Sport

"Neymar a le temps de revenir au top pour le Mondial" (préparateur physique)

Opéré du pied droit samedi, Neymar devrait être rétabli au mieux un mois avant le Mondial-2018, mais Cristiano Nunes, préparateur physique de l'Internacional, club de première division brésilienne basé à Porto Alegre, se dit "optimiste" quand à sa capacité à "revenir au top" pour la Coupe du monde.

Q: Neymar peut-il être au top de sa forme au Mondial en revenant de blessure si peu de temps avant la compétition?

R: Je suis très optimiste. Il aura suffisamment de temps pour revenir au top. Il pourrait même arriver plus frais que d'autres, quand on sait à quel point la fin de saison européenne est éprouvante, non seulement sur le plan physique, mais aussi sur le plan émotionnel. Cette interruption lui donnera un peu de répit. Non seulement Neymar aura le temps de revenir en forme, mais il reviendra avec un vrai désir de rejouer au foot, de montrer à nouveau tout son potentiel.

Q: Quelle est la marche à suivre pour une bonne rééducation après ce genre d'opération?

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R: "Quand il y a fracture, comme c'est le cas pour Neymar, il faut prendre des précautions pour que la calcification puisse se faire dans les meilleures conditions. Au début, il faut absolument éviter tout impact. Mais c'est bien de commencer les exercices assez vite, avec de la musculation ou d'autres activités pour laquelle il n'y a pas de contact avec le sol, pour éviter que sa condition physique ne se dégrade trop avant qu'il ne puisse se remettre à courir".

Q: Ne risque-t-il pas de manquer de rythme?

R: "Une fois que la blessure sera totalement guérie, l'idéal serait qu'il puisse jouer des matches ou au moins participer à des entraînements à forte intensité. C'est important de retrouver le rythme compétitif avant de participer à un tournoi extrêmement difficile comme la Coupe du monde. Mais je suis optimiste parce que je sais qu'il est entre les mains d'un chirurgien de référence, Rodrigo Lasmar, médecin de la Seleçao, et qu'il sera suivi par des kinés extrêmement compétents.

Propos recueillis par Louis GENOT

RFI

« Magique système », un livre explore le côté obscur du football africain-Patrick Juillard

 

« Magique système », un livre explore le côté obscur du football africain-Patrick Juillard

NII LAMPTEY LORS DE SON ARRIVEE A ANDERLECHT (BELGIQUE)
JOSEPH-MARIE MINALA A L'ENTRAINEMENT AVEC LA LAZIO ROME

Fruit d'une longue enquête en RD Congo et en Afrique de l'Ouest, « Magique système » offre un saisissant coup de projecteur sur un système de traite, dont de nombreux escrocs profitent : celui des footballeurs

Barthélémy Gaillard et Christophe Gleizes ont enquêté pendant plus d'un an à travers l'Afrique sur les dessous du football sur le continent. Journalistes respectivement pour Vice France et pour So Foot, les deux hommes ont sillonné la RD Congo et six pays d'Afrique de l'Ouest (Sénégal, Gambie, Mali, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo) à la rencontre des acteurs d'un trafic : celui des jeunes footballeurs africains. Sur 194 pages denses et richement documentées, « Magique système, l'esclavage moderne des footballeurs africains » (éditions Marabout) mêle enquête de terrain et témoignages pour offrir un panorama éloquent d'une réalité souvent passée sous silence : « 70% des footballeurs africains connaissent une situation d'échec, à base de chômage, de blessures, de galères et de faux papiers. »


UN TRAFIC GALOPANT


Car pour un Sadio Mané ou un Vincent Aboubakar, combien de jeunes joueurs en situation d'échec, entre agents véreux, académies poubelles et instances dépassées voire complaisantes ? Chiffrer avec précision ce phénomène s'avère très difficile. « Il ne faut pas dissocier ce phénomène du problème global des migrants, explique Christophe Gleizes. Tous ces jeunes Africains qui tentent de passer en Europe ne jouent pas forcément bien au football. Beaucoup voient juste dans un agent un moyen de passer en Europe.

