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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Mai 02, 2017
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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Battu (3-1) à Nice, dimanche 30 avril, le club parisien pourrait perdre sa couronne de champion de France, remportée quatre fois d’affilée depuis 2013.

Le parfum de fin de règne ne peut qu’écœurer les monarques accrochés à leur trône depuis des lustres. En atteste le sentiment de frustration exprimé par les joueurs du Paris-Saint-Germain, dimanche 30 avril, après leur défaite (3-1) contre l’OGC Nice, en clôture de la 35e journée de Ligue 1. Les nerfs en capilotade, au bord de l’hystérie, les protégés de l’entraîneur espagnol Unai Emery ont été blessés dans leur orgueil à l’Allianz Riviera, terminant la rencontre à neuf contre onze en raison des expulsions de Thiago Motta et d’Angel Di Maria.

Enclins à critiquer l’arbitrage de Ruddy Buquet, les quadruples champions de France en titre ont eu du mal à encaisser leur cinquième revers de la saison. Cette déconvenue scelle, selon toute vraisemblance, la fin de l’hégémonie du PSG version qatarie (580 millions d’euros de budget prévisionnel) en Ligue 1. Une écrasante domination qui s’étire depuis le printemps 2013.

La marche triomphale de Monaco

Domptés par les « Aiglons », bluffants troisièmes de Ligue 1 (avec 77 points), les Parisiens sont désormais distancés de trois points par le leader monégasque (83 unités), qui compte un match en retard.

Incapables d’entraver la marche triomphale d’un club du Rocher, devenu une machine à marquer (+ 66 de différence de buts), les joueurs d’Unai Emery ont fait mine d’y croire encore dans les couloirs de l’Allianz Riviera.

« Bien sûr qu’on pense encore au titre, on sait comment est le foot, des fois ils se passe des choses qu’on n’attend pas, a commenté Thiago Motta, qui s’était distingué en assénant un coup de tête au défenseur niçois Paul Baysse. Pourquoi pas une défaite de Monaco ? »

A trois journées du terme de la saison, les Parisiens en sont rendus à faire semblant de miser sur un improbable faux pas de l’ASM (160 millions d’euros de budget prévisionnel), qui affrontera, par ailleurs, les Italiens de la Juventus Turin en demi-finales de Ligue des champions, les 3 et 9 mai.

Pour rappel, le PSG avait remporté sa quatrième couronne d’affilée dès mars, l’année passée. Un saisissant contraste qu’a pointé l’Italien Marco Verratti : « La saison dernière on avait déjà gagné le championnat… »

Le cas Emery

Ni la victoire (4-1) en finale de la Coupe de la Ligue, le 1er avril, contre la formation de la Principauté, ni le putatif sacre en Coupe de France contre Angers (le 27 mai) ne peuvent consoler les dirigeants parisiens.

Au printemps 2016, n’avaient-ils pas poussé l’entraîneur Laurent Blanc vers la sortie pour enrôler le Basque Unai Emery, triple vainqueur de la Ligue Europa avec le FC Séville (en 2014, 2015, 2016) ?

Le technicien espagnol était censé « effectuer les petits réglages » – selon la formule utilisée en interne – qui permettraient au PSG de franchir le cap des quarts de finale de la Ligue des champions (LDC).

Après une première moitié de saison ratée, Emery avait donné l’impression de corriger le tir, l’équipe étrillant (4-0) le FC Barcelone, le 14 février, en huitièmes de finale aller de LDC. Le crash historique (6-1) de ses joueurs au Camp Nou, le 8 mars, a soudainement stoppé ce nouvel élan.

L’intersaison s’annonce agitée

Le revers face à Nice jette une lumière crue sur un exercice 2016-2017 aussi inconfortable que mouvementé pour le PSG. Jamais, depuis le sacre insolite de Montpellier, en 2012, les Parisiens n’avaient été autant déstabilisés sur la scène hexagonale.

Une mauvaise passe à laquelle s’agrègent un recrutement controversé (les cas Hatem Ben Arfa, Jesé, Grzegorz Krychowiak et Gonçalo Guedes) et des turbulences politiques : démission du directeur sportif Olivier Létang, rôle imprécis du « directeur du football », Patrick Kluivert.

Habitué à opérer une razzia ces deux dernières saisons, le PSG pourrait donc ne conserver, in fine, que deux de ses quatre titres nationaux. Une maigre récolte qui devrait irriter l’émir du Qatar, Tamim Al-Thani.

Déjà humilié en mondiovision par le Barça, le propriétaire du club maintient jusqu’à présent sa confiance à son ami et compatriote Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG depuis son rachat en 2011 par le fonds Qatar Sports Investments (QSI)

Dos au mur après la défaite à Nice, Unai Emery a, lui, invité ses joueurs à « pousser » pour la victoire en Ligue 1. Comme si l’entraîneur espagnol – plus que jamais sur un siège éjectable – se croyait encore en mesure de prolonger le règne parisien avant une intersaison qui s’annonce agitée.

