Politique

Désenclavement, services de base, prix du kilo d’arachide… : Macky «instruit» Dionne et Cie

Le désenclavement intérieur du Sénégal, l’accès aux services sociaux de base ainsi que la campagne de commercialisation arachidière 2014 ont été les principales préoccupations du chef de l’Etat au cours du dernier Conseil des ministères tenu avant-hier, mercredi 10 décembre. Devant l’attelage gouvernemental dirigé par Mahammad Dionne, Macky Sall a édicté moult directives pour arriver aux objectifs qu’il s’est assigné, dans son optique de développement économique et social du Sénégal.
 
Abordant ainsi  le point de sa communication portant sur le désenclavement intérieur auquel il accorde une « importance capitale », note le communiqué du Conseil des ministres, Macky Sall a demandé au Gouvernement de veiller à « la mise en œuvre  parfaite de la politique de désenclavement permettant la valorisation optimale des ressources et potentialités des territoires et l’amélioration du cadre de vie et des conditions d’existence des populations».
 
Dans cette perspective, note le texte en question, le chef de l’Etat a exhorté l’équipe de Mahammad Dionne à assurer l’exécution correcte du  programme prioritaire de réalisation de pistes rurales. Un programme qui revêt une « dimension stratégique » dans le processus de développement durable du Sénégal. Dans la même perspective, Macky Sall a instruit l’équipe gouvernementale, au cours de la réunion de mercredi, à procéder au désenclavement des îles du Saloum et de la Basse Casamance. D’ailleurs, dans ce cadre, le texte officiel note que le Chef de l’Etat a vivement salué l’arrivée des navires « Aguène » et « Diambogne », acquis par l’Etat, et qui contribueront, de façon « significative », au désenclavement de la Casamance.
 
Se prononçant par ailleurs sur la problématique de l’accès aux services de base et aux réseaux nationaux de communication et de télécommunication. Macky Sall a demandé au Gouvernement de «renforcer l’installation des services publics sur tout le territoire national, en particulier dans les zones transfrontalières en vue d’assurer, à toutes nos populations », de telles possibilités.
 
Dans ce cadre, le président de la République s’est prononcé sur le fonctionnement des structures sanitaires, en « magnifiant la diligence avec laquelle le Gouvernement a finalisé le processus d’acquisition des ambulances, qui illustre la volonté de l’Etat d’améliorer l’équipement des structures de santé afin de faciliter l’évacuation des malades, surtout les femmes en travail ». A ce sujet, note le communiqué du conseil des ministres, Macky Sall a réitéré ses instructions relatives au fonctionnement adéquat des services d’urgence au niveau des établissements hospitaliers et indiqué la « haute priorité » qu’il accorde à la finalisation des travaux de rénovation, d’extension ou de modernisation de certaines  structures de santé. Notamment, la clinique gynécologique de l’hôpital Aristide Le Dantec, l’hôpital pour Enfants de Diamniadio, le Centre d’excellence de la mère et de l’enfant prévu dans l’enceinte de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) sur financement de la Banque Mondiale, l’hôpital « Dalal Jamm » ainsi que celui de Fatick et celui dit de la Paix de Ziguinchor.
 
Abordant enfin le point de la campagne de commercialisation arachidière, le président de la République a confirmé le prix d’achat aux producteurs pour le montant de 200 francs CFA le kilogramme pour la présente campagne. A ce niveau, il a également demandé à l’équipe du Pm Dionne de « prendre les dispositions appropriées en vue d’accompagner l’ensemble des acteurs pour la réussite de la campagne, notamment par la mise en place d’un crédit de commercialisation ».

Bisbilles et contre-déclarations du camp présidentiel sur Arcelor et pétro-Tim : Fissure de la majorité, gain pour... Wade

L’attitude adoptée par certains membres  de la majorité consistant à demander au gouvernement à fournir des éléments de preuve à propos des affaires Arcelor Mittal et Pétro Tim n’en a pas fini de secouer la mouvance présidentielle et d’y semer un trouble profond. Entre positions divergentes, contradictions et contre-déclarations, la coalition de Macky Sall se retrouve ainsi en pleine ébullition. Suffisant pour que des analystes (comme le politologue Yoro Dia et l’enseignant à l’Ucad Alioune Badara Diop) en concluent en dernière analyse que Me Wade est le principal bénéficiaire de ce mélimélo au sein de la majorité.
 
