Politique

Communiqué de Bokk Gis Gis/France : « Stop au cirque médiatique !

Des accusations, des démentis et des mensonges qui révèlent surtout que ce gouvernement est dans une stratégie de diversion. Les véritables questions soulevées dans les affaires PETRO-TIM et ARCELOR MITTAL se dissolvent dans une infinie variété de points de vue et d’explications vaseuses. Ce concert médiatique mal orchestré par les acteurs ne fait que renforcer davantage les soupçons de l’opinion publique sénégalaise. C’est pourquoi la fédération BOKK GIS GIS de France considère que la gravité des faits révélés par Maître Wade exige obligatoirement l’ouverture d’une enquête judiciaire pour la manifestation de la vérité.

Nous rappelons au chef de l’Etat Macky Sall, de ne peut pas accepter que l’honneur de la fonction qu’il occupe soit aujourd’hui sali, abaissé. Le Président Macky sall qui prône « Monsieur Propre, Défenseur acharné de la bonne gouvernance et de la gestion vertueuse » est resté silencieux. Cette posture du Chef de l’Etat et de son gouvernement suscite le scepticisme de nos concitoyens sur le traitement et l’impartialité de la justice. Les ruptures annoncées par ce régime tardent à se concrétiser car le parquet semble être toujours sous contrôle de l’exécutif. Alors aucune rupture ne peut s’opérer sans une justice forte et indépendante.

Nous rappelons au premier ministre Mouhammed Dionne que le peuple sénégalais réclame des réponses claires et précises sur les affaires ARCELOR-MITTAL et PETRO-TIM. Le manque de transparence décrédibilise en effet les institutions et les hommes politiques. Mais Monsieur le Premier Ministre, vous persistez à esquiver toutes les questions posées sur ces affaires d’Etat. C’est visiblement le fantasme de l’autorité politique qui ne s’incline jamais devant les circonstances, ni les évidences.

Nous rappelons au Ministre Sidiki Kaba que le Sénégal serait plus à « l’honneur » par le renforcement de l’indépendance et de l’impartialité de la justice que par sa nomination à la Cour pénale internationale (CPI).

Nous rappelons à Monsieur Aliou Sall que brandir des documents à la télévision n’a aucune valeur juridique. TFM n’est pas un tribunal et Aïssatou Diop Fall n’est pas la procureure de la république.

Nous rappelons aux Ministres Aly Ngouille Ndiaye et Amadou Ba de se mettre à la disposition de la justice pour apporter les preuves de la transaction entre l’Etat et ARCELOR MITTAL. La presse ne peut pas leur servir de tribune pour faire valoir leur bonne foi. La gestion des finances publiques doit s’inscrire dans un cadre juridique et administratif clair.

C’est pourquoi, les partisans de Pape Diop rappellent que le parquet doit être profondément réformé et son indépendance assurée. Les intrusions permanentes du pouvoir actuel sur l’action des procureurs devraient cesser. Il convient de rompre tout lien organique entre le pouvoir judiciaire et le pouvoir exécutif afin d’assurer une autonomie stricte du parquet.

Fédération BOKK GIS GIS de France

Problème de paiement des salaires de novembre au personnel municipal : Les faits confirment khalifa Sall

Moins d’un mois après l’avertissement du maire de Dakar, Khalifa Sall, indiquant que la ville «pourrait ne pas payer les salaires du mois de novembre» aux agents municipaux, si on applique l’arrêté pris par le préfet portant répartition des compétences entre les différentes communes qui la composent, ça commence à râler dans certaines communes de la capitale sénégalaise. A  l’instar de la commune des Parcelles assainies dont certains employés courent encore, aujourd’hui, derrière leur salaire de ce mois.
 
