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Ligue 1: Monaco près du but, le PSG pour croire au miracle

Monaco est proche du titre de champion de France, 17 ans après son dernier sacre, mais doit éviter la décompression post-Ligue des champions face à Nancy samedi (20h00), pour le compte d'une 36e journée où le PSG peut enfoncer la lanterne rouge bastiaise.

. Monaco, gérer l'après Juve

Le club de la Principauté a pris un coup sur la tête mercredi à domicile en demi-finale aller de Ligue des champions. La jeune équipe de Leonardo Jardim a été dépassée par une "Vieille dame" italienne beaucoup plus expérimentée à ce niveau, la Juventus Turin, victorieuse 2-0. Il faut maintenant vite revenir à la Ligue 1, où Monaco a toutes les cartes en main.

Les Monégasques ont en effet trois points d'avance sur le PSG, alors qu'ils comptent un match en retard et disposent d'une différence de buts largement supérieure. Il ne leur manque plus que six points pour assurer le titre. En quatre rencontres, à Nancy, contre Lille, Saint-Etienne et Rennes, cela semble largement à leur portée.

Mais Jardim a parfaitement compris qu'il pouvait y avoir un coup de mou après la déception face à la Juve. En conférence de presse, l'heure était donc à la mobilisation générale avant ce déplacement à Nancy. "Une victoire là-bas pourrait nous donner une grande possibilité de gagner le championnat. Mon message avec mes joueurs, c'est qu'il faut gagner le prochain match. Ce n'est pas vrai que le PSG et Nice sont dehors", a martelé l'entraîneur.

. Derniers assauts parisiens

Le PSG sait qu'il a sans doute laissé échapper le titre le week-end dernier en chutant sèchement à Nice (3-1). Il faut tout de même essayer d'entretenir un semblant d'espoir et surtout viser une nouvelle couronne en Coupe de France, le 27 mai contre Angers, pour terminer sur une note positive cette saison en deça des attentes.

Samedi à 17h00, les Parisiens reçoivent Bastia au Parc des Princes. Unai Emery est privé de plusieurs cadres, dont le milieu offensif Angel Di Maria et la sentinelle Thiago Motta, suspendus après leurs cartons rouges à Nice. En défense, Kimpembe est également suspendu après une série de cartons jaunes. Et il faudra trouver un joueur pour le couloir gauche, pour pallier le probable forfait de Maxwell (cheville), alors que Kurzawa est déjà blessé (genou).

Pour le club corse, lanterne rouge de L1, ce déplacement à Paris ne simplifie pas une mission maintien déjà compliquée. Au moins les Bastiais pourront-ils se dire qu'ils ont évité un retrait de points jeudi soir devant la commission de discipline de la LFP, qui statuait sur les violents incidents du 16 avril et le match interrompu contre Lyon. Ils ont finalement perdu la rencontre sur tapis vert, et écopé d'une série de sanctions dont leurs deux prochains matches à domicile à huis clos et délocalisés sur terrain neutre. Mais ils ont toujours 31 unités au compteur - contre 33 pour Dijon et Caen, et 32 pour Nancy - et un mince espoir de se sauver à trois journées de la fin.

. Pour qui la 5e place ?

En clôture du week-end, Marseille n'aura pas la tâche facile en accueillant Nice. Les Marseillais sont toujours à la lutte pour la 5e place, occupée par Bordeaux. Elle leur garantirait une qualification en Europa League, l'objectif que s'est fixé Rudi Garcia cette saison. Mais les Niçois sont en forme. Leur dernière défaite remonte au 4 février et l'Italien Mario Balotelli a inscrit quatre buts lors de ses quatre derniers matches.

Programme de la 36e journée de Ligue 1:

Vendredi:

Saint-Etienne - Bordeaux 2 - 2

Samedi:

(17h00) Paris SG - Bastia

(20h00) Guingamp - Dijon

Lille - Metz

Lorient - Angers

Nancy - Monaco

Toulouse - Caen

Dimanche:

(15h00) Rennes - Montepellier

(17h00) Lyon - Nantes

(21h00) Marseille - Nice

NB: Le classement a été modifié après la défaite sur tapis vert de Bastia contre Lyon, décidée par la commission de discipline de la LFP à la suite des incidents du 16 avril.

