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Ligue des champions: Monaco impuissant face à la Juventus

La Juventus est venue s’imposer ce mercredi à Louis-II face à l’AS Monaco (0-2) en demi-finale aller de la Ligue des champions. Gonzalo Higuain, diablement efficace, a inscrit un doublé. L'ASM n'a rien pu faire pour renverser cette Juve implacable et sûre d'elle. Les Monégasques auront besoin d’un authentique exploit au match retour à Turin.

Une leçon de réalisme et de tactique. La fougueuse jeunesse monégasque a été matée, pour une fois cette saison, par la maîtrise de la Vieille Dame. L’AS Monaco voulait encore montrer à toute l’Europe combien elle est talentueuse cette saison. La Juventus, sûre de sa force, en a décidé autrement. Et c’est elle qui sort de cette demi-finale aller de la Ligue des champions avec la satisfaction du devoir accompli.

En une action foudroyante, la Juve a pris l’ascendant

Sans Benjamin Mendy, absent car touché aux ischio-jambiers, les Monégasques, peut-être figés par l’enjeu, ont subi la domination turinoise dans les premières minutes avant de se réveiller. Kylian Mbappé a fait frissonner les Turinois en deux occasions (12e et 16e). Mais le prodige français a trouvé sur sa route Gianluigi Buffon, qui fêtait ce mercredi son 100e match de Ligue des champions.

Et alors que le match s’équilibrait, les visiteurs ont placé une accélération dévastatrice. Paulo Dybala a lancé le contre, Gonzalo Higuain a envoyé Daniel Alves dans la profondeur, puis le Brésilien s’est enfoncé dans la surface, où il a retrouvé Higuain d’une talonnade parfaite. C’est allé vite, bien trop vite pour la défense de Monaco. L’Argentin n’avait plus qu’à ajuster Danijel Subasic (29e) pour ouvrir la marque et libérer les nombreux fans ayant franchi les Alpes pour soutenir les leaders de Serie A. Un but superbe et très caractéristique du réalisme à l’italienne.

Fatigué, Monaco n’a pu répondre au défi turinois

Toujours dans le coup, Monaco a voulu se relancer dès le début de la seconde période. Mais ce n’est pas pour rien que les Bianconeri possèdent la meilleure défense en C1 (seulement deux buts encaissés). Radamel Falcao et Bernard Silva n’ont pu tromper la vigilance de Buffon. Les jambes de Mbappé n'ont pas suffi à déstabiliser l'assise défensive italienne. L’expérimentée Juve savait comment faire déjouer une ASM fatiguée par une saison longue et éreintante : il suffisait de casser le rythme, à coups de petites et grosses fautes, tout en serrant les rangs en défense. Le résultat ? Une réussite totale.

Mieux, les protégés de Massimiliano Allegri ont trouvé la faille pour mettre Monaco groggy. Là encore, la connexion Alves-Higuain a fonctionné à merveille : centre millimétré du premier, jaillissement parfait du second entre Glik et Subasic, et le break était fait (59e). Et dire qu’avant cette demie, l’attaquant né à Brest restait sur quatre années sans but en phase éliminatoire de la Ligue des champions…

Comme un symbole, Gianluigi Buffon a privé Monaco du but de l’espoir en signant une belle parade sur une tête à bout portant de Valère Germain en fin de match (90e). Le score final (0-2) reflète la physionomie de cette demi-finale aller : la Juventus était bien plus forte, en dépit des qualités de cette équipe monégasque. La Vieille Dame est proche d’une nouvelle finale. Elle a fait la moitié du chemin. L’ASM devra réaliser un immense exploit au Juventus Stadium lors du match retour mardi 9 mai.

RFI

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Ligue des champions: Cristiano Ronaldo assomme l'Atlético Madrid

Le Real Madrid s’est imposé 3-0 en demi-finale aller de la Ligue des champions mardi 2 mai face à l’Atlético Madrid. L’international portugais, Cristiano Ronaldo, a inscrit un triplé alors que les Colchoneros, finalistes l’an dernier, n’ont pas montré grand-chose dans une rencontre souvent à sens unique.

