Filtrer les éléments par date : lundi, 11 juin 2018

Le président américain se dit « heureux » d’être arrivé dans la cité-Etat asiatique où il rencontrera demain mardi, Kim Jong-un. Ce sera le premier tête-à-tête de l'histoire entre un dirigeant américain en exercice et un leader nord-coréen. En attendant l’entrevue, les deux délégations profitent de ce lundi pour peaufiner leur ébauche de communiqué final.

Avec notre envoyée spéciale à Singapour, Anne Corpet

Les délégations américaine et nord-coréenne ont repris ce lundi matin leurs discussions à Singapour, à l’hôtel Ritz. Elles se sont séparées après deux heures de conversation que le secrétaire d’Etat américain a qualifié de « substantielle et détaillée ». Les pourparlers entamés à Panmunjom, dans la zone démilitarisée entre les deux Corées, depuis plusieurs semaines, n’ont pas encore abouti à la déclaration commune qui doit clore le sommet demain.

Et c’est là-dessus que les négociateurs travaillent. Les Américains tiennent à inclure dans leur texte le terme « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible ». Ils souhaitent obtenir aussi un calendrier. Les Nord-Coréens, eux, demanderaient avec insistance l’établissement d’un bureau de liaison américain à Pyongyang.
Le temps presse, mais les deux parties continuent d’afficher leur optimisme. Selon la presse sud-coréenne qui cite une source à Singapour, Kim Jong-un aurait d’ores et déjà invité Donald Trump à Pyongyang en juillet prochain.

De son côté, vendredi 8 juin, le président américain avait déclaré qu’il n’excluait pas d’inviter le dictateur nord-coréen à la Maison Blanche. Cette  troisième rencontre aura lieu à Washington en septembre.
Ces sommets ne se tiendront bien entendu que si le premier rendez-vous fixé demain entre les deux dirigeants se déroule bien.
Or selon, chercheur au Centre d'étudesinternationales et stratégiques à Washington, le dirigeant nord-coréen a pour l'instant plus de gains dans la négociation que son interlocuteur américain : « Après qu'il a décidé d'arrêter ses tests nucléaires et de s'engager à participer aux Jeux olympiques en Corée du Sud, Kim Jong-un a complètement transformé son image. Il est plus accepté et a plus de légitimité sur la scène internationale : il a rencontré deux fois le président chinois Xi Jinping, il a vu deux fois le chef d'Etat sud-coréen, il a reçu le ministre russe des Affaires étrangères. Et nous avons des indications sur un affaiblissement de la mise en oeuvre des sanctions. La Chine n'est plus aussi sévère. »

« Donc, même si le sommet ne lui réussit pas très bien, Kim est dans une bien meilleure position qu'il y a quelques mois », conclut le chercheur.

A l'abri des regards

En attendant, les négociations se tiennent évidemment à huis clos, dans une atmosphère plus policée qu’excitante. L’accès au lieu où résident les deux dirigeants est ultra sécurisé, mais il est possible d’entrer au Shangri-La où est logé le président américain.
Donald Trump, cela dit, a quitté son hôtel en fin de matinée pour déjeuner avec le Premier ministre de Singapour que Kim Jong-un a rencontré hier.

Le St-Régis où réside le dirigeant nord-coréen est lui beaucoup plus difficile d’accès. Seuls les membres de la délégation nord-coréenne et les résidents de l’hôtel peuvent y rentrer. Un grand rideau a été tendu devant la façade afin d’empêcher les photographes et les badauds d’apercevoir Kim Jong-un qui ne semble pas être sorti de son hôtel ce matin. Aucune information n’a en tout cas filtré sur l’emploi du temps du dirigeant nord-coréen ce lundi.

Le sommet ne peut pas aboutir qu'à une simple déclaration de bonnes intentions de la part des deux partis, ce sera un échec.
Boris Toucas, chercheur au Centre pour les études internationales et stratégiques à Washington 11/06/2018 - par Anne Corpet
Écouter

 ■ Les médias sud et nord-coréens en boucle sur la rencontre

Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Le « Leader Suprême » s’est envolé pour Singapour afin de rencontrer Donald Trump, annonce triomphalement la télévision d’Etat nord-coréenne ce matin. La première page du Quotidien des travailleurs montre Kim Jong-un monter à bord de son avion Air China.

Une transparence étonnante : en général, les médias nord-coréens évitent de mentionner à l’avance les déplacements de leur dirigeant, pour éviter tout embarras en cas de problème. Kim discutera avec Trump de « paix et de dénucléarisation de la péninsule » ainsi que de « l’établissement de nouvelles relations » - qui reflètent « des temps qui changent » - assure la presse officielle du régime.

En Corée du Sud, les opinions sont divisées. Le quotidien conservateur Joongang parle de « rude bataille » et doute que le Nord acceptera vraiment de renoncer au nucléaire de façon irréversible.

Le journal de centre-gauche Hankyoreh assure lui que « plus vite [Kim et Trump] déclareront la fin de la Guerre de Corée, plus rapide sera la dénucléarisation du Nord ». Un optimisme peut-être excessif, signe en tout cas des attentes élevées des Sud-Coréens face à une rencontre qualifiée de « sommet du siècle ».

Par RFI

Publié dans International

L'annonce de la disparition brutale de Gaëtan Mootoo, chercheur à Amnesty Internatinal pendant plus de trente ans, dans la nuit du 25 au 26 mai dernier, a bouleversé la communauté des défenseurs des droits humains. Ses obsèques auront lieu ce lundi 11 juin au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Ceux qui ont bien connu le Franco-Mauricien tiennent à lui rendre un dernier hommage.