La confusion est-elle en train de gagner les alliés de la majorité présidentielle? En tout cas, depuis la position exprimée par la conférence des leaders de Benno siggil sénégal (Bss) demandant au gouvernement de donner des preuves sur les accusations de Wade relativement à l’affaire Arcelor Mittal et Pétro-tim, des déclarations et contre-déclarations des fois de responsables d’une même formation politique secouent la majorité présidentielle. Ainsi en est-il du député Zator  Mbaye, de l’Alliance des forces du progrès (Afp) qui dément la position exprimée par son camarade de parti Mbaye Dione, sur les ondes de la Rfm.  Par contre, Abdoulaye Wilane, porte-parole adjoint du Parti socialiste qui avait demandé des preuves au gouvernement revient pour repréciser qu’il s’agit d’une position personnelle.  Une situation qui a fini par installer un climat de doute entre le parti présidentiel et ses alliés soupçonnés de ne pas jouer leur rôle.
 
“Ce qui se passe est la preuve que la majorité présidentielle est comme une auberge espagnole. Dans une coalition, les alliés doivent parler d’une même voix. Il ya beaucoup de partis qui soutiennent le président de la République mais le bloc homogène n’est pas encore là. Le Président ne tient pas encore sa majorité”, précise pour sa part Yoro Dia, journaliste et analyste politique. Selon lui, les alliés de Macky se sont écartés de leur rôle en demandant au gouvernement de donner des preuves. “ Sur l’affaire Arcelor Mittal, le gouvernement a donné des explications suffisamment  techniques et claires. La posture des alliés aurait dû être de défendre et de relayer la position officielle du gouvernement “. Yoro dira par suite : “l’interpellation du gouvernement est du ressort de l’opposition. C’est l’opposition qui doit être dans le registre de l’opposition. Nous sommes en face d’une bizarrerie à partir du moment où les alliés se mettent à interpeller le gouvernement”. Et d’indiquer:  “en pareil cas, les alliés doivent mener des discussions internes pour traiter les contradictions, dégager la position de la majorité à expliquer au niveau de l’opinion publique”.
 
Toutefois, pour l’enseignant en science politique à la Faculté de droit à l’université de Dakar, Alioune Badara Diop, la possibilité des alliés de la majorité d’interpeller le gouvernement est une question de choix. “ Dans les coalitions, vous avez des formations politiques qui ont connaissance de ce qu’on attend d’eux, en tant que partis, et qui sont interpellées par les citoyens ou la société civile. Est-ce qu’il faut ignorer les régles de transparence  pour des questions de survie politique? Où est-ce qu’il faut prendre date pour dénoncer cette “opacité” dans la gestion des deniers publics?” se demande l’enseignant en science politique. Et de répondre:“ la plupart des partis étaient écartelées entre cette alternative, c’est-à-dire  entre rester fidèle en fermant les yeux ou choisir l’option d’interpeller directement les autorités pour qu’elles rendent compte”.  Toujours est-il, selon M. Diop, que “ la position des partis alliés qui demandent des preuves au gouvernement est louable”. Ils vont, a-t-il dit, “ dénoncer, quitte à être exclus de la coalition”. Toujours est-il que  cette affaire est une occasion de rebondissement pour bon nombre de leaders. Dans la foulée, l’enseignant dira: “Les leaders des partis (Afp, Ps) ont leur avenir derrière eux. Il y a des jeunes loups ayant leur avenir devant eux qui se positionnent pour exiger la tranparence. Comme ils sont sûrs de la reconfiguration ou de la redistribution des cartes, c’est pour eux une occasion en or de sortir de l’anonymat , de dénoncer et de se repositionner”.
 
WADE A SEMÉ LE TROUBLE DANS LE CAMP PRÉSIDENTIEL
 
Pour l’analyste politique Yoro Dia, l’interpellation du gouvernement par Benno siggil senegal ne fait que renforcer Wade dans son bras de fer avec le pouvoir. “Quand Benno renforce Wade en interpellant le gouvernement à donner des preuves, il y a désordre.
 
L’interpellation du gouvernement  renforce la position de Wade”, informe-t-il. Dans la même veine, Alioune Badara Diop revient sur l’apport et le gain que tire Wade dans cette affaire. “ il est vrai que l’ancien Président Abdoulaye Wade a joué un rôle déterminant dans cette ébullition. Le fait qu’il a réussi à mettre la pression sur Macky Sall et obliger les alliés à prendre leurs distances, on peut sans risque de se tromper dire qu’il a eu, en quelque sorte, une victoire. Il a montré sa capacité de nuisance. On peut à postériori lui accorder le bénéfice d’avoir orchestré pour semer le “bordel” dans le camp présidentiel”, a-t-il conclu.

