Politique

La politique coloniale - Clemenceau contre Ferry - Discours prononcés à la Chambre des députés en juillet 1885
En 1885, la France est en pleine expansion coloniale et toutes les grandes puissances internationales tentent d’élargir leurs territoires colonisés sur tous les continents. À cette même époque, Georges Clemenceau (1841-1929) est député de Paris à la Chambre des députés, mandat durant lequel la question de la colonisation et de son expansion prend une place importante dans les débats politiques. A ce sujet, deux discours ont marqués les esprits : celui de Jules Ferry le 28 juillet 1885 et la réponse de Georges Clemenceau le 31 juillet. Ce dernier s’oppose fermement au discours colonialiste de Jules Ferry en reprenant ses argument et en les démontant un à un. Ces débats sur les questions coloniales feront de Clémenceau le tombeur du ministère de Ferry en 1885. Le discours de Clemenceau s’appuie sur les propos de Jules Ferry et sur sa vision des colonies. Il répond à son collègue afin de mieux réfuter ses arguments. Quels que soient les thèmes abordés, Clemenceau est en désaccord profond et tente d’expliquer clairement sa vision de la colonisation. Il aborde la question économique en premier lieu. Présentant ses chiffres et les comparant à ceux de Ferry, il accuse la colonisation d’être responsable de nombreuses pertes pour la France. Cette dernière n’aurait aucun bénéfice à s’associer à de nouveaux pays. Mais la vision économique de la colonisation n’est pas la seule à poser un problème selon lui. Les questions d’ordre humanitaire le sont tout autant. Il réfute vigoureusement l’idée de « race supérieure » ou « inférieure » évoquée par Jules Ferry. Il prend alors l’exemple de l’Allemagne qui avait utilisé cet argument contre la France : « Races supérieures ! Races inférieures ! C’est bientôt dit ! Pour ma part, j’en rabats singulièrement depuis que j’ai vu des savants allemands démontrer scientifiquement que la France devait être vaincue dans la guerre franco-allemande, parce que le Français est d’une race inférieure à l’Allemand. » Enfin, pour lui, la France n’est pas encore capable de se lancer dans de nouvelles conquêtes. Elle doit se reconstruire et se consolider avant de se lancer dans une nouvelle guerre ? «Mais nous disons, nous, que lorsqu’une nation a éprouvé de graves, de très graves revers en Europe, lorsque sa frontière a été entamée, il convient peut-être avant de la lancer dans les conquêtes lointaines – fussent-elles utiles et, j’ai démontré le contraire –, de bien s’assurer que l’on a le pied solide chez soi et que le sol national ne tremble pas. Voilà le devoir qui s’impose. » Ce discours tient une place importante dans la vie politique de Georges Clemenceau et demeure toujours d’actualité aujourd’hui alors que la mondialisation est au coeur des débats actuels. Et la vision de celui que l’on présente généralement comme un humaniste (Jules Ferry) est, sur ce point et analysée au présent, très contestable, contrairement à la vision de celui qui est réputé le plus conservateur : Georges Clemenceau. Lire pour comprendre et apaiser les esprits. L’ignorance est mère de tous les vices. Pape CISSOKO
Polémique sur la candidature de l’Afp en 2017 : Le fossé s’agrandit autour de niasse

Le fossé s’élargit de jour en jour entre Moustapha Niasse, le patron de l’Alliance des forces de progrès (Afp), et certains de ses camarades, à cause de sa volonté de prêter allégeance à Macky Sall à la prochaine présidentielle. Après Mamadou Goumbala et les jeunes «Progressistes», c’est encore une ponte de l’Afp, en l’image de Mbaye Dione, maire de la commune de Ngoundiane, qui vient contrecarrer la décision du président de l’Assemblée nationale de soutenir la candidature du président de la République, Macky Sall, à la  présidentielle de 2017, au détriment de l’Afp.
 
