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Football - Clásico : Barcelone, un si logique déclin

La nouvelle n'est pas dramatique, mais elle reflète bien une tendance. Fin février, à l'occasion d'un match entre les Blaugranas et Leganes, un seul joueur catalan, Sergio Roberto, figurait sur le onze de départ barcelonais. Avec Lionel Messi, ils n'étaient même que deux ce jour-là à avoir été formés à la Masia, le centre de formation du club. Au FC Barcelone, la réforme amenée par Luis Enrique n'était pas que tactique, avec une atténuation de la philosophie de possession de balle de l'équipe. Elle était aussi identitaire. Mais si l'évolution du jeu du Barça s'est avérée payante pour mettre le fameux trio MSN (Messi-Suarez-Neymar) dans les meilleures dispositions, l'autre mutation, elle, n'a pas du tout été positive.

Référence en matière de formation, le FC Barcelone ne peut désormais plus s'octroyer cette palme. Pour la saison 2011-2012, pas moins de 21 joueurs issus de la Masia étaient inscrits sur la liste fournie à l'UEFA pour disputer les matches de Coupe d'Europe. La saison dernière, ils n'étaient que 12 et le nombre est descendu à 11 aujourd'hui. En parallèle, l'équipe fait moins figure d'épouvantail, sort prématurément des deux dernières éditions de la Ligue des champions (quart de finale) et voit son titre de roi d'Espagne menacé d'être chipé par le Real Madrid qui compte trois points d'avance au classement (avec un match en moins).

De Puyol à Umtiti

Moins compter sur les jeunes pensionnaires du centre de formation aurait pu être une bonne orientation..., à condition de mener une politique de transferts qui puisse combler cette « austérité ». Or, le niveau des joueurs choisis depuis deux à trois ans laisse perplexe. On parle ici du FC Barcelone, un club censé posséder dans toutes les lignes une sommité du ballon rond faisant partie du top 3 mondial à son poste. Une exigence toute relative pour le président Josep Maria Bartomeu. Jérémy Mathieu, Samuel Umtiti, Lucas Digne, Arda Turan, Paco Alcacer, André Gomes : le club a dû débourser 195 millions d'euros pour recruter tous ces footballeurs, certes de belle qualité, mais dont le niveau se situe bien loin du gotha international.

En se focalisant sur les feuilles de matches et l'épaisseur de l'effectif, la comparaison avec le Real paraît aujourd'hui cruelle pour le Barça. Cette semaine, en Ligue des champions, Marcelo, Sergio Ramos et Daniel Carvajal formaient la base arrière madrilène contre le Bayern. Depuis la saison 2012-2013, ces trois joueurs n'ont été éliminés qu'une seule fois de ce tournoi, possèdent une expérience incomparable et sont les meilleurs à leur poste. La situation est moins idyllique côté blaugrana. Face à la Juventus, le taulier barcelonais Gerard Piqué, lui, était aidé de Sergi Roberto, Jérémy Mathieu et Samuel Umtiti, et voyait son ex-coéquipier Daniel Alves, que les Catalans ont laissé partir cet été, faire des misères à son ancienne équipe. D'un côté, le Real jouit sportivement de sa stabilité, tandis que Barcelone régresse en ayant peu de flair dans le choix des hommes.

La Masia moins productive ? Un faux argument

Beaucoup avancent l'argument que la Masia est confrontée à un vide générationnel qui l'empêche de fournir de réelles pépites à l'équipe première barcelonaise. Cette justification ne tient pas lorsqu'on s'attarde sur le cas d'Alex Grimaldo, prometteur arrière gauche barré par Lucas Digne, et qui fait aujourd'hui les beaux jours du SL Benfica. Et que dire du dossier Thiago Alcantara, qui contredit l'argument du manque de renouvellement qualitatif à la Masia. Ce joueur, formé au Barça, évolue actuellement au Bayern Munich et s'impose comme l'un des meilleurs milieux offensifs de la planète. Mais il a été recruté en 2013 pour une « bouchée de pain » par le club bavarois (20 millions d'euros, soit moins que le prix d'achat de Yoann Gourcuff à l'OL). À Barcelone, une clause du contrat du joueur prévoyait que si Thiago ne participait pas à au moins 60 % des matches, son prix de départ ne pourrait pas dépasser les 20 millions. L'incompétence de la direction sportive barcelonaise a été double sur le coup : sur le manque de clairvoyance quant au réel niveau d'Alcantara et sur la mauvaise gestion de cette clause.