NDLR: Les 2 premiers sont qualifiés directement pour la Ligue des champions (C1).

Le 3e est qualifié pour le 3e tour préliminaire de qualification de la C1.

. Les 2 derniers sont relégués en Ligue 2.

Le 18e disputera sa place en L1 lors d'un barrage en matches aller/retour avec le 3e de Ligue 2.

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Ligue des champions: Monaco impuissant face à la Juventus

La Juventus est venue s’imposer ce mercredi à Louis-II face à l’AS Monaco (0-2) en demi-finale aller de la Ligue des champions. Gonzalo Higuain, diablement efficace, a inscrit un doublé. L'ASM n'a rien pu faire pour renverser cette Juve implacable et sûre d'elle. Les Monégasques auront besoin d’un authentique exploit au match retour à Turin.

Une leçon de réalisme et de tactique. La fougueuse jeunesse monégasque a été matée, pour une fois cette saison, par la maîtrise de la Vieille Dame. L’AS Monaco voulait encore montrer à toute l’Europe combien elle est talentueuse cette saison. La Juventus, sûre de sa force, en a décidé autrement. Et c’est elle qui sort de cette demi-finale aller de la Ligue des champions avec la satisfaction du devoir accompli.

En une action foudroyante, la Juve a pris l’ascendant

Sans Benjamin Mendy, absent car touché aux ischio-jambiers, les Monégasques, peut-être figés par l’enjeu, ont subi la domination turinoise dans les premières minutes avant de se réveiller. Kylian Mbappé a fait frissonner les Turinois en deux occasions (12e et 16e). Mais le prodige français a trouvé sur sa route Gianluigi Buffon, qui fêtait ce mercredi son 100e match de Ligue des champions.

Et alors que le match s’équilibrait, les visiteurs ont placé une accélération dévastatrice. Paulo Dybala a lancé le contre, Gonzalo Higuain a envoyé Daniel Alves dans la profondeur, puis le Brésilien s’est enfoncé dans la surface, où il a retrouvé Higuain d’une talonnade parfaite. C’est allé vite, bien trop vite pour la défense de Monaco. L’Argentin n’avait plus qu’à ajuster Danijel Subasic (29e) pour ouvrir la marque et libérer les nombreux fans ayant franchi les Alpes pour soutenir les leaders de Serie A. Un but superbe et très caractéristique du réalisme à l’italienne.

Fatigué, Monaco n’a pu répondre au défi turinois

Toujours dans le coup, Monaco a voulu se relancer dès le début de la seconde période. Mais ce n’est pas pour rien que les Bianconeri possèdent la meilleure défense en C1 (seulement deux buts encaissés). Radamel Falcao et Bernard Silva n’ont pu tromper la vigilance de Buffon. Les jambes de Mbappé n'ont pas suffi à déstabiliser l'assise défensive italienne. L’expérimentée Juve savait comment faire déjouer une ASM fatiguée par une saison longue et éreintante : il suffisait de casser le rythme, à coups de petites et grosses fautes, tout en serrant les rangs en défense. Le résultat ? Une réussite totale.

Mieux, les protégés de Massimiliano Allegri ont trouvé la faille pour mettre Monaco groggy. Là encore, la connexion Alves-Higuain a fonctionné à merveille : centre millimétré du premier, jaillissement parfait du second entre Glik et Subasic, et le break était fait (59e). Et dire qu’avant cette demie, l’attaquant né à Brest restait sur quatre années sans but en phase éliminatoire de la Ligue des champions…

Comme un symbole, Gianluigi Buffon a privé Monaco du but de l’espoir en signant une belle parade sur une tête à bout portant de Valère Germain en fin de match (90e). Le score final (0-2) reflète la physionomie de cette demi-finale aller : la Juventus était bien plus forte, en dépit des qualités de cette équipe monégasque. La Vieille Dame est proche d’une nouvelle finale. Elle a fait la moitié du chemin. L’ASM devra réaliser un immense exploit au Juventus Stadium lors du match retour mardi 9 mai.

