Politique

Oumar Youm, un an après l’Acte 3 : «Des ressources additionnelles seront mises à disposition...»

Un an après l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation, Oumar Youm fait le bilan. Le ministre en charge des Collectivités locales réaffirme que le Code devra être complété par les autres aspects de la réforme, en ce qui concerne les compétences et les ressources à allouer aux communes et aux Conseils départementaux.

Avez-vous été saisi par le conseil d’administration de l’Ard de Diourbel pour permettre à l’actuel directeur, qui a fait valoir ses droits à une pension de retraite depuis le 30 novembre, de rester encore pour deux années ?
L’Agence régionale de développent, qui est un établissement public local à caractère administratif, est consituée par les départements et les communes d’une même région, circonscription administrative. S’il est vrai qu’elle est placée sous la tutelle technique du ministère en charge de la Décentralisation, il convient de noter que le directeur de l’Ard est nommé par le Conseil d’administration sur proposition de son président et après un processus de sélection compétitive. Toutefois, la retraite étant statutaire, j’ai demandé à mes services de vérifier l’information pour me permettre de prendre les mesures idoines, conformément à la législation en vigueur.

Avec quelles ressources sera-t-il payé d’autant plus que l’essentiel du budget des Ard est versé par l’Etat qui a systématiquement interdit de procéder aux prolongations de retraite, comme c’est le cas du directeur de l’Ard de Matam ?
Le budget de l’Ard est alimenté par plusieurs sources. Le problème posé dans le cas d’espèce est beaucoup plus de savoir si le directeur doit rester en fonction que la manière dont ses traitements sont assurés.

Même si le Code général des collectivités locales ne l’interdit pas, ne pensez-vous pas qu’il est mal vu d’être président de Conseil départemental et en même temps occuper une fonction de directeur dans votre département comme c’est encore le cas de Kaffrine avec le directeur de l’Appui au développement local ?
Vous l’avez bien dit, le Code général des collectivités locales ne l’interdit pas. Et je soutiens qu’il faut même l’encourager, car l’intéressé peut beaucoup apporter à sa collectivité de par son expérience acquise au sein du ministère et des nombreux contacts qu’il a pu avoir avec les responsables locaux de pays étrangers grâce à qui le département de Kaffrine pourrait bénéficier des retombées de la coopération décentralisée.

Il y a un cas dans la région de Diourbel où le maire élu président de Conseil départemental n’a pas encore démissionné. Peut-on cumuler les fonctions de maire et de président de Conseil départemental ?
 Conformément à l’article 100 du Code général des collectivités locales, les fonctions de maire et de président de Conseil départemental sont in­compatibles. Maintenant, le cas au­quel vous faites allusion est tranché, car l’intéressé en l’occurrence le maire de Taïf a présenté sa démission que j’ai acceptée en application de l’article 133 dudit code.

Six mois après leur mise en place, les conseils départementaux peinent à fonctionner. N’y a-t-il pas une précipitation dans la réforme surtout que le code doit repasser à l’Assemblée nationale ?
Il faut noter que les premiers mois d’une réforme sont toujours difficiles à gérer d’autant plus que la première phase de l’Acte 3 de la décentralisation est entrée en vigueur en cours d’année budgétaire. Cependant, il convient de souligner que des ressources additionnelles seront mises à disposition par le ministère en charge des Finances. Des assurances fortes ont été données par mon collègue. Je dois par ailleurs préciser qu’il n’y a nullement eu précipitation, car non seulement les cadres régionaux de partage ont été saisis, mais aussi des consultations ont été organisées par le chef de l’Etat. En plus, il a été clairement indiqué dans l’exposé des motifs du Code général des collectivités locales que, compte tenu de sa complexité et de son contenu décisif pour l’avenir de notre pays, l’Acte 3 de la décentra­lisation sera mis en œuvre progressivement et s’effectuera en deux phases. Il s’est agi, dans une première phase, de supprimer la région collectivité locale, d’ériger les départements en collectivités locales, de procéder à la communalisation intégrale par l’érection des communautés rurales et des communes d’arrondissement en communes, de créer la ville en vue de mutualiser les compétences des communes la constituant, de répartir les neuf do­maines de compétences jusqu’ici transférées entre les deux ordres de collectivités locales que sont le département et la commune. Donc naturellement, ce code devra être complété par les autres aspects de cette réforme, notamment en ce qui concerne le renforcement des compétences et des ressources des collectivités locales.