De plus, les réseaux sont clandestins, ce qui rend le chiffrage quasi impossible. Mais on peut dire de manière certaine que cela concerne au minimum des dizaines de milliers de footballeurs chaque année. Aux tentatives de passage en Europe, il faut en outre ajouter des mouvements intra-africains, dès qu'une opportunité meilleure paraît se faire jour. On le voit par exemple de la Gambie vers le Sénégal. Pour résumer, on se trouve face à une extrême mobilité, pour une traçabilité très faible ! »


DES ACTEURS EN « ZONE GRISE »


Jamais moralisateur, l'ouvrage fait la part belle aux portraits, sans chercher à exonérer aucun des acteurs d'un phénomène global, à commencer par les joueurs eux-mêmes. « La triche sur l'âge est massive. Elle est pour 50% à l'initiative du joueur, qui n'est pas un ange, et pour 50% à celle d'intermédiaires véreux qui forcent leurs clients à mentir. La faiblesse endémique des administrations locales favorise la prolifération de la corruption », poursuit Christophe Gleizes, qui ne veut accabler personne en particulier. « Le but n'était pas d'« outer » des joueurs. Pour la plupart, ils ne trichent pas pour faire du mal, mais pour manger demain et faire manger les leurs. »

Parmi les témoignages recueillis dans le livre, celui de Joseph-Marie Minala : lors de ses débuts en Serie A avec la Lazio Rome au mois de mars 2014, l'attaquant camerounais âgé officiellement de 17 ans provoqua l'hilarité des médias du monde entier en raison de ses traits d'homme mûr. S'il continue de nier toute fraude, le joueur a cette jolie formule sur les « présus » qui s'inventent une nouvelle date de naissance afin de poursuivre leurs rêves de footballeur : « parfois, il arrive qu'on fasse quelque chose de mal pour faire quelque chose de bien. » Beaucoup de parties prenantes du « magique système » apparaissent ainsi en « zone grise », entre sincérité et duplicité, au cœur d'une nébuleuse où chacun joue ses cartes. Car d'agents véreux en administrations corruptibles voire corrompues, tout le monde veut prendre sa part du grand gâteau (qu'est) de la mondialisation du football.


QUELLES SOLUTIONS POUR METTRE FIN AU TRAFIC ?


Existe-t-il des contre-modèles ? L'ouvrage donne la parole à Benoît You, directeur général de l'ASEC Mimosas, et Mathieu Chupin, président du Dakar Sacré Cœur, ainsi qu'à Saer Seck, cofondateur de l'académie des Diambars à Sali (Sénégal). Christophe Gleizes met en avant une autre réussite : « l'exemple de Génération Foot est très bon. Ce centre de formation dakarois a mis en place un partenariat avec le FC Metz. Avoir un club partenaire est le meilleur moyen de garder les joueurs, de les faire patienter. Génération Foot gagne de l'argent quand un joueur est vendu, c'est du gagnant-gagnant. » N'est-il pas aujourd'hui trop tard pour endiguer le trafic ? Dans l'ouvrage, Sory Diabaté, le vice-président de la fédération ivoirienne de football évoque une labellisation des académies, qui permettrait de récompenser les meilleures et de développer des institutions garantes de l'intérêt des jeunes footballeurs. Sur le terrain, les choses n'en sont pas encore là, et les académies « poubelles » continuent de proliférer. « Les Fédérations devraient s'attaquer à ce phénomène, estime Christophe Gleizes.


