de réaliser du montage vidéo ou des animations 3D. Les montages à base de fichiers vidéo Ultra HD 4K que nous avons réalisé lors de notre test n'ont posé aucun problème à l'ordinateur et l'export de la vidéo à l'issue du travail était rapide. Pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin, l'ajout de quelques Go de mémoire vive peut être utile, mais le 8Go fait déjà bien l'affaire. La carte graphique, nettement améliorée par rapport au modèle précédent, explique notamment ce résultat. Il semble en revanche indispensable d'ajouter du stockage, les 128 et 256Go des modèles 'de base' étant trop limités. Il aurait même été préférable que plus de mémoire soit inclus dès le départ.


La sécurité en plus.

En plus des caractéristiques habituelles, Apple a également ajouté une puce de sécurité à son Mac mini, la puce T2. Cette dernière permet d'éviter tout vol de données sur le disque dur en le rendant illisible lorsqu'il est retiré de l'ordinateur et en vérifiant lors de chaque démarrage de l'appareil que le système d'exploitation est bien celui d'origine.

Notre avis.

Après plusieurs semaines d'utilisation, le Mac mini apparaît comme l'ordinateur de bureau idéal. A la fois compact, personnalisable, puissant et fluide, il se prête aussi bien aux tâches du quotidien qu'aux usages les plus gourmands en puissance et en énergie. Son design désormais 100% en aluminium recyclé lui offre un ressenti de haut de gamme. Il peut donc tout à fait être adopté pour de la bureautique ou par les professionnels.


Mac Mini, déjà disponible, à partir de 879 euros

Aux toilettes ou au lit, au salon, en classe, les étudiants révisent de plus en plus sur leurs téléphones- Par Le Figaro Etudiant •

 

Enfants et écrans: peut-on les débrancher? Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados - Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphones- Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant

46 % utilsent le téléphone la chambre, 18% au salon; 20% aux toilettes, 15% dans la cuisine et 1% autre....


51 % des étudiants déclarent réviser dans leur lit. Crédits photo: Peter Snaterse / Shutterstock


Le smartphone acquiert progressivement une place centrale dans les révisions des étudiants et change leur manière de travailler. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à réviser dans les WC ou allongés dans leur chambre.


Le mot «nomophobie», qui désigne la peur d'être sans son téléphone portable, a été élu mot de l'année 2018 par le Cambridge Dictionary. Et pour cause: ces appareils prennent de plus en plus d'importance dans nos vies, au point de ne plus pouvoir rien faire sans eux. Même étudier, selon une étude menée auprès de 724 étudiants par le site de soutien scolaire Kartable qui révèle que le smartphone serait en passe de devenir un outil de révision incontournable.


» LIRE AUSSI - Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Ils sont 56 % des jeunes interrogés à utiliser quotidiennement leur smartphone pour faire leurs devoirs ou réviser leurs cours. Pour presque la moitié d'entre eux, cette utilisation représente 10 à 30 minutes par jour, mais cela va plus loin pour 5 % des étudiants, qui passent plus d'une heure sur leur téléphone dans le cadre de leurs études. Dans les années à venir, le smartphone semble appelé à prendre encore plus de place dans le cadre scolaire et universitaire, puisque 93 % des jeunes interrogés prévoient de l'utiliser de plus en plus pour leurs études.
20 % des étudiants révisent aux toilettes


Et comme notre smartphone nous suit partout, cela signifie aussi que les adolescents révisent dans des lieux de moins en moins traditionnels. Terminée l'image de l'étudiant sagement assis pendant des heures devant le bureau de son studio. S'ils sont encore 44 % à travailler sur leur téléphone dans leur chambre, c'est surtout allongés sur le lit qu'ils aiment le faire, dans 51 % des cas. Enfin, 20 % d'entre eux se sentent à l'aise pour potasser leurs cours... aux toilettes.

» LIRE AUSSI - Les étudiants qui utilisent leur smartphone en cours ont de moins bons résultats


À l'extérieur, la possibilité de réviser sur son téléphone change aussi la donne. Le temps passé dans les transports en commun n'est désormais plus du temps perdu: 22% des jeunes interrogés l'utilisent pour travailler. Néanmoins, l'école demeure leur endroit favori pour se concentrer: ils sont 29 % à la citer en premier dans la liste de leurs lieux de prédilection pour travailler en dehors de leur domicile. Smartphone ou pas, pour réfléchir et se canaliser, un cadre de travail bien défini semble toujours aussi important pour les étudiants.


