Sport

Les supporters sénégalais face aux fans Japonais, rois du nettoyage de stades

Des supporters sénégalais se sont distingués après la victoire face à la Pologne en nettoyant leurs tribunes, au Stade du Spartak Moscou. Mais lors du prochain match, le 24 juin à Ekaterinbourg, ils feront face aux fans japonais, champions du monde en la matière…

De notre envoyé spécial à Moscou et à Kalouga,

Si les footballeurs sénégalais ont séduit en battant la Pologne 2-1, dans le groupe H de la Coupe du monde 2018, leurs supporters se sont aussi taillé une jolie réputation, le 19 juin dernier. Dans une vidéo devenue virale, on voit en effet certains d’entre eux nettoyer les tribunes du stade du Spartak Moscou. Un geste assez rare dans le monde du ballon rond où les spectateurs (et les journalistes…) sont plutôt habitués à laisser des monceaux de déchets derrière eux.

« Nous avons accueilli avec beaucoup de satisfaction et beaucoup de fierté cette action parce qu’elle n’est pas commune au Sénégal, souligne Saer Seck, le premier vice-président de la Fédération sénégalaise de football. Les supporters sénégalais savent parfaitement qu’ils sont à la Coupe du monde, qu’ils sont les porte-drapeaux et les ambassadeurs du Sénégal, et ce qu’ils se trouvent dans les stades ou dans les rues ».

« Une image que l’on n'a pas l’habitude de voir dans nos stades »

Youssouph Bodian, journaliste pour la radio RFM, a, lui aussi, été surpris lorsqu’il a visionné la scène. « Ce n’est pas une image que l’on a l’habitude de voir dans nos stades, explique-t-il. Chez nous, ils sont nettoyés par le personnel. Les gens sont plutôt habitués à laisser leurs ordures sur place. C’est une première pour nous de voir des supporters sénégalais se préoccuper de leur environnement ».

Youssouph Bodian salue en tout cas également l’initiative : « C’est peut-être le début de quelque chose. Peut-être qu’ils vont le refaire lors du deuxième et du troisième match et y prendre goût. Et lorsqu’ils rentreront au Sénégal, peut-être que d’autres vont suivre. »

Une habitude du football japonais

Novices dans cette nouvelle discipline, les supporters sénégalais sont par ailleurs loin de partir favoris face à leurs homologues japonais, le 24 juin prochain à Ekaterinbourg. Les fans des « Samurai Blue » se prêtent en effet avec grâce et abnégation à cet exercice depuis la première Coupe du monde du Japon, en 1998.

Rien d’étonnant dans un pays où les écoliers nettoient souvent eux-mêmes leurs salles de classe. Mais c’est devenu quasiment systématique, si l’on en croit Yuya Kozaki, journaliste pour la chaîne NTV Japan. « ça fait à peu près dix ans que les fans de l’équipe nationale nettoient leurs places. Ceux qui assistent aux matches de J-League [la première division japonaise, Ndlr] le font aussi, explique-t-il. J’ai l’impression que c’est quelque chose qui concerne surtout le football. Après les matches de rugby aussi, ça se passe de cette manière-là, même si on voit surtout ça dans le foot ».

« Les Japonais sont assez forts, en matière de nettoyage »

Yuya Kozaki émet une hypothèse sur l'origine du phénomène : « Lors d’un match de Coupe du monde, les Japonais ont laissé un stade pas très propre. Ça a fait des vagues au Japon. On en a parlé dans les médias pour souligner que ce n’était pas bien. Du coup, les supporters ont pris ces critiques au sérieux et maintenant ils se comportent bien ! »

Ils seront même imbattables en matière de propreté, assure Yuya Kozaki. « Les Japonais sont assez forts, en matière de nettoyage, rit-il. Ils ne vont pas nettoyer que leurs propres places au stade, mais aussi celles des autres spectateurs autour d’eux. Je suis sûr qu'ils vont battre les supporters sénégalais ! »

REUTERS/Christian Hartmann

Mondial 2018: la France assure face au Pérou et verra les huitièmes

L'équipe de France a battu le Pérou 1-0, grâce à un but de Kylian Mbappé, pour son deuxième match de poule dans la Coupe du monde 2018. Cette nouvelle victoire lui ouvre les portes des huitièmes de finale. Son adversaire du jour est en revanche déjà éliminé.

C’est fait ! C’est déjà fait ! La France a validé son billet pour les 8e de finale de la Coupe du monde après une deuxième victoire d’affilée, contre le Pérou à Ekaterinbourg (1-0) jeudi 21 juin.