Un Barça trop pressé

Barcelone n'a surtout pas su renouveler et assurer l'héritage laissé par Guardiola et son colonel sur la pelouse, Xavi, parti en préretraite dorée au Qatar en 2015. Trop pressés de disposer de joueurs « prêts à l'emploi », les dirigeants ont manqué de patience et ne se sont pas inspirés de la riche politique de formation pratiquée sous le règne de Joan Laporta (2003-2010) et qui a permis à des joueurs comme Iniesta ou Messi d'éclore petit à petit au côté de grands joueurs comme Deco ou Ronaldinho. « Personne ne conteste que le Barça dépense des millions pour Suarez ou Neymar. Mais, avant, un joueur comme Paco Alcacer ne serait pas venu. C'est la classe moyenne des joueurs espagnols et, alors qu'ils avaient Munir, ils le prêtent à Valence pour prendre Alcacer. La différence entre aujourd'hui et l'époque de Pep Guardiola, c'est que Guardiola gardait les jeunes, même comme quatrième ou cinquième choix », constate Javier Gomez, directeur adjoint du journal sportif catalan El Mundo Deportivo, cité par L'Équipe.fr.

La comparaison avec le Real est aussi implacable quand on se penche sur le statut des entraîneurs et de leurs stars Ronaldo et Messi. Elle montre que les deux rivaux barcelonais et madrilène se situent dans des cycles bien différents. À Madrid, Zinédine Zidane fait l'unanimité aux yeux de ses joueurs et paraît inamovible. Cristiano Ronaldo, libéré de sa concurrence vis-à-vis de Messi grâce à la victoire portugaise à l'Euro qui lui donne un petit avantage sur l'Argentin, est moins obsédé par ses statistiques individuelles (buts et temps de jeu) et fait davantage preuve d'altruisme grâce au discours de son entraîneur. À Barcelone, le coach Luis Enrique s'est souvent illustré par des oppositions internes avec Lionel Messi et s'apprête à quitter le club à la fin de saison...

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Football: Monaco en demi-finales de la Ligue des champions

L’AS Monaco s’est qualifiée pour les demi-finales de la coupe d’Europe de football (Ligue des champions) aux dépens du Borussia Dortmund, ce 19 avril 2017. L’ASM est le premier club français dans le dernier carré de la Ligue des champions depuis l’Olympique lyonnais en 2010. A noter que la Juventus Turin de son côté éliminé le FC Barcelone.

Il y aura un club français en demi-finales de la Ligue des champions (C1) pour la première fois depuis sept ans. Et non, il ne s’agit pas du Paris Saint-Germain mais de l’autre mastodonte du Championnat de France, l’AS Monaco (ASM).

L’ASM a en effet rejoint pour la quatrième fois de son histoire le dernier carré de la C1, ce 19 avril 2017, face au Borussia Dortmund.

Un match aller biaisé et un match retour maîtrisé de Monaco

Les Monégasques se sont imposés une semaine après un quart de finale aller biaisé par l’attaque du bus du club allemand aux explosifs. Les joueurs de Dortmund, perturbés par cet attentat toujours pas élucidé, ont traîné comme un boulet leur défaite 3-2 à domicile.

C’est sans surprise qu’ils se sont exposés à des contre-attaques comme celle de Bernard Mendy. A la 3e minute, le défenseur s’enfonce ainsi plein axe et frappe en force. Roman Bürki, le gardien de but adverse, repousse le ballon vers l’attaquant Kylian Mbappé qui le reprend avec justesse (1-0). C’est ensuite Radamel Falcao qui trompe la vigilance du portier Suisse avec un coup de tête décroisé (2-0, 17e).

Le Borussia pousse mais craque

Comme au Signal Iduna Park, le Borussia Dortmund affiche un visage plus conquérant en seconde période. Le milieu de terrain Marco Reus réduit donc le score d’une reprise du plat du pied droit après un beau débordement d’Ousmane Dembélé sur le flanc droit (2-1, 48e).

Mais le retard au score est trop difficile à combler pour les vice-champions d'Allemagne et Valère Germain, entré en jeu, creuse l’écart à la 81e minute : 3-1, score final. Les Monégasque défieront l’Atletico Madrid, le Real Madrid ou la Juventus Turin en prochain tour. Le tirage au sort des demi-finales aura lieu ce 21 avril.

Pas de « remontada » pour le Barça

Ni exploit, ni « remontada » du FC Barcelone en quarts de finale de la Ligue des champions. Cette fois, il y avait un grand club en face : la Juventus Turin. Les Turinois, contrairement aux joueurs du Paris Saint-Germain en huitièmes, ne se sont pas laissé impressionner par les assauts de Lionel Messi et de ses compères d’attaque, Luis Suarez et Neymar. Messi et les Barcelonais ont désormais quatre jours pour digérer cet échec. Dimanche 23 mars, ils affronteront en effet le Real Madrid lors d’un clasico  décisif dans la course au titre de champion d’Espagne.

