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LIGUE 1 – Au sein du vestiaire parisien, le Brésilien n’est pas logé à la même enseigne que ses coéquipiers. Mais alors vraiment pas.

Recruté par le PSG cet été pour la somme hallucinante de 222 millions d’euros, Neymar est désormais le joueur le plus cher du monde. Un statut qui lui vaut quelques privilèges au sein du club de la capitale, au risque de rendre jaloux ses coéquipiers. Le Parisien rapporte ainsi qu’à l’occasion du déplacement à Marseille, le Brésilien a été le seul joueur à ne pas utiliser une des valises fournies par le club à tout l’effectif. A la place, Neymar a eu droit à “un sac griffé d’un célèbre maroquinier“…

Deux kinés à son service exclusif

Plus important, et sans doute encore plus significatif, l’international auriverde bénéficie d’un véritable traitement de faveur dans le domaine des soins et de la récupération. Neymar est ainsi suivi au quotidien par pas moins de deux physiothérapeutes, Rafael Martini et Ricardo Rosa, arrivés cet été et qui s’occupent exclusivement de lui. A titre de comparaison, à l’époque où il était au PSG, Zlatan Ibrahimovic avait lui aussi un médecin personnel à ses côtés, mais celui-ci pouvait également s’occuper d’autres joueurs à l’occasion.

Enfin, il y a les privilèges dont jouit Neymar à l’entraînement. Le Parisien rapporte ainsi que le staff du PSG a expressément demandé aux autres joueurs de limiter l’intensité dans les duels avec Neymar pour éviter une éventuelle blessure du Brésilien. Reste à savoir comment tous ces petits passe-droits sont perçus par ses coéquipiers. “Neymar a grandi à Barcelone ces quatre dernières saisons avec Messi pour modèle, note un “familier du camp des Loges”, cité par Le Parisien. Donc, il trouve normal de revendiquer les mêmes droits maintenant qu’il est à Paris. Il a juste oublié que l’équipe a déjà une histoire commune sans lui.“

Ligue 1 : au Vélodrome, l’OM neutralise un PSG suffisant

Marseille a obtenu un match nul (2-2) face au Paris-Saint-Germain, dimanche, lors d’un clasico marqué par l’expulsion de Neymar.

Hagard, Steve Mandanda erre dans sa surface de réparation. Entre deux soupirs, le gardien et capitaine de l’Olympique de Marseille maudit le ciel tandis que ses coéquipiers, déçus, s’allongent sur la pelouse du Stade-Vélodrome. Dimanche 22 octobre, en clôture de la 10e journée de Ligue 1, le club phocéen a encore manqué le coche face au Paris-Saint-Germain, son rival historique. Il s’en est pourtant fallu de peu. A une poignée de minutes près, l’OM offrait la victoire à son bouillonnant public. Un succès après lequel les joueurs marseillais courent depuis novembre 2011 et leur dernier triomphe en date contre le PSG version Qatar Sports Investments (QSI).

Malgré leur grinta et leur remarquable organisation, les joueurs entraînés par Rudi Garcia ont concédé le nul (2-2) face à des Parisiens au bord de la crise de nerfs et en infériorité numérique après l’expulsion de la star brésilienne Neymar à la 86e minute. S’ils ont mené deux fois au score grâce à des réalisations de Luiz Gustavo et de Florian Thauvin, les Olympiens ont échoué à prendre le large avant de céder dans les arrêts de jeu. Le salut du PSG est ainsi venu de l’Uruguayen Edinson Cavani, dont le splendide coup franc a heurté le dessous de la barre transversale de Mandanda et fini sa course dans les filets.

« On était tout proche, a soupiré Rudi Garcia, dont l’équipe stagne à la 5e place de Ligue 1. On est super frustrés. On est en progrès, mais cela n’a pas été suffisant pour battre le favori de la Ligue 1 et l’une des meilleures équipes d’Europe. » Le regard noir, l’entraîneur marseillais pouvait d’autant plus manifester son dépit que son équipe, appliquée et tonique, a fait ronronner le public du Vélodrome tout en donnant du fil à retordre au rival parisien.

Peu d’observateurs avaient pourtant misé un kopeck sur l’OM avant ce duel qu’on annonçait, au bas mot, déséquilibré. Comment la formation phocéenne, propriété de l’Américain Frank McCourt depuis un an, pouvait-elle tenir le choc face à Neymar et consorts, devenus des épouvantails en Ligue des champions, capables de renverser (3-0) les Allemands du Bayern Munich ?

Victorieux lors de ses quatre dernières visites au Vélodrome, le club de la capitale semblait avoir tué le concept même du clasico, événement médiatique inventé sous le règne de Bernard Tapie (1986-1994) à l’OM et de Canal+ au PSG (1991-2006).

Dans les rues ensoleillées, les supporteurs marseillais oscillaient entre aigreur et ironie à quelques heures du coup d’envoi. « Mbappé et Neymar, ils vont s’amuser », pouvait-on entendre à la station Rond-Point-du-Prado, à quelques encablures de l’enceinte.

