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CAN 2015: la liesse à Abidjan alors qu’Accra sèche ses larmes

Nuit blanche en Côte d’Ivoire après la victoire des Eléphants, dimanche 8 février, en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2015. L'histoire s'est répétée : comme en 1992, la Côte d'Ivoire a battu le Ghana au terme d'une interminable séance de tirs au but. Et c’est le gardien ivoirien Copa Barry qui a fait la différence, libérant la joie de millions d'Ivoiriens et causant la déception pour des millions de Ghanéens.

Article mis à jour en fonction des dernières informations parvenant d'Abidjan

Explosion de joie à Abidjan et dans le reste du pays ! Vingt-trois ans après leur dernier sacre, les Ivoiriens remportent enfin la Coupe d’Afrique des nations. Au crépuscule de son ère, et même sans Drogba, la « génération dorée » du football ivoirien est enfin sacrée. Une victoire au bout d’un suspense insoutenable pour les supporters.

Dans la foule de supporters à Abidjan, depuis dimanche, c’est la liesse : « On a eu peur, mais on a eu confiance, car ils sont forts les Eléphants, ils sont très forts, on a eu la coupe ! », hurle un jeune homme. A ses côtés, un autre surenchérit : « Ça y est, notre génération a eu la coupe ! Je pense que cette victoire va permettre aux Ivoiriens de se consolider, de se réconcilier, de s’aimer et d’aller de l’avant. »La présidence a décrété cette journée de lundi jour férié, donc payé mais chômé. Les supporters sont des milliers dans les rues d'Abidjan à crier, klaxonner et chanter. Sur le boulevard Valéry Giscard d'Estaing, pas mal de bouchons !

L'avion ramenant les Eléphants à la maison devait arriver à la mi-journée. Il est en retard ! Notre envoyé spécial à l'aéroport international se prépare à attendre un bon moment, puisque l'avion n'a décollé qu'aux alentour de 13h. Mais le pavillon d'honneur est prêt. Le chef de l'Etat doit accueillir les joueurs d'Hervé Renard en personne avec l'ensemble du gouvernement.

L'équipe nationale de Côte d'Ivoire devait ensuite traverser toute la ville jusqu'au stade Houphouët-Boigny, dans le centre d'Abidjan, pour présenter le fameux trophée. Le stade est plein comme un œuf. Les autorités ont d'ailleurs demandé aux Abidjanais de cesser de s'y rendre par mesure de sécurité, et de suivre les évènements le long du parcours ou à la télévision. Mais un « grand tour » d'Abidjan est prévu pour présenter le trophée et communier avec la foule ce mardi. Il y aura aussi une cérémonie à la présidence.

Le Ghana sèche ses larmes

Les Ghanéens ont soutenu leur équipe jusqu'au bout, mais au dernier tir au but ivoirien, c'est la déception pour les supporters. A ce moment, un silence a alors envahi la plage du quartier Ossou qui était juste là très bruyante. Rapidement, chaises ont été rangées, la musique baissée et l’écran géant replié. Les nombreux spectateurs n’ont même pas vu la cérémonie de clôture. Dans la foule sur le départ, un homme se confie et la déception est grande : « Je suis déçu, déçu, rien de plus, rien de moins. Pour moi, il n'y a de commentaire à faire, les jeunes ont fait de leur mieux. »

La revanche n’a pas eu lieu. Bis repetita, les Ivoiriens arrachent la coupe comme en 1992. Les Ghanéens déçus depuis la dernière campagne des Blacks Stars au Mondial avaient pourtant fini par croire en leur équipe. Et les jeunes n’ont pas démérité, disent-ils : « Ecoutez, les jeunes ont fait de leur mieux, nous pensions tous qu'ils ramèneraient la coupe pour une revanche de 1992, malheureusement la Côte d’Ivoire l'a emportée. Les enfants ont fait une belle prestation malgré tout, je suis fier de leur prestation. »

Rfi

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Le championnat de football égyptien replonge dans la folie meurtrière

Trois ans après le drame de Port-Saïd, 19 personnes ont été tuées et 20 autres blessées avant un match de football au Caire dimanche 8 février, dans des accrochages entre policiers et supporters, selon un bilan du ministère de la Santé encore provisoire et qui pourrait s'alourdir. Des sources du parquet évoquent 22 morts. Le championnat de première division a été reporté sine die. Dans le pays, c'est la consternation.

Article mis à jour lundi avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La rencontre opposant le Zamalek, premier du championnat à Enpi, deuxième, était le premier match avec public depuis la catastrophe, il y a trois ans, du stade de Port-Saïd. Le 1er février 2012, 74 personnes avaient été tuées dans des accrochages entre supporters. Le ministère de l’Intérieur avait autorisé la vente de 10 000 billets pour le match de dimanche. A 17 heures, il y avait 7 000 spectateurs à l’intérieur du stade, mais près de 10 000 autres cherchaient à entrer. La police est intervenue pour les en empêcher et c’est là que le drame a commencé.

