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lundi, 15 avril 2019 14:49

Vincent Martigny-Le Retour du Prince

 

Alors que les citoyens n'ont jamais été autant en demande de participation démocratique, notre époque voit ressusciter, sous de nouveaux atours, une figure politique que l'on croyait évanouie : celle du Prince. Homme fort, allégorie de l'action et du changement, il est plus que jamais sur le devant de la scène, éclipsant corps intermédiaires et contre-pouvoirs.
Obama, Macron, Trudeau, Trump, Salvini, Bolsonaro... Qu'on les adule ou qu'on les déteste, les dirigeants contemporains se retrouvent « starisés » et gouvernent seuls. En acceptant d'abdiquer notre responsabilité au profit de ces icônes transformées en personnages de fiction, nous oublions que la démocratie, aventure collective, est avant tout ce que nous en faisons.
De Machiavel à House of Cards en passant par Shakespeare et Claude Lefort, Vincent Martigny explore les modalités et les conséquences de notre obsession pour les chefs. Car il y a urgence : sommes-nous encore capables d'exercer notre pouvoir de citoyens?

Voici une interview éclairante
Vincent Martigny : Il faut « désentimentaliser » la promesse du politique
Le vendredi 12 avril 2019


Dans son nouvel ouvrage, Vincent Martigny, maître de conférences en science politique à Polytechnique, analyse ce qu'il définit comme Le retour du prince. Obama, Macron, Trump ou Bolosonaro ont en effet un point commun : starisés, ils gouvernent seuls. Un paradoxe au moment où les citoyens demandent plus de participation.

Entretien.


Votre livre analyse le retour des princes : que voulez-vous dire par là et en quoi est-ce nouveau ?


Vincent Martigny : Le retour du prince marque la résurgence d'une figure que l'on croyait évanouie, qui est celle du prince tel que l'a définie Machiavel. Le prince est dans sa pensée un acteur politique qui gouverne seul, sans contrepouvoirs, et dont le principal enjeu est de parvenir, puis de se maintenir au pouvoir. Alors que les demandes de participation citoyennes sont de plus en plus fortes dans les démocraties contemporaines, on assiste aujourd'hui à la résurgence d'hommes forts qui prétendent régler tous les problèmes d'un monde de plus en plus complexe.
On pourrait penser que ce phénomène n'est pas nouveau : la politique en démocratie était déjà dominée hier par Margaret Thatcher, Ronald Reagan ou François Mitterrand. Mais cette permanence de l'incarnation est en trompe l'œil : en réalité, ce processus s'est accéléré et a changé de nature. Les dirigeants démocratiques d'hier devaient tenir compte des partis qui les avaient portés au pouvoir, des médias qui les observaient, et des organisations collectives issues de la société civile comme les syndicats qui contrôlaient leur pouvoir. En outre, ils concevaient la politique comme une activité tenant de l'action collective, dont l'objet était de transformer le réel, parfois sous l'influence d'idéologies.


Une vision du passé visiblement ?


V. M. : Tout ceci est aujourd'hui effondré. De nouveaux types de leaders ont gravi quatre à quatre les escaliers du pouvoir : qui connaissait Emmanuel Macron, Barack Obama, Donald Trump, Matteo Salvini ou Jair Bolsonaro sur la scène politique internationale deux ans avant leur spectaculaire émergence ? Produits du dégagisme qui a liquidé les élites politiques traditionnelles, ces nouveaux princes offrent, certes, un visage neuf dans des systèmes politiques sclérosés. Ils se sont émancipés des idéologies, mais aussi, du même coup, de toutes formes d'idées et de visions qui pourraient guider leur action, hormis des principes très généraux : fantasme de la puissance retrouvée pour les uns (« Make America great again »), espoir et progressisme de façade pour les autres.
Reste une gestion à vue des événements sans capacité à tracer un horizon de long terme, et une déconnexion vis-à-vis de la vie réelle des citoyens. Par inexpérience et du fait de leur solitude, ces dirigeants d'un nouveau type de disposent pas des capteurs qui permettraient à leurs prédécesseurs de comprendre les aspirations des citoyens. D'où la mise en place d'une pensée magique du pouvoir déconnectée de toute réalité, et qui consiste à raconter des histoires aux citoyens plutôt qu'à tenter de transformer leur vie ou à préparer le futur. Ce qui se joue dans ce triomphe de l'incarnation n'est en réalité rien de moins que la victoire de la politique sur le politique. Le Politikè, cet art de la politique que Max Weber a défini comme une lutte concurrentielle pour le pouvoir, à laquelle succèdent les signes manifestes de son exercice, surpasse aujourd'hui le Politikos, les actions, l'équilibre, le développement interne ou externe de nos sociétés et leurs relations à d'autres ensembles.


Ce retour du prince nous perturbe notamment car il échappe aux grilles de lecture conservateur/progressiste, libéral/autoritaire... C'est un point commun entre Trump, Macron, Orban ou Trudeau... Comment résumer ce qui les rassemble ?


V. M. : L'un des idées principales de mon livre est que la distinction entre démocrates libéraux et populistes autoritaires est excessive. Cela ne signifie pas que Trump et Macron pensent la même chose ou gouvernent de la même manière. Le populisme est la conséquence d'une crise politique aggravée de la démocratie, et il est un symptôme plus accentué de la déréliction de la culture démocratique. Il n'en reste pas moins que les dirigeants des démocraties libérales comme Obama ou Macron et les populistes autoritaires comme Trump ou Salvini partagent plus de traits communs qu'on ne l'imagine dans leur manière de gouverner : solitude dans l'exercice du pouvoir qui confine à l'ivresse, volonté de mettre à distance, voire de contrôler ou de critiquer la presse, fantasme d'omniscience et d'omnipotence renforcé par un culte de la personnalité par des courtisans aux ordres, incapacité à accepter les formes de contestations démocratiques qui contrebalancent leur autorité...
Ils se mettent en scène...


