Erreur
  • Échec du chargement du fichier XML
  • http://ichrono.info/templates/sj_tech/templateDetails.xml
  • XML: failed to load external entity "http://ichrono.info/templates/sj_tech/templateDetails.xml"

Sport

Mondial 2018 : le sacre de la jeunesse conquérante

La France s’est imposée 4-2 face à la Croatie, dimanche 15 juillet, au terme d’un match épique en finale de la Coupe du monde de football. Alors qu’ils menaient 2 à 1 au terme d’une première période tendue, les Bleus ont fini par creuser l’écart, ce malgré une erreur du gardien Hugo Lloris ayant permis aux Croates de marquer un second but. Après avoir remporté le trophée en 1998, l’équipe de France décroche ainsi la deuxième étoile de son histoire. Revivez en images les explosions de joie des spectateurs français, partout en France, au fur et à mesure que les Bleus, but après but, prenaient le large.

 

Transformés par Didier Deschamps en un commando imbattable, les Bleus ont décroché dimanche une deuxième Coupe du monde en Russie, en dominant (4-2) la Croatie en finale.Kylian Mbappé a-t-il seulement pris la mesure de son exploit au moment de soulever la Coupe du monde, dimanche 15 juillet, dans le ciel pluvieux du stade Loujniki de Moscou ? Hilare sous une nuée de confettis dorés, l’insouciant attaquant des Bleus semblait avoir oublié jusqu’à son âge, 19 ans, et sa date de naissance, le 20 décembre 1998. Le prodige était encore bien au chaud dans le ventre de sa mère quand son sélectionneur, Didier Deschamps, terrassait le Brésil et remportait le tournoi planétaire, le brassard de capitaine des Tricolores au bras.

 

Lire aussi :   Le prodige Kylian Mbappé au zénith

 

Deux décennies après le sacre de Zidane et consorts, voilà que Mbappé a accroché une deuxième étoile au maillot de l’équipe de France, en renversant (4-2) la bluffante Croatie de Luka Modric, au terme d’une finale totalement débridée. D’une imparable frappe à ras de terre, l’ailier du Paris-Saint-Germain (PSG) s’est même payé le luxe d’inscrire son quatrième but de la compétition et de parachever la victoire des Bleus contre une sélection à damier usée jusqu’à la corde par ses trois prolongations avalées sur la route de Moscou.

 

« Nous serons dans l’histoire à jamais », a déclaré avec componction, entre deux pas de danse, le chef de file de la nouvelle vague – élu au passage meilleur jeune joueur du tournoi –, qui vient d’installer le football français sur le toit du monde pour quatre années.
Une machine à gagner

 

Deuxième plus jeune buteur en finale de Coupe du monde derrière le Brésilien Pelé, auteur d’un doublé lors de l’édition suédoise de 1958, à 17 ans et huit mois, Mbappé renvoie au pari fou que s’était lancé Deschamps : faire d’une sélection « verte » (26 ans de moyenne d’âge) et relativement inexpérimentée une machine à gagner. « J’avais un groupe très jeune, quatorze des vingt-trois joueurs découvraient une Coupe du monde. C’était un peu l’inconnu, mais ils l’ont fait », a souligné le Bayonnais. Ce dernier est devenu le troisième homme – après le Brésilien Mario Zagallo et l’Allemand Franz Beckenbauer – à remporter le tournoi comme joueur puis sélectionneur.

 

Lire aussi :   Pour la presse étrangère, la victoire des Bleus est « le triomphe du collectif sur les étoiles »

 

Qui aurait pu pourtant prédire le sacre de cette jeunesse conquérante, incarnée par les arrières latéraux Benjamin Pavard et Lucas Hernandez (22 ans), après son entame de tournoi laborieuse, le 16 juin, face à l’Australie ? Ce jour-là, Deschamps n’avait aligné que trois joueurs de plus de 25 ans. La courte victoire (2-1) acquise contre les Socceroos l’avait poussé à revoir son système de jeu et à sortir ses grognards Olivier Giroud et Blaise Matuidi (31 ans) du placard pour muscler sa formation.

 

Les ajustements opérés lors du succès (1-0) obtenu dans la sueur et les larmes face au Pérou, le 21 juin, ont marqué un tournant décisif. Tel un général à la tête de dociles soldats, Deschamps a alors transformé son équipe en un commando discipliné, prêt à endurer les pires souffrances pour aller jusqu’au bout.
Montée en puissance

 

Le 30 juin, en huitièmes de finale, la victoire échevelée (4-3) des Bleus contre l’Argentine de Lionel Messi a témoigné de leur montée en puissance sur le plan athlétique. Ce fut le triomphe de l’endurance, de la hargne et de la vitesse. L’infatigable milieu N’Golo Kanté a alors incarné les vertus d’une préparation physique intense, pensée pour permettre aux Tricolores de décoller à partir des matchs à élimination directe.

