Sport

Coupe de France: le PSG rejoint Angers en finale

Paris-Monaco, 5-0? Oui, mais c'était une ASM sans aucun titulaire habituel, logiquement écrasée par l'équipe-type du PSG, qui s'est invitée sans états d'âme à la finale de la centième Coupe de France.

Le 27 mai contre Angers au Stade de France, le club de la capitale aura la possibilité de remporter sa troisième Coupe de France d'affilée, soit la onzième de son histoire, un nouveau record national.

Monaco, confronté à un calendrier roboratif entremêlant trois compétitions (L1, C1 et donc Coupe de France), avait choisi de sacrifier la "Vieille Dame" afin d'accentuer sa priorité donnée à la Ligue 1, dont elle est leader avec un avantage certain sur le PSG (autant de points mais une bien meilleure différence de buts et un match en moins).

"On n'a pas le choix, s'était justifié mardi l'entraîneur Leonardo Jardim. Il y a deux matches avec seulement deux jours de récupération. J'ai besoin de faire tourner l'effectif afin de garder les joueurs les plus utilisés pour samedi (contre Toulouse en Ligue 1, NDLR). Si on ne tourne pas, on arrivera au mois de mai totalement morts".

- Bis voire ter -

L'affiche entre les deux meilleurs clubs français de la saison s'est du coup flétrie. Le onze monégasque fleurait fort la CFA, avec des joueurs comme Jorge, Diallo, N'Doram (le fils de Japhet), Cardona, Andzouana, Beaulieu, Mbae ou Muyumba. Et pour seuls repères, le gardien quadragénaire De Sanctis, Raggi et Germain.

Bref, une équipe bis voire ter convoquant le souvenir des "minots" de Marseille venus décrocher un valeureux 0-0 en championnat au Parc en mars 2006. Mais en fait, non, rien à voir.

Car le PSG actuel, alignant quasiment son équipe-type, a fait le travail sans forcer; il s'agissait aussi sans doute de garder des forces pour le déplacement dominical à Nice en L1.

Les jeunes Monégasques ont surtout défendu, et sont parfois parvenus à installer un faux rythme piégeux dans lequel tombaient leurs adversaires, parfois désinvoltes avec le ballon.

Mais l'écrasante domination parisienne, quoique pas si folle en occasions nettes, allait finir par se matérialiser, avec un peu de chance, et à deux moments-clefs.

- 45e but de Cavani -

Cela s'est fait en deux séquences similaires, avec à chaque fois deux buts coup sur coup, et le premier avec la collaboration malheureuse de l'adversaire.

Première séquence: pressé par Cavani, De Sanctis commet une énorme faut de mains et laisse le loisir à Draxler de débloquer le score avec son 9e but parisien (25e).

Cavani, d'une madjer inspirée (31e), inscrivait dans la foulée son 45e but personnel en autant de rencontres cette saison. Alors que le Parc commençait à s'impatienter, voilà le PSG qui menait 3-0 à la demi-heure de jeu.

Seconde séquence: Mbae marquait contre son camp sur un centre de Di María (50e), puis Matuidi, qui avait déjà trouvé le poteau (43e), plantait le clou à la réception d'un nouveau centre du même Di María (52e). Quelques minutes après la pause, déjà 4-0 et match plié. Avant que Marquinhos ne complète la "manita" (90e).

Les Monégasques, hormis la première occasion nette du match (une tête bien placée par Diallo et détournée en corner par Areola à la 20e minute), ont à peine vu le jour. Là n'était pas l'essentiel.

L'essentiel pour Paris était la qualification, histoire, à défaut de parvenir enfin dans le dernier carré de la Ligue des champions, d'espérer au moins continuer sa razzia de trophées domestiques, après ses deux quadruplés nationaux d'affilée et ses victoires en 2016-2017 dans le Trophée des Champions et la Coupe de la Ligue.

L'essentiel pour Monaco était d'enterrer la "Vieille Dame" pour passer aux choses sérieuses: la L1 et la Ligue des champions, dont elle joue les demi-finales face à la Juventus. Avec Mbappé plutôt que Mbae.