Traitement accorde aux anciens presidents de la republique : Diouf et wade «dominent» Sarko et Cie

La cellule de communication de la présidence de la République a levé un coin du voile sur le traitement accordé aux ex-Présidents sénégalais en procédant à la publication du décret portant sur la dotation «des anciens chefs d’Etat» du Sénégal. Dans ce document, il est apparu que les anciens présidents de la République au Sénégal perçoivent en guise d’indemnités 5 000 000 francs CFA chaque mois, soit 7622.450 euros. Cette somme est supérieure à ce qui est alloué à leurs homologues français. En réaction à la sortie de Me Wade qui, dans un entretien accordé à deux chaines de télévisions privées sénégalaises (Walf TV et 2STV), se disait désavantagé par rapport à son statut d’ancien chef de l’Etat, le service de presse de la présidence a donc décidé d’apporter la réplique au Pape du Sopi en diffusant notamment le décret numéro 2013-125 portant sur la dotation «des anciens chefs d’Etat» du Sénégal. Ce document a tout simplement permis de constater que les anciens chefs d’Etats sénégalais coûtent très cher au contribuable sénégalais ! Plus cher même qu’ailleurs. Notamment dans certains pays comme la France où les Etats Unis d’Amérique, pays pourtant beaucoup plus nantis que le Sénégal. En vérité, l’Etat sénégalais ne se contente pas de verser une généreuse retraite aux ex-Présidents. Il assure tout : logement, personnel, frais de déplacement, indemnité... En effet, une fois admis à faire valoir leur droit à la retraite, par la force des urnes comme ce fut le cas du président Abdou Diouf et de son successeur, Me Abdoulaye Wade, les anciens chefs d’Etat n’ont pas de souci à se faire sur le plan non seulement matériel mais aussi financier. Elevés au rang d’«ex» présidents de la République, les chefs d’Etats, nonobstant tous les privilèges que la République leur accordait quand ils étaient encore aux affaires, continuent d’être pris en charge par l’Etat qui leur assure un train de vie plus que confortable. Ainsi, en guise d’indemnité, ils reçoivent près de 5 000 000 francs CFA chaque mois, soit 7,622.450 euros. Cette somme est supérieure au montant accordé à leurs homologues français. En effet, pour leurs indemnités de retraite, les anciens présidents français perçoivent, outre le privilège matériel (Logement, personnel, frais de déplacement), privilèges dont bénéficient aussi les ex chefs d’Etats sénégalais, une somme de 6000 euros par mois, soit 3, 935,742 F Cfa. Cette somme est bien inférieure aux 5 000 000 francs CFA accordés aux deux anciens chefs d’Etat y ayant droits actuellement. A cela, il faut ajouter aussi l’octroi d’une assurance maladie étendue au conjoint, de deux véhicules, d’un téléphone fixe dont le crédit n’est toutefois pas précisé, d’un logement et du mobilier d’ameublement. Le document informe aussi qu’en cas de renoncement au logement affecté, tout ancien président de la République perçoit une indemnité compensatrice d’un montant mensuel net de 4 500 000 francs CFA. L’Etat du Sénégal prend également en charge à hauteur de 40 000 000 francs CFA, par an, le coût des billets d’avions de chaque ancien président de la République et de son (ses) conjoint(s). Loin de s’en tenir, le document souligne que l’Etat permet à tout ancien Chef de l’Etat qui décide de s’établir hors du Sénégal de s’attacher les services de quatre collaborateurs de son choix. «Ces derniers sont rémunérés dans les mêmes conditions que les personnels affectés dans les postes diplomatiques et consulaires du Sénégal». Il faut aussi noter qu’en plus de ces privilèges, l’Etat met gracieusement à la disposition de tout ancien président de la République un personnel. Celui-ci est composé de catégories suivantes : un aide de camp dont le grade n’est pas supérieur à celui de Commandant et qui remplit sa mission exclusivement à l’intérieur du territoire national ; des gendarmes pour assurer la protection du logement ; deux agents de sécurité pour assurer la protection de sa personne ; un agent du protocole ; deux assistantes ; un standardiste ; un cuisinier ; une lingère ; un jardinier et enfin deux chauffeurs.