RFI

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Ligue 1: les joueurs lyonnais agressés à Bastia

La rencontre entre Bastia et Lyon a tourné au fiasco dimanche 16 avril en fin de journée. Des échauffourées brèves mais violentes ont eu lieu avant le début de la rencontre et le coup de sifflet a été donné avec plus de cinquante minutes de retard. A la pause, de nouveaux incidents sont intervenus et le match a été interrompu.

A Bastia, ce sont des supporters corses qui ont envahi la pelouse. Une cinquantaine d'entre eux, provenant de la tribune occupée par le groupe de supporters Bastia 1905, ont interrompu l'échauffement des Lyonnais en les prenant brièvement mais violemment à partie.

La LFP condamne ces actes

Au retour aux vestiaires, une altercation a éclaté entre le gardien lyonnais Anthony Lopes et le secrétaire général de Bastia, Anthony Agostini. Elle a rapidement dégénéré en de nouvelles échauffourées qui ont duré moins d'une minute.

Le match a ensuite été officiellement arrêté par la Ligue de football professionnel (LFP), interruption définitive prise « conformément aux instructions émises par le directeur départemental de la sécurité publique, représentant le préfet de Haute-Corse, lors de la réunion de crise avant le début de la rencontre », selon un communiqué de l'instance qui a « condamné avec la plus grande fermeté » ces incidents.

Les joueurs lyonnais se sont engouffrés dans leur bus pour tenter de quitter précipitamment le stade Armand-Cesari, avant d'en redescendre. Les joueurs et les dirigeants de l'Olympique Lyonnais ont finalement quitté vers 20h00 le stade. Il a fallu l'intervention des gardes mobiles, qui ont dispersé une centaine de supporteurs massés devant les grilles à l'aide de gaz lacrymogènes. Les joueurs de l'OL ont décollé après 22h00 dans un avion privé.

La semaine est décidément très agitée pour les Lyonnais qui avaient déjà débuté leur quart de finale aller d'Europa League avec 45 minutes de retard jeudi dernier face à Besiktas, la faute à l'envahissement du terrain par des supporteurs lyonnais voulant se mettre à l'abri de jets de pétards et de projectiles lancés par leurs homologues turcs.

Un contexte malsain

Une enquête en flagrance pour « violences » a été ouverte sur ces faits, a annoncé le procureur de la République Nicolas Bessone, arrivé sur place durant la rencontre. L'enquête a été confiée à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP).

Le contexte est explosif depuis plusieurs semaines à Bastia où des groupes de supporteurs réclament la démission des dirigeants du club lanterne rouge de Ligue 1.

Ces débordements peuvent aussi avoir pour explication les mots de l'ancien entraîneur corse, François Ciccolini, qui après un match aller tendu à Lyon avait déclaré : « Il va falloir venir chez nous. Il ne faut pas avoir la grippe quand tu vas venir à Bastia, ni la gastro car cela va se régler comme d'habitude, comme des hommes, comme des Corses ».

Ces échauffourées risquent en tout cas de coûter très cher au club en lutte pour le maintien et qui sera dès jeudi 20 avril visé par l'ouverture d'une procédure disciplinaire. Le Sporting venait tout juste d'enregistrer la réouverture de sa tribune Est qui avait été fermée pour trois journées à la suite de cris racistes proférés contre l'attaquant italien de Nice Mario Balotelli fin janvier. A cette occasion, la commission de discipline de la LFP avait infligé à Bastia le retrait d'un point avec sursis.

La réaction du club de Bastia

« Le Sporting Club de Bastia condamne fermement les incidents qui ont émaillé la rencontre de ce dimanche face à l’Olympique Lyonnais. Le club regrette que ce match comptant pour la 33ème journée n’ait pas pu aller jusqu’à son terme mais respecte la décision de la LFP et de ses officiels. Le Sporting Club de Bastia réunit, d’ores et déjà, tous les éléments nécessaires afin de prendre les mesures fortes et adéquates qui s’imposent suite à ces incidents. Et ce sans attendre la réunion de la commission de discipline de la LFP devant laquelle le club se présentera, jeudi, afin de fournir toutes les explications qui lui seront demandées », indique un communiqué du club corse publié sur leur site internet.

RFI

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Brésil: révélations de corruption autour du Mondial et des Jeux olympiques

Le méga-scandale de corruption qui secoue actuellement le Brésil n’a pas épargné le monde du sport, touché par des accusations en série concernant la construction des stades de la Coupe du monde de football 2014 et des Jeux olympiques de Rio 2016. Le géant du BTP Odebrecht a distribué des sommes colossales en pots-de-vin à des politiques de premier plan au Brésil.

