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Manchester City remporte le derby et assomme la Premier League

En déplacement sur le terrain de leurs rivaux de Manchester United, les joueurs de Manchester City sont allés chercher une victoire aussi importante que symbolique ce dimanche lors de la 16e journée du championnat national (1-2). L'équipe de Pep Guardiola surclasse la Premier League, établit un nouveau record et dessine la nouvelle hiérarchie en Angleterre.

Un match entre Manchester United et Manchester City n'est jamais un match comme les autres. Le 175e derby de l'histoire entre les rivaux, ce dimanche 10 décembre, n'a pas échappé à cet adage. L'affrontemment à Old Trafford mettait aux prises l'incontestable leader, City, et son principal poursuivant, United.

Il s'agissait aussi d'un nouveau face-à-face entre deux entraîneurs hors du commun, José Mourinho pour les Red Devils, Pep Guardiola pour les Citizens. Et sans réelle surprise, c'est du côté des visiteurs que la balance a penché dans ce choc de la 16e journée de Premier League.

United dominé chez lui par City

Pour Manchester United, ce derby constituait un sommet à ne pas manquer. Pour ses supporters, une défaite face au rival est toujours une faute. Mais surtout, les joueurs de Mourinho tenaient l'occasion de relancer le championnat en enrayant la marche impériale de City. Second de Premier League au coup d'envoi, United pouvait revenir à cinq longueurs du leader et, par la même occasion, lui infliger sa première défaite en championnat.

Mais si le Manchester City de Guardiola était friable la saison dernière, ce n'est plus le cas désormais. Dominateurs sur le terrain avec son trio Sané-Jesus-Sterling en attaque et Silva et De Bruyne à la baguette, les Skyblues ont logiquement pris l'avantage avant la pause. Oublié dans la surface, l'Espagnol David Silva n'a laissé aucune chance à son compatriote David De Gea (43e).

 

Manchester City dicte sa loi sur la Premier League

Glacé par l'ouverture du score des visiteurs, les fans de Manchester United n'ont toutefois pas tardé à se réchauffer. Profitant d'une erreur d'appréciation d'Otamendi et Delph, Marcus Rashford a récupéré un ballon dans le dos de la défense et a égalisé dans la foulée (45+2e). Pas de quoi perturber le leader; Otamendi s'est racheté après la pause en redonnant l'avantage aux siens sur un ballon mal dégagé par MU. Même la réussite était avec Manchester City ce dimanche.

Dans les derniers instants, Romelu Lukaku et Marcus Rashford ont eu une occasion en or d'égaliser, mais Ederson a signé deux parades miraculeuses (85e). Le résultat final (1-2) est conforme à la physionomie du match. Il est aussi significatif de la suprématie actuelle de Manchester City en Angleterre.

Cette équipe n'a aucun rival en Europe à l'heure actuelle

Les chiffres sont assez fous. Manchester City a remporté un 14e match d'affilée en championnat: c'est un record en Premier League. Seul Arsenal a fait aussi bien en 2002, à cheval sur deux saisons par contre. Après 16 journées, les Citizens caracolent en tête du championnat avec 46 points, la meilleure attaque (48 buts marqués) et la meilleure défense (11 buts encaissés, comme Manchester United). Ils ont désormais onze longueurs d'avance sur leur victime du jour.

Au classement, City devance United, Chelsea, Liverpool et Arsenal. Ces quatre clubs ont tous déjà affrontés le leader... et ils ont tous perdu, avec la palme de la plus grosse déculottée pour Liverpool (écrasé 5-0 début septembre). Il faut remonter au 21 août pour voir Manchester City tenu en échec, par Everton (1-1). En domptant leurs rivaux historiques, les Citizens ont fait un grand pas vers le titre, alors que l'on est seulement début décembre. Seul le Shakthar Donetsk, en Ligue des champions, a réussi à battre l'équipe B mancunienne. Qui pourra arrêter cette machine infernale ?

Ballon d'Or 2017: et de cinq pour Cristiano Ronaldo

Sans surprise, le Portugais a reçu, ce 7 décembre, le Ballon d'Or 2017 qui récompense son année exceptionnelle. Vainqueur de la Liga et de la Ligue des champions avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo était le grand favori à sa propre sucession. Messi et Neymar complètent le podium.

Il n'y avait plus vraiment de suspense depuis plusieurs mois déjà. Ce jeudi 7 décembre, le semblant d'incertitude qui flottait encore s'est envolé. Le Ballon d'Or 2017 reste entre les mains de son possesseur. Comme en 2016, le vainqueur s'appelle Cristiano Ronaldo. Il devanceMessi et Neymar sur le podium. Avec cinq Ballons d'Or (2008, 2013, 2014, 2016 et donc 2017), Ronaldo est désormais le joueur le plus titré à égalité avec Messi.

Une Liga et une Ligue des champions (avec des buts en pagaille) en 2017

Le nouveau sacre du Portugais ne faisait guère l'ombre d'un doute. En 2016, il avait remporté la Ligue des champions avec le Real Madrid et il avait mené son pays jusqu'à la victoire à l'Euro, sachant que le Portugal n'avait jamais rien gagné dans son histoire. Cette année, « CR7 » a encore été flamboyant.