Le Monde.fr

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Coupe de France: le PSG rejoint Angers en finale

Paris-Monaco, 5-0? Oui, mais c'était une ASM sans aucun titulaire habituel, logiquement écrasée par l'équipe-type du PSG, qui s'est invitée sans états d'âme à la finale de la centième Coupe de France.

Le 27 mai contre Angers au Stade de France, le club de la capitale aura la possibilité de remporter sa troisième Coupe de France d'affilée, soit la onzième de son histoire, un nouveau record national.

Monaco, confronté à un calendrier roboratif entremêlant trois compétitions (L1, C1 et donc Coupe de France), avait choisi de sacrifier la "Vieille Dame" afin d'accentuer sa priorité donnée à la Ligue 1, dont elle est leader avec un avantage certain sur le PSG (autant de points mais une bien meilleure différence de buts et un match en moins).

"On n'a pas le choix, s'était justifié mardi l'entraîneur Leonardo Jardim. Il y a deux matches avec seulement deux jours de récupération. J'ai besoin de faire tourner l'effectif afin de garder les joueurs les plus utilisés pour samedi (contre Toulouse en Ligue 1, NDLR). Si on ne tourne pas, on arrivera au mois de mai totalement morts".

- Bis voire ter -

L'affiche entre les deux meilleurs clubs français de la saison s'est du coup flétrie. Le onze monégasque fleurait fort la CFA, avec des joueurs comme Jorge, Diallo, N'Doram (le fils de Japhet), Cardona, Andzouana, Beaulieu, Mbae ou Muyumba. Et pour seuls repères, le gardien quadragénaire De Sanctis, Raggi et Germain.

Bref, une équipe bis voire ter convoquant le souvenir des "minots" de Marseille venus décrocher un valeureux 0-0 en championnat au Parc en mars 2006. Mais en fait, non, rien à voir.

Car le PSG actuel, alignant quasiment son équipe-type, a fait le travail sans forcer; il s'agissait aussi sans doute de garder des forces pour le déplacement dominical à Nice en L1.

Les jeunes Monégasques ont surtout défendu, et sont parfois parvenus à installer un faux rythme piégeux dans lequel tombaient leurs adversaires, parfois désinvoltes avec le ballon.

Mais l'écrasante domination parisienne, quoique pas si folle en occasions nettes, allait finir par se matérialiser, avec un peu de chance, et à deux moments-clefs.

- 45e but de Cavani -

Cela s'est fait en deux séquences similaires, avec à chaque fois deux buts coup sur coup, et le premier avec la collaboration malheureuse de l'adversaire.

Première séquence: pressé par Cavani, De Sanctis commet une énorme faut de mains et laisse le loisir à Draxler de débloquer le score avec son 9e but parisien (25e).

Cavani, d'une madjer inspirée (31e), inscrivait dans la foulée son 45e but personnel en autant de rencontres cette saison. Alors que le Parc commençait à s'impatienter, voilà le PSG qui menait 3-0 à la demi-heure de jeu.

Seconde séquence: Mbae marquait contre son camp sur un centre de Di María (50e), puis Matuidi, qui avait déjà trouvé le poteau (43e), plantait le clou à la réception d'un nouveau centre du même Di María (52e). Quelques minutes après la pause, déjà 4-0 et match plié. Avant que Marquinhos ne complète la "manita" (90e).

Les Monégasques, hormis la première occasion nette du match (une tête bien placée par Diallo et détournée en corner par Areola à la 20e minute), ont à peine vu le jour. Là n'était pas l'essentiel.

L'essentiel pour Paris était la qualification, histoire, à défaut de parvenir enfin dans le dernier carré de la Ligue des champions, d'espérer au moins continuer sa razzia de trophées domestiques, après ses deux quadruplés nationaux d'affilée et ses victoires en 2016-2017 dans le Trophée des Champions et la Coupe de la Ligue.

L'essentiel pour Monaco était d'enterrer la "Vieille Dame" pour passer aux choses sérieuses: la L1 et la Ligue des champions, dont elle joue les demi-finales face à la Juventus. Avec Mbappé plutôt que Mbae.

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PSG-Monaco: trois confrontations, trois sensations

Le Paris SG et Monaco se retrouvent mercredi soir en demi-finales de Coupe de France pour la quatrième fois de la saison, avec un bilan plutôt équilibré dans ces riches confrontations: une victoire chacun et un nul.

Monaco envoie un signal

28 août 2016

Monaco - Paris SG 3-1 (3e journée de L1)

Le duel pour le titre de champion se dessine, rétrospectivement, dès la 3e journée, lorsque le PSG quadruple tenant s'incline sur le Rocher. La saison précédente, il avait fallu attendre la 28e journée pour le voir tomber en championnat (2-1 à Lyon).
 
Après l'ouverture du score de Moutinho dès le premier quart d'heure, Monaco fait le break juste avant la pause: en guise de cadeau de départ, David Luiz concède un penalty d'une prise de judo sur Jemerson, que Fabinho transforme. Cavani réduit le score à 2-1 mais se montre par ailleurs extrêmement maladroit, et Aurier inaugure sa saison noire d'un but contre son camp en déviant un centre de Sidibé.

