Politique

Réaction de clédor Ly avocat de la défense après les plaidoiries de la partie civile : «C’est le bras arme du pouvoir... Pour exécuter un ancien président la république et sa famille»

«Aujourd’hui, ceux qui ont assisté au débat ont bien compris. Chacun s’adosse sur d’autres. La plus part des plaidoiries renvoient aux réquisitions du ministère public pour apporter des preuves. Ensuite, c’est des éloges mutuels, puis des injures à l’endroit des avocats de la défense et du public. Cela est dégradant et c’est triste pour la justice. Je pense que la justice est loin d’être honorée.
 
Nous, dès le départ, nous avons eu à expliquer qu’il ne s’agissait pas d’un procès qui s’organisait, mais qu’il s’agissait d’exécution d’une personne, Karim Wade. Vous avez tous pu voire et entendre aujourd’hui, que tous les avocats qui sont passés n’ont pas eu de réserves pour dire que Karim Wade n’apparait nulle part. Comme preuves, ils disent qu’il est difficile de prouver qu’il est impliqué et que c’est de la dissimilation. Va-t-on condamner quelqu’un pour cela, sur des déclarations pareilles? Nous avons, dés le départ, dit que les tenants du pouvoir poursuivent Karim Wade pour des raisons subjectives et pour l’empêcher d’être un challenger. Vous allez entendre le ministère public et vous verrez dans ses réquisitions d’où il va atterrir. Ce sera essayer d’empêcher que Karim Wade puisse se présenter aux élections.
 
Je tiens à préciser que je suis venu en tant que simple citoyen et non comme avocat de Karim Wade. Aujourd’hui, ce qui m’a intéressé c’est ce que l’on pouvait encore apporter dans ce procès. Donc c’était pour écouter les avocats de l’Etat, qui n’avaient pas leur place ici, mais a qui on a donné la parole, pour savoir ce qu’ils allaient nous servir comme plat. J’ai été déçu.
 
Mais il y a quelque chose qui est passé inaperçu. J’ai compris que ce n’est pas seulement Karim Wade qui est préoccupé. Son père est également visé. Parce qu’il m’a semblé entendre qu’on a demandé qu’on confisque la maison familiale de Kébémer, tout comme la maison du président à Touba. Donc, en vérité, on veut ruiner un ancien président de la République.
 
Si cela n’est pas de la vengeance personnelle, c’est quoi alors? Si ce n’est pas qu’on poursuit un objectif qui est d’humilier quelqu’un avec lequel on a eu un passé, si ce n’est utiliser la justice comme un bras armé. Je prends mes responsabilités. Ce qu’il y a ici ce n’est pas de la justice. Ce qu’il y a ici, cela n’a rien à voire avec un procès. C’est le bras armé du pouvoir qui est entrain d’être utiliser pour exécuter une ancien président la République et sa famille».

Sudonline

Première journée de plaidoiries : L’Etat réclame 200 milliards à Karim

La partie civile a ouvert les plaidoiries avec un procès de la mal gouvernance argumenté par Me Moussa Félix Sow. Il estime que Karim et Cie ont tissé une toile d’araignée dans divers secteurs et sollicite des dommages et intérêts.

La salle 4 est très tôt prise d’assaut par les spectateurs. L’on a dû patienter avant de voir l’étape des plaidoiries débuter, en l’absence de la défense qui a boycotté le procès. Mais en attendant, l’ennui technique prend à défaut le matériel de sonorisation. Les techniciens ont dû batailler ferme pour parvenir à rétablir le fil et permettre à l’auditoire d’entendre les reparties oratoires des avocats de la partie civile. L’on affine la méthodologie. Mafall Fall, Agent judiciaire de l’Etat (Aje) pose le débat. La suite propose un répertoire sélect de plaidoiries. L’agenda dévoilé : Moussa Félix Sow, un des avocats de l’Etat, rappelle le contexte et situe l’affaire Karim Wade dans la lutte contre la mal gouvernance et la corruption. Sur ce dossier d’enrichissement illicite présumé, Me Sow déroule les arguments devant justifier la condamnation de Karim Meïssa Wade et ses présumés complices. Me Sow ouvre avec de grosses pierres.

«Ce procès est celui de la mal gouvernance»
«Ce présent procès est celui de la mal gouvernance dans un pays en voie de développement, pour ne pas dire pauvre», introduit-il, soulignant que Karim Meïssa Wade en est «l’expression la plus achevée», même si les faits n’ont révélé que «la partie visible de l’iceberg». L’avocat se livre d’abord à un rappel : «Les faits ont été commis dans un contexte de patrimonialisation de l’Etat, où le chef de l’Etat devient le monarque et son fils le prince héritier devant lui succéder. Cette situation s’est accentuée particulièrement durant la période de 2000 à 2012.» Me Sow en vient ensuite aux sept prévenus poursuivis pour enrichissement illicite présumé, ou complicité présumée. Il constate : «Les débats ont démontré comment un groupe de personnes, qualifié par la Convention sur la criminalité transnationale ‘’d’organisation criminelle’’, s’est organisé, soit par actes simulés, soit par interposition de personnes pour arriver à chiffonner illégalement des secteurs clés de l’économie, en utilisant l’administration, en donnant une apparence de légalité doublée d’actes frauduleux.» Moussa Félix Sow en déduit que «le noyau dur constitué par Karim Meïssa Wade, Ibrahim Aboukhalil Bourgi dit Bibo, Karim Aboukhalil et Pape Mamadou Pouye, a tissé une toile d’araignée dans différents secteurs».
Après avoir listé les volets des comptes de Monaco, de Singapour, du foncier, de Dp world, entre autres, cet avocat de l’Etat déclare : «En dehors de la confiscation des biens déjà saisis, de l’amende conformément à l’article 30 du Code pénal, l’Etat du Sénégal sollicite des dommages et intérêts pour toute cause de préjudices confondus.» Me Sow évalue le préjudice à 200 milliards de FCfa.