V. M. : Tous ces nouveaux princes font un usage excessif des émotions privées dans leur mode de gouvernement. Alors que s'impose l'idée que le critère de réussite de la politique est ce que les dirigeants sont et non plus ce qu'ils font, nous voyons triompher ce que l'écrivain Milan Kundera nomme dans L'Insoutenable légèreté de l'Être « la dictature du cœur », symbole pour lui du kitsch en politique. Comme si les sentiments personnels des dirigeants étaient jugés clés pour combler le fossé entre gouvernants et gouvernés, alors même que la politique en démocratie s'est fondée historiquement sur la dissociation entre émotions publiques et sentiments privés.

On a vu que Trump ou Bolsonaro passent leur temps à déclamer leur amour à leurs électeurs, Salvini n'en finit plus d'embrasser ses soutiens. Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron, comme Justin Trudeau et avant eux Barack Obama, font la même chose ! On se souvient de la déclaration de Macron d'amour aux Français pendant la campagne (« Je vous aime farouchement ! »), ou de son sentiment que la crise des gilets jaunes était en fait une « demande d'amour » des Français dont il faut « reconquérir le cœur ».
D'où une infantilisation des électeurs : tout se joue dans une relation privatisée entre le prince et son peuple et non plus dans des conflits médiés par l'autorité politique. Cette obsession des gouvernants à clamer leur amour pose question. Elle renvoie aux formes archaïques d'incarnation dans laquelle les souverains de l'Ancien Régime déclaraient leur affection pour le peuple. La démocratie s'est construite en opposition à cette idée, opposant le pouvoir de la multitude aux dictateurs et aux rois accaparés par une relation individuelle et affective avec les citoyens.


Ce retour du prince est paradoxal car on perçoit, en parallèle, une demande de participation, de plus de démocratie participative. Médias en continu, réseaux sociaux et nouvelles organisations « gazeuses » ont entrainé une illusion d'horizontalité... Est-ce la déception, la frustration qui expliquent le ressentiment actuel ?


V. M. : Ce qui est certain en tous cas, c'est que l'espoir de voir les réseaux sociaux engendrer une nouvelle démocratie numérique où les dirigeants gouverneraient en lien permanent avec une agora numérique est resté lettre morte. Certes, les réseaux sociaux ont élargi l'espace public, et la discussion n'a jamais été aussi nourrie, parfois jusqu'à l'excès. Les réseaux peuvent même être à l'origine de mouvements de contestation de l'autorité politique, comme pour les gilets jaunes, ou de mise à l'agenda de questions d'intérêt général comme pour la marche pour le climat, notamment suite à la pétition en ligne « L'affaire du siècle » qui a recueilli plusieurs millions de signatures en ligne.


Pour autant, cette participation ne s'accompagne d'aucun partage du pouvoir. Les médias numériques ont simplement démultiplié les occasions de marketing politique et renforcé la personnalisation des dirigeants. Les nouveaux princes passent leur temps à commenter leurs propres faits et gestes et n'interagissent jamais avec les citoyens qui les apostrophent. Pire, leur compte twitter fonctionne comme une communauté de fans dont sont exclues les opinions divergentes et qui renforce un peu plus leur starisation. On ne conteste pas une star : on se contente de l'aduler et de la regarder de loin, ou de la critiquer dans des posts qu'elle ne lira jamais, d'autant plus que les dirigeants gèrent rarement eux-mêmes leur compte sur les réseaux sociaux – à l'exception de Donald Trump, rarement pour le meilleur et souvent pour le pire.
D'où la violence...


V. M. : Que cette promesse non tenue de démocratisation par internet génère de la frustration et de la violence, cela me paraît dès lors une évidence. D'où un double mouvement : les réseaux sociaux deviennent un déversoir de frustration et de rancœur, voire de haine puisque tout ce qui s'y dit semble sans conséquence dans le monde réel. En outre, la violence peut venir à s'exprimer dans le monde réel, alors que grandit la frustration d'apostropher en permanence les dirigeants sur les réseaux sans obtenir de réponse. C'est ainsi que certains gilets peuvent en venir à vouloir « faire payer le pouvoir » chaque samedi, et non pas d'imposer un rapport de force dans une négociation avec le gouvernement en vue de satisfaire des revendications.


Quelle est la responsabilité des médias dans le phénomène que vous décrivez ? Et celle des citoyens ?


V. M. : Le retour du prince est le produit d'une triple déresponsabilisation. La première, c'est celle des dirigeants eux-mêmes, pris d'un vertige de toute-puissance, entourés de conseillers dociles, de ministres de second rang, de parlements fantômes, de médias décrédibilisés, et qui gouvernent seuls dans un tête-à-tête avec l'opinion publique. Persuadés qu'ils portent le seul récit possible, ignorant ouvertement l'opposition et le rôle que celle-ci peut jouer dans une démocratie fonctionnelle, ils planent comme Icare au firmament d'un pouvoir qui les dessèche.
La seconde déresponsabilisation est celle des médias, qui plutôt que d'expliquer un monde de plus en plus compliqué, ont choisi la personnalisation. Il est en effet plus facile de s'attacher aux petites phrases et aux polémiques montées en épingle que d'analyser des politiques publiques complexes que les journalistes ne font plus eux-mêmes l'effort de comprendre. Par un mélange de conformisme, de paresse intellectuelle et de sentiment que les citoyens ne sont pas en mesure de comprendre une réalité embrouillée, ils ont choisi d'entrer dans une approche strictement narrative et non plus analytique de l'actualité, axée sur la personnalisation, insistant sur les faits et gestes des personnages que sont devenus les dirigeants.


