Politique

Sénégal : les réactions aux interdictions de manifester

Au Sénégal, le pouvoir en place campe sur ses positions. Les manifestations des principaux partis d'opposition n'ont pas été autorisées car non conformes à la loi, réaffirme-t-on du côté gouvernemental. En fin de semaine, quelques militants avaient bravé l'interdiction du préfet, provoquant arrestations et affrontements avec la police. Samedi, Abdoulaye Wade a fait une apparition éclaire sur la place de l'obélisque de Dakar. Une façon, dit-il, de protester contre les interdictions récurrentes de manifester.

La manifestation de mercredi constitue un risque de trouble à l'ordre public. Et les demandes sont incomplètes pour les rassemblements prévus vendredi et de samedi. Ce sont les deux justifications avancées par le préfet de Dakar pour interdire les rassemblements des principaux partis d'opposition. A plusieurs reprises, les associations des droits de l'homme ont dénoncé ces interdictions successives. « Depuis plus de deux ans, les autorités rejettent quasi systématiquement les demandes du PDS mais également celles des marches citoyennes », regrette Aboubacry Modji, le secrétaire général de la Rencontre africaine des droits de l'homme.

Samedi, à l'issue du « sit-in » avorté du PDS, Abdoulaye Wade, qui a bravé l'interdiction de manifester, a promis de continuer les rassemblements. Pour Seydou Guèye, le porte-parole de l'APR, le parti présidentiel, avec cette attitude, Abdoulaye Wade n'honore pas son statut d'ancien président :  « Wade doit comprendre définitivement qu’il est minoritaire dans notre pays ! Le Sénégal n’est pas un pays ouvert à l’insurrection. Le Sénégal est un pays de démocratie majeure. Aucun régime démocratique, aucun pays stable, aucun pays qui a comme perspective le développement du pays, ne peut laisser les adultes retomber en enfance, en essayant de surchauffer le pays inutilement. Il est aussi de la responsabilité de l’Etat de garantir la stabilité, la paix sociale et la tranquillité pour l’ensemble des citoyens ! » Le PDS et ses alliés ont de nouveau prévu de manifester mercredi prochain.

Rfi

L’APR exhorte le gouvernement à «veiller scrupuleusement au respect de l’Etat de droit»

Les manifestations récurrentes du Pds et de ses alliés ont provoqué une «séance extraordinaire» du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr jeudi.

Cette instance du parti présidentiel relève, dans un communiqué, «la frénésie» avec laquelle, le Pds et ses alliés «s’activent pour mettre en péril l’Etat de droit et les fondements de la République». Seydou Guèye et Cie qualifient le Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) de «forces anti-républicaines composées» de «résidus d’un défunt pouvoir honni des Sénégalais et adepte de la violence instrumentale». Pour le Sen de l’Apr, c’est après avoir «constaté amèrement» la tournure du procès de Karim Wade et «mesuré pleinement l’impact et la portée des réalisations et chantiers ouverts» par Macky Sall qu’une «fraction, la plus rétrograde et la plus violente, du Pds, s’engage dans la voie de l’aventurisme et du coup de force politique». L’objectif de ces manifestants pour «la libération de leurs otages politiques» est, selon les Apéristes, de «restaurer leur paradis perdu par l’usage de stratégies visant à briser la cohésion de notre Nation et à discréditer les Institutions de la République». De l’avis du parti au pouvoir, «le raid violent sur un bus de Dakar dem dikk, proche des méthodes utilisées par des milices ou groupes mafieux témoigne de leurs funestes intentions». C’est pourquoi, le Sen exhorte le gouvernement à «veiller scrupuleusement au respect de l’Etat de droit, à la protection des biens et des personnes, dans le strict respect des lois en vigueur dans notre pays».Par ailleurs, l’Apr exhorte les militants à «davantage soutenir le M23» et à se mobiliser pour la «réussite» du 3ème anniversaire de l’assassinat de Mamadou Diop. Cet étudiant a été tué lors des violences préélectorales de la Présidentielle de 2012 sur la Place de l’Obélisque. Pour le Sen de l’Apr, ce sont «les fascistes d’hier et de toujours, en quête de sainteté démocratique, mais dont les mains sont tachetées de sang» qui ont tué Mamadou Diop le 31 janvier 2011.

lequotidien.sn

Les anciens présidents de la France pleins aux AS, un budget colossal à revoir !!!

