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Provocateur, indépendantiste, anti-Madrid, Gerard Piqué divise le foot espagnol

Gerard Piqué, défenseur central du FC Barcelone et de la sélection espagnole, est sous le feu des critiques après une nouvelle sortie virulente à l’encontre du Real Madrid. Ce pur Catalan est un personnage clivant dans son pays, où ses fans sont aussi nombreux que ses détracteurs.

L’équipe d’Espagne de football a battu son homologue française en amical au Stade de France le 28 mars (0-2), dans une rencontre marquée par l’usage de l’assistance vidéo. Cette victoire nette face aux Bleus devrait, en principe, être le principal sujet de conversation en Espagne chez les amateurs de ballon rond. Seulement voilà : le footballeur Gerard Piqué a allumé un brasier en signant une sortie médiatique au vitriol.

Il attaque le Real Madrid sans prendre de gants

Gerard Piqué, 30 ans, était titulaire face à la France dans la défense de la Roja. Après le coup de sifflet final, l’arrière central s’est illustré en donnant une interview sulfureuse. Sa tactique : l’attaque. Sa cible : le Real Madrid, le club rival de son équipe, le FC Barcelone. Real-Barça, c’est comme chien et chat. Les deux plus grands clubs espagnols se toisent, se provoquent, se détestent. Piqué en a remis une couche. Interrogé sur l’éventualité folle de le voir un jour chez les Merengue, il a répondu « jamais ». « Je n’aime pas les valeurs que ce club véhicule, même si j’ai des amis au Real et que je m’entends bien avec ceux ayant porté le maillot du Real », a-t-il indiqué.

Voilà pour la première salve. Mais Piqué avait d’autres munitions en réserve. Il a ensuite évoqué la réputation octroyée par certains au Real, club qui serait proche du pouvoir et bénéficierait de la clémence des arbitres et de la justice. Le joueur du Barça a critiqué « les personnalités en tribune présidentielle qui tirent les ficelles du pays ». Il est allé plus loin : « Je me réfère, par exemple, au cas de Neymar et Messi (joueurs de Barcelone condamnés pour fraude fiscale, ndlr), alors que Cristiano Ronaldo (joueur du Real dont le nom est apparu dans l’enquête des Football Leaks, ndlr) bénéficie d’un traitement de faveur en tant que proche de Florentino Perez (président du Real, ndlr). Ça a toujours été ainsi. »

En Espagne, on l’aime ou on le déteste

Les dernières invectives de Gerard Piqué passent mal en Espagne. Le Real Madrid envisage de porter plainte. Javier Tebas, président de la Liga espagnole, estime que le joueur « a commis une erreur ». Sergio Ramos, capitaine du Real Madrid et de l’équipe d’Espagne, a répondu à son coéquipier. Il estime que « les Barcelonais devraient plus se la fermer que nous (les Madrilènes) » en matière d’arbitrage et que les propos de Piqué n’atteignent « ni les valeurs, ni l’écusson, ni l’histoire, ni les titres » du Real. Ramos assure qu’il n’y a rien de grave entre lui et son binôme en défense centrale : « On se lance des petites piques, mais toujours dans un bon esprit. »

Né à Barcelone, formé au FC Barcelone, Gerard Piqué ne laisse pas indifférent. L’Espagne a rarement vu footballeur plus clivant. En Catalogne, il est une star : talentueux, beau garçon, compagnon de la chanteuse colombienne Shakira, fier de sa terre natale… Ailleurs, il est bien moins populaire. Il est régulièrement sifflé, même lorsqu’il porte le maillot de la Roja. Et pour cause : en plus de tirer à boulets rouges sur le Real, un club majeur ayant beaucoup de fans, Piqué est indépendantiste. Ses opinions et son goût pour les déclarations bouillantes dérangent, surtout de la part d’un joueur qui répond quand même aux convocations en équipe nationale d’Espagne.

Lors de l’Euro 2016, une polémique avait d’ailleurs brièvement embrasé le pays. Gerard Piqué fut surpris en train de faire ce qui ressemblait à un doigt d’honneur, pile quand la caméra passa sur lui, pendant que retentissait l’hymne national avant un match contre la Croatie. « J’étais en train de faire craquer mes doigts », se défendit l’intéressé.

Piqué, un homme à part

L’Espagne a son vilain petit canard. Gerard Piqué ne s’en cache pas : il se plaît dans ce rôle de provocateur, où il sait quoi dire pour titiller l’antagonisme Catalogne-capitale, à une époque où tout est scruté et où tout peut vite monter via les réseaux sociaux. La rivalité historique Barça-Real perdure au sein de l’équipe nationale grâce à lui. Si d’autres Barcelonais comme Xavi, Andrés Iniesta ou Sergio Busquets restaient ou restent discrets à ce sujet, Piqué, lui, saute à pieds joints dans l’inimitié et remet de temps à autre de l’huile sur le feu. Les supporters catalans et madrilènes sont là pour moudre le grain ensuite.

