Politique

Réaménagement du nouveau bureau de l’assemblée nationale : Macky fait sauter trois députés

C’est fait ! Le changement dans la constitution du nouveau bureau de l’Assemblée nationale promis par président, lors de sa rencontre avec les parlementaires de la majorité, est depuis hier, effectif. Même si le mouvement n’est pas d’une grande ampleur dans la mesure où la plupart des députés sont maintenus à leur poste comme c’est le cas pour le président sortant de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse et certains de ses vice-présidents, la nouvelle équipe comporte néanmoins quelques départs et arrivées mais aussi des changements de postes.
 
Parmi les déchus, on peut citer notamment Aimé Assine et Aminata Guèye (qui devient toutefois secrétaire élue) pour les postes de vice-présidents;  Samba Diouldé Thiam et Samba Demba Ndiaye déchargés de leur fonction de secrétaire élus.

Les heureux élus de cette nouvelle équipe pour les postes de vice-présidents sont les députés Abdoulaye Makhtar Diop et Ndèye Lucie Cissé. Ils remplacent respectivement Aimé Assine et Aminata Guèye, tous deux de l’Apr, comme 7e et 8e vice-président de l’Assemblée nationale après l’adoption de la liste de la majorité.

À travers ce réaménagement apporté à la liste des vice-présidents, on peut sans risque de se tromper dire que le président cherche non seulement à maintenir son influence sur l’Alliance des forces de progrès dont est membre le député Ndèye Lucie Cissémais veut aussi enrôler toute la communauté Léboue dont Abdoulaye Makhtar Diop est le chef. Du coté des secrétaires élus, c’est Aminata Guèye et Yaye Awa Diagne qui occupait le poste du 8e vice-président dans le bureau précédent qui sont élues. Toutes les deux sont des députées de l’Apr.  

QUATRIEME BUREAU DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : La parité intégrale respectée

Contrairement aux autres bureaux de l’Assemblée nationale, celui qui a été  élu hier, mardi 13 octobre, pour l’année 2015-2016 a respecté la parité intégrale au niveau de tous les postes. Pour les 8 places de vice-présidents, 4 ont été retenu de part et d’autre, tout comme pour les 6 secrétaires élus, où il y a 3 femmes et 3 hommes.

Le quatrième bureau de l’Assemblée nationale du Sénégal a été mis sur pied hier, mardi 13 octobre, lors de la session ordinaire unique. Pour l’exercice de l’année 2015-2016, le bureau nouvellement élu respecte à la lettre la parité, tel que stipulé par le règlement intérieur de la douzième législature. Ainsi donc, aux postes de vice-président au nombre de 8, l’Assemblée à choisi 4 femmes et 4 hommes. A ce niveau, pas de changement dans la mesure où le dernier bureau comptait autant de femmes vice-présidentes que d’hommes.

Cependant, le grand changement a été opéré au niveau des secrétaires élus. En effet, sur une liste de 6 secrétaires élus, le bureau de l’année dernière ne comptait qu’une seule femme, à savoir Mously Diakhaté. Pour ce quatrième bureau, elles sont au nombre de 3, avec notamment les arrivées de l’ancienne vice-présidente, Yaye Awa Diagne, et d’Aminata Guèye, qui a rejoint pour la première fois le bureau de l’Assemblée nationale.

ASSEMBLÉE - Alliance Pds, Rewmi, Bokk gis-gis, Ucs,...: L’opposition fait bloc - Le groupe de Fada : «Idy, Pape Diop, Baldé,... ont choisi leur camp»

Les partis de Wade, de Idrissa Seck, de Decroix, de Pape Diop, de Abdoulaye Baldé et de Cheikh Bamba Dièye comptent constituer un grand groupe parlementaire demain. Ils ont retenu de ne pas changer l’appellation groupe des Libéraux et démocrates et d’avoir comme présidente Aïda Mbodj et un député de Rewmi comme vice-président. Le divorce avec Fada et Cie est consommé.