Lu 17 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
PSG-Monaco: trois confrontations, trois sensations

Le Paris SG et Monaco se retrouvent mercredi soir en demi-finales de Coupe de France pour la quatrième fois de la saison, avec un bilan plutôt équilibré dans ces riches confrontations: une victoire chacun et un nul.

Monaco envoie un signal

28 août 2016

Monaco - Paris SG 3-1 (3e journée de L1)

Le duel pour le titre de champion se dessine, rétrospectivement, dès la 3e journée, lorsque le PSG quadruple tenant s'incline sur le Rocher. La saison précédente, il avait fallu attendre la 28e journée pour le voir tomber en championnat (2-1 à Lyon).
 
Après l'ouverture du score de Moutinho dès le premier quart d'heure, Monaco fait le break juste avant la pause: en guise de cadeau de départ, David Luiz concède un penalty d'une prise de judo sur Jemerson, que Fabinho transforme. Cavani réduit le score à 2-1 mais se montre par ailleurs extrêmement maladroit, et Aurier inaugure sa saison noire d'un but contre son camp en déviant un centre de Sidibé.

Monaco frappe un grand coup et étale ses promesses (même si Mbappé n'est pas là), tandis que le nouvel entraîneur parisien Unai Emery enregistre son premier revers d'envergure. Sa méthode fait débat, jusque dans le vestiaire.

. Nul en faveur de Monaco

29 janvier 2017

Paris SG - Monaco 1-1 (22e journée de L1)

On s'achemine vers une revanche parisienne, après le penalty obtenu par la recrue hivernale Draxler et transformé par Cavani à la 81e minute, quand Bernardo Silva douche le Parc des Princes d'une frappe à ras de terre dans le temps additionnel (90e+2).

Le match est assez étouffant, fermé, et rappelle que sans Verratti, la machine parisienne était moins bien huilée.

Avec ce nul, l'ASM conserve ses trois points d'avance, et donc son destin entre ses mains, tandis que le PSG échoue à revenir à sa hauteur, "une bonne opportunité qu'on a perdue" comme le reconnaît Emery.

Son homologue Leonardo Jardim parle d'un déclic: "C'est la troisième fois que je venais à Paris. Les deux premières fois, on défendait plus qu'on n'attaquait. Aujourd'hui, c'était plus équilibré".

. Paris garde sa Coupe

1er avril 2017

Paris SG - Monaco 4-1 (finale Coupe de la Ligue 

L'ASM a éliminé le Manchester City de Pep Guardiola avec panache (3-1) alors que le PSG s'est fait renverser par le FC Barcelone 6-1 en 8e de finale retour de Ligue des champions. Autant dire que la dynamique est monégasque, et tout le foot français guette la destitution pressentie de l'ogre parisien, triple tenant du titre.

Pourtant, sur le terrain du Parc OL pour cette première finale de coupe délocalisée en province, c'est le PSG qui survole son sujet, avec un Di Maria flamboyant (un but et deux passes décisives) et un Cavani encore prépondérant avec son doublé.

Mbappé, attaquant de 18 ans qui explose sur le Rocher et qui vient de connaître ses deux premières sélections en équipe de France, est cette fois totalement muselé par Thiago Silva, redevenu autoritaire, et le jeune joueur en aura les larmes aux yeux dans le vestiaire. Jardim plaide l'inexpérience de ses jeunes joueurs.

Paris respire après son fiasco barcelonais. Monaco, pour sa première finale 2010, échoue a s'arroger enfin un trophée, le dernier glané remontant à la Coupe de la Ligue 2003 (excepté le championnat de L2 2013). Mais se fixe d'autant plus le championnat comme objectif N.1.

Lu 18 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Football : Messi offre la victoire au Barça dans le Clasico et relance la Liga

L’Argentin, auteur du but de la victoire dans les dernières secondes, permet au club catalan de reprendre les commandes à cinq journées de la fin.

 Lionel Messi puissance 500 ! Auteur de ses 499e et 500e buts avec le FC Barcelone, l’Argentin a renversé un Real Madrid en infériorité numérique (3-2) dimanche dans le clasico du Championnat d’Espagne, permettant aux Catalans de passer devant à cinq journées de la fin.