A quand la mise en place de la fonction publique locale ?
La fonction publique est déjà une réalité, car le Statut général des fonctionnaires des collectivités locales et ses décrets d’application ont été pris. Actuellement, les commissions sont en train d’intégrer les agents des collectivités locales dans les différents corps de fonctionnaires des collectivités locales.

lequotidien.sn

Pacification de l’année universitaire : L’état et le SAES signent un «bail» d’un an

La pacification de l’espace universitaire est apparemment au centre des préoccupations du régime de Macky Sall qui a pris des engagements majeurs pour satisfaire les revendications des acteurs du secteur. A l’occasion du vote de la seconde Lfr 2014 hier, vendredi, à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie Amadou Bâ a révélé que l’Etat a procédé à la sécurisation des salaires des enseignants pour les douze mois à venir, le paiement des deux derniers mois d’arriérés, voire la mobilisation de 50 milliards pour le paiement des bourses. Suffisant pour que le Saes s’engage aux côtés de l’Etat, selon le ministre, pour un compromis devant exempter l’année 2015 de toute source de conflit.  
 
L’année universitaire 2014-2015 ne devrait pas connaitre, en principe, de grandes perturbations. Et pour cause, lors de son passage à l’Assemblée nationale pour le vote de la seconde loi de finances rectificative pour l’année 2014, le ministre de l’Economie, des finances et du plan, Amadou Bâ, qui a annoncé le paiement effectif de deux mois de salaire aux enseignants du Saes (lesquels réclamaient, le 6 novembre dernier, leurs salaires du mois d’octobre), a aussi informé d’un compromis entre l’Etat et le dit syndicat.
 
Selon le ministre, ce compromis a pour objectif de pacifier l’espace universitaire avec la sécurisation, à partir de janvier prochain, des 12 mois de salaire du personnel de l’enseignement supérieur. «Nous avons un accord avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes). Et à partir de janvier, nous allons sécuriser les 12 mois de salaire du personnel de l’enseignement supérieur», a dit le ministre Amadou Bâ. Et de révéler dans la foulée que «Cette loi de finances va permettre de régler presque définitivement la question de l’enseignement supérieur».
 
50 MILLIARDS MOBILISES POUR LE PAIEMENT DES BOURSES
 
Autre dossier lié au secteur de l’éducation abordé par le ministre de l’Economie, des finances et du plan, lors de ce face-à-face avec les députés, la question des enseignants en année de vocation. Dans son intervention, Amadou Bâ a tenu à rassurer les députés. Selon lui, «des propositions sont en étude pour la régularisation de leur statut». Mieux, il a aussi assuré devant la représentation nationale que toutes les bourses (d’étudiants) ont été payées à la date d’aujourd’hui (vendredi 26 décembre). Selon lui, 50 milliards ont été mobilisés pour le paiement de ces bourses. Cette somme dépasse, selon lui, le crédit alloué à la sécurité publique. «Le gouvernement va aider, soutenir, encadrer le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour lui permettre de mener à bien les réformes entreprises dans ce secteur », a ajouté encore le ministre, Amadou Bâ.

Sudonline

Un seul mandat et zéro parti politique pour le président de la République ; par le Pr Ibrahima SOW de l’IFAN

 

L'intellectuel, le savant, l'homme d'expérience, doit se mettre en route , s'investir pour penser son pays et son avenir. On ne peut vivre avec des imaginaires, des approximations, des conjectures, il faut du sérieux, de la méthode et de l'organisation. Le Sénégal est un beau pays mais hélàs qui joue trop, qui ne travaille pas assez. Tout est dans le paraître, alors qu'il est urgent de travailler pour exister et se donner du sens.

Trop de choses freinent notre évolution, nous le savons tous mais nous n'y apportons pas les correctifs qu'il faut et par conséquent nous marquonsq le pas. La politique au Sénégal est un simulacre, il faut que le Président ait une seule préoccupation en tête, travailler sans se soucier de sa réelection, il doit former une équipe constituée de citoyenx vertueux, mus par une seule chose ; se mettre au service du pays et non d'un quelconque parti ou etnie ou confrérie.