Le début de match est marqué par l’envie et la vivacité des Péruviens, poussés par 20.000 supporteurs qui ont pris place dans le stade. Il faut dire qu’avec une défaite dans la besace face au Danemark lors de la première journée, les Incas ont besoin d’au  moins un point pour garder l’espoir.

Une fois le premier orage passé, les Bleus se mettent en action. Le premier tir français est l’œuvre de Griezmann qui dévisse dans un angle fermé (11e). Puis Pogba place une frappe lointaine qui frôle le montant droit de Gallese, le portier sud-américain (12e). Deux minutes plus tard, une tête croisée de Varane sur corner passe de peu à côté. Dans la foulée, une volée de Griezmann sur une remise de Giroud est repoussée par les genoux de Gallese.

Comme un reflux, le Pérou reprend sa domination après la 20e minute, mais à la différence des Français ne parvient à inquiéter Hugo Lloris qu’une fois, par Guerrero, qui élimine Umtiti pour s’ouvrir le chemin du but (31e). Le gardien et capitaine français, qui fête sa 100e sélection en bleu, réalise un très bel arrêt.

Mbappé dans l’histoire

Le tournant du match intervient à la 34e minute, lorsque Mbappé ouvre la marque en reprenant à bout portant un ballon dévié par un défenseur péruvien sur un tir de Giroud (1-0). Avec cette réalisation, Kilyan Mbappé devient, à 19 ans, le plus jeune buteur français de l’histoire dans une phase finale de Coupe du monde. La fin de la première période est compliquée pour le Pérou qui peut s’estimer heureux de ne pas encaisser de but supplémentaire.

En seconde mi-temps, malgré l’entrée de Farfan, très entreprenant, et une superbe frappe de 25 mètres d’Aquino qui touche l’angle droit de la cage de Lloris (50e), les Français jouent plus libérés et proposent d’abord quelques belles combinaisons. Paul Pogba est dans un bon jour sur son côté gauche et Olivier Giroud se montre très précieux dans le jeu dos au but.

En face, l’équipe péruvienne, vive et technique, a du mal à se mettre en position de marquer. A l’heure de jeu, les Incas ont le monopole du ballon et vont faire trembler les filets de Lloris… mais le ballon repris dans les airs par Farfan dans un angle fermé est passé à l’extérieur (73e). Le gardien français rassure tout le monde à la 87e en captant un coup franc lointain bien cadré par Guerrero. Les Bleus auront beaucoup subi, ils auront parfois plié mais ils n’auront jamais rompu !

Qualifiée pour les huitièmes de finale, la France jouera la première place du groupe mardi 26 juin face au Danemark. Le Pérou, pour sa part, jouera pour l’honneur le même jour face une équipe d’Australie qui peut encore espérer franchir le premier tour.

RFI

Coupe du monde 2018 : avec ou sans identité de jeu, les Bleus se cherchent encore

Le style difficile à définir de la sélection de l’équipe de France répond peut-être aux caractéristiques de ses joueurs et au pragmatisme de Didier Deschamps.
Ils n’ont pas quatre heures devant eux pour plancher sur un plan en trois parties, mais en cette période de baccalauréat les Bleus ne coupent pas à la question du moment en conférence de presse : « Quelle est l’identité de jeu de cette équipe de France ? » Vaste sujet, après la bouillie servie en ouverture du Mondial face à l’Australie (2-1), samedi 16 juin, et avant d’affronter le Pérou, jeudi à Ekaterinburg. En élèves disciplinés, les joueurs ne citent pas Charles Sanders Peirce, sémiologue américain à l’origine du concept de pragmatisme au XIXe siècle, mais plutôt son lointain disciple basque : Didier Deschamps. « On joue en gagnant, plaide Benjamin Mendy. C’est ça, notre façon de faire. » « Cela dépend beaucoup de l’adversaire », évacue N’Golo Kanté. Plus sincère, Steven Nzonzi admet qu’il « est difficile de caractériser notre style de jeu ». Ce qui n’est pas faux.

