Sport

Ligue 1: l'Olympique de Marseille au fond du trou

Après une nouvelle défaite vendredi 24 avril sur sa pelouse (3-5 contre Lorient), l’OM a touché le fond. Leaders du championnat à la mi-saison, les Marseillais s’éloignent du podium et d’une qualification pour la Ligue des champions. Les problèmes semblent nombreux et les solutions, peu évidentes.

Face à Lorient au Stade Vélodrome, relégable avant cette 34e journée de Ligue 1, l’Olympique de Marseille a vécu un cauchemar éveillé. Sur leur pelouse, les Marseillais pouvaient recoller aux Basques de l’AS Monaco, principal concurrent pour décrocher en fin de saison le dernier strapontin pour la Ligue des champions. Quatre-vingt-dix minutes et des brouettes plus tard, cet objectif paraît bien loin, la faute à une défense passoire et à une improbable quatrième défaite consécutive. Le moral au fond des chaussettes, les joueurs de Marcelo Bielsa sont au fond du trou depuis début 2015.

Y a-t-il un problème Bielsa ?

Avant la venue du PSG au Stade Vélodrome le 5 avril, on ne parlait que de lui. Marcelo Bielsa par ci, Marcelo Bielsa par là. « Bielsa no se va », criaient les supporteurs de l’OM. Mais quelques semaines plus tard, ce « Bielsa ne t’en va pas » tient-il toujours ? Ce cri d’amour ne semble pas partagé par l’ensemble de l’effectif du coach argentin. « Ils ne le diront jamais publiquement, mais la vérité c’est que beaucoup de joueurs veulent partir la saison prochaine si Bielsa reste », confie de manière anonyme un proche du club au journal L’Equipe. Marseille est en crise ? « Evidemment », répond l’intéressé après cette nouvelle déconvenue à domicile face à la Lorient.

Une méthode remise en question

Longtemps, la méthode Bielsa a séduit les supporteurs marseillais, mais aussi tous les amateurs de football. Avec huit victoires consécutives en début de saison, des orgies offensives et un jeu spectaculaire, l’Argentin donnait l’impression de révolutionner une Ligue 1 jugée parfois trop frileuse. Le pressing constant de ses joueurs plaisait à tous les observateurs et les résultats suivaient, avec en prime un titre honorifique de champion d’automne. Mais l’état de grâce du 6e de la saison dernière est désormais terminé, comme l’illustre ce cinquième match de suite sans succès au Vélodrome.Une fois de plus, la défense marseillaise a été mise à mal, face, pourtant, à une attaque bretonne guère reluisante, avec seulement trois buts marqués lors de ses sept derniers matchs. Le « tout pour l’attaque » laisse donc la charnière Nkoulou – Morel seule face à ses limites et sa fébrilité. Et cela n'est pas compatible avec le rêve d'une qualification européenne...

« Quand on prend cinq buts à domicile, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas, reconnaissait André Ayew au micro de BeIN Sports à la fin du match. On a beau parler, ça ne vient pas. Il faut redoubler d’efforts, arrêter de se prendre pour d’autres et jouer au ballon ». Sans langue de bois, l'international ghanéen laisse même planer des doutes sur la disposition tactique imposée par son coach. « [La tactique ?] Il faut demander au coach. Il y a beaucoup de choses à voir. Tout le monde doit se remettre en question. Et surtout se poser les bonnes questions ».

Les cadres ont-ils la tête ailleurs ?

De nombreux joueurs paraissent fatigués avec l’exigeant système mis en place par Marcelo Bielsa. Florian Thauvin, si vif en début de saison, enchaîne les prestations fades, transparent comme André-Pierre Gignac, impressionnant durant de longs mois avant de lâcher prise depuis que les espoirs d’un titre national ne s’envolent suite à la défaite contre le PSG. Une certaine décompression et démotivation semblent toucher les habituels titulaires marseillais, sans oublier les remplaçants, peu utilisés depuis l’été dernier, la faute à un entraîneur décidé à gagner, voire à mourir, avec ses idées. En fin de contrat, Gignac a déjà la tête ailleurs. André Ayew, buteur contre Lorient, quittera lui aussi la Cannebière pour un club qualifié pour la Ligue des champions. Pas sûr qu’il y retrouvera l’OM la saison prochaine.