Privés jusqu’ici de leurs salaires du mois de novembre, les travailleurs municipaux en service au centre de santé Abdou Aziz Sy «Dabakh» des Parcelles assainies sont dans tous leurs états. Très remontés contre les autorités étatiques, ces agents les accusent ouvertement d’amateurisme dans la mise de l’Acte III de la décentralisation. Pour autant, les dits employés fustigent notamment l’absence de mesures d’accompagnement des communes dans la gestion des nouvelles compétences transférées sous le nouveau code général des collectivités locales, telles que la gestion des ressources humaines.
 
«Depuis l’application de l’Acte III  de la décentralisation, on a constaté que l’Etat n’a pas pris de mesures d’accompagnement pour aider les communes dans leur nouvel exercice.
 
L’Etat devait mettre à la disposition des communes du personnel qualifié pour les aider dans la gestion des nouvelles compétences transférées tels que les spécialistes en gestion des ressources humaines. Mais cela n’a pas été fait et voilà que les communes sont quasiment dépassées. Et c’est nous qui en payons le prix. On est le 12 décembre (hier), et jusqu’au moment où je vous parle, nos salaires ne sont pas encore virés», fustige Aboubacar Diakhaté, assistant social en service au niveau du centre de santé Abdou Aziz Sy «Dabakh» des Parcelles assainies et non moins porte-parole du jour des salariés de cette structure.
 
En outre, l’agent municipal estime que ce sont «les 3/4 du personnel» de ce dit centre de santé qui sont concernés par ce retard des salaires. «Il y a des médecins, des assistants sociaux, des infirmiers, des sages-femmes. Tous sont des responsables et soutiens de familles. Nous avons des charges à honorer et je peux vous assurer qu’il y a certains de nos collègues qui commencent à avoir des problèmes avec leurs bailleurs. D’autres sont même menacés de déguerpissement faute de non-paiement du loyer », ajoute-t-il.
 
Interpellé sur cette grogne, le premier magistrat des Parcelles assainies n’a pas manqué de déplorer cette situation qui, selon lui, est due au problème de maitrise de la taille du personnel des nouvelles communes.
 
Selon Moussa Sy, les communes n’ont pas l’expérience dans la gestion de la nouvelle masse salariale qui dépasse de loin ce qu’elles avaient l’habitude de gérer. Il a aussi déploré le manque d’accompagnement par l’Etat central. Toutefois, Moussa Sy promet que des mesures ont été prises pour permettre au personnel municipal de rentrer dans son dû, au début de la semaine suivant le Magal de Touba. «Nous invitons le personnel à la patience. Ce retard ne dépend pas de notre volonté. Les communes ne sont pas préparées à la gestion de cette masse salariale. On n’a pas le soutien qu’il faut et on ne peut que compter sur les moyens du bord. Nous avons déjà pris des mesures et si tout va bien, ils seront payés en début de semaine prochaine», assure le maire Moussa Sy. 

Affaires Petro-Tim et Arcelor Mittal : Dionne ravive la polémique

Le Premier ministre a rompu le silence. Les accusations portées sur le gouvernement concernant l’affaire Arcelor Mittal et Petro-Tim l’ont fait sortir de ses gonds. En conférence de presse samedi, Mahammad Boun Abdallah Dionne a qualifié ces accusations de Abdoulaye Wade de «graves» et «fausses». Selon le chef du gouvernement, les 200 millions avancés par Me Wade n’existent pas mais plutôt 150 millions de dollars soit 75 milliards de F Cfa. Tout comme, précise-t-il, Pétro-Tim Sénégal est actionnaire à 100% de Pétro-Tim limited, démentant ainsi le prédécesseur de Macky Sall qui affirme que Aliou Sall détient les 30% de cette société.

