Politique

Appel au dialogue politique : Pur et Yessal attendent d’être contactes

Le parti pour l’unité et le rassemblement (Pur) ainsi que Les Démocrates réformateurs/Yessal  (Ldr/Yessal) n’ont pas été encore contactés pour un éventuel dialogue politique, par le tout nouveau ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Toutefois, le Coordonnateur du Pur, EL Hadj Issa Sall, tout comme le président de Ldr/Yessal, Modou Diagne Fada restent réceptifs à la main tendue par le régime de Macky Sall.

Quand le nouveau ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye déclare qu’au sortir des élections législatives, l’on sait qui est de l’opposition dans ce pays, non sans indiquer qu’il a déjà pris langue avec certains leaders des formations politiques comme le Parti pour l’unité et le rassemblement (Pur), ou encore Les démocrates réformateurs/ Yessal (Ldr/Yessal) qui ne sont pas encore contactés. C’est du moins ce que révèlent les responsables politiques de ces dites formations politiques contactées par la rédaction de Sud Quotidien.

En effet, joint au téléphone hier, mercredi 4 octobre, le président du Ldr/Yessal, Modou Diagne Fada répond, sans ambages : «moi, je ne suis pas contacté pour des discussions». Mieux, il révèle n’avoir eu aucun contact avec le nouveau ministre de l’intérieur, ni avec une quelconque personnalité de la mouvance présidentielle, dans le sens d’un dialogue politique. Il précise, toutefois, qu’après la formation du gouvernement de Dione II, il a appelé certains ministres, à l’image du ministre Aly Ngouille Ndiaye, avec qui il garde des relations personnelles, pour les féliciter. Cela, même s’il compte parmi les partis de l’opposition qui ont eu un député sur la base du principe du «plus fort reste» à l’élection législative dernière. 

Même son de cloche du côté du seul parti de l’opposition à avoir décroché 3 sièges dans la 13ième législature en cavalant seul, lors des législatives du 30 juillet dernier. En effet, le coordonateur national du Pur, El Hadj Issa Sall, renseigne que «nous (Pur) n’avons pas été encore contactés». Toutefois, il semble rester confiant quant à la nécessité pour le régime en place de prendre langue avec leur formation. Pour lui, «cela ne devrait pas tarder». La cause, à son avis, «car nous sommes des acteurs et pas des moindres dans l’environnement politique au Sénégal en tant que tête de l’opposition».

Quid cependant des préoccupations et autres appréhensions de l’opposition sur ledit dialogue appelé par le régime de Macky Sall ? Sur ce point, l’ancien président du groupe parlementaire de l’opposition «Les libéraux et démocrates» pose des préalables, même s’il considère que «c’est même un non sens d’appeler au dialogue dans une démocratie et un Etat de droit». Pour lui, «le dialogue entre le régime et l’opposition doit être pérenne». Il trouve, cependant, que le dialogue doit être «franc, sincère et inclusif sur des questions de paix, de société, d’économie ; des questions qui approfondissent la démocratie et l’Etat de droit, et non sur des questions électoralistes».

Du côté du Pur, «aucun préalable et aucune condition pour y aller» n’est posée, selon le professeur El Hadj Issa Sall. En fait, très favorable au dialogue, il laisse entendre que «nous  ne pouvons avoir aucune appréhension à priori», même s’il pense que «s’ils appellent au dialogue, c’est pour améliorer l’existant».

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Gouvernance politique : Le Wakh Wakhet en marche !

Élu quatrième président de la République du Sénégal, à l’issue de la deuxième alternance politique à la tête du pouvoir exécutif intervenu au soir du 25 mars, date du second tour de la présidentielle de 2012, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, avait inscrit son action sous le signe de ruptures totales dans la gouvernance du pays. Ainsi, au plan politique il s’était engagé, une fois au pouvoir à entreprendre un certain nombre de réformes pour rendre plus efficace la démocratie sénégalaise présentée, selon lui, comme un modèle du fait de l’absence de coup d’Etat militaire et de la tenue d’élections régulières impliquant les divers acteurs politiques.