Parmi ceux qui saluent aujourd’hui la mémoire de cette figure de la lutte pour les droits de l’homme en Afrique, Alioune Tine, défenseur sénégalais des droits humains et directeur régional d'Amnesty international pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre estime que Gaëtan Mootoo était un « monument », un grand « humaniste » et un « bouclier contre l'arbitraire ».C’était un humaniste dans le sens le plus positif et le plus noble du terme. C’était un bouclier contre l’arbitraire, contre la tyrannie. Tous les problèmes de droits humains, de justice, en Côte d’ivoire, en Guinée Conakry, pratiquement partout, sur toutes les questions sur lesquelles aujourd’hui se penche la Cour pénale internationale en Afrique de l’Ouest, vous avez les recherches de Gaëtan Mootoo. C’est vraiment un monument que nous avons perdu, de mon point de vue.
Alioune Tine
11-06-2018 - Par Julie Vandal
L'homme politique malien, Tiébilé Dramé, actuel président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) avait travaillé pendant plusieurs années au Secrétariat international d’Amnesty International à Londres avec Gaëtan Mootoo. Ils étaient restés en contact depuis. Pour lui, l'Afrique de l'Ouest a perdu un grand acteur des évolutions démocratiques.

Gaëtan Mootoo a joué un rôle important dans l’évolution politique de l’Afrique, par ses prises de position, par son insistance à respecter la liberté d’expression, la liberté de manifestation pacifique, la liberté d’opinion. Par son engagement auprès des victimes de la répression, par son engagement pour amener les gouvernements à être respectueux des engagements qu’ils ont pris dans le cadre de traités internationaux et dans le cadre de leurs Constitutions.
Tiébilé Dramé
11-06-2018 - Par Julie Vandal

RFI

Publié dans Société

L’observatoire du football du CIES est formel : l’effectif des Bleus de Didier Deschamps est le plus onéreux parmi toutes les sélections présentes en Russie.

Si on ne connaît pas encore le niveau de performance de l’équipe de France de football à la Coupe du monde qui s’ouvre en Russie jeudi 14 juin, les Bleus tiennent déjà une première place, celle de l’effectif « potentiellement » le plus cher.

Selon un classement effectué par l’observatoire du football du Centre international d’étude du sport (CIES), basé en Suisse, la valeur de transfert des joueurs sélectionnés par la France serait de 1,41 milliard d’euros, devant l’Angleterre (1,39 milliard) et le Brésil (1,27 milliard).

Ces évaluations des valeurs marchandes des équipes participant à la Coupe du monde font référence, selon l’observatoire, « au juste prix que les acheteurs potentiels devraient payer pour recruter les joueurs ». Figurent parmi les critères pris en compte : les performances sportives tant des joueurs que de leurs clubs d’appartenance, mais aussi l’âge et la durée des contrats en cours des footballeurs sélectionnés.

A titre d’exemple, le Français Kylian Mbappé, qui joue au Paris-Saint-Germain, 19 ans et dont le contrat expire dans quatre ans, possède une valeur de transfert de 186,5 millions selon l’observatoire.

En queue de classement, on retrouve trois pays non européens dont très peu de joueurs figurent dans les effectifs des clubs des championnats les plus compétitifs : Panama, Arabie saoudite et Iran. « La Coupe du Monde, note l’observatoire, va probablement permettre à certains [de leurs joueurs] de se faire repérer par des équipes plus huppées. »

Globalement, la valeur de transfert de l’ensemble des joueurs qui prendront part à la Coupe du Monde est estimée à 12,6 milliards d’euros.

Par Jean-Damien Lesay

Publié dans Sport

Le Sénégal n’est pas en crise, encore moins en guerre mais l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) vient pourtant d’ajouter le pays à une liste de 36 Etats qui ont besoin d’aide alimentaire. La FAO ne pointe pas de conflits ni de tensions, elle félicite d’ailleurs les autorités pour les progrès réalisés dans le secteur agricole. Cependant, ces progrès sont insuffisants car le Sénégal reste dépendant des aléas climatiques et près de 5 % des 15 millions d’habitants pourraient être, d’ici cet été, en insécurité alimentaire.

En ouverture de son rapport, la FAO note les récoltes exceptionnelles au Sénégal pour la troisième année consécutive, conséquence directe de l’appui des autorités.

Cependant, l’Etat ne peut rien contre les déficits de pluie, particulièrement ceux de 2017. Un manque d’eau qui casse toute la chaine de production.

La baisse des quantités de fourrages dans près de la moitié de 42 départements du pays entraîne, en effet, une hausse de la mortalité du bétail. Les zones de pâturages sont très sollicitées et elles sont également détruites par des feux de brousse éliminant ainsi 14 000 hectares, depuis le début d’année. La situation est particulièrement compliquée au nord du Sénégal car les éleveurs de la Mauritanie voisine amènent leurs bêtes de l’autre côté de la frontière.

A ces pluies imprévisibles, s’ajoute le problème de la dépendance du pays aux importations de céréales d’Asie et du Brésil à des prix par conséquent évolutifs.

Pour la FAO, plus de 300 000 personnes sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire. Si rien n’est fait d’ici au mois d’août, ce chiffre pourrait passer à 750 000 personnes.

Rfi

Publié dans Société
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