 

Génial stratège, abreuvé de rapports d’observation et de montages vidéo réalisés par son staff, Deschamps s’est continuellement adapté au jeu de l’adversaire pour préparer ses échéances. « Toutes les chances sont mises de notre coté, pour qu’on sache exactement ce qu’on a à faire sur le terrain », a expliqué l’avant-centre Olivier Giroud, qui n’aura donc jamais fait trembler les filets en Russie, passant le plus clair de son temps à s’époumoner pour presser l’adversaire.

 

Lire aussi :   Coupe du monde 2018 : comment la machine tricolore est montée en puissance

 

Fils spirituel de l’ex-sélectionneur Aimé Jacquet, sacré sur le banc vingt ans avant lui, Deschamps s’est appuyé sur un bloc ultra-défensif et des joueurs offensifs capables de se projeter vers l’avant et de tuer la rencontre sur des contre-attaques assassines.

 

La victoire acquise tout en maîtrise contre l’Uruguay (2-0) le 6 juillet, en quarts, a mis en relief cette impressionnante solidité doublée d’un réalisme insolent devant la cage adverse. Sous le règne de Deschamps, marqué du sceau du pragmatisme, cette équipe de France a parfois été particulièrement caricaturale, donnant l’impression de refuser le jeu et de subir pour mieux surprendre l’adversaire. Ce fut le cas contre la très spectaculaire Belgique de ce fin dribbleur d’Eden Hazard, le 10 juin, en demi-finales. Au point que les Diables rouges, mauvais perdants (0-1) et écœurés par la stratégie de démolition des Tricolores, les ont vertement dépeints en gagne-petit.

 

Lire aussi :   France-Belgique : « L’équipe qui gagnera ne sera pas meilleure que la nôtre », jugent les Belges amers

 

« Vous pouvez poser la question, sommes-nous de beaux champions du monde ? On est champions du monde, c’est ce qu’il faut retenir, a insisté Deschamps, porté en triomphe et aspergé de champagne par ses protégés. On a fait les choses mieux que les autres, avec plus de maîtrise. Les joueurs n’ont jamais rien lâché. »
« Cohésion »

 

Deux ans après sa défaite (0-1 après prolongation) en finale de l’Euro 2016 contre le Portugal, le technicien a pu également s’appuyer sur ses cadres pour prendre sa revanche. Personne ne peut reprocher au gardien Hugo Lloris sa bourde, en finale, sur le but tardif de Mario Mandzukic, qui relève de l’anecdote. Intraitable sur sa ligne, le capitaine aux 104 sélections a notamment sauvé ses troupes contre l’Uruguay en réalisant la parade du tournoi sur une tête à bout portant de Martin Caceres. Sous des trombes d’eau, il est devenu le deuxième capitaine français à se voir remettre le trophée de la Coupe du monde, vingt ans après son sélectionneur.

 

La charnière centrale composée de Raphaël Varane et de Samuel Umtiti a aussi tenu la baraque. Maîtres des airs, les deux défenseurs se sont même mués en buteurs providentiels : le premier a débloqué la situation contre l’Uruguay d’un joli coup de tête, le second a ouvert (du crâne également) à ses partenaires, face à la Belgique, les portes de la finale. Quant aux milieux Blaise Matuidi, N’Golo Kanté et Paul Pogba, auteur du troisième but – celui de la délivrance – contre la Croatie, ils ont été le rouage essentiel de la machine tricolore. Et que dire d’Antoine Griezmann, leader technique tourné vers le collectif ?

 

Lire aussi :   Coupe du monde 2018 : l’équipe de France, le sacrifice et le talent

 

Désigné meilleur joueur de la finale, ce dernier a loué la « cohésion » au sein de l’effectif français. Dans le huis clos du camp de base d’Istra, Deschamps aura enfilé son costume de DRH tout en maniant la carotte et le bâton : « J’ai parfois été dur, mais c’est pour leur bien. Le management, la psychologie, ça fait partie de mon métier. On a passé cinquante-cinq jours ensemble et il n’y a pas eu le moindre problème. »

 

Avant de regagner l’Hexagone avec ses joueurs pour parader, lundi 16 juillet après-midi, sur les Champs-Elysées, Deschamps a confirmé qu’il irait au terme de son mandat, fixé à l’Euro 2020. « Je suis convaincu que mes joueurs seront plus forts dans deux, quatre ans », a promis le sélectionneur, sous les vivats des journalistes. Des honneurs dus à son rang de « double » champion du monde.