A 24 heures du renouvellement du Bureau de l’Assemblée nationale, l’opposition est d’attaque. Le Pds, Rewmi, Bokk gis gis, Aj /Pads, Ucs, Fsd/Bj, réunis en cadre de concertation de l’opposition, hier au siège du parti de Pape Diop, ont décidé de mettre sur pied un grand groupe parlementaire de l’opposition au sein de l’Hémi­cycle. Thierno Bocoum et Déthié Fall (Rewmi), Oumar Sarr et Woré Sarr (Pds), Mamadou Diop Decroix (Aj-Pads) étaient les plénipotentiaires de leurs partis. Leur objectif est de «prendre en charge  de manière sérieuse et rigoureuse, les préoccupations des populations», explique Déthié Fall de Rewmi. Et selon le vice-président du parti de Idrissa Seck, le «groupe va être dirigé par un membre du Parti démocratique sénégalais et le vice-président sera issu de leur parti selon les accords». Le coordonnateur du Pds d’aller plus loin : «Nous avons proposé comme Président du groupe parlementaire notre sœur Aïda Mbodji.» Oumar Sarr précise que ce groupe n’aura pas un nouveau nom. «Le groupe des Libéraux et démocrates existe déjà. Nous allons, avec l’ensemble des partis de l’opposition, nous inscrire dans ce groupe», ajoute-t-il. Le camp de Modou Diagne Fada va-t-il disputer la paternité du groupe qu’il dirige ? Oumar Sarr et ses hommes semblent déjà assurés d’avoir leur groupe sans obstacle. «Au niveau du groupe initial du Pds, il y avait 12 membres. Notre objectif est que 10 membres sur les 12 soient au moins dans le groupe renforcé. Aujourd’hui, nous avons au moins l’accord de 9 personnes sur les 12 », dit-il, se gardant de donner pour les noms de ces 9 députés.

Frte et Frtpe : L’opposition nostalgique de 2000

Au-delà de cette coalition parlementaire, Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Mamadou Diop Decroix, Abdoulaye Baldé, Pape Diop et Cheikh Bamba Dièye ont également mis sur pied le Front pour la régularité et la transparence du processus électoral (Frtpe). Nostalgiques du Frte de 2000 (Front pour la régularité et la transparence des élections), regroupant 18 partis d’opposition, dont ceux de 5 candidats, et qui s’était distingué dans l’affaire des cartes d’Israël et la fiabilité du fichier électoral ! Il s’agira pour ce Frtpe, entre autres revendications en direction des élections, de récuser le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, d’amener le Président Macky Sall à «respecter sa parole» en organisant la Présidentielle en 2017.

Frte et Frtpe : L’opposition nostalgique de 2000

Au-delà de cette coalition parlementaire, Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Mamadou Diop Decroix, Abdoulaye Baldé, Pape Diop et Cheikh Bamba Dièye ont également mis sur pied le Front pour la régularité et la transparence du processus électoral (Frtpe). Nostalgiques du Frte de 2000 (Front pour la régularité et la transparence des élections), regroupant 18 partis d’opposition, dont ceux de 5 candidats, et qui s’était distingué dans l’affaire des cartes d’Israël et la fiabilité du fichier électoral ! Il s’agira pour ce Frtpe, entre autres revendications en direction des élections, de récuser le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, d’amener le Président Macky Sall à «respecter sa parole» en organisant la Présidentielle en 2017.

Le Quotidien.sn

Amadou Keita, docteur en science politique, sur les candidatures plurielles du FPDR a la présidentielle de 2017 : «Wade n’a pas été bien inspire dans le choix de Karim»

Suite à l’annonce de la candidature du maire de Ziguinchor à la prochaine présidentielle, nous avons donné la parole au docteur en science politique, Amadou Keita dit Kao. Ce dernier, nous explique ici, les enjeux qui entourent le recours, par le Front patriotique pour la défense de la république (Fpdr), à une candidature plurielle pour la présidentielle de 2017.
 
Le Fpdr a annoncé une candidature plurielle pour la présidentielle de 2017. Quel sens faut-il donner à cette nouvelle donne?  
 
Cette candidature plurielle montre que la question de l’unité de l’opposition est difficile à mettre en pratique dans les coalitions partisanes en mal de leadership. Abdoulaye Wade a incarné l’opposition du temps de Senghor et de Diouf mais aussi le leader de l’opposition jusqu’en 2000. Cette séquence (2000) est la fin du cycle de l’opposition unie et le début du cycle des candidatures plurielles de l’opposition. Le Benno siggil Sénégal  entre 2010 et 2011 n’a pas pu trouver une solution à la candidature unique en perspective de 2012 et, la suite, c’est la multiplicité.
 