«Les propos de Wade ne sont pas vrais»
L’ancien Président Abdoulaye Wade avait exigé des explications à Macky Sall et son gouvernement dans les affaires Arcelor Mittal et Petro-Tim. C’est le Premier ministre qui est monté au créneau, samedi, pour, dit-il, non pas répondre à qui que ce soit, mais pour «rétablir la vérité». En conférence de presse à laquelle il a convié les membres du gouvernement et des représentants diplomatiques, Mahammad Boun Abdallah Dionne a tenu à lever toute équivoque concernant cette affaire. Dès l’entame de son propos, le chef du gouvernement s’est livré à une séance de rappel : «M. le Président Abdoulaye Wade, dans une récente déclaration, a dit que l’accord avec Arcelor Mittal porte sur 200 millions de dollars dont les 50 sont allés dans les poches des avocats de Macky Sall et 75 milliards au Trésor public, alors que l’Etat aurait dû en obtenir davantage. Il poursuit en disant que la loi de finances rectificative ne mentionne que 40 milliards, le gouvernement a donc caché une partie de la somme aux députés.» Dionne trouve que «ces propos ne sont pas vrais» et entend «le démontrer».

«Ces 200 millions de dollars n’existent que dans la tête de ceux qui veulent semer la confusion»
D’après lui, ces 200 millions de dollars n’existent que dans la tête de ceux qui veulent semer «la confusion et l’amalgame dans la tête des Sénégalais», car la somme en question s’élève à «150 millions de dollars, soit 75 milliards de FCfa». «Il s’agit de 150 millions de dollars décomposés en deux parties, une partie de 140 millions de dollars soit 70 milliards de F Cfa qui ont été comptabilisés à travers la loi de finances initiale de 2015 à hauteur de 25 milliards et dans la première loi rectificative 45 milliards. Arcelor Mittal, c’est deux montants différents 140 millions de dollars et 10 millions de dollars (…) Ces 10 millions sont inscrits dans la deuxième loi rectificative qui a été adoptée par le Conseil des ministres et qui va être soumise à l’Assemblée nationale avant la fin de l’année», a-t-il expliqué. Le Premier ministre, sûr de ses «preuves», soutient que les 75 milliards qui ont été comptabilisés sont traçables dans les comptes de l’Etat avec 45 milliards dans la première loi rectificative, 5 milliards dans la deuxième loi rectificative et 25 milliards dans la loi de finances 2015. Mieux, ajoute-t-il, ces documents sont disponibles sur le site internet de la Primature. Pour mettre à nu ces accusations de l’ancien Président qu’il juge «graves», M. Dionne a donné des détails sur les investissements auxquels cet argent est destiné. «Cet argent va servir à financer les projets structurants de la Nation en vue de placer le Sénégal sur la voie de l’émergence. Les premiers 45 milliards sont traçables ; 20 vont à la deuxième université, Sine Saloum, 9 milliards pour le projet d’infrastructures routières. L’argent de Mittal, c’est pour le développement du Sénégal, il n’y a pas un montant de 200 millions de dollars», a-t-il précisé.

«Des contre-vérités érigées en vérités»
Lors de cette rencontre avec la presse, le Premier ministre s’est également prononcé sur l’affaire Petro-Tim dans laquelle le nom du frère du chef de l’Etat, Aliou Sall, est cité. Avec des images à l’appui il est revenu sur les «17 pistes d’explorations et les permis qui ont été attribués aux différentes corporations». Dionne, très remonté contre ces accusations de Wade qui a qualifié, lors du meeting de l’opposition, Aliou Sall de «voleur» et d’être «actionnaire à 30%» de Petro-Tim, avertit qu’il n’est pas question d’accepter que des «contre-vérités soient érigées en vérités». «Cairn Energie détient 6 pistes d’exploration et le contrat date du 15 juillet 2004, c’est cette même société (en jaune dans l’image qui a été projetée) qui vient de découvrir des indices de pétrole au Sénégal. Cette société ne s’appelle pas Petro-Tim ou Petro Canada. Voilà la confusion qu’on veut installer au Sénégal (…) Le gouvernement ne l’acceptera pas et il faut arrêter la rigolade», a-t-il asséné.