RFI

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Ligue des champions: Cristiano Ronaldo assomme l'Atlético Madrid

Le Real Madrid s’est imposé 3-0 en demi-finale aller de la Ligue des champions mardi 2 mai face à l’Atlético Madrid. L’international portugais, Cristiano Ronaldo, a inscrit un triplé alors que les Colchoneros, finalistes l’an dernier, n’ont pas montré grand-chose dans une rencontre souvent à sens unique.

Quelques minutes d’observation et un but de Cristiano Ronaldo pour commencer la soirée. Les joueurs du Real, qui disputent leur septième demi-finale consécutive, ont encore fait douter les Colchoneros avec cette 101e réalisation en C1 de l’attaquant portugais. Le bloc défensif de l’Atlético Madrid n’a rien pu faire face à la tête du champion d’Europe (10e).

Aucun tir cadré de l'Atlético en première période

Le Real qui possède plus d’expérience européenne n’est pas tombé dans le piège de Diego Simeone : faire déjouer l’armada offensive de Zinédine Zidane. Au bout de trente minutes, le Real avait déjà dix tirs, dont six cadrés, avec notamment un ballon croisé du droit signé Luka Modric à l’entrée de la surface (24e). Ou encore ce retourné acrobatique de Karim Benzema qui passe juste au-dessus de la cage d’Oblak (29e). Sans oublier la tête de Varane sur un corner de Kroos (15e).

Etouffé, l’Atlético Madrid ne propose rien, sinon cette riposte de l’ancien parisien Kevin Gameiro lancé dans la profondeur, et qui se heurte à la sortie de Keylor Navas dans la surface (17e). Les Colchoneros terminent la première période avec aucun tir cadré.

Pourtant, parmi les demi-finalistes, le Real Madrid reste l'équipe qui a inscrit le moins de buts en Ligue des champions cette saison (13 buts en 10 matches). Mais le réalisme des Merengues est pour le moment suffisant pour avancer dans la compétition et avoir un pied en finale de la Ligue des champions pour la quinzième fois.

103 buts pour lequadruple Ballon d'Or

La seconde période sera tout aussi limpide pour le leader de la Liga. Le deuxième but de Cristiano Ronaldo arrive à la 73e minute suite à une passe de Benzema qui permet à l'actuel Ballon d'Or de fusiller Oblak et doubler la mise. Le troisième but de Cristiano Ronaldo (103e en C1) viendra d’une contre-attaque. CR7 s'offre un une-deux avec Lucas Vazquez, et propulse le ballon dans les filets à bout portant (86e). La messe est dite.

« Leur force est de ne jamais baisser les bras, de lutter et se battre en utilisant leurs propres armes », avait raconté Zinédine Zidane en conférence de presse d’avant match. Sauf que les Colchoneros qui nous avaient habitués à un football plus rapide et incisif, n’avaient pas les cartouches nécessaires pour rivaliser avec le tenant du titre. Il reste le match retour au stade Vicente-Calderón mercredi 10 mai pour inverser la tendance et créer l'exploit. Une remontada ?

RFI

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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Mai 02, 2017
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Ligue 1 : la fin de règne du PSG ?

Battu (3-1) à Nice, dimanche 30 avril, le club parisien pourrait perdre sa couronne de champion de France, remportée quatre fois d’affilée depuis 2013.

Le parfum de fin de règne ne peut qu’écœurer les monarques accrochés à leur trône depuis des lustres. En atteste le sentiment de frustration exprimé par les joueurs du Paris-Saint-Germain, dimanche 30 avril, après leur défaite (3-1) contre l’OGC Nice, en clôture de la 35e journée de Ligue 1. Les nerfs en capilotade, au bord de l’hystérie, les protégés de l’entraîneur espagnol Unai Emery ont été blessés dans leur orgueil à l’Allianz Riviera, terminant la rencontre à neuf contre onze en raison des expulsions de Thiago Motta et d’Angel Di Maria.