Et la troisième ?


V. M. : C'est la nôtre, en tant que citoyens. L'ascendant croissant qu'ont pris les dirigeants sur l'univers politique depuis une ou deux décennies tient avant tout à notre irresponsabilité collective et à notre désengagement de la vie démocratique. Les citoyens ne sont pas seulement les victimes de l'obsession des chefs, ils en sont également en partie responsables. Il est plus facile de s'identifier, puis de blâmer des dirigeants pour leur incapacité à gérer des problèmes dont nous ne voulons pas entendre parler ni gérer nous-mêmes. La fascination collective pour la figure du prince tient au fait qu'il est plus facile de désigner des idoles et des coupables plutôt que de nous questionner sur nos propres devoirs vis-à-vis de la collectivité. Le fantasme du consensus est l'une des manifestations de notre immaturité démocratique collective, qu'il vienne des soutiens du président de la République qui pensent les « réformes » indispensables comme dénuées d'alternatives, comme de ceux qui pensent représenter le « vrai peuple » au sein des gilets jaunes par exemple, alors qu'ils n'en représentent qu'une fraction. La démocratie est « un régime dans lequel les conflits sont ouverts et en outre négociables » disait Paul Ricoeur, l'un des maîtres à penser d'Emmanuel Macron. Il semble parfois l'avoir oublié dans sa pratique du pouvoir, et les citoyens aussi.


Vous consacrez un chapitre à l'influence des séries télévisées sur nos représentations de la vie politique voire sur la vie politique elle-même... Jusqu'où peut aller ce que vous nommez la « house of cardisation » de la vie politique ?


V. M. : J'aime beaucoup ce proverbe nigérian qui dit : « le monde est comme un masque qui danse : pour bien le voir, il ne faut pas rester au même endroit ». Alors que fiction et réel se mêlent dans des histoires hybrides qui structurent notre quotidien, comment comprendre le réel si ce n'est en observant la manière dont la fiction le dépeint ? Dans le champ politique, les séries se sont intéressées depuis la fin des années 90 à la politique. L'engouement qu'elles suscitent auprès des masses et la sophistication de la narration qu'elles proposent les rend plus proches du réel qu'auparavant. Mais un changement essentiel est intervenu depuis l'origine du phénomène sériel. Alors que les séries s'inspiraient jusqu'alors de la politique pour faire émerger des récits imaginaires, c'est maintenant la réalité politique qui s'inspire des séries pour se mettre en scène. En témoigne le film documentaire « Les coulisses d'une victoire » diffusé le lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron en 2017, filmé à la manière d'une série et scénographié pour faire apparaître des personnages censés générer l'adhésion du grand public, à commencer par le futur président lui-même, omniprésent avant même son élection...


Je parle de « house of cardisation » de la vie politique parce que House of Cards est la série emblématique de ce mouvement de confusion entre fiction et réalité. Barack Obama ou Vladimir Poutine se sont déclarés fans de la série, et ont tourné des faux clips à la manière de son héros, Frank Underwood. Le compte twitter de House of Cards se mêle même de politique dans tous les pays où la série est diffusée, allant jusqu'à réprimander Manuel Valls pour son usage du 49.3 lors de la loi travail en 2016 ou à commenter la vie politique brésilienne. Par la qualité de sa dramaturgie et de ses acteurs, la série apparait au grand public comme le reflet exact de la réalité politique : sauf qu'elle a été pensée au contraire par ses concepteurs comme totalement irréaliste, puisque les hommes politiques y sont dépeints comme des monstres prêts à tout pour parvenir et se maintenir au pouvoir : corruption, mensonge, manipulation... jusqu'au meurtre ! Véritables vampires assoiffés de sang, mafieux corrompus, ils donnent à voir une réussite basée sur un crime. Moyennant quoi, la série fait croire – à son corps défendant – que le personnel politique correspond à la vision qu'en donnent les personnages des Underwood, des vautours du pouvoir d'un cynisme absolu, prêts à tout pour réussir, discréditant toute notion d'intérêt général. Cette confusion avec la fiction a contaminé le monde politique réel – Trump a ringardisé les tribulations des héros de House of Cards par son machiavélisme et sa violence. Elle accentue le désenchantement démocratique et contribue à laisser penser que la démocratie est une mascarade, et qu'il est normal et surtout irrémédiable qu'elle soit confisquée par des dirigeants sans scrupules.


Parmi les réponses à la crise démocratique, vous évoquez celle esquissée par Jacques Rancière avec un réinvestissement des citoyens, qui doivent « se réarmer politiquement » dites-vous... Concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ?