«Petro-Tim Sénégal est une filiale qui appartient à 100% à Petro-Tim limited»
Dans la foulée, Mahammad Boun Abdallah Dionne a rappelé les différentes procédures qui ont conduit à ces accords qui datent de 2011 et qui ont précédé l’arrivée du nouveau régime. «(…) le contrat a été signé entre Petrosen et la société en question, les contrats de Saint Louis offshore et Kayar offshore ont été signés par le Président de l’époque (Abdoulaye Wade) et par le ministre de l’Energie Karim Wade. Les deux contrats ont fait l’objet de décrets signés et non datés», a-t-il tenu à rappeler. Poursuivant ses explications, M. Dionne soutient que le régime de Macky Sall, au nom de la continuité de l’Etat, a confirmé ces contrats qui sont attribués à Petro-Tim limited qui est une société internationale. «Les contrats, conformément aux codes pétroliers, prévoient l’ouverture, dans les 3 mois qui suivent, un bureau Sénégal et de le maintenir durant la durée du contrat. C’est comme cela que Petro-Tim Sénégal a été créé et un responsable nommé pour la conduite des opérations et auquel sera remis toutes les notifications. Petro-Tim Sénégal est une filiale qui appartient à 100% à Petro-Tim limited. Personne, à part Petro-Tim limited, n’a des actions dedans. Il faut que ça soit très clair», a-t-il assuré.

lequotidien.sn

Pour contrer Macky et Cie a la présidentielle de 2017 : Pape Diop prône une candidature libérale unique

Pape Diop, le leader de la Convergence Bokk Gis Gis et ancien patron du Sénat persiste et signe dans sa conviction que l’unification de la famille libérale est la réponse adéquate contre Macky Sall, à la présidentielle de 2017. En visite à Touba, l’ancien maire de Dakar a vivement prôné l’union libérale pour la prochaine échéance électorale, tout en réitérant sa candidature au fauteuil de Macky Sall.
 
Pape Diop, le patron de Bok Gis Gis n’a pas manqué, au cours de son passage à Touba à l’occasion du Grand Magal, de lancer encore un autre appel à l’unification de la famille libérale pour la présidentielle de 2017. Affirmant sans ambages que les libéraux doivent s’unir en vue de la prochaine élection présidentielle, l’ancien patron du Sénat et de l’Assemblée nationale a confessé dans la foulée son souhait de voir un candidat libéral unique, lors de cette présidentielle. La seule condition, a dit Pape Diop qui a réitéré sa candidature à cette échéance électorale, est que  l’Apr (parti au pouvoir) ne puisse participer à cette coalition.  «Moi, je serai candidat…, Donc pourquoi pas moi ? Je me positionne pour l’élection de 2017 ».  
 
Pour le chef de file de la Convergence Bokk Gis Gis, le choix du prochain candidat libéral à la présidentielle devrait se faire, non seulement au terme des retrouvailles de la famille libérale, mais également par la base une désignation par consensus de celui qui présentera le meilleur profil. Pour Pape Diop, c’est la voie obligée pour les libéraux de revenir au pouvoir, après la bérézina électorale de 2012.Visiblement accroché à sa volonté de voir la famille libérale s’unir comme un seul homme, afin de réfréner toutes les prochaines candidatures à la présidentielle de 2017, Pape Diop a tenu à affirmer : «en vérité, nos chances ne seront grandes que si la famille se retrouve pour l’élection présidentielle de 2017 ».
 
Dans la dynamique, le leader de Bokk Gis Gis a insisté pour dire : « je continue à penser que nous devons impérativement nous retrouver ». A noter que l’appel aux retrouvailles libérales est une constante chez Pape Diop qui ne cesse d’inviter ses anciens camarades libéraux à une sorte de grande réconciliation pour reconquérir le fauteuil actuellement occupé par le quatrième président du Sénégal. Dans ces retrouvailles, Pape Diop tend la main à toute la famille sauf …le clan Macky Sall.

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