 

Coupe du monde 2018: la France décroche sa deuxième étoile

L’équipe de France a remporté dimanche 15 juillet la Coupe du monde de football pour la deuxième fois de son histoire en battant la Croatie (4-2). Face à une valeureuse et séduisante équipe croate, les Bleus ont fait preuve de réalisme, à l’image de leur tournoi, pour décrocher une nouvelle étoile mondiale et succéder à l’Allemagne. La génération Mbappé entre dans la légende du sport français, comme celle de Zidane il y a 20 ans.

Il y a eu un 12 juillet 1998, il y a désormais un 15 juillet 2018. C’est la date de naissance officielle d’une génération dont le nom de baptême n’est pas encore tranché entre Griezmann, Pogba, Mbappé. Cela dit tout de ce qu’a été cette équipe de France : un groupe, un collectif, qui s’est trouvé pendant le tournoi. Une bande de joueurs qui a érigé le réalisme en mot d’ordre sous l’organisation pragmatique de son sélectionneur Didier Deschamps. Comme en 1998, la France a commencé sa Coupe du monde avec l’étiquette d’un outsider, et peu d’observateurs la voyaient être sacrée dimanche soir. Mais pendant que les favoris tombaient un par un (Allemagne, Espagne, Argentine, Brésil, Belgique), elle traçait sa route avec ses armes (la défense, les trois poumons de Kanté, la vitesse de Mbappé.)

Dans cette finale, la France a commencé très timidement ; peu de rythme, pressing à contretemps, peu de mouvements. C’était à se demander si ce n’étaient pas les hommes de Didier Deschamps qui avaient connu trois prolongations pour arriver en finale. Les Croates avaient l’air bien plus frais, et ce n’était pas qu’une impression. Ils ont dicté le rythme du match, pris plus d’initiatives au moment où les Bleus jouaient la prudence dans l’attente d’un contre favorable. C’est là qu’on se dit que la légendaire chance de Didier Deschamps n’est qu’une affaire de discussions de bars sportifs. Car les Bleus ont marqué sur leur première occasion du match, qui plus est, grâce à un but contre son camp de l’attaquant croate Mandzukic sur la frappe de Griezmann (18e).

Les Croates meilleurs dans le jeu et l’engagement

Les amis de Modric se sont magnifiquement repris en égalisant par Perisic sur un bel enchaînement face à un Pavard en manque de vivacité, comme toute la défense, sur cette égalisation (28e). Mais le héros croate allait relancer les Bleus, qui n’en demandaient pas tant, en touchant le ballon de la main dans la surface de réparation sur un corner de Griezmann. Penalty, après consultation de la vidéo par l’arbitre argentin, et quatrième but de Griezmann qui prend Subasic à contre-pied (38e). Sans convaincre dans le jeu, dans l’engagement où même dans la tactique, les hommes Didier Deschamps étaient devant. C’est simple : les Bleus ont disputé leur plus mauvaise mi-temps, depuis les matches de poule, face à une Croatie qui méritait mieux sur cette première période.

La pression, la peur du vide, les souvenirs de la finale de l’Euro perdue il y a deux ans face au Portugal (1-0) ont peut-être crispé les Français. Mais les protégés de Dalic étaient aussi conscients que leurs meilleures chances étaient de jouer à fond la première période, car la fatigue accumulée lors de leurs trois prolongations allait se faire sentir dans la deuxième partie de la rencontre.

Le sélectionneur Didier Deschamps porté en triomphe par ses joueurs après la victoire en finale de la Coupe du monde face à la Croatie, le 15 juillet 2018..REUTERS/Kai Pfaffenbach

Lloris relance la Croatie

La Croatie a poussé en seconde période, a mis ce qui lui restait de gaz et de cœur pour revenir, mais c’est encore la France qui a trouvé le chemin des filets avec Pogba après un excellent travail de Mbappé (59e). Le même Mbappé (19 ans), devenu le 3e plus jeune joueur à débuter la finale d'un Mondial derrière Pelé (1958 à 17 ans, 8 mois et 5 jours) et Giuseppe Bergomi (1982 à 18 ans, 6 mois et 20 jours), allait aussi marquer son empreinte dans cette rencontre. Le Parisien inscrit le quatrième but qui met définitivement la France à l’abri (65e). Et si les Croates ont continué à y croire, c’est grâce au capitaine des Bleus, Hugo Lloris, qui les relance en voulant dribbler Mandzukic après une passe en retrait d’Umtiti. L’attaquant de la Juventus, encore plein de volonté et d’engagement, réduit le score (69e) sans faire douter la France. A 20 minutes de la fin, les jambes sont lourdes pour les Croates, même s’ils s’offrent quelques occasions, mais il y a longtemps que Didier Deschamps avait décidé de fermer encore plus le jeu avec l’entrée de Steve N’Zonzi (55e), et Tolisso (73e) avant celle de Fekir (81e).

