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Mondial 2018: une équipe de France aux anges !

Loin de l’euphorie française qu’ils retrouveront dès lundi 16 juillet, les Tricolores et leur staff ont savouré ce deuxième titre à Moscou.  « On est fier de rendre les Français heureux », a déclaré le jeune Kylian Mbappé, promis à un grand destin de footballeur. Didier Deschamps, le sélectionneur, parle lui d’une génération qui n’oubliera pas ce 15 juillet 2018. Réactions.

De notre envoyé spécial à Moscou,

« C'est la vie qu'on voulait. On est fier de rendre les Français heureux. On est conscient qu'on avait ce rôle-là aussi, on voit qu'ils oublient tous leurs problèmes. On joue pour ce genre de choses, j'ai toujours dit que je ne voulais pas être que de passage dans le foot ». A quatre heures d'avion de Paris, le jeune attaquant français Kylian Mbappé résume en quelques phrases la joie des Bleus qui fêteront le titre jusqu’à très tard dans la nuit avant de rentrer dans la capitale.

« On va voir toute la ferveur du peuple français »

Au début de cette campagne russe, Paul Pogba disait que les Tricolores allaient « prendre les rênes de l'équipe de France ». Et d’ajouter : « On va essayer d'être patron ». Sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou, tous n'ont certes pas brillé dans cette finale face à la Croatie. Mais ce titre de champion du monde éclipsera certainement la bévue d’Hugo Lloris face à Mario Mandzukic.

« Quand on va rentrer en France, on va voir toute la ferveur du peuple français, cela va être quelque chose d'énorme, je n'attends que ça », raconte Benjamin Pavard, 22 ans, peu connu du public découvert par le public français après son but face à l’Argentine.

Pour Benjamin Mendy, de Manchester City, « c'est un truc de fou. C'est magnifique. Il y a beaucoup de joueurs qui en rêvent... C'est la plus belle coupe. Pendant quatre ans, elle restera à la maison ». Comme tout le groupe, il a déjà hâte de défiler sur les Champs-Elysées et d'imiter ses aînés de 1998.

« Ce soir, c’était l’apothéose »

« Le match, le terrain appartiennent aux joueurs. Ce soir, c’était l’apothéose, raconte Didier Deschamps. On partait de loin avec cette équipe jeune, même si certains avaient déjà un certain vécu.  Etre sacrés champion du monde, c’est fabuleux pour eux. C’est ce que je leur ai dit. Ces 23 joueurs seront liés à vie avec ce qui s’est passé ce soir. » Derrière lui, les joueurs crient : « Ceux qui n’ont pas cru en lui doivent le regretter! »

« Tout ça vous donne envie d’aller encore plus loin », lâche Kylian Mbappé. Jusqu’au Qatar dans quatre années pour défendre le titre ? A 19 ans, le joueur du Paris Saint-Germain avait déjà impressionné la planète foot grâce à sa folle chevauchée (chronométrée à 32,4 km/h par la Fifa) pour offrir un penalty à Antoine Griezmann puis son doublé. Il peut encore continuer à rêver !

REUTERS/Kai Pfaffenbach

Mondial 2018: l’Angleterre a fait sa révolution

L’Angleterre affrontera la Croatie en demi-finale du Mondial ce 11 juillet à Moscou. Les « Trois Lions » n’avaient plus atteint ce stade de la compétition depuis 1990. Avec Gareth Southgate à sa tête depuis la fin de l’Euro 2016, la sélection anglaise a littéralement changé de visage.

De notre envoyé spécial à Moscou,

En rembobinant le film du Mondial 2018, on se souvient de l’interrogation principale des journalistes britanniques lors de la conférence de presse avant la rencontre entre les Anglais et la Tunisie au premie tour.

La question qui revenait en boucle : en quoi la sélection anglaise a changé ? Il faut dire que les « Trois Lions » reviennent de loin. Voilà 28 ans que la nation qui a inventé le foot n’avait pas été en demi-finale. La première, c'était en 1966, à domicile. La dernière, c'était en 1990… La bande à Gary Lineker avait alors vu la finale lui échapper aux tirs au but, face à l'Allemagne de l'Ouest.