 

Les anciens présidents de la France pleins aux AS, un budget colossal à revoir !!!

René Dosière, le député PS spécialiste des dépenses de l'Etat, s'est intéressé aux avantages dont bénéficient les anciens présidents. Selon lui, tous coûteraient plus de six millions d'euros par an à l'Etat, dont 2,5 millions seraient dépensés pour un seul homme.
Un vrai budget ! Les anciens présidents de la République bénéficient à vie de plusieurs avantages aux frais de l'Etat. Grand observateurs des dépenses de la République, le député PS René Dosière a récemment révélé sur son blog à combien se chiffrait l'ensemble de ces frais chaque année. "Plus de six millions d'euros par an, c'est le coût global à la charge de l'Etat des anciens présidents", assure le socialiste. En d'autres termes, cette somme correspond à ce que coûtent chaque année les trois anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aux contribuables. A noter, cette somme ne prend pas en compte les 6 000 euros mensuels qu'ils touchent tous les trois au titre de leur traitement mensuel, ni les 12 000 euros mensuels que touche VGE en tant que membre du Conseil constitutionnel.
D'importants frais de fonctionnement
Pour arriver à une telle somme, René Dosière a additionné l'ensemble des montants facturés pour les avantages auxquels ces trois hommes ont droit après leur passage à l'Elysée. Il s'agit, entre autres, de deux policiers assurant leur protection rapprochée, d'un bureau, d'un logement de fonction meublé, de personnel de maison, de deux chauffeurs, d'un véhicule de fonction et de sept collaborateurs permanents. Et si tous ont droit aux mêmes prestations, celles-ci n'ont pas toutes le même prix. Aussi, et toujours selon René Dosière qui a réussi à obtenir le détail des dépenses dites de fonctionnement, quelques 343 307 euros ont été dépensés l'année dernière pour VGE, 309 342 euros pour Nicolas Sarkozy et enfin, 242 816 euros pour Jacques Chirac. Ces sommes ont notamment servis à payer les loyers des appartements et bureaux de fonction des trois ex-chefs d'Etat.
A ces sommes, René Dosière a ensuite ajouté les dépenses de personnel. Le détail de celles-ci lui a été fourni par les ministères des collaborateurs concernés. Aussi, le ministère de la Défense lui a indiqué "que 2 sous-officiers de l'armée de terre et 3 sous-officiers de la marine sont mis à la disposition de Valéry Giscard d'Estaing pour un coût global annuel de respectivement 109 130 euros et 177 566 euros". De son côté, le ministère des Finances a écrit qu'il "met à la disposition de Nicolas Sarkozy 1 agent, auprès de Jacques Chirac 2 agents et auprès de Valéry Giscard d'Estaing 3 agents pour un coût global en 2013 de 511 605 euros". Enfin, Matignon a précisé que les montants des "indemnités de sujétion particulière" (qui compensent les heures supplémentaires) s'élevaient en 2014 à 124 600 euros pour le personnel de Jacques Chirac, 155 198 euros pour celui de VGE et 299 574 euros pour celui de Nicolas Sarkozy.
2,5 millions dépensés chaque année pour VGE