Quelques minutes d’observation et un but de Cristiano Ronaldo pour commencer la soirée. Les joueurs du Real, qui disputent leur septième demi-finale consécutive, ont encore fait douter les Colchoneros avec cette 101e réalisation en C1 de l’attaquant portugais. Le bloc défensif de l’Atlético Madrid n’a rien pu faire face à la tête du champion d’Europe (10e).

Aucun tir cadré de l'Atlético en première période

Le Real qui possède plus d’expérience européenne n’est pas tombé dans le piège de Diego Simeone : faire déjouer l’armada offensive de Zinédine Zidane. Au bout de trente minutes, le Real avait déjà dix tirs, dont six cadrés, avec notamment un ballon croisé du droit signé Luka Modric à l’entrée de la surface (24e). Ou encore ce retourné acrobatique de Karim Benzema qui passe juste au-dessus de la cage d’Oblak (29e). Sans oublier la tête de Varane sur un corner de Kroos (15e).

Etouffé, l’Atlético Madrid ne propose rien, sinon cette riposte de l’ancien parisien Kevin Gameiro lancé dans la profondeur, et qui se heurte à la sortie de Keylor Navas dans la surface (17e). Les Colchoneros terminent la première période avec aucun tir cadré.

Pourtant, parmi les demi-finalistes, le Real Madrid reste l'équipe qui a inscrit le moins de buts en Ligue des champions cette saison (13 buts en 10 matches). Mais le réalisme des Merengues est pour le moment suffisant pour avancer dans la compétition et avoir un pied en finale de la Ligue des champions pour la quinzième fois.

103 buts pour lequadruple Ballon d'Or

La seconde période sera tout aussi limpide pour le leader de la Liga. Le deuxième but de Cristiano Ronaldo arrive à la 73e minute suite à une passe de Benzema qui permet à l'actuel Ballon d'Or de fusiller Oblak et doubler la mise. Le troisième but de Cristiano Ronaldo (103e en C1) viendra d’une contre-attaque. CR7 s'offre un une-deux avec Lucas Vazquez, et propulse le ballon dans les filets à bout portant (86e). La messe est dite.

« Leur force est de ne jamais baisser les bras, de lutter et se battre en utilisant leurs propres armes », avait raconté Zinédine Zidane en conférence de presse d’avant match. Sauf que les Colchoneros qui nous avaient habitués à un football plus rapide et incisif, n’avaient pas les cartouches nécessaires pour rivaliser avec le tenant du titre. Il reste le match retour au stade Vicente-Calderón mercredi 10 mai pour inverser la tendance et créer l'exploit. Une remontada ?

RFI

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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Mai 02, 2017
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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Battu (3-1) à Nice, dimanche 30 avril, le club parisien pourrait perdre sa couronne de champion de France, remportée quatre fois d’affilée depuis 2013.

Le parfum de fin de règne ne peut qu’écœurer les monarques accrochés à leur trône depuis des lustres. En atteste le sentiment de frustration exprimé par les joueurs du Paris-Saint-Germain, dimanche 30 avril, après leur défaite (3-1) contre l’OGC Nice, en clôture de la 35e journée de Ligue 1. Les nerfs en capilotade, au bord de l’hystérie, les protégés de l’entraîneur espagnol Unai Emery ont été blessés dans leur orgueil à l’Allianz Riviera, terminant la rencontre à neuf contre onze en raison des expulsions de Thiago Motta et d’Angel Di Maria.

Enclins à critiquer l’arbitrage de Ruddy Buquet, les quadruples champions de France en titre ont eu du mal à encaisser leur cinquième revers de la saison. Cette déconvenue scelle, selon toute vraisemblance, la fin de l’hégémonie du PSG version qatarie (580 millions d’euros de budget prévisionnel) en Ligue 1. Une écrasante domination qui s’étire depuis le printemps 2013.