Nous savons tout ça pourquioi ne pas révolutionner nos mentalités poour chacun puisse vivre dignement des fruits de son travail? Danser, lutter, chanter, corrompre, chanter les louanges, bluffer, ne sont pas à la base du développement; seul le travail rigoureusement encadré peut nous conduire sur le même chemin que le Japon et les autres pays. Pape cissoko ichrono

S'il est vrai que rien ne s'obtient sans effort, tout peut être tenté et accompli si existe la foi qui soulève les montagnes et si perdure la patience d'atteindre le bu fixé. Vaincre l'opposition de certains politiques et en convaincre d'autres s'avère être l'une des premières tâches pour baliser la voie du succès, car ce sont eux qui semblent être à la fois les obstacles et les maîtres du jeu qui pourraient empêcher ou rendre effective une telle rupture.
Je sais bien que l'on m'opposera un prétendu manque de réalisme et de pragmatisme politiques, parce que, directeur du Laboratoire de l'imaginaire, le rêveur d'un monde impossible Au contraire, la plongée dans l'imaginaire contribue à rendre davantage lus concret et plus ouvert au monde et à mieux percevoir la réalité des choses dans ce quelles ont de novateur, de créateur, d'original. Le monde n'est pas ce qu'il est, il est ce qu'il devient
Et je souhaite pour mon peuple que, dans moins de deux décennies, quand les mentalités auront favorablement évolué, que le président de la République de ce pays ne puisse bénéficier que d'un seul mandat et qu'il soit dégagé de toute charge dans un quelconque parti politique.
Pour en arriver là, il faut commencer dès maintenant le combat citoyen le plus utile, mais le plus exaltant, à engager par toutes les forces vives de la nation auxquelles je lance un vibrant appel.

L'auteur
Docteur d'Etat en Philosophie
Chercheur à l'IFAN Cheikh Anta Diop de Dakar
Editeur
Directeur du Laboratoire de l'imaginaire
LES OUVRAGES PARUS
Penda la Peule ou la légende du fleuve
Divination Marabout Destin
La symbolique de l'imaginaire
La divination par le sable
La philosophie africaine. Du pourquoi au comment
L'extraordinaire histoire d'El hadji Socé Ndiaye, époux de djine Maïmouna
Le maraboutage au Sénégal

Balla Moussa Daffé : «C’est l’Etat qui nous a créé, il doit nous accompagner»

Erigé en collectivité locale, à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation, le département de Sédhiou reste très mal loti en termes d’infrastructures. C’est du moins la  ferme conviction de Balla Moussa Daffé lors du débat d’orientation du budget 2015 du Conseil départemental la semaine dernière.

L’ancien maire se dit, en effet, préoccupé par le fonctionnement de la commune qui  fait face à «d’énormes défis» et qui ne dispose «pas suffisamment» de ressources parce que n’ayant «pas de recettes fiscales propres», L’ancien député libéral qui roule désormais pour Macky Sall fait remarquer que le soutien de partenaires étrangers, notamment la Belgique, est,  pour l’heure, «à l’état de promesses» et que la réalisation peut se faire «dans trois ans ou plus». C’est pourquoi le conseiller départemental sollicite l’assistance de l’Etat à la hauteur de l’appui au défunt Conseil régional, sinon plus pour combler le gap qui est «si profond». 

Pour lui, le Conseil départemental ne peut, pour le moment, compter «que sur les dotations budgétaires de l’Etat et les fonds d’équipement des collectivités locales appelés fonds de concours». Balla Moussa Daffé d’ajouter : «Quand on n’a même pas de siège, de véhicules et avec un personnel pléthorique de 55 personnes transférées de la région, on ne peut pas nous demander de privilégier le budget d’investissement par rapport au budget de fonctionnement. Ce n’est pas possible dans la situation actuelle. On a une tare congénitale, déjà. Il faut que l’Etat aille plus loin. C’est lui qui nous a créés (le Conseil départemental) ; il faut qu’il nous accompagne, Sédhiou, voire la Casamance doit bénéficier d’une discrimination positive.»
Un plaidoyer de M. Daffé bien accueilli par ses collègues, tout comme celui du président du Conseil départemental, Boubacar Wilhembo Biaye, qui revendique un «Plan Marshall» pour le redressement de Sédhiou. Il s’agira, selon lui, d’un «plan spécial pour réduire l’écart astronomique qui sépare  Sédhiou des autres régions et départements du pays».

lequotidien.sn 

AUDIO

Les enfants ne sont pas
Epouses africaines
  https://youtu.be/bbus9GJ3OxA Ces femmes qui refusent de participer au budget familial ...
Rentrée Scolaire :
  VOICI LE LIEN https://youtu.be/V7rGqslDhOA ...
La chronique de Pape
https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc   https://www.youtube.com/watch?v=fAvdWQuvIqc ...

Calendrier

« Février 2019 »
Lun Mar Mer Jeu Mer Sam Dim
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28      

Video galleries

logotwitterFacebook