Boulevard Michelet, la tension est montée d’un cran lorsque les forces de l’ordre et les pompiers ont dû intervenir pour éteindre d’impressionnants fumigènes. L’odeur âcre des lacrymos flottant dans l’air renvoyait les spectateurs aux antagonismes du passé. « On va les tuer ces Parisiens », s’égosillaient, au pied du Vélodrome, plusieurs dizaines de supporteurs, comme blessés dans leur orgueil, désireux de mettre un terme à six ans d’avanies.

A grand renfort de fumigènes, le public marseillais a d’emblée plongé l’enceinte dans les ténèbres. En sifflant copieusement, il a également offert au PSG une acoustique hostile. Vitrines de « l’OM Champions Project » de Frank McCourt, lequel a dépensé 120 millions d’euros en transferts depuis son arrivée, le Brésilien Luiz Gustavo et Dimitri Payet ont fait particulièrement souffrir les « visiteurs ».

La suffisance du PSG

Présomptueux, minimisant l’enjeu de la rencontre, les joueurs parisiens ont livré une prestation décevante. En attestent le rythme sénatorial du milieu italo-brésilien Thiago Motta, peu percutant, et les erreurs techniques à répétition du latéral gauche Layvin Kurzawa. Quant au jeune prodige Kylian Mbappé, 18 ans, il a dû regretter d’avoir assimilé le clasico « à un match comme un autre », bien loin du faste d’une rencontre de Ligue des champions.

Spectral, l’ailier s’est enferré dans des dribbles inutiles tout en perdant sa lucidité au fil des minutes. Il a même reçu un carton jaune après avoir réclamé, en vain, un penalty sur une faute de main évidente de Jordan Amavi. Au terme de la rencontre, Kylian Mbappé a notamment critiqué la performance de l’arbitre, Ruddy Buquet. « On a pas mal de bâtons dans les roues sur certains faits de jeu. On ne veut pas faire les victimes ni accabler l’arbitre qui a eu beaucoup de pression. Mais il faut que les arbitres se mettent au niveau, a déclaré l’attaquant sur un ton aigre-doux. Et aujourd’hui, il n’a pas été au niveau. »

Neymar, à fleur de peau

Symbole d’une équipe parisienne un brin prétentieuse et à fleur de peau, le Brésilien Neymar a connu un premier clasico compliqué. S’il a inscrit le but égalisateur en première période, l’ex-joueur du FC Barcelone s’est entêté à vouloir mystifier ses adversaires, tombant dans la facilité et multipliant les raids solitaires. Techniquement au-dessus du lot, l’attaquant a même littéralement « disjoncté » lorsqu’il s’en est pris à Lucas Ocampos, auteur d’un croche-pied.

Déjà averti quelques minutes plus tôt, le joueur le plus cher de l’histoire du football (222 millions d’euros) a donc reçu un carton rouge sous les vivats du Vélodrome. Il a alors quitté la pelouse, arborant un sourire narquois. Cet accident de parcours intervient alors que les caprices de la star lors des séances d’entraînement ont été relayés, cette semaine, par L’Equipe.

En conférence de presse, l’entraîneur parisien, Unai Emery, a néanmoins tenu à défendre Neymar. « Il faut protéger les joueurs. Le carton jaune, je crois que ce n’est pas juste pour Neymar, a assuré le technicien espagnol. C’est un joueur qui veut jouer, mais si tous les matchs, il subit de la provocation, de l’agressivité… Je crois que c’est un travail de protéger les joueurs importants, et ce dans les deux équipes. »

En liesse lors du but égalisateur inscrit par Edinson Cavani, Unai Emery peut souffler. Malmenée, son équipe sort finalement indemne du Vélodrome et étire sa série d’invincibilité face à l’OM à quinze matchs. « On a montré du caractère pour revenir au score », s’est félicité l’entraîneur parisien. Leader de Ligue 1, avec quatre points d’avance sur son dauphin monégasque, le PSG aura tout de même reçu un sérieux avertissement à Marseille.

Le Monde.fr

Mondial 2018: le Sénégal sélectionne un Sadio Mané pourtant blessé

Le sélectionneur sénégalais Aliou Cissé a annoncé sa liste de joueurs pour la double confrontation face à l’Afrique du Sud les 10 et 14 novembre prochains, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Et à la surprise générale, l’attaquant Sadio Mané, pourtant blessé aux adducteurs pour six semaines a été convoqué. Une décision qui pourrait bien provoquer la colère de son club de Liverpool.

Il avait quitté le terrain blessé à la 87e minute lors de la victoire du Sénégal 2-0 face au Cap-Vert le 7 octobre 2017, en éliminatoires de la Coupe du monde 2018, et peu de temps après la sanction était tombée. Blessé aux adducteurs, Sadio Mané serait absent des terrains pour six semaines annonçait son club de Liverpool.

