Sport

L’audace de Rudi Garcia avec l’Olympique de Marseille

Il n’y a pas si longtemps, la « Rudimania » s'était emparée de la ville aux sept collines  : Rome. Dans la cité magnifiée par Federico Fellini dans le film La dolce vita, Rudi Garcia a vécu un conte de fée. Aujourd’hui, l’entraîneur compte ranimer la flamme marseillaise.

Depuis 1994 et ses premiers pas comme entraîneur à l’AS Corbeil-Essonnes en région parisienne, le quinquagénaire a fait du chemin. Un doublé Coupe de France-Ligue 1 avec Lille, une histoire d’amour avec la Roma, avant un divorce. « Je suis trop reconnu dans la rue. Mais on peut aussi imaginer que lorsque les choses iront moins bien, il y aura l’excès inverse », nous racontait-il à l’époque la tête sur les épaules.

La reconstruction d’un club devenu moribond

Celui qui a été démis de ses fonctions le 13 janvier 2016 et qui a été remplacé par Luciano Spalletti a déjà un curriculum vitae bien fourni grâce à un parcours deself-made-man, comme il l’écrit dans son autobiographie. « Je n’ai pas bénéficié d’un quelconque réseau d’entraide ou profité d’un lobby spécifique pour construire pas à pas ma carrière, notamment celle d’entraîneur », avance l’ancien milieu offensif qui a permis à Gervinho ou Eden Hazard de se révéler.

En octobre 2016, Rudi Garcia est arrivé du côté de Marseille avec comme mission la reconstruction d’un club devenu moribond, mais qui a été racheté par Frank McCourt. Pour son premier match, il affronte le Paris Saint-Germain et met fin, grâce à un nul, à une série de dix défaites consécutives face au rival historique.

Pour cette nouvelle saison, Rudi Garcia a l’ambition de ramener l’OM sur le devant de la scène nationale, de ranimer la flamme. Il avance dans les colonnes deL’Equipe : « L’enthousiasme est là, la passion aussi. Mais il ne faut pas vendre n’importe quoi à nos supporters. On vend du travail, de la sueur, du beau jeu et des buts marqués parce qu’on a envie de voir ça. »

Rudi Garcia souhaite attirer « un attaquant de surface »

Pour l’heure, Rudi Garcia dit compter sur les talents de Valère Germain, l’ancien Monégasque, qu’il considère « sous-coté ». Il se dit aussi heureux d’avoir à nouveau Adil Rami à ses côtés, un défenseur qui peut « rivaliser avec n’importe quel attaquant ». « La présence de Rudi Garcia ? C’est vrai que pour moi, ça a été important. J’ai fait des choix en fonction des clubs qui sont en Ligue des champions, et aussi en fonction des entraîneurs », répond l’intéressé.

L'Olympique de Marseille a bouclé jeudi 10 août sa cinquième recrue de l'été avec Jordan Amavi. Le latéral gauche de 23 ans est arrivé en provenance d'Aston Villa en prêt. Mais Rudi Garcia souhaite aussi attirer « un attaquant de surface, un buteur, bon de la tête, puissant athlétiquement. » De quoi compléter la recrue phare de l’été : Luiz Gustavo, ancien du Bayern Munich.

Lors de la première journée du Championnat de France, l’OM a reçu et battu Dijon 3-0. Samedi 12 août, les hommes de Rudi Garcia se déplacent à Nantes. Le technicien de la cité phocéenne ne veut rien promettre pour ne pas décevoir, car comme le dit le proverbe : « Rome ne s’est pas faite en un jour ».

RFI

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Neymar au PSG: un transfert historique et des chiffres étourdissants

C’est un record dans l'histoire du football. Le PSG doit débourser au moins 222 millions d’euros pour s'offrir le jeune attaquant brésilien Neymar. Une somme phénoménale à laquelle s’ajoutent d'autres chiffres tout aussi impressionnants.

Il ne s'agit pas d'un transfert classique comme celui de Paul Pogba qui avait fait l'objet de surenchères en 2016 lors de son transfert de la Juventus Turin pour Manchester United. D'un montant de 105 millions, il avait défié la chronique. Cette fois, le PSG va devoir s’affranchir de plus du double, 222 millions d’euros, soit le montant de la clause libératoire permettant à Neymar de mettre un terme à son contrat avec le Barça qui se terminait en 2021. La somme de cette clause libératoire – un mécanisme autorisé par la ligue professionnelle espagnole – a été fixée par le club catalan.

Mais pour le PSG qui délie les cordons de sa bourse, la dépense ne va pas s'arrêter là. La star brésilienne va lui coûter beaucoup plus cher. Aux 222 millions d'euros, il faudra ajouter son salaire annuel net d'environ 30 millions d'euros, une somme qui sera majorée de 20 millions d'euros de charges sociales et patronales. C’est un peu moins que Christiano Ronaldo au Real Madrid avec 32 millions et Lionel Messi au FC Barcelone, 35 millions d’euros, mais c'est deux fois ce que Neymar gagnait au Barça. Une affaire en or.