Ligue des champions: Barça-Bayern et Juventus-Real en demis

Les demi-finales de la Ligue des champions de football opposeront le FC Barcelone (Espagne) au Bayern Munich (Allemagne) les 5 puis 13 mai, et la Juventus Turin (Italie) au Real Madrid (Espagne), les 6 puis 12 mai 2015. La finale de la coupe d'Europe aura lieu le 6 juin à Berlin.

Le tirage au sort des demi-finales de la Ligue des champions de football, la plus prestigieuse compétition de clubs, ne pouvait déboucher que sur des affiches de rêves. Il s’est conclu sur des rencontres FC Barcelone (Espagne)-Bayern Munich (Allemagne) et Juventus Turin (Italie)-Real Madrid (Espagne), ce 24 avril 2015 à Nyon (Suisse), au siège de l'Union des associations européennes de football (UEFA).

Il n'y aura donc pas de choc 100 % espagnol en demi-finale de la coupe d’Europe. Les Barcelonais et les Madrilènes se retrouveront éventuellement en finale, le 6 juin prochain à Berlin. En attendant, le Barça et le Real vont devoir faire face à des fortunes diverses.

Des retrouvailles entre Guardiola et le Barça

Les Catalans ont un programme délicat à gérer, les 5 et 13 mai. Ils accueilleront en effet  le Bayern avant un match retour à Munich, ce qui est toujours un énorme désavantage. Le FC Porto (Portugal), balayé 6-1 en quart de finale retour, peut en témoigner.

Certains joueurs du FC Barcelone retrouveront en outre leur ex-entraîneur Pep Guardiola, avec lequel ils ont tout gagné, dont la Ligue des champions en 2009 et 2011. L'Espagnol dirige en effet le club allemand depuis 2013.

Luis Enrique, l’actuel coach du FCB, est un ancien partenaire de Guardiola. « Face au Bayern, ce sera un match spécial, a-t-il réagi. Ce sera la première fois que j’affronte Guardiola et que lui affronte le Barça ».

Cette première demi-finale aura aussi un petit goût de revanche. Les Bavarois avaient balayé le Barça en demi-finale de l’édition 2013, avec des victoires 3-0 et 4-0. Les Munichois sont les derniers à avoir gagné un match à Barcelone, en Ligue des champions.

Juve-Real, un choc entre les deux meilleurs clubs du 20e siècle

L’autre demi-finale de cette édition 2014-2015 semble plus déséquilibrée. De fait, la Juventus Turin fait figure d’équipe la plus faible. Les Turinois ont atteint le dernier carré pour la première fois depuis 2003.

Cette confrontation n’en a pas moins une certaine allure. Le très sérieux Institut mondial de l'histoire et des statistiques du football avait ainsi désigné le Real Madrid meilleur club du XXe siècle, juste devant la « Juve ». Le club italien a perdu un peu de terrain en ce début de 21e siècle. Mais les Madrilènes se méfient.

« La Juventus est un club de légende qui fait son retour en demi-finale après douze années d’absence, a souligné Carlo Ancelotti, l’entraîneur du Real qui a aussi dirigé l’actuel champion d’Italie. Ils réalisent une bonne saison et ils ont déjà quasiment gagné le championnat italien ». Mais Ancelotti conclut : « Nous avons la confiance nécessaire pour réaliser notre rêve qui est de jouer une autre finale après celle de l’année dernière. » Le Real avait remporté la Ligue des champions 2013-2014 en battant l’Atletico Madrid 4-1.

