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Championnat d'Espagne: le Barça sur son nuage le Real sur ses talons

Le FC Barcelone veut rester sur son petit nuage: en apesanteur depuis son exploit européen mercredi face au Paris SG (6-1), le club catalan espère prolonger l'euphorie en conservant au delà de la 27e journée la tête du Championnat d'Espagne, convoitée par le Real Madrid.

. Ça plane pour le Barça

Auteur d'une historique "remuntada" (remontée) en 8e retour de Ligue des champions après une déroute 4-0 à l'aller, le Barça s'est mis sur orbite pour la suite de la saison, où il peut viser à nouveau un triplé Liga-Coupe-C1.

Les Catalans ont dignement fêté cette qualification avant d'effectuer l'inévitable décrassage jeudi et de bénéficier d'un jour de repos bien mérité vendredi.

Mais l'équipe de Luis Enrique va vite devoir redescendre sur terre car un déplacement piégeux l'attend dimanche après-midi sur la pelouse du Deportivo La Corogne. Et attention, car le Barça (1er, 60 pts) ne compte qu'un seul point d'avance sur le Real (2e, 59 pts, un match en moins).

"Il y a la rencontre face au Deportivo, les matches recommencent et il faut reprendre l'entraînement", a prévenu Luis Enrique mercredi soir.

"J'aurais préféré pouvoir me reposer et laisser les joueurs faire la fête avec leurs familles et leurs proches. Mais dès demain, il faut se lever, une fois de plus, et se calmer."

Le moral barcelonais, en tout cas, est au beau fixe. "Moralement, cette victoire nous apporte énormément", a résumé le défenseur Gerard Piqué.

Reste à espérer que les héros du Camp Nou ne seront pas trop fatigués au stade Riazor, où l'Argentin Lionel Messi (23 buts en Liga) et l'Uruguayen Luis Suarez (20 buts) peuvent creuser l'écart en tête du classement des buteurs.

. Le Real veut redécoller

Si tout n'a pas été parfait pour le Real Madrid mardi à Naples, l'équipe de Zinédine Zidane a décroché l'essentiel, à savoir sa qualification pour les quarts de la C1 (3-1, 3-1).

Mais ses performances inquiètent et le club madrilène semble perdre progressivement de l'altitude.

Leaders d'octobre à mars, les joueurs de Zidane ont laissé le Barça reprendre les commandes. Et même avec un match en retard à disputer à Vigo (date à déterminer), la "Maison blanche" n'a plus le droit à l'erreur si elle veut mettre fin à sa disette en Liga: un seul titre de champion d'Espagne sur les huit dernières saisons.

Ces derniers jours, le débat a tourné autour d'un supposé manque d'implication défensive du trio d'attaquants "BBC" (Bale-Benzema-Cristiano Ronaldo). Machines à marquer, ces trois-là sont intouchables pour "ZZ" mais c'est parfois sans ses stars que le Real a signé ses performances les plus abouties cette saison, avec davantage d'intensité et d'abnégation.

"On nous a toujours à l'oeil. Mais nous ne nous contentons pas de marquer, nous travaillons aussi pour l'équipe", s'est défendu Karim Benzema mardi. "Quand il y a un match un peu difficile, on nous montre du doigt mais nous sommes une équipe, nous donnons le maximum sur le terrain."

Bref, pour trancher le débat, la "BBC" a l'opportunité de redécoller ce week-end. Et le Real de Zidane serait bien inspiré de reprendre de la hauteur dimanche avec la réception du Betis Séville au stade Santiago-Bernabeu.

. Atletico, Séville, embarquement immédiat

Le football espagnol, qui compte déjà deux qualifiés pour les quarts de la Ligue des champions, peut viser le carton plein mardi et mercredi prochain si le Séville FC et l'Atletico Madrid décrochent à leur tour leur billet.

Mais avant de retrouver les hautes sphères continentales, les deux clubs ont un objectif plus terre-à-terre: rester en course pour leurs objectifs respectifs en Championnat d'Espagne.

Samedi, Séville (3e, 56 pts) reçoit Leganes pour rester dans le sillage du duo Barça-Real, juste avant d'aller à Leicester mardi en C1 (aller: 2-1).

Quant à l'Atletico (4e, 49 pts), il se déplace samedi à Grenade, quatre jours avant sa seconde manche européenne à domicile contre Leverkusen (aller: 4-2).