Les supporters sont morts dans la bousculade provoquée par des tirs de grenades lacrymogènes, d'après la police. D’autres témoins affirment que les « ultras » du Zamalek ont tiré des feux d’artifice sur la police avant que les choses ne se dégradent. Malgré le drame, le match Zamalek-Enpi, comptant pour la 20e journée du championnat, s’est joué et s’est terminé sur un nul 1-1. Un résultat qui n’a aucune importance puisque le gouvernement a suspendu le championnat.

Les éditorialistes demandent le départ du ministre de l'Intérieur

Au lendemain des faits, la colère est unanime dans le pays, reflétée par les manchettes des journaux. « Le ballon sanglant », titre le quotidien El Watan. D'autres quotidiens parlent en Une de « Catastrophe » ou de « Nouveau Février noir » en référence au drame de Port-Saïd. Cette colère est d’abord dirigée contre les forces de l'ordre, qui ont autorisé le match avec public et affirmé qu’elles étaient capables de maintenir l’ordre. La police est accusée d’usage disproportionné de la force lors de chaque manifestation.

Beaucoup d’éditorialistes influents, y compris ceux proches du régime, réclament le limogeage du ministre de l’Intérieur, le général Mohamed Ibrahim. Quelques voix s’élèvent aussi contre les associations de supporters « ultras » des grands clubs, devenus totalement incontrôlables. Et puis, il y a les tentatives de récupération politique. Ce lundi, des Frères musulmans s’en prennent à un « régime putschiste sanguinaire », tandis que les opposants à la confrérie accusent cette dernière d’avoir provoqué le drame.

Rfi

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CAN 2015 : la Côte d'Ivoire au bout du suspense

La Côte d’Ivoire remporte la deuxième Coupe d'Afrique des nations de son histoire dimanche 8 février au terme d'une partie étouffante qui s'est conclue aux tirs au but (0-0, 9-8 aux t.a.b.). Les Eléphants ont pu compter sur une dernière réalisation de Copa Barry, improbable héros d'une finale indécise.

De notre envoyé spécial à Bata,

Quelle tension, quel suspense. Des joueurs à bout de nerfs et des spectateurs qui hurlent dans le stade de Bata. Qui allait craquer après une séance de tirs au but insoutenable ? Voilà comment l’édition 2015 s’est terminée. Avec l’image d’un Gervinho assis sur une chaise au bord de la pelouse, détournant le regard, alors que le gardien du Ghana ratait la onzième tentative de son équipe. Quelques secondes plus tard, Copa Barry, le portier ivoirien, héros improbable de cette finale, offrait la deuxième Coupe d'Afrique des nations aux Eléphants en propulsant le ballon au fond des filets.

Pas de revanche pour le Ghana

En 2012, Gervinho avait loupé sa frappe et la Zambie d’Hervé Renard repartait de Libreville avec le trophée en main. Ce soir, Hervé Renard remporte son deuxième titre continental avec les Eléphants et l'attaquant de l'AS Rome peut verser des larmes de joie. La Côte d’Ivoire remporte un deuxième titre vingt-ans après ce succès, le 26 janvier 1992 au Sénégal, face, déjà, à cette même nation ghanéenne.

Entre une Côte d'Ivoire qui restait sur deux finales perdues et un Ghana qui s'était aussi incliné en 2010, la finale de l’édition 2015 devait mettre fin à la frustration de l'une des deux équipes. Cependant, le sort peut paraître cruel pour le Ghana.

Copa Barry, le gardien ivoirien, marque le tir au but décisif de la finale de la CAN 2015. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

Un match fermé pendant 90 minutes

Dans un match équilibré et fermé pendant 90 minutes, ni les Eléphants, les Blacks Stars n'ont réussi à échapper aux prolongations.La Côte d’Ivoire n’a pas profité d’un coup franc cadré, tiré par Yaya Touré, pas dans un grand jour, sur une faute de Wakaso Mubarak (14e). De son côté, Max-Alain Gradel, décalé par Gervhino, est entré dans la surface et a déclenché un tir puissant qui a filé au-dessus de la transversale du but de Razak Brimah (16e). Wilfried Bony, double buteur en quarts de finale contre l’Algérie a eu bien du mal à percer la défense ghanéenne redoutable avec John Boye. Il n’a pas été plus heureux lors de son tir au but raté. Ce sera vite oublié.