V. M. : Jacques Rancière a une jolie formule pour qualifier la démocratie : elle serait « la compétence des incompétents » ou « le pouvoir de ceux qui n'ont aucun titre à l'exercer ». Dans un monde complexe et embrouillé, où nous sommes tous plus ou moins incompétents pour prendre des décisions collectives, pourquoi ne pas reconstruire les conditions d'une véritable délibération pour prendre des décisions qui soient plus partagées ? On plaidera pour le côté irréalisable d'une telle ambition. Pourtant, dans de nombreux pays dans le monde, d'Allemagne aux Etats-Unis en passant par la Finlande, sont mises en œuvre, au moins au niveau local, des formes de démocratie participative et d'initiatives citoyennes qui réarment la démocratie et qui, mêlées à une rénovation de la démocratie représentative classique, revivifient le système politique.


Une telle évolution est impossible sans deux évolutions majeures. La première est institutionnelle. Dans un pays comme la France, aucune évolution n'est possible dans le rapport à l'incarnation sans une remise à plat complète des institutions de la Cinquième République. La seconde implique un changement de regard sur les chefs, et sur la politique en général. La croyance aveugle dans le pouvoir magique des princes est une illusion dangereuse. Il faut « désentimentaliser » la promesse du politique en arrêtant de croire qu'une poignée d'individus peut régler tous nos problèmes à notre place. Nous devons nous remparer de notre pouvoir de citoyen, et mettre en place des outils de contrôle plus étroits des dirigeants, en leur opposant des contrepouvoirs pour faire vivre la démocratie. C'est seulement à ce prix que nous pourrons faire émerger de nouveaux types de leaders, dont la mission ne sera plus de confisquer le pouvoir que nous avons placé entre leurs mains, mais d'augmenter notre capacité collective à agir.
Propos recueillis par Aurélie Marcireau.


À lire : Le retour du Prince, Vincent Martigny, éd. Flammarion, 215 p., 18 €
Photo : Vincent Martigny © Astrid di Crollalanza


https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/entretien-politique/vincent-martigny-il-faut-«%C2%A0désentimentaliser%C2%A0»-la-promesse-du-politique

Publié dans Ex-libris

 

Un pays modèle de dérives -Les déterminants socio culturels -Croyances et religions africaines-
-la gangrène politique -Intégrer les connaissances traditionnelles ou populaires- de la modernité dans la tradition ou de la tradition dans la modernité la notion de switch sans complexe-
-Reconstruire la justice -Le citoyen politique instruit et conscient de la notion de patrie...

-L'intelligence artificielle au service de l'Afrique-Robot, drone, smartphone application agriculture, etc, diversité d'applications et enjeux économiques-la pauvreté-le chômage- les faux, la corruption, les mauvaises stratégies, l'indiscipline, l'insécurité, la violence, les tabous, les silences complices, le clientélisme, école à 3 vitesses ; les mauvais choix partenariaux, etc , et la liste est longue....
Une société de l'intelligence et de la rationalité.


L'intelligence artificielle pour lutter contre la pauvreté et l'enclavement, la sécurité, les questions climatiques et environnemental, etc.


Changer de monde


Passe par la construction ou la fabrication du nouveau citoyen capable d'intégrer sa singularité, son ethnicité, sa communauté pour la dépasser dans la nation ou l'universel. Utopie dans notre continent ou le clientélisme est fait loi et désordre. Les convictions sont mises en berne alors que notre héritage religieux ou spirituel nous assène à chaque fois l'idée de vertu et d'éthique dans nos conduites.


Il faut oser le changement (jean Pierre MARA).


Malgré toutes les potentialités de ce continent, il est toujours à la traine, à la périphérie, à la marge. Poutine, Trump et autres ne cessent de se moquer de ce continent dont ils reconnaissent les richesses.
La politique comme plaie. Tout doit être revu, corrigé ou démoli pour réinventer un nouveau continent où la politique ne sera pas un arbitraire, un accident conjoncturel qui est soumis aux humeurs brouillonnes des leaders et intellectuels. Il est de professionnaliser les dirigeants politiques. L'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Cet homme aura une mission, un plan et des objectifs pour la République, la nation et rien d'autre.
L'Afrique piétine et marque le pas, on peut voir des ombres d'évolutions, de la poudre aux yeux pour les étrangers et les malhonnêtes qui ne veulent pas voir la réalité concrète qui se traduit dans le quotidien des gens.


Les indicateurs ou les données statistiques les indices sont loin de la réalité, ce sont des marqueurs abstraits pour évaluer les choses mais la meilleure grille d'évaluation est le niveau de pauvreté, la santé, l'éducation avec ses abris provisoires, etc.


Ce continent est enclin à montrer les dérives et les mass media avec les hommes qui les dirigent contribuent à tromper les citoyens. Au lieu de réveiller les consciences et inciter les gens au travail on nous endort avec les coutumes la religion, etc.


Il faut en finir avec cette Afrique des pénombres de la fatalité et de la paresse ou de la facilité et se mettre au travail. Il faut lever les tabous, délier les langues et vivre au grand jour avec une conduite digne et irréprochable. Le bien public doit rester un bien public, les lois doivent profiter à tous sans appartenir à des singletons, des familles ou un d'amis.
Attention, je l'ai toujours dit, nous sommes capables de beaucoup. Mais c'est dans le goût de l'effort du travail que nous y arriverons et nous devrons par conséquent commencer par changer nos mentalités.


Dans tout, il faut savoir choisir et ne pas amalgamer. Trier et refuter voire ejecter pour retenir l'essentiel viable et vital.


Mais en Afrique tout est confus, il faut comme chez Descartes casser pour reconstruire ou comme chez Platon couper et cautériser.
Il est évident que l'Afrique est riche avec des hommes capables hautement qualifiés, il suffit de savoir les écouter pour comprendre.
Il suffit de porter le regard loin à travers le monde pour voir ses enfants entrain de contribuer au façonnement du monde.
Pourquoi avec tout ce potentiel l'Afrique n'y arrive pas, elle ne sait pas retenir ses enfants, elle ne sait pas profiter de leurs compétences.