La marche triomphale de Monaco

Domptés par les « Aiglons », bluffants troisièmes de Ligue 1 (avec 77 points), les Parisiens sont désormais distancés de trois points par le leader monégasque (83 unités), qui compte un match en retard.

Incapables d’entraver la marche triomphale d’un club du Rocher, devenu une machine à marquer (+ 66 de différence de buts), les joueurs d’Unai Emery ont fait mine d’y croire encore dans les couloirs de l’Allianz Riviera.

« Bien sûr qu’on pense encore au titre, on sait comment est le foot, des fois ils se passe des choses qu’on n’attend pas, a commenté Thiago Motta, qui s’était distingué en assénant un coup de tête au défenseur niçois Paul Baysse. Pourquoi pas une défaite de Monaco ? »

A trois journées du terme de la saison, les Parisiens en sont rendus à faire semblant de miser sur un improbable faux pas de l’ASM (160 millions d’euros de budget prévisionnel), qui affrontera, par ailleurs, les Italiens de la Juventus Turin en demi-finales de Ligue des champions, les 3 et 9 mai.

Pour rappel, le PSG avait remporté sa quatrième couronne d’affilée dès mars, l’année passée. Un saisissant contraste qu’a pointé l’Italien Marco Verratti : « La saison dernière on avait déjà gagné le championnat… »

Le cas Emery

Ni la victoire (4-1) en finale de la Coupe de la Ligue, le 1er avril, contre la formation de la Principauté, ni le putatif sacre en Coupe de France contre Angers (le 27 mai) ne peuvent consoler les dirigeants parisiens.

Au printemps 2016, n’avaient-ils pas poussé l’entraîneur Laurent Blanc vers la sortie pour enrôler le Basque Unai Emery, triple vainqueur de la Ligue Europa avec le FC Séville (en 2014, 2015, 2016) ?

Le technicien espagnol était censé « effectuer les petits réglages » – selon la formule utilisée en interne – qui permettraient au PSG de franchir le cap des quarts de finale de la Ligue des champions (LDC).

Après une première moitié de saison ratée, Emery avait donné l’impression de corriger le tir, l’équipe étrillant (4-0) le FC Barcelone, le 14 février, en huitièmes de finale aller de LDC. Le crash historique (6-1) de ses joueurs au Camp Nou, le 8 mars, a soudainement stoppé ce nouvel élan.

L’intersaison s’annonce agitée

Le revers face à Nice jette une lumière crue sur un exercice 2016-2017 aussi inconfortable que mouvementé pour le PSG. Jamais, depuis le sacre insolite de Montpellier, en 2012, les Parisiens n’avaient été autant déstabilisés sur la scène hexagonale.

Une mauvaise passe à laquelle s’agrègent un recrutement controversé (les cas Hatem Ben Arfa, Jesé, Grzegorz Krychowiak et Gonçalo Guedes) et des turbulences politiques : démission du directeur sportif Olivier Létang, rôle imprécis du « directeur du football », Patrick Kluivert.

Habitué à opérer une razzia ces deux dernières saisons, le PSG pourrait donc ne conserver, in fine, que deux de ses quatre titres nationaux. Une maigre récolte qui devrait irriter l’émir du Qatar, Tamim Al-Thani.

Déjà humilié en mondiovision par le Barça, le propriétaire du club maintient jusqu’à présent sa confiance à son ami et compatriote Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG depuis son rachat en 2011 par le fonds Qatar Sports Investments (QSI)

Dos au mur après la défaite à Nice, Unai Emery a, lui, invité ses joueurs à « pousser » pour la victoire en Ligue 1. Comme si l’entraîneur espagnol – plus que jamais sur un siège éjectable – se croyait encore en mesure de prolonger le règne parisien avant une intersaison qui s’annonce agitée.