La prise de conscience doit aussi venir des jeunes joueurs. Ceux qui ont du talent doivent comprendre l'intérêt de s'enregistrer dans les (Fédérations) fédérations. Ils voient encore cette démarche comme un frein au départ, alors que c'est une protection. » Car rien ne sert d'entraver cette envie d'ailleurs. L'ouvrage expose le cas de Nii Lamptey, prodige ghanéen des années 1990 que sa (Fédération) fédération avait cherché à retenir à tout prix, accélérant les envies de départ du jeune phénomène, passé ensuite à côté d'une grande carrière par la faute d'un agent cupide. Encourager les jeunes joueurs à opter pour un départ encadré par des structures sérieuses, telle est la solution d'avenir et le défi qui attend les fédérations africaines.


EPILOGUE : LA CONTROVERSE FOOT SOLIDAIRE


« Magique système » se clôt par un long entretien avec Jean-Claude Mbvoumin. Cet ancien international camerounais a créé l'association Foot Solidaire dans le but de protéger les footballeurs africains des abus dont ils sont victimes. Depuis la publication de l'ouvrage, le quotidien anglais The Independent a publié les accusations d'un jeune joueur japonais, reprochant à Jean-Claude Mbvoumin d'avoir usé à son encontre des méthodes qu'il dénonce sur le continent africain.

Faut-il prendre cette enquête à charge pour argent comptant ? Christophe Gleizes se veut nuancé à ce sujet. « Je ne crois pas que Jean-Claude Mbvoumin soit mal intentionné. C'est un excellent lanceur d'alertes, qui a contribué à médiatiser un phénomène que les gens n'avaient pas appréhendé dans sa globalité, explique le co-auteur de « Magique système ». On peut en revanche lui reprocher de ne pas avoir su structurer son action et fédérer autour de lui, préférant personnaliser son combat à l'extrême. »


« Magique système, l'esclavage moderne des footballeurs africains », par Barthélémy Gaillard et Christophe Gleizes (préface de Claude Le Roy), éditions Marabout, 15,90 euros.


http://www.football365.fr/magique-systeme-livre-explore-cote-obscur-football-africain-

Foot: le père de Neymar contredit le PSG sur la blessure de son fils

Le père du footballeur Neymar a indiqué que son fils serait absent au moins six semaines et manquerait donc le match de coupe d’Europe (Ligue des champions) du Paris Saint-Germain (PSG) face au Real Madrid, prévu le 6 mars 2018. Le PSG devra bel et bien faire sans sa star après avoir perdu en huitième de finale aller de Ligue des champions, 3-1.

Le Paris Saint-Germain (PSG) va décidément devoir apprendre à composer avec l’entourage de son joueur-vedette, Neymar. Le père du Brésilien a en effet contredit l’entraîneur du PSG, Unai Emery, concernant les blessures de son fils, survenue lors d’un match face à l’Olympique de Marseille. Neymar Senior a indiqué que « Junior » serait absent « au moins six semaines »à cause d’une entorse et d’une fissure d’un os du pied. Rien de bien surprenant vu la nature du mal.

Mais l’interview accordée à la chaîne de télévision ESPN Brasil a fait voler en éclat la communication du PSG, quelques heures seulement aprèsles propos d’Emery: « Neymar c'est le premier qui veut jouer tous les matches, pour le Real Madrid, il est très concentré. Je crois qu'il y a une petite option qu'il soit prêt pour le match. »

Or, non, Neymar ne sera évidemment pas rétabli pour le huitième de finale retour de Ligue des champions face au Real Madrid, le 6 mars 2018. « Le PSG sait déjà qu'il ne pourra pas compter sur Neymar lors des prochains matches, pendant au moins six semaines, car ce traitement durera six à huit semaines. C'est ce qui est déjà défini, peu importe s'il y a (une opération) ou non », a même affirmé le père et conseiller de l’attaquant qui table sur un retour « fin avril ».

L'équipe du Brésil sur le qui-vive

Forcer Neymar à jouer face au Real risquerait de transformer la fissure d’un os de son métatarse en une fracture qui compromettrait sérieusement la fin de saison de l’ex-Barcelonais ainsi que sa participation à la Coupe du monde (14 juin-15 juillet en Russie).