Est-ce l’alternative à un éventuel rejet de la candidature de de  Karim pour raison d’emprisonnement ?
 
Je ne peux raisonner en termes d’alternative. Abdoulaye Wade n’a pas été bien inspiré dans le choix de Karim Wade. La volonté de Wade est d’attirer l’opinion internationale sur le cas d’un prisonnier soi-disant politique.  La politique a une dimension incertaine qu’il faut prendre en compte. La première  incertitude est celle de l’emprisonnement du candidat Karim Wade malgré le soutien politique du  Fpdr. La  logique frontiste, de lutte politique a été un échec quand on sait que Karim n’a pas été libéré. La deuxième incertitude est celle de la date de l’élection présidentielle et du leader de la coalition (Fpdr) en vue des échéances électorales (présidentielle et législative). Entre autres éléments qu’il faut mettre dans la corbeille de la candidature plurielle, c’est l’absence de leadership fort au sein du Fpdr. En effet, ni Omar Sarr, ni Mamadou Diop Decroix n’ont la légitimité d’Abdoulaye Wade pour mener à bon navire politique en perspective des élections.
 
Peut-on y voir une cassure entre le Pds et ses alliés du fait de ce que d’aucuns appelleraient  la candidature «hasardeuse» de Karim Wade ?
 
Il n’yaura pas de fissure entre le Parti démocratique Sénégalais (Pds) et ses allies même si des départs ne sont pas à exclure au sein du Fpdr. La proposition de la candidature de Karim Wade, hasardeuse ou pas, a été celle du jeu d’Abdoulaye Wade qui oublie qu’il n’est plus maitre du jeu (politique). C’est une nouvelle temporalité politique qui porte la marque de fabrique des logiques plurielles de candidatures, des espaces de concurrence et d’opposition au sein des coalitions et des partis politiques.  Ces logiques plurielles structurent l’opposition post alternance. Avec Wade, c’est la fin d’un cycle d’opposition. On assiste à un cycle d’opposition plurale, marqué par des identités politiques individualisées au sein des coalitions (le cas Fpdr), même dans le Benno bokk yaakar et une diversion de l’opposition.

Comparution du juge belge auteur du mandat d’arrêt international contre Hissein Habre : Daniel FRANSEN confirme la commission d’enquête

Pour sa déposition, le juge d’instruction belge à l’origine du mandat d’arrêt international contre Hissein Habré en 2005, Daniel Fransen, était à la barre de la Chambre africaine extraordinaire d’assises, hier jeudi 17 septembre. Rapportant des témoignages de supposées victimes, il a fait état d’indices qui chargent Hissein Habré.  
 
Dans sa déposition à la barre, le juge belge à l’origine du mandat d’arrêt international contre Hissein Habré en 2005, Daniel Fransein, à l’image du rapport de la Commission d’enquête sur les détournements et crimes d’Hissein Habré, a rapporté des témoignages qui attesteraient l’implication d’Hissein Habré dans les crimes commis au Tchad pendant son magistère. Le témoin, restituant les propos d’une victime, a soutenu qu’Hissein Habré se présentait souvent à la Direction de la documentation et de la sécurité (Dds) pour interroger des détenus. Daniel Fransein indique, par ailleurs, que des expertises de médecins légistes faites sur des témoins ont confirmé l’usage de techniques «tortionnaires» telles que «l’arbatachar».
 
Toujours selon Daniel Fransein, les plaintes déposées en Belgique visaient plus Hissein Habré que d’autres autorités de son régime. Répondant aux questions de l’avocate des victimes, Jacqueline Moudeina, le juge d’instruction a estimé que les tortures, la mauvaise alimentation, le manque de soins étaient à l’origine des nombreux décès des détenus.
 
D’autre part, affirme Daniel Fransen, Hissein Habré était souvent avec ses hommes dans les lieux de combats en période de guerre. Evoquant sa visite à Ndjamena, suite aux dépôts de plaintes en Belgique, Daniel Fransen a qualifié de «nombreux» les centres de détention érigés au Tchad pendant le règne d’Hissein Habré. Par rapport toujours aux témoignages des victimes évoqués par le juge belge, l’ancien président tchadien dirigeait souvent les tortures. A l’origine du mandat d’arrêt international lancé contre Hissein Habré en 2005, Daniel Fransein a estimé avoir eu des indices suffisants contre Hissein Habré. Mieux, trouve-t-il, il n’est pas le premier juge à avoir retenu une charge contre Hissein Habré.
 