Par Guyonne de Montjou


ENQUÊTE - Tablettes, smartphones, ordinateurs... Les écrans sont partout. Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? Nous avons enquêté, sans parti pris, auprès des psychologues, parents, éducateurs et enfants.


L'appartement est plongé dans la pénombre. Les habituels cris d'enfants ont laissé place au silence. Quelqu'un retient son souffle dans la pièce voisine.

Le parquet craque. «Y a-t-il quelqu'un?» Pas de réponse. Un bruit furtif. Dans la chambre, les enfants assis sur le lit viennent de cacher la tablette sous la couette. Au sein des familles, l'écran est devenu un objet stratégique autour duquel les vies tournent, les relations se structurent, les conflits naissent. «Connecté, il devient ce lien vers le monde extérieur qu'on ne peut plus lâcher», déclare la psychologue clinicienne Béatrice Copper-Royer, qui avoue consacrer 40 % de ses consultations à ce sujet avec les jeunes, souvent lors d'un décrochage scolaire.
Téléphones, ordinateurs, télévision, tablettes... Ces outils deviennent familiers dès le plus jeune âge, parfois bien ...
Les jeunes se disent incapables de vivre une journée sans smartphone


Par Le Figaro Etudiant


Les Français préfèrent abandonner l'alcool, le sport ou le sexe plutôt que de vivre une semaine sans smartphone. Crédits photo: Shutterstock/Prostock-studio
Selon une étude, 89% des 12-14 ans possèdent un smartphone. Les jeunes filles sont plus accros à leur smartphone que les garçons. Ils passent en moyenne 2h30 devant leur écran de téléphone.
Une étude de l'opérateur téléphonique Bouygues Télécom* confirme l'addiction des jeunes à leur smartphone. Les 15-25 ans sont bien plus connectés que leurs aînés. Ils n'hésitent pas à utiliser leur smartphone quand ils sont avec leurs amis (69%), dans les transports (63%), dans la rue (61%), lors de repas de famille (41%) ou lors d'une sortie culturelle (26%). Ils passent en moyenne 2h30 devant leur smartphone, soit une heure de plus que leurs aînés.


Le smartphone apparaît pour eux comme un véritable couteau suisse. C'est avant tout un outil de sociabilité pour 94% des jeunes, grands utilisateurs de réseaux sociaux. C'est aussi un moyen de regarder la télé (63%), utiliser des applications de jeux (73%), écouter de la musique (74%) ou regarder des films ou séries en streaming (73%).


Le premier smartphone à 11 ans et demi en moyenne


43% des Français n'éteignent jamais leur smartphone, notamment lorsqu'ils vont au cinéma ou assistent à un concert, indique l'étude. Cette proportion est plus élevée chez les 15-25 ans (57%) et plus encore chez les jeunes filles (64%). Et 84% des jeunes se disent incapables de se passer de leur smartphone pendant une journée, contre 62% pour l'ensemble des Français. Lesquels préfèrent abandonner l'alcool (79%), le sport (66%), le café (61%) ou le sexe (41%) plutôt que de vivre sans smartphone pendant une semaine.


» LIRE AUSSI - Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados


Les jeunes sont connectés de plus en plus tôt. Ils obtiennent leur premier mobile à 11 ans et demi en moyenne. Neuf préados (12-14 ans) sur dix possèdent un smartphone, offert par leurs parents à l'entrée au collège. Les jeunes Franciliens (95%) sont plus équipés qu'en province (88%). Facebook, YouTube et Snapchat sont leurs trois applications favorites des 12-14 ans. «Les préados redoutent les temps morts et les espaces sans wi-fi. Pour eux, il est important de pouvoir se connecter en Wi-Fi à leur domicile (98%), mais aussi chez leurs copains (83%) et dans les lieux publics (79%)», remarque l'étude.
* Étude menée en ligne par l'Observatoire Bouygues Telecom des pratiques numériques des Français auprès de 2005 individus disposant d'un smartphone, issus d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus et 201 individus âgés de 12 à 14 ans.
Les étudiants qui utilisent leur smartphone en cours ont de moins bons résultats
Par Wally Bordas •


Les élèves qui utilisent leur portable en cours ont de moins bonnes notes que leurs camarades. Crédits photo: ProStockStudio - Shutterstock


