Politique

Législatives au Sénégal: 125 sièges sur 165 pour la coalition présidentielle

Au Sénégal, la victoire de la majorité présidentielle aux législatives a été confirmée par la Commission nationale de recensement des votes. Elle a livré les résultats provisoires au niveau national, ce vendredi 4 août au soir. Le recours déposé par le camp du maire de la capitale, Khalifa Sall, en ce qui concerne les résultats dans le département de Dakar, n’a pas été étudié par la commission et doit être transmis au Conseil constitutionnel, qui doit à présent proclamer les résultats définitifs.

Les résultats ont été rendus tard dans la soirée de vendredi 4 août par la Commission nationale de recensement des votes qui a donné pendant de longues minutes le nombre de voix totalisé par chacune des 47 listes. C’est la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar qui remporte le plus grand nombre de suffrages avec environ 1 633 000 voix.

En deuxième position, la coalition Wattu Sénégal de l’ex-président Abdoulaye Wade engrange 549 000 voix, puis vient la coalition Mankoo Taxawu Sénégal du maire de Dakar, Khalifa Sall, en troisième place.

Une victoire dont se félicite la majorité présidentielle qui renforce ainsi la position de Macky Sall. « Lorsque nous nous engagions dans cette campagne, c’était dans la perspective de donner à Macky Sall une majorité forte à l’Assemblée nationale pour l’appuyer et l’accompagner dans l’accomplissement d’une mission que le Sénégal lui a confié depuis 2012. C’est donc un sentiment de satisfaction, nous avons gagné, et largement gagné, et j’espère que ces résultats seront confirmé par le Conseil constitutionnel », a affirmé au micro de RFI Moustapha Diakhaté, le président du groupe Benno Bokk Yakaar à l'Assemblée nationale.

Avec 16% des suffrages, la coalition de l'opposition conduite par l'ex président Abdoulaye Wade décroche quant à elle 19 sièges mais la défaite reste amère. « Notre réaction ne change pas, elle correspond à de la colère devant l’ampleur des dysfonctionnements, de la désorganisation, de la confusion a un niveau tel que ce n’est plus de l’incompétence mais du sabotage délibéré, a expliqué Amadou Sall, membre de la coalition Wattu Sénégal. Ce qui s’est passé, c’est un hold-up, nous avons pris le voleur la main dans le sac et jamais la justice n’a annulé quoique ce soit ».

Un peu plus de 6 millions d’électeurs s’étaient inscrits sur le nouveau fichier électoral et ils ont été 3 328 325 à voter dimanche dernier. La majorité présidentielle a donc remporté environ 49% des voix, soit 125 sièges de députés. Elle avait déjà revendiqué la victoire aux législatives dans 42 des 45 départements du pays.

Les résultats définitifs doivent à présent être publiés par le Conseil constitutionnel. En attendant, les coalitions peuvent déposer des recours.

Rfi

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Législatives remportées par la coalition BBy à Dakar : Idy parle d’une «victoire usurpée…»

Selon Idrissa Seck, président du parti Rewmi, la victoire de la coalition de Benno bokk yakaar à Dakar est une «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique». Dans une déclaration audio et écrite hier, mercredi 3 août, l’ancien Premier ministre, estimant que Macky Sall, en vue de 2019, cherche à éliminer ou à affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle, invite les Sénégalais à une très grande vigilance pour préserver notre pays.

Le président du parti Rewmi conteste la «victoire usurpée, obtenue au prix d'une grande régression démocratique» de la coalition Benno Bokk Yaakaar à Dakar. Idrissa Seck se prononçait hier, mercredi 3 août à Thiès, lors d’une déclaration audio et écrite sur les résultats des législatives à Dakar, rendus publics par la commission départementale de recensement des votes qui attribue à la liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) la victoire dans la capitale avec 114 603 voix devant la liste de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal (Mts) dirigée par le maire de Dakar, Khalifa Sall, qui totalise 111 849 voix. Idrissa Seck a indiqué «qu’il est clair et établi qu'un coup de force est tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire».

