Politique

Les arguments de la Raison

Jan 26, 2015 Poster par
Les arguments de la Raison

Le samedi dernier, à la Place de l’Obélisque, il était loisible, une fois de plus depuis quelque temps, de se rendre compte et de louer la sagesse et la maturité politique des Sénégalais.

Notre peuple donne tous les jours à la face du monde, l’image d’une Nation qui ne se laisse plus mener à la corde comme des moutons de Panurge. Quand les choses ne sont pas importantes, quand les enjeux ne sont pas d’ordre national, les Sénégalais laissent l’espace aux rentiers de la tension, aux boutefeux professionnels. Mais cela ne veut pas dire qu’ils leur accordent un blanc-seing pour embraser le pays par des paroles inconsidérées.

Ainsi, ce samedi, le petit groupe d’individus qui se sont déplacés à l’appel des organisations islamiques, était venu pour écouter des paroles qui devaient réaffirmer ses convictions et sa croyance dans le dynamisme et la force de sa religion. Ces gens ne voulaient certainement pas se laisser embrigader dans des mouvements dans lesquels ils ne se retrouvaient pas. Quand un groupe d’excités a commencé à brailler : «Je suis Kouachi ! Je suis Kouachi !», en brandissant des pancartes qui reprenaient ces mêmes professions de foi, des personnes responsables leur ont rapidement tourné le dos, et évité de leur donner plus de poids qu’ils n’en avaient.

On a compris que toutes les mobilisations Anti-Charlie qui se font jour depuis quelque temps, n’ont pas de forte résonnance dans la société, si l’on estime que les vrais débats de société ne se résolvent pas spécialement sur les réseaux sociaux ou dans les pages des journaux. La petite frange de gens instruits qui dans ce pays, a accès aux médias électroniques tend à donner l’impression que son opinion est majoritaire, mais quand elle sort dans la rue et tente de mobiliser le peuple, ce dernier la renvoie à son infinité ridicule, comme on l’a remarqué. Parce que dans leur ensemble, les Sénégalais savent faire la part de l’accessoire et de l’utile.

Le débat sur les caricatures de Charlie Hebdo, n’aurait pas dû polluer notre espace public de la manière qu’elle l’a fait, sinon à chercher à faire de la publicité à une feuille de chou obscure, que très peu de Français déjà lisaient, et encore moins de Sénégalais ne connaissaient. Combien savent que c’est moins de 100 numéros de ce canard qui entraient chaque semaine au Sénégal ? Et de ce chiffre, combien étaient effectivement vendus ? Grâce à nos agités professionnels, ce «numéro des Survivants», comme ils ont appelé leur dernière édition, est en passe de dépasser les 8 millions de tirage. Malheureusement, en se focalisant sur la publicité qu’a voulu se faire un journal obscur et en lui donnant plus d’importance qu’il n’en a jamais eue, on évacue mal un véritable débat.

Par ailleurs, même en considérant que les caricatures de Charlie Hebdo étaient d’abord destinées à une consommation française en priorité, on savait déjà que la majorité de la population française ne s’y retrouvait pas et ne partageait pas les opinions de ce journal. S’il n’y avait pas eu les massacres du 7 janvier, rien ne dit que Charlie Hebdo aurait passé 2015, et surtout, qu’il aurait été regretté. Aujourd’hui, il est devenu un symbole. Et c’est la le second point. Autant le Président Macky Sall que nous tous qui avons crié notre indignation face à la tuerie de Charlie Hebdo, avons voulu affirmer que dans les sociétés démocratiques, les contradictions ne se règlent pas à coups de balles de fusil, mais par les arguments de la raison. On a voulu faire de ce massacre une riposte des musulmans contre des insultes proférées par des infidèles, et parler même de nouvelle Croisade ! On ne peut me faire croire que parmi le 1,5 milliard de musulmans de par le monde, il n’y a pas d’intelligence assez fine pour utiliser les mêmes arguments que Charlie pour lui apporter une réplique digne de ses attaques.