lequotidien.sn

Sénégal: une stratégie de victimisation pour la défense de Karim Wade

A Dakar, ce lundi 16 février s’est tenu le premier jour des plaidoiries dans le procès de Karim Wade. Tous les avocats de la défense boycottent ces plaidoiries parce qu'ils estiment que la Cour de répression de l’enrichissement n'a rien d'impartial. Seuls les avocats de l'un des coaccusés, Mbaye Ndiaye, ancien directeur général des aéroports du Sénégal, sont présents et comptent plaider.

Un silence coupable, une stratégie de l'évitement et de la victimisation. Tour à tour, les avocats de l'Etat du Sénégal dénoncent l'attitude des grands absents du jour : Karim Wade et les avocats de la défense.

Pour maître William Bourdon, avocat de la partie civile, « Karim Wade adopte le même système de défense que les plus grands escrocs de la planète : crachas sur la justice, multiplication des incidents de procédure, dénis de la réalité alors que les preuves sont là, comme le nez au milieu de la figure ou comme deux et deux font quatre... Tout ça, ce n’est qu’une espèce de gigantesque comédie, de théâtralisation d’une posture qui s’appelle la posture de la victimisation pour, une fois le verdict prononcé, se poser comme un martyr artificiellement, vis-à-vis de l’opinion publique sénégalaise et mondiale. Personne ne sera dupe à Dakar comme ailleurs ».

Pour maître Simon Ndiaye, Karim Wade s'est emmuré dans le silence parce qu'il a vu que les preuves étaient accablantes : « Aujourd’hui, nous avons démontré que Karim Wade était au cœur de tout ce qui se faisait. C’était lui le cerveau qui avait les informations privilégiées et précises, qui utilisait ses amis comme une toile d’araignée pour pouvoir envahir tous les secteurs de la vie économique du Sénégal. »

Avec tous ces milliards, combien d'écoles, de poste de santé… « Combien de puits aurions-nous pu construire », s'exclame maître Souleye Fall. Si les uns parlent d'un concert frauduleux, les autres d’une association de malfaiteurs, tous dénoncent un crime économique. Ce procès n'est que la partie visible de l'iceberg, déclare pour sa part maître Moussa Félix Sow. L'ancien bâtonnier demande au nom de l'Etat du Sénégal, 200 milliards de FCFA soit environ 300 millions d'euros, de dommages et intérêts.

Une juridiction partiale pour les avocats de Karim Wade

Il est de fait rarissime dans un procès que les avocats de la défense boycottent les plaidoiries. Ils ont pris cette décision après l'expulsion par le président de la Cour de l'un d'entre eux.  « Nous avons constaté que nous n’étions pas devant une juridiction impartiale, explique Maître Demba Ciré Bathily à notre correspondante à Dakar, Carine Frenk, que la messe est déjà dite et que l’on est dans le cadre d’une parodie de justice et nous refusons de nous associer à une parodie de justice. Nous ne pouvons pas plaider devant une juridiction qui n’a aucun respect pour les droits de la défense, qui va jusqu’à expulser un avocat en violation de toutes les règles et qui, tout le long du débat, a montré une sorte de parti pris entre les avocats de la défense, le parquet et les avocats de la partie civile. Nous avons tenu autant que nous le pouvons, mais il y a eu des excès. Lorsque vous jouez un match de football et que chaque fois que vous avez la balle, l’arbitre tire un coup franc contre vous, chaque fois que vous regardez votre adversaire, il siffle un pénalty, je crois que vous n’avez rien à faire dans ce match. »

Ce mardi, les plaidoiries vont se poursuivre. Ce sera ensuite au tour du réquisitoire de l'accusation. Il est possible que les coaccusés s'expriment aussi, en l'absence de leurs avocats. Puis l'affaire sera vraisemblablement mise en délibéré.

Rfi

Interdiction des manifestations de l’opposition : Decroix et Cie condamnent les «tentatives de restriction des libertés»

Mamadou Diop Decroix et ses camarades condamnent «vigoureusement les tentatives du régime de Macky Sall de restreindre les libertés démocratiques consacrées par la Constitution».

Dans un communiqué, le Secrétariat permanent (Sp) d’And Jëf/Pads estime, en effet, que ces libertés sont le «fruit d’âpres» batailles menées durant des décennies par les forces politiques et sociales «au prix de très lourds sacrifices». Par conséquent, indique-t-on, «toute volonté de vouloir empêcher les citoyens d’exprimer leurs opinions sur la marche du pays ne saurait être acceptée». Le coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) invite d’ailleurs l’ensemble des forces démocratiques à «s’unir pour faire face à cette dictature rampante qui risque de mettre en péril les acquis démocratiques conquis de haute lutte». Le Secrétariat permanent réitère ainsi sa «solidarité agissante» à son leader et à Amadou Daff interpellés et détenus «arbitrairement» pendant 48 heures dans des conditions «inacceptables en violation des règles les plus élémentaires des droits humains». Decroix et Cie qualifient l’affaire Karim Wade de «procès de la honte» et de «farce judiciaire».

lequotidien.sn

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