Estimant que la confiance renouvelée à leur maire, Khalifa Ababacar Sall, est incontestable et sans équivoque, l’ancien Premier ministre par ailleurs tête de liste départementale de Mankoo Taxawu Senegaal à Thiès a notamment dénoncé les conditions d’organisation de ces législatives qui, dit-il, se sont déroulées dans une confusion totale mais aussi se prolongent à travers une volonté affichée du camp présidentiel de procéder à un holdup électoral. «Depuis l'élection chaotique de la présidentielle de 1988, aucune élection n'a été organisée de manière aussi frauduleuse que celle qui s'est produite le dimanche 30 juillet 2017», dénonce l’ancien Premier ministre qui ajoute par ailleurs que cette «posture anti-républicaine, préjudiciable à notre démocratie et les stratégies multiples du camp présidentiel ont fini par éloigner le scrutin du respect de toutes les normes de transparence et de sincérité».

Considérant que «notre fichier électoral a été́ manipulé et les cartes d’identité́ distribuées sélectivement sur des bases partisanes», Idrissa Seck soutient que ces «stratégies en question ont aussi honteusement influé sur les résultats du vote dans d'autres départements du pays, notamment à Guédiawaye avec la tête de liste de notre coalition Malick Gackou»

MACKY VEUT PLIER ET DOMESTIQUER LA DEMOCRATIE SENEGALAISE EN VUE DE 2019

Lors de cette déclaration faite devant les médias dans sa ville de Thiès où il a remporté ces élections au niveau des trois communes avant de perdre le département,  le président du conseil départemental de Thiès ne s’est pas seulement contenté de dénoncer ce qu’il qualifie de «coup de force tenté par le camp présidentiel afin de priver les Dakarois de leur victoire». En effet, laissant entendre qu’«il est clair que Macky Sall en vue de 2019, cherche à éliminer ou affaiblir tous ses adversaires afin de s'ouvrir un grand boulevard pour la future élection présidentielle», l’ancien Premier ministre a notamment invité les Sénégalais à faire bloc contre cette «volonté́ du président de la République de plier et domestiquer la démocratie sénégalaise en la ramenant à son niveau le plus bas».

«J'exhorte le président de la République à se ressaisir, à faire preuve de sagesse et de dévouement à son pays au lieu de gérer ses intérêts personnels. Sa conduite des élections a entaché l'image du Sénégal», lance le président du parti Rewmi qui exhorte également l’administration à rester équidistante des partis politiques à ne pas se laisser entraîner dans des aventures périlleuses qui affectent sérieusement la démocratie sénégalaise». Poursuivant son propos, l’ancien maire de Thiès, soulignant que le «désordre nait de l'injustice», a aussi exhorté la justice «à être juste» et les médias «à ne pas se laisser manipuler par des conférences de presse organisées à 3 heures du matin et à jouer le rôle d'information libre et objective qui est censé être le leur».

Le président du parti Rewmi a conclu en invitant le peuple sénégalais à prendre non seulement son destin en main en refusant les complots politiques d'une époque révolue, mais aussi à une très grande vigilance pour préserver notre pays et empêcher le président de la République de poursuivre son entreprise malveillante, personnelle et antidémocratique.

SudOnline

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Sénégal: courte victoire de Macky Sall dans la «bataille de Dakar»

Quatre jours après le scrutin de dimanche 30 juillet, les résultats définitifs des législatives ne sont toujours pas connus au Sénégal. Les commissions départementales terminent la compilation des résultats. La commission de Dakar a cependant livré ses résultats la nuit dernière : la coalition présidentielle remporte la capitale.

Les journaux sont arrivés en retard dans les kiosques de la capitale sénégalaise, ce jeudi. Les quotidiens voulaient tous titrer sur cette « bataille de Dakar ». Bataille qui, d'après les résultats provisoires rendus publics dans la nuit de mercredi à jeudi, a donc été remportée d'une courte tête par la coalition de Macky Sall.

Le président sénégalais avait fait une priorité de la prise du fief de Khalifa Sall, le maire de la capitale sénégalaise, actuellement incarcéré. Depuis dimanche, les deux camps revendiquaient d'ailleurs la victoire, chacun publiant ses propres chiffres, affirmant de part et d’autre avoir remporté la majorité des suffrages sur la capitale avec des écarts serrés, revendiquant moins de 3 000 voix d'avance.