Car, en France comme au Sénégal, toutes les opinions peuvent et doivent s’exprimer librement, et dans le respect des convictions des autres. Et cela ne concerne pas que le domaine religieux. Nous les journalistes en savons quelque chose. Nous travaillons dans ce pays, sur un fil rouge, mais il ne nous empêche pas d’évoluer en toute responsabilité. A ce titre, au «Quotidien», nous sommes solidaires de tout combat porté par les médias, et qui vise à renforcer nos espaces de liberté. Nous ne professons ni ne soutenons aucune cause visant à menacer l’intégrité du pays ou à blesser les croyances religieuses de nos compatriotes, ou de qui que ce soit. Mais nous ne pouvons pas non plus tolérer que soit physiquement molestée, une personne qui serait accusée de blasphème ou de tout autre crime ou délit d’opinion. Quand les gens s’indignent au sujet de Charlie, ils oublient vite que les rentiers de la tension avaient dans ce pays, il n’y a pas longtemps, voulu lancer une «fatwa» contre un éminent professeur d’université de ce pays, parce qu’ils n’avaient pas trouvé d’arguments intellectuels à opposer à son livre sur le Coran. A un débat d’intellectuel auquel ils les invitaient, ils ont répliqué par des oukazes, le menaçant de la vindicte de leurs fidèles. De la même manière qu’ils avaient agi avec des organes de presse qui avaient donné la parole à des personnes dont les propos ne leur plaisaient pas. Le journal Le Quotidien a, à une certaine période, bénéficié de la protection de Forces de l’ordre, pour nous prémunir de l’enthousiasme de certains fanatiques. Nous savons à quel point il est pénible de travailler avec le sentiment d’une épée suspendue au-dessus de la tête, et ne le souhaitons à personne. Les Sénégalais, hier, nous ont montré qu’ils comprennent ce sentiment.

lequotidien.sn

Les Cafés itinérants de Bes Du Niakk/Paris : le Sénégal (...) avec Mansour SY Djamil

 

Les Cafés itinérants de Bes Du Niakk/Paris : le Sénégal en palabre euleuk moy dakh