Le Monde.fr

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Coupe de France: le PSG rejoint Angers en finale

Paris-Monaco, 5-0? Oui, mais c'était une ASM sans aucun titulaire habituel, logiquement écrasée par l'équipe-type du PSG, qui s'est invitée sans états d'âme à la finale de la centième Coupe de France.

Le 27 mai contre Angers au Stade de France, le club de la capitale aura la possibilité de remporter sa troisième Coupe de France d'affilée, soit la onzième de son histoire, un nouveau record national.

Monaco, confronté à un calendrier roboratif entremêlant trois compétitions (L1, C1 et donc Coupe de France), avait choisi de sacrifier la "Vieille Dame" afin d'accentuer sa priorité donnée à la Ligue 1, dont elle est leader avec un avantage certain sur le PSG (autant de points mais une bien meilleure différence de buts et un match en moins).

"On n'a pas le choix, s'était justifié mardi l'entraîneur Leonardo Jardim. Il y a deux matches avec seulement deux jours de récupération. J'ai besoin de faire tourner l'effectif afin de garder les joueurs les plus utilisés pour samedi (contre Toulouse en Ligue 1, NDLR). Si on ne tourne pas, on arrivera au mois de mai totalement morts".

- Bis voire ter -

L'affiche entre les deux meilleurs clubs français de la saison s'est du coup flétrie. Le onze monégasque fleurait fort la CFA, avec des joueurs comme Jorge, Diallo, N'Doram (le fils de Japhet), Cardona, Andzouana, Beaulieu, Mbae ou Muyumba. Et pour seuls repères, le gardien quadragénaire De Sanctis, Raggi et Germain.

Bref, une équipe bis voire ter convoquant le souvenir des "minots" de Marseille venus décrocher un valeureux 0-0 en championnat au Parc en mars 2006. Mais en fait, non, rien à voir.

Car le PSG actuel, alignant quasiment son équipe-type, a fait le travail sans forcer; il s'agissait aussi sans doute de garder des forces pour le déplacement dominical à Nice en L1.

Les jeunes Monégasques ont surtout défendu, et sont parfois parvenus à installer un faux rythme piégeux dans lequel tombaient leurs adversaires, parfois désinvoltes avec le ballon.

Mais l'écrasante domination parisienne, quoique pas si folle en occasions nettes, allait finir par se matérialiser, avec un peu de chance, et à deux moments-clefs.

- 45e but de Cavani -

Cela s'est fait en deux séquences similaires, avec à chaque fois deux buts coup sur coup, et le premier avec la collaboration malheureuse de l'adversaire.

Première séquence: pressé par Cavani, De Sanctis commet une énorme faut de mains et laisse le loisir à Draxler de débloquer le score avec son 9e but parisien (25e).

Cavani, d'une madjer inspirée (31e), inscrivait dans la foulée son 45e but personnel en autant de rencontres cette saison. Alors que le Parc commençait à s'impatienter, voilà le PSG qui menait 3-0 à la demi-heure de jeu.

Seconde séquence: Mbae marquait contre son camp sur un centre de Di María (50e), puis Matuidi, qui avait déjà trouvé le poteau (43e), plantait le clou à la réception d'un nouveau centre du même Di María (52e). Quelques minutes après la pause, déjà 4-0 et match plié. Avant que Marquinhos ne complète la "manita" (90e).

Les Monégasques, hormis la première occasion nette du match (une tête bien placée par Diallo et détournée en corner par Areola à la 20e minute), ont à peine vu le jour. Là n'était pas l'essentiel.

L'essentiel pour Paris était la qualification, histoire, à défaut de parvenir enfin dans le dernier carré de la Ligue des champions, d'espérer au moins continuer sa razzia de trophées domestiques, après ses deux quadruplés nationaux d'affilée et ses victoires en 2016-2017 dans le Trophée des Champions et la Coupe de la Ligue.

L'essentiel pour Monaco était d'enterrer la "Vieille Dame" pour passer aux choses sérieuses: la L1 et la Ligue des champions, dont elle joue les demi-finales face à la Juventus. Avec Mbappé plutôt que Mbae.

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