Mamadou Goumbala, un des animateurs de la fronde au sein de l’Alliance des forces de progrès (Afp), dénommée Afp/Force du changement, avait-il raison lorsqu’il disait à la presse que Moustapha Niasse a pris la décision de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2017, avec seulement quatre de leurs collègues et que son courant représente 90% au sein de l’Afp ? Tout porte à le croire, si l’on se fie aux positions de plus en plus nombreuses de certains responsables de la famille «progressiste» qui rament à contre courant de la volonté de leur secrétaire général, Moustapha Niasse. En tout cas, l’allégeance faite au président de la République, Macky Sall, par Moustapha Niasse et son bureau politique ne finit plus de faire grincer les dents chez les «Progressistes».

La sortie dans la presse de Mbaye Dione, membre du Comité directeur de l’Afp, non moins maire de la commune de Ngoundiane, ce lundi 12 janvier, vient rallonger la liste des frondeurs. Pour Mbaye Dione, «le choix d’un candidat pour la présidentielle 2017 doit relever du Congrès». A l’en croire, leur secrétaire général et le bureau politique ont agi de manière cavalière sur une question aussi cruciale qu’est la position à adopter lors de la prochaine élection présidentielle. Estimant que tous les ingrédients sont réunis pour que l’Afp présente son candidat en 2017, le « Progressiste » frondeur a par ailleurs rappelé le refus du chef de l’Etat, alors en route à la présidentielle en 2012, d’avaliser la candidature unique de la coalition Benno Siggil Senegaal (Bss).

Dans la même veine, et surtout dès les premières heures, Mamadou Goumbala qui se réclame d’un mouvement de fronde au sein de l’Afp dénommé Afp/Force du changement, avait clairement montré son désaccord avec la position de son leader. Pour lui, c’était clair et net. «Qu’il pleuve ou qu’il neige, l’Afp aura un candidat à la présidentielle de 2017», avait-t-il martelé à qui voulait l’entendre.  

LES JEUNES «PROGRESSISTES» EN PORTE-A-FAUX AVEC LEUR LEADER
Embouchant la même trompète, les jeunes progressistes se sont pour leur part inscrits en faux avec cette décision prise au cours d’une réunion du bureau politique et non en congrès. Pour le secrétaire général national des jeunesses de l’Afp, Malick Guèye, la question de la candidature ou non de l’Afp est loin d’être close et elle mérite d’être discutée en congrès. Leurs camarades de Fatick flinguent également cette sortie M. Niasse qui, selon eux, est à l’origine de la débâcle du parti lors des législatives de 2014. De l’avis de leur responsable départemental,  Lat Dior Diouf, Moustapha Niasse a fait son temps et il y a bel et bien des hommes et des femmes dans le parti capables de porter la candidature du parti en 2017.

Une telle position n’est pas loin d’être partagée même au sein de l’Alliance nationale des cadres progressistes (Ancp) où des responsables comme Saliou Sanor Diouf affirment mordicus que « le véritable problème de l’Afp, c’est Moustapha Niasse». Contestant vivement la décision du secrétaire général de l’Afp de soutenir Macky Sall à la présidentielle de 2017, celui-ci n’a pas manqué d’ailleurs de lancer un vibrant appel aux militants du parti afin qu’ils refusent que Niasse, désormais sans base électorale, ne divise l’Afp ».

Médiation dans le conflit algéro-marocain : Macky dans le désert du Sahara

Macky Sall a décidé de pacifier les relations diplomatiques entre Rabat et Alger. Il a profité de sa rencontre hier avec Abdelaziz Bouteflika pour poser les premiers jalons d’une médiation, qui devrait aboutir à la réconciliation entre les deux pays frères. Ce qui, pour la forte communauté Tidiane du Sénégal, ne pourrait être que bénéfique.