Ce dimanche 18 janvier 2015, Champigny aura été le prologue d'une animation politique qui a déjà tenu toutes ses promesses. Devant un parterre de membres, sympathisants et autres adhérents de partis politiques d'opposition, le concept de « cafés itinérants » a tenu sa séance inaugurale sous la direction du président du parti Bes Du Niak Monsieur Mansour Sy Jamil. Dans un tour d'horizon de l'actualité politique récente, il est revenu sur le bilan des élections municipales, son rapport avec le président de la République Monsieur Macky Sall et la nature de leur compagnonnage politique. Sur les enjeux de pouvoir au sein de Benno Bokk Yakar, Il précisera qu'il fallait faire la distinction entre les partis alliés de l'Alliance Pour la République (APR) qui sont dans la coalition Macky 2012 qui pèsent 26% et les partis ralliés de l'APR qui comme Bès Du Niak ont obtenu un score cumulé de 39% au cours de l'élection présidentielle de 2012. Pour lui, on ne peut pas comprendre les enjeux actuels autour du pouvoir de Macky Sall avec ses alliés (PS, AFP, ...) sans faire ce décryptage des scores de l'élection présidentielle de 2012. Revenant sur la politique étrangère du Sénégal par rapport à la France, il dira que la nature des relations dont les contours doivent beaucoup à la visite de Macky à Sarkozy au lendemain de son élection à la tête du Sénégal impacte sur les enjeux de pouvoir notamment la position de force du parti socialiste Sénégalais dans l'attelage du pouvoir de Macky Sall. Abordant la question du jour objet de ce premier « café itinérant », il dira que l'horizon ce n'est pas 2017 pour lui mais ce sont les préoccupations des Sénégalais en 2015. Cette esquisse lui a permis de faire la transition pour aborder les chantiers sociaux et les questions de développement qui occupent son agenda politique en ce moment et auxquels il donne priorité sur les questions de vie politique. Il n'a pas manqué de souligner le travail académique et universitaire réalisé par des cadres de Bes Du Niak pour la structuration idéologique du parti dont les conclusions seront bientôt présentées. Interpelés par un membre du PDS sur la situation dramatique de la justice sous commande du pouvoir exécutif, il souligne d'abord l'impertinence d'une telle question venant d'un parti qui vient de passer douze ans au pouvoir sans avoir réformé dans ce sens. Cependant, il dit partager les propositions de Serigne Dame Dieng pour une élection du corps judiciaire au Sénégal pour lui accorder une indépendance en l'émancipant de l'obligation de rendre la pareille suite à une nomination. Intervenant sur cette question, Saliou Gomis fait remarquer que les notions de démocratie et de justice parfaites sont à relativiser et à mesurer à l'aune de la perfection du comportement humain. Donc il n'y a pas de justice parfaite en démocratie. Et que même dans les grandes démocraties où le corps de justice est élu, le pouvoir et les lobbies exercent une influence qui agit toujours sur la nature du vote. Et que dans tous les cas on peut se retrouver dans des cas où les influences liées à ces lobbies sont plus dommageables que l'influence de la nomination. La neutralité et la sincérité d'un tel vote dans le cas du Sénégal dépendra des rapports de forces électoraux au moment du vote. Par exemple le résultat d'untel vote aurait été plus biaisé sous Wade que sous Macky Sall car le pouvoir libéral disposait de plus de réseaux et de marge électorale pour s'émanciper de l'opposition. Monsieur Demba Badji est revenu sur la question de l'excision à la suite de Madame Diop pour souligner que sa géographie épousait les contours des zones islamisées en Casamance. D'où la propension de ces peuples à vouloir utiliser des arguments islamiques pour justifier l'excision. C'est d'ailleurs ce discours que tiennent ses amis Soninkés en France. Serigne Mansour Sy fait savoir dans sa réponse sa disponibilité à débattre de la question avec toute autorité religieuse et souligne l'absence de textes religieux canoniques sur la question de l'excision. Il existe que trois hadiths apocryphes sur le sujet dira t il. C'est une pratique barbare qui n'a aucune justification religieuse. Il relate sa confrontation sur le sujet avec samba Diouldé Thiam. En appui à sa position sur le sujet, il fait remarquer que les deux plus grandes familles religieuses au Sénégal, les MBacké de Touba et Sy de Tivaoune ne pratiquent pas l'excision. Il dira que les pays où cette pratique est répandue sont le Soudan, l'Egypte, L'Erythrée, la Somalie, l'Ethiopie. Toujours en appui à l'idée de caractère culturel de la pratique, il fait remarquer qu'en Egypte les filles sont excisées à plus de 85% de manière indiscriminée quelque soit la religion (copte ou musulman). Le Président Mansour Sy a conclut la séance par un rappel des troupes tout en invitant toutes les couches du lanterneau politique sénégalais. Pour lui l'avenir est au Bes Du Niakk car un parti de jeunes et de femmes mais aussi une manière nouvelle de faire la politique.
Mbengue chargé de communication Bes Du Niakk/Paris

Non candidature en 2017 : Rififi à l’AFP

La cérémonie de présentation des vœux de l’Alliance nationale des cadres pour le progrès (Ancp) à Moustapha Niasse hier, a viré au cauchemar. Certains de ses lieutenants n’ont pas digéré le limogeage de  Malick Guèye de son poste de conseiller technique du président de l’Assemblée nationale.

«Niasse dégage !», «Vous êtes vieux», «le parti appartient aux jeunes», «Je suis Malick Guèye». Ces slogans ont été partout chantés par des jeunes de l’Afp qui se sont invités à la «fête», même si certains d’entre eux ont été bloqués à la porte. Et c’est le moindre mal pour Niasse qui verra et entendra d’autres vertes et des pas mûres. Des huées qui se confondent au discours. S’ensuivent alors des affrontements entre pro et anti Appel du 10 mars, où Moustapha Niasse a décidé de ne pas se présenter ou présenter un quelconque candidat contre Macky Sall à la prochaine Présidentielle.