La situation s’avère paradoxale en défense par exemple, où l’équipe d’Espagne possède deux joueurs d’exception avec Gerard Piqué et Sergio Ramos. L’un est un pur barcelonais, l’autre est un emblème madridiste. Ils ont tout pour se détester – leurs rapports se sont améliorés, mais ils étaient très froids il y a quelques années – mais, sur le terrain, ils mettent ça de côté et forment une paire redoutable. Décidément, le talentueux M. Piqué n’est pas un joueur comme les autres.

RFI

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Football: premier qualifié pour le Mondial 2018, le Brésil nouveau est arrivé

Longtemps traumatisé par son humiliation par l’Allemagne (7-1) lors de « sa » Coupe du Monde en 2014, le Brésil s’est repris ces six derniers mois grâce au savoir-faire de son sélectionneur Tite et au talent de Neymar. Résultat : un quasi-sans faute dans les éliminatoires de la zone Amérique du Sud qui lui permet d’être aujourd’hui le premier pays qualifié pour le Mondial 2018.

C’est officiel, le Brésil est le premier pays à valider son billet pour la Coupe du monde 2018 en Russie, après sa victoire face au Paraguay (3-0) et un coup de pouce, entre autres, du Pérou, qui a battu l'Uruguay (2-1), mardi lors de la 14e journée des qualifications sud-américaines.

C’est peu de dire que le Brésil survole ces éliminatoires en Amérique du Sud. La Seleçao a en effet gagné 10 matches sur 14 et n’a perdu qu’une seule rencontre, là où son éternelle rivale, l’Argentine, peine avec une cinquième place de barragiste et déjà quatre défaites subies.

Le Brésil a signé contre le Paraguay sa huitième victoire consécutive, du jamais-vu dans son histoire lors de qualifications pour une Coupe du monde. Ce qui témoigne de sa guérison totale après le traumatisme du Mondial 2014, marqué par une déroute historique face à l'Allemagne en demi-finales (7-1) à Belo Horizonte.

La révolution Tite


Pour soigner ses maux et redevenir une force majeure du football mondial, le Brésil a fait appel à Adenor Leonardo Bacchi, dit Tite. Depuis son arrivée à la tête de la Seleçao en remplacement de Dunga, l’ancien entraîneur de Sao Paulo a donné un nouveau souffle au quintuple champion du monde. Vainqueur du Championnat du Brésil (2011 et 2015), de la Copa Libertadores (2012) et du Mondial des clubs contre Chelsea (2012), Tite avait déjà un solide CV au moment de débarquer en sélection en juin 2016. Ses premières décisions majeures : rappeler Thiago Silva, ancien capitaine déchu, et instaurer un turn-over sur le brassard de capitaine pour retirer un peu de pression à Neymar.

Depuis, le joueur de Barcelone est régulier en sélection comme il l’est en club, en témoigne son but face au Paraguay sur un exploit personnel, ses six réalisations et ses six passes décisives lors des huit dernières rencontres du Brésil. A 25 ans, Neymar est déjà à 52 buts en 77 sélections. Et avec lui, le Brésil ne visera rien d’autre qu’une victoire finale en Russie.

RFI

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Football: France-Espagne, un match de gala

Mar 28, 2017
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Football: France-Espagne, un match de gala

L’équipe de France, qui a battu le Luxembourg (3-1) en qualification du Mondial 2018 s’apprête à une soirée de gala face à l'Espagne, mardi 28 mars au Stade de France. Les Bleus vont affronter la nation qui a réalisé l'incroyable triplé Euro 2008, Mondial 2010 et Euro 2012.

Même si l’Espagne a été éliminée en huitièmes de finales par l’Italie lors de l’Euro 2016, et n’a pas brillé au Mondial 2014 au Brésil en ne passant même pas la phase de groupe, la rencontre devrait être alléchante sur le papier. Au total, la France a affronté 34 fois l'Espagne pour un bilan de 12 victoires, 7 nuls et 15 défaites (37 buts marqués et 61 buts encaissés).

Des défections successives chez les Bleus

Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, qui a aligné sa meilleure équipe face au Luxembourg, devrait faire tourner son effectif. « Il y a des joueurs qui ont des échéances importantes avec leurs clubs », notamment la finale de Coupe de la Ligue PSG-Monaco (samedi 1er avril), a souligné le sélectionneur, comme pour relativiser la pertinence de son équipe de départ face à la Roja.