Le Président Macky Sall en visite en Algérie, a mis à profit sa présence dans ce pays pour entamer une médiation entre les deux frères ennemis, l’Algérie et le Maroc. D’ailleurs, des membres de la délégation qui l’accompagne à Alger ont assuré que hier, au cours de l’entretien en tête à tête qu’il a eu avec le Président Abdelaziz Bouteflika, le Président Sall a soulevé la question des relations entre les deux voisins du Maghreb, et de la manière de les faire revenir à de meilleurs niveaux de compréhension. Selon les mêmes personnes, le chef de l’Etat algérien s’est montré totalement ouvert à une médiation du Sénégal, et décidé à lui apporter tout son concours.
Il faut dire que le Sénégal a quelque part aussi, un intérêt égoïste à des meilleures relations entre les deux pays maghrébins. En effet, la forte communauté Tidianedu Sénégal ne pourrait que se réjouir des relations pacifiées entre les deux pays, qui tous les deux, peuvent revendiquer une part de l’héritage de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, le fondateur de la tarikha tidiane, l’une desplus importantes du Sénégal. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’il faut comprendre la forte présence de dignitaires religieux tidianes qui ont été embarqués dans la délégation présidentielle. Cette dernière compte d’ailleurs se rendre dans son ensemble en pèlerinage à Aïn Madhi (ou Aïnoumady), le lieu de naissance de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif.
Nombre des pèlerins qui se rendent à Fez, au Maroc, au tombeau du vénéré Chérif, auraient bien souhaité pouvoir prolonger leur voyage jusqu’à son lieu de naissance en Algérie. Malheureusement, depuis une quarantaine d’années environ, les frontières terrestres entre les deux pays sont fermées, et la circulation y est particulièrement surveillée. Si les deux pays parvenaient à assouplir certaines mesures, notamment celles portant sur la libre circulation des biens et des personnes, il va sansdire que de nombreux pèlerins Tidianes ne pourraient que s’en féliciter.
Il reste maintenant à voir comment la médiation sénégalaise vase dérouler dans les jours à venir, et pour quels résultats en fin de compte.

lequotidien.sn

PDS - Succession de Wade et Présidentielle 2017 : Ndéné trouble le jeu

Souleymane Ndéné Ndiaye a officiellement déclaré, hier, sa candidature à la succession de Wade et à la prochaine Présidentielle. Une déclaration qui intervient après l’annonce du congrès du Pds par Wade le 8 août prochain. Lecture d’une candidature.

Pour la succession de Wade à la tête du Pds et la candidature en 2017, il y aura des débats. Et peut-être aussi des dégâts. Le Secrétaire général du parti a annoncé la tenue du congrès le 8 août 2015 lors de son «discours à la Nation» le 31 décembre dernier, depuis Paris. Une annonce qui sonnait comme un appel à candidatures. Mais Wade voudrait-il ne pas être surpris en titillant les projets de certaines «têtes brûlées» ? Tout semble indiquer qu’il sondait les potentiels adversaires de son fils, proclamé par nombre de responsables libéraux et surtout son entourage, secrétaire général du Pds et candidat contre Macky. N’est-ce pas le père qui avait vu le fils «au second tour» avec son successeur ? Si Souleymane Ndéné Ndiaye n’a jamais caché ses intentions de prendre le parti et de faire face à son «ami» Macky Sall à la prochaine Présidentielle, il reste que sa sortie, hier, à Kaolack, sur Rfm, est encore plus nette. «Je suis le candidat le mieux placé, c’est clair, parce que j’ai été le dernier Premier ministre de Abdoulaye Wade et je pense que je suis le mieux connu au Pds. Si vous faites le tour de tous les responsables du Pds, il n’y en a pas un qui ait accumulé autour de son nom le nombre de voix que j’ai obtenues pendant les dernières élections locales. Donc, cela coule de source», argumente-t-il.

Silence sur Karim, Oumar Sarr son adversaire
L’ancien maire de Guinguinéo écarte Karim qui n’a même pas été candidat. Dans la nuée de potentiels candidats à la succession de Wade et à la Présidentielle, il y en a un qui, de part son statut de coordonnateur et de numéro 2 de fait du parti, n’en rêve pas moins d’abattre ses cartes. Mais celui qui fut directeur de campagne du candidat des Fal2012 minimise la force du maire de Dagana. Il dit : «Demandez à Oumar Sarr qui est son candidat. Il vous dira que c’est Souleymane Ndéné Ndiaye, c’est la vérité. Je connais mieux le Sénégal que lui et je suis plus connu que lui.» Ainsi dit, Ndéné fait de Oumar Sarr un adversaire en refaisant le décompte des Locales. «Personne parmi les candidats du Pds aux Locales n’a recueilli plus de 22 mille 704 voix», ajoute-t-il. Soit ! Le pari du «lion du Walo»- «si je perds je démissionne»- était quand même osé tant il n’était pas évident de ravir la vedette à la forteresse Benno bokk yaakaar au pouvoir. Mais Sarr rempilera tout de même, même s’il a perdu le département. Sous ce rapport, Jules Ndéné ne peut se glorifier de son score, l’objectif étant, in fine, d’être le président du Conseil départemental de Kaolack. Un échec !