Elle sait laisser ses enfants valeureux tenter au risque de leur vie le chemin des suicides en embarquant dans des pirogues aléatoires. Ré-écoutons le Président du Ghana Nana Akufo Addo NAkufoAddo, il a tout dit devant Macron.


« On ne peut pas continuer à faire des politiques pour nous, dans nos pays, dans nos régions, sur notre continent sur la base du soutien que le monde occidental, la France ou l'UE voudrait bien nous donner. Ça ne va pas marcher, ça n'a pas marché hier et ça ne marchera pas demain, a-t-il amorcé, insistant sur la responsabilité de l'Afrique de tracer sa propre voie.
Nous voulons que les jeunes Africains restent en Afrique. Et cela veut dire que nous devons nous débarrasser de cette mentalité de dépendance, cette mentalité qui nous emmène à nous demander ce que la France peut faire pour nous. La France fera ce qu'elle a à faire pour son propre bien et si cela coïncide avec nos intérêts.


...) Ce continent, avec tout ce qui arrive est toujours le réservoir d'au moins 30 % des plus importants minéraux du monde. C'est le continent des vastes terres fertiles. Ce continent a la plus jeune population de tous les continents au monde. Donc il y a une énergie nécessaire, il y a le dynamisme, on l'a déjà constaté, a-t-il expliqué, prenant en exemple des nations asiatiques qui ont su gagner leur autonomie.
La Corée, Singapour, la Malaisie, ces pays ont eu leur indépendance dans la même période que nous, on nous dit même que au temps de l'indépendance, le revenu par habitant du Ghanéen était supérieur à celui de la Corée. Aujourd'hui, la Corée fait partie du monde développé. C'est pareil pour la Malaisie et Singapour (...) Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi ont-ils fait cette transition ? Et 60 ans après notre indépendance, nous sommes toujours à ce point-là. Voilà les questions essentielles qui devraient être notre préoccupation, en tant qu'Africains, en tant que Ghanéens, a poursuivi le dirigeant».. Lisez avec la raison son discours et vous comprendrez que le continent peut se développer sans tendre la main de l'indigence et de la pauvreté.


Cette situation qui replonge le continent et le monde dans le passé esclavagiste. Paradoxalement nous sommes la cause de nos maux alors que nous pouvons corriger en prenant le droit chemin et introduire de la rationalité et de la rigueur dans notre existence. Nous devons refuser la fatalité et la suspension du temps.


Le solaire, l'agriculture, l'intelligence, les drones, les nouvelles technologies, les transferts de compétences, la main d'œuvre, sont là pourquoi ne pas en profiter ? On met tout sous le compte de la politique et des querelles sans intérêts. Il faut des objectifs intelligents, une prospective qui tienne compte des faits concrets du réel.


L'intelligence artificielle peut apporter beaucoup dans la voie du développement. Santé, éducation, agriculture sélective, la sécurité, désenclavement, politique, l'écologie et l'environnement, communication, etc.
Tous les grands pays s'organisent pour créer des ensembles alors que l'Afrique se divise, quand il y a un souci on demande de l'aide alors que nous pouvons gérer ensemble nos difficultés.
L'Afrique veut singer alors qu'elle peut choisir son destin, sa voie. Organisée, elle peut aller loin. Les utopistes disent que c'est l'avenir du monde, mais c'est faux, comment avec une telle désorganisation peut-on envisager un avenir radieux. On pense que l'Afrique est le continent du bio, c'est faux, c'est le continent de la falsification, des faux médicaments, des faux produits chimiques interdits, de la contrefaçon, etc.
Une nouvelle génération d'intellectuels croit sortir le continent de sa dépendance en inventant des utopies, non soyons rigoureux et passons par l'instruction, l'éducation pour démontrer les absurdités.
L'originalité d'une argumentation ne fait pas le beau temps ni la vérité.
S'oublier pour penser l'universel, le bien collectif.


Le Sénégal vient de passer le cap des élections avec la réélection de MACKY SALL.


Les élections ont révélé des faits et des comportements indignes d'une démocratie. Mais le peuple sénégalais a fait preuve de maturité. Il s'est battu et a été battu.

Président Macky Sall a nommé un gouvernement de 32 ministres et 3 secrétaires d'État. OU EST L'EFFICIENCE DU CANDUIDAT MACKY DISAIT 23 OU 25 MINISTRES?

Le nouvel attelage comprend 50% de nouvelles têtes et 25% de femmes. Pourquoi faire ?


Dans une émission du journaliste engagé Pape Alé, il a démonté le revirement de Macky Sall qui disait des choses en sa qualité de candidat et quand il est élu il a changé.
Les faits, les dires rien que les dires, mais on nous dira que la situation a exigé de tenir compte du contexte.


Projet partagé pour le Sénégal et une stratégie intelligente, peut-on y arriver ?


Ces temps–ci la pollution fait des ravages au Sénégal, 2 ème pays le plus pollué au monde avec un taux de prévalence asthme élevé. Toutes les voitures poubelles entrent dans ce pays, les contrôles sont soumis au pot de vin et la conséquence c'est un taux de prévalence maladie qui affecte le budget des citoyens déjà appauvris.
Des mesures devaient être prises mais elles tardent à se faire.