Avec son attaquant insatiable, le Real Madrid a conquis la Liga après cinq années de disette. Le club madrilène a également conservé la Ligue des champions, une performance inédite depuis les éditions 1989 et 1990 remportées par l'AC Milan. Un triomphe européen que le Real doit en grande partie à Ronaldo, auteur de 12 buts dans la compétition.

Le Madrilène, dont la clause libératoire est estimée à 1 milliard d’euros, s'est montré décisif en inscrivant 5 buts en deux matches au Bayern Munich en quarts de finale (un doublé et un triplé), et en signant un nouveau triplé en demi-finale aller contre l'Atlético de Madrid. Cristiano Ronaldo, qui s'est mué en attaquant de pointe, termina en beauté avec un doublé en finale contre la Juventus de Gianluigi Buffon (4-1). La machine à marquer repousse encore les limites: Ronaldo est plus que jamais meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des champions avec 115 réalisations (dont une en tour préliminaire, en 2002, avec son club formateur du Sporting Portugal).

Une décennie écrasée par Ronaldo et Messi

A 32 ans, Cristiano Ronaldo ajoute une ligne supplémentaire à son interminable palmarès. Il y a 9 ans, en 2008 donc, il remportait son tout premier Ballon d'Or. A l'époque, le Portugais jouait à Manchester United. Puis, à coups de performances et de statistiques ahurissantes, une rivalité sportive est née entre lui, devenu joueur du Real Madrid en 2009, et Lionel Messi, icône du FC Barcelone.

A titre individuel comme collectif, la balance a d'abord penché en faveur de l'Argentin de 30 ans, lauréat des Ballons d'Or 2009, 2010, 2011, 2012 et 2015. Mais le Portugais a inversé la tendance petit à petit. Aujourd'hui, l'égalité est parfaite entre les deux attaquants: cinq Ballons d'Or et quatre sacres en Ligue des champions chacun. « Ce n'est pas anodin. Le fait qu'ils soient dans cette situation, les deux, c'est parce qu'ils se tirent la bourre ! C'est l'un qui engrène l'autre », a observé Zinédine Zidane, l'entraîneur du Real Madrid.

Jamais deux joueurs n'avaient pratiqué une telle hégémonie sur le trophée Ballon d'Or. Avec cinq récompenses chacun, ils ont totalement dominé la décennie. Il faut remonter à 2007 et au Brésilien Ricardo Kaka pour retrouver trace d'un autre footballeur récompensé. Et cela pourrait encore durer; les ogres Messi et Ronaldo en ont encore sous le pied. A moins qu'un certain Neymar vienne pertuber ce duel.

Suspension de la Russie des JO-2018: réactions à Moscou

Accusée d’avoir organisé un dopage d'Etat, la Russie ne pourra pas participer aux prochains Jeux olympiques d'hiver, en Corée du Sud. La sanction était attendue. Elle a été annoncée ce mardi 5 décembre par le Comité international olympique. Le CIO propose néanmoins aux sportifs russes « propres » non dopés de participer sous drapeau olympique et non sous drapeau russe.

Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Cette décision est un véritable coup de massue pour la Russie, un pays qui accorde beaucoup d’importance aux Jeux olympiques d’hiver, sans doute beaucoup plus d’importance qu’à d’autres évènements sportifs.

C’est donc un coup de massue, même si la Russie s’y attendait. Tous les signes avant-coureurs étaient en effet défavorables avec notamment la cascade de disqualifications touchant les athlètes russes médaillés à Sotchi. La Russie en quelques semaines a perdu le tiers des médailles remportées il y a quatre ans.

Quelle sera la réponse des autorités russes ? Laisseront-elles les athlètes russes décider eux-mêmes s’ils iront en Corée du Sud sous drapeau neutre, ou y aura-t-il une décision collective ?

C’est trop tôt pour l’affirmer. La Russie aura le choix de jouer la carte de la conciliation pour réintégrer rapidement les instances olympiques ou bien jouer la confrontation et boycotter les Jeux. Ce qui plongerait sans doute l’olympisme dans une crise majeure étant donné le poids de la Russie dans les sports d’hiver.

Les Moscovites sidérés

Le président russe Vladimir Poutine avait parlé au préalable d’une décision considérée comme une humiliation pour la Russie et à Moscou, les habitants de la capitale se disent sidérés par cette annonce du CIO.

Les athlètes obligés de renoncer à leur drapeau et à leur hymne national ? Pour Julia, c’est une condition inacceptable qui a est posée par le CIO. Cette jeune juriste estime d’ailleurs que les sportifs de son pays devraient refuser collectivement de se rendre en Corée du Sud : « C’est injuste qu’ils ne puissent pas participer à la compétition sous leur drapeau. L’objectif d’un sportif, c’est quand même d’apporter la victoire à son pays. Sinon, à quoi bon ? »

Pour les habitants de Moscou, très attachés à ces Jeux olympiques d’hiver, la décision du CIO est un choc. Mais pas question d’incriminer les instances sportives de Russie, et encore moins les autorités politiques.