Dans un match électrique au stade Bernabeu, l’attaquant argentin a frappé deux fois (33e, 90e+2) et Ivan Rakitic une fois (73e) pour dompter le Real, qui a marqué par Casemiro (28e) et James Rodriguez (85e) avant d’achever la rencontre à dix après l’exclusion de Sergio Ramos (78e).

Et voilà, contre toute attente, le Barça est de retour en tête de la Liga (75 points) en vertu d’une différence de but particulière favorable par rapport à l’équipe de Zinédine Zidane (75 points). Certes, les Madrilènes gardent un match en retard à jouer à Vigo courant mai, mais la dynamique a brusquement changé dans la course au titre : le Barça est revigoré malgré son élimination face à la Juventus Turin mercredi en quart retour de Ligue des champions (0-3, 0-0). Et le Real se retrouve sous pression avant un mois de mai décisif où ils affronteront leur redoutable voisin, l’Atletico, en demies de C1 (2 et 10 mai).

Le Barça ressuscité

L’entraîneur barcelonais Luis Enrique, qui vivait son dernier clasico avant son départ annoncé en juin, avait prévenu que ce match serait « comme une finale ». Et c’est son équipe qui y a cru le plus, à l’image du but victorieux de Messi tout au bout du temps additionnel, alors que James pensait avoir arraché le nul.

Comme piqué au vif par les louanges obtenus cette semaine par Cristiano Ronaldo après avoir atteint les 100 buts en C1, Messi a répondu en devenant le premier homme à atteindre les 500 buts en match officiel avec Barcelone. Et après avoir longtemps végété, ce 234e clasico de l’histoire a souri au Barça, ressuscité dimanche en mondiovision après avoir été enterré mercredi.

 Le Monde

 

Lu 20 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)
Football - Clásico : Barcelone, un si logique déclin

La nouvelle n'est pas dramatique, mais elle reflète bien une tendance. Fin février, à l'occasion d'un match entre les Blaugranas et Leganes, un seul joueur catalan, Sergio Roberto, figurait sur le onze de départ barcelonais. Avec Lionel Messi, ils n'étaient même que deux ce jour-là à avoir été formés à la Masia, le centre de formation du club. Au FC Barcelone, la réforme amenée par Luis Enrique n'était pas que tactique, avec une atténuation de la philosophie de possession de balle de l'équipe. Elle était aussi identitaire. Mais si l'évolution du jeu du Barça s'est avérée payante pour mettre le fameux trio MSN (Messi-Suarez-Neymar) dans les meilleures dispositions, l'autre mutation, elle, n'a pas du tout été positive.

Référence en matière de formation, le FC Barcelone ne peut désormais plus s'octroyer cette palme. Pour la saison 2011-2012, pas moins de 21 joueurs issus de la Masia étaient inscrits sur la liste fournie à l'UEFA pour disputer les matches de Coupe d'Europe. La saison dernière, ils n'étaient que 12 et le nombre est descendu à 11 aujourd'hui. En parallèle, l'équipe fait moins figure d'épouvantail, sort prématurément des deux dernières éditions de la Ligue des champions (quart de finale) et voit son titre de roi d'Espagne menacé d'être chipé par le Real Madrid qui compte trois points d'avance au classement (avec un match en moins).

De Puyol à Umtiti

Moins compter sur les jeunes pensionnaires du centre de formation aurait pu être une bonne orientation..., à condition de mener une politique de transferts qui puisse combler cette « austérité ». Or, le niveau des joueurs choisis depuis deux à trois ans laisse perplexe. On parle ici du FC Barcelone, un club censé posséder dans toutes les lignes une sommité du ballon rond faisant partie du top 3 mondial à son poste. Une exigence toute relative pour le président Josep Maria Bartomeu. Jérémy Mathieu, Samuel Umtiti, Lucas Digne, Arda Turan, Paco Alcacer, André Gomes : le club a dû débourser 195 millions d'euros pour recruter tous ces footballeurs, certes de belle qualité, mais dont le niveau se situe bien loin du gotha international.