C’est la victoire d’une idée ou d’une certaine idée du jeu. La victoire selon Deschamps; un froid réalisme hérité de ses années italiennes à la Juventus Turin combiné au legs d’Aimé Jacquet, le sélectionneur qui a conduit les Bleus à la victoire de 1998 en faisant de la défense le pilier de toute victoire.

Seule la victoire est belle donc, et les Français vont savourer cette deuxième étoile et avec eux toute la France entière. C’est un fait, les réservations pour les vacances connaissent toujours un pic au lendemain de la fin de parcours de l’équipe de France de foot dans une compétition. Lundi 16 juillet ne devrait pas déroger à la règle… L’été sera beau et ensoleillé cette année en France. Avec un beau ciel… Bleu.

 

Mondial 2018: Kylian Mbappé, grandeur mature

L'attaquant de l'équipe de France, Kylian Mbappé, qui a disputé face à la Croatie à une finale de Coupe de monde (4-2), a toujours marqué son monde par sa maturité malgré ses 19 ans. Tout juste sorti de l’adolescence, il marque l’histoire du football français avec ce titre de champion du monde et son but en finale.

De notre envoyé spécial à Moscou,

« Une étoile est née », titrait le quotidien italien Corriere della Sera, une photo de Kylian Mbappé en Une, au lendemain de la victoire des Bleus face à l’Argentine de Lionel Messi. Et La Stampa de Turin a même établi la comparaison en titrant « Comme Pelé ». « A la fin d'un match épique, sept buts et une infinité d'émotions, il y a le sourire de Mbappé, petit joyau français sur les traces de Pelé », écrivait le journal. Aujourd'hui, Kylian Mbappé a accroché la deuxième étoile sur le maillot des Bleus après une victoire sur la Croatie à laquelle il a activement participé en inscrivant le quatrième but tricolore.

Kylian Mbappé marque le quatrième but français en finale de la Coupe du monde.REUTERS/Maxim Shemetov

Il maîtrise déjà les codes du métier et la communication

De ce tournoi en Russie, tout le monde se souviendra que lors de cette confrontation face à l’Argentine de Lionel Messi, Mbappé a révélé au monde son talent en plein essor, avec un doublé. « Messi peut partir tranquille, où et comme il voudra, mais nous sommes entrés dans une autre époque, celle de Kylian Mbappé, qui a eu sur la Coupe du monde le même impact que Pelé il y a soixante ans », avançait carrément LaRepubblica à Rome. France football a évoqué son « culot et talent qui ont éclaté à la face du monde ».

Plus qu’être un grand joueur, Mbappé étonne son monde. A 19 ans, à peine sorti de l’adolescence, il est conscient de ce qui lui arrive et son aisance verbale est à pointer.

Surtout, il maîtrise déjà les codes du métier et la communication comme personne. « Je ne vois qu'un seul exemple d'un type aussi posé à son âge : Basile Boli. A 18 ans, il savait exactement ce qu'il voulait. Tout était clair et précis. Il dégageait une sorte de charisme », a déclaré l'ancien entraîneur d'Auxerre Guy Roux au Parisien. « Mbappé, c'est quelqu'un de très mature. On a rarement vu ça, raconte son compatriote Samuel Umtiti. On peut parler de tout avec lui. Il ne fait pas son âge, il a la tête sur les épaules. Il sait où il veut aller et comment. C'est ce qui m'impressionne, son calme sa sérénité. » Mbappé a toujours su qu'il ne voulait pas être un figurant dans son sport en ayant l'ambition de « marquer les esprits ».

Le plus mature, le plus sûr de lui

Pour Paul Pogba, Mbappé va « apprendre » et « va gagner en expérience ». « Il est déjà en avance pour son âge. Je lui donne des conseils, mais il est assez mature, il comprend déjà des choses que moi je ne comprenais pas à son âge », a expliqué le joueur de Manchester United avant la finale.