Une étude menée par deux universités belges démontre que les étudiants qui ont l'habitude d'utiliser leur smartphone en cours obtiennent de moins bons résultats aux examens que leurs camarades.
Regarder des vidéos de chats sur Facebook, tester le dernier filtre à la mode sur Snapchat, lire les dernières actualités sur Twitter. Faire tout sauf ce que l'on devrait être en train de faire: travailler. Qui ne s'est encore jamais retrouvé dans cette situation, lorsque l'amphithéâtre est plein et que le cours dure trois heures?
» LIRE AUSSI - Les smartphones nuisent aux relations sociales des ados


Selon une étude menée par l'université de Gand et l'université d'Anvers, en Belgique, l'usage du smartphone en cours aurait un impact sur la réussite aux examens. Pour établir ce constat, les chercheurs ont interrogé 696 étudiants pour connaître la fréquence d'utilisation de leur smartphone pour neuf activités différentes, comme la lecture de courriels, la recherche d'informations et la prise de photos. Ils ont ensuite comparé les réponses des élèves aux résultats obtenus aux examens.


Smartphone et concentration ne font pas bon ménage


L'étude révèle ainsi que les étudiants ayant un usage du smartphone au-dessus de la moyenne affichent approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs résultats d'examens que les autres élèves. D'ailleurs, l'échec aux examens est également plus élevé avec une utilisation accrue du smartphone. Selon l'enquête, les étudiants qui ont un usage du smartphone supérieur à la moyenne n'ont réussi que 60,6 % de leurs examens, contre 68, % pour les autres élèves.


«Ces résultats ne m'étonnent pas, témoigne Catherine Lejealle, sociologue spécialiste du digital et enseignant-chercheur à l'ISC Paris. Les étudiants pensent toujours, à tort, qu'ils sont multitâches. Or lorsque le cerveau doit faire deux choses à la fois de manière répétée, il se fatigue et il y a une saturation cognitive. Cela peut causer de vrais problèmes de fatigue», ajoute-t-elle.


Des cours plus ludiques pour accrocher les étudiants?


Simon Amez, l'un des chercheurs à l'origine de cette étude, explique sur Rtbf que les étudiants utilisent leur smartphone «pour ne rien manquer de ce qui se passe en ligne et interagir avec tout le monde». Un avis partagé par Catherine Lejealle, qui estime que si les jeunes ont tendance à utiliser leur smartphone en cours, c'est parce qu'il est «divertissant». «Les étudiants ont souvent du mal à rester attentifs en cours, et la tentation des réseaux sociaux est grande. Sur leur téléphone, ils ont accès à un contenu ludique, interactif», décrit-elle.


» LIRE AUSSI - Les étudiants passent toujours plus par leur smartphone pour décrocher un emploi


L'étude révèle ainsi qu'en moyenne, les étudiants sondés consultent leur téléphone trois à cinq fois par cours et deux fois par heure d'étude. Catherine Lejealle, qui donne des cours en école de commerce, à l'ISC Paris, estime que l'«innovation pédagogique» est l'un des moyens de garder l'attention des étudiants et d'empêcher qu'ils consultent leur portable toutes les deux minutes. «Il faut trouver des formats plus motivants. Mais l'effort ne doit pas venir que des enseignants. Les élèves doivent également arriver à s'immerger, tout ne peut pas être que buzz et divertissement», argue-t-elle.
Le smartphone pourrait avoir une meilleure utilité


Sur Rtbf, Simon Amez rappelle également que des recherches antérieures avaient montré que les étudiants considèrent plus leur smartphone comme une source de divertissement plutôt que comme un outil de travail. Un aspect «regrettable» pour Catherine Lejealle. «Le smartphone, c'est l'accès gratuit au savoir, à la connaissance. C'est un outil d'égalité», exprime-t-elle.
Malgré tout, la sociologue reste optimiste. «J'observe qu'il y a souvent un sursaut chez les jeunes qui se disent, stop, je ne veux pas être tout le temps sur le portable», positive-t-elle. Et de conclure: «Quand ils ont une passion, les étudiants savent reprendre le contrôle, oublier leur smartphone et s'investir».
5 applications pour réviser le bac sur son téléphone


Par Jean-Marc De Jaeger •


Les applications permettent aux candidats au bac de réviser n'importe où et n'importe quand. Crédits photo: Syda Productions
Quiz, fiches de révision, cours audio... Des applications mobiles aident les candidats au bac à réviser leurs cours depuis leur smartphone ou tablette.
Entre deux cours, dans les transports en commun, sur la plage... Pour réviser son bac, des applications mobiles regroupent les programmes étudiés en première et terminale, agrémentés de fiches de révisions et de quiz. Voici une sélection de cinq applications mobiles qui vont permettre de réapprendre vos cours partout et tout le temps.