Le wax waxeet de Jules
Lorsque Aïda Mbodj réclamait une «dévolution démocratique» pour un Pds qui répond de ce qualificatif, elle le disait en connaissance de cause. Et Souleymane Ndéné Ndiaye semble abonder dans le même sens, mais avec une tournure assez diplomatique : «Il ne faut pas se faire d’illusion. C’est lui (Wade) qui choisira le candidat. Quoi qu’on puisse dire, le parti est démocratique, mais il appartient à Abdoulaye Wade. Que quelqu’un d’autre me prouve le contraire !» C’est que lui-même avait déjà prouvé le contraire il y a quelques semaines seulement. Invité de l’émission Sen jotay de Sen Tv, il avait déclaré, répondant au porte-parole du Pds qui réclamait un congrès extraordinaire pour faire de Karim le candidat du parti en 2017 : «Lui-même (Babacar Gaye) sait que ce qu’il a dit n’est pas logique parce que le candidat du parti est choisi par un congrès et il n’y en a pas encore. Abdoulaye Wade ne peut choisir ni son fils ni personne d’autre.» Le voilà qui avoue aujourd’hui encore : «Quand on veut le parti, on doit être en bons termes avec Abdoulaye Wade et je fais tout pour que ce soit le cas entre lui et moi, pour que je puisse prendre le parti et qu’il me désigne comme son candidat.»

Un perdant en puissance
Si c’est cette carte de l’entente avec wade qui doit jouer, alors là, Jules Ndéné a perdu avant l’heure. Puisque naturellement, Abdoulaye Wade est plus qu’en de bons termes avec son fils qui croupit en prison pour enrichissement illicite présumé. Les chances de l’ancien Premier ministre sont minimes. Ses «frères» ne ratent pas l’occasion de chanter : «Il s’est auto-exclu de la succession.» Dans les salons libéraux, l’on retient que Jules a «abandonné» le parti en enlevant son écharpe de député, en choisissant l’Angleterre pour «ses études» au détriment d’un parti «encore fragile» et loin des manifestations pour la libération des «otages politiques». Mais pour eux, le nouveau militant de Kaolack est «à la marge» des activités du Pds par le seul fait de ne pas assister aux réunions du Comité directeur. Lui assimile ces réunions à des «Assemblées générales». Si Souleymane Ndéné Ndiaye ne peut jouer au «fair-play» comme le recommande Wade aux éventuels perdants, il devra sans doute être plus concret que ce qu’il avait laissé entendre dans un entretien avec L’Observateur. «Pour l’instant, mon souhait, c’est d’obtenir que le Pds m’investisse comme son candidat à l’élection présidentielle de 2017. Si mon parti décide autrement, je verrai justement quelle conduite adopter», avait-il dit.

Ndéné à contre-courant de Wade
Dans son «message à la Nation», le Président Wade rassurait pourtant ceux qui lui prêtent des intentions de vouloir parachuter son candidat : «Tout le monde dit que j’ai un candidat. On m’accuse à tort. Il y aura un congrès en bonne et due forme, chargé de désigner le futur candidat. Il y aura un processus qui va partir de la base au sommet pour le renouvellement des instances du parti. Ce sera un processus démocratique puisque des élections vont se tenir à l’échelon des communautés rurales et des départements où les militants vont choisir librement, après vote, le secrétaire général et le futur candidat du parti pour la prochaine Présidentielle.» C’est là justement que l’ancien Premier ministre ne parle pas le même langage avec le Pape du sopi.

lequotidien.sn

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