Dans son programme de campagne électoral, intitulé le «Chemin du véritable développement», «Yoonu yokkute» en langue Wolof consolidé pour donner naissance en 2013 au Plan Sénégal émergent (Pse), nouveau cadre de référence des politiques de la gouvernance au Sénégal, visant à mettre le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Le candidat Macky Sall s’est notamment engagé, entre autres, à réduire la taille du gouvernement, d’apporter des changements dans la nomination des membres du conseil constitutionnel de lutter contre la corruption à travers la promotion d’une politique de reddition des comptes. La réforme politique la plus attractive est certainement celle relative à la réduction de la durée de son mandat présidentielle de 7 à 5 ans. Aujourd’hui, cinq ans après la tenue de ces engagements, un état des lieux sur ces rendez-vous annoncés montre que le Président Sall, s’il n’est pas passé complétement à côté de ses promesses vis-à-vis du peuple sénégalais, tarde à les mettre en pratique.

LA NON-REDUCTION DU MANDAT PRESIDENTIEL EN COURS DE 7 A 5 ANS

La baisse de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans et l’applicabilité de cette réduction au mandat en cours était également l’un des engagements phares de l’actuel chef de l’État. Candidat, Macky Sall avait partout exprimé cet engagement. Devenu président de la République du Sénégal au soir du 25 mars 2012, il a continué à clamer cette volonté de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq ans, comme cela avait été arrêté dans la Constitution de 2001 avant que son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade, pourtant auteur de cette Constitution de 2001, ne décide de revenir sur cette durée. «Déjà, comme vous le savez, j’ai décidé de ramener à 5 ans le mandat de 7 ans pour lequel je suis élu sous l’emprise de l’actuelle Constitution. Je tiens également à ce que les dispositions constitutionnelles limitant l’élection du président de la République à un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, soient verrouillées, sans possibilité de modifications» : telle était la formule que l’actuel homme fort de l’Exécutif avait l’habitude de répéter urbi et orbi, durant les trois premières années de son mandat. Cependant, après trois années d’intense communication devant plusieurs institutions internationales telles la Banque mondiale ou encore devant des chefs d’État étrangers comme Barak Obama, président des États-Unis, en visite au Sénégal, Macky Sall a finalement décidé de mettre de côté sa parole donnée pour se conformer à l’avis du Conseil constitutionnel qu’il avait consulté sur cette question. Cela, même si 45 enseignants du droit diront par la suite qu’il pouvait aller outre cet avis des «Cinq sages» qui le défendaient d’appliquer cette réduction de la durée du mandat présidentiel au mandat en cours.

LA RÉDUCTION DE LA TAILLE DU GOUVERNEMENT

Comme la réduction de la durée du mandat présidentiel, la réduction de l’attelage gouvernemental faisait également partie des engagements phares de l’actuel locataire du Palais de la République. Dans son programme «Yoonu Yokute», le chef de l’État avait promis, une fois porté au pouvoir de gouverner avec une équipe gouvernementale de rassemblement national de 25 ministres au maximum. Ainsi, élu au soir du 25 mars, Macky Sall a joint l’acte à la parole en procédant à la nomination dans le premier Gouvernement du Premier ministre, Abdoul Mbaye, de 25 ministres dont la plupart étaient des technocrates. Cependant, cet engagement n’a pas pu tenir à la dure réalité de la politique du pouvoir puisque six mois après la formation de ce premier cabinet ministériel, le chef de l’Etat lors de son premier remaniement gouvernemental, le 29 octobre 2012, a fait passer le nombre des ministres à 30, puis à 32 ministres en septembre 2013 sous le Gouvernement du Premier ministre Aminata Touré. Mais, avec l’arrivée du Premier Mahammad Boun Abdallah Dionne, la taille gouvernementale connaîtra une importante hausse avec environ 34 membres, 5 secrétaires d’Etat et un nombre indéterminé de ministres conseillers et de ministres d’Etat auprès du Président de la République. Aujourd’hui, sous le Gouvernement de Dionne 2, certains parlent même de plus 80 ministres dont 39 ministres avec portefeuilles, des ministres d’État et des ministres conseillers.