Le programme (en heure GMT):

Vendredi:

(19h45) Espanyol Barcelone - Las Palmas

Samedi:

(12h00) Valence - Sporting Gijon

(15h15) Séville FC - Leganes

(17h30) Malaga - Alaves

(19h45) Grenade - Atletico Madrid

Dimanche:

(11h00) Real Sociedad - Athletic Bilbao

(15h15) Deportivo La Corogne - FC Barcelone

(17h30) Celta Vigo - Villarreal

(19h45) Real Madrid - Betis Séville

Lundi:

(19h45) Osasuna Pampelune - Eibar

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. FC Barcelone 60 26 18 6 2 76 21 55

2. Real Madrid 59 25 18 5 2 67 26 41

3. FC Séville 56 26 17 5 4 50 30 20

4. Atlético Madrid 49 26 14 7 5 48 22 26

5. Real Sociedad 48 26 15 3 8 42 36 6

6. Villarreal 45 26 12 9 5 38 19 19

7. Athletic Bilbao 41 26 12 5 9 32 30 2

8. Eibar 39 26 11 6 9 42 37 5

9. Espanyol Barcelone 36 26 9 9 8 35 35 0

10. Celta Vigo 35 25 10 5 10 39 44 -5

11. Alavés 34 26 8 10 8 26 32 -6

12. Las Palmas 32 26 8 8 10 40 41 -1

13. Valence CF 29 26 8 5 13 35 46 -11

14. Betis Séville 28 26 7 7 12 28 42 -14

15. Malaga 26 26 6 8 12 32 43 -11

16. Deportivo La Corogne 24 26 5 9 12 29 41 -12

17. Leganés 24 26 6 6 14 21 40 -19

18. Grenade 19 26 4 7 15 24 54 -30

19. Sporting Gijón 17 26 4 5 17 27 55 -28

20. Osasuna 10 26 1 7 18 27 64 -37

RFI

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Ligue des champions : le Barça humilie le PSG, rejoint les quarts et entre dans l'Histoire

Malgré un avantage de quatre buts à l'aller, le PSG a laissé filer son billet pour les quarts de finale de la Ligue des champions sur le terrain du Barça, qui l'a corrigé (6-1). La plus belle "remontada" de l'histoire de la C1.

Et dire qu'il y a encore quelques heures, cette "remontada" espérée par tout le peuple catalan relevait, au mieux, de la douce folie. Et pourtant... Après 90 minutes qui resteront à jamais gravées dans l'histoire du football, le FC Barcelone a réussi son incroyable pari : effacer un retard de quatre buts et inverser la tendance après la gifle qu'ils avaient reçue au match aller. Battus 4-0 au Parc des Princes, ils ont humilié leurs visiteurs et décroché la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions au bout du temps additionnel (6-1). L'incroyable épilogue d'une soirée exceptionnelle qui a vu le Camp Nou passer par toutes les émotions.

Pour le PSG, en revanche, le goût de la défaite est plus amer que jamais. Le naufrage vécu par Unai Emery et ses hommes risque de plomber la fin de saison d'un Paris Saint-Germain, qui avait fait de la C1 sa grande priorité. Et la remobilisation des troupes pour aller chercher la Ligue 1 et les coupes nationales risque d'être compliquée.

L'espoir catalan

Le cauchemar a rapidement pris forme sous les yeux de Parisiens qui n'ont jamais réussi à entrer dans leur match. Dans un Camp Nou chauffé à blanc, le Barça a attaqué pied au plancher, et n'a pas tardé à trouver la faille. Sur un ballon mal dégagé par la défense, Luis Suarez a trompé Kevin Trapp d'une tête lobée alors que le portier allemand avait totalement manqué sa sortie (3e, 1-0).

Cueilli à froid, le PSG s'est tout naturellement recroquevillé et a subi les nombreux assauts blaugranas. Au quart d'heure de jeu, alors que le PSG n'avait accumulé en tout et pour tout que deux cartons jaunes (Matuidi et Draxler) et aucun embryon d'action offensive, Messi a fait se lever le stade sur un coup franc aux 25 mètres, qui a filé juste au-dessus de la transversale parisienne (14e). Puis, Neymar (17e) et Iniesta (30e), dans une moindre mesure, ont eux aussi failli trouver le cadre.

Après un interlude parisien de quelques minutes, concrétisé par la toute première frappe cadrée du match côté visiteur – une tentative mollassonne de Lucas (30e) – le Barça a repris son travail de sape dans le camp parisien et n'a pas tardé à trouver la faille. Sur un petit ballon piqué de Suarez, Iniesta a pris le dessus sur Thiago Silva dans la surface avant de tenter de servir Rafinha d'une belle talonade. Kurzawa, sur la trajectoire, a maladroitement dévié le ballon dans ses propres filets et offert au Camp Nou l'espoir d'assister à un incroyable exploit (40e, 2-0).