Enclins à critiquer l’arbitrage de Ruddy Buquet, les quadruples champions de France en titre ont eu du mal à encaisser leur cinquième revers de la saison. Cette déconvenue scelle, selon toute vraisemblance, la fin de l’hégémonie du PSG version qatarie (580 millions d’euros de budget prévisionnel) en Ligue 1. Une écrasante domination qui s’étire depuis le printemps 2013.

La marche triomphale de Monaco

Domptés par les « Aiglons », bluffants troisièmes de Ligue 1 (avec 77 points), les Parisiens sont désormais distancés de trois points par le leader monégasque (83 unités), qui compte un match en retard.

Incapables d’entraver la marche triomphale d’un club du Rocher, devenu une machine à marquer (+ 66 de différence de buts), les joueurs d’Unai Emery ont fait mine d’y croire encore dans les couloirs de l’Allianz Riviera.

« Bien sûr qu’on pense encore au titre, on sait comment est le foot, des fois ils se passe des choses qu’on n’attend pas, a commenté Thiago Motta, qui s’était distingué en assénant un coup de tête au défenseur niçois Paul Baysse. Pourquoi pas une défaite de Monaco ? »

A trois journées du terme de la saison, les Parisiens en sont rendus à faire semblant de miser sur un improbable faux pas de l’ASM (160 millions d’euros de budget prévisionnel), qui affrontera, par ailleurs, les Italiens de la Juventus Turin en demi-finales de Ligue des champions, les 3 et 9 mai.

Pour rappel, le PSG avait remporté sa quatrième couronne d’affilée dès mars, l’année passée. Un saisissant contraste qu’a pointé l’Italien Marco Verratti : « La saison dernière on avait déjà gagné le championnat… »

Le cas Emery

Ni la victoire (4-1) en finale de la Coupe de la Ligue, le 1er avril, contre la formation de la Principauté, ni le putatif sacre en Coupe de France contre Angers (le 27 mai) ne peuvent consoler les dirigeants parisiens.

Au printemps 2016, n’avaient-ils pas poussé l’entraîneur Laurent Blanc vers la sortie pour enrôler le Basque Unai Emery, triple vainqueur de la Ligue Europa avec le FC Séville (en 2014, 2015, 2016) ?

Le technicien espagnol était censé « effectuer les petits réglages » – selon la formule utilisée en interne – qui permettraient au PSG de franchir le cap des quarts de finale de la Ligue des champions (LDC).

Après une première moitié de saison ratée, Emery avait donné l’impression de corriger le tir, l’équipe étrillant (4-0) le FC Barcelone, le 14 février, en huitièmes de finale aller de LDC. Le crash historique (6-1) de ses joueurs au Camp Nou, le 8 mars, a soudainement stoppé ce nouvel élan.

L’intersaison s’annonce agitée

Le revers face à Nice jette une lumière crue sur un exercice 2016-2017 aussi inconfortable que mouvementé pour le PSG. Jamais, depuis le sacre insolite de Montpellier, en 2012, les Parisiens n’avaient été autant déstabilisés sur la scène hexagonale.

Une mauvaise passe à laquelle s’agrègent un recrutement controversé (les cas Hatem Ben Arfa, Jesé, Grzegorz Krychowiak et Gonçalo Guedes) et des turbulences politiques : démission du directeur sportif Olivier Létang, rôle imprécis du « directeur du football », Patrick Kluivert.

Habitué à opérer une razzia ces deux dernières saisons, le PSG pourrait donc ne conserver, in fine, que deux de ses quatre titres nationaux. Une maigre récolte qui devrait irriter l’émir du Qatar, Tamim Al-Thani.

Déjà humilié en mondiovision par le Barça, le propriétaire du club maintient jusqu’à présent sa confiance à son ami et compatriote Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG depuis son rachat en 2011 par le fonds Qatar Sports Investments (QSI)

Dos au mur après la défaite à Nice, Unai Emery a, lui, invité ses joueurs à « pousser » pour la victoire en Ligue 1. Comme si l’entraîneur espagnol – plus que jamais sur un siège éjectable – se croyait encore en mesure de prolonger le règne parisien avant une intersaison qui s’annonce agitée.

Le Monde.fr

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