La géographie politique est l'étude de la relation entre l'espace et le pouvoir, notamment les processus de fabrication des espaces par le pouvoir. Nous ne devons pas laisser pourrir les choses, il faut étudier en profondeur le message des élections et de la campagne.


Photographie globale de la situation du pays. LES IMAGES SONT UN LANGAGE


La pauvreté, l'indiscipline, le chômage, la situation des enfants, la santé, les abris provisoires, « le bradage » des ressources, le xessal, la corruption, la justice à deux vitesses, l'arbitraire, le clientélisme, les conflits fonciers, les violences, agressions, les accidents, la pollution, l'écologie, le tourisme et la pêche, etc. Notre pays accumule les faux pas et malgré tout il se gargarise de satisfecit avec des chiffres qui ne traduisent que la mégalomanie de ces auteurs.


Mais comment dévoiler ce qui est déjà visible à l'œil nu.


On aimerait étudier le niveau de satisfaction des habitants pour mesurer ce que l'Etat fait en réalité au-delà des chiffres pompeux qui ne profitent qu'aux autres pays qui nous sucent et aux leaders aux pouvoirs.
L'identification des composantes et des instruments de mesure du progrès social est une des préoccupations très actuelle dans les cinq continents. En 1893 le sociologue Emile Durkheim définissait la cohésion sociale comme « l'état de bon fonctionnement de la société où s'exprime la solidarité entre individus et la conscience collective ». Suivant le contexte, le vocable de «cohésion sociale» recouvre plusieurs concepts. Ouvrage : De la division du travail social, 1893.


L'OCDE a dans un rapport récent mis en lumière le niveau de violence avec le niveau de pauvreté et de frustration.

Quand les citoyens n'y arrivent pas ils se rebiffent et se frottent à tout comme les gilets jaunes en France.


La fracture sociale, le déséquilibre social, est manifeste. Les gens souffrent mais sont responsables par leurs adhésions à un système qui vend du vent, qui ne les aide pas à s'en sortir par le travail et la liberté. Il faut émigrer de ce système et prendre des risques calculés.

Choix stratégique et intelligent des partenaires pour une rationalisation des gains et un redéploiement des biens dans le pays.
On ne peut pas vendre ce pays et laisser les citoyens dans la pauvreté.

Les contrats doivent être de l'ordre du gagnant-gagnant et la priorité doit être nationale.

Il faut former les jeunes pour occuper les postes à 75 % tous les pays le font il n'y a qu'en Afrique que ça fonctionne autrement. Regardez comment fonctionnent les chinois ; ils viennent avec leurs mains d'œuvre créent des villages, tout vient de leur pays et que gagne l'Afrique ; rien rien.

Il faut lire T Ndiaye « Le jaune et le noir» pour comprendre la stratégie chinoise (La stratégie millénaire et récente de la Chinafrique, sa traite intercontinentale et son racisme olympique, cette Chinafrique à qui le passif colonial occidental sert de cheval de Troie, avec ses gigantesques dévastations aux pillages subtilement organisés : voici l'enquête historique de l'anthropologue franco-sénégalais Tidiane N'Diaye qui fait éclater, preuves en main, un nouveau scandale planétaire, comme à la lecture de ses trois livres précédents publiés dans Continents Noirs. .
oui pour une coopération Sud-Sud mais dans les affaires chacun doit privilégier son pays » T NDIAYE

L'avenir est dans l'agriculture celle-ci est mal conçue malgré des faits reluisants ; l'école de Bambey le lycée pro de Bignona, les transformations de certains produits, le phyto sanitaire, l'élevage, etc etc.
Mais il reste beaucoup, il y a du potentiel, avec les fruits séchés, confitures, et autres.

Les produits agricoles méritent d'autres stratégies plus efficaces pour résorber le chômage et améliorer le quotidien.
Ki –ZERBO nous alerte sur la nécessité d'éduquer ou périr. Nos Etats font exprès de banaliser l'éducation pour plonger consciemment ou pas les citoyens dans l'ignorance et cela est anti productif.
Formons nos élèves à la science la technique mais aussi à tout ce qui peut favoriser la curiosité créatrice et soutenue par une mentalité gagnante.

Quand vous voulez réussir dans le foot ou le tennis vous devez investir chez les jeunes les former les préparer pour demain ?

Semer pour mieux récolter.


Rien n'est gratuit.

Arrêtons avec la fatalité et autres recours superstitieux qui ne font que nous engluer dans la pénombre et nous placer derrière.


Nous pouvons réussir à inverser les tendances rien n'est facile tout se mérite.


30 ministres pour un besoin de représentativité de chaque région, ie 14 ministres qui représentent les 14 régions, mais qui a dit qu'un ministre doit représenter une région.
Un ministre est un fils du pays, de la nation, il n'appartient pas dans l'absolu à aucune région il doit être qualifié pour exercer une fonction , coacher et mettre en action un projet de société.
il est évident que si nous ne pensons pas à corriger notre mentalité nous aurons du mal.


On nous parle de nouvelles stratégies pour être efficace et notre ami Amadou Demba DIALLO nous en a parlé et je salue l'idée : Fast-track, l'accélérateur en gestion de projet.
C'est une bonne idée qui Souvent utilisé dans la gestion de projet IT ou même dans les process projet de l'univers de la santé, le fast-track est une approche de planification, qui permettra de compresser le calendrier projet.