LIGUE DES CHAMPIONS : LES DEMI-FINALES

Demi-finales aller

FC Barcelone (Espagne)-Bayern Munich (Allemagne), le 5 mai
Juventus Turin (Italie)-Real Madrid (Espagne), le 6 mai

Demi-finales retour

Real Madrid (Espagne)-Juventus Turin (Italie), le 12 mai
Bayern Munich (Allemagne)-FC Barcelone (Espagne), le 13 mai

NB : La finale aura lieu le 6 juin 2015 à Berlin, en Allemagne.

Ligue des champions: le Barça douche les ambitions du PSG

Le Paris Saint-Germain (PSG) a très peu d’espoirs de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des champions de football. Le PSG s’est incliné 3-1 à domicile face au FC Barcelone, ce 15 avril 2015. Les Parisiens devront réussir un énorme exploit en quart de final retour de la coupe d'Europe, le 21 avril.

Les quarts de finale seraient-ils le « plafond de verre », le seuil de compétence du Paris Saint-Germain (PSG) en Ligue des champions européenne de football ? Le PSG semble en tout cas se diriger tout droit vers une troisième élimination de suite avant les demi-finales de la coupe d’Europe.

Les Parisiens se sont inclinés 3-1 à domicile face à un FC Barcelone impressionnant ce 15 avril 2015. Un score qui laisse un mince espoir pour le match retour, le 21 avril au Nou Camp, où il faudra marquer au moins trois buts pour se qualifier.

Les champions de France ont progressivement hypothéqué leurs chances lors de ce quart de finale aller pénible. Ils ont notamment sombré face à l’attaquant uruguayen Luis Suarez.

Luis Suarez s’amuse

L’avant-centre s'est joué deux fois de la défense parisienne en seconde période. A la 67e minute, il dribble en effet le défenseur brésilien David Luiz avec un petit pont, puis Marquinhos et Maxwell avec un double contact, avant de tromper le gardien de but adverse Salvatore Sirigu : 0-2. Douze minutes plus tard, Luis Suarez humilie encore David Luiz avec autre un petit pont, avant de loger le ballon dans la lucarne gauche, grâce à une frappe enroulée : 0-3, 79e.

Le Barcelonais Neymar.Reuters / Benoit Tessier

En première période, le Brésilien Neymar avait ouvert le score pour le FC Barcelone d’une frappe croisée (0-1, 18e). Lionel Messi, passeur décisif sur cette action, avait tiré sur le poteau, quelques instants auparavant (14e).

Gregory van der Wiel entretient l’illusion

Les Parisiens, privés de leur attaquant Zlatan Ibrahimovic (suspendu) et de leurs milieux de terrain Marco Verratti (suspendu) et Thiago Motta (blessé), sont dépassés dans la maîtrise du ballon. La sortie sur blessure de leur capitaine Thiago Silva n’a rien arrangé (20e).

La reprise de demi-volée du défenseur Gregory van der Wiel, déviée par le défenseur barcelonais Jérémy Mathieu (1-3, 82e), entretient l’illusion d’un exploit dans une semaine.

Les attaquants du PSG devront être beaucoup plus réalistes en Catalogne. L’Argentin Javier Pastore (49e) et l’Uruguayen Edinson Cavani (69e, 89e) ont manqué plusieurs grosses occasions de but.

Rfi

Top 5 des footballeurs passés par Monaco et la Juventus

La Juventus Turin et l’AS Monaco s’affrontent en quart de finale aller de la Ligue des champions, ce 14 avril 2015. Plusieurs grandes personnalités du football sont passées par le club italien et le club français. Voici ceux qui ont le plus marqué les deux équipes.