De plus la star brésilienne a négocié un salaire net d'impôts sur le revenu. Ces impôts seront payés par le club parisien, soit environ 10 millions d'euros annuels, le tout durant les cinq années de son contrat. Et ce n'est pas fini. Restent encore à la charge du PSG 35 millions d'euros, correspondant aux commissions relatives au transfert de Neymar dont les heureux bénéficiaires sont le joueur lui-même, son père ainsi que quelques intermédiaires.

Neymar, un produit commercial

L’enjeu de ce transfert est sportif, mais il est aussi financier. Car si Neymar est un joueur d'exception, il est avant tout un produit. Des sommes colossales de retombées économiques sont attendues à tous les niveaux. Sur les 222 millions d’euros que le PSG va payer au Barça pour la clause libératoire, près de 40% devront être versés au fisc espagnol. Ensuite, ce sera au tour de l’Etat français d'en profiter. Ce transfert est une bénédiction pour ses caisses, à un moment où l’Etat se serre la ceinture. On estime à au moins 110 millions d’euros le montant des charges sociales et patronales que le PSG devra payer sur le salaire que Neymar va toucher pendant la durée de son contrat. Sans compter l’impôt sur le revenu, la TVA et d’autres impôts que l’Etat va percevoir sur la vente des produits dérivés, les billets ou encore les droits télévisés... Même si pour l’instant les spéculations les plus folles circulent, le PSG devrait être aussi le grand gagnant, selon les experts. Les recettes du club pourraient grimper jusqu’à 150 millions d’euros par an, estiment les analystes du foot : le club parisien va profiter de l’image de Neymar pour augmenter les recettes publicitaires, celles des sponsors et des équipementiers.

Le joueur devrait attirer également plus de monde dans les stades ce qui se traduit par une hausse des ventes des billets. Le transfert va également profiter à la Ligue 1. Avec une telle star, les droits télévisés du championnat français vont augmenter à l’étranger.

RFI

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Le Brésilien Neymar nouvelle tête de gondole du PSG

Ces dernières semaines, plusieurs médias avaient annoncé le départ imminent du Brésilien Neymar vers le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Cette fois, le contrat mirobolant est en passe d'être signé. Neymar serait attendu vendredi 4 août à Paris.

Après plusieurs semaines de tractations et de rumeurs en tout genre, la star brésilienne Neymar va intégrer l'effectif du Paris Saint-Germain. L'attaquant de la Seleção, aura été le grand protagoniste du feuilleton des transferts de l'été, depuis que différents médias avaient annoncé que le PSG, propriété d'un fonds souverain qatari, était prêt à payer les 222 millions d'euros de la clause libératoire de son contrat avec le Barça. Une somme record après les 105 millions d'euros, hors bonus, dépensés à l'été 2016 pour le transfert de Paul Pogba de la Juventus Turin à Manchester United.

« Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? »

Mercredi 2 août, après un passage en Chine pour sa promotion et une escale à Dubaï, le joueur de 25 ans avait quitté l’entraînement au Barça et avait dit au revoir à ses anciens coéquipiers.

Durant ce feuilleton, Neymar est toujours resté muet sur son avenir, quand d’autres prenaient la parole à sa place. Le défenseur du Barça Gerard Piqué, avait lâché sur ESPN: « Tout le monde le veut, mais il faut qu'il se décide en fonction de ses priorités. Que veut-il ? Plus d'argent ou plus de titres ? » Pour son dernier match sous le célèbre maillot « blaugrana », Neymar a remporté le premier classico de la saison face au Real Madrid (3-2).

« On attend, pour moi, c'est un joueur du Barça », avait martelé son entraîneur Ernesto Valverde. En réalité, le club catalan tremblait en coulisses alors que les rumeurs du départ de Neymar pour le PSG ne dégonflaient pas et qu'un certain fatalisme commençait même à poindre chez ses coéquipiers et dirigeants. La cote du Brésilien chez les supporters du Barça a largement dégringolé. Certains se sentent « trahis ».

La presse espagnole n’a pas été tendre avec lui. « Neymar part comme il est venu, d'embrouille en embrouille, et les poches pleines », estime El Pais, évoquant son transfert au Barça en 2011 qui a valu des poursuites en justice au joueur brésilien comme au club catalan.

Neymar « s'en va pour l'argent. Seulement pour l'argent », constate, amer, Sport, journal qui se consacre au Barça, dont la Une est barrée d'un énorme « Hasta nunca ! » (A jamais !).

Le FC Barcelone a même bloqué le paiement d’une prime de 26 millions d’euros à Neymar, dans l’attente de savoir si désormais le joueur le plus cher de l’histoire rejoignait le Paris SG. Dans le club de la capitale, Neymar devrait toucher 30 millions d’euros net par an de salaire (le double du Barça), sans compter la prime à la signature, l’argent des droits à l’image et les sponsors privés.