Pour Axana, la Russie est victime d’un complot ourdi par les Etats-Unis. « Je pense que le CIO a tort et qu’il a pris une décision politique. C’est une discrimination à l’encontre des sportifs russes et de la Russie. Chez les Américains il y autant de dopage, mais ce sont eux qui nous dictent leurs conditions », dit-elle.

■ Réaction d’Alexandre Joukov, président du Comité olympique russe

« Pour parler du côté positif, le CIO a autorisé la participation de tous les athlètes propres, dans les sports d’équipe et dans les sports individuels, a affirmé Alexander Joukov à la télévision. En outre, cette équipe portera le nom "équipe des sportifs russes". Pour parler des côtés négatifs de cette décision, ce qu’on propose aux sportifs russes, c’est de participer sous drapeau neutre. En outre, il n’y aura pas d’hymne russe. Je pense que toute la communauté sportive, et pas seulement sportive, doit discuter de cette décision. Nous pensons qu’elle sera discutée lors d’une réunion du Comité olympique russe avec la participation des sportifs russes, des présidents des fédérations, des entraîneurs. Notre décision finale sera prise à ce moment-là. »

rfi

Ligue des champions: Paris battu par le Bayern mais quand même premier

Pour son dernier match de la première phase de la Ligue des champions (groupe B), ce 5 décembre, le PSG s'est incliné en Allemagne face au Bayern Munich (3-1). Après le revers subi samedi à Strasbourg, le club parisien enchaîne une nouvelle contre-performance. Mais à la faveur de sa victoire à l'aller contre les Bavarois, Paris termine en tête de son groupe.

Il y a deux lectures possibles de ce match disputé à l'Allianz Arena ce mardi 5 décembre entre le Bayern Munich et le PSG. La première, négative, douche l'enthousiasme des supporters parisiens: leur équipe a perdu dans ce choc avec les champions d'Allemagne (3-1). La seconde, positive, retient cette information: le PSG termine premier du groupe B devant le Bayern Munich.

Le PSG a tremblé à la pause

La rencontre a mal débuté pour les visiteurs. Unai Emery a eu beau aligner son équipe-type du moment, le Bayern a vite pris les devants quand Robert Lewandowski s'est retourné dans la surface pour ouvrir le score de près (8e). La défense parisienne s'est arrêtée, pensant le Polonais hors-jeu. Les images démontreront qu'il l'était bien, mais l'arbitre n'a pas bronché.

Peu inspirés dans leurs actions malgré quelques branderilles, les Parisiens ont à nouveau cédé quand Corentin Tolisso a smashé de la tête sur un centre de James Rodriguez (38e). A 2-0, Paris s'est mis à trembler; mathématiquement, sa première place dans le groupe B était alors très menacée. Et le souvenir du cauchemar barcelonais commençait à se réveiller dans les mémoires parisiennes.

Thiago Silva blessé, Tolisso assomme Paris

La pause a permis aux Rouge et Bleu de se remettre la tête à l'endroit. Sur une passe lobée parfaite d'Edinson Cavani, Kylian Mbappé a relancé les siens de la tête (50e), confirmant les meilleures intentions du PSG. Sven Ulreich, le portier du Bayern, a dû s'employer plusieurs fois pour repousser les tentatives de Neymar, Draxler et des autres Parisiens.

Un fait de jeu est néanmoins venu enrayer cette bonne phase. A la 66e, Thiago Silva s'est blessé au genou gauche. Le capitaine parisien a demandé à Presnel Kimpembe d'accélérer son échauffement, mais le remplacement n'a pu avoir lieu à temps. L'hyper rapide Kingsley Coman a submergé Daniel Alves - hors du coup ce soir - et a trouvé Corentin Tolisso dans la surface. Thiago Silva, incapable de se jeter pour tenter d'intervenir, n'a pu qu'assister au second but du Français du Bayern (69e).

Le PSG attendu au tournant en février

Sans quelques parades du gardien munichois, Paris aurait pu prétendre à un peu mieux. Mais la réalité du terrain a parlé. Ce mardi, le PSG a été bousculé par un grand d'Europe, et sa défaite ne souffre d'aucune contestation. La dynamique du club de la capitale subit un sérieux coup d'arrêt: après la toute première défaite de la saison samedi à Strasbourg en Ligue 1, en voici une seconde.

A la faveur de son succès 3-0 au match aller contre le Bayern Munich - qui vivait à l'époque une période plus trouble -, le PSG termine premier du groupe B avec 15 points, 5 victoires et 1 défaite. Une première phase nettement positive avec la qualification pour les huitièmes de finales donc. Mais la fin laisse un goût amer.

Contre un cador européen en forme, Paris n'a pas fait le poids. Le chemin vers les succès est ardu, en dépit des investissements financiers consentis durant l'été. Les prochains rendez-vous du PSG en Ligue des champions, à partir du mois de février, ne s'annoncent pas faciles.

RFI

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