Dès l’arrivée du secrétaire général de l’Afp, la tension était palpable. «Moustapha Niasse veut tuer le parti et se fondre dans le parti au pouvoir. Nous ne l’accepterons pas. La vocation d’un parti politique est la conquête du pouvoir», tempête Momath Thiam responsable des jeunes progressistes de Yeumbeul. Hué par les jeunes de son parti, Niasse n’a pas avalé la pilule sans réagir. «Personne ne peut détruire l’Afp. Je ne suis plus à la quête d’une maison ou d’un véhicule. Dieu m’a aidé. J’ai signé un accord avec Macky Sall. Je le dis haut et fort : Aucun imbécile, aucun salopard, ne peut détruire mon compagnonnage avec Macky Sall», promet-il.

«Amenez le candidat que vous voulez, mais je ne vais pas le soutenir»
Le brouhaha interrompt son discours. Mais Niasse poursuit : «Cette manifestation n’est pas celle du parti, mais celle de l’Ancp. Ceux qui veulent être candidats n’ont qu’à se manifester.» Selon le chef de fil des progressistes, deux décisions ont été prises le 10 mars dernier. «Le premier est connu, le second je le dis tout de suite : Amenez le candidat que vous voulez, mais, billahi, je ne vais pas le soutenir ; que ce soit clair !», réaffirme-t-il. Il est d’avis que l’Afp n’appartient à personne, mais à ses militants. «La décision du parti va être respectée. Ce n’est pas à mon âge que j’ai un souci de carrière. J’ai fais mon temps», a-t-il dit. Le concert de huées ne lui a pas permis de terminer son discours, dans une rencontre qui s’est très mal terminée. Et c’était devant les responsables de l’Apr comme Augustin Tine, Oumar Youm, Aminata Touré, entre autres.

Malick Gackou contre l’Appel du 10 mars : «L’AFP n’est pas à vendre»

Malick Gackou contre l’Appel du 10 mars : «L’AFP n’est pas à vendre»

Jusqu’ici Malick Gackou est resté discret sur les décisions prises par Moustapha Niasse. Mais la fronde au sein de l’Afp l’a fait sortir de sa réserve.

Les proches de Niasse l’accusaient d’être derrière ces jeunes. Et l’encore numéro 2 du parti s’est dévoilé. «Ce qui est sûr, c’est que l’Afp n’est pas à vendre. Le parti n’a pas de prix», prévient-il, appelant les jeunes à ne «pas mettre de l’huile sur le feu». C’est clair, il se démarque de la ligne du secrétaire général, qui a choisi de se ranger derrière Macky Sall pour la prochaine Présidentielle. «Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour donner à notre parti un avenir. Nous avons chanté, en 1999, le chant de l’espoir. Nous dirons haut et fort les perspectives du parti», promet Gackou.

lequotidien.sn

CREI - Wade-fils refuse de comparaître : Karim sans défense

A cause du refus de comparaître  de leur  client Karim Wade, les avocats n’ont plus droit à la parole. Ils devront se présenter à la cour comme de simples spectateurs. Dès lors, les membres de la défense avancent que les conditions d’un procès équitable ne sont plus respectées, si bien qu’ils suspendent leur participation au procès et entendent mener la bataille sur d’autres fronts.

Le refus de comparaître du prévenu Karim Wade n’a pas été sans effet. Le Parquet spécial en a tiré toutes les conséquences et a fait appliquer des dispositions du Code de procédure pénale. Celles-ci interdisent la prise de parole aux avocats du client ayant refusé de se présenter à la barre de son propre gré. A la reprise tardive de l’audience, hier, la Cour de répression de l’enrichissement illicite a immédiatement donné la parole au Procureur spécial. C’est son substitut qui a relaté le rapport établi par le directeur de l’Administration pénitentiaire relatif au refus d’extraction par le prévenu. Conduit contre son gré à la Cave du Tribunal, ce dernier a refusé de rejoindre le box des accusés de la salle d’audience. «C’est son droit le plus absolu. Nous avons commis un huissier qui est allé recueillir la version du prévenu. Il a dit qu’il a le droit de refuser de comparaître. Mais la loi dit que ses conseils n’ont plus droit à la parole car c’est différent d’une dispense…» Et la cour prend acte.