» Retrouvez tous les résultats du bac sur le Figaro Étudiant


1. EduQuest: quand jouer rime avec réviser
Les utilisateurs d'EduQuest incarnent un personnage.


Et si vous révisiez en mode multijoueurs? EduQuest surfe sur la vague des serious games (jeux sérieux) avec son application de révision digne d'un jeu vidéo. Les utilisateurs créent un personnage et peuvent évoluer dans l'application en solo ou avec d'autres joueurs. Les bonnes réponses délivrent des étoiles, débloquent des pouvoirs et trophées et permettent de monter de niveau. À l'origine de cette application, trois jeunes diplômés de Sciences-Po Paris et HEC. Les fiches de cours et certains quiz sont gratuits, mais certains contenus sont payants.


➔ Application disponible uniquement sur App Store.
2. Study Quizz: vérifier ses connaissances par des quiz


Une bonne manière de retenir des noms, dates ou notions? Répondre à des quiz. L'application Study Quizz en dispose de 7500 dans toutes les matières des filières ES, L, S, STMG et bac pro. Hiérarchisés par niveaux et classées par chapitres, ces questionnaires comportent des corrections rédigées par des professeurs. Les lycéens peuvent jouer en solo ou en duel et se constituer en équipe pour défendre les couleurs de leur lycée lors d'un concours annuel inter-lycées.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.
Entrainez-vous avec les annales du bac
3. MobiBac: le couteau-suisse de la révision


L'application MobiBac met à disposition des fiches de révision, des résumés audio, des concepts clés, des questionnaires et des conseils méthodologiques. Une application est disponible par niveau (première, terminale) et par série générale (ES, L, S). «Le contenu est adapté à un usage en temps limité pour faciliter les révisions entre deux cours, dans les transports, etc.», assure l'éditeur Rue des écoles, concepteur de l'application.


➔ Application disponible sur App Store et Google Play.


4. SnapSchool: se faire aider par d'autres lycéens


Bloqué sur un exercice de maths ou de français? Prenez-le en photo, partagez-la et faites-vous aider par un autre élève. C'est le principe de l'application d'aide aux devoirs SnapSchool. Basée sur l'entraide, elle repose sur un système de jetons: publier un devoir coûte un jeton, apporter une réponse à un devoir en fait gagner un.


5. Bac 2018: la plus complète


Cours au format vidéo, annales corrigées, sujets probables, simulateur de notes... Bac 2018, conçu par la plateforme d'éducation numérique Digischool, apparaît comme l'application de révision la plus complète. Elle contient les programmes des filières ES, L, S, STMG et STI2D. Des notifications vous informent lorsqu'une session de révisions vidéo débute en direct sur Youtube. Les candidats ayant souscrit à l'abonnement Premium (9,99€/mois) peuvent même se mettre en condition grâce à la fonctionnalité «bac blanc».
Et pour ne pas se laisser distraire...


Pour rester concentré et ne pas passer d'une tâche à une autre, utilisez des applications comme Flipd, Offtime ou QualityTimes. Elles bloquent les notifications pendant un temps donné et vous empêchent même d'ouvrir d'autres applications tant que vous n'avez pas terminé votre travail.


Solitude, manque de sommeil, émancipation plus difficile... L'usage du smartphone bouleverse les interactions sociales des adolescents, selon l'Américaine Jean M. Twenge, docteur en psychologie.
C'est un objet capable du meilleur comme du pire. L'usage du smartphone par les adolescents est au cœur d'une vaste étude menée par Jean M. Twenge*, docteur en psychologie et professeur à l'université de San Diego aux États-Unis, et relayée par le magazine américain The Atlantic . L'auteur s'interroge: «Le smartphone a-t-il tué une génération?» Et donne un début de réponse: «L'arrivée du smartphone a radicalement changé tous les aspects de la vie des adolescents, de la nature de leurs interactions sociales à leur santé mentale.»


