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Ligue 1: Monaco, chirurgical, opère Nantes et repasse en tête

Monaco, d'un froid réalisme, s'est aisément défait de Nantes (4-0) dimanche soir en clôture de la 28e journée, et a repris la tête du championnat avec trois points d'avance sur le Paris SG et Nice.

Mis sous pression par ses poursuivants, tous vainqueurs avant sa rencontre, Monaco a répondu de façon chirurgicale. Alors que Nantes peut penser avoir effectué un match correct, il repart avec une valise. Avec 68 points, 82 buts inscrits en 28 matches (soit 2,93 de moyenne) et une différence de buts de +57, l'équipe de la Principauté tutoie les records.

Comme à leur habitude, les hommes de Leonardo Jardim avaient décidé de presser haut et fort leurs adversaires dès le début. Comme souvent cette saison, cette stratégie était rapidement payante.

Il ne fallait en effet qu'un peu plus de trois minutes pour que le prodige Kylian Mbappé ouvre le score. A la suite d'une belle percussion de Bernardo Silva, l'international U19 récupérait un ballon mal renvoyé et inscrivait son premier but d'une volée du droit (1-0, 4e).

Nantes n'avait même pas eu le temps de proposer une opposition que les Canaris se retrouvaient déjà dans l'obligation de marquer. Ce qui les exposait aux contres monégasques.

Sur l'un d'eux, Benjamin Mendy servait magnifiquement Mbappé en profondeur, qui contrôlait mal (29e). Puis c'était un centre de Djibril Sidibé qui ne trouvait preneur à la suite d'un bonne décalage de Thomas Lemar (31e). Ensuite, un enchaînement fabuleux de Bernardo Silva, amortie poitrine, coup du sombrero sur Gillet et volée, était contré au dernier moment (38e). Enfin, Mbappé encore lui, ne valorisait pas un énième contre (39e).

En face, Nantes faisait toutefois mieux que de se défendre, en témoignait la frappe de Nguimbe Nakoulma déviée en corner par Jemerson (30e). Les Nantais monopolisaient même le ballon grâce à un jeu de passes intéressant. Sans efficacité.

Au contraire des leaders de L1, qui allaient plier le match avant la pause. Sur un corner de Lemar, Kamil Glik remettait dans l'axe. Valère Germain amortissait de la poitrine, laissait le ballon rebondir pour inscrire son 9e but de la saison dans l'élite (2-0, 44e).

Peu après, Silva effectuait un nouveau show côté droit. A la sortie de sa série de dribbles, il servait parfaitement Mbappé, dont la tête décroisée était victorieuse (3-0, 45e+1). Sur son banc, Jardim exultait devant le 9e but en L1 du jeune monégasque, le 10e de sa carrière à 18 ans et 2 mois !

A la reprise, le jeu était équilibré. A une tête non cadrée de Germain (53e), répondait une frappe d'Emiliano Sala bien repoussée par Danijel Subasic (55e).

Mais il était écrit que Monaco se détacherait inexorablement. Servi par Mendy, Lemar obtenait un penalty que Fabinho, maître en la matière transformait (4-0, 59e). Son 12e en 12 tentatives.

La fin de la rencontre n'avait plus d'autre intérêt que la volonté affichée de Jardim de ne pas prendre de but.

A dix jours du retour en Ligue des champions contre Manchester City, qui poursuit sa montée en puissance (victoire 2-0 à Sunderland, avec des buts de Agüero et Sané), Monaco a répondu et renoué avec les scores fleuves. Comme un grand d'Europe...

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Ligue 1: même si Balotelli craque, Nice a de la ressource

Un seul but, contre un rouge et deux polémiques: la star Mario Balotelli a bien mal commencé 2017, mais Nice trouve les ressources pour s'accrocher au podium de la Ligue 1, avant un déplacement à Dijon, samedi (20h00) pour la 28e journée.

"Il n'a pas lâché", dit Arnaud Souquet de son prestigieux et cyclothymique coéquipier, suspendu pour des mots à un arbitre en février et dans l'œil du cyclone, à son corps défendant, pour avoir subi des cris de singe à Bastia, en janvier. Suspension purgée, l'Italien revient à la pointe de l'attaque.

"Comme toujours, +Balo+ est joyeux à l'entraînement et surtout compétiteur. Il n'aime pas perdre les jeux et les conservations de balle", ajoute Souquet, passeur décisif de son dernier but niçois, le seul en 2017, le 29 janvier contre Guingamp (3-1).

"A nous de lui amener les meilleurs ballons", insiste l'ex-Dijonnais, qui va croiser son ancien club.

Mais le GYM croit toujours en l'Italien imprévisible, qui avait lancé l'équipe sur les bons rails avec deux doublés en septembre.

"Pour le moment, les choses vont moins bien, j'espère revoir le Mario du début", a reconnu le président, Jean-Pierre Rivère, sur Canal Plus. Mais il juge sa recrue-phare "toujours dans un bon état d'esprit".