« C’est vrai, je n’ai que 18 ans [sic], mais pour moi, ce ne sera jamais une excuse, je prends mes responsabilités et je cherche à tout donner à chacun de mes matchs », précisait l'international français juste après son arrivée au Paris Saint-Germain à l'été 2017. Surtout, comme l'avoue Samuel Umtiti, « Kylian n'aime pas qu'on lui parle de son âge ».

Emmanuel Macron remet le trophée du meilleur jeune du Mondial à Kylian Mbappé.REUTERS/Maxim Shemetov

« C’est un jeune qui a une belle maturité d’esprit, qui est lucide. Il a sûrement appris à Monaco les principes et le fonctionnement d’un footballeur professionnel grâce au centre de formation. Son environnement familial doit être très sain. Son mental facilite son épanouissement. Il a les bases du respect. Quand il parle, on sent de la sincérité et il sait dans quel monde il évolue. Il va faire une carrière exceptionnelle », raconte à RFI Patrice Neveu, ancien sélectionneur de la Mauritanie.

« Maintenant, on ne peut plus se cacher », admettait l'attaquant de l'équipe de France, après la qualification pour la finale. Et face à la Croatie, Kylian Mbappé ne s'est pas caché. Celui qui est devenu en l'espaca de deux saisons l 'un des joueurs les plus « bankables » de la planète foot change définitivement de statut avec ce titre de champion du monde, et un trophée de meilleur jeune joueur du tournoi, à même pas vingt ans. 

RFI

Mondial 2018: une équipe de France aux anges !

Loin de l’euphorie française qu’ils retrouveront dès lundi 16 juillet, les Tricolores et leur staff ont savouré ce deuxième titre à Moscou.  « On est fier de rendre les Français heureux », a déclaré le jeune Kylian Mbappé, promis à un grand destin de footballeur. Didier Deschamps, le sélectionneur, parle lui d’une génération qui n’oubliera pas ce 15 juillet 2018. Réactions.

De notre envoyé spécial à Moscou,

« C'est la vie qu'on voulait. On est fier de rendre les Français heureux. On est conscient qu'on avait ce rôle-là aussi, on voit qu'ils oublient tous leurs problèmes. On joue pour ce genre de choses, j'ai toujours dit que je ne voulais pas être que de passage dans le foot ». A quatre heures d'avion de Paris, le jeune attaquant français Kylian Mbappé résume en quelques phrases la joie des Bleus qui fêteront le titre jusqu’à très tard dans la nuit avant de rentrer dans la capitale.

« On va voir toute la ferveur du peuple français »

Au début de cette campagne russe, Paul Pogba disait que les Tricolores allaient « prendre les rênes de l'équipe de France ». Et d’ajouter : « On va essayer d'être patron ». Sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou, tous n'ont certes pas brillé dans cette finale face à la Croatie. Mais ce titre de champion du monde éclipsera certainement la bévue d’Hugo Lloris face à Mario Mandzukic.

« Quand on va rentrer en France, on va voir toute la ferveur du peuple français, cela va être quelque chose d'énorme, je n'attends que ça », raconte Benjamin Pavard, 22 ans, peu connu du public découvert par le public français après son but face à l’Argentine.

Pour Benjamin Mendy, de Manchester City, « c'est un truc de fou. C'est magnifique. Il y a beaucoup de joueurs qui en rêvent... C'est la plus belle coupe. Pendant quatre ans, elle restera à la maison ». Comme tout le groupe, il a déjà hâte de défiler sur les Champs-Elysées et d'imiter ses aînés de 1998.

« Ce soir, c’était l’apothéose »

« Le match, le terrain appartiennent aux joueurs. Ce soir, c’était l’apothéose, raconte Didier Deschamps. On partait de loin avec cette équipe jeune, même si certains avaient déjà un certain vécu.  Etre sacrés champion du monde, c’est fabuleux pour eux. C’est ce que je leur ai dit. Ces 23 joueurs seront liés à vie avec ce qui s’est passé ce soir. » Derrière lui, les joueurs crient : « Ceux qui n’ont pas cru en lui doivent le regretter! »

« Tout ça vous donne envie d’aller encore plus loin », lâche Kylian Mbappé. Jusqu’au Qatar dans quatre années pour défendre le titre ? A 19 ans, le joueur du Paris Saint-Germain avait déjà impressionné la planète foot grâce à sa folle chevauchée (chronométrée à 32,4 km/h par la Fifa) pour offrir un penalty à Antoine Griezmann puis son doublé. Il peut encore continuer à rêver !

REUTERS/Kai Pfaffenbach

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Calendrier

« Septembre 2018 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30

BANNIERE 03 UNE IKRONO

Video galleries

logotwitterFacebook