A l’interrogation sur l’identité de jeu, son sélectionneur répond par une autre question : « Combien d’équipes disputant le Mondial peuvent se prévaloir d’un style constant ? Une. L’Espagne. » Ces derniers mois, le patron des Bleus papillonne d’un schéma à l’autre, du 4-2-3-1 au 4-3-3 de France-Australie en passant par le 4-4-2 en losange lors des matchs de préparation. L’équipe de France apparaît un organisme en perpétuelle évolution, capable de muer d’un style à l’autre avec plus ou moins de bonheur. N’Golo Kanté récitait d’ailleurs sa leçon au lendemain de la victoire contre l’Australie : « On peut avoir la possession, mais aussi être plus bas et partir en contre. On s’adapte. » Bref, choisir de ne pas choisir. « Deschamps se revendique du pragmatisme, et c’est par définition l’inverse de la recherche d’une identité », remarque l’ancien entraîneur du FC Lorient et du Stade rennais Christian Gourcuff.

Mais une identité de jeu est-elle un préalable indispensable pour remporter une Coupe du monde ? L’Espagne a bien dominé la planète foot de 2008 à 2012 avec son très reconnaissable « tiki-taka » (jeu court et possession de balle accentuée) et figure encore comme l’épouvantail de ce Mondial russe. Mais les contre-exemples existent. Le Brésil, vainqueur en 2002, se définissait surtout par ses talents, comme la France vice-championne du monde en 2006. Selon Franck Lebœuf, l’équipe championne du monde en 1998, référence du football français, n’avait pas davantage de plan que celle de 2018 : « En 1998, on est bien champion du monde sans identité (…). On était en quelque sorte les “bâtards” de l’Europe », osait-il sur SFR Sport en 2017.
Une évolution générale avec la mondialisation

Si Christian Gourcuff veut croire qu’« une identité de jeu est la seule façon d’obtenir des résultats durables », le technicien observe « une perte de ces identités propres à chaque pays avec la mondialisation ». Quid de celle de la France ? « Quand on parle de culture de jeu à la française, on pense à l’équipe de Michel Hidalgo dans les années 80, à un football tourné vers l’offensive avec deux ou trois meneurs de jeu », note l’ancien sélectionneur Gérard Houllier, chroniqueur pour Le Monde pendant ce Mondial russe. Ce romantisme a pris un coup de vieux avec le sacre de 1998. Au risque de contredire Franck Lebœuf, son équipe avait bien une identité. Mais elle était surtout défensive et devait beaucoup à l’influence du championnat d’Italie, dans lequel jouaient une majorité des cadres de l’équipe.

Les héritiers de 2018 forment, eux, un ensemble beaucoup plus hétérogène. Quand le FC Barcelone donnait une base de joueurs à l’Espagne du temps de son règne sans partage, les onze Français alignés contre l’Australie se répartissent dans neuf clubs et quatre championnats différents. Pas facile, dès lors, de créer un ADN commun. « L’Espagne garde un style très marqué grâce à l’influence de ses clubs, appuie Christian Gourcuff. En Allemagne, c’est la fédération qui avait donné des principes clairs et une organisation bien définie au début des années 2000. Même si je trouve que les Allemands s’en sont un peu éloigné depuis deux ans. »

Reste que Joachim Löw – sélectionneur de la Mannschaft depuis août 2006 – s’est appuyé sur un groupe stable, se permettant par le passé de mettre de côté un des meilleurs buteurs de Bundesliga, Stefan Kiessling, tout en faisant une confiance absolue à Lukas Podolski malgré des performances banales en club. Le groupe et les principes passent avant les individus. Didier Deschamps, qui a changé 14 de ses 23 sélectionnés par rapport à l’Euro 2016, semble répondre à une autre logique. Celle de l’homme en forme ou de la tentation du moment, comme le laisse indiquer la titularisation surprise d’Ousmane Dembélé contre l’Australie au détriment d’Olivier Giroud. Comme si l’instinct du sélectionneur le poussait à miser sur l’instinct de ses jeunes et sur leur potentiel à rendre jaloux la concurrence.
« Je crois à un style Deschamps »

Pourtant, Giroud devrait retrouver sa place de titulaire contre le Pérou, comme Blaise Matuidi au détriment de Corentin Tolisso, qui est sorti du lot lors des matchs de préparation. Une nouvelle preuve de tâtonnement ? Gérard Houllier ne le croit pas. « Didier Deschamps cherche à exploiter les qualités de ses joueurs. Et cette équipe de France est très forte dans l’explosion collective vers l’avant, dans la phase de transition. » Tel le Monsieur Jourdain de Molière, qui pérorait en prose sans le savoir, Didier Deschamps aurait-il un projet de jeu malgré lui ? « Je crois à un style Deschamps, assure même l’ancienne plaque tournante de l’Espagne championne du monde, Xavi, dans un entretien au Journal du dimanche. Simplement, lui ou Simeone [l’entraîneur de l’Atletico de Madrid] sont d’une autre école que Löw, Lopetegui [Real Madrid] ou Guardiola [Manchester City]. (…) Deschamps n’a pas changé d’idée en devenant coach : il se base sur la solidité défensive et la contre-attaque », analyse celui qui était le garant du tiki-taka avec le FC Barcelone ou la Roja.