« Je ferai en sorte qu'un maximum de joueurs aient du temps de jeu », a aussi avancé l’ancien champion du monde, confronté à une double problématique, entre son groupe très rajeuni et l'hécatombe dans le bloc défensif depuis le début du rassemblement, avec les défections successives de Sagna, Pogba, Sidibé et Rami, outre Kimpembe forfait samedi dernier et toujours incertain. « L’Espagne reste une référence avec un jeu qui reste basé sur la possession de balle. C’est bien d’avoir de l’adversité et de la qualité face à nous, quitte à souffrir », avoue Deschamps.

Mbappé, après un petit quart d'heure plein de promesses pour sa première cape à 18 ans, connaîtra-t-il sa première titularisation ? Et évoluera-t-il à gauche, comme samedi, ou en deuxième attaquant comme à Monaco, pourquoi pas associé à Griezmann, le plus Espagnol des Français ? Si Griezmann s'attend à un « beau match » face à une « grosse équipe », Didier Deschamps avance au sujet de Mbappé : « Il a déjà une bonne maturité. Il est précoce dans tout ce qu’il fait. Il est capable d’être lucide et efficace. »

Le trio Andrés Iniesta, Sergio Busquets et Gerard Piqué

Du côté espagnol, Diego Costa est incertain, victime dimanche à l'entraînement d'une « lésion osseuse aiguë » à une cheville, selon sa Fédération (RFEF). Un coup dur pour le sélectionneur Julen Lopetegui, qui avait installé depuis sa prise de fonctions en juillet dernier le Brésilien d'origine à la pointe de l'attaque, et pourrait du coup recourir à Morata, en manque de temps de jeu au Real Madrid, ou Aspas (Celta Vigo).

L’Espagne a aussi obtenu l'essentiel lors de cette séquence internationale, avec une victoire 4-1 contre Israël en qualifications, où elle reste engagée dans un mano à mano avec l'Italie pour la tête du groupe (la Roja n'a l'avantage sur les Azzurri qu'à la différence de buts dans le groupe G).

Le nouveau sélectionneur Julen Lopetegui, qui a remplacé l'emblématique Vicente Del Bosque, pourra encore compter sur Andres Iniesta, Sergio Busquets et Gerard Piqué. Le trio de 30 ans de moyenne d'âge, membre du club restreint des survivants du récent passé glorieux au sein de la sélection, continuent d'incarner le présent de l'Espagne.

RFI

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Mondial 2018: la France gagne au Luxembourg en éliminatoires

L’équipe de France de football s’est imposée 3-1 au Luxembourg, ce 25 mars 2017, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Les Français restent en tête du groupe A, devant la Suède.

Dans le jargon footballistique, on appelle cela un « match-piège ». C'est-à-dire une rencontre théoriquement facile à gagner mais qui se révèle pénible, en pratique, pour le favori.

Et c’est un peu ce qui a failli arriver à l’équipe de France, ce 25 mars 2017 au Luxembourg, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018.

La 135e nation au Classement FIFA a en effet longtemps résisté à des vice-champions d’Europe en manque d’efficacité et d’inspiration, au grand dam de leur sélectionneur Didier Deschamps.

Deux penalties généreux

Les Français rejoignent certes le vestiaire, à la pause, en menant au score. Mais ils le doivent à un penalty généreusement accordé à Antoine Griezmann (1-2, 37e) par l’arbitre Andris Treimanis pour une faute du Luxembourgeois Daniel Da Mota sur le latéral droit Djibril Sidibé.

Le même Daniel Da Mota a obtenu un peu plus tôt un penalty tout aussi généreux pour son équipe, suite à un accrochage avec le milieu de terrain Blaise Matuidi. L’attaquant Aurélien Joachim ne s’est alors pas fait prier pour inscrire le premier but du Luxembourg face à la France depuis… 1978 (1-1, 34e).

Un Olivier Giroud efficace en bleu

Si l’équipe de France a conservé la première place du groupe A, elle le doit en fait en grande partie à Olivier Giroud. Son avant-centre, à la peine avec son club Arsenal (Angleterre), s’est montré une nouvelle fois réaliste et décisif avec les Bleus.

D’abord à la 28e minute, en reprenant un centre en retrait de Djibril Sidibé (0-1). Puis à la 77e minute, en catapultant le ballon de la tête, sur un centre du latéral gauche Benjamin Mendy (1-3).

A noter qu’un autre attaquant s’est fait remarquer, ce soir-là : Kylian Mbappé. En remplaçant le milieu offensif Dimitri Payet à la 78e minute, le joueur de 18 ans est ainsi devenu l’un des plus jeunes débutants de l’histoire des Bleus. Mendy et lui, garderont donc un grand souvenir de ce match et ils seront sans doute bien les seuls, côté français...

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