Le poteau pour Atsu et André Ayew

Du côté des Ghanéens, on regrettera forcément les deux actions d'Atsu, désigné meilleur joueur de cette CAN 2015, et d'André Ayew. Trouvé par le joueur de Marseille, Atsu enroule son ballon du pied gauche, mais sa frappe touche le poteau de Copa Barry (26e). Même sort pour la frappe d'André Ayew en fin de première période, à l'issue d'un tir déclenché sur le côté gauche de la surface de Copa Barry, qui a remplacé Sylvain Gbohouo, l'habituel titulaire, qui s'est blessé dans la journée. Ce dernier, perclus de crampes en fin de rencontre, a trouvé les ressources nécessaires pour marquer un improbable et décisif tir au but au terme d'une séance étouffante qui aura vu les Ghanéens prendre deux buts d'avance. En vain. A 35 ans, Copa Barry pouvait s'offrir un inattendu tour d'honneur sacrément mérité.

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CAN 2015 : Des sourires ivoiriens aux larmes ghanéennes

La Côte d’ivoire a remporté la CAN 2015 après une séance de tirs au but mémorable. Les Eléphants remportent un nouveau trophée vingt-trois ans après avoir déjà battu le Ghana au Sénégal. Reportage et réactions.

De notre envoyé spécial à Bata,

Après 120 minutes d’ennuis, on ne retiendra que cette séance de tirs au but qui restera dans l’histoire. La Côte d’Ivoire rentre à la maison avec une deuxième CAN dans sa besace, le Ghana reste encore sur le carreau après sa finale perdue en 2010.

La détresse d'André Ayew

Sur la pelouse, André Ayew était inconsolable. Hervé Renard, le coach gagnant du jour qui connaît bien le garçon, a tenté de le consoler. En vain. Le Marseillais est rentré une heure après la rencontre dans son bus, toujours en larmes. « On a battu le père, on a battu le fils », scandaient des supporters ivoiriens. « Non les deux fils [Jordan Ayew, ndlr] », rectifie une voix lointaine… Abedi Pelé, la figure paternelle, avait vécu la même chose en 1992. Suspendu, il n’avait pas joué la finale. Quel drôle de sort.

« On a eu notre chance. On menait 2 à 0 aux tirs au but, et ils sont revenus. C’est la vie, on doit accepter cette défaite. » Asamoah Gyan, l’attaquant vedette du Ghana, qui n’était pas dans un grand jour résume en quelques mots le sentiment des Black Stars. « Les Ivoiriens sont arrivés en finale deux fois (2006 et 2012) et ont perdu aux tirs au but, et la troisième fois ils l'ont gagnée. Je suis très triste, mais je ne regrette pas notre performance, on a fait un bon tournoi », ajoute l’attaquant.

Comme Asamoah Gyan, le coach ghanéen Avram Grant veut rester optimiste. « On a travaillé hier [samedi] les tirs au but, mais en face des supporters, c'est autre chose. Ils en ont marqué un de plus, c'est tout. Atteindre la finale est une grosse réussite que beaucoup d'équipes auraient souhaitée, raconte celui qui vivait sa première CAN comme sélectionneur. Je suis plus fier de ce qui s'est passé dans ce tournoi. Personne ne s'attendait à ce que le Ghana non seulement puisse le gagner mais en plus de jouer de cette manière. Je ne suis pas heureux, à cause des tirs au but, ça arrive. Sur le terrain on a été la meilleure équipe, les Ivoiriens ne se sont pas procuré une seule occasion ».

Le soulagement de Yaya Touré

Hervé Renard, son pendant pour la Côte d’Ivoire est évidemment heureux. Un deuxième titre en tant que coach en quatre années, chose rare. « Je suis très content pour tous les Ivoiriens, qui attendaient ça depuis 23 ans. Mon message depuis qu'on a commencé le stade de la préparation le 5 janvier a toujours été le même, même quand on a mal débuté la première mi-temps contre la Guinée, on a toujours gardé le cap, il a fallu dire certaines vérités. Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts, aujourd'hui ils sont récompensés », raconte l’ancien entraîneur de la Zambie, championne d’Afrique en 2012.

Des vérités, Yaya Touré, star des Eléphants, en a dit ce soir. « On a eu pas mal de critiques, même parfois agressives », a-t-il répété en boucle à de nombreux journalistes. « Quand on gagne avec le club, c'est magique, mais avec le pays c'est incroyable, exceptionnel. J'attendais depuis je ne sais combien de temps de lever le trophée, en tant que capitaine, c'est spécial », a tout de même précisé le joueur de Manchester City qui vivait sa troisième finale. Tout comme Copa Barry le gardien, qui a marqué au terme de la séance de tirs au but interminable, offrant le sacre à la Côte d'Ivoire (0-0, 9 à 8 aux tirs au but).

Devant l’hôtel des Ivoiriens à Bata, la foule est venue saluer les Eléphants. Bata a dit adieu à la Coupe d’Afrique des nations dans l’allégresse la plus totale. La diaspora ivoirienne y est pour quelque chose. Au même moment, Abidjan vivait une nuit de folie.

Rfi

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La chronique de Pape
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