L'UEFA pourrait éplucher ce transfert record

Le président de la Ligue espagnole de football, Javier Tebas, avait annoncé dimanche 30 juillet à une radio qu'il allait saisir l'UEFA d'une plainte visant le Paris SG pour non-respect des règles de fair-play financier imposées aux clubs, dans le cadre d'un éventuel transfert de Neymar. L'organisation ne devrait pas agir avant le transfert officiel. « Le PSG ne peut avoir des comptes où les droits commerciaux du club dépassent ceux du Real Madrid ou du Barça... c'est impossible », avait déclaré Javier Tebas.

« Cela veut donc dire que le Qatar (propriétaire du club) injecte des fonds, en violant les règles de fair-play financier de l'UEFA et les règles en terme de concurrence de l'Union européenne et ça, on va le dénoncer », avait-t-il ajouté. « Il y a deux mois j'ai reçu à La Liga le président du PSG et je lui ai dit ce que nous allions faire et pour quelles raisons. Il s'est fâché et m'a dit qu'il ne comprenait pas pourquoi. La Liga doit défendre nos clubs dans ces situations », a-t-il aussi déclaré au journal Mundo deportivo.

Selon le site internet de l'ESPN, le Barça souhaitait également que l'ICFC, l'instance disciplinaire qui doit faire respecter le fair-play financier et a déjà sanctionné le PSG en 2014, se penche sur le montage financier de ce nouveau transfert. L’UEFA avait déjà imposé au PSG une sanction de 60 millions d'euros et des restrictions en termes d'inscription de nouveaux joueurs même si cette deuxième sanction avait été levée un an plus tard.

Avec le Barça, Neymar a remporté entre autres deux titres de champions d’Espagne, trois Coupes du Roi et une Ligue des champions. Un titre européen que Paris rêve de gagner avec lui.

RFI

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Une CAN à 24 équipes, le chantier immense du Cameroun

La Coupe d’Afrique des nations se jouera à 24 équipes dès l’édition 2019. Cette révolution dans le monde du football africain ne sera pas sans conséquence sur l’organisation de la prochaine CAN au Cameroun, un pays qui devra se retrousser les manches pour répondre au prochain cahier des charges. Ou pas !

Après les paroles, place aux actes. La CAN à 24 équipes dès l’édition 2019 est sans aucun doute la plus grande décision récente de la Confédération africaine de football, un chantier qui s’annonce colossal. Et plus que le Cameroun, le prochain pays hôte, c’est tout un continent qui doit relever ce défi. Un défi qui pose des tonnes de questions.

Montrer aux yeux du monde entier que le Cameroun est un grand pays

A commencer par l'attitude du pays organisateur, Champion d'Afrique sortant, mis devant le fait accompli après cette annonce. « Nous avons l’obligation de soutenir cette action pour que le football africain soit dans une dynamique », nous annonce Tombi A Roko, le président de la Fédération camerounaise de football, visiblement prêt à collaborer sans contestation. « Une CAN à 24 ne menace aucunement l’organisation camerounaise. Nous serons prêts. Aujourd’hui, nous avons une très bonne occasion de montrer aux yeux du monde entier que nous sommes un grand pays », ajoute-t-il. Optimiste, Tombi A Roko dit avoir eu l’assurance « des plus hautes autorités » de son pays et assure que la livraison de six stades avant juin 2019 n’est pas une utopie.

« Avec de la bonne volonté et un amour du football, l’objectif de tout le monde est d’organiser une CAN à la hauteur de nos professionnels. Une CAN qui doit se jouer dans de bonnes conditions. Et nous ne reculerons pas devant cela », a commenté le président Ahmad en conférence de presse, sans pour autant vouloir s'étendre sur le cas particulier du Cameroun.

Ahmad : « Je serai intransigeant sur le standard de la CAN »

Au-delà des enceintes sportives, le Cameroun devra aussi assurer l’hébergement et le transport. « Il n’y a pas d’inquiétude en ce qui concerne toutes les infrastructures nécessaires, les télécommunication et la sécurité », annonce Tombi A Roko. Le Cameroun, qui sera inspecté en septembre prochain, devrait aussi connaitre à ce moment-là les nouvelles exigences du futur cahier des charges. L'été devrait être long du côté de Yaoundé.

« Il fallait donner la chance aux petits pays qui rêvaient de la CAN. Merci au comité exécutif d’avoir pris des décisions courageuses. Je serai intransigeant sur le standard de la CAN. Soit le pays y répond, soit il ne l’organise pas », a martelé Ahmad depuis l’annonce.

C’est une semaine assez historique qu’a vécu le football africain à Rabat au Maroc. « Un évènement qui fera date pendant des décennies », comme l’a souligné le président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa. De son côté, le président Ahmad souhaite quitter le Maroc avec la conviction d’avoir pris « les bonnes décisions ».  « L’histoire nous jugera », a-t-il conclu.

RFI

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La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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