Dans la torpeur de Kazan à l’heure du déjeuner, ce style n’a pas sauté aux yeux face aux Australiens. Les Bleus ont peiné dans la transition vers l’avant et peu rassuré sur les rares excursions des Socceroos. Didier Deschamps a admis que la copie était brouillonne mais rappelé que l’essentiel « était là avec la victoire ». Dans son esprit, le reste n’était déjà plus que philosophie.

Le Monde.fr

Mondial 2018 : l'Uruguay passe, l'Arabie saoudite trépasse

L’Uruguay s’est qualifiée sans panache pour les 8e de finale de la Coupe du monde en battant l’Arabie saoudite (1-0). Alors que les Saoudiens sont d’ores et déjà éliminés, les Uruguayens peuvent encore espérer terminer premiers du groupe A devant la Russie.

Il y a des sélections qui cravachent dur pour se hisser en 8e de finale d’une grande compétition, et il y a l’Uruguay. La Celeste disputait ce mercredi 20 juin à Rostov-sur-le-Don son deuxième match de la Coupe du monde 2018 et a remporté une deuxième victoire synonyme de qualification pour le tour suivant. Comme lors de son entrée en lice face à l’Egypte (1-0), la formation sud-américaine a joué petit pied mais s‘est imposée.

Etait-elle la plus forte ? La question ne vaut pas la peine d’être posée. Dans le football moderne, seul compte le résultat. Et à ce jeu-là, l’Uruguay fait parfaitement oublier le grand absent de ce Mondial, l’Italie spécialiste des victoires étriquées devant l’éternel !

Face à l’Uruguay, l’Arabie saoudite voulait de son côté éviter une seconde défaite qui la renverrait prématurément à la maison. Par rapport à leur entrée en lice aussi catastrophique que transparente face à la Russie (0-5), les Saoudiens se montrent plus entreprenants en début de match. La Celeste, elle, gère comme un épicier en rupture de stock. Ses attaquants vedettes, Edinson Cavani et Luis Suarez, jouent la discrétion. Et quand Cavani reprend un centre de Caceres, l’attaquant du PSG met le ballon nettement au-dessus (13e).

Après le premier quart d’heure, la bonne volonté saoudienne s’éteint lentement. Au point de se trouver dans l’obscurité. Le gardien Al-Owais se troue sur un corner uruguayen, laissant le ballon filer sur le pied gauche de Suarez, qui conclut à bout portant (1-0, 24e).

Le gardien saoudien Mohammed Al-Owais se troue et offre un but à l'Uruguay. REUTERS/Marcos Brindicci

Avec un but d’avance, il ne fallait pas demander aux Uruguayens d’emballer le match. Malgré la double réaction de Hatan Bahbri, qui oblige Muslera à une claquette sur un tir cadré (27e), puis manque le cadre sur une reprise au second poteau (29e), les Saoudiens manquent d’impact offensif.

A la 50e minute, Suarez, sur un coup franc dévié, rate le doublé. Cette fois, le gardien saoudien faisait bonne garde. Dix minutes plus tard, une tête de Carlos Sanchez, seul devant la cage adverse, manque le cadre sur un caviar de Cavani. Les Saoudiens sont cuits et malgré l'étroitesse de la marque, ils ne donnent jamais l'impression de croire en leurs chances. Dans la dernière demi-heure, l’Uruguay joue enfin à sa main mais ne parvient pas à concrétiser. A la 86e minute, Cavani, seul aux dix-huit mètres, bute sur le gardien saoudien bien sorti.

C’est de cette fluidité retrouvée en fin de match, l'efficacité en plus, dont l’Uruguay devra faire preuve, lundi 25 juin, face à une Russie à l’appétit féroce. La Celeste devra l’emporter pour éviter de retrouver sur sa route le vainqueur du groupe B, qui pourrait bien être l’Espagne, un adversaire hors de sa portée sur ce qu’elle a montré dans ses deux premiers matchs de ce Mondial 2018.

Par RFI Jean-Damien Lesay

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