1. DAVID TREZEGUET (France/Argentine)

Le champion du monde 1998, aujourd’hui âgé de 37 ans, a laissé son empreinte à Turin en marquant à la pelle pour la Juventus. L’attaquant avait le chic pour mettre des buts dans toutes les positions et de toutes les manières possibles - parfois pas les plus élégantes et les plus tape-à-l’œil d’ailleurs. Qu’importe, en Italie, on aime les « renards des surfaces de réparation ». Or, en dix années (2000-2010), le Franco-Argentin a trompé les défenses adverses plus de 170 fois pour le compte de la « Juve ».

Joueur fidèle, David Trezeguet a suivi le club turinois en deuxième division, lors de sa relégation à cause d’un scandale de matches truqués.

Avant de gagner deux titres de champion d’Italie (2002 et 2003), l’avant-centre restait sur cinq saisons formidables avec l’AS Monaco (1995-2000), son club formateur, ponctuées par deux titres de champion de France en 1997 et en 2000.

2. DIDIER DESCHAMPS (France)

L’actuel sélectionneur de l’équipe de France a laissé une empreinte différente sur les deux clubs, puisqu’il a joué à la Juventus (1994-1999) et a entraîné Monaco (2001-2005).

Le milieu de terrain défensif, qui s’est fait d’abord connaître à l’Olympique de Marseille, a tout gagné ou presque avec la « Juve » : la Ligue des champions (1996), la Coupe intercontinentale (1996), la Supercoupe d’Europe (1996), le Championnat d’Italie (1995, 1997, 1998), la Coupe d’Italie (1995)…

Avec l’ASM, le palmarès de Didier Deschamps se limite à une Coupe de la Ligue (2003). Mais on retient surtout la campagne européenne des Monégasques, en 2004. Une campagne qui s’est achevée sur une défaite en finale de la Ligue des champions face au FC Porto de José Mourinho.

3. LILIAN THURAM (France)

Lilian Thuram aurait pu connaître une carrière à la Juventus aussi longue que celle de David Trezeguet. Mais, en 1996, le défenseur avait préféré quitter l’AS Monaco (ASM) pour un autre club italien, le Parme AC, plus pressé de l’enrôler que la « Juve ». Après cinq saisons pleines chez les Parmesans (une coupe d’Europe remportée en 1999, notamment), le Français a finalement rejoint l’équipe turinoise.

Comme Trezeguet, le redoutable défenseur central y a gagné deux titres en Serie A. Contrairement à Trezeguet, il n’a jamais été champion de France avec l’ASM. Mais c’est en Principauté (1990-1996) que Lilian Thuram s’est fait connaître et a découvert le haut niveau.

4. RUI BARROS (Portugal)

Le Portugais de 49 ans a d’abord étalé sa qualité technique avec la Juventus (1988-1990) avant de porter les couleurs de l’ASM (1990-1993). Le tout petit meneur de jeu (1 mètre 60) a gagné une coupe d’Europe (la Coupe UEFA en 1990) avec la « Juve » et a failli en remporter une autre (défaite en finale de la Coupe des vainqueurs de coupes  en 1992) avec Monaco.

5. VLADIMIR JUGOVIC (Yougoslavie)

Partenaire de Deschamps à la Juventus (1995-1997), le Yougoslave de 45 ans a par la suite joué sous la direction du Français à l’AS Monaco (2001-2003). Sans surprise, c’est avec le club turinois que le milieu de terrain a le plus étoffé son palmarès : la Ligue des champions (1996), la Coupe intercontinentale (1996), la Supercoupe d’Europe (1996) et un titre de champion d’Italie (1997). L’ASM a moins profité de ses formidables qualités de passeur et de dribbleur.
Ils sont aussi passés par la Juventus et Monaco :

- Thierry Henry (France), attaquant à Monaco (1994-1999) puis à la Juventus (1999)
- Christian Vieri (Italie), attaquant à la Juventus (1996-1997) puis à Monaco (2006)
- Patrice Evra (France), défenseur à Monaco (2002-2006) puis à la Juventus (depuis 2014)
- Claudio Ranieri (Italie), entraîneur à la Juventus (2007-2009) puis à Monaco (2012-2014)

Rfi

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