- "Une honte s'il gâchait son talent" -

"Super Mario" traverse visiblement une de ses "sales périodes". En Italie, où on guette toujours son retour en sélection, le sélectionneur Giampiero Ventura l'a tancé après son rouge à Lorient pour un énième écart de comportement sur le terrain dans sa carrière. "Les faits disent que +Balo+ doit changer, nous l'espérons car ce serait une honte s'il gâchait son talent", peste le patron de la "Nazionale".

La performance de l'Italien sera donc épiée, et à plus d'un titre: pour son rouge à Lorient, il a écopé d'un match ferme plus un avec sursis. Gare donc aux écarts de conduite...

Son entraîneur niçois, qui l'a déjà mis sur le banc, probablement pour susciter une réaction, assure qu'il est "relax. La semaine s'est bien passée pour Mario, il s'est bien entraîné".

De toutes les façons, Nice a toujours une parade cette saison en cas d'absence d'un cadre. Alassane Plea hors-course sur blessure jusqu'à la fin de la saison, le revenant Mickaël Le Bihan a pallié la suspension de "Balo" contre Montpellier, en inscrivant deux buts en une demi-heure sur le terrain, alors qu'il n'avait plus joué depuis 17 mois, martyrisé par les blessures.

"Il revient de très loin, salue Favre. C'est assez rare de faire gagner son équipe de la sorte. Émotionnellement, c'est fort."

A l'image de la résurrection de Le Bihan, Nice a répondu aux absences du capitaine Paul Baysse (blessé), du métronome Jean-Michael Seri (CAN avec la Côte d'Ivoire), du meneur Younès Belhanda ou du gardien Yohan Cardinale.

"On a un groupe de 18, voire 24, plus qu'une équipe", explique Souquet, monté en grade avec la blessure de Ricardo Pereira et très convaincant.

"Des clubs ont des budgets bien différents du nôtre mais nous avons du caractère, des ressources et du travail, surtout. Nous ne lâchons pas", insiste-t-il. Comme Mario.

RFI

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Raymond Kopa, précurseur et légende du football est décédé

La légende du football français Raymond Kopa, vainqueur de trois Coupes d'Europe avec le Real Madrid (1957, 1958, 1959) et Ballon d'Or en 1958, est décédé vendredi 3 mars à l'âge de 85 ans. De son vrai nom Raymond Kopaszewski, ce milieu de terrain offensif, né dans une famille de mineurs du nord de la France, s'est fait remarquer en s’exilant en Espagne au Real Madrid, aux côtés d'Alfredo di Stefano et des meilleurs joueurs de l'époque.

Raymond Kopa fut ce que l’on appelle une légende. Un mot souvent galvaudé mais qui colle bien à la peau de ce personnage du football. Raymond Kopa, décédé vendredi à l'âge de 85 ans, restera comme la première star du foot français, parvenu bien avant Michel Platini et Zinédine Zidane à briller dans un grand club étranger, remporter une Coupe d'Europe et être élu Ballon d'Or. Un précurseur en somme.

« Le Ballon d'Or, il n'y a pas mieux »

Son Ballon d’Or, il « l’espérait » comme il l’avait dit dans les colonnes de France Football il y un an. « J’avais quand même fait une saison exceptionnelle, non seulement avec le Real Madrid, mais aussi avec l’équipe de France », disait-il. Ce Ballon d’Or avait été exposé chez ses filles, chacune leur tour ! Troisième en 1956 et 1957 et deuxième en 1959, cela lui permet de figurer aux côtés de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo parmi les trois seuls joueurs à avoir figuré quatre fois dans le tiercé de tête.

Raymond Kopa a été le premier joueur français à quitter le France. « A l'époque beaucoup de gens m'ont pris pour un traître. J'avais juste le tort d'être un précurseur ». Modeste, Kopa omettait d'ajouter qu'il avait surtout le mérite d'être talentueux comme peu l'étaient en 1956, lorsque le Real Madrid, séduit par ses dribbles redoutables et sa vision du jeu hors pair, le chipa à Reims.

ACTUALITÉ DES MARQUES

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Deux matches auront suffi à convaincre Santiago Bernabeu, légendaire patron de la Maison Blanche, de recruter le milieu offensif. La finale de la Coupe d'Europe des clubs champions (ancêtre de la Ligue des champions), remportée par le Real aux dépens de Reims (4-3) porté par un Kopa étincelant. Et, un an plus tôt, un France-Espagne amical (2-1), illuminé par celui qui gagne alors son surnom de « Napoléon ».

De la mine aux terrains de football

Né Kopaszewski le 13 octobre 1931 à Noeux-les-Mines, dans une famille de mineurs d’origine polonaise du nord de la France, Kopa avait eu du mal à se lancer dans la carrière de footballeur à cause de sa petite taille : 1,68 m. Sa détermination finira par payer. Il signe son premier contrat avec Angers en 1949. Sa fierté : avoir échappé à la mine où il y avait laissé un pouce et un index.