«Les exigences d’un procès équitable non respectées»
Cette attitude de Karim Wade frappe les conseils qu’il avait engagés pour sa défense. Ceux-ci n’ont pas avalé la pilule sans réagir. En effet, Me Madické Niang a demandé à s’exprimer. «Monsieur le président, Je suis désolé ! Nous aurions souhaité le dire au cours d’une réunion avec la cour. Les exigences d’un procès équitable ne sont plus respectées. Donc, nous pouvons retenir que les avocats de la défense suspendent leur participation à l’audience», assume-t-il. La réponse de Henry Grégoire Diop ne s’est pas fait attendre : «La cour prend acte.» Les souteneurs de Karim Wade et ses avocats se dirigeaient déjà vers la porte de sortie. Le brouhaha a interrompu les débats. Une fois terminé, Me Ousmane Sèye a demandé à faire des «observations». Après le retrait des témoins, l’avocat a exhorté : «Je vous demande un report de 24h, le temps qu’on fasse une concertation pour régler ce problème.» Le président de la cour lui rappelle la mesure prise lors des récentes concertations avec le bâtonnier, lesquelles ont fait revenir Me El Hadji Amadou Sall au procès suite à son exclusion. «On a bien dit au bâtonnier que la cour ne va plus revenir sur ses décisions. Donc, votre demande est rejetée», répond-il dans un ton bas à Me Sèye.

Lettre au directeur de l’Administration pénitentiaire
L’avocat prend son sac et rejoint ses collègues de la défense dans la rue. De là, certains confirment qu’une lettre a été adressée au directeur de l’Administration pénitentiaire, Cheikh Tidiane Diallo, «avec ampliation au ministre de la Justice, au bâtonnier de l’Ordre des avocats, au groupe de travail des Nations-Unies sur la détention arbitraire et à la Commission africaine des droits de l’Homme». Dans la correspondance, ils plaident que «Karim Wade a été extrait de force ce lundi 19 janvier 2015, sous la responsabilité de l’administration pénitentiaire». Ces avocats précisent que leur client a le droit «de refuser de comparaître et que la conduite est un simple accompagnement et non une contrainte». En tous cas, le public a attendu en vain Karim Wade dans la salle d’audience pendant des heures. Pour s’évader l’esprit, on dévore des journaux par endroits. Certains souteneurs de Karim Wade discutent en aparté, d’autres font des va-et-vient incessants. Les regards sont constamment braqués vers la porte d’entrée réservée aux juges de la Crei. Les avocats de la partie civile comme du prévenu, l’avaient empruntée pour rejoindre les membres de la cour dans leur salle de réunion. A 9h, les espoirs de voir l’audience reprendre ont commencé à s’amenuiser. Les minutes passent et le box des accusés reste vide. Soudain, un garde pénitentiaire le dépasse pour prendre le couloir qui mène aux bureaux des juges. Il revient quelques minutes plus tard et disparaît des regards.

«Nous ne représentons pas, nous assistons…»
Des robes noires rejoignent la salle d’audience. Celles qui assistent Karim Wade se retirent pour se concerter. Elles regagnent leurs sièges à 11h. Avant de sortir de la salle, Me Madické Niang a été accroché sur la présence de son client ou pas. «Je ne pense pas qu’il soit présent. Mais il faut attendre. On va vous dire tout à l’heure. Il faut juste savoir que nous ne représentons pas, nous assistons Karim Wade», répète le conseil en souriant. La défense s’est renforcée. Les avocats français comme Corine Dreyfus-Schmidt sont de retour. 11h 20mn, les gardes du corps devancent les juges dans la salle d’audience. Ils sondent les sièges et déposent des classeurs. L’un des greffiers entre et ressort. Enfin, l’espoir d’une reprise de l’audience se précise. Des bouteilles d’eau attendent consommateurs devant les neufs sièges du prétoire disposés pour les cinq juges, les deux greffiers, le Procureur spécial et son adjoint. Mieux, le présumé complice, Mamadou Pouye, débarque dans le box des accusés avec son escorte. A 11h 29 mn, les juges font leur entrée. Une minute de silence est observée en la mémoire du Cheikh Tidiane Diakhaté, le défunt président du Conseil constitutionnel. A peine l’audience est reprise, le ton monte.

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