Dès lors, pas besoin d’être un génie des mathématiques pour savoir que l’attaquant vedette des Lions de la Téranga ne serait pas sur pied pour prendre part à la double confrontation capitale dans la course à la qualification pour le Mondial face à l’Afrique du Sud les 10 et 14 novembre prochains.

«Il sera prêt à 100% pour les deux rencontres»

Pourtant, à la surprise générale, Aliou Cissé a tout de même fait le choix de le sélectionner. « Sadio Mané a repris l'entraînement individuel et reprendra probablement l'entraînement complet la semaine prochaine, a-t-il affirmé mercredi 18 octobre lors d’une conférence de presse au siège de la Fédération sénégalaise. J’ai discuté avec lui et il m’a confirmé qu’il sera prêt à 100% pour les deux rencontres. Si je fais appel à lui, c’est parce que je suis convaincu qu’il sera prêt », a insisté le sélectionneur des Lions de la Téranga.

Sadio Mané semble donc en avance sur son programme de reprise, mais malgré l’optimisme d’Aliou Cissé, les chances de voir l’ancien joueur de Metz sur le terrain face à l’Afrique du Sud restent minces. Une blessure aux adducteurs demande du repos et un retour trop rapide sur les terrains pourrait engendrer une rechute bien plus grave, occasionnant une indisponibilité pouvant aller jusqu’à plusieurs mois.

A deux points de la Coupe du monde

Pas sûr donc que Liverpool voit cette convocation d’un bon œil. Le choix final d’aligner ou non Mané face à l’Afrique du Sud ne reviendra pas au club anglais, mais nul doute que son staff médical suit la situation du joueur de près.

D’autant que les Sénégalais n’ont besoin que de deux points sur ses deux matches pour assurer leur qualification à la Coupe du monde 2018 en Russie. Face aux Bafana Bafana, cet objectif semble largement à la portée des joueurs d’Aliou Cissé, et cela avec ou sans Sadio Mané.

Les 25 Sénégalais face à l'Afrique du Sud

Gardiens de but : Khadim Ndiaye (Horoya/Guinée), Alfred Gomis (SPAL 2013/Italie), Clément Diop (Los Angeles Galaxy/Etats-Unis) Défenseurs : Moussa Wagué (Eupen/Belgique), Lamine Gassama (Alanyaspor/Turquie), Fallou Diagne (FC Metz/France), Saliou Ciss (SCO Angers/France), Kara Mbodj (Anderlecht/Belgique), Kalidou Koulibaly (Naples/Italie), Youssouf Sabaly (Bordeaux/France), Adama Mbengue (Caen/France) Milieux : Idrissa Gana Guèye (Everton/Angleterre), Pape Alioune Ndiaye (Galatasaray/Turquie), Cheikhou Kouyaté (West Ham United/Angleterre), Cheikh Ndoye (Birmingham City/Angleterre), Alfred Ndiaye (Wolverhampton/Angleterre), Salif Sané (Hanovre/Allemagne), Assane Dioussé (Sainte-Etienne/France) Attaquants : Opa Nguette (FC Metz/France), Moussa Konaté (Amiens/France), Sadio Mané (Liverpool/Angleterre), Moussa Sow (Al Ahly Dubaï/Emirats arabes unis), Diao Baldé Keita (Monaco/France), Diafra Sakho (West Ham/Angleterre), Mbaye Niang (Torino/Italie).

Football : Monaco déçoit encore en Ligue des champions

Battue 2-1 à domicile par Besiktas, l’AS Monaco voit les huitièmes de finale de la coupe d’Europe (Ligue des champions) s’éloigner. Le club français de football est dernier du groupe G, après trois matches au premier tour de la Ligue des champions.

Quelle série de résultats catastrophiques pour l’AS Monaco (ASM) ! Le champion de France de football enchaîne en effet les contre-performances depuis trois semaines, que ce soit en Ligue 1 ou en Coupe d’Europe (Ligue des champions).

Tenue en échec 1-1 à Leipzig, battue 3-0 à domicile par le FC Porto, l’ASM a cette fois plié face au club turc de Besiktas, ce 17 octobre 2017.

La qualification s’éloigne encore

Cette défaite ruine quasiment ses chances de qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions (C1).

Après trois matches en C1, le club de la Principauté est ainsi dernier du groupe G avec 1 point, loin du premier, Besiktas, qui en compte 9.

Des Monégasques apathiques

La prestation des Monégasques n’incitent en outre pas à l’optimisme avant le match retour, le 1er novembre à Istanbul. Ils ont certes ouvert le score grâce à un bel enchaînement de leur attaquant-vedette Radamel Falcao (30e). Mais un doublé de Cenk Tosun (34e et 54e) a mis en lumière leur terrible apathie.

Sauf un sans-faute, avec trois victoires lors des trois prochains matches, Monaco ne disputera donc pas la suite de la compétition. Un gros raté pour une équipe qui était demi-finaliste, la saison passée…

 

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