L'objectif du fast-track est d'accélérer le planning projet, en démarrant certaines tâches avant d'autres ; même si celles-ci se chevauchent et devraient normalement se concevoir en séquence.
On a vu avec de la publicité appuyée les actions de l'OFOR pour l'accès à l'eau potable « OFOR une vision de bonté et de générosité, c'est en rire» dirigée par Lansana gagny SAKHO, certes il fait du bon travail, mais il faut avouer qu'il n'y a rien d'extraordinaire, cela devait se faire depuis longtemps.


Par exemple Macky pourrait solliciter les menuisier et maçons du pays pour remédier aux abris provisoires dans les écoles, le projet zéro enfants dans la rue est aussi vite réalisable.
En deux mois on peut former des jeunes dans des domaines qui nécessitent de la main d'œuvre et c'est ainsi que le chômage sera réduit.
La police peut vite mettre un terme aux incivilités sur les routes et les accidents baisseraient vite. Il faudra alors retirer les poches des tenues de service et remettre aux agents des outils numériques pour que les transmissions rapides des infractions.


Les faux médicaments, les produits toxiques interdits gangrène le pays. Les école et institutions ouvrent leurs portent chaque jour, alors que la qualité n'y est pas. On peut y mettre un terme et réorganiser le secteur. Un monde simulacre et de faux, quelle honte.


Soi on veut se donner les moyens on pourra gérer ce pays vite fait.


Pour qu'un pays se développe il faut éduquer former et donner du travail. L'assistanat n'a jamais produit des effets bénéfiques à long terme.


Le gouvernement actuel avec ses conseillers devrait relire les idées de candidats malheureux qui ont réfléchis et écrits des ouvrages programmatiques conséquents. Il n'y a pas de honte à aller piocher de bonnes idées et je pense à l'ouvrage de mon ami et frère «Un souffle nouveau pour le Sénégal » Pape Ibrahima Thiam qui nous dit ceci «Récemment vingt-cinq chercheurs, venus de tous horizons académiques et politiques, ont passé au crible le fameux « Plan Sénégal émergent », et leur constat est loin d'être positif. Pour leur rapport, intitulé « La course à la nouvelle frontière des revenus », ils ont systématiquement comparé les données sénégalaises avec celles des champions africains que sont notamment le Kenya, qui a massivement investi dans l'énergie et l'agroalimentaire, l'île Maurice, dont on ne compte plus les innovations dans divers domaines, le Nigeria, le Cap-Vert, mais aussi l'Angola, qui a révolutionné le commerce de proximité, l'Éthiopie, le Ghana, le Mozambique, le Rwanda ou encore les Seychelles. Et les chercheurs de mettre le doigt sur les faiblesses de la politique industrielle, agricole. Ils indiquent aussi que le climat des affaires n'est pas propice à une diversification de l'économie dans les domaines du tourisme, de la pêche et de l'horticulture.


Plus grave, selon eux si le Sénégal continue à emprunter au rythme actuel, son taux d'endettement, qui atteint 59,3 % de son produit intérieur brut (PIB), dépassera les 107 % en 2020, c'est-à-dire dans deux ans.
Résultat, les chercheurs en arrivent à préconiser des mesures qui ressemblent beaucoup aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale, ce qui est pour le moins inquiétant ». Il a expliqué dans les moindres détails les failles du système éducatif, pourquoi ne pas suivre ses préconisations même s'il faut les revisiter pour les adapter.
L'architecte ATEPA dans une démarche pragmatique et audacieuse nous dit ceci dans son ouvrage Oser, 12 propositions,


« Pour "corriger nos tares et nos insuffisances", une vision généreuse, constructive, d'un Sénégal nouveau, "où tout s'obtient par combat sur soi et face aux autres". Simplement parce que nous portons encore les œillères du colonisé, incapable de penser par et pour lui-même, beaucoup, parmi ces idées éminemment audacieuses, semblent difficiles à réaliser, comme le rétablissement des valeurs de" patriotisme, de l'ordre, la discipline et le civisme" par le recours au service militaire obligatoire, l'e-agriculture qui fera du Sénégal un "grand pays agropastoral" ou notre reconversion à l'énergie solaire pour "accéder de plain-pied dans le mode industriel de notre économie".


Et Sonko l'atypique qui dit ceci :


« Ousmane Sonko - « Un homme des marges» en profite pour se tailler une place de choix dans le camp de l'opposition. Il déploie ses éléments de programme : sortir du franc CFA, réduire la dette et le train de vie de l'Etat, privilégier les entreprises et les emplois nationaux. On le compare à un Trump africain, la jeunesse en plus. Un atout dans un pays où plus de 50 % de la population a moins de 20 ans.
Son discours fait mouche dans une classe moyenne diplômée et chômeuse en augmentation, qui voit les ponts d'or faits aux entreprises étrangères et l'industrie locale en déshérence. « Un électorat qui rejette le monde occidental et ses valeurs, de la défense des droits de l'homme à la protection des minorités sexuelles, et que Sonko arrive à capter », explique un diplomate européen. Son discours résonne aussi parmi la diaspora : il arrive ainsi en tête des législatives chez les Sénégalais du Canada.

Regardons ce qui s'est passé ailleurs pour prendre école et faire avec nos ressources et nos cerveaux, on peut adapter un développement.