Les tirs au but enfin maîtrisés

Sous l’impulsion de Gareth Southgate, le sélectionneur anglais, l'Angleterre a donc changé de visage. A commencer par les tirs au but enfin maîtrisés. Rejointe dans le temps additionnel, l'Angleterre est venue à bout de la Colombie grâce à la séance de tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.) mardi 3 juillet à Moscou. Sur les sept prolongations anglaises depuis 1966, trois étaient allées jusqu'aux tirs au but.

Et l'Angleterre avait échoué à chaque fois (Allemagne en 1990, Argentine en 1998 et Portugal en 2006). Face à la Colombie, le scénario cauchemardesque ne s’était pas reproduit. Les mains de Jordan Pickford ont enfin tordu le cou au spectre et l’Angleterre s’est trouvé un gardien à la hauteur de l’enjeu. Il a même été élu homme du match lors de la rencontre face à la Suède.

Southgate a laissé l'expérimenté Joe Hart, 75 sélections, à la maison. A la place, il a fait confiance à un inconnu, prêté pendant des années par Sunderland à des clubs de seconde zone (Burton Albion ou Darlington). La notoriété du gardien d'Everton grandit chaque jour depuis le début du Mondial.

Nouveaux atouts : les coups de pied arrêtés et le fin des clans

L’Angleterre a aussi un nouvel atout : les coups de pied arrêtés. Huit de ses onze buts inscrits depuis le début du mondial l’ont été sur une telle phase de jeu, grâce au travail effectué en amont par Gareth Southgate.

Autre travail du coach, ancien défenseur central international, le jeu au sol et la défense à trois. Un système pensé lors de l’été 2017 par Southgate et son assistant, Steve Holland. Sans compter la fin des clans qui ont souvent miné la sélection. « Pour nous, dans l'effectif et le staff, on y croit, on a cet esprit d'équipe, cette confiance qu'on peut aller aussi loin qu'on le veut. On veut arriver à bon port et remporter le Mondial 2018 », indique le latéral Ashley Young. « C'est comme si on passait de bonnes vacances. On ne s'ennuie pas, on apprécie chaque moment et on entre avec ça sur le terrain. Tout le monde peut voir que cette équipe s'entend bien », avance-t-il.

Après l’échec à l’Euro 2016 et cette défaite surprise face à l’Islande en huitièmes de finale, la Fédération a remis les compteurs à zéro. « Gareth Southgate montre sa capacité à nous gérer, à diriger un groupe, lui et tout l'encadrement. Au cours des deux dernières années, on a travaillé très, très dur. Maintenant, on voit le résultat sur le terrain », commente Jordan Pickford. Avec cette place dans le dernier carré, le travail de fond a déjà payé.

REUTERS/Carlos Barria

Mondial 2018: les Bleus savourent leur victoire face aux Belges

L'équipe de France est en finale de la Coupe du monde pour la troisième fois de son histoire après avoir battu la Belgique (1-0) ce mardi 10 juillet à Saint-Pétersbourg, sur un but de Samuel Umtiti. Les hommes de Didier Deschamps viseront une deuxième étoile dimanche, contre l'Angleterre ou la Croatie. Réactions.

On imaginait une rencontre serrée. Ce fut le cas une bonne partie de ce duel Franco-Belge qui restera dans les mémoires. « C’était un football chirurgical de la part des Bleus », avouera un collègue belge de la RTBF.

« On a bien défendu ensemble »

La Belgique avait Eden Hazard et le joueur de Chelsea a réussi toutes ses passes et tous ses dribbles en première période. Et son tir croisé à la 15e minute aurait pu faire mouche. Il aura été en tout cas sur tous les fronts. Cela n'a pas suffi.

Samuel Umtiti a finalement lancé les Bleus en ouvrant le score à la 50e minute. Le défenseur central a marqué de la tête en sautant plus haut que Marouane Fellaini sur un corner d’Antoine Griezmman.

« C’est vrai que c’est moi qui marque le but mais pendant tout ce match, on a bien défendu ensemble, et on est récompensé par cette place en finale », raconte Umtiti. « Cela a été très dur aujourd’hui face à une très belle équipe de Belgique. Chapeau à mes joueur et l’ensemble de mon staff », dit de son côté le sélectionneur français Didier Deschamps sur TF1.