Affaires petro Tim et Arcelor Mittal : La majorité présidentielle dans tous ses éclats

La polémique suscitée par les affaires Petro Tim et Arcelor Mittal continue encore d’alimenter le débat. Aujourd’hui, c’est la mouvance présidentielle qui se retrouve dans tous ses éclats, suite à la série de questionnements d’Abdoulaye Wade lors de son meeting tenue à la place de l’Obélisque, le 21 novembre dernier. En soulevant des zones d’ombres réelles ou supposées dans ces dossiers, le Pape du Sopi a au moins réussi à susciter une certaine … zizanie au sein de la majorité qui semble partir en vrille, tant les positions des uns et des autres s’entrechoquent.
 
Considérée à l’époque comme une simple stratégie politicienne du secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais, la série d’accusations de Me Wade, relativement aux affaires Petro Tim et Arcelor Mittal, installe de plus en plus le doute dans l’opinion sénégalaise et, de surcroit, dans la mouvance présidentielle elle-même. Deux semaines après cette sortie de Me Wade, les réactions continuent ainsi d’alimenter la place publique sénégalaise. Pas un seul jour ne passe sans qu’un avis concernant cette affaire ne soit rendu public dans la presse.
 
Pour rappel, l’ancien chef d’Etat sénégalais a vertement accusé devant une foule de militants rassemblée sur cette mythique place de la capitale sénégalaise, en l’occurrence la place de l’Obélisque, l’actuel Président Macky Sall de «s’être enrichi illégalement»dans l’affaire Arcelor Mittal, voire d’avoir fait perdre des milliards de francs Cfa à l’Etat du Sénégal. Poussant le bouchon plus loin, Me Wade s’était directement attaqué à la famille de Macky Sall en accusant celui-ci de s’être arrangé pour donner à son frère Aliou Sall 30 % des parts d’une société de recherche et d’exploitation de pétrole dans les blocs de Saint-Louis Offshore Profond et de Cayar Offshore Profond, en l’occurrence Petro Tim.
 
Les réactions avaient fusé de toutes parts, déclenchant une polémique qui continue encore de faire les choux gras de la presse. Muette sur la question au début, la mouvance présidentielle est aujourd’hui en train de se déchirer sur cette même question. En effet, on assiste de plus en plus à des prises de positions froides du côté des partis membres de la coalition au pouvoir, en l’occurrence Bennoo Bokk Yaakaar (Bby. Certains sont même allés jusqu’à adopter une position « extrême » vis-à-vis du gouvernement sur cette question en demandant la publication de tous les contrats miniers signés au Sénégal. Il s’agit du Front pour le socialisme et la démocratie/Bennoo Jubël- (Fsd/Bj) de Cheikh Bamba Dièye et de la coalition Bennoo Siggil Senegaal (Bss). Membres de la mouvance présidentielle, ces deux entités politiques ont plus que surpris l’opinion, à travers leur sortie sur ce dossier.
 
FSD/BJ ET DE BENNOO SIGGIL SENEGAL EXIGENT LA LUMIERE SUR CES DOSSIERS
 
Le premier à réagir parmi les «amis» du président Macky sur cette question est en fait Cheikh Bamba Dièye, secrétaire général du Fsd/Bj. Dans un communiqué diffusé par nos collègues du site d’information, «ndarndar.com», Cheikh Bamba Dièye et ses amis interpellent en ces termes le chef de l’Etat. «En ces moments de doute, il ne sert à rien de noyer le poisson avec des menaces de poursuites judiciaires contre Wade. Il s’agit juste de sortir les contrats et accords incriminés et les vrais pour que le pays entier soit édifié». Et le communiqué.de renchérir : «L’Etat agissant au nom et pour le compte du citoyen est dans l’obligation d’éclairer notre lanterne. Ne pas le faire maintenant est suicidaire pour un régime et un Président qui avait fait de la transparence et de la gestion vertueuse son crédo».
 
La semaine dernière, c’était au tour des alliés du président de l’Assemblée nationale dans Bennoo Siggil Senegaal (Bss) d’emboucher la même trompette. Lors d’une conférence de presse tenue dans les locaux de l’Afp, la conférence des leaders de cette coalition, également membre de Bby, est allée plus loin en invitant les autorités en place à «prendre très au sérieux les interpellations» de l’ancien président de la République. Ils demandaient même à Macky Sall de fournir les documents de preuves concernant les dossiers Arcelor Mittal et Petro-Tim. «Nous invitons le gouvernement à donner toutes les informations dont il dispose pour clarifier et informer sur cette affaire. Ce n’est pas bien de voguer en permanence dans la nébuleuse, il est bon qu’on clarifie et que chacun fonde son opinion sur des faits concrets».
 
