Politique

DPG – Une matrice de suivi-évaluation pour jauger les réalisations : Le Premier ministre donne de la visibilité
Face aux bailleurs de fonds hier, le Premier ministre  Aminata Mimi Touré a décliné, avec l’apport de certains de ses ministres, les grands axes des objectifs qui lui ont été assignés par son chef. Un exercice facilité par la matrice de suivi-évaluation établie par son gouvernement.
 
La matrice de suivi-évaluation, élaborée par les services du ministère du Plan, permet de donner suffisamment de détails de l’action à mener, et d’orienter leur budgétisation et les moyens à y consacrer. Ce travail a semblé avoir pris de court les partenaires techniques et financiers. Ces derniers, notamment les représentants de la Banque mondiale et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), ont considéré que cet instrument d’évaluation est unique au monde et l’ont dit au chef du gouvernement.
 
Les bailleurs estiment qu’elle permet de donner une grande crédibilité à l’action des différents partenaires et de faciliter les différentes interventions ainsi que leur pertinence. Le représentant du Pnud a salué cette matrice et déclaré que les organisations internationales pourraient s’en inspirer et en « vendre » le modèle à d’autres pays d’Afrique ou d’ailleurs.
 
La Banque mondiale s’est engagée à appuyer la mise en œuvre des objectifs de la matrice de suivi-évaluation. Le Sénégal lui-même a été encouragé à reproduire ce modèle de suivi-évaluation au niveau des différents ministères.

Senegal-business

Macky sur les propositions de la Cnri : «Je déciderai après les Locales»

Sa réaction était très attendue sur les conclusions du rapport de la Commission présidée par le Pr Ahmadou Makhtar Mbow sur la réforme des institutions. Le Président Macky Sall a profité de sa rencontre avec les ressortissants sénégalais installés en Chine pour asséner ses vérités. Il prendra le temps d’étudier le rapport déposé par le Pr Mbow et après les élections locales, il en prendra ce qu’il jugera nécessaire. Pour l’heure, il considère que le temps n’est pas à la polémique.

Le Président Macky Sall s’est montré hier à Pékin, devant la communauté de ressortissants sénégalais installés en Chine, très agacé par la polémique qui a surgi, à la suite de la remise du rapport de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) présidée par le Pr Ahmadou Makhtar Mbow. Le chef de l’Etat ne comprend pas l’effusion des passions sur le travail réalisé par la Cnri et invite ses compatriotes au calme et à la retenue. Pour lui, la question est on ne peut plus simple : «J’ai mis en place par décret, une Commission chargée de réfléchir sur la réforme des institutions. La commande que j’ai faite m’a été remise, je l’examinerai, je l’étudierai et je prendrai ma décision.» Le Président Sall ne semble pas vouloir se presser : «Il n’y a pas de pression quelconque à faire, il n’y a pas de temps ou de délai à m’impartir, après les élections locales, je prendrai sur les conclusions de la Cnri ce qui est conforme à ma vision et aux intérêts du Sénégal.»
 
Ceux «qui réagissent devraient attendre que  je prenne connaissance des travaux»
Le Président Sall estime avec insistance que «les différentes personnes qui réagissent devraient attendre que  je prenne connaissance des travaux, que je finisse de les étudier et d’y prendre ce qu’il y a de meilleur pour le Sénégal». Alors, a-t-il poursuivi, «pourquoi s’époumoner, se passionner pour rien du tout ?» Le président de la République ne s’empêchera pas pour autant d’expliquer à ses compatriotes venus de Pékin, de Guangzou, de Siyu et de nombreuses autres provinces chinoises, qu’il veillera à ce que la stabilité du pays soit préservée. «Je veillerai à ne pas mettre en place un système politique qui menacerait cette stabilité. Nous avons des institutions qui fonctionnent, l’élection et la légitimité du président de la République ne souffrent d’aucune tache. L’élection a été transparente et sincère et le président de la République jouit d’une légitimité populaire absolue.» Macky Sall indique que pour cela, il a déjà donné assez de gages : «J’ai décidé moi-même de réduire de deux ans mon mandat, qui était prévu pour sept ans. Aucun chef d’Etat au monde n’a eu à faire cela !»
Macky Sall demande notamment à ses partisans et autres militants de son parti de garder leur calme : «Nous cherchons à renforcer la démocratie. Je demande à mes partisans de ne polémiquer avec personne et de ne critiquer qui que ce soit.» D’ailleurs, ajoute-t-il, «il sera des conclusions de la Cnri comme il en a été avec la Réforme sur l’Acte 3 de la décentralisation. Nous n’avons pas fait tout ce qui était prévu au départ, avec l’Acte 3 de la décentralisation. Nous avons tenu compte des avis et suggestions des uns et des autres. Il en sera aussi de même avec la réforme foncière. Encore une fois, il faut se calmer et mettre le pays au travail».
 
«Si nous n’y prenons garde, nous serons les derniers de la zone Uemoa et de la Cedeao»
Pour l’heure, le Président Sall voudrait mettre le cap sur les réalisations économiques. «Il faut que nous ayons plus d’ambition que de lutter éternellement contre la pauvreté. Nous devons pouvoir aspirer vers l’émergence et cela n’est possible que par le travail et non par le bavardage», plaide-t-il. Ce mauvais trait de ses compatriotes semble mettre le Président Macky Sall hors de lui quand il assène : «Si nous n’y prenons garde, nous serons les derniers de la zone Uemoa et de la Cedeao. La Côte d’Ivoire, qui sort d’une situation de guerre, réalise un taux de croissance de 10%, le Burkina Faso est à 7% de taux de croissance, ce que prévoit le Sénégal dans 10 ans. Je ne parle pas du Ghana ou d’autres pays, qui n’ont même pas de revenus pétroliers. Il nous faut travailler et arrêter le bavardage, mais il nous faut aussi de l’ordre et de la discipline.»
Macky Sall prend l’exemple de la Chine et demande à ses compatriotes qui y sont installés de s’inspirer du modèle chinois, «un modèle de sérieux, de discipline et d’ordre». Il insiste pour dire que «le travail est la panacée. Le Sénégal au moment de son indépendance, était dans la même situation que la Corée du Sud par exemple. Voyez-vous à quel niveau se trouve ce pays maintenant grâce au travail ?  Au Sénégal on cherche à se faire exonérer de tout. Si les impôts ne sont pas payés et les taxes douanières recouvrées, avec quoi va-t-on réaliser les investissements ? Nous irons la semaine prochaine devant le Groupe consultatif pour chercher des financements, mais l’essentiel devra être fait par nous-mêmes. Personne ne développera notre pays à notre place !»
 
lequotidien.sn

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