Du côté de l’équipe nationale du Brésil, on est donc particulièrement attentif à ce que le PSG ne tente pas le diable avec un joueur qu’il a recruté contre 222 millions d’euros spécialement pour remporter la Ligue des champions.

Le médecin de la Seleçao, Rodrigo Lasmar, s’est rendu à Paris pour évaluer l’état de santé de son protégé, alors que le PSG va défier l’OM en Championnat de France ce 28 février avant d’affronter le Real après sa défaite 3-1 à l'aller.

RFI

Ligue des champions: le PSG tombe de haut à Madrid

Le Paris Saint-Germain s’est incliné (1-3) sur le terrain du Real Madrid en match aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Après avoir ouvert le score, les Parisiens ont été punis par un doublé de Cristiano Ronaldo et un but de Marcelo. C’est une grosse désillusion pour le PSG qui s’était avancé avec l’ambition de frapper un grand coup chez le double tenant du titre.

Presque un an après avoir été la risée de l’Europe face au Barça (4-0 ; 1-6), pour ce qui restera pour l’histoire la « remontada », le PSG a reçu une nouvelle leçon espagnole ce mercredi 14 février à Madrid. Dans le choc annoncé face au Real Madrid, double tenant du titre, les Parisiens ont pendant longtemps donné l’illusion qu’ils allaient répondre présent. Surtout après avoir résisté pendant la première demi-heure et ouvert le score par Adrien Rabiot (33e). Surtout en voyant un Neymar intenable pendant une première mi-temps globalement dominée par Paris dans la maîtrise technique. Mais il faut croire que le Real Madrid, très mal en point en championnat (4e, à 17 points du leader Barcelone), sait trouver les ressources et les ressorts lors des grands rendez-vous.

Ronaldo, encore un record

L’équipe de Zidane n’a pas douté après l’ouverture du score parisienne surtout que Ronaldo s’était procuré deux belles occasions de marquer (28e et 37e), mais a trouvé Areola sur sa route. Le gardien parisien finira par s’incliner devant le Portugais (44e) sur un penalty provoqué par Giovani Lo Celso, peu à son avantage dans cette rencontre.

Cristiano Ronaldo devenait ainsi le premier joueur à inscrire 100 buts en Ligue des champions avec le même club. Mais l’insatiable portugais allait s’offrir un doublé (83e) au moment où le PSG semblait maitriser la rencontre avec à la clé de belles occasions par Mbappé (49e), Kipembe (73e) et Dani Alves (76e). Mais le réalisme était du côté madrilène et l’inspiration du côté de Zinedine Zidane. Le double changement du technicien Français, avec les rentrées de Vasquez et d’Asencio, a changé la face de la rencontre dans les dix dernières minutes. Asencio est en effet à l’origine du deuxième but de Ronaldo et a été passeur décisif sur le but du break de l’intenable Marcelo (86e). « On a tout donné, on a été très bons dans tous les domaines, on ne s'est pas affolés quand on a pris le but », a ainsi réagi, Zidane à la fin de la rencontre.

Emery croit à la « remontada »...

Encore une fois, le PSG a perdu un match qu’il avait en mains et doit désormais préparer une « remontada » pour le match retour dans trois semaines (6 mars). L'entraîneur parisien Unaï Emery pense que son équipe peut le faire. « Je crois en notre équipe, on a la possibilité de faire souffrir le Real. Ce qui est important, c'est la motivation mais aussi la préparation, notamment les supporters pour faire un stade à la hauteur et nous aider à surmonter le résultat. On a la confiance ». D’ici là, le technicien espagnol aura le temps de faire face aux critiques qui tourneront certainement sur la non titularisation de Thiago Silva, le choix de Lo Celso en sentinelle, et la sortie de Cavani dès la 65e minute au moment où le score était à 1-1.

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