Au retour des vestiaires, les Catalans ont repris de plus belle. Portés par un Camp Nou incandescent, ils n'ont d'ailleurs pas traîné pour faire parler la poudre. Après cinq minutes de jeu, Neymar a été très légèrement déséquilibré par Meunier dans la surface et a obtenu un pénalty généreux de la part de l'arbitre allemand Deniz Aytekin. Une offrande que s'est chargé de convertir Messi (50e, 3-0)

Cavani remet le PSG en selle...

Puis, dos au mur, le PSG a retrouvé un peu d'allant offensif. Sur un contre rondement mené par Meunier sur le côté gauche, Cavani a hérité du ballon mais son tir taclé a trouvé le montant gauche de Ter Stegen (52e). Toujours acculés, les Parisiens ont trouvé quelques options en contre. Après une partie de billard dans la surface du Barça, Matuidi a tenté une reprise réflexe aux six mètres, mais le ballon n'a pas trouvé le cadre (59e).

Cette terre promise, c'est finalement le tant controversé Cavani qui a fini par la trouver. Sur une remise de Kurzawa de la tête, "El Matador" a fusillé le portier du Barça d'une reprise de l'extérieur du droit, qui a terminé sa course juste sous la barre (61e, 3-1). Et deux minutes plus tard, l'Uruguayen a même eu l'occasion de tuer un peu plus le match, mais il n'a pas su bien négocier son duel dans l'axe face à Ter Stegen (63e). Mal lui en a pris...

Abasourdi par l'efficacité du PSG, le Camp Nou s'est alors appuyé sur son noyau dur pour continuer d'encourager les siens. Arda Turan (65e, 77e) et Messi (73e) ont bien failli donner plus d'ampleur au succès blaugrana, avant que Di Maria ne s'imagine ramener le PSG à 3-2 (85e).

...avant le naufrage

Il restait alors deux minutes, et le Barça avait besoin de marquer à trois reprises pour rejoindre les quarts. Et le miracle s'est produit. Tout d'abord, Neymar a marqué le quatrième but des siens d'un maître coup franc dans la lucarne de Trapp (88e), avant d'inscrire un doublé sur un nouveau pénalty (90e).

Puis, galvanisé par un Camp Nou totalement en fusion, c'est Sergi Roberto, qui s'est chargé de porter l'estocade au bout du temps additionnel (90e+5, 6-1). Un jaillissement devant Trapp sur un ballon de Neymar, qui a plongé plus de 96 000 personnes – et sans nul doute quelque 7 millions et demi de Catalans à travers la région – dans l'euphorie la plus totale. Au point de continuer à célébrer cet incroyable retournement de situation dans l'enceinte du stade, plus d'une demi-heure après le coup de sifflet final. Comme pour prolonger un peu plus l'invraisemblable soirée vécue par les supporters de ce Barça définitivement renversant.

RFI

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Ligue des champions: le Real Madrid tient le choc et se qualifie devant Naples

Grâce notamment à un doublé de Sergio Ramos, le Real Madrid s’est qualifié en quarts de finale de la Ligue des champions en s’imposant à Naples (3-1). Le tenant du titre a souffert pendant une mi-temps avant d’être délivré par son capitaine et défenseur. Malgré une victoire confortable au match aller (3-1), le Real Madrid avait tout à craindre de cette manche retour en terre napolitaine. A raison, puisque les joueurs de Naples ont longtemps fait trembler les champions d’Europe en titre qui ont été à un but d’une élimination pendant plus d’une demi-heure. Les hommes de Zidane ont souffert dès l’entame de la partie face à des Napolitains très accrocheurs et exerçant un pressing étouffant sur Benzema et compagnie.

Pendant le premier quart de la rencontre, les vagues bleues n’ont cessé de déferler sur la ''maison blanche'' surtout sur le côté gauche de Marcelo incapable de résister aux assauts de Mertens, Hamsik ou Callejon.

Kroos-Ramos, duo gagnant

C’est pourtant quand l’étau s’est un peu desserré que Naples a ouvert le score à la 23e minute par le Belge Dries Mertens sur une merveille de passe, en un toucher, du Tchèque Marek Hamsik. Le Real aurait pu être emporté par la furie des joueurs et les poussées des supporters napolitains. Son mérite a été de rester en vie pendant la première période qui a vu Cristiano Ronaldo toucher le poteau sur la seule occasion madrilène.

Au retour des vestiaires, Naples n’a pu mettre autant d’intensité que lors de la première période d’autant qu’il est douché très vite (51e) par l’égalisation de Sergio Ramos qui reprenait de la tête un corner de Toni Kroos. Bis repetita cinq minutes plus tard, le défenseur et capitaine madrilène s’offrait un doublé sur une nouvelle tête sur un corner de… Toni Kroos. Naples est K.O avec cette réalisation qui l’obligeait à marquer quatre buts pour se qualifier. C’était trop pour les hommes de Maurizio Sarri qui concèdent un troisième but dans les arrêts de jeu par Alvaro Morata (91+1).