Monaco frappe un grand coup et étale ses promesses (même si Mbappé n'est pas là), tandis que le nouvel entraîneur parisien Unai Emery enregistre son premier revers d'envergure. Sa méthode fait débat, jusque dans le vestiaire.

. Nul en faveur de Monaco

29 janvier 2017

Paris SG - Monaco 1-1 (22e journée de L1)

On s'achemine vers une revanche parisienne, après le penalty obtenu par la recrue hivernale Draxler et transformé par Cavani à la 81e minute, quand Bernardo Silva douche le Parc des Princes d'une frappe à ras de terre dans le temps additionnel (90e+2).

Le match est assez étouffant, fermé, et rappelle que sans Verratti, la machine parisienne était moins bien huilée.

Avec ce nul, l'ASM conserve ses trois points d'avance, et donc son destin entre ses mains, tandis que le PSG échoue à revenir à sa hauteur, "une bonne opportunité qu'on a perdue" comme le reconnaît Emery.

Son homologue Leonardo Jardim parle d'un déclic: "C'est la troisième fois que je venais à Paris. Les deux premières fois, on défendait plus qu'on n'attaquait. Aujourd'hui, c'était plus équilibré".

. Paris garde sa Coupe

1er avril 2017

Paris SG - Monaco 4-1 (finale Coupe de la Ligue 

L'ASM a éliminé le Manchester City de Pep Guardiola avec panache (3-1) alors que le PSG s'est fait renverser par le FC Barcelone 6-1 en 8e de finale retour de Ligue des champions. Autant dire que la dynamique est monégasque, et tout le foot français guette la destitution pressentie de l'ogre parisien, triple tenant du titre.

Pourtant, sur le terrain du Parc OL pour cette première finale de coupe délocalisée en province, c'est le PSG qui survole son sujet, avec un Di Maria flamboyant (un but et deux passes décisives) et un Cavani encore prépondérant avec son doublé.

Mbappé, attaquant de 18 ans qui explose sur le Rocher et qui vient de connaître ses deux premières sélections en équipe de France, est cette fois totalement muselé par Thiago Silva, redevenu autoritaire, et le jeune joueur en aura les larmes aux yeux dans le vestiaire. Jardim plaide l'inexpérience de ses jeunes joueurs.

Paris respire après son fiasco barcelonais. Monaco, pour sa première finale 2010, échoue a s'arroger enfin un trophée, le dernier glané remontant à la Coupe de la Ligue 2003 (excepté le championnat de L2 2013). Mais se fixe d'autant plus le championnat comme objectif N.1.

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Football : Messi offre la victoire au Barça dans le Clasico et relance la Liga

L’Argentin, auteur du but de la victoire dans les dernières secondes, permet au club catalan de reprendre les commandes à cinq journées de la fin.

 Lionel Messi puissance 500 ! Auteur de ses 499e et 500e buts avec le FC Barcelone, l’Argentin a renversé un Real Madrid en infériorité numérique (3-2) dimanche dans le clasico du Championnat d’Espagne, permettant aux Catalans de passer devant à cinq journées de la fin.

Dans un match électrique au stade Bernabeu, l’attaquant argentin a frappé deux fois (33e, 90e+2) et Ivan Rakitic une fois (73e) pour dompter le Real, qui a marqué par Casemiro (28e) et James Rodriguez (85e) avant d’achever la rencontre à dix après l’exclusion de Sergio Ramos (78e).

Et voilà, contre toute attente, le Barça est de retour en tête de la Liga (75 points) en vertu d’une différence de but particulière favorable par rapport à l’équipe de Zinédine Zidane (75 points). Certes, les Madrilènes gardent un match en retard à jouer à Vigo courant mai, mais la dynamique a brusquement changé dans la course au titre : le Barça est revigoré malgré son élimination face à la Juventus Turin mercredi en quart retour de Ligue des champions (0-3, 0-0). Et le Real se retrouve sous pression avant un mois de mai décisif où ils affronteront leur redoutable voisin, l’Atletico, en demies de C1 (2 et 10 mai).

Le Barça ressuscité

L’entraîneur barcelonais Luis Enrique, qui vivait son dernier clasico avant son départ annoncé en juin, avait prévenu que ce match serait « comme une finale ». Et c’est son équipe qui y a cru le plus, à l’image du but victorieux de Messi tout au bout du temps additionnel, alors que James pensait avoir arraché le nul.

Comme piqué au vif par les louanges obtenus cette semaine par Cristiano Ronaldo après avoir atteint les 100 buts en C1, Messi a répondu en devenant le premier homme à atteindre les 500 buts en match officiel avec Barcelone. Et après avoir longtemps végété, ce 234e clasico de l’histoire a souri au Barça, ressuscité dimanche en mondiovision après avoir été enterré mercredi.

 Le Monde

 

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La chronique de Pape
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