Premier bouleversement: les outils numériques et les réseaux sociaux isolent les adolescents. La docteur, qui a mené son étude sur les jeunes nés après 1995, évoque une «génération disloquée». Elle aurait perdu l'habitude de se retrouver au skate-park ou à la piscine, préférant discuter dans des espaces virtuels. «Les jeunes qui utilisent quotidiennement les réseaux sociaux mais qui rencontrent leurs amis moins fréquemment sont les plus susceptibles d'être d'accord avec les affirmations "Je me sens souvent seul(e)", "Je me sens souvent exclu" et "Je souhaite souvent avoir de bons amis"», écrit l'auteur. La part de jeunes voyant leurs amis tous les jours ou presque a baissé de 40% entre 2000 et 2015, d'après les données qu'elle a récoltées. Selon ces données, leur activité sexuelle baisse et leur «première fois» intervient plus tardivement que dans les années 90.


Les accros au smartphone souffrent plus de solitude


Autre bouleversement: le confort et la sécurité que les adolescents éprouvent sur le Web réduisent leur volonté de s'émanciper. L'auteur cite l'exemple du permis de conduire, de plus en plus délaissé aujourd'hui, alors qu'il s'agit d'un «symbole de la liberté des adolescents inscrit dans la culture américaine». La docteur remarque, en outre, qu'ils travaillent moins que leurs aînés: à la fin des années 1970, 77% des lycéens travaillaient pendant leur année scolaire, contre 55% en 2015. De fait, l'indépendance financière est moins prioritaire qu'auparavant. Par ailleurs, les collégiens et les lycéens consacrent aujourd'hui moins de temps à leurs devoirs qu'il y a vingt ans.


» Lire aussi - Ces collégiens gagneront 100 dollars s'ils s'écartent de leur smartphone pendant les vacances


Jean M. Twenge observe une corrélation entre le temps passé devant les écrans et le sentiment de bien-être. «Toutes les activités avec écran sont liées à une baisse de bonheur et toutes les activités sans écran sont liées à une hausse du bonheur», résume-t-elle. L'usage intensif des appareils électroniques perturbe le sommeil des jeunes, ce qui peut «compromettre la réflexion et le raisonnement» et augmenter les risques de maladie, de prise de poids et d'hypertension. Un tel isolement peut conduire à la dépression, avertit l'auteur. Ceux qui utilisent des appareils électroniques au moins trois heures par jour ont 35% de risques en plus de développer des pensées suicidaires.


* L'article de The Atlantic reprend des éléments du livre «iGen. Pourquoi les enfants hyperconnectés d'aujourd'hui grandissent moins rebelles, plus tolérants et moins heureux et ne sont pas complètement préparés à l'âge adulte», de Jean M. Twenge, à paraître en septembre.
Dépression et anxiété : les réseaux sociaux impactent le moral des jeunes


Par Marine Dessaux


Une étude britannique a récemment interrogé les 14-24 ans sur leur rapports aux réseaux sociaux. Parmi les cinq réseaux les plus utilisés, quatre auraient un impact néfaste sur la santé mentale.
Instagram, Twitter, Facebook, Snapchat et YouTube: ces plateformes, à elles cinq, attirent l'attention de 91% des 16-24 ans. Entre narcissisme et harcèlement, créativité et expression de soi, les réseaux sociaux sont à l'origine d'une révolution sociale, surtout chez les «millennials» (nés entre 95 et le début des années 2000). S'appuyant sur différentes études, la Royal Society pour la santé publique a décidé de 12 facteurs pour évaluer les avantages et désavantages des réseaux sociaux chez 1 500 jeunes âgés de 14 à 24 ans.


»Lire aussi-Inquiétant: un jeune sur deux a déjà ressenti des troubles mentaux


YouTube est le seul à sortir du lot


La conclusion de #StatusOfMind est sans appel: les réseaux sociaux sont, en grande partie, mauvais pour le moral de ses jeunes utilisateurs. Ainsi, Instagram est considéré comme le plus néfaste suivi de près par Snapchat, puis Facebook et enfin Twitter. YouTube est la seule à sortir du lot: elle serait bénéfique pour l'humeur de ses utilisateurs notamment parce qu'elle permet de partager ses expériences de santé avec les autres, permet l'expression de soi et aide à la construction d'identité.