Que dire par ailleurs de la Ligue démocratique et de son secrétaire général Mamadou Ndoye qui réitéraient, avant-hier seulement lors de son passage à Touba, leur crédo à la transparence dans la gestion des affaires publiques comme à la reddition des comptes. Sur l’affaire ayant opposé le Président Macky Sall et le Président Abdoulaye Wade relatives aux dossiers Petro Tim et Arcelor Mittal, le patron des « Jallarbistes » avait tenu à déclarer : « nous  sommes pour la transparence et la reddition des comptes. Cela signifie que sur tout problème où le gouvernement  a le devoir de rendre compte, il doit être transparent et rendre compte ».
 
LE PS ET CAR LENEEN TEMPERENT LEUR POSITION
 
A la différence de ces formations politiques de la mouvance présidentielle qui ont affiché clairement leur position vis-à-vis du gouvernement, concernant ces dossiers (Petro Tim & Arcelor Mittal), d’autres par contre ont préféré jouer au clair-obscur en maintenant un flou général sur leur position. C’est le cas du Parti socialiste (Ps) et la formation d’Amsatou Sow Sidibé, Car Leneen. Interpelé sur la question, le secrétaire général du Parti socialiste Ousmane Tanor Dieng s’est contenté tout simplement de livrer un discours sur le rapport «pouvoir-opposition». « Ma position est simple. Dans une démocratie, il y a l’opposition et le pouvoir. Ceux qui détiennent le pouvoir doivent l’exercer et ceux qui sont dans l’opposition doivent s’opposer librement. Le plus important simplement, c’est que l’Etat de droit soit respecté. Chacun reste dans son rôle dans le cadre des lois et régalements du pays. Je crois que c’est ça le plus important. Si des critiques sont faites de manière générale au pouvoir, le pouvoir a les moyens, les canaux, les preuves pour répondre et ça, c’est le jeu démocratique. Je pense que de ce point de vue, il n’y a rien d’anormal ». Et d’ajouter que «il n’y a rien de répréhensible. Il faut que chacun ait conscience de ses devoirs et responsabilités parce qu’une démocratie a besoin d’un pouvoir qui exerce ses responsabilités et d’autre part d’une opposition qui fait prévaloir ses droits ». La formation d’Amsatou Sow Sidibé s’est elle tout simplement contentée d’une déclaration dans laquelle son directoire appelait « à l’apaisement, à la sérénité et à la retenue».
 
L’APR DENONCE LA POSTURE DE SES ALLIES
 
A la suite de ces prises de positions aux allures de franche démarcation, la réaction du parti au pouvoir qui vient de fêter ses six années d’existence, ne s’est pas fait attendre. En déplacement à Ziguinchor, au cours du week-end écoulé, le ministre Directeur de cabinet politique du président de la République, Mahmout Saleh est entré dans la danse en invitant de son côté les alliés du chef de l’Etat à plus de retenue. Car a-t-il dit, «On ne doute pas de son ami». Le ministre conseiller est même allé jusqu’à qualifier l’attitude de ces alliés du Président de « cécité » ou de « surdité subite ». Au final, il les a invités à plus de retenue et plus  de sérénité  « s’ils estiment devoir encore être  dans le dispositif politique qui l’accompagne ». Avant de leur déconseiller d’ailleurs de s’engouffrer dans des tentatives de déstabilisation et de déconcentration, toutes choses qui, selon lui, sont le fait de l’opposition.
 
A sa suite, le Comité des Intellectuels républicains pour le suivi des engagements et de la massification de l’alliance pour la république (Cirsem), proche du pouvoir, a qualifié cette sortie de Bss et cie d’«engagement non partisan des alliés» De Macky Sall. Cela, «en dépit des réponses officielles claires et précises déjà apportées». Le Cirsem avait fini par exhorter «la conférence des leaders de Benno Siggil Senegaal à faire des propositions à l’Etat par des canaux appropriés sur l’affaire Arcelor Mittal et Petro -Tim.» C’est dire que les affaires Pétro Tim et Arcelor sont bien loin d’être épuisées et qu’elles pourraient déboucher sur des développements assez inattendus, surtout au niveau des relations tissées entre alliés de la mouvance présidentielle. Le moins qu’on pourrait dire, à ce niveau de la polémique, c’est que Me Wade a au moins réussi, en soulevant les affaires en question, à mettre un cheveu dans la soupe de Macky Sall. Au maître du jeu de s’employer à éteindre le feu, à défaut de voir sa coalition partir en vrille !

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