Mais alors que le détail de ces dépenses ne lui a pas encore été communiqué par le ministère de l'Intérieur, le député s'est basé sur un ancien rapport du Sénat. D'après ce document, 5 gendarmes étaient mobilisés en 2010 à temps plein pour garder la résidence privée de Valéry Giscard d'Estaing à Authon (Loir-et-Cher) et 6 pour celle de Jacques Chirac à Bity (Corrèze), soit un coût respectif annuel de 1,1 et 0,4 million d'euros. Le coût de la sécurité de Nicolas Sarkozy s'élèverait, quant à lui, à environ 700 000 euros. En conclusion, les plus de six millions d'euros dépensés chaque année par l'Etat se répartissent ainsi : 2,5 millions d'euros pour VGE, 1,5 million pour Jacques Chirac et 2,2 millions pour Nicolas Sarkozy. Ce qui fait de VGE l'ancien président qui coûte le plus cher à la France.
On pourrait facilement appeler ça des privilèges. Samedi 17 janvier, Mediapart (article payant) a publié le détail des dépenses engagées par la République au bénéfice de Nicolas Sarkozy entre mai 2012 et décembre 2014. Ameublement, loyer, matériel informatique... Le site d'investigation s'est procuré la liste de ces avantages auxquels l'ex-chef de l'Etat à droit.
Une addition salée
En sa qualité d'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a droit à une indemnité de 6.000 euros par mois à laquelle s'ajoutent l'entretien de ses gardes du corps, le loyer de son bureau situé Miromesnil, sa voiture de fonction ainsi que la gratuité des transports (SNCF et Air France). Dans le détail, les choix de l'ancien président ont de quoi laisser perplexe.
À titre d'exemple, le bureau qu'il loue rue dans le très cossu 8ème arrondissement de la capitale a un loyer de 16.431 euros par mois, ce qui représente la somme de 196.092 euros par an. Toujours selon cette liste de dépenses, le déménagement a coûté 8.513 euros, sa Citroën C6V6 HDI Exclusive 44.141 euros, le mobilier 56.727 euros, les frais d'entretien 215.392 euros. Ajoutez à cela les frais d'essence et d'entretien de la berline ex-présidentielle : 10.000 par an. Selon Mediapart, 570.000 euros ont été engagés en tout pour le bureau de la rue Miromesnil. Mais ce n'est pas le plus cher...
Collaborateurs et charges sociales
Si la facture de la rue Miromesnil paraît particulièrement salée, les dépenses les plus importantes portent sur les collaborateurs de Nicolas Sarkozy. En tout, l'ex-chef de l'Etat a 10 collaborateurs dont la masse salariale est estimée à 660.000 euros nets par an. Dans le détail, il s'agit de deux chauffeurs payés 4000 et 5339 euros mensuels, deux gardes du corps et un intendant. A ses collaborateurs réguliers s'ajoutent ceux dits "contractuels" qui sont rémunérés de 5.247 à 7020 euros par mois. Parmi eux en autres, la demi-sœur l'ex-première dame... En effet, Consuelo Remmert est chargée de la diplomatie de Nicolas Sarkozy (comprendre : de ses conférences à l'étranger).
Ces avantages font grincer des dents à gauche et de nombreux cadres PS estiment que ces privilèges n'ont plus lieu d'être depuis que Nicolas Sarkozy est devenu le chef de l'opposition. Pour l'anecdote, ces avantages datent de 1985 et valent d'ailleurs pour Jacques Chirac et Valéry Giscard-d'Estaing. Le document qui prévoit ces dispositions spéciales avait été signé par le Premier ministre de l'époque : un certain Laurent Fabius...