La Coupe du monde en 2014 et les Jeux olympiques en 2016 ont engendré des travaux gigantesques et coûteux au Brésil. Ceci a facilité le détournement d’argent dans un pays où l'ONG anti-corruption Transparency International pointe encore une fois les dérives. Le Brésil est placé dans les nations les moins vertueuses du globe. Surfacturations, pots-de-vin tous azimuts, le méga-scandale de corruption au Brésil n'épargne donc pas le monde du sport.

Le géant du BTP Odebrecht au centre des affaires

Les dernières révélations en date sont issues des confessions explosives d'anciens cadres du géant du BTP Odebrecht, dont le PDG Marcelo Odebrecht a été condamné en mars 2016 à dix-neuf années de prison en première instance. Après avoir noué des accords avec la justice brésilienne en échange de futures remises de peine, ces anciens salariés d’Odebrecht ont mis en cause toute l'élite politique brésilienne. «Je ne connais pas un politicien au Brésil qui a réussi une élection sans caisse noire », a confessé aux juges depuis sa prison Marcelo Odebrecht.

Accusé d'avoir formé un cartel illicite avec les autres grands groupes du secteur pour truquer systématiquement les marchés publics, Odebrecht était omniprésent dans la construction des installations sportives des méga-événements qui ont rythmé la vie du Brésil ces dernières années.

Selon le journal Estado de Sao Paulo, l'ensemble des confessions rendues publiques mardi 11 avril par la Cour suprême du Brésil permet d'identifier des irrégularités dans la construction d'au moins six des 12 stades utilisés lors du Mondial 2014. En ce qui concerne les Jeux olympiques, Odebrecht a construit entre autres le Parc olympique et le Village qui a hébergé les sportifs.

Un « département des pots-de-vin » chez Odebrecht

Pour s'assurer les meilleurs contrats, l'entreprise disposait d'un service comptable spécialement dédié à graisser la patte de politiciens. Nommé le « secteur d'opérations structurées », il était plus connu en interne comme le « département des pots-de-vin ». Chaque dépense était compilée dans une comptabilité informatique où chaque politicien répondait à un sobriquet ironique.

Parmi elles, Eduardo Paes, ancien maire de Rio (2009-2016), affublé du surnom de « petit nerveux » et gratifié « du fait de son intérêt dans la facilitation de contrats relatifs aux Jeux olympiques », selon un ancien cadre d'Odebrecht.

Odebrecht affirme lui avoir remis des dessous-de-table pour « au moins 15 millions de réais » (environ 7,5 millions de dollars) en 2012, alors qu'il faisait campagne pour sa réélection. Eduardo Paes, qui figure donc dans la liste de dizaines de personnalités politiques de premier plan visées par des enquêtes autorisées par le juge de la Cour suprême Edson Fachin, nie en bloc ces accusations, qu'il considère « absurdes » et mensongères.

Temple du football brésilien, le stade Maracana lui-même est sous le coup de nombreuses accusations de surfacturation, qui seraient survenues à l'occasion de sa rénovation totale pour un coût pharaonique de 1,2 milliard de réais (350 millions d'euros), plus du double du devis initial. Selon un rapport du Tribunal des comptes de Rio, même le ciment était trois fois plus cher que le prix du marché, entraînant à lui seul un surcoût total de 23 millions de réais.

L'Arena Corinthians de Sao Paulo au cœur de la tourmente

Autre cas emblématique : l'Arena Corinthians de Sao Paulo, stade du match d'ouverture du Mondial 2014. Dans une confession filmée et diffusée en boucle par les chaînes de télévision brésiliennes, Marcelo Odebrecht explique que le mode de financement complexe des travaux a été fixé de façon « informelle » lors d'un dîner organisé à son domicile, en 2011. Parmi les convives, le gouverneur et le maire de Sao Paulo de l'époque, ainsi que l'ancien attaquant Ronaldo, qui s'est illustré en fin de carrière dans le club de Corinthians, propriétaire du stade.

Selon l'ancien numéro un d'Odebrecht, son entreprise a été impliquée dans le projet à la demande de l'ancien président Lula, inculpé dans plusieurs volets de l'enquête, qui porte notamment sur un réseau de détournement de fonds qui a coûté plus de deux milliards de dollars à la compagnie pétrolière d'État Petrobras.

Huit ministres, 24 sénateurs, 37 députés, trois gouverneurs, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés et les dirigeants des principaux partis sont impliqués dans ces affaires de corruption. Le président de la République Michel Temer, qui dément, est pour sa part accusé de corruption au profit de son parti politique, le PMDB (centre-droit).

Fin 2016, un autre géant du BTP brésilien, Andrade Gutierrez, avait aussi reconnu avoir participé à un cartel pour truquer les marchés d'attribution des travaux de construction ou rénovation « d'au moins cinq stades » du Mondial 2014 de football.

Rfi

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La chronique de Pape
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A nos sœurs et frères-Ne
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