Les trois secrets de la réussite économique du Japon


• Développement intensif de l'investissement
• Expansion accélérée du secteur non agricole
• Importations massives de techniques étrangères
Les causes et les conséquences de l'expansion rapide qu'a connue le Japon au cours des années récentes peuvent être envisagées en premier lieu en se plaçant du point de vue de l'économiste. On remarque dans ce cas dès l'abord que trois facteurs-clés ont joué un rôle dans l'expansion de l'après-guerre : le haut niveau des investissements nouveaux, le taux élevé de l'accroissement du nombre des emplois dans le secteur non agricole et le progrès technologique rendu possible par l'introduction en masse de techniques nouvelles venues de l'étranger. Ce sont peut-être là les principaux traits distinctifs de l'économie japonaise contemporaine par rapport à celle d'avant-guerre et à celles d'autres pays.
PAR RYUTARO KOMIYA

Le « miracle » sud-coréen : un succès de la planification centrale ?


45950-Seoul By: xiquinhosilva - CC BY 2.0


La Corée du Sud est-elle un exemple à suivre, une anomalie ou une exception qui confirme la règle
Par le Minarchiste.


Entre les années 1960 et 2000, la Corée du Sud est passée d'une économie agraire sous-développée à une économie industrialisée et concurrentielle sur les marchés mondiaux. La Corée du Sud est souvent utilisée en exemple de succès par ceux qui pensent que le développement économique doit être planifié par le gouvernement plutôt que fondé sur la libéralisation des marchés. Elle fut notamment mentionnée par Eric Reinert dans son livre faisant l'apologie des stratégies de développement économique planifié.


Alors, la Corée du Sud est-elle un exemple à suivre, une anomalie ou une exception qui confirme la règle ?


Tout d'abord, il importe de mentionner que malgré le succès de l'industrialisation de la Corée du Sud, cette économie demeure beaucoup moins développée que la plupart des pays riches, tels que les États-Unis, la Suisse, les pays nordiques, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Mais, plus important, la Corée du Sud a un PIB per capita encore moins élevé que le Japon, Taiwan, Hong Kong et Singapour (les autres Tigres asiatiques).
Autrement dit, la Corée du Sud est loin d'être première de classe avec son PIB par habitant se chiffrant à moins de la moitié de celui de Singapour.
LE CONTEXTE


La Corée du Sud a amorcé son industrialisation au début des années 1960, sous le contrôle de la junte militaire menée par Park Chung Hee, qui prit le pouvoir suite à un coup d'État en 1961. Il faut comprendre qu'à l'époque, le pays se trouvait à la frontière de la guerre froide, une situation peu orthodoxe. Les infrastructures du pays avaient été fortement endommagées lors de la guerre civile avec le Nord (1950-53).
Fait intéressant, lors de la partition des deux Corées en 1945, c'est le Nord qui a hérité de la plupart des usines, des mines et de 80 % de la capacité de production électrique. Le Sud se retrouvait avec une économie surtout pastorale.


Conséquemment, l'aide des États-Unis fut cruciale dans le « miracle coréen ». Non seulement les Américains ont fourni une assistance technique et financière à la Corée, mais en plus ont absorbé la majorité de ses exportations, lui permettant de développer une base industrielle. Les entreprises sud-coréennes se virent notamment octroyer de lucratifs contrats par les États-Unis dans le contexte de la guerre du Vietnam.
La Corée du Sud a aussi grandement bénéficié de sa proximité du Japon à une époque où le pays du soleil levant cherchait à délocaliser une partie de sa production vers des pays où le coût de la main d'œuvre était moins élevé. La Corée était au bon endroit, au bon moment.


LE PLAN


Dans les années 1950, le gouvernement a tenté une stratégie de substitution des importations, qui n'a pas fonctionné (comme c'est toujours le cas). Le nouveau gouvernement de Park Chung Hee s'est alors tourné vers une stratégie de stimulation des exportations. Lorsque le gouvernement décidait de cibler un produit en particulier pour l'exportation, il fournissait des incitatifs financiers pour favoriser le développement de cette industrie. Le plus important incitatif était des rabais sur les taux d'intérêt.
Ce sont vraiment les exportations qui ont propulsé l'économie coréenne, ayant crû au rythme de 30 % par année entre 1962 et 1982.


Pape B CISSOKO

Au Sénégal, le président Macky Sall réunit ce lundi 15 avril le secrétariat exécutif de son parti. Les cadres de l’Alliance pour la République ont rendez-vous avec le chef de l’État à 17h. La formation du nouveau gouvernement n’a pas plu à tout le monde. Il va falloir désamorcer les frustrations et les tensions.

Écouter les ex-ministres et les recalés du nouveau gouvernement, Macky Sall va devoir faire de la pédagogie au siège de l’Alliance pour la République. Dans le premier cercle du président, tous le reconnaissent, la frustration de ceux qui ont été laissés sur le bord de la route est bien visible. Il faut éviter les tensions qui peuvent devenir dangereuses, menaçant l’unité du parti et de la majorité présidentielle.

« Certains ont cru qu’en se battant pour la victoire, un poste au gouvernement leur serait automatiquement attribué », explique un proche du président. « Il va falloir rappeler que l’État est différent du parti », souligne à son tour le porte-parole de l’APR, Seydou Gueye. Qui ajoute : « Ce ne sera pas une réunion de lamentations, personne n’est propriétaire de son ministère », ciblant les ministres qui comme lui n’ont pas été reconduits.

Dernier défi pour le chef de l’État : maintenir dans le parti, comme les appelle l’opposition, les « transhumants », les anciens opposants ralliés à la majorité qui n’ont obtenu aucun ministère. Remotiver les troupes, tel est l’enjeu de la rencontre, pas seulement pour le quinquennat, mais également en vue des élections locales de décembre 2019.

RFI

Publié dans Politique

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