LA RÉFORME À REBROUSSE-POIL DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

 Dans son programme de campagne électorale, «Yoonu Yokkute» (le chemin du véritable développement), l’actuel chef de l’État s’était engagé à apporter des changements dans la nomination des «Cinq Sages» et à réformer le Conseil constitutionnel en faisant passer le nombre de juges de 5 à 7 dont 3 seront nommés par le président de la République parmi lesquels le Président du Conseil. Pour les quatre autres Sages, l’actuel chef de l’État avait ainsi réparti leur nomination : un par la majorité parlementaire, un par l’opposition parlementaire et deux par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Mais, au final, même si l’effectif de cette juridiction est effectivement passé à la suite de réformes constitutionnelles adoptées lors du référendum du 20 mars 2016 de 5 à 7 membres, le président de la République a préféré maintenir son contrôle sur les personnalités devant siéger au niveau de cette institution chargée de trancher les conflits électoraux. Ainsi, la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 adoptée à la suite de ce référendum dit clairement que le président de la République nomme les membres du Conseil dont deux sur une liste de quatre personnalités proposées par le Président de l’Assemblée nationale.

Une disposition totalement contraire au texte qui est proposé et validé par le peuple lors du référendum du 20 mars 2016. En effet, dans ce texte, il est dit dans les points 11 et 12 que «L’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 et que la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel». «Les cinq magistrats qui composaient le conseil constitutionnel sont toujours désignés par le président de la République dont un président, un vice-président et trois juges mais les deux qui s’ajouteront vont être désignés par le président de l’Assemblée nationale. C’est une suite logique par rapport à l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en conférant à son chef - qui est la deuxième personnalité de l’Etat - le pouvoir de désigner 2 des désormais 7 membres du conseil constitutionnel», détaille notamment le 12e point du texte sur les 15 mesures soumis au référendum.

Sudonline

Le financement des partis politiques une question de morale publique et d’exigence démocratique

A peine la treizième législature est-elle mise en place que voici les parlementaires désireux de rouvrir le sempiternel débat sur le financement des partis politiques, partant sans doute du principe que charité bien ordonnée commence par soi-même. Non pas que la question soit sans importance, bien au contraire, mais d’autres sujets concernant l’avenir du pays me paraissent plus urgent. Mais puisqu’il faut en parler, parlons-en.

Financement public oui, mais sous conditions

Dans toutes les démocraties il existe un financement public des partis politiques. Comme il existe des aides en faveur des syndicats et des médias. Il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas le produit des cotisations qui peut permettre à un mouvement politique d’exister. D’autant plus que le nombre d’adhérents est souvent fallacieux et ne correspond en rien à la réalité. Il en va ici comme dans les défilés où les estimations varient du simple au quadruple selon qu’elles émanent de la police ou des organisateurs. Aide publique donc. Cela suppose cependant à mes yeux plusieurs règles, notamment que cette aide fasse l’objet d’un contrôle car il s’agit de l’argent des contribuables et que nous en sommes comptables. La transparence, ici plus qu’ailleurs, doit être la règle et non l’exception. Il en va de l’image de nos institutions aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger et de la crédibilité des hommes politiques.

Le contrôle par un organisme incontestable

C’est pour nous la première exigence et au sein de notre mouvement nous avons mis en place sans attendre une commission chargée de réfléchir à cette question. Ce contrôle doit-il s’effectuer sous la houlette de la Cour des Comptes, pourquoi pas ? Une chose est certaine l’Etat ne peut distribuer de l’argent sans que son bénéficiaire justifie de son emploi. La nature humaine est ainsi faite qu’il est trop tentant pour certaines personnes sans scrupules d’en détourner une partie à leur usage personnel et une telle prévarication, si elle est démontrée, devra à l’avenir être sanctionnée sévèrement. En parallèle il s’agit de réfléchir à la mise en place d’une procédure qui ne contreviendrait aucunement à l’indépendance des partis politiques. Faute de quoi ceux-ci risqueraient d’être sous l’influence du pouvoir en place qui, au nom d’un certain clientélisme, distribuerait des prébendes à ses supporters.