Arsenal encore humilié par le Bayern

A Londres, il n’y a pas eu de miracle pour Arsenal de nouveau corrigé par le Bayern Munich (5-1) après avoir été atomisé au match aller sur le même score. Même s’ils ont ouvert le score par Theo Walcott (20e) les hommes d’Arsène Wenger n’ont pas pu faire le poids après l’expulsion de Laurent Koscielny (54e), fautif sur le penalty de l’égalisation.

Mercredi, le FC Barcelone tentera l’exploit face au PSG au Camp Nou. Messi et ses amis devront remonter un handicap de 4 buts pour espérer se qualifier en quarts de finale.

Résultats et programmes des huitièmes de finale retour

Naples-Real Madrid 1-3

Arsenal-Bayern Munich 1-5

Mercredi 8 mars 20h45 GMT

FC Barcelone-Paris SG

Dortmund - Benfica

Mardi 14 mars 20h45 GMT

Leicester-FC Seville

Juventus-FC Porto

Mercredi 15 mars 20h45 GMT

AS Monaco-Manchester City

Atletici Madrid-Bayer Leverkusen

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Ligue des champions: Naples à la recherche de l’exploit face au Real Madrid

L'entraîneur de Naples Maurizio Sarri sait qu'après la défaite 3-1 lors du match aller, son équipe fait face à « un match quasiment impossible ». Face au Real Madrid en 8e de finale retour de Ligue des Champions, le Napoli sera à la recherche d’un exploit, avec notamment l’attaquant belge Dries Mertens.

Naples peut nourrir un peu d'espoir. Avec son précieux but à l'extérieur inscrit à Santiago-Bernabeu lors du match aller, les Napolitains doivent l'emporter 2-0 pour se qualifier. Naples vise donc une « rimonta » après son échec 3-1 chez le Real Madrid.

Dries Mertens, le buteur du Napoli

Fort de son succès de prestige samedi 4 mars face à la Roma (2-1), le Napoli a donc des raisons d'y croire. L'homme du match, Dries Mertens, s'est offert un doublé lors de cette rencontre et pourrait bien être la pièce maîtresse face aux Merengues. Avec 18 buts en Serie A au compteur, Dries Mertens réalise sa saison la plus prolifique avec le maillot napolitain. Il ne lui manque que trois buts pour égaler son record sur une saison en championnat, établi avec le PSV Eindhoven en 2011/12. Il a inscrit trois triplés cette saison, tous depuis mi-décembre.

En C1, il en est déjà à trois passes décisives et quatre buts en phase finale. Arkadiusz Milik, qui a longtemps été hors des terrains pour cause de blessure (une rupture des ligaments croisés, avec un retour le 15 février au match aller avec huit minutes de jeu) sera aussi important dans le groupe. En trois rencontres de C1, Milik a trouvé le fond des filets à trois reprises et s’est offert une passe décisive.

Une seule défaite à domicile cette saison en C1

Pour Naples, ce n’est que la deuxième apparition à ce niveau de la compétition. La dernière fois, c’était lors de la saison 2011/12 face à Chelsea avec une victoire au match aller (3-1) avant une lourde défaite 4-1 après prolongation à Stamford Bridge.

La défaite de Naples face au club turc du Besiktas JK lors des phases de groupes est la seule des Azzurri à domicile cette saison en C1. En ce qui concerne les confrontations face aux clubs espagnols à la maison, le Napoli compte quatre victoires, deux nuls et aucune défaite. Sauf que lors des deux derniers matches à domicile, le club italien a encaissé cinq buts.

« On va essayer de les emmerder un peu »

« La pression est sur le Real, estime Maurizio Sarri, entraîneur de Naples. Ce sont les champions du monde, le club le plus riche, les meilleurs. Ils doivent se qualifier ». Mais selon Sarri, les supporters du Napoli sont les « champions du monde » et « l'Europe va le voir demain ». « C'est un match quasiment impossible parce qu'ils marquent tout le temps, ils en sont à 46 matches de suite avec au moins un but. On va essayer de les emmerder un peu », ajoute-t-il.

Absent ce week-end, Cristiano Ronaldo a été convoqué par Zinédine Zidane pour cette rencontre. Le Portugais souffrait d'une légère blessure et avait manqué le dernier match de championnat. La BBC sera donc de nouveau réunie puisque Gareth Bale, suspendu ce week-end, est également de retour. L’international français Karim Benzema, auteur d'un doublé et d'une passe décisive face à Eibar, complète un trio que Zinédine Zidane pourrait aligner d'entrée de jeu face aux Napolitains.

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