« Je suis fatigué. On a tous travaillé défensivement. On joue dans les grands clubs et cela aide. J’ai tenté d’accélérer quand il le fallait. C’est un match parfait », analyse Antoine Griezmann.

« C’est inimaginable. C’est le rêve d’une vie, d’une future vie, de tout »

Les tricolores ont saisi à pleine main cette demi-finale qui leur tendait les bras. Dimanche, ils joueront la finale de la Coupe du monde pour la troisième fois après 1998 et 2006. Vingt-ans après avoir soulevé le trophée comme joueur, Didier Deschamps pourrait à nouveau tenir dans sa main le Graal, cette fois comme sélectionneur.

« C’est inimaginable. C’est le rêve d’une vie, d’une future vie, de tout. Je n’ai pas les mots. Même dans les plus grands rêves je n’avais pas imaginé ça, et pourtant je suis rêveur », déclare Kilian Mbappé resté muet ce soir. « C’est un rêve de gosse, commente Olivier Giroud. Maintenant il reste un match, 90 minutes, peut-être plus, il faut aller la chercher ».

Les Diables Rouges n’avaient plus perdu depuis 24 matches. On redoutait leur secteur offensif, mais la défense française a largement été à la hauteur de l’évènement.

Reuters

Mondial 2018: face à la Belgique, la France se paie une demie

L’équipe de France s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde de football en battant la Belgique, ce mardi 10 juillet. Les Bleus se sont montrés supérieurs à un adversaire pourtant redouté et redoutable. Les hommes de Didier Deschamps ne sont plus qu’à une marche du bonheur.

La France disputera la troisième finale de Coupe du monde de son histoire, dimanche à Moscou, après avoir éliminé la Belgique (1-0), grâce à un but de Samuel Umtiti, mardi à Saint-Pétersbourg.

Le début de match est marqué par une forte pression de la part des Diables rouges. Le gardien de but Hugo Lloris doit s’employer sur la première frappe d'Eden Hazard, passée de peu à côté (16e). Puis après avoir boxé avec autorité un ballon juste devant Marouane Fellaini (19e), seul dans la surface, il réalise l'un des arrêts du match. Sur un corner mal repoussé, Alderweireld frappe parfaitement en pivot mais le gardien de Tottenham est sur la trajectoire (22e).

Hugo Lloris a été le grand artisan de la victoire française face à la Belgique.Reuters

Une fois l’orage passé, la France sort peu à peu la tête de l’eau. Par Pogba d’abord, très bon dans la dernière passe pour mettre en orbite Mbappé (10e, 13e). Par Giroud ensuite, bien placé mais maladroit quand il met une belle tête sur un centre de Pavard (32e), passée près du but de Courtois, ou rate l'occasion rêvée offerte par Mbappé, en tombant juste avant de frapper le ballon. Par Griezmann également, qui joue entre les lignes dans la position d'un meneur de jeu mais se montre trop imprécis dans le dernier geste, à l'image de cette bonne occasion du droit qui s'envole (33e). Par Pavard enfin, qui manque son duel face au gardien de but belge (39e)

Umtiti, l’homme qui venait de l'arrière

Dominateurs, les Français trouvent logiquement la délivrance par Samuel Umtiti qui reprend victorieusement de la tête un corner d'Antoine Griezmann (51e).

Il ne restait plus qu’à tenir le choc face à une équipe qui n’a jamais renoncé et s’est montrée dangereuse jusqu’à la fin.

Lloris a alors sorti le grand jeu sur un centre dangereux de Kevin De Bruyne (65e) ou une frappe lointaine d'Axel Witsel (81e). La France lui doit une fière chandelle.

Les Bleus affronteront le vainqueur de la rencontre Angleterre-Croatie, qui sera disputée mercredi à Moscou. Cette finale sera particulière pour Didier Deschamps, sélectionneur français, qui a gagné il y a vingt ans le Mondial 1998 en tant que capitaine des Bleus, seule étoile sur le maillot français… peut-être plus pour très longtemps.

Rfi

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