Assurant la défense d’Hissein Habré, les avocats commis d’office se sont mis à récuser les témoignages tenant Hissein Habré pour responsable des sévices supposés commis par les agents de la Dds. Abdou Gningue a évoqué l’audition de l’ancien coordonateur de la Dds, Mahamtat Djibrine dit El Djonto disant qu’il a été affecté a ce centre de détention par un détachement du ministre de l’Intérieur.
 
S’adressant au juge belge Daniel Fransen, Me Mbaye Sène a demandé si, à défaut d’une expertise médicale, les témoignages d’un supposé ancien prisonnier peuvent prouver que des restes humains trouvés dans un cimentière étaient ceux d’anciens détenus politiques. Selon Mbaye Sène, le fait que le témoin trouve impressionnant le nombre de centres de détention à Ndjamena est injustifié car des pays européens comme la Suisse en ont plus.
 
Mounir Ballal, quant à lui, s’est intéressé à l’absence de médecin légiste dans l’équipe du juge belge partie au Tchad pour la commission rogatoire. Cette absence est due, répond Daniel Fransen, au fait qu’un médecin légiste n’était pas nécessaire surtout qu’il fallait au préalable exhumer les corps. Revenant sur la visite du juge belge au Tchad, l’avocat commis d’office a voulu avoir plus d’information sur leur passage à la Direction de la documentation et de la sécurité.
 
Pour rappel, des poursuites contre Hissein Habré ont été engagées en Belgique, en application de la loi dite de compétence universelle. Ainsi un mandat d’arrêt international, assorti d’une demande d’arrestation immédiate, délivré par la justice belge le 19 septembre 2005, est transmis aux autorités sénégalaises.  Hissein Habré est arrêté le 15 novembre et placé en garde à vue. Il est libéré quelques jours après, la justice sénégalaise s’étant déclarée incompétente pour le juger. L’affaire est ainsi portée à l’Union africaine qui, avec le Sénégal, décide de la création des Chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises chargées de connaitre des allégations de crimes commis au Tchad sous le règne d’Hissein Habré.

AUDITION DES TEMOINS DU PROCES D’HISSEIN HABRE : Le chamboulement du calendrier fâche la défense
 
Les changements dans l’ordre de passage des témoins du procès d’Hissein Habré ne plaisent pas aux avocats commis d’office. Hier, jeudi 17 septembre à l’interrogatoire du juge belge et auteur du mandat d’arrêt international contre Hissein Habré en 2005 Daniel Fransen, Me Abdou Gningue a interpellé le président de la Chambre africaine d’assises, Gberdao Gustave Kam sur les motifs de la non comparution de l’ex-agent de la Direction de la documentation et de la sécurité (Dds), Bandjim Bandoum. Gberdao Gustave Kam de répondre que l’ancien agent de la Dds n’a pu regagner Dakar à temps faute d’un visa d’entrée au Sénégal.
 
Et Mounir Ballal de demander ainsi au président de la Chambre africaine extraordinaire d’assise de rappeler à chaque fin d’audience, le prochain témoin appelé à comparaitre. Une requête approuvée par le juge Gberdao Gustave Kam qui annonce par ailleurs que Bandjim Bandoum est arrivé dans la capitale sénégalaise. Cependant à la fin de l’audience, après que le Procureur général a notifié aux différentes parties que le témoin de ce jour, vendredi 18 septembre, est l’analyste sur le taux de mortalité dans les centres de détentions, Patrick Ball, Mounir Ballal s’est insurgé de nouveau contre les changements de calendrier qui repoussent le passage de l’ancien agent à la Dds, Bandjim Bandoum.
 
Le Procureur général, Mbacké Fall, a rappelé ainsi que le calendrier des audiences est prévisionnel et souvent les modifications sont dues à l’arrivée tardive des témoins dans la capitale sénégalaise. Pour rappel, l’ancien agent de la Dds, Bandjim Bandoum fait parti de la liste des témoins retenus dans le procès de l’ancien président tchadien, Hissein Habré.  Actuellement, il vie en France. La Dds est parmi les centres de détention les plus incriminés dans les exactions supposés commis par le régime d’Hissein Habré. Plusieurs témoins ont rapporté avoir été victimes de sévices dans ce lieu.

Sudonline

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