2754 voix d'avance

Au final, d'après les éléments diffusés par la commission locale de recensement des votes de Dakar, la coalition Benno bokk yakaar a 2 754 voix d'avance. Elle l'emporte donc avec 33,9% des suffrages, contre 33,1% pour Mànkoo Taxawu Senegaal, la coalition conduite par le maire de Dakar.

Moins de 1% des suffrages exprimés sépare les deux listes, donc. Un écart minime, qui va sans doute provoquer des remous. L'équipe de Khalifa Sall a déjà annoncé qu'elle souhaitait déposer des recours, et évoque depuis dimanche  ce qu’elle qualifie de « hold-up électoral ».

Pour Macky Sall, au contraire, cette prise de Dakar est une grande réussite, la cerise sur le gâteau, qui vient conclure et parfaire une victoire écrasante à l'échelle nationale.

RFI

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Contestations post-électorales : Mankoo Taxawu Senegaal brocarde les institutions

A l’instar des leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar qui ont crié victoire au soir du 30 juillet avec près de 7000 voix de différence, ceux de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal ont convoqué hier mercredi, une conférence de presse au siège du Grand Parti, avant de s’autoproclamer vainqueur et fustiger par la même occasion l’attitude de la CENA, du Conseil Constitutionnel mais aussi l’UA et l’UEMOA.

Avec les contestations qui se font de plus en plus vives, il plane comme un air de contentieux post-électoral. Par la voix de Dethié Fall, porte-parole du jour de Mankoo Taxawu Senegaal (MTS), les leaders de ladite coalition sont montés au créneau hier, mercredi, pour dénoncer d’abord des manquements criants notés dans l’organisation du scrutin.

Selon les dires du porte-parole du jour, «la coalition Mankoo Taxawu Senegaal condamne avec la dernière énergie le sabotage délibéré des élections, les graves manquements notés dans l’organisation du scrutin sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora». Ensuite, le vice-président de Rewmi s’en est pris à la CENA et au Conseil Constitutionnel qui, selon ses dires, ne servent que les causes du Président et de sa coalition au lieu de remplir les rôles qui leur sont assignés en toute impartialité.

Par sa voix, «Mankoo Taxawu Senegaal condamne la position partisane affichée de la CENA qui n’a été ni indépendante ni autonome pour garantir la fiabilité du processus électoral». Il a aussi dénoncé «le Conseil constitutionnel  interpellé pour un avis et qui rend une décision permettant au président de la République de violer la constitution à 48 h des élections».

Jean Paul Dias  a quant à lui fustigé l’attitude de l’Union Africaine (UA) et celle de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), deux institutions, continentale et sous-régionale, qui au lieu de cautionner des élections entachées d’irrégularités, devraient plutôt jouer la carte de la neutralité. «Je démens les affirmations de Catherine Samba Panza qui a été incapable d’organiser des élections crédibles étant à la tête de la République Centrafricaine» dit-il. Il lui dénie aussi le droit de «s’immiscer dans les élections sénégalaises et de cautionner des résultats incrédibles». Pour Jean Paul Dias «la déclaration de l’UA n’a aucune valeur».

«NOUS SOMMES PRETS A NOUS SACRIFIER»

Face aux couacs notés dans l’organisation des élections qu’ils considèrent comme étant une forfaiture, un forcing ou confiscation de la volonté populaire, les leaders de MTS se disent prêts à faire valoir leurs droits et même au prix de leur vie. «Face à ce forcing, Mankoo Taxawu Senegaal opposera une résistance idoine pour la défense des intérêts du peuple. Tous les pays qui ont sombré dans le chaos c’est à la suite d’élections mal organisées. Ce pays-là n’appartient pas à Macky Sall ni à son parti et encore moins à sa famille». Et de conclure «La coalition Mankoo Taxawu Senegal le dit encore une fois, nous sommes prêts à aller sur le terrain, nous sommes prêts à nous sacrifier pour que volonté populaire soit respectée», a martelé Dethié Fall, porte-parole du jour.

Sudonline

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La chronique de Pape
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