La mort des partis patrimoniaux

Une deuxième exigence est à mes yeux tout aussi essentielle. Il faut en finir une bonne fois pour toutes avec le système des partis « patrimoniaux » dont les dirigeants en réalité ne représentent qu’eux-mêmes et en aucun cas ne peuvent prétendre incarner une force politique et une véritable alternative. Comment peut-on accepter l’existence de deux cent soixante-cinq partis au Sénégal ? C’est là une parodie de démocratie. La diversité oui, la multiplicité incontrôlée, non.

Couper le cordon ombilical

Une troisième exigence me semble également capitale dans ce débat qui agite aujourd’hui la classe politique. Le chef de l’Etat, quel qu’il soit, doit cesser d’être un chef de parti. Elu, il est le représentant de la nation tout entière et non le chef d’un clan. Il est urgent de couper ce cordon ombilical malsain qui ne peut que provoquer la suspicion et favoriser les risques de collusion et de corruption.

Voilà pour ce qui me concerne les préconisations que je recommande et pour lesquelles plaidera notre mouvement UN AUTRE AVENIR. Il est plus qu’urgent de réformer certaines pratiques, d’assainir et de moraliser notre vie publique et c’est ce à quoi nous nous emploierons en proposant une nouvelle gouvernance aux Sénégalais.

Ibrahima Thiam

Président du mouvement politique UN AUTRE AVENIR

ICHRONO.INFO

Financement des partis politiques : Des députes engagent le débat

Remis au goût du jour à la suite de la sortie au vitriol de l’ancien Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), Mamadou Ndoye, sur les ondes de la radio privée Sud Fm, la lancinante question du financement des partis politiques au Sénégal préoccupe les parlementaires de la 13ème législature. Ce, quelque soit leur bord politique. En effet, que ce soit Modou Diagne Fada, député non-inscrit du parti Les réformateurs démocrates/ Yessal, ou Pape Diop du groupe parlementaire de l’opposition «Liberté et démocratie», ou encore Abdoulaye Wilane, membre de la mouvance présidentielle «Benno Bokk Yakaar» (Bby). Tous, reconnaissent l’urgence de la prise en charge de ladite question, face aux nombreux enjeux de l’heure.

MODOU DIAGNE FADA, DEPUTE NON-INSCRIT DE YESSAL : «Je fais parti des leaders politiques qui appellent à un financement direct des partis politiques»

«Le financement des partis politiques étaient un sujet qui intéresse notre parti, Les Démocrates réformateurs/Yessal. A chaque fois que nous avons eu l’occasion, nous avons parlé de cette question. Parce que, il nous est donné l’occasion à plusieurs reprises de séjourner en Côte d’Ivoire, au Burkina, au Togo pour superviser des élections législatives ou présidentielles. Et, à chaque fois, nous notons l’importance du financement public et direct des partis politiques, parce que ça renforce la démocratie. Aujourd’hui, nous parlons de millions distribués à des partis (tontines des Chefs d’Etat Wade et Sall, Ndlr), à des hommes politiques, sans aucune forme de transparence. Si les partis étaient financés, ils auraient à faire face à la Cour des comptes, à l’Inspection générale d’Etat (Ige) et on comprendrait bien comme certains partis sont financés. En tout cas, je fais parti des leaders politiques qui appellent à un financement direct des partis politiques, en tenant compte de leur score aux élections législatives ou municipales pour pouvoir avoir une bonne clé de répartition en direction des différentes formations politiques qui ont accepté de participer aux jeux électoral».