Anxiété, harcèlement, solitude


Selon une étude de la fondation pour la santé publique (Mental Health Foundation, 2004), le taux d'anxiété et de dépression a fait un bond de 70% chez les jeunes depuis ces 25 dernières années. #StatusofMind a corrélé ces chiffres avec l'augmentation de l'usage des réseaux sociaux au Royaume-Uni (seulement 22 % des gens avaient un profil sur un réseau social en 2006 contre 89% en 2016) et en a déduit qu'il y avait un lien entre les deux.
L'étude a établi une liste des conséquences négatives des réseaux sociaux:
● le cyber-harcèlement
● L'addiction (ou le sentiment d «angoisse à l'idée de manquer quelque chose»)
● L'anxiété
● la dépression
● le sentiment de solitude
● le manque de sommeil
● le mal-être quant au physique


Les personnes interrogées n'ont pas manqué de confirmer le poids de ces effets nocifs. De nombreux témoignages sont venus appuyer les chiffres:


Un 20-24 ans témoigne: «Les réseaux sociaux m'ont amené à ne plus manger correctement, à perdre beaucoup de poids et à entrer dans une phase de dépression. Je m'en suis finalement sorti, ce qui a été très dur. J'ai ensuite été victime de harcèlement en 5ème. Si je devais revenir sur mon expérience des réseaux sociaux, je dirais qu'ils ont été pour moi sources de problèmes et de dépression».
Un 10-14 ans, ayant pris part à l'étude, parle de l'aspect chronophage de ces plateformes: «Je passe un temps fou sur les applications des réseaux sociaux. Cela peut être très addictif. À cause de ça, je perds du temps pour réviser, ne fais pas mes devoirs, n'interagis pas avec ma famille et manque de sommeil».


Quelques points positifs


Malgré de nombreux points négatifs, les réseaux sociaux offrent certains avantages. YouTube serait bénéfique pour ses utilisateurs. «Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles: ces plateformes peuvent promouvoir un esprit de communauté et permettent d'offrir un support émotionnel», ont déclaré Shirley Cramer et Becky Inkster, deux instigatrices de l'enquête, à propos de #StatusOfMind, dans le rapport d'étude.


Les points positifs soulignés par l'enquête sont les suivants:
● la capacité d'exprimer ses émotions et ressentis
● la construction d'une identité propre
● l'apport d'un support émotionnel
● la sensation d'appartenir à une communauté
● la possibilité de créer et maintenir des relations humaines
● avoir accès aux expériences de santé qui permettent de comprendre et de s'identifier à leurs expériences pour ensuite mieux gérer ses propres problèmes
Un jeune interrogé issu de la catégorie 17-19 ans abonde dans le sens de ces données en parlant de sa propre expérience: «Je souffre d'anxiété sévère et, à plusieurs occasions, j'ai trouvé des vidéos qui mettaient des mots sur mon mal-être. En expliquant pourquoi je me sentais mal, ces vidéos m'ont fait beaucoup de bien et m'ont permis d'être plus sûr de moi».


Un appel à l'action


«L'usage des réseaux sociaux a une incidence critique sur les 16-24 ans. Ces années sont cruciales dans le développement émotionnel et psychosocial, ce qui renforce la nécessité de mieux comprendre l'impact des réseaux sociaux», ajoutent Shirley Cramer et Becky Inkster.
Dans sa conclusion, l'enquête incite différentes institution à agir en prévention des dangers des réseaux sociaux. Des mesures sont envisagées comme:
-apprendre dans les écoles comment utiliser les réseaux sociaux en toute sécurité.
-indiquer quand les photos ont été retouchées sur les réseaux sociaux.
-pouvoir discrètement signaler sur la plateforme les utilisateurs qui ont besoin d'aide psychologique.
Certaines de ces mesures sont sérieusement considérées par le gouvernement britannique.

Un lycée anglais «désintoxique» ses élèves en les privant de leurs smartphone
Par Le Figaro Etudiant


Trois quarts des collégiennes disent répondre «instantanément» à tout message reçu sur un réseau social. Crédits photo: GLYN KIRK/AFP

FIGARO DEMAIN - Le lycée de Stroud, en Angleterre, a interdit à ses élèves tout objet connecté pendant une semaine. Après avoir dénoncé l'initiative, les élèves ont bien dû constater que les résultats étaient convaincants.