Boycott de la Crei par Karim et sa défense : La partie civile «dédouane» Henri Grégoire Diop

Les avocats de l’Etat du Sénégal, dans le procès contre l’enrichissement illicite, sont formels. Les actes posés par Henri Grégoire Diop, le président de la Crei, ne peuvent nullement motiver le boycott dont la Cour fait l’objet de la part de Karim Wade et de sa défense. Se portant-en-faux contre le caractère dit non équitable du comportement du juge, brandi par le collectif des avocats de la défense pour justifier le boycott en question, les avocats de l’Etat ont tenu à préciser que la décision du prévenu de ne plus comparaitre « n’est rien d’autre qu’une étape de plus dans sa stratégie d’évitement et de tentative de dé-crédibilisation du procès… mais que le droit sera dit ».
 
Les bâtonniers Mes Yérim Thiam, Moussa Félix Sow et autre avocat de l’Etat du Sénégal contre Karim Wade et co-prévenus n’ont pas fait dans la langue de bois pour dénoncer le boycott de l’audience de la Crei par le principal accusé dans la traque des biens dits mal acquis et par sa défense. Dans un communiqué en date d’hier, dimanche 26 janvier, le collectif des avocats de l’Etat ont tenu à recadrer la vérité des choses en récusant l’argumentaire de la défense de Karim Wade qui invoquait le « caractère non équitable » du comportement de Henri Grégoire Diop, le président de la Cour, pour rendre compte de leur boycott de l’audience. Pour Mes Yérim Thiam, Moussa Félix Sow et cie, ce qu’il a d’abord savoir, c’est que « la Crei est une juridiction à composition collégiale de 5 membres dont le Président a tout fait pour permettre à toutes les parties d’assurer la défense de leurs intérêts sans tenir compte du temps pour un procès qui aurait dû durer deux mois, conformément à la loi 81-54 du 10 juillet 1981». Qui plus est, ont-ils tenu à préciser, la défense a déjà initié une procédure de récusation contre le juge Diop devant le Président de la Cour Suprême qui a rejeté ladite demande. Ce qui  pousse en vérité à se demander si la présente attitude de la défense n’est-elle pas « une nouvelle voie détournée pour obtenir une récusation qui leur est déjà juridiquement refusée ».
 
Les arguments des conseils de l’Etat contre la défense ne se sont pas limités-là. Pour eux,  « la défense consciente de la possibilité de provoquer le Président n’a eu cesse de créer des incidents allant jusqu’à arracher la parole à ce dernier qui s’est évertué à veiller au respect de l’égalité des armes entre les parties ». Et cela, en dépit des prérogatives affectées au Président de la Cour  par les dispositions des articles 63 et 64 du Code de Procédure Civile qui l’autorisent  « à enjoindre l’avocat qui crée le trouble d’audience à se retirer».
 
D’ailleurs même, ont précisé les avocats de l’Etat, « l’incident regrettable ayant entrainé l’expulsion d’un avocat a été finalement réglée par le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats qui a obtenu de la Cour qu’elle accepte que l’avocat puisse revenir à l’audience ». Et de faire remarquer dans la foulée, que le mardi 20 janvier 2015, « l’avocat concerné était présent à l’audience et en robe. Donc l’incident était bien clos ».
 
TENTATIVE DE DE-CREDIBILISATION DU PROCES
 
Forts de ces faits indéniables, les avocats de l’Etat ont tenu à préciser que la décision du prévenu Karim Wade de ne plus comparaitre privant du coup ses avocats de parole, « n’est rien d’autre qu’une étape de plus dans sa stratégie d’évitement et de tentative de dé-crédibilisation du procès ». Or, ont-ils dit, les Sénégalais et l’opinion internationale attendent du prévenu qu’il réponde aux témoignages accablants qui l’accusent d’être à la base de la création d’une vingtaine de sociétés incriminées dans l’affaire en cours et créées dans les domaines aéroportuaire, portuaire, financier, immobilier et automobile et dont « la plupart sont logées dans des paradis fiscaux ».
 
Au final, la partie civile attestera que dans cette affaire de boycott, le dessein est clair. « Si, au départ, le prévenu Karim  Wade comme il le prétend, était convaincu que « le verdict est déjà écrit », pourquoi il aura attendu plus de cinq mois pour boycotter l’audience ? Certainement il s’est rendu compte que l’on ne peut sécher la mer avec des éponges ». Avant de boucler la boucle en indiquant que « la vérité est la fille du temps et elle finira par éclater au grand jour et le droit dit ».

Sudonline

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