PAPE DIOP, DEPUTE DU GROUPE «LIBERTE ET DEMOCRATIE» : «C’est une chose urgente pour laquelle l’Assemblée devrait engager la réflexion»

«Je crois que le financement des partis est une chose urgente. Nous ne pouvons pas continuer à fonctionner comme nous le faisions toujours. Tous les partis prétendent avoir des cotisations pour fonctionner. Ce qui est totalement faux. J’ai entendu quelques leaders, il y a quelques jours, parce que le débat est lancé, dire qu’à partir de ces législatives, on ne peut pas commencer à financer les partis. Mais, c’est le cas. Dans tous les pays, le financement des partis commence par la représentation nationale, en nombre de députés obtenus par chaque parti. On aurait dû, avec cette législature, discuter, arrêter un modus operandi pour commencer à financer les partis. Il y a des partis qui sont représentés, le pouvoir, tout comme l’opposition. Ça devrait même encourager les autres partis qui ne vont jamais aux élections, de pouvoir se présenter un jour à la sanction des sénégalais. Donc, je crois que c’est une chose urgente pour laquelle l’Assemblée devrait engager la réflexion au niveau du Bureau, tout comme au niveau de tous les députés pour trouver une solution».

ABDOULAYE WILANE, DEPUTE DU GROUPE «BENNO BOKK YAKAAR» : «Aujourd’hui, on se rend compte que c’est une question inévitable, incontournable»

«C’est une question qui a été posée depuis 20 ans déjà. Dès 1996, le Professeur El Hadj Mbodj avait été mis en mission par le Président Abdou Diouf. On a tardé à régler cette question là. Vous savez, pour qu’une démocratie soit mûre, il faut qu’il y ait plusieurs alternances jusqu’à ce que les uns et les autres soient inextricables dans le sens des responsabilités et de l’intérêt général. Aujourd’hui, on se rend compte que c’est une question inévitable, incontournable. Si nous voulons que la pratique politique ne remette pas en cause l’unité nationale, la constance de la pérennité des options républicaines laïques et démocratiques, j’allais même dire unionistes de notre pays, parce que c’est l’Union africaine, la Cedeao, etc., il faut que nous puissions nous adapter et oser prendre des responsabilités. Je pense que l’Etat, pas seulement au Sénégal, doit prendre en compte, organiser le financement des partis. Parce que, comme dans le marché : «qui paie commande». Tant que l’Etat ne règle pas cette question du financement des partis, il ne pourra pas  refuser certains risques. 

Malheureusement, les mythes tombent souvent à la faveur des limites objectives que notre humanisme révèle. Je veux dire, il y a plus grave que ça. Nous sommes dans un contexte de lutte contre le terrorisme, il y a des phénomènes de criminalité transfrontalière. Notre pays a accédé dans le concert des pays qui vont exploiter, dans les années à venir, du pétrole, du gaz. Cela s’ajoutant à d’autres minerais, on parle du Zircon, etc. Alors, ça fait un conglomérat d’enjeux qu’il nous faut anticiper. Puisque l’argent est le nerf de la guerre et qu’aujourd’hui la donne la plus partagée est que les gens se crêpent le chignon, non pas en frottant les idées les unes aux autres, mais en se bousculant aux portions de strapontins, de sinécures et des avantages. Notre pays est en train de prendre une trajectoire qu’il ne doit pas emprunter. Les compagnons et Senghor et de Diouf, est-ce qu’ils sont reconnus comme des milliardaires ? Le rapport à l’argent, aux deniers publics, est une question qui interpelle la Nation et qui doit mettre les hommes politiques au devant de leur responsabilité. Il y a des hommes, qui, depuis 2000, sont devenus des milliardaires et n’ont jamais été autre chose que des fonctionnaires et des hommes politiques. Ça ne vous irrite pas ? La circulation de la monnaie doit nous interpeller. Aujourd’hui, même les enjeux qui se structurent autour du débat politique en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis peuvent amener des hommes et des femmes à être instrumentalisés chez nous».

Sudonline

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