«Ce n'était pas aussi dur que prévu. Les premiers jours étaient un peu bizarres, mais au bout d'une semaine, ça ne me manquait plus du tout.» Laconique, Jess Houston, 16 ans, dresse le bilan de son expérience de la semaine: cinq jours privée de tout objet digital dans l'enceinte de son école, la Stroud high school. Après avoir constaté grande quantité de jeunes obsédées par le suivi de leurs notifications sur les réseaux, ce collège-lycée pour filles du Gloucestershire, région frontalière du pays de Galles en Grande-Bretagne, a décidé de trancher dans le vif et d'interdire tout objet connecté. Concrètement, les collégiens n'ont jamais eu le droit d'apporter leurs appareils à l'école (montres connectées, smartphones...), et les lycéens seulement pendant la pause déjeuner.


Dès le départ, les collégiens ont fustigé une décision qu'ils ne se sentaient pas les épaules de tenir. Mais très vite, les discussions adoucissent le courroux des plus anxieux et les premiers effets positifs se font sentir. «Tout le monde se disait 'C'est tellement ennuyeux' (comme décision, ndlr), raconte Libby, une collégienne de 14 ans. Mais on en a parlé entre nous, et on s'est dit que cela pouvait finalement être une bonne chose.» La jeune fille reconnaît même,, qu'«il n'y a rien de pire que de parler à quelqu'un qui fait comme ça (en mimant une personne qui écrit sur son smartphone)»
50% des élèves voudraient mieux contrôler leur usage d'internet


L'école de Stroud se dresse en pionnière dans la détermination à lutter contre les problèmes d'addiction au digital. Elle travaille aussi avec des écoles primaires de la région pour créer des programmes de «désintox» aux réseaux sociaux. «Les filles sont constamment en train de se comparer les unes aux autres, précise Cindi Pride, la proviseure adjointe Cindi Pride. 'Elle a des longs cheveux, des cheveux plus blonds, de plus jolis habits, des meilleures vacances...' Les gens ne postent que les facettes dorées de leurs vies. Cette comparaison constante est dévastatrice.»


Un peu plus tôt dans l'année, l'école avait lancé une étude dans laquelle les trois quarts des collégiennes avouaient répondre «instantanément» à tout message sur un réseau social. La moitié avouait apporter leurs smartphones jusque dans leurs lits. Pourtant, 50% d'entre eux déclaraient qu'ils aimeraient se sentir d'avantage en contrôle par rapport à cet usage d'internet. «L'école doit être un endroit où ils peuvent apprendre, s'amuser, avoir de vraies relations d'amitié, et non pas se parler entre eux via Snapchat» conclut à ce propos Cindi Pride.


J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase.Jess Houston, 16 ans, élève de Stroud high school


«Avant, j'avais de grosses difficultés à faire mes devoirs, résume Jess. J'écrivais une phrase, puis j'allais sur Snapchat. Alors je réécrivais cette même phrase. Mes devoirs d'une demi-heure prenaient une heure et demie. Je n'ai jamais aussi bien travaillé que cette semaine, je n'étais pas fatigué. Normalement je vais au lit mais je reste une heure sur mon téléphone avant de dormir. Cette semaine j'arrivais bien à tenir mes huit heures de sommeil par nuit, et je me levais en forme!» Et de conclure, «Il faut éduquer les jeunes à ces nouvelles méthodes. La technologie, en soi, n'est pas un problème, c'est plutôt la manière de l'utiliser qu'il faut réapprendre.»


Stroud high school n'est pas tout à fait isolé dans sa démarche. Cette année, un collège américain avait déjà proposé 100 dollars à ses élèves s'ils se privaient de leurs téléphones pendant leurs vacances. De l'autre coté de la balance, certaines applications restent bien utiles pour réviser son sur son smartphone, ou encore trouver un emploi.

 

https://etudiant.lefigaro.fr/article/aux-toilettes-ou-au-lit-les-etudiants-revisent-de-plus-en-plus-sur-leurs-telephones_12bc9e9e-13eb-11e9-8616-0ced9439dd56/?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20190115_NL_FIGAROETUDIANT]&een=cb9e7c64cda2788553264e749862af7f&seen=6&m_i=uxOvrX35nobsPM%2BT494TpavRK6bphKaUVpiYLVlmQSTLi1FC3GJJYtM6IFwB8qMib8sfIeRhrjwxbfcfXJtQKnTbSB_QJJf9_g

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Video galleries

logotwitterFacebook