Ensuite, il fit les beaux jours du stade de Reims (1951-1956) avec deux titres de champion de France à la clé (1953, 1955) et cette fameuse finale de Coupe d'Europe qui lui ouvre les portes de Madrid. En Espagne, il composait avec l'Espagnol d'origine argentine Alfredo Di Stefano et le Hongrois Ferenc Puskas, le trio d'attaque le plus redoutable d'Europe.

Il restera surtout le premier Français à remporter la coupe d'Europe des clubs champions (1957) et le seul à la conserver deux années de rang (1958, 1959). Au Mondial 1958 en Suède, avec Just Fontaine, il conduit les Bleus à la troisième place après avoir perdu la demi-finale face au Brésil de Pelé (5-2).

Kopa mit un terme à sa carrière en 1967, à l’âge de 36 ans, après deux titres de champion de France supplémentaires remportés avec Reims. Kopa a continué à jouer en amateur, jusqu'à ses 70 ans.

RFI

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Football - Coupe de France : Monaco, le roi du suspense !

Alors que l'OM était revenu trois fois au score, les Monégasques arrachent la qualification en quart de finale pendant les prolongations (3-4).

Ces Monégasques sont inusables. Ce mercredi soir, au bout de la nuit au Vélodrome, ils sont parvenus à arracher leur victoire après prolongation (2-3) pour leur 44e match de la saison ! Certes, l'ASM aurait pu tuer le suspense bien plus tôt, mais les Phocéens ont offert une résistance qui les a réconciliés avec leurs supporteurs. Il n'empêche, les joueurs du Rocher, malgré une belle débauche d'énergie, ont fait preuve de résistance et d'assurance à l'image du talent de Mbappé, auteur de son 13e but de la saison et d'une passe décisive. Retour sur un match plein de suspense où l'OM est revenu trois fois au score et montré une combativité qui avait cruellement manqué dans le clasico (1-5), quatre jours plus tôt.

Quand Moutinho trompe Pelé

Dès le coup d'envoi, comme pour effacer le mauvais souvenir face au PSG, les Phocéens sont à l'initiative. Grâce à leur pressing haut, ils se projettent vite autour des cages de De Sanctic. Doria (9e) et Thauvin (10e, 11e, 16e) mettent la pression, sans succès. En face, les Monégasques patientent avant de faire preuve d'un réalisme qui fige le Vélodrome. Après une faute de Vainqueur sur le jeune Jorge – qui fête sa 1re titularisation – le coup-franc de Moutinho est repoussé maladroitement par Pelé dans son propre but (0-1, 18e).

L'OM est proche du K.-O., Bakayoko manque de peu de creuser l'écart (27e) avant que les Phocéens ne réagissent. Un regain de forme récompensé par une reprise acrobatique de Payet qui égalise (1-1, 43e) et inscrit son 2e but depuis son retour dans la citée phocéenne.

Mbappé, insaisissable

À la reprise du jeu, Monaco accélère et les occasions pleuvent sur les cages de Pelé. Mbappé (54e), Germain (55e) et Jorge (56e) manquent de peu le cadre alors que Sakai doit s'employer pour empêcher Mendy (62e) de se déployer. Mendy – encore lui – offre ensuite un centre parfait à Mbappé qui parvient à trouver la faille au premier poteau (1-2, 66e). C'est déjà le 13e but cette saison de l'attaquant de 18 ans !

Deux mains dans la surface de Sertic (68e) et Sakai (74e) auraient pu permettre aux Monégasques de creuser l'écart, mais l'arbitre n'a pas bronché. Pourtant, ce sont les Marseillais qui vont à nouveau revenir au score. Totalement absents du jeu, ils réagissent grâce à un centre de Sakai repris par Cabella (2-2, 83e). L'ex-Héraultais envoie donc les deux équipes en prolongation !

Lemar, le but de la victoire

Sauf qu'à nouveau, Marseille souffre et la fatigue est visible. Les Monégasques, eux, continuent de se projeter : au cours d'une contre-attaque, Mbappé fixe Pelé avant de servir Mendy qui pousse le ballon dans un but vide (2-3, 104e). Là encore, les Olympiens sont au bord de la rupture, mais égalisent grâce à Cabella, encore lui (3-3, 111e). Deux minutes plus tard, Lemar remet les pendules à l'heure pour Monaco (4-3, 113e). Malgré l'effusion du Vélodrome, l'ASM tient sa qualification.

Les deux équipes retrouveront, dès dimanche, le feuilleton de la Ligue 1. Les Marseillais espèrent se rassurer sur la pelouse de la lanterne rouge du championnat, Lorient (à 15 heures) alors que les Monégasques accueilleront Nantes (à 21 heures, en direct sur Le Point.fr), avec l'espoir de conserver le fauteuil de leader de Ligue 1.

Le Point.fr

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