En se focalisant sur les feuilles de matches et l'épaisseur de l'effectif, la comparaison avec le Real paraît aujourd'hui cruelle pour le Barça. Cette semaine, en Ligue des champions, Marcelo, Sergio Ramos et Daniel Carvajal formaient la base arrière madrilène contre le Bayern. Depuis la saison 2012-2013, ces trois joueurs n'ont été éliminés qu'une seule fois de ce tournoi, possèdent une expérience incomparable et sont les meilleurs à leur poste. La situation est moins idyllique côté blaugrana. Face à la Juventus, le taulier barcelonais Gerard Piqué, lui, était aidé de Sergi Roberto, Jérémy Mathieu et Samuel Umtiti, et voyait son ex-coéquipier Daniel Alves, que les Catalans ont laissé partir cet été, faire des misères à son ancienne équipe. D'un côté, le Real jouit sportivement de sa stabilité, tandis que Barcelone régresse en ayant peu de flair dans le choix des hommes.

La Masia moins productive ? Un faux argument

Beaucoup avancent l'argument que la Masia est confrontée à un vide générationnel qui l'empêche de fournir de réelles pépites à l'équipe première barcelonaise. Cette justification ne tient pas lorsqu'on s'attarde sur le cas d'Alex Grimaldo, prometteur arrière gauche barré par Lucas Digne, et qui fait aujourd'hui les beaux jours du SL Benfica. Et que dire du dossier Thiago Alcantara, qui contredit l'argument du manque de renouvellement qualitatif à la Masia. Ce joueur, formé au Barça, évolue actuellement au Bayern Munich et s'impose comme l'un des meilleurs milieux offensifs de la planète. Mais il a été recruté en 2013 pour une « bouchée de pain » par le club bavarois (20 millions d'euros, soit moins que le prix d'achat de Yoann Gourcuff à l'OL). À Barcelone, une clause du contrat du joueur prévoyait que si Thiago ne participait pas à au moins 60 % des matches, son prix de départ ne pourrait pas dépasser les 20 millions. L'incompétence de la direction sportive barcelonaise a été double sur le coup : sur le manque de clairvoyance quant au réel niveau d'Alcantara et sur la mauvaise gestion de cette clause.

Un Barça trop pressé

Barcelone n'a surtout pas su renouveler et assurer l'héritage laissé par Guardiola et son colonel sur la pelouse, Xavi, parti en préretraite dorée au Qatar en 2015. Trop pressés de disposer de joueurs « prêts à l'emploi », les dirigeants ont manqué de patience et ne se sont pas inspirés de la riche politique de formation pratiquée sous le règne de Joan Laporta (2003-2010) et qui a permis à des joueurs comme Iniesta ou Messi d'éclore petit à petit au côté de grands joueurs comme Deco ou Ronaldinho. « Personne ne conteste que le Barça dépense des millions pour Suarez ou Neymar. Mais, avant, un joueur comme Paco Alcacer ne serait pas venu. C'est la classe moyenne des joueurs espagnols et, alors qu'ils avaient Munir, ils le prêtent à Valence pour prendre Alcacer. La différence entre aujourd'hui et l'époque de Pep Guardiola, c'est que Guardiola gardait les jeunes, même comme quatrième ou cinquième choix », constate Javier Gomez, directeur adjoint du journal sportif catalan El Mundo Deportivo, cité par L'Équipe.fr.

La comparaison avec le Real est aussi implacable quand on se penche sur le statut des entraîneurs et de leurs stars Ronaldo et Messi. Elle montre que les deux rivaux barcelonais et madrilène se situent dans des cycles bien différents. À Madrid, Zinédine Zidane fait l'unanimité aux yeux de ses joueurs et paraît inamovible. Cristiano Ronaldo, libéré de sa concurrence vis-à-vis de Messi grâce à la victoire portugaise à l'Euro qui lui donne un petit avantage sur l'Argentin, est moins obsédé par ses statistiques individuelles (buts et temps de jeu) et fait davantage preuve d'altruisme grâce au discours de son entraîneur. À Barcelone, le coach Luis Enrique s'est souvent illustré par des oppositions internes avec Lionel Messi et s'apprête à quitter le club à la fin de saison...

Lu 19 fois
Évaluer cet élément
(0 Votes)

AUDIO

-Habiter ici et vivre
Habiter ici et Vivre la-bas au Bled : immigration en questions. La chaine YOUTUBE de pape Cissoko ...

Calendrier

« Mai 2017 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        

Video galleries